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 Nothing else matters ﬥ Jo
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Dieux
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Sujet: Nothing else matters ﬥ Jo Lun 11 Déc - 1:14 ()
nothing else matters

Au final, à quoi aura servi tout ça ?
A rien.

Elle se sentait disparaître, devenir une toute autre personne. Plus qu'un rôle, Alexia devenait sa véritable identité, celle qui dominait le duel interne qu'elle se livrait. La Némésis qui s'effaçait derrière l'ombre de l'humaine ne supportait pas cette situation toute nouvelle pour elle, quand bien même c'était elle qui avait lancé cette supercherie. Elle aurait pu, dès le début, couper les ponts avec Kaïs, rejeter Jo. Et tout aurait été beaucoup plus simple pour elle, tout aurait été si simple. Elle serait resté cette déesse à la carapace d'acier, impassible devant les suppliques et les pleurs, faisant régner la justice des dieux parmi des mortels horrifiés à la simple idée de provoquer son courroux. Elle aurait du rester cette Némésis, ce soldat au service du dieu des dieux, cet être que nul sentiment ne peut effleurer si ce n'est celui du travail accompli. Mais le frère l'avait attachée, l'amie l'avait attirée, et le jeu ne pouvait alors que devenir de plus en plus vrai, de moins en moins simulé. Elle pensait alors que son départ changerait les choses, qu'il lui permettrait de trier le vrai du faux, le jeu de la réalité.

Au final, tout ce qu'elle a pu découvrir, c'est qu'il n'y a pas de jeu.
Uniquement la réalité.

Le bruit de ses talons résonne contre le sol bétonné, à moitié recouvert de végétation, abandonné depuis bien trop longtemps par l'entretien des hommes pour pouvoir ressembler à quelque chose. Au  loin, les silhouettes se dessinent aux portes des bâtiments, éclairées seulement de l'astre lunaire. Isolé de la capitale, comme séparé du reste par une barrière, vivant à son propre rythme, le quartier fait peine à voir, et est bien différent de ce seizième arrondissement dans lequel elle vient tout juste d'aménager. Et pourtant, le sourire sur ses lèvres s'étire encore un peu plus lorsqu'elle porte le regard  sur la façade des immeubles. Les numéros défilent à mesure que ses jambes la portent plus loin encore dans la rue, alors que les derniers vestiges de la capitale moderne disparaissent pour ne laisser plus que la nature comme maître des lieux. Elle a remonté des dizaines de fois cette rue, peut-être même des centaines. La brune a perdu le compte, en six mois de visites régulières, elle a arrêté de compter toutes ces fois où son palpitant s'est emballé quand elle franchit l'entrée du bâtiment, toutes ces fois où ses mains se crispent lorsqu'elle monte les marches l'une après l'autre, le regard trahissant une impatience certaine. Elle a arrêté de compter toutes les fois où elle a esquivé la curiosité du frère, toutes ces fois où elle a servi les mensonges sur un plateau à l'homme qui ne peut que croire sa sœur. Pour que tout ça reste secret, pour qu'il ne découvre jamais la trahison de l'amie, les mensonges de la sœur. Parce qu'elle ne veut pas la perdre, elle ne veut pas avoir à choisir entre les deux, elle ne veut pas abandonner cette chose qui l'a rendue humaine, faible, pathétique, prête à tout pour une nuit d'oubli, de bonheur, d'extase.

Les dernières marches sont avalées rapidement, malgré la présence de talons à ses pieds. Ses pas ralentissent, alors que la porte apparaît dans son champ de vision. Retrouvailles idéalisées, elles viennent se heurter au spectre de la crainte. Et si rien ne se passait comme elle l'avait prévu ? Et si, après cette trahison, le seul sentiment de la brune à l'égard de la déesse n'était que de la haine ? Elle a tout laissé tomber pour réfléchir, pour se resituer correctement, pour comprendre que ce conflit en elle ne pouvait mener à rien de bon. Qu'elle devait accepter cette part d'humanité, ce besoin de sentir Jo avec elle, contre elle. Et si ce n'était plus réciproque, que cette volonté de s'oublier dans les bras de l'autre n'existe plus chez elle ou, pire, qu'elle ait trouvé quelqu'un d'autre pour occuper ce rôle qu'elle s'imaginait éternellement réservé. Elle se ferait presque pitié, pauvre petite créature perdue, ressemblant d'avantage à un animal blessé qu'autre chose lorsque sont abordés les sujets du cœur et des relations. Elles ne se sont jamais déclarées ensemble, ne se sont jamais prononcés de mots incitant à l’ambiguïté. Elle ne saurait pas nommer ce qu'elle ressent pour la révolutionnaire, de toute façon. Alors s'imaginer être un couple... Némésis n'est pas taillée dans ce bois là. Ou, tout du moins, ne l'était pas.

Immobile devant la porte, elle se contente un instant de la fixer en silence. Les doigts jouent ensemble, font tout pour ne pas rester immobiles, pour capter un peu de son attention et empêcher cette boule de remonter jusqu'à la gorge. Elle se mord la langue, fait glisser les bras le long du corps, tire mécaniquement sur la robe pour la faire redescendre un peu. Les mains viennent jusqu'aux cheveux comme pour vérifier une millième fois que tout est en ordre, qu'aucune mèche rebelle ne vienne perturber son visage. Les minutes défilent, et elle ne fait toujours rien. Paralysée, on peut dire qu'elle l'est. Perdue à ne plus savoir quoi faire, au point où faire tout simplement demi-tour pour s'enfuir à toutes jambes devient une possibilité intéressante. Elle lève le poing vers la porte, se retient de frapper contre le bois et abaisse la main. Elle recommence une fois, puis une seconde, et ainsi de suite. Jusqu'à ce que le courage, qu'elle n'imaginait pouvoir avoir en cet instant précis, ne la force à heurter la porte. Une fois, deux fois, trois fois. Toujours trois fois, toujours avec cette même intervalle calculée. Et elle attend, dans ce silence de plomb qui la mine un peu plus, qui lui donne l'impression que les secondes sont des minutes, les minutes des heures. Son regard balaye chaque côté du couloir, vide, avant de retourner sur la porte.

Avant que son visage n'apparaisse dans l’entrebâillement de la porte.
Avant que ses derniers doutes ne se dissipent lorsque finalement s'ouvre le dernier obstacle entre elles.

Elle ignorait quoi lui dire, par où commencer. Mais face à ce visage, face à ces traits, à ces yeux dans lesquels elle se noierait bien volontiers, il n'y a tout simplement rien qui sort. Aucun mot, aucune pensée, rien de censé ne vient s'extirper de sa gorge serrée. Il y a seulement ces quelques pas qui la rapprochent de la Duval, ces mains qui viennent enfermer le visage de la brune, ce visage qui brise les toutes dernières distances entre elles. Les paupières s'abaissent lorsque les lèvres entrent en contact, lorsque cette chaleur qu'elle n'a plus senti depuis trop longtemps vient lui remuer les tripes, lui donner la chair de poule. Elle n'a pas oublié ces sensations, et pourtant semble les découvrir une nouvelle fois. Plus puissantes, à même de la broyer de l'intérieur. Bordel, elle pourrait trahir ses pairs pour cette humaine, elle pourrait détruire le monde si cela lui permettait de ne jamais la perdre.
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Sujet: Re: Nothing else matters ﬥ Jo Dim 14 Jan - 0:34 ()
nothing else matters

L’écho du passé, sur la porte, qui défonce son entrée.

Toc. Toc.
Toc.


Rumine la princesse, café noir enlacé aux doigts, quand sur l’bois d’sa porte d’entrée se défonce l’deuil, et la peine soigneusement enterrée, et l’insanité des fantômes ; quand en trois coups, en trois rythmes, trois pauses, trois silences, toutes les constellations de ses yeux univers s’éteignent.

Et elle crève en silence. Parce qu’elle se souvient, après s’être rappelé, elle se souvient pourquoi ce n’est pas bien de se rappeler. Elle se souvient de l’impossibilité que les trois coups soient ses trois coups, de l’impossibilité de retrouver la frimousse derrière la poignée qu’elle tournerait si elle crevait pas de s’être rappeler de ce qu’elle avait oublié, de cette stupide manie d’inventer des façons de frapper à la porte, à quel point elle trouvait ça adorable qu’elle, la maudite au nom tu, se fasse savoir avant même de se montrer.

Jo, elle s’enfonce, dans l’plancher, elle ose plus, ni bouger ni respirer, ni espérer ni pleurer. Elle se raisonne, la poupée, ça fait des semaines, ptêt des mois, pas eu le courage de faire le point sur le temps. C’que trois coups, le hasard, ou kaïs, pour se venger, comment il saurait ? Elle sait pas, elle s’en fout, il en est capable. Elle s’arrache au fourbi de son enfer et resserre son kimono autour de sa taille.

Doigts qui tournent la serrure, porte qui grince, palpitant qui s’arrête, baiser volé.
Alexia, elle a ses cascades de fils sombres qui bercent son visage sculpté dans le bronze par les mains des Dieux. Comme avant. Pis, dans ses émeraudes patibulaires, elle a ses pépites d’or qui crépitent quand elles fixent dans les siennes. Comme jamais. Mais c’est les lèvres qu’elle lui impose, dans le souvenir meurtrier qui se déverse sur elle sans avoir décidé que c’était toujours la réalité, les lèvres qu’elle déguste et maudit à la fois en premier. Les doigts qui se saisissent du visage stupéfait pour noyer les questions sous le chaos du désir. Parce que c’est ce qu’elles font, ce qu’elles ont toujours fait, noyer les sentiments, noyer la raison sous des caresses, sous de la chaleur volée comme si ça reviendra jamais. Jusqu’à ce que ça revienne plus. Jo, elle a compris l’erreur, la peur, l’horreur.


Poupée frisette, elle s’enfonce dans ce baiser, elle rend, elle sait pas lui dire non, à ce fantôme, à ce mirage qui lui ressemble tant. Elle s’enfonce dans le Paradis, dans l’Enfer. Elle veut y croire, putain, elle veut pas ouvrir les yeux, jo. Elle veut pas confronter les noirs pétales voltigeant sur la tombe. Elle sombre, folie, douce folie, elle emporte dans les tréfonds. Alexia, t’es morte. Alexia, t’es pas là. Alexia, si tu savais comme ton simple nom me déchire les entrailles. Pourquoi tu me tortures comme ça ?

Elle se dégage d’un coup, jo, comme frappé d’une décharge, elle repousse des deux bras. Diamants aux bords des yeux. Et l’illusion disparaît pas. Elle reste plantée là, devant elle, tout d’Alexia vêtue. Comme si de rien. Elle envoie valser l’deuil, l’illusion, elle envoie valser les mois dans l’trou, rien à foutre, on efface tout et on recommence. Jo, elle se brûle sur place, immobile, tremblante. Y’a de l’espoir dans les noirceurs, y’a de la colère aussi. Le doigt se lève, intime au silence, sa propre mâchoire serrée. Elle sait pas, jo, putain, elle sait pas si elle va exploser ou imploser mais elle sent les hurlements d’outre-tombe résonner dans ses plaies. Elle remet tout dans l’ordre, tout sous le jour nouveau : Alexia est en vie. Pas vrai ?

« Alexia. » Y’a des airs d’interrogations dans la voix fluette. Farce erratique de l’univers. Le cœur martèle, le regard vadrouille sans concessions sur l’corps sulfureux. Elle cherche l’erreur. Elle trouve pas.

« T’as intérêt à avoir une putain de bonne raison. Au niveau kidnapping d’aliens ou boulot pour la CIA. » Colère qui gagne. Froideur dans la voix, pour pas déborder, pour pas hurler ou pleurer. Tout ce à quoi elle peut penser, jo, c’est la peine imposée, les enquêtes avortées à vadrouiller dans les rues, les prières à demi-mots de l’athée, et les poumons qu’ont plus osé respirer. Le vide vertigineux, le doute affreux. Et Kaïs.

Comment t’as pu, dis, Alexia ?

« Il sait ? »


_________________
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