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 Golden Cage (Alexandre)
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legends never die : Enyo, déesse de la guerre destructive, des batailles. Là où Arès représente la guerre dans son côté glorieux, combattant, héroïque, elle, elle est la personnification de l'horreur de celle-ci. Elle fut surnommée "la destructrice de villes" dans plusieurs écrits. Déesse guerrière, elle est l'inhumanité qui se cache dans chaque bataille menée par les Hommes.
the mighty bush : Désintégration : Capacité de réduire en poussière n'importe quelle chose ou être au toucher, en fonction de la puissance qui lui fait face.
Résonance de violence : Ah, la petite Arla, elle aime ce pouvoir... Attiser la violence, de pousser les êtres l'entourant à la révolte... Lorsqu'elle est là, les batailles se font plus enragées, les morts s'entassent, et le monde perd la raison.
Allegeance : Arla, elle est supposée suivre les ordres donnés par les Olympiens. C'est l'illusion qu'elle donne en tout cas. Cependant, elle préfère se frayer son propre chemin. Elle se mêle aux révolutionnaires, se fait passer pour une humaine lambda. Elle cède le doute dans l'esprit des humains, des anges et des démons. Elle se joue de tout le monde, même son propre camp, au risque que cela lui retombe.
these streets : La déesse est au courant de tout, que ce soit par rapport à l'arrivée des dieux, anges et démons ou des différentes prophéties. Néanmoins, elle se contente de faire profil bas et d'observer les évolutions du monde, en attendant le bon moment pour faire tomber le masque...
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Dieux

Sujet: Golden Cage (Alexandre) Lun 29 Jan - 14:44 ()


Golden Cage
She shoots and runs.



La demande l’avait agacée. Voilà plusieurs semaines, mois, qu’ils n’avaient pas discuté, et elle se disait que c’était sans doute mieux ainsi. Pourtant, elle ne le détestait pas, mais toutes leurs rencontres s’étaient soldées par une engueulade, comme s’ils n’étaient bons qu’à cela. Alors oui, recevoir un message de la part de Poséidon n’augurait rien de bon, surtout vu son implication au sein de la Vox, et les combats clandestins qu’elle menait. Avait-il eu vent de son intervention à la Banque Centrale ? C’était une possibilité. En fait, au fond d’elle, elle en était certaine. Elle s’en était prise, avec d’autres révolutionnaires, au vitrail si beau, si majestueux, de ce lieu emblématique de la capitale. Et elle s’était fait avoir, s’était heurtée à une divinité. Laquelle exactement, elle n’en avait aucune idée, mais si la femme l’avait reconnue, et avait transmis un signalement… Le corps s’enfonça dans le fauteuil, une grimace déformant son si joli visage.

Et si elle trouvait une excuse pour l’éviter ? Ce ne serait pas la première fois, alors qu’elle était considérée comme impitoyable et sans peur… Si Arès la voyait, il rirait. Ou l’engueulerait, au choix. Ses dents mordillaient sa lèvre inférieure, et son regard se perdait dans le paysage offert par sa baie vitrée. Elle n’avait jamais été du genre sensible à la beauté de la Nature, d’une ville, ou d’une existence. La destruction lui suffisait. Un simple contact avec elle et tout était réduit à néant, humain comme objet. Pourquoi hésitait-elle toujours avec Poséidon ? Ses doigts tapotaient l’accoudoir de son fauteuil de bonne facture, d’un noir profond. Enyo avait toujours préféré cette couleur à toutes les autres, même au carmin. Le noir des ténèbres qui l’enveloppaient, de ses cheveux et de ses yeux, faisant ressortir la pâleur de sa peau. Le visage de la mort, de l’assassin. Rien qu’une tueuse aux yeux du peuple, jusque dans les vêtements, et couleurs choisies.

Un long soupir quitta ses lèvres, alors qu’elle s’arrachait du cocon confortable de son siège. Juste à temps pour éviter de se retrouver le cul par terre, le fauteuil étant devenu poussière. Elle était bonne pour en racheter un, le… Dixième ou vingtième depuis le  Grand retour. Le rendez-vous était dans deux heures, et elle n’était toujours pas partie de chez elle. Ses yeux s’accrochèrent à ses doigts, écorchés par son dernier combat à l’Eden. Elle se lâchait là-bas, se prétextant tantôt humaine, tantôt démone. Les corps se brisaient sous ses phalanges, qu’importait les défis qu’on lui offrait, et les carcasses s’agglutinaient à ses pieds. Elle commençait à se faire un nom la déesse, et finalement, ce n’était peut-être pas une si bonne idée… Les Olympiens avaient des oreilles partout, cependant, elle s’était toujours dit que tant que cela ne les concernait pas, ils ne s’en mêleraient pas. Aurait-elle eu tort ?

Les bandages furent enroulés autour des mains, des hématomes, pour les faire disparaître. Esquiver les questions à ce sujet allait être sympathique… Un regard fut jeté à son horloge. Plus qu’une heure. Il était temps de se mettre en marche, pour au moins faire l’honneur à l’Olympien d’arriver à l’heure…

Ses pas la menèrent jusqu’à la péniche, reconnaissable par le petit trident doré à l’entrée. Pour beaucoup, ce ne serait qu’un clin d’oeil, mais pour les dieux, c’était bien plus, un signe distinctif. Il indiquait qui habiter le lieu. Et quoi de mieux que vivre sur le fleuve, bien qu’endommagé depuis le retour de Famine, pour le Dieu de la mer, maître du royaume des eaux ? Enyo resta quelque peu à l’écart, quelques secondes, quelques minutes, comme pour s’offrir du courage. En réalité, la déesse meurtrière était effrayée par les eaux, les étendues bleutées. Parce que face à un tsunami ou une vague virulente, l’humanoïde qu’elle était ne pouvait pas se défendre. Elle ne tranchait pas encore les eaux avec ses armes, ne pouvait pas respirer sous les flots, ou se battre. Elle était faible face à cet élément. Et Poséidon en était le maître.

Profonde inspiration, puis elle s’engagea sur le ponton, doigts crispés sur la corde de sécurité, jusqu’à arriver sur la péniche-même. Quelques coups contre un rectangle de bois, attendant que le maître des lieux vienne lui ouvrir. Et son visage finit par apparaître dans l’encadrement de la porte.

« Bonjour Alexandre. » Voix froide, qui se voulait détacher. Elle n’avait aucune idée de comment aller se dérouler la rencontre, mais au vu de la dernière…


@Alexandre P. Rey

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the mighty bush : Aquakinésie, pour commander aux flots capricieux. Faire des vagues. Métamorphose, en animal changeant, sale bestiole séculaire qui hante les terres sous différents visages. Biokinésie aqueuse pour détruire ou réparer, des gouttes d'eau au bout des doigts.
Allegeance : Les dieux, grecs. Le premier Panthéon. Le seul qu'il entend sauver de l'Apocalypse.
these streets : Tout. Sans concession ni détour.
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Sujet: Re: Golden Cage (Alexandre) Dim 12 Aoû - 20:32 ()

Golden Cage
Now I know
Why the caged bird sings
⚓️  ⚓️  ⚓️


« Alexandre, vraiment ? » Il a l'amertume au coin des lèvres, l'Ancien, tandis qu'il observe celle qui daigne enfin se présenter à sa porte. Maintes fois, il l'a invitée à venir le trouver. De trop nombreuses fois, il l'a appelée. Il a poursuivi, le jour et la nuit, le fantôme de ses erreurs. Il a réparé, auprès des autorités et parmi les anges, semant mystère et mensonge jusque chez les templiers. Le rictus qui étire sa bouche n'a rien de tendre ni de familial, trop conscient qu'il est des torrents de contrariété que charrient ses veines et qui brûlent son derme. Pour peu, il pourrait la gifler, se retenant de justesse pour préférer un soupir chargé de fatigue. « Je vois que pour une fois, tu as eu l'amabilité de ne pas m'obliger à venir te chercher, Enyo. » il tranche, l'incitant à reculer sans la laisser entrer pour mieux rejoindre le ponton de sa péniche. Elle doit le suivre et elle le sait, à présent qu'elle a eu le courage de venir le confronter.

Il y a de la violence dans leurs échanges, dans leurs guerres silencieuses. Quand il n'aspire qu'à la sérénité et à l'union des siens et qu'elle se fait destruction. C'est qu'elle a des ambitions folles, des appétits voraces, et qu'il veut la paix, le Père-Océan, pour mieux les protéger. Tous. Chacun d'entre eux. Même elle. Même à son corps défendant. Ce corps qu'elle cache derrière des bandages, qu'elle désacralise sans jamais s'interroger sur son immortalité. Alors qu'ils ne savent rien, ignorent tout de ce monde, de cette vie, du temps qui leur est dévolu dans cette existence bancale et chargée de défi. Le Roi Déchu s'agace, les mains enroulées autour du bastingage, les prunelles résolument ancrées aux vagues qui commencent à s'agiter.

« Quand vas-tu enfin comprendre que les risques que tu prends finiront par engendrer ta fin et celle de tous les tiens ? » gronde-t-il, serrant davantage les doigts, pliant le métal sous sa poigne. Il sait. Bien sûr qu'il sait. Pour la Banque Centrale. Pour la Révolution. Pour tout. Il a tout appris, tout cherché, tout retourné. Et il n'a pas apprécié ses découvertes, pas davantage qu'il n'a aimé découvrir ce corps abîmé derrière sa témérité. Elle pourrait presque avoir l'air fragile avec ses yeux de poupées et ses bras bandés. « Est-ce que tu crois que je n'ai que ça à foutre, de passer derrière toi et de réparer tes conneries, dis-moi ? »

Et ça tangue, sur la Péniche, au rythme de l'humeur qui lui fracasse l'intérieur, s'écrase contre ses côtes, siffle dans ses bronches. Et son cœur se précipite, un peu. Dans une rage glaciale qu'elle lui reconnaîtra bien.

« Que cherches-tu donc à prouver, exactement ? » il ose même demander, relâchant le métal brisé pour se tourner enfin vers elle et la contempler un long moment, s'approprier les traits de son visage juvénile, la rondeur de ses joues, la générosité perturbante de ses yeux. La fraîcheur de ses courbes que l'Océan avalerait bien volontiers. La pâleur de cette peau qui cherche pourtant la lumière, qui ne se satisfait pas de l'ombre. Il la bouffe du regard, là, les prunelles félines et inquisitrices, pesant la force de ses convictions, évaluant la grandeur de ses faiblesses. Il devine déjà les rages qui seront les siennes, les injustices qu'elle va entendre dénoncer. Et lui reprocher. Et toute la fougue avec laquelle elle va le braver.

« Je ne serai pas toujours là pour te protéger. Il faut que tu l'entendes. Il faut que tu apprennes à te canaliser. »

Un silence s'installe. Entre eux. Dans le fond de ses yeux. Un silence à l'image de ceux qui précèdent la tempête, quelques heures avant l'orage, quand l'Océan se fait calme, soudainement. Avant la foudre.

Prêt à en découdre.


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or the Broken one
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the mighty bush : Désintégration : Capacité de réduire en poussière n'importe quelle chose ou être au toucher, en fonction de la puissance qui lui fait face.
Résonance de violence : Ah, la petite Arla, elle aime ce pouvoir... Attiser la violence, de pousser les êtres l'entourant à la révolte... Lorsqu'elle est là, les batailles se font plus enragées, les morts s'entassent, et le monde perd la raison.
Allegeance : Arla, elle est supposée suivre les ordres donnés par les Olympiens. C'est l'illusion qu'elle donne en tout cas. Cependant, elle préfère se frayer son propre chemin. Elle se mêle aux révolutionnaires, se fait passer pour une humaine lambda. Elle cède le doute dans l'esprit des humains, des anges et des démons. Elle se joue de tout le monde, même son propre camp, au risque que cela lui retombe.
these streets : La déesse est au courant de tout, que ce soit par rapport à l'arrivée des dieux, anges et démons ou des différentes prophéties. Néanmoins, elle se contente de faire profil bas et d'observer les évolutions du monde, en attendant le bon moment pour faire tomber le masque...
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Sujet: Re: Golden Cage (Alexandre) Lun 13 Aoû - 0:08 ()


Golden Cage
She shoots and runs.



Et ça commence, à l’instant où tu prononces son nez. T’as préféré l’identité humaine, lui ne s’en est pas embarrassé. L’as-tu fait dans l’optique de l’énerver, d’échauffer ses nerfs dès les premiers mots ? Peut-être oui, inconsciemment. T’es comme une adolescente rebelle, une qui a besoin d’espace et de reconnaissance en tant que personne. « Je ne suis pas certaine que mon oncle t’aurait davantage plu. » Y’a la voix glaciale, la douche froide qu’il doit se prendre. Tu n’as jamais vraiment été famille, mais peut-être est-ce lié au fait que tu es un genre de pièce rapportée : personne n’a voulu ta paternité, et les mythes ne se sont jamais mis d’accord dessus. C’est comme un enfant qu’on balade de foyers en foyers, sans réel ancrage, mais qui a toujours des gens pour venir l’engueuler si elle fait une connerie. « Partir ne serait guère un problème si je te dérange. » Et t’apprécieras grandement de pouvoir tourner les talons, et claquer la porte – métaphoriquement parlant en l’occurrence, puisque Poséidon t’oblige à reculer, à prendre place sur le ponton. T’es déjà pas bien à l’aise sur l’eau, mais sentir que le pont peut céder à tout moment, sous ton impulsion ou celle de l’homme, ne te va guère.

Et tu serres les dents, tu refuses de montrer la moindre peur, la moindre fuite. T’es trop fière pour ça, trop accrochée à ces quelques actions et leur signification. Tu sais que parfois, il faut savoir abandonner des batailles, mais une fois de plus, tu n’es pas capable de le faire face à lui. Il représente l’autorité, celle-là-même qui reste accrochée à ta gorge, qui t’écorche de l’intérieur. Tu l’as trop suivi, t’as trop courbé l’échine. Mais t’es la Guerre, t’es l’Assassin, t’es le foutu bras armé qui devrait pouvoir vivre détachée de tout ça, détachée de cette peur de la punition d’une famille bien trop occupée par les dieux principaux…

En fait, t’envies ta sœur, malgré son manque de force, son corps trop frêle. Elle a une place elle, auprès des Olympiens, elle a même le don de calmer Arès. Toi, tu manipules juste sa violence. Tu la canalises comme tu la déploies, mais tu ne peux pas la faire disparaître. Hébé, déesse de la jeunesse, de la jouvence. C’est un beau titre, non ? Et c’est celui de ta sœur, celui qu’elle ne partage pas. Oui, y’a beaucoup de jalousie en toi. Ca t’consumme, mais t’as jamais su comment le gérer. Depuis le grand retour, t’as pu te libérer de ton rôle, t’as pu en trouver un autre. Au sein de la Vox, t’as une voix, t’as une place. On t’écoute, même si on ne t’apprécie pas. T’es pas l’ombre de quelqu’un. Puis t’as fait un nid chez les démons. Et ça ne plaît pas à Poséidon, d’après ses mots. Tu restes là, le plus droite possible, alors que la Seine semble se déchaîner. T’as jamais aimé l’eau, et ton angoisse refait surface. Tu t’accroches au bastingage, les jointures de tes doigts virant un peu plus blanches que ta peau. « Crois-tu que je souhaite tous vous sauver ? » Tu cracherais presque, si y’avait pas cette foutue houle pour manquer de t’arracher tes appuis à chaque seconde qui passe. « Je n’ai pas de rôle d’harmonie ou de protection, tu devrais le savoir. » On ne t’a jamais demandé quoi que ce soit. Puis t’as toujours eu une préférence pour tout raser, pour réduire les vies à néant. C’est ta manière de survivre, et de ne pas sombrer dans l’apathie…

Tu serres un peu plus les doigts contre le métal, mais ta voix résonne à nouveau. T’es incapable de laisser tomber, même si ça mène à ta perte. « Et pourtant, tu continues à tout réparer. Pourquoi ? » T’as rien demandé, t’as jamais voulu avoir un des Trois Grands sur le dos. Ton regard glacial récupère celui de Poséidon, quand il daigne enfin de te regarder. Tu t’en fous d’être dévisagée. C’pas la première fois que ça arrive, mais ça ne s’aventure jamais plus loin. On préfère les princesses, les filles bien, celles qui ne font pas trop de vagues. Tu le sais, tu l’as appris, et toi, tu te complais plus que dans les combats désormais. Alors, tu les déclenches. Tu murmures aux oreilles des révolutionnaires pour que tout devienne plus violent, que le sang éclate. Tu murmures ton nom dans le vent, tu réclames les prières, et petit à petit, tu te noues des alliances. Tu n’as jamais pu rester sans rien faire. Alors, les démons deviennent proches, alliés. Tu manipules tout le monde, et ça te réussit plutôt bien. Mais y’a Poséidon. Et tu te rends compte que la mascarade peut à tout moment s’écrouler.

Ca tangue encore, et y’a les mots qui continuent de couler de la bouche de l’autre, qui se heurtent à ta conscience et à tes valeurs. Que veux-tu prouver Enyo ? Tout, et rien à la fois. Tu veux juste être toi, tu veux juste ne plus être toi. Le reste te dégoûte. Ca te dégoûte parce que c’est faux, et que tu le sais bien. Il ne veut pas te protéger, il veut protéger les autres de toi. T’es plus fine que ça pourtant. T’es pas Arès, t’es pas cette force brute qui se contente de taper dans le tas en hurlant, puis te faire laminer par un quelconque héros débarquant de nulle part. T’es plus rusée que lui, et c’est peut-être ce qui emmerde. « Arrête de mentir. » Sous l’effet de ta colère, le métal sous tes doigts devient poussière, te laissant sans appui. Tant pis. L’acier n’est que peu grignoter finalement, comparé à ce que tu peux faire quand ton pouvoir décide de faire des miracles. Aujourd’hui et une petite journée, mais c’est peut-être pas plus mal que tu ne réduises pas en cendres la péniche de Poséidon…

« Tu t’en fous de moi. Tu as juste besoin de garder les Olympiens en vie. » Parce que t’as toujours vu ça ainsi, toi, Enyo. T’es un grain de sable qui courbe l’échine, mais seulement devant eux. Puis après, tu te joues de tout. Tu ne perçois pourtant pas la lueur de tristesse qui affleure à la surface de tes iris, comme une traîtresse. Derrière le noir des ténèbres, il y a toujours des raisons… « Je n’ai rien à prouver. » Pause. « Je vis juste ma vie, et ça a l’air de profondément t’ennuyer. » Trop de bravade, de répondant, une vraie gamine…. Mais une gamine qui peut tuer n’importe qui d’un simple toucher, tout comme réduire les efforts des autres à néant. Tu sens que ton pouvoir est toujours à l’œuvre, grignotant le tissu le plus proche de ta peau, soit tes bandages, mais tu t’en moques. « Vous m’avez élevée dans le combat, dans le sang. Etonnamment, quand je vais dans votre sens, quand je soutiens vos idéaux, quand je redeviens votre arme, je ne pose aucun problème. En revanche, quand vous n’avez plus le contrôle, ça vous dérange… » Le « vous » se réfère à tous les dieux, sans exception.

T’en as eu marre des chaînes, mais on reste toujours non loin de toi, à te surveiller. Comme si tu risquais de devenir un problème. Mais t’en es déjà un, même si tu ne t’en rends pas compte. Ou tu t’en rends bien compte, mais t’as déjà été trop loin. Beaucoup trop loin, et chaque marque en est la preuve…



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Sujet: Re: Golden Cage (Alexandre) ()
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