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 we own the night (eliane)
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Sujet: we own the night (eliane) Ven 22 Déc - 17:38 ()

we own the night
Hébé & Arès

« Quelques belles lignes qui transpirent les beaux mots et la poésie, une belle petite mise en bouche pour le plaisir des mirettes. »
Il avait réfléchi toute la nuit, s’était torturé jusqu’à l’aube. Une fois ses paupières closes, l’image de son nouveau visage venait s’y abattre et son sourire le hantait un peu. Beaucoup. Avec un sadisme avéré. Arès ne réalisait toujours pas qu’il avait retrouvé la trace de sa soeur et que, bientôt, il pourrait la serrer contre lui et tenter de rattraper le temps perdu. Il y avait réfléchi toute la nuit, s’était torturé jusqu’à l’aube. Parce que si les retrouvailles lui semblaient douces, quelques idées pessimistes parvinrent à se faufiler entre ses neurones pour nécroser ses pensées. Soupir dépité lorsqu’il se lève pour enfiler une chemise et un vieux jean aussi usé que son âme en perdition. Il embrasse le front de sa femme encore endormie, passe une veste et ferme doucement la porte derrière lui.  Dans les rues dégueulasses de Paris, la guerre traînait des pieds. Ses semelles esquivaient stratégiquement les chewing-gums trop frais à leur goût et son regard portait un jugement inquisiteur sur les vieillards qui lui réclamaient à manger. Il était encore tôt et le froid lui mordait la peau quand de ses poumons se dégageait une épaisse mais éphémère brume tiède. Il revoyait ses traits comme si elle se tenait devant lui, Hébé, tendre Hébé. Il n’avait jamais réalisé à quel point elle avait pu lui manquer et comme le besoin de la retrouver était infâme. Dévorant. Mais son absence ne lui était-elle pas bénéfique? Ne se portait-elle pas mieux sans lui? Voudrait-elle le revoir, après tant de temps? Arès fut pris d’une panique passagère mais écrasante à la simple pensée qu’elle ne veuille plus de lui dans sa vie : l’immortalité sans sa soeur lui paraissait bien trop fade pour être envisageable.

L’herboristerie était enveloppée d’une atmosphère familière, presque trop accueillante pour ne pas être surnaturelle. Il avait reconnu sa soeur au premier coup d’oeil : elle avait ce petit quelque chose d’innocent que les autres divinités ne dégageaient pas. Comme une sensation de confiance pure, un appel à la douceur qui l’avait toujours irrémédiablement attendri. Arès avait attendu des heures de l’autre côté de la rue, à l’attendre comme un psychopathe attend sa proie. Il l’avait observée et avait tenté d’imaginer sa réaction lorsqu’elle se rendrait compte de qui se présentait à elle. Et à midi, lorsqu’il n’y eut plus personne, il défroissa un peu le tissu de sa chemise, épousseta son pantalon et se décida à faire son grand retour. Il avait honte, Arès, de se montrer si faible face à une femme qui avait contribué à le rendre si fort. Il avait honte d’hésiter, de ne pas oser, de se rendre fou pour un rien. Il avait honte de se montrer aussi lâche devant celle qu’il considérait depuis toujours comme son pilier.

La porte s’ouvre d’une légère pression et il laisse son regard vagabonder sur les herbes en exposition. Une douce odeur du passé lui titillait les narines et il hûmait chaque note épicée comme si c’était la dernière fois qu’il en avait l’occasion. La boutique semblait hors du temps et lui remémorait les journées passées parmi les hommes à contempler les petites échoppes à Athènes. La guerre contempla la jeunesse et se surprit à esquisser un sourire béat, preuve de son inimitable faiblesse d’esprit.


« Vous avez de la marjolaine ? »



Il se maudissait. Il se maudissait de toutes ses forces, quitte à brûler dans les Enfers et se faire dévorer par Cerbère. Et il ne comprenait pas pourquoi il se sentait si désemparé lorsqu’il s’agissait d’elle. Parce qu'après tout, il n'avait plus rien à perdre.

@Eliane Lavalle

Spoiler:
 

(c) DΛNDELION
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Dieux
homecoming : 13/11/2017
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pretty face : Emilia Clarke
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legends never die : Déesse de la jeunesse, de la vitalité et de la vigueur. Protectrice des jeunes mariées. Détentrice du délectable Nectar et conservatrice de la précieuse Ambroisie. Echanson des dieux sur Terre, ancien échanson des dieux sur l’Olympe, Hébé est également l’oreille à l’écoute, l’amie et la confidente de ces êtres d’un autre temps.
the mighty bush : Souffle de jouvence : D’un simple touché, Hébé peut rajeunir n’importe qui, octroyant vigueur et vitalité. Plus la jeunesse durera dans le temps, plus cela coûtera en énergie.
Guérison : Capacité de guérir les blessures d'une autre personne. L'intensité du pouvoir varie selon le statut du personnage. Selon la gravité des blessures, l'utilisation du pouvoir peut affaiblir son utilisateur.
Allegeance : Eliane soutient et aide anges et templiers, tout en restant en retrait. Elle reste cependant une déesse et, en tant que tel, elle garde secret son identité pour tout autre qui n’est pas comme elle. Cependant, elle a ses propres affinités divines et aspirations. C’est à celles-ci qu’Hébé est fidèle.
these streets : Hébé est au courant de tout et en sait bien plus que les anges et les démons. Ces derniers ignorent que les Dieux sont parmi eux et qu’ils les observent attentivement, mais le mot d’ordre est de conserver l’anonymat sur leur divine identité. Pour sa propre survie, son avenir et celui des siens, Hébé obéit, même si elle redoute toujours cette Prophétie et les conséquences qu’elle pourrait engendrer.

Sujet: Re: we own the night (eliane) Mar 16 Jan - 13:50 ()
We own the night
Quand la Guerre retrouve sa Jeunesse
Jour après jour, nuit après nuit, les bribes de vie céleste se brisent à petit feu. Plus le temps s’écoule, plus ses pieds foulent ce sol maudit, plus la solitude, la modernité et la noirceur humaine la rongeaient de l’intérieur. Silencieuse. Sinueuse. Imperceptible aux yeux inexpérimentés des non-divins, la Jeunesse s’effrite.

Un soupir. Le soupir de l’essoufflement du Souffle de Jouvence. Long. Trop long. La déesse de la jeunesse se lasse de cette terre morte et s’enfonce dans la nostalgie d’une vie olympienne s’éloignant à chaque grain de sable du sablier du temps. Pour encore combien de temps ? Combien de temps devra-t-elle attendre avant de retrouver sa famille et sa vie d’antan ? L’échanson des Dieux a bien retrouvé la trace de certains d’entre eux, les a aidé, mais comment était-elle supposée en faire d’avantage lorsqu’elle ne pouvait faire la différence entre les êtres surnaturels et à peine ressentir le poids des siècles peser sur leurs épaules? Hébé avait toujours vécu sur l’Olympe et parmi les olympiens sans avoir leur faculté a pouvoir voir la nature des autres êtres surnaturels. Zeus aurait pu faire un petit effort pour l’aider. Cela aurait été trop demandé. Elle devait se débrouiller seule, en plus de devoir supporter la vie sur Terre, seule et sans protection. Tout ce qu’elle n’avait jamais eu ou vécu. Hébé avait fait avec, subissant et souffrant en silence sous les traits humains d’Eliane. Elle se meurtrissait de l’intérieur.

Elle en perdait le sommeil. Des nuits entières sans fermer l’œil et pourtant la voilà aussi fraîche qu’une rose, accueillant et recommandant chaque humain venant dans sa boutique pour des remèdes, des conseils ou tout simplement un peu de chaleur. Elle qui en manquait cruellement. Ses proches lui manquaient terriblement. Ses enfants, sa mère, son homme, son frère. Un sourire se dessina sur son visage en pensant à ce dernier. S’il était ici bas, il devait bien se complaire au milieu de ces violences, prémices d’une guerre faisant secrètement rage. Allait-il seulement bien ? Qui prenait soin de lui ? Qui s’inquiétait véritablement de lui ? Avait-il quelqu’un pour soigner ses plaies en son absence ? Elle le savait aussi immortel qu’elle, mais tout immortel a ses faiblesses. Rien qu’à cette idée, elle se sentie mal. Le dernier client partit aux douze coups de midi, Eliane s’enfonça au fond de sa boutique pour reprendre son souffle, étant ainsi de dos et cachée à la vue de tous.

Quelques minutes de répits avant que la porte s’ouvre de nouveau. Il n’était pas inhabituel de recevoir de la clientèle à cette heure-ci, mais Eliane avait remarqué qu’en général les humains aimaient respecter l’heure du déjeuner. Elle se retourna, salua poliment son futur client et sourit comme si de rien était.

« Vous avez de la marjolaine ? »

« Oui, bien sûr. »

Après s’être dirigée vers l’une de ses étagères, Eliane revint vers le comptoir, un bocal de marjolaine entre les mains. Cette fois, plus proche et sous la lumière du jour, Eliane pu clairement voir les moindres détails de l’homme qui venait d’entrer dans l’herboristerie. Alors, un sentiment de déjà-vu s’empara d’elle si violemment et si soudainement qu’elle laissa filer entre ses doigts le bocal. Maladresse apparente, réalité tout autre; le verre se brisa en mille morceaux, les feuilles de marjolaines éparpillées sur le sol. Pour autant, Eliane ne bougea pas d’un pouce, ne réussissant pas à quitter des yeux ce sombre regard, si différent et si familier à la fois. Elle n’arrivait pas à mettre le doigt dessus, mais cette personne était un être surnaturel et Hébé était persuadée d’être en compagnie d’un de ses semblables. Mais qui ? Elle ne pouvait pas se tromper, ce sentiment, cette impression était beaucoup trop forte, pesante et familière pour qu’il en soit autrement. Néanmoins, pouvait-elle un tant soit peu espérer qu’il s’agisse d’un de ses proches ? Un nouvel faux espoir aurait raison d’elle. Le souffle saccadé, le cœur débordant d’espoir, la Jeunesse perdit de ses couleurs, laissant le silence et l’odeur de marjolaine envahirent la pièce. Le temps suspendu.
- a game of shadows, shall we play ?  - #0099ff Eliane


@Teddy L. Schneider
Spoiler:
 

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Irrésistible Jeunesse
I miss your touch
When she laughed, she was beautiful.When she cried, she was beautiful, but when she was determined, she was sexy as hell.

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