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legends never die : Démon de la Discorde et de la Frustration, Commandant de la sphère de la Discorde, Intendante de l'Impatience, Instigatrice des réactions disproportionnées et des caprices inutiles, Destructrice de la sérénité. Progéniture de l'Infini. Éternelle pétasse des Enfers.
the mighty bush : Discorde Malphas est déjà très douée pour semer la discorde autour d'elle, mais ce talent naturel est renforcé par une capacité inouïe à créer le conflit et la mésentente par sa simple présence si elle le décide. Il lui arrive d'utiliser ce pouvoir simplement pour se détendre et respirer un peu...
Prestidigitation De très loin son pouvoir préféré, cette capacité lui permet de faire disparaître ou apparaître des objets, pour peu qu'ils existent déjà dans ce monde. Cela lui permet de vous faire perdre vos clés et de les faire réapparaître dans le tiroir à couverts, par exemple, ou de déplacer vos lunettes selon sa volonté. Elle trouve à ce pouvoir un aspect artistique que peu soupçonne... Les gros objets sont tout aussi concernés, mais elle a tendance à se contenter des petits... C'est toujours plus frustrant de perdre ses clés de voiture quand on a la voiture que la voiture quand on a ses clés... La panique ne la nourrit pas. Ce pouvoir marche également sur les êtres vivants mais lui demande dans ce cas une énergie bien plus conséquente... (et c'est tout de suite beaucoup moins discret que les objets).
Catalyseur ou la capacité de stocker et diriger l'énergie (a.k.a. Redbull des Enfers). Possibilité pour son porteur de ne pas juste absorber mais aussi de canaliser l'énergie qu'il crée (par sa sphère) dans une direction précise et d'en modifier les flux selon sa volonté. Ce pouvoir permet à Malphas d'alimenter le royaume de Dis en permanence de l'énergie qui naît de la Discorde et de la Frustration, de façon constante. Elle peut aussi décider, non sans effort, d'en faire profiter davantage certaines personnes. Ce pouvoir ne s'applique pas à elle-même, il lui suffirait simplement d'arrêter la catalyse pour récupérer le pouvoir de sa Sphère.
Allegeance : Si ce n'est son éternelle allégeance à Azazel et son statut de bras droit du bourreau des Enfers, Malphas n'a pas de but propre autre que de semer la discorde et d'inspirer la frustration autour d'elle, ce qu'elle fait à chaque instant de son existence, par plaisir et par gourmandise. Elle n'est que Discorde, au service d'un Ange qui entend calciner le monde. Elle obéit aux ordres, parvenant toujours à tirer leur épingle du jeu, sans chercher à obtenir davantage de responsabilités de peur de devoir se brimer et devenir responsable. C'est une faiseuse de miracles malfaisants, qui aime la méchanceté et inspire ses démons à inventer toujours plus de mécanismes visant à rendre folles les âmes qui traversent la terre. Elle n'hésite JAMAIS à semer la discorde et la frustration dans ses propres rangs.
these streets : Tout. Elle sait tout. Et il n'y a pas que la vie à Paris qui est troublée, désormais.

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Sujet: Jusqu'ici, tout va bien. [Côme] Lun 4 Déc - 21:34 ()
Jusqu'ici tout va bien
Mais dans la vie, ce qui compte, c'est pas la chute.


Une promesse est une promesse, se répète-t-elle, le regard perdu à la surface du miroir qui lui renvoie l'image froide d'une femme que plus rien n'atteint. Ses traits se sont durcis, ses prunelles se sont abîmées. Et les mains nerveuses s'agitent dans les cheveux blondes, pour dompter la crinière et la rassembler en un chignon bohème faussement désordonné. Comme son appartement. Comme sa vie. Sa psyché sacrifiée a laissé toute la place aux faux airs d'humanité dont elle se pare, dans les bureaux d'YSL et chez elle.

« Encore ? » La silhouette de Cécil dans l'encadrement de la porte se fait oiseau de mauvais augure, avec sa gueule des mauvais jours et ses revendications possessives. Auxquelles Discorde sourit, toujours, sans jamais démériter. Il sombrera, le jumeau, et elle l'accueillera en Enfer, d'un sourire narquois, l'âme de sa sœur dans la main droite. Il sombrera, parce qu'il a la folie contagieuse et les ténèbres débutantes. « Tu t'habilles pour qui ? » La symphonie des reproches, de la jalousie. La dernière épingle à chignon glissée, la Garce se fend d'une révérence avant de tourner sur elle-même, lui offrant le spectacle de la robe fluide et claire qu'elle a choisie, avec son dos nu et ses épaules dégagées, les escarpins dorés et les bracelets qui tintent. Comme des chaînes. Un boulet. L'encombrement d'un corps. Toutes ces choses dont elle ne lui parlera pas. « Un nouvel ami, je crois. Ça te plaît ? » Un nouvel affront dans la mare de ses tortures quotidiennes. Et il tique, ferme ses poings gantés, avale une goulée d'air. Et il s'approche, finalement, l'obligeant d'un regard à le rejoindre pour qu'il termine de la coiffer, qu'il arrange sa tenue. « Tu me diras si ça lui a plu. Sinon je le tuerai. » Il ne rit pas, elle si. Elle rit et contemple leurs reflets froids dans le miroir trop cher, dans cet appartement luxueux, dans ce mensonge sur mesure. « Promis. »

Et une promesse est une promesse. Une promesse étrange, parfois, murmurée dans un événement mondain. Une promesse sans aucun sens, trébuchante et malvenue. Presque menaçante. Mais elle a promis, elle a cherché. Elle voulait savoir, l'Indiscrète, et n'a pas l'habitude de promettre. Et la cigarette au carmin de ses lèvres crache des volutes qui embrassent la nuit et flirtent avec la lune. Ça la fait sourire, ça la fait marrer, tandis que ses talons claquent dans l'obscurité et la rapproche de la porte vaguement illuminée derrière laquelle un léger brouhaha se fait entendre. Ils sont nombreux, sans doute pas tant que ça, suffisamment pour puer la vie. Mais elle a promis. Et j'ai envie de bouffer tes hérésies. Aucun tintement de cloche, quand elle passe finalement la porte, juste quelques regards qui se froncent en la reconnaissant et un fond de musique classique pour se donner des airs savants. Le tout-Paris créatif, convaincu de son talent, s'est réuni ce soir pour célébrer l'un des siens. Celui qu'elle cherche. Celui qu'elle chasse. Depuis le premier soir, cette seule entrevue, cette première nuit. Depuis, il est là, à traîner ses airs de gavroche dans un coin de sa tête et à se faire désirer, avec ses sous-entendus foireux et ses regards métalliques. Magnétiques. Celui qui l'a occupée, qui l'a distraite de ses folies meurtrières. Elle sème les cadavres, Discorde, sans jamais porter un coup. Et elle pue la noirceur, et elle bourdonne sa mélancolie. Et il y a Lui, qu'elle reconnaît de dos. Éloigné des autres quand il est le maître des lieux, Côme contemple en silence un mur, porteur d'une œuvre ou d'un investissement. Démon déguisé en ange et ange déguisé en démon.

« J'avais promis. », déclare-t-elle sans cérémonie, se flanquant à sa droite une fois de plus, le même indécrottable sourire aux babines et du jeu plein les prunelles. Pour oublier, peut-être, ou ne pas détruire ce soir. Un peu d'aventure dans cet enfer de solitude ordurière qui la tabasse et la torture. « Je vous offre un verre ? Ou une mauvaise excuse pour vous enfuir ? »

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legends never die : fils de la nuit et jumeau du sommeil, thanatos est la mort et il fauche sans remords.
the mighty bush : Anesthésie ↯ Toucher oppressant qui endort le moindre opposant en un instant. Endors toi mon enfant, jusqu’à ce que le néant te recouvre entièrement.

Biokinésie aqueuse ↯ Regard vide qui s’expose sur les corps errants, pour manipuler l’eau de leur carcasse béante. Quelques secondes pour créer un merdier sublime, pour torturer ou pour sauver. La mort est injuste, alors elle préfère la violence à l’aisance, manipulant le sang et les chairs pour insuffler une douleur plus ou moins virulente. Et si elle se trouve clémente, elle peut soigner les plaies et les maladies graves.
Allegeance : Chacun sa gueule et je t’emmerde. La mort n’est loyale envers personne, sauf peut être quelques exceptions tel que son frère, sa soeur et sa « fille ».
these streets : Il sait tout de ce jeu d’ombres et de ce fait que le monde risque de finir en décombres. Et cela ne lui déplait guère de savoir qu’il va rassasier sa famine carnassière.

Sujet: Re: Jusqu'ici, tout va bien. [Côme] Mar 5 Déc - 2:19 ()


Jusqu'ici tout va bien

« Mes bras ne se lèvent plus que pour serrer l'enfer, mes bras ne se lèvent plus que pour porter le poids, oui, le poids de ta chair ...»

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Ajuster ce rictus carnassier. Enfiler ce visage d’apparence pour taire les médisances. Paraitre bancal sans être instable. Juste normal. Le regard inerte plongé sur ce reflet, la mort elle observe la banalité de sa carcasse. Les traits figés et l’âme lasse. Charme à l’envers, elle ajuste encore ses vêtements dans un silence pesant, alors que sa gosse la contemple innocemment. Contraste contradictoire entre ce sourire ahuri et ces prunelles obscurcies. Petite poupée qui est fière de son père, sans se douter que son paternel n’est plus dans cette carcasse de misère. Elle ne le lache pas d’un instant, tandis qu’il se prépare attentivement. Ne sachant vraiment comment se fringuer, comment se comporter… Et sous sa tenue quelque peu approximative, il décide d’arrêter d’y songer. Comme si son apparence allait jouer à cette exposition, les gens ne venaient pas pour lui seulement pour l’art qu’il dessine entre ses phalanges blanchies. Alors il se lève alors que la nuit frappe dans Paris, il s’élève loin de son mépris envers cette société qui ne cesse de le faire déglutir. Sa main venant caresser celle de sa fille, il l’emmène lui aussi loin de la morosité de cet appartement délabré. Pour la déposer loin de tout danger, à une soirée pyjama à laquelle elle avait insisté de participer. Et à contre gré il n’avait d’autre droit que de la laisser s’échapper. Elle petite poupée qui malgré sa jeunesse dorée était la seule qui arrivait à lui extirper toute anxiété. La seule qui le poussait encore à faire dans les mondanités, à exposer son art abstrait face aux yeux des étrangers. Il le faisait pour elle, pour ce petit éclat de dentelle qui méritait des merveilles. Et non pas la précarité qu’il lui imposait avec son salaire de misère. Alors la mort elle abandonnait son silence, elle jouait le peintre maudit pour lui offrir mieux qu’un taudis. Faucheuse accroc à la vie, qui fait des folies. Douce ironie.

Sous la lune qui s’esquisse sur le ciel de bitume, la carcasse se rend à son dernier jugement. Les yeux jaugés de cette fatigue accumulée, les muscles ankylosés, le coeur paniqué. Putain de battements qui sont frénétiques dans cette cage thoracique compressée. Il veut s’échapper, il veut retrouver sa bulle de solitude. Pas parler, pas se socialiser. Faire le mort. Sans n’éprouver aucun remord. Trop tard. Les chuchotements se glissent dans le vent, les lumières bipolaires lui crevant les mirettes, il entre dans cette pièce où chacune de ses oeuvres sont juxtaposés dans un bordel organisé. Peintures obscures, où le noir et le blanc dévore la toile jusqu’à l’usure. Obscurité fascinante qui le caractérise si bien. Lui et son esprit malsain. Il a ce petit sourire en coin. Cette petite fierté qui vient tinter dans ses pensées alors qu’il va bientôt s’enterrer, pour éviter chaque visage des invités. Et déjà les étrangers rentrent comme des bêtes affamées, sous cette mélodie d’opéra qui irrite et s’effrite entre les commérages des avis divergents. Et le brun il s’efface au loin comme un rat de laboratoire face à tous ces savants fous. Eux, pantins désarticulés qui se pensent plus élevés dans les sociétés grâce à leurs goûts prononcés. Car l’art est apprécié « seulement » par ce genre d’enfoirés. Oh le sourire est entier face à ses pensées, et déjà une femme vient l’aborder pour lui poser quelques questions et Thanatos il l’évite soigneusement pour se cacher derrière ce portrait. Portrait d’une gamine qu’il connait trop bien. Petite poupée qui est sur le papier et qui a apporté quelques touches colorées à ce tableau qui est sans doute son préféré. Il n’y avait qu’elle qui pouvait encore ramener de la couleur dans son coeur. Il n’y avait qu’elle qui arrivait à le calmer face à cette effervescence insensée. Et puis le souffle discret, les talons qui viennent claquer à ses côtés, sans qu’il ne songe à s’écarter ou même à regarder par pure curiosité quelle douce créature venait s’aventurer à côté de sa noirceur. Puis le timbre de voix, les doux mots qui s’écoulent en échos et qui le laisse sot. «  J'avais promis.  »  Une promesse est une promesse. Une promesse pour écouler toute sa détresse. Regard qui se perd sur cette ivresse. La mort elle regarde cette diablesse qui se dessine sous ses prunelles avec délicatesse. Jolie poupée qui s’est bien accoutumée pour cet évènement particulier. Thanatos il ne peut s’empêcher de la détailler cette beauté, de se nourrir de la courbe de ce corps insolent, mordant. De laisser voguer son regard noir sur cette peau dénudée, sur ce dos à découvert. T’as mis le paquet poupée. Il reprend sa contenance le distrait, il revient vers ce visage où l’harmonie règne avec hérésie. Car elle inspire à la discorde cette diablesse, elle a ce quelque chose de troublant, qui vous prend et qui vous secoue lentement. Et elle a ce regard qui dit joue avec moi. Ces yeux qui vous implorent de baisser les bras pour vous éprendre dans ses draps. Mais Thanatos il reste féroce, elle est venue signer son arrêt de mort dans cette mondanité cette poupée. «  Je vous offre un verre ? Ou une mauvaise excuse pour vous enfuir ?  »  Il lache un sourire cet enfoiré, les babines aiguisées qui se dévoilent sous ses lippes étirées.  « Aucun des deux.  »  Il ne lache pas son regard doré à la beauté, sa langue qui glisse sur sa lèvre inférieur, comme une ancienne manie.  « Pourquoi pas la vérité ?  »  Il la provoque Côme, il veut qu’elle se disloque. La grande Garance qui se cache derrière ses accoutumances. Il veut une sincérité, une preuve qu’il peut attaquer avant de l’achever.

Fini de s'amuser. Les dès sont déjà lancés. Et le sablier vient de s'écouler...
(c) DΛNDELION

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seven devils

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The sound of iron shocks is stuck in my head, The thunder of the drums dictates, The rhythm of the falls, the number of deads, The rising of the horns, ahead. From the dawn of time to the end of days, I will have to run, away I want to feel the pain and the bitter taste Of the blood on my lips, again…
 
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the mighty bush : Discorde Malphas est déjà très douée pour semer la discorde autour d'elle, mais ce talent naturel est renforcé par une capacité inouïe à créer le conflit et la mésentente par sa simple présence si elle le décide. Il lui arrive d'utiliser ce pouvoir simplement pour se détendre et respirer un peu...
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Catalyseur ou la capacité de stocker et diriger l'énergie (a.k.a. Redbull des Enfers). Possibilité pour son porteur de ne pas juste absorber mais aussi de canaliser l'énergie qu'il crée (par sa sphère) dans une direction précise et d'en modifier les flux selon sa volonté. Ce pouvoir permet à Malphas d'alimenter le royaume de Dis en permanence de l'énergie qui naît de la Discorde et de la Frustration, de façon constante. Elle peut aussi décider, non sans effort, d'en faire profiter davantage certaines personnes. Ce pouvoir ne s'applique pas à elle-même, il lui suffirait simplement d'arrêter la catalyse pour récupérer le pouvoir de sa Sphère.
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Sujet: Re: Jusqu'ici, tout va bien. [Côme] Mer 6 Déc - 0:17 ()
Jusqu'ici tout va bien
Mais dans la vie, ce qui compte, c'est pas la chute.


Ca tombe comme un couperet, après le regard long et appuyé qu'il s'est offert, qui l'a distrait. Il revient à la conversation comme on repose les pieds sur terre, avec brutalité et pragmatisme, sans une once de pitié. L'expéditif du ton, la lassitude du timbre, voilà qui construit un personnage à la hauteur de son imaginaire. L'anonyme réclame, derrière son prénom et le statut qu'il se figure être le sien, et Côme ne réclame rien de plus ni de moins que la Vérité. Cette salope multiple et changeante, qui d'une bouche à l'autre se transforme ou se sublime. L'éternelle cachottière, l'inaccessible sainte qui toujours se moque des plus petits et jamais n'effleure les plus grands. La Vérité, aimerait-elle lui rire à la gueule, tous crocs dehors, mais la Vérité n'est rien que le plus grand des mensonges, dès lors qu'elle est réclamée ainsi, sans tambour ni trompette. Et dans les puits d'onyx qui lui servent de prunelles, le joueur a l'audace de son insolence. Elle pourrait disserter, bien sûr, ou se perdre dans ce regard, ou se fendre d'une observation aussi longue et détaillée que la sienne. Elle pourrait mais s'abstient, la Garce, courbant son sourire et haussant doucement des épaules, avec flegme et innocence. Les autres ont sans doute un avis sur la question, quand il lui refuse un verre ou une échappée. Le brouhaha derrière eux se fait nuage intime, écran d'invisibilité qui les préserve du reste du monde. Parce qu'on n'est jamais plus seul que dans une foule. Parce qu'on n'est jamais personne quand on se noie dans une foultitude de quelqu'un. « La vérité, Côme ? Mais ne serait-ce pas un peu l'hôpital qui se fout de la charité, dites-moi ? »

Ses offenses ont de la tendresse pour atour, tandis qu'elle tourne doucement la tête et la penche d'un air pensif, contemplant avec attention l’œuvre jusqu'alors occultée et qui lui fait face. Malphas ne laisse pas grand doute sur son identité, au moins sur sa nature... Et s'il désire vraiment savoir, elle se fera un plaisir de lui montrer. La nuit leur offre un immense terrain de jeux, avec des âmes rondes et torturées, pleines de vie et de contradictions, toutes prêtes à s'écharper, à céder à Discorde pour répandre le sang. Encore un peu. Toujours plus. L'envie lui colle un frisson qui remonte de ses reins à sa nuque, quand elle devine dans son dos les silhouettes intéressées et rapaces qui se tordent pour les observer ou pour murmurer à une oreille du mal sur la voisine d'à côté. Ça ragotte, ça rumine, ça s'amuse. Et ils ne se rendent même pas compte qu'ils sont déjà aux portes d'un univers de violence et d'obscurité qu'elle rêve de déclencher. Il suffirait d'un mot, d'un s'il te plaît et elle ferait tout éclater. Les faux-semblants, le vernis transparent de la civilité, les barrières sociales, la bienséance, la politesse, l'hypocrisie altruiste d'un amas de bobos bien-pensants et persuadés de leurs bons droits, de leur jolie supériorité. Ce ne serait pas difficile, ce ne serait pas compliqué... Mais elle préfère observer, se gorger de ce tableau, essayer d'oublier pour une seconde ses appétits destructeurs et ses besoins viscéraux de foutre Paris à feu et à sang, juste pour obliger Côme à lui donner son nom ou l'Ange à sortir de sa tanière. Elle pourrait les crever un par un que ça ne la dérangerait pas. Et peut-être même qu'elle en tremble, là, tandis qu'elle bouffe des yeux la toile et ses couleurs trop humaines, presque trop chaudes. Tandis que ce tableau lui fait l'effet d'une claque en pleine gueule et qu'elle oublie un peu le reste. Discorde se mord la lèvre inférieure, posant une main délicate sur l'avant-bras du peintre, qu'elle retire aussitôt. « J'aime beaucoup ce tableau. »

Dyspnée ontologique. Pour une seconde, elle n'est plus qu'une appréciation, une émotion, une couleur. Puis ça repart, et même que ça se cassera la gueule... mais elle est pour l'heure mécène et amatrice d'art, esthète jusqu'au bout des griffes. « Quelqu'un s'occupe de vos ventes j'imagine ? » Le pragmatisme, une fois de plus, dans cette espèce de brutalité cruelle qui ignore le métaphysique de leurs échanges, et la vérité, et leurs identités, leurs natures profondes. De but en blanc, elle parle acquisition et argent. Là, comme ça, juste pour oublier encore un peu. Un tout petit peu avant de dégueuler ses torrents de noirceur et ses apocalypses. Là, comme ça, soudain face à lui, les prunelles loin du tableau, accrochées aux siennes. Encore. « Tu sais, évidemment, que je ne serais pas venue si je n'étais pas certaine d'être en mesure de tenir la distance ? » Elle est là la vérité, ton évidence. Une partenaire de jeu complètement tarée qui hante et qui poursuit, en quête d'une vérité toute aussi obsédante, d'une sincérité qui n'existe pas. Et il n'y a que des mensonges dans ce monde, que des disharmonies qui tordent, détruisent et dont elle est compositrice.

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Allegeance : Chacun sa gueule et je t’emmerde. La mort n’est loyale envers personne, sauf peut être quelques exceptions tel que son frère, sa soeur et sa « fille ».
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Sujet: Re: Jusqu'ici, tout va bien. [Côme] Jeu 7 Déc - 2:00 ()


Jusqu'ici tout va bien

« Mes bras ne se lèvent plus que pour serrer l'enfer, mes bras ne se lèvent plus que pour porter le poids, oui, le poids de ta chair ...»

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L’allure féline qui s’éprend, qui se vend sous des mots savants,… Le gamin ignorant qui continue de contempler toute cette noirceur en taisant son horreur… Le jeu continue, plus lent, plus féroce, plus atroce. Comme des prédateurs affamés qui s’assoient à une tablée, ils se scrutent les babines retroussées avec leurs sourires faussés. Cherchant à creuser ce qui peut se cacher derrière ces apparences dangereuses, derrière cette élocution pompeuse. Ces pantins ils tirent les fils chacun à leur tour, pour s’amuser face à la morosité, pour s’occuper au milieu des banalités, mais surtout pour s’attiser. Car tout ce merdier, tout ces beaux gens bien habillés, n’était qu’un prétexte pour trouver un divertissement alléchant, mordant. Et la poupée elle avait toujours eu du répondant. Elle qui derrière ses traits sucrés, ses courbes de poupée, et cette robe si bien ajustée, elle cachait bien plus qu’une simple superficialité. Elle était même l’antithèse de toute cette matérialisation, comme une contradiction qui s’efface derrière l’agitation d’un paraître. Derrière la beauté de son atrocité. Et la mort elle scrute les déliés, pour la première fois, de cette poupée avec une certaine particularité. Car la jolie elle a l’air moisi, mais elle s’écrirait à la perfection sur un bout de papier, sous les glissements des doigts dans un trait affuté. Il voudrait l’immortaliser Thanatos la diablesse de glace sur une toile froide. Comme figée face au temps qui s’écoule lentement. Et il se perd un instant le peintre maudit à rêver ainsi. A peindre cet astre démuni. Puis il se ressaisit. Il reprend le contrôle avec son arrogance et sa démence. Il tire les dès comme s’il savait déjà que la victoire était à ses pieds. Et il attend patiemment qu’elle le contredit, qu’elle le maudit. Qu’elle le torde de son mépris pour lui montrer toute sa nature d’hérésie.  «  La vérité, Côme ? Mais ne serait-ce pas un peu l'hôpital qui se fout de la charité, dites-moi ?  »

Et ces mots laissent un goût salé sur le palais de cet enfoiré. Qui se nourrit de cette aisance et de cette démence. Elle l’intrigue la poupée, à un point démesuré. Et soudainement la partie est renversée. Le jeu commence à le dépasser. Quand les yeux bleutés se posent sur ce portrait. Sur cette toile qui dessinait un peu trop la réalité. Thanatos il tait les échos de ses maux. Sentant des mains se resserraient contre sa nuque contractée. La mort elle perd pied. Mais elle reste muette, abstraite face à ce tournant qui la mord soudainement. Fais semblant. Fais semblant que l’agacement ne se répand pas dans ton sang. Lèvres cousues, pensées tordues… Il a le regard qui ricoche sur le plancher, la respiration saccadée et l’impression d’étouffer. Car c’est sa poupée qui se tient sous le regard insolent de cette damnée. Sa poupée qui est incrustée sur le papier. Sa poupée qui a le coeur palpitant et le sourire tremblant. Puis ce contact qui le percute comme un coup de poing en pleine gueule. Simple effleurement qui coupe sa respiration en un instant. Elle le touche la jolie dans un élan de folie. Elle imprime ses empreintes sur son avant bras et il s’éclate en un fracas. Le rouge s’ancrant sur ses joues blafardes, il a un mouvement de recul l’orphelin malsain. Car si les mots lui coutent, le toucher il le redoute. Petite étrangeté qui se replie dans sa sécurité, il a le regard toujours abaissé et les tremblements qui viennent l’irriter.  «  J'aime beaucoup ce tableau.  »

Et l’appréciation, la conclusion qui va lui faire péter les plombs… Quelques syllabes qui le prennent et le retournent simplement. Il reste immobile le gamin, les pensées électriques, la haine sadique. Mort qui perd son temps, qui comprend où elle a merdé en s’amusant.  «  Quelqu'un s'occupe de vos ventes j'imagine ?  » Et le silence pesant, le mutisme dans lequel il se répand. Car son corps n’est plus que bouillonnement. Il va exploser Thanatos sous les ecchymoses. Il va imploser et l’égorger sous les yeux de tous ces étrangers, alors qu’elle ne se doute pas du mal qu’elle lui fait.  «  Il n’est pas à vendre.  » Ton catégorique, froideur ibérique. Son regard magnétique vient se reposer sur la poupée idyllique. Mais il n’est plus si doux, si chaleureux, non il est devenu dangereux, rageux.  «  Tu sais, évidemment, que je ne serais pas venue si je n'étais pas certaine d'être en mesure de tenir la distance ?  » Et la vérité qui éclate alors que son sang tambourine jusqu’à ses tympans. Que la nature se découvre telle qu’elle est vraiment. Poupée qui ne cherche plus à se cacher, qui lui montre qu’elle est aussi atteinte que ce délabré. Le démon a écarté l’ange, il l’a bouffé lorsqu’il est entré dans cette pièce bien trop éclairée. Diable déguisé. Il sert les poings Côme, il les sert pour se contrôler, pour taire ces effluves de violence qui viennent s’entremêler dans ses pensées. Car cette putain de poupée elle l’a vu sa fille, elle l’a vu grâce à ses doigts qui se sont faufilés sur cette toile éphémère. Et ça le fout à l’envers. Ca le fout de travers.  «   Fini de s’amuser.  » Quelques mots glaçants qui mettent à terme à cette discussion planante. La mort elle s’écarte loin, elle attrape un verre en main pour le serrer, pour éviter de se faire démasquer. Et elle se rend dans une pièce reculée, dans ces toilettes où elle se retrouve seule. Et la flute s’écrase entre ses phalanges glacées sous un tintement particulier, les éclats pénétrant sa chair rosée. Il ne sent rien l’enfant gâté, la colère éteignant la douleur sous la rancoeur. Et le sang qui se répand, les gouttes qui s’écrasent sur le sol blanc. Quelle connerie ! Quelle putain de folie ! Il a besoin d’air le condamné, il a besoin de respirer loin de tous ces regards éparpillés. Alors il sort les traits toujours inertes sur son visage vide, se glissant entre les silhouettes entassées, il se faufile entre les questions et les interrogations, le poing fermé, laissant une trainée de larmes maculées à ses pieds. Puis l’air frais vient le frapper alors qu’il se cache dans une ruelle un peu plus écartée, pour reprendre son calme, pour vider son crâne rempli d’idées macabres.

Tu voulais la vérité, tu la savais depuis que tu l’avais rencontré.

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The sound of iron shocks is stuck in my head, The thunder of the drums dictates, The rhythm of the falls, the number of deads, The rising of the horns, ahead. From the dawn of time to the end of days, I will have to run, away I want to feel the pain and the bitter taste Of the blood on my lips, again…
 
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legends never die : Démon de la Discorde et de la Frustration, Commandant de la sphère de la Discorde, Intendante de l'Impatience, Instigatrice des réactions disproportionnées et des caprices inutiles, Destructrice de la sérénité. Progéniture de l'Infini. Éternelle pétasse des Enfers.
the mighty bush : Discorde Malphas est déjà très douée pour semer la discorde autour d'elle, mais ce talent naturel est renforcé par une capacité inouïe à créer le conflit et la mésentente par sa simple présence si elle le décide. Il lui arrive d'utiliser ce pouvoir simplement pour se détendre et respirer un peu...
Prestidigitation De très loin son pouvoir préféré, cette capacité lui permet de faire disparaître ou apparaître des objets, pour peu qu'ils existent déjà dans ce monde. Cela lui permet de vous faire perdre vos clés et de les faire réapparaître dans le tiroir à couverts, par exemple, ou de déplacer vos lunettes selon sa volonté. Elle trouve à ce pouvoir un aspect artistique que peu soupçonne... Les gros objets sont tout aussi concernés, mais elle a tendance à se contenter des petits... C'est toujours plus frustrant de perdre ses clés de voiture quand on a la voiture que la voiture quand on a ses clés... La panique ne la nourrit pas. Ce pouvoir marche également sur les êtres vivants mais lui demande dans ce cas une énergie bien plus conséquente... (et c'est tout de suite beaucoup moins discret que les objets).
Catalyseur ou la capacité de stocker et diriger l'énergie (a.k.a. Redbull des Enfers). Possibilité pour son porteur de ne pas juste absorber mais aussi de canaliser l'énergie qu'il crée (par sa sphère) dans une direction précise et d'en modifier les flux selon sa volonté. Ce pouvoir permet à Malphas d'alimenter le royaume de Dis en permanence de l'énergie qui naît de la Discorde et de la Frustration, de façon constante. Elle peut aussi décider, non sans effort, d'en faire profiter davantage certaines personnes. Ce pouvoir ne s'applique pas à elle-même, il lui suffirait simplement d'arrêter la catalyse pour récupérer le pouvoir de sa Sphère.
Allegeance : Si ce n'est son éternelle allégeance à Azazel et son statut de bras droit du bourreau des Enfers, Malphas n'a pas de but propre autre que de semer la discorde et d'inspirer la frustration autour d'elle, ce qu'elle fait à chaque instant de son existence, par plaisir et par gourmandise. Elle n'est que Discorde, au service d'un Ange qui entend calciner le monde. Elle obéit aux ordres, parvenant toujours à tirer leur épingle du jeu, sans chercher à obtenir davantage de responsabilités de peur de devoir se brimer et devenir responsable. C'est une faiseuse de miracles malfaisants, qui aime la méchanceté et inspire ses démons à inventer toujours plus de mécanismes visant à rendre folles les âmes qui traversent la terre. Elle n'hésite JAMAIS à semer la discorde et la frustration dans ses propres rangs.
these streets : Tout. Elle sait tout. Et il n'y a pas que la vie à Paris qui est troublée, désormais.

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Sujet: Re: Jusqu'ici, tout va bien. [Côme] Jeu 7 Déc - 23:28 ()
Jusqu'ici tout va bien
Mais dans la vie, ce qui compte, c'est pas la chute.


Dans le brouhaha ambiant, Discorde récolte sa propre effluve sur le bout de sa langue... Et son sourire s'ancre définitivement à son minois de poupée, tandis qu'elle le sent bouillonner à côté d'elle, encore piqué au vif de son contact, définitivement écorché par l'intérêt qu'elle porte à cette toile. Mais elle n'est pas à vendre. Car il la connaît, il la chérit. La petite fille, là, avec ses yeux colère, son crâne tempête et ses touches de couleurs audacieuses qui hurlent au monde que les gosses n'ont pas dit leur dernier mot. Et moi non plus. L'artiste est défié, sans pudeur ni tendresse, d'un regard qui n'évoque rien de plus que l'évidence. Pour peu, elle glisserait ses doigts sur sa joue, l'angle de sa mâchoire ou sa gorge offerte, pour n'y déposer rien de plus que quelques caresses qui lui feraient l'effet d'un Hiroshima. Pour peu, elle cèderait à l'envie de percuter son corps pour y fondre le sien, dévorer ces lèvres qui la détestent déjà pour le voir s'assombrir davantage, et se figer dans son éternel dégoût. La connasse se régale, à le bouffer des yeux, là, le maudit qui fait l'effarouché si tôt qu'elle le tutoie et qu'elle lui jette à la gueule le cadavre d'un mensonge qu'il a dû se raconter tout seul. Parce qu'elle n'a pas fait semblant, avec Lui, et qu'elle pue la noirceur si tôt qu'elle l'approche. Parce qu'il ne pouvait pas ignorer à qui il avait à faire quand elle n'a fait que le provoquer pour lui arracher son aveu. Elle en sait assez, et depuis la première heure, mais elle en veut encore, trop gourmande, anthropophage.

«   Fini de s’amuser.  » C'est moi qui décide quand j'arrête de jouer. Elle le laisse, pourtant, sans doute dans un espèce de sursaut d'instinct de préservation... Ou par amour de la chasse. Elle ne sait plus très bien, Garance, avec son cœur qui s'accélère un peu, qui galope avec l'adrénaline, et la méchanceté qui lui bat les tempes et qui réclame, et qui accapare. Elle a envie de foutre Paris à feu et à sang, ce soir, pour hurler comme ce tableau qui lui fait face, dessiner des yeux colères et des grimaces tempêtes. Et entendre le cri des enfants qui n'ont pas dit leur dernier mot. Un soupir lui échappe, tandis que ses prunelles suivent la fuite de Côme dans la foule, de sa flûte de champagne jusqu'aux toilettes. Il faudrait qu'elle arrête, au moins pour ce soir. Elle sait, maintenant, a la certitude qu'il n'a rien d'angélique et qu'il ne peut être que divin. L'homme est trop caractériel et hanté, trop violent et trop saturé de discorde pour pouvoir prétendre à des ailes. Son odeur la hante encore, un peu, et elle se force à faire un tour, à lâcher des yeux la porte des chiottes et le tableau trop coloré, histoire de regarder le reste et de se faire une idée sur les autres talents du peintre, quand il n'est pas là à essayer de lui percer le crâne ou de la rendre folle. Je n'ai pas besoin de toi pour ça, tu sais. Alors elle observe, salue les quelques personnes qui s'osent à l'approcher, distille un peu de son poison par pur zèle avant de choisir de prendre la porte et de se faire oublier pour le reste de la soirée. Elle reviendra, il faut qu'il le comprenne, et elle le chassera jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus d'elle.

Les bulles de champagne rythment les quelques crécelles de mélodie qui parviennent à surpasser le blabla incessant des amateurs d'art et de quinoa bio... Et au sol, du sang. Elle grogne, un peu, parce qu'elle en reconnaît l'odeur, la couleur. Elle grogne parce qu'elle le devine frais et que ses instincts l'obligent à suivre la piste, ce qu'elle fait, en prédateur docile, une coupe de champagne entre les doigts. Le pas est sûr, équilibriste en escarpins, jusqu'à la porte, et la fraîcheur relative, étouffante, de la nuit. Paris n'est plus qu'une cage dorée qui suffoque sa progéniture. Et elle tourne, là, à droite, pour rejoindre une ruelle et lever les yeux vers « Côme... ».

Le sang goutte toujours, du bout de ses doigts jusqu'au sol dégueulasse que les éboueurs n'ont pas nettoyé. La blonde secoue du chef, désapprouvant doucement et s'approchant d'un pas léger. Ils n'ont qu'un corps, tous autant qu'ils sont. Ils n'ont qu'un corps et le jeu ne peut avoir lieu que s'ils en prennent soin... Elle n'aime que les blessures qu'elle inflige, pas les autres. Et son partenaire de jeu n'a pas été autorisé à se faire du mal, d'une quelconque façon que ce soit. Un torchon de cuisine, la sienne, apparaît entre ses doigts fins juste avant qu'elle n'arrive à bon port, faisant face au gosse puéril et à ses élans de colère inconsidérés pour s'emparer de son poignet, un peu plus fermement qu'auparavant. Pour qu'il ne fuie pas, cette fois. « Laisse-toi faire. », elle murmure, trop proche et le souffle à son épaule, les pupilles rivées aux chairs tendres de sa paume dont elle analyse les entailles et les bouts de verre fichés là pour mieux les lui dérober sans avoir besoin d'y foutre les doigts. Les éclats réapparaissent au sol, à côté de ses pompes, et elle enveloppe la main dans le torchon, sans mot dire, ni maudire. Il y a deux secondes où le clair de lune se fait sentir, un peu plus beau que la lumière jaunâtre des lampadaires, et où les mains de la Garce ne lâchent pas celle de l'enfant capricieux. Deux secondes qu crèvent dans l’œuf, quand elle le relâche et se recule, non sans avoir accroché son regard au sien et un énième sourire à ses lèvres. « Et je suppose que je ne peux toujours pas t'offrir un verre..? »

- a game of shadows, shall we play ?  -

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Connasse
- La méchanceté d'un homme fait de lui un démon, la méchanceté d'une femme fait d'elle un enfer.


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julius caesar : AILAHOZ / Black Madness
legends never die : fils de la nuit et jumeau du sommeil, thanatos est la mort et il fauche sans remords.
the mighty bush : Anesthésie ↯ Toucher oppressant qui endort le moindre opposant en un instant. Endors toi mon enfant, jusqu’à ce que le néant te recouvre entièrement.

Biokinésie aqueuse ↯ Regard vide qui s’expose sur les corps errants, pour manipuler l’eau de leur carcasse béante. Quelques secondes pour créer un merdier sublime, pour torturer ou pour sauver. La mort est injuste, alors elle préfère la violence à l’aisance, manipulant le sang et les chairs pour insuffler une douleur plus ou moins virulente. Et si elle se trouve clémente, elle peut soigner les plaies et les maladies graves.
Allegeance : Chacun sa gueule et je t’emmerde. La mort n’est loyale envers personne, sauf peut être quelques exceptions tel que son frère, sa soeur et sa « fille ».
these streets : Il sait tout de ce jeu d’ombres et de ce fait que le monde risque de finir en décombres. Et cela ne lui déplait guère de savoir qu’il va rassasier sa famine carnassière.

Sujet: Re: Jusqu'ici, tout va bien. [Côme] Sam 9 Déc - 1:33 ()


Jusqu'ici tout va bien

« Mes bras ne se lèvent plus que pour serrer l'enfer, mes bras ne se lèvent plus que pour porter le poids, oui, le poids de ta chair ...»

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Furie qui s’engouffre dans cet interdit. Colère démunie qui s’essouffle entres les veines serrées et les poumons compressés. Le venin s’y glisse comme de la fumée, engraissant chaque vaisseau sans un mot. Chaleur acide qui se répand, qui prend chaque muscle de cet errant pour les griffer d’une envie avide. La mort bouillonne, la mort s’abandonne. Pour cet excès, cette ivresse insensée de haine accumulée. Pour offrir sa sentence de condamnation à perpétuité. Car la faucheuse n’a pas de pitié…Et cette poupée qui joue les offrandes sucrées, elle se moque de sa nature de damné, elle le regarde comme une tentation salée. Ces babines retroussées, ces canines aiguisées, elle se pense prédatrice ce supplice. Proie qui se méprend, qui se ment face au pire des tourments. Tu as joué avec le mauvais cavalier poupée. Thanatos il tait la fureur et la violence de son coeur en un silence inquisiteur, malgré que ses yeux transpercent de toute sa noirceur. Mais il s’efface sous la rancoeur, il s’oublie dans cette impulsivité capricieuse, pour ses manies dangereuses. Besoin d’exploser, de casser quelque chose de pur avant de fissurer cette ordure. Usure qui le ronge sous ses phalanges endolories, sous son corps endormi qui éclate sous les intempéries. Orage de sa torpeur, le sang s’écoule sous le tintement de la destruction, de sa destruction. Chair mordue et visage tordu. La peau suinte de ce liquide rougeâtre, opaque. Humanité qui s’écoule sur le parquet, vie qui se vide sous les gouttes vermeilles. Merveille de fragilité, dentelle de vulnérabilité. La mort elle rôde, les yeux inertes sur cette blessure ouverte, le regard alerte sur ces visages défaites. Elle vogue loin, là où le rouge qui s’écoule entre ses doigts ne se voit pas. Loin des lumières bipolaires et des sourires solaires. Dans cette ruelle où seule la lune contemple cet érudit qui se dévore sous ses émotions en contradiction. Dans cette obscurité qu’il idolâtre et qui l’accable. Solitude salvatrice et libératrice. Il se repent cet ignorant des pulsions qui l’animent et qui le désinhibent. Sous la mélodie des commentaires lointains, sous l’écho des escarpins qui se rapprochent en un tintement malsain. La mort elle se retient, elle se retient de l’éviscérer la beauté acidulée. Envie de lui arracher son sourire cristallin sous un geste inopportun, désir de l’étriper et de la laisser crevé sur le pavé. Oh les images délicieuses de sa violence s’imprègnent dans ses pensées comme des fantasmes inavouées… Enfer délictueux, ambitieux et savoureux. Sa langue glisse sur sa lèvre inférieure alors qu’il réfléchit à cette hérésie, à comment lui arracher la vie. Mais la brebis elle l’appelle sous la nuit. «  Côme...  » . Réponse à sa prière, il sourit alors qu’il est sur le point de la dévorer la jolie. Et il ferme les yeux ce putain de détraqué, il écoute le son de ces talons qui s’approchent, qui se décrochent et qui pivotent. Il apprécie la douceur du claquement, et la dextérité de ces mouvements. Puis l’arrêt, la mélodie se stoppe sous les désirs oppressants, alors qu’enfin son regard noir se dépose sur la statut de marbre. Démone qui se tient trop près, qui s’offre à ce condamné. Il a presque envie de l’embrasser pour l’offrande qu’elle lui fait. La dévorer malgré le toucher pour sentir sa vie s’écouler entre ses lèvres ensanglantées. Mais c’est ces doigts à elle qui le capturent, alors qu’il se recule, alors que son sang ne fait qu’un tour et que la panique s’effrite dans son atrocité. «  Laisse-toi faire.  »  Qu’elle lui dit cette folie, alors qu’elle se tient ainsi, trop proche, pas assez… Son souffle qui réchauffe le tissu de sa chemise, Thanatos il serre le poing, il sent le venin qui continue son chemin. Mais il sent aussi cette odeur carmin, ce doux parfum qui émerge de ces mèches blondes qui se balancent, sous son nez en une innocence incarnée. A quoi tu joues poupée ? Tu veux que je te saigne d’entrée.

Et elle s’attarde la poupée, alors qu’il sent le verre cassé qui arrache sa chair à l’envers, que les éclats se dégagent sans la pulsion de doigts. Il reste là, la carcasse tremblante, la respiration enivrante. Pulsion qui le maintient, alors que la colère anesthésie les rougeurs sur ses joues immaculées. Il ne dit rien, il ne fait rien sauf serrer son poing. Attendant sagement que la torture se stoppe pour qu’il puisse fissurer son joli visage de cette souffrance amère. Et le contact d’un tissu contre sa paume, qui s’enroule autour de sa plaie, qui cache l’horreur de cette chair à l’envers. Sa douceur a quelque chose d’immonde, tendresse furibonde qui le laisse muet. Puis ce toucher, ces doigts qu’il sent sur sa carcasse, qui le rend crasse. C’est une sensation dégueulasse. C’est une sensation tenace. Côme il subit toute ses sentiments ahuris, tandis que Thanatos soupire pour que le contact s’enfuit. Et la poupée elle s’écarte enfin, pour le regarder, contempler cette mort trop hantée, trop enivrée par ses envies entrelacées. Elle le fixe de son océan amusé, avec cette lueur qui provoque et qui disloque. Avec ce sourire qui invoque tous ses fantasmes glauques. Alors on peut recommencer à jouer ? Thanatos il se mord la lèvre violemment, détestant  les teintes de ces prunelles merveilles. «  Et je suppose que je ne peux toujours pas t'offrir un verre..?  »  Il l’attrape le gamin malsain dans un geste brusque, il dépose son empreinte à son tour sur cette nuque fiévreuse, compressant la chair, relâchant toute cette pression amère. Alors que le toucher ne cesse de l’agiter et que pourtant il continue de se l’infliger. Et il serre doucement avant de renverser les positions dans une violence prématurée. Bloquant la poupée contre le mur, il la fixe de son regard vide, avec ce même putain de sourire arrogant qu’elle lui vendait quelques secondes auparavant. Lueur démoniaque qui vogue dans ses yeux livides, il se transforme le brun sous ses instincts. Et ses phalanges qui jouent sur cette nuque frêle, qui caresse les battements de cette jugulaire fière, il l’écoute les échos de la vie ce maudit. Cette douce mélodie qui a le don de l’amuser. Frêle existence qui s’écoule en des palpitations dans un rythme toujours bancal. Et son sourire s’éteint quand il écoute ce refrain. Alors que le temps s’efface et que le contact lui semble moins néfaste. Il se perd sous les échos de ce coeur, de ce muscle rouge et glacé qui résume si bien l’humanité. Il suffisait de lui arracher, de la vider de ce palpitant sous ses doigts sanglants. Une simple impulsion, une douce délectation. La mort n’est pas clémente poupée. La mort elle n’épargne pas les blessés. Et elle fauche ceux qui ont bien trop de fierté. Thanatos il la fixe la jolie, il ne cesse de la regarder de son ambre noir et puis il se sépare. Il la lache, la laissant libre de son emprise alors qu’il réajuste son costume simplement, sa langue glissant sur sa lèvre inférieure. Il reprend le contrôle tout simplement.  «    Je ne veux pas d’un verre.  »

Et la conclusion sans échos. La froideur qui reprend ses droits et qui ne fait comme si de rien n’était. Comme s’il ne venait pas de la toucher…

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the mighty bush : Discorde Malphas est déjà très douée pour semer la discorde autour d'elle, mais ce talent naturel est renforcé par une capacité inouïe à créer le conflit et la mésentente par sa simple présence si elle le décide. Il lui arrive d'utiliser ce pouvoir simplement pour se détendre et respirer un peu...
Prestidigitation De très loin son pouvoir préféré, cette capacité lui permet de faire disparaître ou apparaître des objets, pour peu qu'ils existent déjà dans ce monde. Cela lui permet de vous faire perdre vos clés et de les faire réapparaître dans le tiroir à couverts, par exemple, ou de déplacer vos lunettes selon sa volonté. Elle trouve à ce pouvoir un aspect artistique que peu soupçonne... Les gros objets sont tout aussi concernés, mais elle a tendance à se contenter des petits... C'est toujours plus frustrant de perdre ses clés de voiture quand on a la voiture que la voiture quand on a ses clés... La panique ne la nourrit pas. Ce pouvoir marche également sur les êtres vivants mais lui demande dans ce cas une énergie bien plus conséquente... (et c'est tout de suite beaucoup moins discret que les objets).
Catalyseur ou la capacité de stocker et diriger l'énergie (a.k.a. Redbull des Enfers). Possibilité pour son porteur de ne pas juste absorber mais aussi de canaliser l'énergie qu'il crée (par sa sphère) dans une direction précise et d'en modifier les flux selon sa volonté. Ce pouvoir permet à Malphas d'alimenter le royaume de Dis en permanence de l'énergie qui naît de la Discorde et de la Frustration, de façon constante. Elle peut aussi décider, non sans effort, d'en faire profiter davantage certaines personnes. Ce pouvoir ne s'applique pas à elle-même, il lui suffirait simplement d'arrêter la catalyse pour récupérer le pouvoir de sa Sphère.
Allegeance : Si ce n'est son éternelle allégeance à Azazel et son statut de bras droit du bourreau des Enfers, Malphas n'a pas de but propre autre que de semer la discorde et d'inspirer la frustration autour d'elle, ce qu'elle fait à chaque instant de son existence, par plaisir et par gourmandise. Elle n'est que Discorde, au service d'un Ange qui entend calciner le monde. Elle obéit aux ordres, parvenant toujours à tirer leur épingle du jeu, sans chercher à obtenir davantage de responsabilités de peur de devoir se brimer et devenir responsable. C'est une faiseuse de miracles malfaisants, qui aime la méchanceté et inspire ses démons à inventer toujours plus de mécanismes visant à rendre folles les âmes qui traversent la terre. Elle n'hésite JAMAIS à semer la discorde et la frustration dans ses propres rangs.
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Sujet: Re: Jusqu'ici, tout va bien. [Côme] Lun 11 Déc - 22:08 ()
Jusqu'ici tout va bien
Mais dans la vie, ce qui compte, c'est pas la chute.


Ca vibre, sous les apparences, sous les faux semblants. Ça vibre et ça bourdonne, à la surface des dermes contraires, et trop froids, et trop seuls. Il y a des orages sous leurs boîtes crâniennes, que Discorde ne saisit que trop bien tandis que le cerveau reptilien lui mord les méninges et empoisonne le cours de ses pensées, faisant de son instantanéité une folie pure. Une obsession malvenue. Elle sent, la Garce, les tremblements du corps de Côme et la rage qui bout dans ses veines, ne devine que trop bien les torrents de discorde qui sature ses nerfs et qu'elle alimente insidieusement, perdant ses noirceurs dans la profondeur de l'âme du peintre. L'explosif en cocktail. Et pour les servir, une myriade d'idées de merde et de pensées malsaines qui s'accrochent à ses phalanges infirmières, trop occupées à le soigner pour vraiment l'écorcher vif. Le marasme qui lui sert de prunelles, au gavroche, elle s'y perd pour une seconde. Une seconde qui s'étire longuement, dans une infinie dégueulasse et maladroite, quand elle lui propose un verre et qu'il est là, lui, à se mordre la lèvre et à s'étrangler dans sa rage. S'étrangler. L'étrangler. Les gestes se précipitent et balancent une main à sa nuque de danseuse pour inverser leurs positions et l'écraser contre le mur le plus proche. Inconscience. Ou plaisir du jeu. Ou imprudence. Impudence. Pulsion suicidaire en symphonie wagnérienne. C'est qu'elle ne se débat pas, c'est qu'elle se laisse faire, les prunelles insolemment plantées dans celles de l'autre qui se veut mortifère. Et elle sourit, sans doute, le rictus profond et grave, dévisagée qu'elle est par ses millénaires de sagesse insalubre qui cambrent ses reins et raréfient son souffle. Ça tourne, un peu, sous ses escarpins, et ça tremble légèrement au niveau de ses rotules. Le monde pourrait l'avaler toute entière qu'elle s'en foutrait, les prunelles toujours fixes, et fiévreuses, et gourmandes, provocatrices, affamées. L'indécence d'une bouffée de chaleur vient la faucher, elle qui n'a jamais été éduquée que par la violence, qui a biberonné à l'horreur et à la brutalité depuis son plus jeune âge. L'indicible progéniture en ronronnerait presque, s'il restait suffisamment d'air dans ses bronches pour le lui permettre, s'il ne lui devenait pas compliqué de le contempler de ses iris à la vision se faisant floue, trouble et obscure. Encore un peu, et elle flanchera, le même indécrottable sourire aux lèvres, emprunt de tendresse, et de violence, et d'appétits voraces qu'il ne saurait apaiser.

Mais l'audacieux s'ose à reculer.

L'air moite de la nuit lui brûle l’œsophage quand elle avale une goulée d'oxygène salvatrice. Dont elle ne voulait pas. Et elle sourit, et elle rit, se mordant la lèvre inférieure tout en le bouffant des yeux, ce Côme surprenant qui se contente de refuser son invitation et d'arranger son costard. La tête blonde se secoue un peu, dans sa dénégation, observant à la dérobée la ruelle et ses ombres chinoises en récit d'hécatombes. « Tu ne sais pas ce que tu veux... » murmure-t-elle, maîtresse des corbeaux de mauvais augure. Alors doucement, elle se redresse, gardant les omoplates sur les pierres un peu fraîches qui lui éraflent le porcelaine de sa peau. Alors elle replace une mèche de cheveux ou deux, retrouvant contenance et superbe tout en cherchant son regard. Encore. Parce qu'elle pourrait, elle le sait, lui rendre la pareille, et s'épuiser à essayer de le crever. De lui faire du mal. Au moins aussi mal. Elle sait. Elle sait déjà le combat apocalyptique qui en découlerait, et l'évidence de sa défaite. Mais la douleur, là, celle qu'elle lui infligerait sans l'ombre d'un remord et avec un plaisir qui lui tord les tripes. La douleur, comme celle qui l'anesthésie un peu plus à chaque seconde de ne plus savoir où se trouve l'ange. Comme celle qui l'arrache à la réalité pour la faire sombrer dans l'incendie de ses ambitions et de ses questionnements. Si Malphas n'a droit aux ailes de l'ange déchu, alors elle aura la vérité. Et les mains d'un dieu autour de sa gorge. De ce Dieu. Celui-là, juste là, qui la regarde encore quand il feint vouloir la fuir. Qui ne sait pas dans quelle merde il a foutu les pieds en la tentant de la sorte. Jusqu'à la déraison, parce qu'elle se fout désormais de subsister dans ce monde, s'il est exempt de vibration. Et ça a vibré, elle le sait. Elle l'a senti. Je veux que ça fasse du bruit.

De la folie au génie, il n'y a qu'un pas. Et elle le franchit, sans pudeur ni annonce, venant emmêler ses doigts au col du blazer de Côme, le regard fusionné au sien et le souffle encore un peu court. « Tu pouvais dire non, tu sais. Juste non. » Il n'y a plus qu'un murmure entre eux, rauque et chantant. « Je crois que, dans le fond, t'en as envie, de ce verre. Ou de moi, qui sait. Ou d'une excuse, d'un échappatoire, d'un truc un peu moins chiant que la vie avec laquelle tu dois composer depuis que t'es arrivé sur cette terre, moche, et triste, et bourrée de gens qui n'en peuvent plus de gâcher tous les merveilleux cadeaux que nous leur avons faits. Je sais, tu sais... » La déclaration en confessions intimes. « Je sais, comme ils sont décevant, tous. Et lassants. Et fascinants, à hurler pour ces vies qu'ils gâchent à la pelle. Et je sais pour le reste, aussi. Alors disons que je te pardonne, l'étranglement et le mensonge. » Et l'absence de vérité. Et tout ce qu'elle sait, et qu'il devra deviner ou oublier. Elle joue, Discorde, elle joue avec sa santé mentale en équilibriste infernale, sur le fil du rasoir. « Je suppose que nous finirons cette conversation un autre jour... » Une autre nuit. Une autre vie. Les lèvres se retiennent dans un soupir languide, juste avant d'effleurer une joue et de s'écarter enfin, alors que la blonde se recule et expire un air encombrant. « Tu manques une excellente soirée, pleine de divertissements, sache-le. » Il y a son timbre amusé qui s'étend dans la nuit, et qui résonne contre les murs de la ruelle, à mesure qu'elle réajuste sa robe et entame une sortie princière.

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the mighty bush : Anesthésie ↯ Toucher oppressant qui endort le moindre opposant en un instant. Endors toi mon enfant, jusqu’à ce que le néant te recouvre entièrement.

Biokinésie aqueuse ↯ Regard vide qui s’expose sur les corps errants, pour manipuler l’eau de leur carcasse béante. Quelques secondes pour créer un merdier sublime, pour torturer ou pour sauver. La mort est injuste, alors elle préfère la violence à l’aisance, manipulant le sang et les chairs pour insuffler une douleur plus ou moins virulente. Et si elle se trouve clémente, elle peut soigner les plaies et les maladies graves.
Allegeance : Chacun sa gueule et je t’emmerde. La mort n’est loyale envers personne, sauf peut être quelques exceptions tel que son frère, sa soeur et sa « fille ».
these streets : Il sait tout de ce jeu d’ombres et de ce fait que le monde risque de finir en décombres. Et cela ne lui déplait guère de savoir qu’il va rassasier sa famine carnassière.

Sujet: Re: Jusqu'ici, tout va bien. [Côme] Mar 12 Déc - 1:18 ()


Jusqu'ici tout va bien

« Mes bras ne se lèvent plus que pour serrer l'enfer, mes bras ne se lèvent plus que pour porter le poids, oui, le poids de ta chair ...»

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Destruction corrosive, danse incisive… La parade macabre se remplit de ces effluves maussades. Parfum de violence et élixir de la démence. Le jeu ne compte plus vraiment à présent, il n’y a plus que cette tension instinctive, cette impulsivité livide. Et ils se tordent les deux opposés, ils se font mal pour se foutre à mal. Car ils fonctionnent à l’envers et que leurs sentiments sont de travers. Colère, haine, tristesse et même pitié… Mélange purulent de ressentiments qui s’apprivoisent dans une saveur âcre qui reste accolée au palais et qui s’imprègne dans leur gorge serrée. Ils continuent les pantelins désarticulés leur manège insensé. Du bout de leurs phalanges glacées, de leurs touchers incendiaires et solaires. Ils se font carnassiers, affamés d’atrocité. Chacun leur tour, à chaque fois que les dès roulaient. Combat singulier où les deux forces peuvent faire exploser le monde entier. Et pourtant c’est la mort qui vient flirter, qui vient taquiner la vie de son emprise fatale. Envie bestiale et abyssale de faire taire cette beauté animale. De se libérer de ce poids qui le prend à la cage thoracique et qui se ressert lentement. Il la tient là dans la paume de sa main, prêt à lui donner sa fin. Conclusion d’un conte horrifique qui prône une justice sadique. Les battements contre ses doigts, le jugement qu’il détient férocement. Il serre ce cou voluptueux pour la faire sombrer la reine dangereuse. Pour lui voler sa respiration saccadée et ses mots présomptueux. Car dans la grandeur de cette poupée il n’y voit que la laideur. La pourriture si peu reluisante d’un visage charmant mais qui se démantèle sous les paroles de dentelle. Et ce sourire poignant alors qu’il creuse sa respiration, ce rictus guilleret qui ne cesse de le fasciner. Il reste accolé sur la bouche rosée de la jolie blonde, qui perd lentement le contrôle de son corps qui tremble férocement alors que l’air manque subitement. Mais elle ne perd rien ni de sa beauté ni de son atrocité. Elle continue de s’acharner cette tarée à lui prouver que même la mort ne la fait plus paniquer. Elle reste là quand lui se retrouve en éclat. Car il veut de la crainte, des supplications, doux échos de sa vulnérabilité qui le martèle et qui le pousse à continuer cette violence acidulée. Mais rien ne se passe… Rien que le silence pesant qui calme le sang qui bouillonne dans les veines de cette faucheuse affamée. Et elle se retire celle ci dans une torpeur douce et presque médisante. Car sa vie ne valait pas même le coup d’être consommée.

Rire cristallin qui résonne dans cette ruelle glacée et ce sourire toujours ancré sur ces babines aiguisées. Elle reprend de sa contenance la poupée quelque peu intriguée par les faits de cet enfoiré. Son regard empli de vagues le rongeant alors que Côme il fait semblant. Que le calme l’ait repris soudainement. Quiétude faussée qu’il se contente d’arborer entre ses traits. «  Tu ne sais pas ce que tu veux...  » Qu’elle lui murmure cette usure, comme une parjure. Mais Thanatos il ne réagit plus, il est simplement perdu. Par l’étendue de ses actions et par la conclusion que cela pouvait apporter. Car il n’était du genre à laisser les macchabés se relever. Mais elle il lui laissait tout le temps de se reprendre, de se réajuster comme elle le désirait jusqu’à ce qu’elle revienne crever la proximité de ses doigts froids.  Ces prunelles bleutées revenant s’ancrer à l’inertie de ce regard ambré. «  Tu pouvais dire non, tu sais. Juste non. Je crois que, dans le fond, t'en as envie, de ce verre. Ou de moi, qui sait. Ou d'une excuse, d'un échappatoire, d'un truc un peu moins chiant que la vie avec laquelle tu dois composer depuis que t'es arrivé sur cette terre, moche, et triste, et bourrée de gens qui n'en peuvent plus de gâcher tous les merveilleux cadeaux que nous leur avons faits. Je sais, tu sais...  » Douce poupée qui prend trop ses aisances dans ses espoirs défaits. Elle affirme sa supériorité mensongère en les qualifiant ces pantins désarticulés d’un « nous ». Et il sourit la folie face à cette sombre connerie. Démone qui veut jouer les divinités, il ne doute pas de sa force, ni même de ces capacités mais de là à vouloir jouer dans la cour des grands. Elle se trompait la poupée, elle n’avait rien amené à l’humanité juste ses pêchés et sa vantardise de condamnée. Elle n’était qu’un escroc rien de plus, une rapace qui tente de laisser sa trace. «  Je sais, comme ils sont décevant, tous. Et lassants. Et fascinants, à hurler pour ces vies qu'ils gâchent à la pelle. Et je sais pour le reste, aussi. Alors disons que je te pardonne, l'étranglement et le mensonge.  » Et ce rire qui éclôt entre ses lèvres, un rire ironique et sadique. Elle essaie encore de l’attiser avec ces vérités qu’elle détient et qu’elle contient. Et le Dieu il ne peut que se moquer, car même si elle savait elle était totalement de se confronter à cette entité qui la dépassait. «  Je suppose que nous finirons cette conversation un autre jour...  » Et elle fuit encore la poupée, car c’est ce qu’elle fait de mieux. Elle croit détenir les cartes qu’elle laisse peu à peu tomber, elle pense continuer de creuser son intêret, mais il n’y a plus que de la lassitude chez l’enfoiré. Plus que cette fatigue maussade qu’elle lui a infligé et il ne la retiendrait pas comme il l’avait fait la première fois. Puis l’effleurement, le toucher enivrant d’une bouche qui frôle une joue en guise d’au revoir, les rougeurs qui reviennent bruler les traits de l’égaré. Il a encore le poing serré Thanatos, mais il reste muet. «  Tu manques une excellente soirée, pleine de divertissements, sache-le.  » Et le retour de l’arrogance et de la vantardise, la mort elle regarde la princesse des enfers déambulée dans la crasse de cette ruelle délabrée. Comme si elle y appartenait.

_________

De ses doigts glacés, il entasse les toiles laissées dans cette exposition ratée. L’art abstrait ne semblant pas contenter ces bourgeois blindés de billets. Il les rangeait Côme, comme on empilait du verre avec une délicatesse contrastée. Ne touchant pas au portrait que lui il laissait accroché sur son mur blanc, le gardant précieusement. Puis il enfile sa veste quelque peu froissée alors que seul le silence régnait dans cette pièce démunie de luminosité, pour juste sortir de cet endroit qui le laisse pantois. Le regard toujours inerte, il sait ce qu’il peut encore l’exciter dans cette morosité. Alors il rode l’errant, comme un prédateur innocent. Il marche sous la lune songeuse et ses étoiles moqueuses. La démarche lente, le sourire accroché à ses lèvres retroussées et il la voit là sa pauvre proie égarée, perdue et bien entamée. Un homme d’une vingtaine d’années qui errait avec quelques difficultés, son regard accolé à l’écran de son téléphone. Et il vient l’aborder l’enfoiré mentant sur l’aide qu’il veut lui prodiguer. Il l’attire dans ses filets, pour se retrouver dans une énième ruelle pas assez éclairée mais bien loin de son exposition damnée. Et enfin, il laisse toutes ses émotions contradictoires se mouvoir sur ce pauvre orphelin qui n’a pas le temps d’hurler. Que déjà sa gorge se contracte sous les spasmes du danger, et la mort elle tranche cette trachée sans sourciller, sans même prendre le temps de torturer son jouet. Le sang venant gicler sur son visage fermé, il a le rictus ancré, la lame affutée et salie entre ses phalanges glacées. Et l’homme tombe dans un bruit sourd, la carcasse tremblante et les quelques râles alternés. Le temps que la vie puisse s’échapper dans un trépas dégueulasse. Et la mort elle se nourrit de cette mélodie. Des battements qui se ternissent lentement tandis que le sang s’écoule rapidement sur le sol poussiéreux. Elle glisse deux de ses doigts dans sa bouche pour savourer cette saveur métallique alors qu’elle se rassasie pleinement de ce divertissement planant.

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seven devils

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The sound of iron shocks is stuck in my head, The thunder of the drums dictates, The rhythm of the falls, the number of deads, The rising of the horns, ahead. From the dawn of time to the end of days, I will have to run, away I want to feel the pain and the bitter taste Of the blood on my lips, again…
 
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the mighty bush : Discorde Malphas est déjà très douée pour semer la discorde autour d'elle, mais ce talent naturel est renforcé par une capacité inouïe à créer le conflit et la mésentente par sa simple présence si elle le décide. Il lui arrive d'utiliser ce pouvoir simplement pour se détendre et respirer un peu...
Prestidigitation De très loin son pouvoir préféré, cette capacité lui permet de faire disparaître ou apparaître des objets, pour peu qu'ils existent déjà dans ce monde. Cela lui permet de vous faire perdre vos clés et de les faire réapparaître dans le tiroir à couverts, par exemple, ou de déplacer vos lunettes selon sa volonté. Elle trouve à ce pouvoir un aspect artistique que peu soupçonne... Les gros objets sont tout aussi concernés, mais elle a tendance à se contenter des petits... C'est toujours plus frustrant de perdre ses clés de voiture quand on a la voiture que la voiture quand on a ses clés... La panique ne la nourrit pas. Ce pouvoir marche également sur les êtres vivants mais lui demande dans ce cas une énergie bien plus conséquente... (et c'est tout de suite beaucoup moins discret que les objets).
Catalyseur ou la capacité de stocker et diriger l'énergie (a.k.a. Redbull des Enfers). Possibilité pour son porteur de ne pas juste absorber mais aussi de canaliser l'énergie qu'il crée (par sa sphère) dans une direction précise et d'en modifier les flux selon sa volonté. Ce pouvoir permet à Malphas d'alimenter le royaume de Dis en permanence de l'énergie qui naît de la Discorde et de la Frustration, de façon constante. Elle peut aussi décider, non sans effort, d'en faire profiter davantage certaines personnes. Ce pouvoir ne s'applique pas à elle-même, il lui suffirait simplement d'arrêter la catalyse pour récupérer le pouvoir de sa Sphère.
Allegeance : Si ce n'est son éternelle allégeance à Azazel et son statut de bras droit du bourreau des Enfers, Malphas n'a pas de but propre autre que de semer la discorde et d'inspirer la frustration autour d'elle, ce qu'elle fait à chaque instant de son existence, par plaisir et par gourmandise. Elle n'est que Discorde, au service d'un Ange qui entend calciner le monde. Elle obéit aux ordres, parvenant toujours à tirer leur épingle du jeu, sans chercher à obtenir davantage de responsabilités de peur de devoir se brimer et devenir responsable. C'est une faiseuse de miracles malfaisants, qui aime la méchanceté et inspire ses démons à inventer toujours plus de mécanismes visant à rendre folles les âmes qui traversent la terre. Elle n'hésite JAMAIS à semer la discorde et la frustration dans ses propres rangs.
these streets : Tout. Elle sait tout. Et il n'y a pas que la vie à Paris qui est troublée, désormais.

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Sujet: Re: Jusqu'ici, tout va bien. [Côme] Mar 12 Déc - 8:22 ()
Jusqu'ici tout va bien
Mais dans la vie, ce qui compte, c'est pas la chute.


Il la laisse partir et c'est presque un coup de poignard entre ses clavicules. Il la laisse partir, préférant choisir raison et décence aux tempêtes qui les enivrent. Et elle, elle, elle... Elle s'en va, le pas sûr et la tête haute à mesure que Côme se fait fantôme dans son dos et que son sourire décroît pour ne plus laisser place qu'à l'obscurité. Parce qu'il n'y a plus rien, soudain. Il n'y a plus rien. Parce qu'il n'y a plus aucune distraction à sa douleur, à ses obsessions, et Malphas s'enfonce dans les rues parisiennes avec la destruction au bout des crocs. Il n'y a plus rien qu'elle, et ses appétits délirants, et la frustration qui lui palpite au creux du bide. Qui étend son emprise et vient griser ses pensées, et le monde. Le monde dégueulasse, moite et puant dans lequel les silhouettes qui dansent encore ont toutes les côtes apparentes et les gueules faméliques. Il y a une ombre, à sa gauche, dans un coin de son encéphale malade, un bruissement d'ailes brisées qui se fait entendre chaque fois qu'elle aimerait rentrer. Il est là, son Père, à la punir et à la torturer, lui répétant sans cesse qu'elle n'était pas assez, qu'il ne reviendrait pas, qu'il l'a abandonnée. Il y a les traits de Christopher qui se mêlent à ceux d'Azazel et qui lui brouillent l'esprit, en l'encensant avant de l'incendier. Et ça tourne, ça tourne. Comme un manque d'oxygène. Comme un énième rejet. Ça tourne en boucle sans lui laisser de répit, faisant flancher son corps de poupée, hilare et aliéné, une épaule écrasée contre un mur, le souffle irrégulier et la déchéance en robe de soirée. L'aura crasse de Discorde emplit toutes les rues dans lesquelles elle se perd, fauchant les esprits et les corps, jetant les chiens les uns contre les autres, répandant la violence et le sang dans son sillage. C'est qu'elle pète un câble, la progéniture, et l'effilé de ses jambes esquisse un pas-de-bourré entre deux carcasses qui se déchirent pour un quignon de pain. Alors, sans doute, qu'elle se révolte de sentir ce putain de cœur lui palpiter entre les côtes, et se casser la tronche, et louper des battements, et se tordre à chaque nouveau souvenir, à chaque énième blessure à l'âme qui dégueule ses litres de discorde et de larmes, pour oublier. Alors, presque par ironie, l'ange laisse place au gavroche dans son esprit, se faisant obsession à nouveau, obsession crade et collante, qui s'accroche à ses chevilles et menace – encore – de la faire valser. Je veux danser.

La Nuit passe, ou s'oublie. Sous les nuages bleutés et gris, les corps s'écharpent en rythme, épris des chorégraphies de Discorde qui entraîne dans les obscurités parisiennes les esprits sains et les silhouettes charnues, s'éprenant ça et là de quelques jeunes âmes qu'elle dévore dans un coin de ténèbres pour ne laisser que des enveloppes pantelantes et brisées.

La Nuit passe, ou trépasse, et elle se refait la scène débile de ses échanges avec l'autre, et son rejet, et ses silences, ses tremblements. Et son incapacité à jouer, à donner le change. C'est une chose, de vouloir étrangler une garce, crache-t-elle entre ses lèvres carmines, mais encore faut-il assumer les conséquences de ses actes. La violence en adoration, l'apocalypse en perfusion, Garance n'a toujours pas vraiment retrouvé son souffle, et elle délire encore, ou peut-être n'a-t-elle jamais arrêté de le faire. À défaut de l'Ange, c'est Côme qui s'éclate à faire des entrechats autour d'elle, dans un recoin malade de son imaginaire. Elle le veut, le Dieu, ne serait-ce que parce qu'il pourrait, il pourrait, jouer ou mettre fin à toutes ces saletés. Elle veut savoir, elle veut deviner, elle veut diriger. Pour oublier, là, l'Ombre du père dont la majuscule chancelle avec la fièvre. Pour dégager Lucifer, et Bayemon, et donner un sens à la fin du monde. Pour foutre enfin la terre à feu et à sang et faire de la surface un univers à la hauteur de Dis, puisqu'elle n'est pas autorisée à rentrer chez elle. Dangereuse ritournelle.

L'Olympe, elle la gravira, juste pour aller serrer des pinces et s'envoyer quelques coupes d'hydromel. C'est qu'elle se fout de leur gloire passée et ne discute par leur puissance incontestée. Elle leur laisse, leur montagne et leur adoration, Discorde n'a pas besoin d'être priée pour exister. Pour déchirer. Discorde, elle veut juste un peu de vérité parce que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire ou à entendre. Discorde, elle veut juste un peu de sens. Et de sang. L'odeur métallique qui lui frappe les narines et manque de la faire défaillir. Le monstre se bouffe la lèvre inférieure, tournant à gauche. À gauche et à droite. La lumière des lampadaires est incertaine, aussi tard, aussi tôt. Une ruelle et le gargouillis faible d'une gorge ouverte qui fait des bulles à la frontière d'une lacération propre. Nette. Aucun rire ne franchit ses lèvres quand elle voit victime et bourreau, livide et insolent. Gavroche en habits d'hémoglobine. Son ventre se tord, son dos se tend. « Comme le hasard fait mal les choses... » qu'elle souffle, oubliant soudain ses désirs de vérité à le voir aussi indécent, deux doigts dans la bouche et la gueule tâchée de sang. Comme le hasard fait bien les choses. Peut-être que ce sera fini, ce soir, peut-être qu'elle retournera chez elle. Ou qu'il voudra bien, Lui, jouer ou la crever. Ou qu'il voudra bien, ou pas, la distraire des tréfonds de sa décadence crasse. Discorde s'empare de la ruelle quand Garance apparaît une nouvelle fois, entre ses bras, pour mieux s'emparer d'un menton et dévorer des lèvres presque aussi rouges que les siennes. Pour un peu de chaleur ou de violence. Pour un peu de sens ou davantage de folie. Tant que la Nuit passe. Et s'oublie.

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Biokinésie aqueuse ↯ Regard vide qui s’expose sur les corps errants, pour manipuler l’eau de leur carcasse béante. Quelques secondes pour créer un merdier sublime, pour torturer ou pour sauver. La mort est injuste, alors elle préfère la violence à l’aisance, manipulant le sang et les chairs pour insuffler une douleur plus ou moins virulente. Et si elle se trouve clémente, elle peut soigner les plaies et les maladies graves.
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Sujet: Re: Jusqu'ici, tout va bien. [Côme] Hier à 7:54 ()


Jusqu'ici tout va bien

« Mes bras ne se lèvent plus que pour serrer l'enfer, mes bras ne se lèvent plus que pour porter le poids, oui, le poids de ta chair ...»

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Maniaque. Le sang s’écoule, le corps s’écroule… Le tueur est recouvert de cette hémoglobine macabre, les traits tachés par cette nature infâme. Et il écoute les déglutis, les quelques bruits qui s’écoulent dans la brise glaçante comme une mélodie euphorisante. Car c’est le souffle de la vie qui s’écoule en quelques secondes, c’est l’au-delà qui frappe le fracas qui perd son espoir en un éclat. Doux paradis qui fait saliver cette folie. Il se laisse bercer par les gémissements et les battements qui s’effacent lentement, par cette lutte des derniers instants. Le visage figé, les lèvres pincées autour de ses deux doigts qu’il vient glisser entre sa langue et son palais. Thanatos est un putain de prédateur affamé, qui ne cherche pas à se cacher. Il est insatiable de pêchés. Une bête foireuse qui a besoin de se nourrir des martyrs. Car les humains avaient toujours eu tant de futilités pour lui, que des jouets cassés à cause de leurs banalités et de leurs sentiments entremêlés. Il les avait détestés, puis il était tombé pour se relever, un peu plus fissuré. Car autrefois le monde pouvait bien brûler qu’il serait resté en retrait, à juste contempler une anarchie bordélique s’affirmait sous les regards horrifiés. Il les aurait tous fauchés un par un sans songer, juste pour le plaisir de sentir ce contrôle entre ses poignes serrées. Juste pour voir ces prunelles perdre de leurs étincelles et se réjouir de l’inertie qui se dessine sous l’adieu de la vie. Mais à présent, il y a ce visage errant, ce petit corps insolent qui le regarde comme s’il était un géant. La fierté de vénérer un mensonge délabré. Elle ne sait pas la jolie poupée, qui se berce dans ses douces années, que son père est enterré sous une âme carnassière et incendiaire. Qu’il n’est plus qu’un corps défait qui se laisse posséder pour faire survivre cette identité. Frêle croyance qui se fissurera le jour où elle verra que son papa n’est rien d’autre qu’un renégat. Un fracas qui inflige de trop nombreux dégâts. Mais la réalité est toujours bercée d’illusions et pour l’instant cette utopie suffit à cette hérésie qui se ternit dans l’obscurité de la nuit pour calmer sa famine. Alors il se délecte de ces saveurs abjectes, de ce goût métallique qui glisse sur sa bouche maculée alors qu’il savoure la chaleur de l’existence dans sa médisance. Les phalanges rougies et la langue qui glisse sur ce met interdit. Puis il la voit. Elle. Elle et ses yeux clairs qui le regarde dans sa misère. La carcasse à terre et lui l’air fier. Elle, diable déguisé en poupée, qui se contente de se ressourcer de cette image acidulée, de ce conte abstrait. « Comme le hasard fait mal les choses... » Elle jubile derrière ses mots insolents et l’errant il ne bouge pas un instant. Bien trop concentré à apprécier le met qui s’accroche à ses canines aiguisées. Poupée suicidaire qui veut jouer, elle l’étonne toujours autant cependant. Derrière sa silhouette féline, et ses traits toujours en contrôle, elle le frôle. De ses doutes persistants, de cette réflexion silencieuse, de savoir le pourquoi du comment. Mais ce qu’il ne sait pas ce pauvre gars c’est qu’elle, elle est comme lui. Un peu trop pourrie, un peu trop moisie. Et qu’elle erre dans un but précis. Trouver un partenaire pour peindre ses calomnies.

Et elle s’approche et elle se décroche. Les pas assurés, le corps affuté. Elle vient flirter avec cette mort qui ne cesse de la fixer de son regard d’acier. Comme pour le provoquer, ou encore le faire imploser de cette colère prématurée. Mais seul ces doigts viennent l’érafler alors que l’adrénaline se cesse de s’écouler dans ses veines creusées. Ces phalanges glacées qui attrapent ce visage fixé pour l’engouffrer dans une intimité. Pour partager un baiser carmin. Et l’orphelin il perd ses moyens. Sous le refrain de cette bouche sucrée, sous le sang qui se répand entre les souffles coupés et les lèvres rosées. Son poing toujours resserré sur cette lame affutée, il perd pied. Il perd le sens de toute cette mascarade, de ce jeu poignant et arrogant. Car le toucher devient oppressant. Car il aspire la chaleur de ces respirations. Car il fait face à cette étrange tentation. Lui qu’on évitait plutôt que d’approcher. Lui qui inspirait plus la crainte que la volupté. Il n’avait jamais essayé de briser un corps de son toucher, il n’avait jamais essayé d’érafler des peaux dénudées. Car la luxure l’avait toujours autant débéqueté. Qu’une facilité que son jumeau se servait souvent pour oublier, ou pour s’amuser. Et pourtant, sa bouche reste accrochée aux lippes de la poupée, qui l’affronte sans mots dans ce simple écho. Peut-être à cause de la surprise ou de l’anxiété. Ou peut-être parce que ça lui plait.

Une de ses mains entachées de sang vient s’accrocher sur le cou découvert de la poupée alors qu’il dessine des trainées rougeâtres sur cette peau albâtre. Il s’ancre doucement à cette danse étrange, prenant son temps pour amplifier cette proximité, pour goûter plus qu’il ne devrait à ce fruit défendu. Lorsqu’il se recule l’espace d’un instant pour revenir sur cette bouche sucrée et pour s’éclater d’une passion inavouée. Quand sa langue vient jouer avec la sienne, quand son nez vient flirter avec l’arête du sien. Il se perd Thanatos, il erre comme un funambule sur son fil tremblant. Et il se reprend légèrement quand son visage se décale doucement, quand ses prunelles cherchent des réponses dans ce regard brillant. Qu’est-ce que tu veux ma jolie ? Un jouet pour une nuit ou que je t’ôte la vie ?  «  Je vais finir par croire que tu aimes flirter avec la mort. » Et il lui donne sa vérité, en quelques mots précipités. Mascarade discrète dont elle ne comprendra le sens qu’en temps voulu.
(c) DΛNDELION

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seven devils

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The sound of iron shocks is stuck in my head, The thunder of the drums dictates, The rhythm of the falls, the number of deads, The rising of the horns, ahead. From the dawn of time to the end of days, I will have to run, away I want to feel the pain and the bitter taste Of the blood on my lips, again…
 
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julius caesar : Zazou (ava) / Beylin (code sign) / Black Madness (gif) / Zazou (gif) / Faust (icon) / Me (icons)
legends never die : Démon de la Discorde et de la Frustration, Commandant de la sphère de la Discorde, Intendante de l'Impatience, Instigatrice des réactions disproportionnées et des caprices inutiles, Destructrice de la sérénité. Progéniture de l'Infini. Éternelle pétasse des Enfers.
the mighty bush : Discorde Malphas est déjà très douée pour semer la discorde autour d'elle, mais ce talent naturel est renforcé par une capacité inouïe à créer le conflit et la mésentente par sa simple présence si elle le décide. Il lui arrive d'utiliser ce pouvoir simplement pour se détendre et respirer un peu...
Prestidigitation De très loin son pouvoir préféré, cette capacité lui permet de faire disparaître ou apparaître des objets, pour peu qu'ils existent déjà dans ce monde. Cela lui permet de vous faire perdre vos clés et de les faire réapparaître dans le tiroir à couverts, par exemple, ou de déplacer vos lunettes selon sa volonté. Elle trouve à ce pouvoir un aspect artistique que peu soupçonne... Les gros objets sont tout aussi concernés, mais elle a tendance à se contenter des petits... C'est toujours plus frustrant de perdre ses clés de voiture quand on a la voiture que la voiture quand on a ses clés... La panique ne la nourrit pas. Ce pouvoir marche également sur les êtres vivants mais lui demande dans ce cas une énergie bien plus conséquente... (et c'est tout de suite beaucoup moins discret que les objets).
Catalyseur ou la capacité de stocker et diriger l'énergie (a.k.a. Redbull des Enfers). Possibilité pour son porteur de ne pas juste absorber mais aussi de canaliser l'énergie qu'il crée (par sa sphère) dans une direction précise et d'en modifier les flux selon sa volonté. Ce pouvoir permet à Malphas d'alimenter le royaume de Dis en permanence de l'énergie qui naît de la Discorde et de la Frustration, de façon constante. Elle peut aussi décider, non sans effort, d'en faire profiter davantage certaines personnes. Ce pouvoir ne s'applique pas à elle-même, il lui suffirait simplement d'arrêter la catalyse pour récupérer le pouvoir de sa Sphère.
Allegeance : Si ce n'est son éternelle allégeance à Azazel et son statut de bras droit du bourreau des Enfers, Malphas n'a pas de but propre autre que de semer la discorde et d'inspirer la frustration autour d'elle, ce qu'elle fait à chaque instant de son existence, par plaisir et par gourmandise. Elle n'est que Discorde, au service d'un Ange qui entend calciner le monde. Elle obéit aux ordres, parvenant toujours à tirer leur épingle du jeu, sans chercher à obtenir davantage de responsabilités de peur de devoir se brimer et devenir responsable. C'est une faiseuse de miracles malfaisants, qui aime la méchanceté et inspire ses démons à inventer toujours plus de mécanismes visant à rendre folles les âmes qui traversent la terre. Elle n'hésite JAMAIS à semer la discorde et la frustration dans ses propres rangs.
these streets : Tout. Elle sait tout. Et il n'y a pas que la vie à Paris qui est troublée, désormais.

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Sujet: Re: Jusqu'ici, tout va bien. [Côme] Aujourd'hui à 0:13 ()
Jusqu'ici tout va bien
Mais dans la vie, ce qui compte, c'est pas la chute.


A l'audace ne répond que la langueur, et la tentation, perdues quelque part entre appétits voraces et violences retenues. Et les lèvres s'éprennent quand elles auraient pu se déchirer, se cherchent et se répondent dans une communion sombre et hérétique. Sans recul ni défense, les obscurités s'embrassent et s'embrasent, l'hémoglobine au bout des lippes. Ça frémit, à la frontière du derme porcelaine, et ça ronronne contre ses crocs affamés. Dans les vertiges de l'indécence, à s'offrir ainsi à un inconnu, à un assassin, Discorde retrouve le goût tandis que les saveurs métalliques qu'elle cueille sur les lèvres de Côme éloignent un peu la cendre qui lui parasite le palais depuis des semaines. Bouffée de chaleur et folie douce, à s'écorcher à la froideur d'un homme aux effluves sanguines. À s'accrocher aux contours d'une silhouette qui n'appartient qu'aux ténèbres. La gorge se tend, sous les doigts carmins qui daignent la caresser, et à l'approcher, et l'appeler. Elle se perd, Malphas, dans la valse terrible des sens et de l'horreur délicate d'un baiser entre deux monstres qui n'en peuvent plus de se chercher. Elle perd pied et trébuche dans son délire, persuadée d'être rejetée, intimement convaincue d'une tempête de violences pour la faucher. Mais la drogue fait son effet et s'empare de ses nerfs sans la moindre concession, nouant son corps au sien, emmêlant leurs souffles à mesure que les gueules se dévorent et se fondent. Ballet sensoriel et improbable. Ses paupières se ferment ou se scellent, imaginant les Enfers autour d'eux, et le monde de charbon, et l'incandescence des flammes qui effleurent son dos et ralentissent la course de son palpitant. Le temps se suspend, là, au souffle de Côme. Quand il recule, et qu'elle s'apprête à serrer les dents. Et qu'il revient, qu'il revient et qu'il rend ce qui lui a été donné, et qu'à l'hémoglobine se mêle l'exquis de sa langue. Et qu'elle ne sait pas, elle ne sait pas, à quoi ils doivent ressembler, là, le peintre et la muse, encore anonymes, toujours inconnues, qui se galochent comme des adolescents prêts à conquérir le monde. «  Je vais finir par croire que tu aimes flirter avec la mort. » Les mots s'étiolent à la frontière de ses tympans, les prunelles obsédées par la bouche, qui bougent, et par les lèvres, l'angle d'une mâchoire. La blonde se mord la lèvre, dans un sourire gourmand, et d'une main caresse une joue, s'ancre aux traits acérés du visage qui lui fait face. La Mort, elle aurait dû le deviner. La Mort pour la chambouler, toujours, l'équilibriste chaotique. La Mort pour la renverser dans ses convictions enragées. La Mort pour la tabasser ou l'apaiser. Toujours. Quand l'infini n'a fait que l'abandonner et l'orgueil la décevoir. Elle aurait envie, là, de lui murmurer son nom à lui, qu'elle connaît de la mythologie. Lui dire, sans préambule, qu'elle en sait plus qu'elle ne le devrait et qu'il vient de lui révéler davantage qu'il n'aurait aimé. Mais elle se tait, la garce, hypnotisée et docile dans son silence, à mesure que son pouce effleure l'émacié de la joue masculine. Des masques de bêtes bardés de sang sur leurs visages dérobés. L'aliénée s'approche, doucement, et embrasse la commissure des lèvres pour la nettoyer du carmin, s'abreuvant de ses excès pour rassasier un peu les siens. « Peut-être que tu as raison. Peut-être que j'aime flirter avec toi... » murmure-t-elle, glissant une main à sa taille pour s'abandonner un peu plus, pour s'y cramer les ailes et y perdre la tête. Pour ce soir. Et celui d'après. Elle est prête, elle, à tout foutre en l'air s'il le faut. Discorde n'aspire qu'au chaos. La perdition en seule direction, si tôt qu'elle retrouve ses prunelles et leur profondeur d'onyx, pierres précieuses meurtrières. Elle pourrait s'y plaire, dans son regard. « Encore... » Elle gronde, elle réclame. La capricieuse a faim, de ses saveurs à lui et des promesses de la Nuit. Encore. S'amouracher de la Mort, toujours. Encore. Pour une lune ou une heure. Encore, elle ose, et s'approche et dévore, se faisant fauve et féline contre sa bouche, allant jusqu'à écorcher sa langue à l'une de ses canines pour qu'il la goûte un peu, qu'il devine. Encore, jusqu'à oublier de respirer, jusqu'à suffoquer. Encore. Encore. Encore. L'obsession en déraison, elle prie déjà les plus foireux des anges pour leur offrir une nouvelle chorégraphie, ou une victime, un corps à démembrer pour se faire un nid où s'allonger. La Frustration en religion, la Discorde en unique blason. Elle pourrait crever, là, ce n'est pas elle que ça dérangerait. Elle pourrait crever entre ses mains, accueillir la lame sans broncher, et rire à ses lèvres, du sang plein les crocs.

« Encore... » qu'elle répète, reculant pour s'échapper en ballerine intrépide, esquissant quelques pas dans la laideur et le désert de la ruelle, s'approchant du cadavre pour lui relever le museau et apprécier la froideur de ses traits. Il devait avoir 20 ans. Il devait être étudiant. Si l'horreur a laissé quelques marques sur ses traits encore adolescents, la paix l'a frappé de façon insupportable. Et elle lui relève encore la tronche, pour délivrer un ruisseau de sang qui frappe ses escarpins et tâchent un peu ses mains. Sur le visage de la poupée, leurs embrassades ont laissé des peintures de guerre, entre le rouge à lèvres et le sang, lui dessinant le sourire des amants aux fossettes. Et elle se relève, se retournant pour s'appuyer contre un mur, léchant le bout de ses doigts tâchés de cette vie qui s'en est allée et a laissé des sillons carmins sur sa peau. Il y a lui, à deux pas, trop loin. Trop loin pour elle. Lui et ses airs de guerrier, de méchant. Lui, ses prunelles sombres et son sourire de dément qu'elle s'imagine charcuter pour l'immortaliser. Dans le bout de ciel qui les surplombe, un nuage s'ose à s'éprendre de la lune et à napper la nuit d'un surplus d'obscurité, leur offrant le Noir pour intimité. De l'indécence plein les méninges et les pupilles dilatées à l'excès, pour le percevoir dans la nuit noire, la monstruosité tend les bras et invite.

Les lèvres de la Mort ont l'oubli pour saveur.

- a game of shadows, shall we play ?  -

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Connasse
- La méchanceté d'un homme fait de lui un démon, la méchanceté d'une femme fait d'elle un enfer.


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Sujet: Re: Jusqu'ici, tout va bien. [Côme] ()
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Jusqu'ici, tout va bien. [Côme]
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