boom bitch
Après un week end de liane foly, le forum ouvre ses portes !
Pour tout savoir sur les news de cette version, c'est par .
are you ready for it ?
Un cavalier de l'apocalypse, une pénurie inédite, un trésor chelou de ouf et surtout la fashion week...
Venez découvrir l'intrigue et ses quêtes ici.
quand on est un vrai
Kidnappez des gens en votant par là.
Vous pouvez aussi poster sur nos sujets de publicité ici et !

 
 violent disharmony (Kleio)
sunsets on the evil eye, always on the hunt for a little more time
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
oh, look what you made me do
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t1727-nothing-else-left-abel
Humains
homecoming : 07/02/2017
Messages : 2064
Louis d'or : 1929
pretty face : rami malek
julius caesar : matt (av + sign) kiri + jo (gifs profil) kiri (img sign)
the mighty bush : aveuglement ; lève comme un voile devant les rétines de sa victime, donnant qu'une vision blanche, éclatante, brouillée des alentours.
these streets : rien, absolument rien. Les pieds trop sur terre, il vit dans le déni, s'y complaît et laisse les hypothèses fantasques aux autres.

Sujet: violent disharmony (Kleio) Sam 25 Nov - 17:41 ()

Il les a tous retourné. Il a inspecté chaque lèvre craquelé, chaque opale stérile, chaque carcasse blanche, bleue, peut-être même verte. Il se souvient plus Kaïs. Il a bougé certaines dépouilles pour mieux voir. Pour mieux devenir fou. Il a passé des heures dans cette ambiance macabre, dans cette odeur putride. Déterminé à trouver la silhouette de sa sœur. Dans son linceul, le carmin à la gorge, la paix sur son minois inerte. Putain. Il a cherché. Comme un dingue, devenant de plus en plus irrationnel à chaque défunt roulant devant ses prunelles déboutonnés.  La mâchoire serrée, il a refusé de partir. Il a refusé de laisser le corps d'Alexia. dans cette espèce de fosse à fanatiques. Il voulait un enterrement digne pour elle. Maintenant que c'était sûr.
Sûr.
Alexia est morte.
Raflée par une foi dont il ignorait tout.
Arrachée à ses bras de grand-frère impuissants.
Alexia est morte.
Putain, elle est morte.
Et la raison de Kaïs aussi.
Il aurait fait un deuxième tour. Pour vérifier. Pour être sûr. Mais c'est Kleio qui l'a giflé en beuglant qu'il fallait attendre. Que quelqu'un allait faire une liste. Qu'il allait pouvoir récupérer son corps ensuite.
Il lui a fallut deux gifles pour qu'il se pose. Juste là, parmi les cadavres, ses rétines balayant toujours le tableau macabre. Au cas où un coup d’œil la repère.
Mais y'a rien eu. Alors il s'est calmé. Un instant. Le temps de se dégager de ce cimetière éphémère.

---

L'attente.
L'impatience.
La torture.
Il a même plus fait semblant de sourire le présentateur. Il a laissé l’irritabilité se fâcher avec tout le monde.
À cran. À en hurler sur une assistante qui voulait simplement lui remettre le micro en place.
À l'agonie, le môme.

---

La liste.
Privilégié par son poste à Believe, il a choppé ce foutu dossier  - du moins une copie officielle - avant qu'il ne soit affiché au grand public. Les noms ont défilés. Une fois. Deux fois. Trois fois. Il en a oublié de dormir. Il en a oublié de boire. Son cœur en a oublié de battre.

Pas d'Alexia.
Pas d'Osmane.
Aucun signe de sa sœur en encre noire sur papier blanc.
Aucun signe de sa sœur nul part.

Elle est pas là.

Alors le téléphone est nerveusement pris, les bips résonnent déjà. « Viens. Ne sonne pas. Rentre juste. » Parce qu'il peut pas bouger, le paumé. Les feuilles font tapis sur le parquet. Le parquet fait coussin. Il peut pas se détacher de ce truc. Parce que ce machin qui recouvre son sol ne lui offre aucune réponse. Bordel de merde. Il en sait pas plus maintenant.
Elle n'est pas morte Alexia. Peut-être pas. Peut-être qu'ils ont mal vérifié. Peut-être qu'elle est encore portée disparue. Peut-être que Jo la cache sous ses draps.
Peut-être que la folie ne cesse de gonfler entre ses tripes.
Peut-être qu'il va finir par exploser, de rage désespérée, d'incompréhension aux courbes épineuses qui déchire cervelle et palpitant. Un supplice de merde qui fait éclore le volcan dans l'ventre.

Et il raccroche, balançant nerveusement le portable à côté de lui. Et il attend. Les noms sont encore vu et revu. Deux milles et quelques. Il pourrait en citer plusieurs par cœur à force de les lire. Il pourrait les cracher aux familles. Celles qui pourront enfin faire leur deuil.

Puis il entend la porte d'entrée s'ouvrir, puis il entend les pas se rapprocher. « Elle est pas là. » C'est tout ce qu'il arrive à articuler, à crier.
Il en peut plus Kaïs.
Elle est où Alexia putain ?

_________________


Soon
To the brave and the petrified, we all fall down. To the slave and the civilised, we all fall down. To the lovers we left behind, the bad days, the good nights. In the great shipwreck of life, we all fall down.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
oh, look what you made me do
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t4117-kleio-in-a-world-gone-mad
Humains
homecoming : 27/08/2017
Messages : 137
Louis d'or : 1002
pretty face : Kristen Stewart
julius caesar : © sheepirl
the mighty bush : Renaissance ; Similaire à une immortalité et pourtant différente, ce pouvoir ne se déclenche que si la personne vient à mourir, à partir du moment où son cœur s'est arrêté. La "résurrection" prend plus ou moins de temps selon la violence de sa mort et il n'en revient pas sans séquelles psychologiques qui au fur et à mesure détruisent son esprit, ainsi qu'une grande douleur physique mais qui elle s'estomperait au bout de quelques minutes.   
these streets : C'est la merde, tout le monde va mourir. Elle aussi. Mais les autres resteront morts. Pas elle.

Sujet: Re: violent disharmony (Kleio) Dim 26 Nov - 1:24 ()
violent disharmony

Ils étaient des centaines, à s'étaler ainsi sous le regard de la blonde. Qu'importe où ses yeux se braquaient, ils étaient là, étendus sur le sol, les corps marqués par le suicide. Les gorges tranchées, les stigmates clairement affichés, il n'y avait pas un seul survivant de cette funèbre mascarade. Elle avait tenté d'aider Kaïs, de regarder ici ou là si le visage de sa sœur n'apparaissait pas entre deux inconnus. Mais elle n'a jamais été comme lui, elle n'a jamais eu cette sorte d'énergie du désespoir, cette barrière qui la coupait du monde extérieur dès lors que ça concernait une personne en particulier. Même avec Andy, elle ne pouvait pas simplement oublier ce qu'elle faisait, ni ce qu'elle voyait ou entendait. Même si elle pensait que sa cousine se trouvait ici, jamais elle n'aurait pu atteindre le niveau atteint par Kaïs. Jamais elle n'aurait pu passer plusieurs heures à retourner méticuleusement tous les cadavres à portée de main, à regarder ces visages marqués par la mort et la douleur, à ignorer cette odeur nauséabonde qui circulait dans l'air. Pourtant lui l'était, lui était capable d'ignorer tout ça, de faire comme si de rien n'était. Parce que ça concernait Alexia tout ça, ça concernait la sœur tant adorée, tant chérie, celle à côté de qui le reste du monde n'existait pas. Et tant pis pour cette amie coupée dans ses activités, amenée ici sans vraiment avoir eu le choix. Tant pis pour elle, tant pis pour Kleio, si elle devait rester là pendant toutes ces heures, à côté des cadavres et des vers. Tant pis si elle devait voir son meilleur ami glisser un peu plus sur la pente de plus en plus raide de la folie, sans ne rien pouvoir y faire. Parce qu'il ignorait tous ses appels, toutes ses demandes, il feintait d'ignorer les tremblements dans sa voix, lorsqu'elle le suppliait de partir d'ici. Des larmoiements inutiles, qui ne trouvaient grâce aux yeux du brun. Seule Alexia comptait, seule celle qu'il ne trouvait pas avait une quelconque importance. Et tant pis pour celle qui se trouvait là, assise contre un arbre, les genoux remontés jusqu'au visage, les bras faisant office de boucliers face à cette scène qu'elle ne pouvait clairement observer.

Et alors que les heures défilèrent, elle fut la première surprise de son propre comportement. Se redressant, elle rejoignit l'ami, et lui colla une première claque. Forte, plus forte que ce qu'elle pensait pouvoir infliger. Mais il fallait bien ça pour le réveiller, pour l'extirper de ce monde dans lequel il s'enfermait. « Tu vas faire le tour combien de fois ? Ca te rend pas malade  de voir tous ces macchabées ? » Elle en était malade. De voir tous ces corps, de ne voir aucune réaction chez son meilleur ami. Déconnecté du monde, il l'était. Et elle se devait de le reconnecter, de le ramener auprès d'elle. « On prévient les flics, ils feront le boulot. Ils identifieront tout le monde, et là on saura si Lexi est là. Toi, tout seul, tu peux rien faire. » Et elle aurait aimé s'en arrêter là, l'avoir convaincu d'abandonner cette mission qu'il s'était fixé. Mais non, le convaincre semblait impossible, hors de sa portée.
Et puis enfin, après deux nouvelles claques, il s'installa sur le sol, à côté des cadavres. Toujours déconnecté, mais un peu plus proche d'elle. « Viens Kaïs, on rentre... »

---


« Viens. Ne sonne pas. Rentre juste. » L'appel est court, dépourvu de quelconques détails. Et pourtant, avec ces simples mots, elle sait de quoi il en retourne. Elle le connaît suffisamment bien pour savoir qu'il ne l'invite pas simplement pour passer du temps ensemble, pas plus pour s'envoyer en l'air. La liste. Cette fameuse liste des victimes de la secte que tous attendent, et que les flics semblent enfin avoir achevés. Elle ne se doute pas qu'il ait pu l'obtenir en avance, grâce à son poste au sein de la première chaîne nationale de télévision. Elle ne se doute pas qu'il a alors du passer les derniers jours à lire et relire ce document à la recherche d'une Alexia, d'une Osmane. Et, au ton du brun, elle peut presque deviner ce qu'il compte lui dire une fois arrivée chez lui. Elle l'espère, en tout cas. Parce qu'elle ne saurait absolument pas comment gérer le deuil de Kaïs, comment l'aider à traverser cette étape. Son talent, c'est de crever, pas d'aider les autres à vivre avec.

Le portable termine sa course dans la poche du pantalon, alors qu'elle quitte l'appartement pour rejoindre le seizième arrondissement, où vit le grand frère Osmane. Une course folle à travers Paris, prenant tantôt le métro, tantôt ses jambes pour arriver le plus rapidement possible jusqu'à chez lui, pour ne pas rallonger une attente qui n'a déjà que trop duré. Elle sait qu'il devient fou avec toute cette histoire, elle sait les conséquences qu'a la disparition de sa sœur sur son mental fragilisé, elle le voit perdre pied et s'éloigner du monde réel. Et malgré tout ce qu'elle fait, toute l'aide qu'elle tente de lui apporter, elle sait que ce n'est pas suffisant, que ça ne le sera sans doute jamais. Mais elle continue d'essayer, encore et toujours. Pour ne pas perdre l'un de ses deux piliers.

« Elle est pas là. » La porte refermée derrière elle, elle rejoint Kaïs au salon tandis que sa voix s'élève et brise le silence. Il est installé à même le sol, des papiers éparpillés tout autour de lui. Sur ces feuilles, des noms. Des dizaines, des centaines. Ceux des « disparus », des suicidés, des victimes d'un homme fou. Et durant quelques secondes, le regard de la blonde glisse entre Kaïs et les feuilles autour de lui. « Donc... elle n'y était pas. Elle n'est pas morte. » Mais elle a disparu, encore. Elle l'emmerde cette pimbêche, à se volatiliser sans laisser aucune trace derrière elle, sans même prévenir un frère qui s'en rend de plus en plus malade. « Elle est toujours vivante Kaïs. » Ses pas l'amènent jusqu'au frangin Osmane, ses genoux ploient pour la ramener à sa hauteur, alors que ses mains viennent encercler le visage du brun. « On va la retrouver, ok ? Toi et moi, on va la retrouver. »


Dernière édition par Kleio P. Moriarty le Dim 10 Déc - 3:43, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
oh, look what you made me do
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t1727-nothing-else-left-abel
Humains
homecoming : 07/02/2017
Messages : 2064
Louis d'or : 1929
pretty face : rami malek
julius caesar : matt (av + sign) kiri + jo (gifs profil) kiri (img sign)
the mighty bush : aveuglement ; lève comme un voile devant les rétines de sa victime, donnant qu'une vision blanche, éclatante, brouillée des alentours.
these streets : rien, absolument rien. Les pieds trop sur terre, il vit dans le déni, s'y complaît et laisse les hypothèses fantasques aux autres.

Sujet: Re: violent disharmony (Kleio) Ven 1 Déc - 19:58 ()

Elle est pas là.
Ça craque là haut dans la caboche. Il glissait sur la pente de la folie depuis sa disparition. C'était une douce décente. Lente, arrosé de liqueurs, qu'il y est le soleil ou la lune dans le ciel, il roulait. Roulait.
Il est enfin en bas, dans la boue, en bas du toboggan.
L'esprit grince, l'esprit s'affole, l'esprit pète.
Elle est pas là.

« Donc... elle n'y était pas. Elle n'est pas morte. » Il l'a même pas entendu rentrer, mais la surprise de sa voix qui claque ne fait pas sursauter un palpitant déjà effréné. Il n'y avait qu'elle qui pouvait appeler. La seule ayant le malheur et l'honneur de le voir dans cet état. Même si ça devient de plus en plus difficile de se tenir en public. Il reste un peu de decence dans les mots et les gestes. Parfois. Simplement au studio. Et même là, il est devenu la diva irritée, ne souriant qu'à la caméra.
Y'avait que Kleio qui pouvait assister à ça sans le traiter immédiatement de cinglé ou de le juger à la première seconde. Il y aurait bien Jo. Mais Jo... putain y'a toujours un bout de lui qui pense qu'un bout d'elle est responsable de la disparition d'Alexia. Alors oui, y'avait que sa meilleure amie Jésus pour supporter cette vue aussi pathétique qu'horriblement triste.
« Elle est pas là. » Partagé entre soulagement et accablement, son ton siffle dans les aiguës. C'est le déluge, c'est l'incendie, c'est le séisme, le tsunami. C'est la folie.

Putain, où elle est ?

« Elle est toujours vivante Kaïs. » « Elle est pas là. » Ça veut pas dire qu'il sentira un pouls dans l'angle de son cou, qu'il verra sa poitrine se soulever à chaque respiration, qu'il sentira son souffle sur sa main. S'il y a un jour un pouls à prendre, un corps à voir. Il ne pourra ne jamais y avoir de silhouette pourrie ou fraîche à enterrer. Il ne pourra jamais y avoir de deuil à faire. Il y aura que ce gouffre, sa propre tombe, il s'y endormira. Sans quiétude et sérénité, jamais. Il ne sera plus jamais posé tant qu'il ne saura pas où se trouve son trésor. Et y'a plus de carte pour l'y emmener maintenant que le mystère des disparus est envolé.

On le force à caler ses opales dans celles de sa meilleure amie. Il se laisse faire le paumé, il proteste pas. Il est déjà à moitié crevé Kaïs. « On va la retrouver, ok ? Toi et moi, on va la retrouver. »

Et ça recraque là haut. Il se dégage, courbant l'échine pour foutre une feuille sous le pif de Kleio.  « Pas là » Il la jette avant d'en prendre une autre et de poursuivre son manège. « Là non plus. » Encore une fois. Et il se lève, un coup de pied dans l'air pour bousculer le dossier-tapis. « Si elle est pas avec la secte, elle est où putain ? Elle est où Kleio hein ? » Et peut-être que là, il s'met à hurler. Il a plus conscience de grand chose Kaïs. Et cette fois, il n'y a pas d'alcool à blâmer. Il est resté sobre pour vérifier ces foutus noms.

Il a déjà fait le tour des hôpitaux, des morgues aussi. Pas de Lexi à étreindre. Pas d'indice à suivre. Rien. Y'a que du vent autour de sa sœur. Et lui, il y plonge dans ce néant. Là où nage des hypothèses, allant du plus évident au scenario le plus dingue. Il se noie dans cet océan, il coule. Et pas de main d'Alexia pour le tirer vers l'oxygène. « On l'a kidnappé ? Non, pas de rançon demandée... ou alors le syndrome de Stockholm ? Ça a mal tourné avec Jo et elle l'a buté ? Un simple ivrogne l'a percuté avec sa caisse et à enterrer le corps loin d'ici ? Est-ce que j'dois chercher une pelle pour retourner jardins, près, champs, potagers du pays ? Du monde ? »

Les genoux heurtent le sol de papiers. « J'sais plus ce que j'dois faire Kleio. »
Parce qu'il n'y a plus à faire.
Elle est plus là.

_________________


Soon
To the brave and the petrified, we all fall down. To the slave and the civilised, we all fall down. To the lovers we left behind, the bad days, the good nights. In the great shipwreck of life, we all fall down.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
oh, look what you made me do
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t4117-kleio-in-a-world-gone-mad
Humains
homecoming : 27/08/2017
Messages : 137
Louis d'or : 1002
pretty face : Kristen Stewart
julius caesar : © sheepirl
the mighty bush : Renaissance ; Similaire à une immortalité et pourtant différente, ce pouvoir ne se déclenche que si la personne vient à mourir, à partir du moment où son cœur s'est arrêté. La "résurrection" prend plus ou moins de temps selon la violence de sa mort et il n'en revient pas sans séquelles psychologiques qui au fur et à mesure détruisent son esprit, ainsi qu'une grande douleur physique mais qui elle s'estomperait au bout de quelques minutes.   
these streets : C'est la merde, tout le monde va mourir. Elle aussi. Mais les autres resteront morts. Pas elle.

Sujet: Re: violent disharmony (Kleio) Dim 10 Déc - 4:38 ()
violent disharmony

L'accalmie n'aura duré que quelques secondes. Ces quelques secondes où elle aura réussi à piéger le regard du brun dans le sien, où elle aura réussi à éloigner son attention de ces feuilles à la con posées sur le sol de son salon. Quelques secondes qui ne sont finalement pas grand chose, qui n'aident en rien la situation à s'améliorer. Et malheureusement pour lui, malheureusement pour elle, il n'y a désormais plus que l'attente et l'espoir de la voir réapparaître un jour, comme elle l'avait déjà fait il y a de ça quatre ans. Puisqu'elle ne fait pas partie des membres de la secte qui ont prit part au suicide collectif. Mais ça, cette perspective de pouvoir la revoir un jour, qu'elle est peut-être – sans doute – toujours vivante, Kaïs ne peut pas vraiment l'assimiler. Pas plus que le fait qu'elle puisse effectivement être morte. Il est paumé, elle peut le voir. Bien plus que d'habitude, toujours autant que lorsqu'ils sont tombés sur tous ces corps, lorsqu'il a retourné chacun d'entre eux pour s'assurer que sa sœur ne fait pas partie du lot. Et elle aimerait pouvoir dire quelque chose, faire quelque chose, mais les rares idées qui parviennent à se frayer un chemin jusqu'à son esprit sont rapidement évacuées. Elle est impuissante, tout simplement. Elle ne peut rien faire pour soulager sa peine, ou pour lui ramener sa Lexi dans du papier cadeau. Elle ne peut rien faire d'autre qu'être simplement là, à être cette meilleure amie qui lui sert de pilier, d'assistance. Ce serait déjà beaucoup, selon certains. Pas pour elle. Et quelque part au fond d'elle, derrière les déchets de son existence, c'est de la peine pour lui, de la colère contre elle qu'elle ressent.

« Pas là. » Il s'échappe de son emprise pour ramasser une feuille et la lui fourrer sous le nez. Réflexe instinctif, elle ferme aussitôt les yeux, pour pouvoir ne lire aucun des noms affichés dessus. Elle a pu avoir l'honneur de voir quelques uns des visages présents là-bas, et elle ne tient absolument pas à associer ces visages hideux, boursouflés, rongés par les vers à des noms et des prénoms. La scène en deviendrait beaucoup trop réelle pour elle et ça, elle ne le veut pas, elle ne le supporterait pas.Là non plus. » Le morceau de papier finit sa course au sol, alors qu'un autre a prit sa place dans la main du frère Osmane. Une nouvelle liste, et un nouveau refus de lire quoique ce soit. Il s'entête à nouveau, a du chercher des dizaines de fois si sa sœur n'y était pas, comme il aurait retourné des dizaines de fois ce cimetière improvisé si elle ne l'en avait pas empêché à coup de baffes en travers de la gueule. Peut-être devrait-elle faire ça maintenant ; le réveiller, lui faire prendre conscience qu'il plonge de plus en plus dans les méandres de la folie et que, pire, il y tombe bien plus rapidement qu'elle. Il y tombe beaucoup trop rapidement pour ne pas y rester. « Elle... » Mais il se lève, bouscule le tas de papier d'un coup de pied dans l'air. Et elle se coupe en plein milieu d'une phrase qu'elle regrette presque d'avoir voulu prononcer. Kaïs est assez grand pour échauder des stratégies toutes plus machiavéliques, toutes plus tordues les unes que les autres, il n'a pas besoin d'elle pour ça.

« On l'a kidnappée ? »  Il commence les affabulations. Ou les continue, mais à un tout autre niveau. Elle ne peut pas totalement nier cette possibilité, mais voir quelqu'un la kidnapper sonne étrrange à ses oreilles, presque irréel. Ca ne peut pas être ça, ce n'est définitivement pas ça. « Et si... Non, pas de rançon demandée... ou alors » Elle l'écoute parler de chacune de ses théories. Et elle aimerait bien pouvoir lui donner une véritable réponse, pouvoir le réconforter, lui dire que tout va bien, qu'elle sait où Alexia se trouve, et qu'elle sera bientôt là. Mais elle peut pas. Elle peut pas lui mentir comme ça, aussi facilement, elle peut pas prendre le risque de briser ce qu'il y a entre eux. « J'sais plus ce que je dois faire Kleio. » Ses genoux viennent heurter le sol, et sa complainte  lui déchire le cœur. Elle-même ne saurait quoi faire si Andy devait être la disparue. Elle même deviendrait une véritable larve sans sa cousine. Et lui vient de perdre sa sœur. Encore.

« Déjà, laisses tomber les papiers. Si elle est pas là-dedans, ça sert à rien de remuer tout ce merdier. » S'il n'y a qu'un moment pour le faire, c'est bien celui-là. Qu'elle se foute à poil pour enfiler sa tenue de super héros. « Si elle est pas avec eux, c'est qu'elle est partie seule... Regarde comme c'est la merde à Paris en ce moment, elle voulait peut-être simplement changer d'air quelques temps. » Elle aimerait tellement croire ce qu'elle dit, et pouvoir le convaincre aussi facilement. Mais elle sait que c'est pas le cas.Allez, je vais te faire à manger. Et faut que tu dormes. » Qu'il dorme, qu'il se ressaisisse, qu'il redevienne un Kaïs un peu plus proche de la normale. Le Kaïs qu'elle connaît, qui ne serait pas tombé si bas sans lutter. « Personne ne l'a renversée, Jo ne l'a pas tuée. C'est Alexia, elle est déjà passée par la case miracle, attends juste qu'elle recommence. » Tout serait tellement plus simple, si elle décidait de revenir dans les cinq prochaines minutes, la fleur au fusil, prête à prendre la place qu'occupe actuellement Kleio. Un rôle beaucoup trop grand pour ses petites épaules, un poids beaucoup trop lourd pour son corps fragile. Elle est pas faite pour ça Kleio, elle peut pas gérer et ses problèmes à elle, et les merdes qui arrivent tout autour d'elle. « Tu veux que je reste ici pour la nuit ? »

Pour ne pas le laisser seul avec tout ça, pour ne pas qu'il passe une nuit entière à fouiller encore et toujours ces foutues listes, pour ne pas qu'il dessine des histoires à dormir debout sur ce qui est arrivé à sa sœur. Pour qu'il puisse avoir quelqu'un.
Revenir en haut Aller en bas
oh, look what you made me do
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t1727-nothing-else-left-abel
Humains
homecoming : 07/02/2017
Messages : 2064
Louis d'or : 1929
pretty face : rami malek
julius caesar : matt (av + sign) kiri + jo (gifs profil) kiri (img sign)
the mighty bush : aveuglement ; lève comme un voile devant les rétines de sa victime, donnant qu'une vision blanche, éclatante, brouillée des alentours.
these streets : rien, absolument rien. Les pieds trop sur terre, il vit dans le déni, s'y complaît et laisse les hypothèses fantasques aux autres.

Sujet: Re: violent disharmony (Kleio) Dim 10 Déc - 19:33 ()

Il va pas s'en sortir le gamin. On lui a arraché le pilier au nom d'Alexia qui le maintenait debout, qui collait les morceaux d'un mioche brisé par un père commun, absent, exigeant et tout simplement pourri de l'intérieur.
Y'a eu Blanche. Y'a eu Jo. Y'a eu Garance. Y'a encore Kleio. Mais aucune des princesses n'a le même pouvoir qu'Alexia. Aucune peut le comprendre comme sa sœur le faisait. Aucune n'est elle.
Il va pas s'en sortir le gamin. On lui a arraché un bout de lui même. Le cœur déchiré qui saigne, et plus de remède pour soigner le trou béant qui pourri derrière son torse.

« Déjà, laisses tomber les papiers. Si elle est pas là-dedans, ça sert à rien de remuer tout ce merdier. » Il sait qu'elle a raison. Il le sait. Et pourtant, il pourrait encore ramper et vérifier. Il pourrait encore se noyer sous ces noms et s'enterrer sous l'océan de papier. Un refuge, le temps de comprendre si l'absence d'un Osmane dans les vagues est une bonne nouvelle ou qu'une nouvelle pelle pour creuser plus profondément sa tombe.

« Si elle est pas avec eux, c'est qu'elle est partie seule... Regarde comme c'est la merde à Paris en ce moment, elle voulait peut-être simplement changer d'air quelques temps. » Sans un mot ? Sans un texto ? Même pas un post-it jaune dégueulasse collé à sa porte ? Ça ressemble pas à sa sœur, jamais elle aurait disparu de son plein gré sans prévenir. Sans le prévenir lui. C'est pas comme ça qu'ils fonctionnent les deux mômes abîmés. Ne pas dire où se situe la planque, ne pas se justifier, oui. Mais s'envoler comme si elle n'avait jamais existée ? Non.
Putain non.

« Allez, je vais te faire à manger. Et faut que tu dormes. » Belle illusion. Aucune paupière close pour lui cette nuit. Trop de pensées fantasques et morbides dans le crâne pour lui cette nuit. Et les autres à venir. « Kleio... » Une plainte. Une supplique d'un gosse de quatre ans. « Personne ne l'a renversée, Jo ne l'a pas tuée. C'est Alexia, elle est déjà passée par la case miracle, attends juste qu'elle recommence. » Et les miracles n'arrivent qu'une fois. Ça en perdrait sa définition sinon. Ils sont pas en train de jouer au monopoly, Alexia est pas dans la case prison/absence en attendant de faire un double pour valser à nouveau dans sa vie.

« Cette disparition n'a rien à voir avec la première. » Cette fois, elle est peut-être morte. Ici ou ailleurs. C'est la conclusion qui se répète en boucle dans un esprit fatigué.
C'est la vérité et le déni qui luttent dans le ventre.

« Tu veux que je reste ici pour la nuit ? » Il est loin des clichés machistes, il est loin d'être le stéréotype du mec viril que rien ne peut atteindre. Même si parfois il aime jouer ce rôle. Même s'il ne sait pas pleurer.
Il a été cassé, détruit même, et on continue de marcher sur les brisures. Il comprend enfin les révolutionnaires qu'ils trouvaient désordonnés, fous et pathétiques. L'absence d'explication l'a enfin heurté cette fois. Et bordel que ça fait mal.

Il se relève enfin. « Oui, s'il te plaît. » Ses doigts retrouvent les siens, ses mains s'accrochent peut-être trop fort aux siennes. « Reste. » Y'a pas de larme. Y'a pas de sourire triste, y'a que ses paumes qui finissent par glisser derrière la nuque de la meilleure amie. Une étreinte plutôt qu'un verre d'alcool. Son souffle dans les mèches blondes plutôt qu'une bouteille vide. Sa chaleur plutôt que celle du whisky.

Elle a réussi à calmer le bambin, Kleio. En apparence au moins. À l'intérieur c'est encore le chaos, mais l'ouragan s'essouffle assez pour que le désespoir fou disparaisse de ses traits.

Et y'a ses lèvres qui se déposent sur le haut du crâne de Kleio. « Merci. » Et ses lèvres qui roulent sur son front, sur ses tempes. Ses doigts sous le menton de la blonde, il relève le seul minois qu'il n'a pas repoussé, ces opales qu'ils n'ont jamais pu l'abandonner, avec cette lueur qu'il a vu s'éteindre. Et si elle n'était pas devenu Jésus ? Qu'est ce qu'il resterait de Kaïs ? Y'a plus qu'elle qui sait actionner les bons leviers, appuyer sur les bons boutons et couper les bons fils pour qu'il n'implose pas.  Elle retient la dernière chute, l’irrévocable. La fatale.
C'est comme si Alexia lui avait partagé un peu de sa magie.

« Merci d'être venue. » Et sa bouche se presse, chaste et tendre sur la sienne. Un baiser païen. De ceux qu'il retient avant le dérapage.

_________________


Soon
To the brave and the petrified, we all fall down. To the slave and the civilised, we all fall down. To the lovers we left behind, the bad days, the good nights. In the great shipwreck of life, we all fall down.

Spoiler:
 


Dernière édition par Kaïs Osmane le Dim 14 Jan - 18:42, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
oh, look what you made me do
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t4117-kleio-in-a-world-gone-mad
Humains
homecoming : 27/08/2017
Messages : 137
Louis d'or : 1002
pretty face : Kristen Stewart
julius caesar : © sheepirl
the mighty bush : Renaissance ; Similaire à une immortalité et pourtant différente, ce pouvoir ne se déclenche que si la personne vient à mourir, à partir du moment où son cœur s'est arrêté. La "résurrection" prend plus ou moins de temps selon la violence de sa mort et il n'en revient pas sans séquelles psychologiques qui au fur et à mesure détruisent son esprit, ainsi qu'une grande douleur physique mais qui elle s'estomperait au bout de quelques minutes.   
these streets : C'est la merde, tout le monde va mourir. Elle aussi. Mais les autres resteront morts. Pas elle.

Sujet: Re: violent disharmony (Kleio) Lun 11 Déc - 22:57 ()
violent disharmony

« Cette disparition n'a rien à voir avec la première. » Rien du tout, elle le sait. Elle aussi a vu tous les cadavres là-bas, elle aussi à eu le déplaisir de se rendre compte que le fameux grand départ de la secte n'était rien de plus qu'un immense suicide collectif, un énorme merdier balancé dans une capitale qui n'en avait pas besoin de tant. Mais elle parvient à prendre le recul que Kaïs est incapable d'avoir. Elle parvient à se remémorer les premières semaines qui ont suivi le grand départ, où tout a rapidement dégénéré, où personne ne savait ce qu'il était advenu des disparus. Malgré les registres, malgré les recherches désespérées, malgré le vide et la peine, il leur avait fallu une année entière pour retrouver leurs proches, pour enfin connaître le soulagement de les voir en vie, en forme, bien que légèrement changés. Une année de stress, de tristesse, où à peu près tout le monde avait envie de tout foutre en l'air pour obtenir ne serait-ce qu'un début de réponse. Alors ouais, lui voit peut-être des différences entre les deux grands départs, parce que la finalité est différente. Mais elle y voit les ressemblances, surtout depuis qu'elle sait qu'Alexia ne fait pas partie de la liste des suicidés. Si elle n'y est pas, c'est qu'elle est forcément quelque part. Elle ne peut pas être tout simplement morte, sans que personne ne prévienne la seule famille qu'il lui reste. C'est impossible.
Il ne savait pourtant pas pour sa première mort.
Elle préfère éluder la question, parce qu'elle ne se sent pas la force de débattre là-dessus avec lui. Parce qu'elle sait que ce n'est pas ce dont il a besoin. Elle n'est pas là pour ça, elle n'a pas été appelée ici pour jouer à qui a raison et qui a tort. Alexia était son pilier, Kleio prend le relais. Elle tente de maintenir sa tête hors de l'eau, de l'empêcher de s’autodétruire comme il a pu le faire il y a quatre ans, comme elle-même a pu le faire il n'y a pas si longtemps. Parce qu'elle ne supporterait pas de le voir comme ça, à creuser sa propre tombe, à souiller bien volontiers son âme sur l'autel du désespoir. Elle n'est pas Alexia, sans doute ne lui arrive-t-elle même pas à la cheville. Mais elle fait ce qu'elle peut, elle répond au moindre de ses appels, ne rechigne jamais à oublier ses propres troubles pour mieux éponger les siens.

« Oui, s'il-te-plaît. » Elle s'immobilise quand il se redresse pour s'approcher d'elle, quand les doigts de Kaïs viennent enserrer les siens. Il sert fort, trop fort pour une Kleio aux doigts fragiles, mais elle ne bouge pas, n'active aucun mouvement de recul ou de fuite. Ne montre aucun signe du picotement qui lui ronge les phalanges. « Reste. » Il n'a pas de larmes, pas de traces de ces sentiments qui le broient de l'intérieur. Pourtant, après toutes ces années, elle sait comment le décoder, comment deviner ce qui peut lui passer par la tête. « Je reste. » Une promesse soufflée au creux de l'oreille alors que la main du brun vient se poser le long de la nuque, alors qu'il se rapproche dans une étreinte qu'elle prolonge en glissant ses bras autour de lui. Un instant fugace, qui pourtant lui permet à elle aussi d'oublier, l'espace d'un instant, tous les malheurs du monde. C'est dans une bulle increvable qu'il vient de l'envelopper, à tel point qu'elle a l'impression que les rôles ont été échangés, que c'est elle qui est devenue cet animal blessé que l'on prend dans nos bras, que l'on aide du mieux possible à survire à ses blessures. Pourtant, c'est bien elle qui est venue avec cet objectif, avec cette volonté de ne pas laisser Kaïs seul, de ne pas lui laisser l'opportunité de sombrer dans l'alcool, la folie et le désespoir.

Parce qu'elle l'aime.
Parce qu'elle a bien plus besoin de lui qu'il ne peut le penser.

Le temps semble s'être figé, ne plus vouloir avancer d'une seule seconde jusqu'au baiser déposé sur le front de la blonde. « Merci. » lui dit-il simplement. Merci, comme s'il avait besoin de le dire, de déclarer ouvertement que c'est un faveur qu'elle lui fait. Il ne devrait pas la remercier, il ne devrait jamais prononcer ce mot lorsqu'il s'agit d'elle. Parce qu'il est le dernier rempart, avec Andy, contre la fatalité qui la ronge petit à petit, contre ces ténèbres qui continuent de s'infiltrer en elle à chaque trépas. Parce que sans lui, elle ne serait sans doute plus grand chose. Y a de l'égoïsme là-dedans, sans doute.
Les lèvres de Kaïs l'extirpe de ses pensées. Elles glissent sur son front, descendent sur les tympans. Sur cette blessure dont il ne sait rien, dont il ne saura sans doute jamais rien. Une fois suffit, elle ne peut pas lui dire que ce n'était pas sa première, et que ce ne serait sans doute pas la dernière. « Merci d'être venue. »

Je serai toujours là, tu le sais.
C'est ce qu'elle lui aurait répondu, s'il lui en avait laissé le temps. Si ses lèvres ne s'étaient pas collées à celles de la blonde, dans un baiser aussi chaste qu'incitant au dérapage. Comme cela a été si souvent le cas entre eux, dans cette amitié sans faux semblants, sans ambiguïté, avec la sexualité pour seul bonus. Et il n'y a aucune raison que cette fois-là n'échappe à la règle, que cela se passe différemment entre eux. Même si, en son for intérieur, elle sait qu'elle ne devrait pas faire ça, qu'elle ne devrait pas l'inciter à faire ça alors que son esprit est encore embrouillé par les dernières découvertes sur Alexia, par ces doutes et ces questions qui continuent de planer sur eux. Elle ne devrait pas.

Et pourtant...

Une seconde seulement après avoir reculé le visage, elle brise à nouveau la distance dans une étreinte plus torride encore, beaucoup moins chaste. Ses mains viennent agripper le visage du brun, elle use de son corps pour mieux le pousser contre le dossier du canapé derrière eux. L'homme installé sur le meuble, elle vient se poser à moitié sur lui, ses doigts dansant contre le vêtement, le tirant par moment pour mieux l'inciter à le retirer, alors que les lèvres jouent toujours les unes contre les autres, alors que les langues s'invitent dans une danse sensuelle. Le baiser chaste ne pouvait le rester, pas avec eux.
Revenir en haut Aller en bas
oh, look what you made me do
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t1727-nothing-else-left-abel
Humains
homecoming : 07/02/2017
Messages : 2064
Louis d'or : 1929
pretty face : rami malek
julius caesar : matt (av + sign) kiri + jo (gifs profil) kiri (img sign)
the mighty bush : aveuglement ; lève comme un voile devant les rétines de sa victime, donnant qu'une vision blanche, éclatante, brouillée des alentours.
these streets : rien, absolument rien. Les pieds trop sur terre, il vit dans le déni, s'y complaît et laisse les hypothèses fantasques aux autres.

Sujet: Re: violent disharmony (Kleio) Dim 14 Jan - 20:20 ()


_________________


Soon
To the brave and the petrified, we all fall down. To the slave and the civilised, we all fall down. To the lovers we left behind, the bad days, the good nights. In the great shipwreck of life, we all fall down.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
oh, look what you made me do

Sujet: Re: violent disharmony (Kleio) ()
Revenir en haut Aller en bas
 
violent disharmony (Kleio)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
Ready for it ?
Are you
i see how this is gonna go, touch me & you'll never be alone

a game of shadows :: Paris :: Sud-Ouest :: seizième arrondissement :: Habitations