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 The Master Piece - Pascaline/Garance/Ezra/Maddox
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Sujet: The Master Piece - Pascaline/Garance/Ezra/Maddox Jeu 15 Fév - 0:06 ()
The Master Piece 


Certains vous diront que la vie est mal faites, que ce sont toujours les meilleurs qui partent en premier, qu'il n'y a pas de justice, que le destin est mal fichu. C'est vrai, on pourrait le croire, mais c'est une banalité affligeante et ce n'est pas ce que je crois. Mes parents m'ont donné un semblant d'éducation religieuse, alors oui, je crois qu'au dessus de nous il y a quelqu'un qui chapeaute tout ça, pour le meilleur sans doute, car c'est un dieu aimant, plein d'amour. Il sait ce qu'il fait, même si pour le moment, notre bonne vieille ville de Paris est un peu à feu et à sang. Et cela semble s'accentuer de plus en plus, sans que personne ne puisse rien y faire. Pourtant, l'Hôtel des Invalides a bien été reconstruit en peu de temps. Alors, pourquoi ces personnes ne feraient-elles pas la même chose pour le reste de la ville ? Non ce serait sans doute un peu trop louche, c'est ce que je me dis. Mais en même temps, ce serait sans doute bénéfique pour tout le monde. Je ne sais malheureusement pas le but final de ces personnes, nous avons fuit avec Vivian avant d'en savoir peut être un peu plus, pour notre survie, car nous étions en danger, clairement. J'ai pour habitude de ne pas trop me poser de questions sur ce genre de choses là, pourtant, plus le temps passe, plus je m'en pose, et ma curiosité habituellement peu présente s'accentue de jours en jours. Plus notre ville sombre, plus les questions se posent, et moins les réponses arrivent. C'est d'une tristesse, mais peut être qu'un jour tous les secrets seront révélés au grand jour, peut être que ce jour est plus proche qu'on ne le pense, peut être qu'il ne viendra jamais, mais je suis certaine d'une chose, c'est que je m'en souviendrais quoiqu'il arrive. Ce jour marquera un tournant pour notre ville, pour le monde entier même devrais-je dire, car il n'y a pas de raisons que Paris détiennent indéfiniment le monopole. Mais ce tournant n'arrivera peut être pas avant longtemps. Aujourd'hui pourtant, je repensais à tellement de choses, comme si moi même j'étais à un tournant de ma pauvre existence. Je ne vis que pour tenter de sauver mon monde des défaillances qu'il possède. Mais mes efforts sont grands, et les effets bien limités. J'aimerais tellement pouvoir faire plus pour aider les gens, tellement, mais je n'ai hérité que d'une mémoire incroyable, je n'ai hérité de rien d'autres, pourtant, j'aimerais tellement pouvoir faire plus. Mais la force de mon amour se limite à ces personnes, ces patients que je côtoie dans le cadre de mon travail, à ceux que je peux croiser dans la rue, que je peux sauver parce que je suis là au bon moment, comme @Mélody R. Faure . Je ne sais pas pourquoi j'étais passé près du Moulin Rouge ce soir là, mais elle avait eu de la chance. J'avais réussi à faire fuir son agresseur qui l'avait laissé dans un piteux état. Mais elle avait survécu, grâce à moi et depuis, nous étions devenue amie. Je repensais aussi à @Lucien A. Charon un de mes meilleurs amis qui avait commencé à parler d'un danger qui nous guettait tous, un danger qu'il avait notifié étant de vingt sur dix, autrement dit, incroyablement important, mais il ne m'en avait pas dit plus, me laissant dans l'ignorance, pour mon bien. Et puis, il y avait aussi mon âme soeur dans le sens le plus pure du terme, celui qui était mon ami, @Joachim V. Gates qui n'allait pas très fort ces derniers et que j'essayais d'aider au mieux pour qu'il ne sombre pas définitivement dans la dépression la plus totale. @Vivian H. Lamontagne était aussi au fond de mon coeur, celle que j'ai sauvé de façon presque anodine pour moi, celle qui m'avait fait prendre conscience de ma mémoire mnésique, celle avec qui nous avions découvert des choses et avec qui j'allais sans doute en découvrir d'autres. J'aimais ces personnes, et encore, la liste n'est pas exhaustive, car j'ai plus ou moins perdu de vue certains, sans doute car ils ont préférés fuir Paris, ou alors parce qu'ils sont tout simplement mort sans que je ne sache dans le chaos perpétuel de cette ville moribonde. Je repensais à ce Jonathan que j'avais croisé voilà maintenant une année. Nous nous étions rapprochés, un peu, peut être que ça aurait pu donner quelques choses, peut être que nous aurions pu fêter la Saint Valentin ensemble, hier soir, tous les deux, autour d'un bon repas, ou simplement devant un bon film romantique. Mais du jour au lendemain je n'avais plus eu de nouvelles, je me dis que peut être je suis passé à côté d'une opportunité, ou alors que j'ai bien fait de ne pas l'attendre. Peut être qu'il reviendra un jour qui sait ? Mais j'en doute, en général, les personnes qui disparaissent dans la nature comme lui ne reviennent jamais, même pour vous hanter ne serais-ce que quelques instants. Mon esprit semblait avoir envie de faire le tour de toutes ces personnes que j'appréciais, que j'aimais du plus profond de mon coeur. C'est ainsi que mes pas me menèrent à Versailles. J'ignore véritablement pourquoi je suis venue ici, peut être pour voir ce qu'il était advenu des jardins et du château. Dans mon esprit, ils sont encore magnifiques, luxuriant, car depuis le grand départ, je n'y suis pas revenue, mais je doute qu'il en soit toujours ainsi malheureusement. Et en m'approchant, je le constatais. Il y avait peu de monde dans les parages, mais j'étais loin d'être la seule à me promener ici en cette fin d'après-midi du 15 février 2046. En effet, il y avait de nombreux visages que je connaissais pas, mais dans ceux qui était présent, je distinguais celui de @Ezra M. Victor qui semblait être dans une vive discussion avec une femme @Garance M. Lesquen que je ne connaissais pas. Je ne faisais pas l'effort de chercher dans ma mémoire si j'avais déjà pu la croiser précédemment, c'était possible. Je ne savais pas quoi faire cependant. Devais-je les éviter ? Devais-je voir ce qui était en train de se passer ? Peut être qu'il avait des ennuis avec elle ? Peut être que je pourrais l'aider ? Ainsi, presque inconsciemment, j'allais dans leur direction, et je me rapprochais d'eux, peut être pour le meilleur, ou pour le pire, c'est selon les points de vues, car j'ignore ce qui va m'arriver.

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Sujet: Re: The Master Piece - Pascaline/Garance/Ezra/Maddox Dim 10 Juin - 22:48 ()
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Il est des rivalités ancestrales, des accents mécontents qui viennent naturellement. Il est des violences séculaires qui brûlent les veines et hantent les nerfs, sans jamais décolérer. Il est des défis et des déviances, des silences avant la tempête, des orages sans lumière. Des courses poursuites, parfois, des échauffourées. Des escapades. Et des disputes en plein air, les mâchoires serrées, les silhouettes prêtes à se déchirer.

À ne pas trop s'approcher, dans les jardins versaillais, deux amants s'étripent sûrement. Il est grand, les yeux clairs, le poitrail gonflé de rage. Il est beau, à sa façon, avec sa barbe de trois jours qui lui bouffe le menton et la contrariété qui plisse ses lèvres. Elle est mince, blonde comme les blés, les épaules soulevées par la colère. Elle est belle, elle aussi, prête à se briser ou à exploser, des ouragans au fond de ses prunelles bleu lagon.

À rester à bonne distance, aux abords de ce château, tandis que le soleil se fatigue dans le ciel, le spectateur assisterait aux simples reproches d'un couple qui ne se supporte plus ou se désire trop, s'aime mal et de travers, en accord bancal d'une symphonie brisée par sa propre tragédie. C'est un garçon, c'est une fille. C'est une histoire qui se finit.

Ou une horreur qui débute, trébuche sur des carcasses à l'humanité lessivée par les siècles.

Elle feule dans un sourire mauvais, la femelle, tandis qu'une menace s'évade d'entre ses crocs. Il grogne un ordre qu'il n'entend pas la laisser braver, le mâle, à mesure qu'il se rapproche un peu plus. Ils se poursuivent depuis les sous-sols du palais, sur la piste de la même information, aux trousses d'une once de vérité que chaque clan voudrait s'approprier. Et les meilleurs ennemis qu'ont toujours été Michaël et Malphas se toisent, à l'apogée de tout ce que leurs millénaires ont su leur éviter.

« Arrête donc avec tes grands airs de sauveur de l'humanité, Chéri. T'as perdu la partie, à charge de revanche. », qu'elle crache, les griffes refermées sur un manuscrit qu'elle n'a pas prévu de lui céder. Et puis il y a le rire qui se coince dans sa trachée, qui refuse de sortir. Ils s'affrontent, pour de vrai et pour la première fois, trop doués qu'ils ont été les cinq mille dernières années à fuir les impasses. « Ne m'oblige pas à te défier en public... M'oblige pas à briser les règles que tu as érigées et que tu défends comme un gamin protège son goûter. Tu le regretterais. »

Ce serait le début de la fin, loin de la complainte des amants, loin des apparences trompeuses qui leur donnent des attraits romantiques qu'ils n'ont jamais partagé. Ni l'un ni l'autre ne sait aimer. Ni l'un ni l'autre ne saurait toucher, capituler, caresser. Alors chaque pas n'est que menace. Alors chaque sourire est carnassier, chaque murmure une bravade, chaque geste le prémisse d'une attaque. Le point de non-retour. L'escalade que leur respect mutuel a cherché à museler toutes ces années... Ces longues années d'une rivalité dynamique. Meilleurs ennemis, pour le meilleur. Surtout pour le pire. Pour le challenge, pour les déceptions. Pour les batailles verbales entre deux moments historiques. Pour ne jamais se retrouver dos au mur, obligés de montrer les crocs, de mordre.  Pourtant... Pourtant elle le voit déjà chercher son cœur, elle s'imagine déjà trancher ses entrailles. Il rêve d'un bûcher, elle crève d'envie de le plumer.

Entre les silhouettes fantomatiques des passants, l'Ange pèse les risques tandis que le Démon estime les cadavres... Et soudain, une nouvelle tête blonde fait irruption, l'air soucieux et le sourire avenant. Hello, Stranger. Qui oserait interrompre une dispute aussi intime ? Sinon l'insolence ou l'innocence même ? Discorde frissonne d'un ricanement mesquin, défiant Justice du coin des yeux, avant d'afficher un air perdu. Et triste. Elle simule si bien la tristesse, le désarroi, la déroute... Ses grands yeux se gorgent d'eau, ses lèvres feignent un rictus digne. La curiosité est un très vilain défaut, tu sais... « Je peux vous aider, Mademoiselle ? Ne vous inquiétez pas, tout va bien... » La jolie réplique des femmes battues, des donzelles éperdues. « Il ne me fera pas de mal... » qu'elle murmure doucement. Tout doucement. Surtout si t'es là. « N'est-ce pas, Chéri ? » L'apostrophe en tendre moquerie, à mesure qu'elle s'approche un peu de l'inconnue, les intentions en sombre étendard. Je te remercierai, plus tard.

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Sujet: Re: The Master Piece - Pascaline/Garance/Ezra/Maddox Lun 11 Juin - 21:15 ()
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Il est des instant comme ça où tout s'arrête. Le temps qui s'allonge. Les secondes s'étirent, jusqu'à ce que tout se fige. Il est des conflits qui effacent tout le reste. Qui durent depuis des siècles, des millénaires. Des tempêtes qui perdurent à travers les époques, entrecoupées d'accalmies. Une lutte incessante entre deux entités qui ne devraient pas être ici.
Il y a Elle. Il y a Lui. Homme et Femme. L'Ordre et le Chaos. Les deux faces d'une même pièce. Les deux plateaux de la Balance. Lumière et Obscurité. Il ne serait rien sans elle, Elle ne serait rien sans lui. Toujours à jouer au chat et à la souris, à se grogner aux museaux, se mordre sans jamais s'achever. A s'opposer jusque dans le sexe de leur hôte.

A s'opposer jusque dans les jardins de ce qui représentait autrefois le pouvoir sur leur Terre d'accueil. Face à face cosmique. Il est des instants comme ça où tout s'arrête. L'air s'est fait poix, épaissit par la rage de leur énième dispute. Arrière-goût du champ de bataille à venir. Couple qui se toise, véritables chiens de faïence, prêts à se sauter à la gorge d'un instant à l'autre, à s'étriper.

Ils sont beaux, c'est vrai. Terriblement, sous les nuages noirs, couverture prête à cacher l'atrocité aux Cieux, immuable malgré le vent qui se met à souffler. Décor d'Apocalypse qui entoure le Duo monstrueux.
Car il en frôle la bordière, l'Angélique. La posture droite, dans son costume bon marché, l'Archange maintient un semblant de maintient. Mais c'est la gueule qui le trahit. La mâchoire crispée, les babines déformées par la rage qui le consume. Michaël se tient au bord du gouffre, un pied déjà au-dessus du vide.

« Arrête donc avec tes grands airs de sauveur de l'humanité, Chéri. T'as perdu la partie, à charge de revanche. »
L'ordre est aboyé, n'appelle aucune contestation de la part de l'Infernale. Mais elle s'en moque, encore, toujours. Si ce n'est que cette fois, ce n'était plus pareil. Peu importe comment ça se terminerait ici, ce ne serait plus comme avant. Cinq mille ans de guerres cordiales balayés. « Ne m'oblige pas à te défier en public... M'oblige pas à briser les règles que tu as érigées et que tu défends comme un gamin protège son goûter. Tu le regretterais. » Il n'oblige rien. C'était peut-être là la fin qui leur était réservée. La dernière valse du couple avant que le rideau ne tombe. Le bal a duré cinq millénaires, à présent il est temps qu'il se termine.

« Ça suffit. Soit tu me le donnes, soit je viens le récupérer moi-même. » Loin des chamailleries qui caractérisaient leur relation éternelle, les mots tombent comme des couperets. La menace qui plane au-dessus du cou de Discorde. Sérieuse. Mortelle.
Il avait sincèrement espéré qu'ils n'en arriverait jamais là. Pour ce qu'elle est. Ce qu'elle était. A présent, il ne souhaite plus que la mettre en charpie. L'envie de se jeter dans le Grand Brasier et d'y rejoindre Discorde pour la réduire en morceaux. Après tout, n'est-il pas pavé de bonnes intentions ? Soigner le Mal par le Mal. Justice sur la tangente, abîmée, retenu par un serment tenu au Commencement.

Et puis, il y a Elle. Tête blonde qui pointe le bout de son nez. Innocence qui fait son apparition dans une situation où elle n'a pas sa place. Car ici, tout n'est plus que souillure. Les orbes bleues qui s'écarquillent en la voyant s'approcher et le teint qui devient livide. Car déjà l'Horreur pose ses serres sur l'Humaine. Comédienne vicieuse, qui joue le rôle de la compagne brisée pour s'accaparer la sympathie de la Blonde. Cela pourrait marcher si la Blonde en question ne le connaissait pas déjà, ne le savait pas incapable de blesser autrui. Un pas d'effectuer en avant, les iris sombres ancrés sur la Garce. « Partez. » L'ordre qui tonne, pour l'Humaine. Vouvoiement de circonstance, comédie mise en place pour ne pas dévoiler la sympathie que la Justice éprouve pour l'Egarée.
« Laisse la, Malphas. »

Atmosphère qui se charge d'électricité, alors que Michaël se rapproche encore un peu. La mascarade divine d'oubliée, celle qui interdit de se révéler à l'Humanité. Qu'importe de transgresser les règles, qu'importe la Chute, s'il les sauvait.

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Sujet: Re: The Master Piece - Pascaline/Garance/Ezra/Maddox Sam 16 Juin - 14:54 ()
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Pourquoi se parlaient de cette façon ? Que se passait-il ? Je l'ignorais grandement, alors je me rapprochais, car je voulais comprendre ce qui n'allait pas, parce que mon âme avait envie de l'aider lui, alors que peut être, pour une fois, j'aurais dû m'abstenir, j'aurais dû passer mon chemin, pour aller ailleurs, faire comme si je ne l'avais pas vu, comme s'il n'avait jamais été là. Mais ce n'était pas possible pour moi, car si je vois un ami en détresse, je ne peux m'empêcher de venir l'aider, même si cela est un risque, celui de me mettre en péril. Pourtant, j'avance, vers eux, pour tenter d'apaiser les tensions explicites qu'il y a entre eux deux. Et la jeune femme semble ne pas se sentir bien, comme si Ezra allait lui faire du mal, comme si en public, il allait agir contre elle, chose que je ne comprends pas, pas vraiment. Il n'est pas du genre à agir de la sorte, il n'est pas du genre à faire cela, encore plus en public, mais le piège se referme déjà sans que je ne puisse l'apercevoir, trop naïve, trop innocente pour deux être résolument différents. Elle joue parfaitement la comédie, et le doute se fait presque présent dans mon esprit, même si je le connais assez bien pour savoir qu'il ne ferait vraiment pas ça. Mais peut être qu'il ne m'a simplement jamais montré la totale étendue de sa palette d'action, peut être qu'il serait capable d'agir de la sorte, peut être ... peut être que je n'ai vu que le bon qu'il y avait en lui comme pour tout un chacun. Puis le doute se dissipe rapidement alors qu'il se met à me vouvoyer, qu'il me dit de partir pendant qu'il en est encore temps, parce que cette blonde n'a rien de bon en elle, Malphas comme il l'appelle me prend en otage, l'étau se resserre indubitablement autour de moi, et je ne comprends pas son avertissement. Or, il est déjà trop tard, je ne peux plus m'en aller, je ne peux plus faire comme s'ils n'étaient pas là, car je le sais, je le sens, ils sont là, moi aussi, mais très bientôt, je ne serais plus de ce monde. Cependant, je tente d'abattre ce qui ressemble déjà à ma dernière carte, celle de la dernière chance, celle du désespoir, celle qui me ferait passer dans une autre dimension.

" Je sais qu'il ne vous fera pas de mal, mais qu'en est-il pour vous ? N'est ce pas le moment de faire la paix pour que tout aille mieux pour tout le monde ? "

Mais sans doute qu'elle s'en fiche, qu'elle ne veut que l'inverse même si je ne le sais pas. Oui, elle ne cherche pas la paix, elle respire dans le sens contraire, elle ne veut que le chaos d'une autre vie. J'aimerais pouvoir m'en aller, mais je ne le peux plus, il est trop tard, mon temps est compté même si je n'en ai aucunement confiance. La vie est bien souvent mal faites, mais parfois, il s'agit simplement d'un mal pour un bien, parfois seulement ...

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Sujet: Re: The Master Piece - Pascaline/Garance/Ezra/Maddox Jeu 21 Juin - 15:22 ()
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« Ça suffit. Soit tu me le donnes, soit je viens le récupérer moi-même. » Les sourcils se froncent, doucement. Il ne peut pas. Ne doit pas. Ce serait la fin. Il le sait, elle le sait. Ils le savent tous les deux... Alors même que l'Histoire a été claire, au travers des millénaires. Ils ne peuvent pas. Exister, comme ça. Sans l'autre. Ça ne se peut pas, ça n'existe pas, un monde où ils ne s'affrontent pas. Justice s'y brûlerait les ailes, s'il achevait de défier Discorde et l'autorisait à déclencher sa fureur... Il aurait des morts sur la conscience, des horreurs dont il devrait répondre... Alors le brasier qui tremble dans le fond de ses prunelles prend des allures de cauchemars... Ce n'est rien de plus que l'Apocalypse qui les attend au bout de cette histoire, et il le sait. Et il devrait l'éviter, au lieu de l'attiser. Il devrait reculer. C'est ton tour, tu te rappelles ? On verra plus tard, pour jouer la belle. « Tu vas y perdre tes ailes, Michaël. Arrête tes conneries... », qu'elle gronde doucement, le regard menaçant, la nuque crispée de rage. Il ne peut pas l'obliger, ni à céder ni à tout foutre en l'air. Tout le respect qu'elle a pour lui l'empêche encore de donner le premier coup mais sa bonne volonté se réduit à chaque seconde. Si elle disparaissait, est-ce qu'il la poursuivrait ? Si elle l'attaquait, est-ce qu'ils y survivraient ?

Et une intruse s'immisce dans une chorégraphie aussi vieille que le monde, presque violente dans son inattendu avec son joli sourire et sa petite tête blonde. La Garce voit Justice flancher sans avoir besoin de le souligner. Tu sais que je vais gagner, pas vrai ? Parce que Michaël n'a jamais su se résoudre à sacrifier, à laisser tomber. Persuadé d'avoir raison en toutes circonstances, l'Archange n'a jamais rien su céder à la providence, s'acharnant en bon petit soldat jusqu'à y écorcher son âme de grand seigneur. Elle sait, Discorde, la moindre de ses faiblesses. Elle sait la tendresse de son cœur, la force débile de ses convictions, la stupidité de ses principes. Elle sait et elle sourit dès que la petite humaine ouvre sa petite bouche et crache ses petites vérités à trois francs six sous.

" Je sais qu'il ne vous fera pas de mal, mais qu'en est-il pour vous ? N'est ce pas le moment de faire la paix pour que tout aille mieux pour tout le monde ? "

Qu'elle est mignonne. Les doigts se resserrent doucement autour du bras de l'Humaine, l'attirent entre eux d'autorité en abandonnant son attitude de biche effarouchée pour sourire d'un air enjoué.

« Laisse la, Malphas.
- Ce n'est pas de ma faute si elle veut participer. »

La réponse fuse, à mesure qu'elle place la petite créature en bouclier, le menton frôlant son épaule. Elle pourrait lui mordre la jugulaire, juste pour l'exemple, la menace ou le spectaculaire. Et Il le sait. Il le devine, la connaît trop bien pour ignorer les horreurs dont elle est capable. « Moi, je ne veux faire de mal à personne... Tu vois, nous avons fait la course et il a perdu, mais il est trop mauvais perdant et il ne veut plus me laisser partir... Il est dingue de moi, tu vois. C'est comme ça... Ca a toujours été comme ça et nous nous connaissons depuis très longtemps, tous les deux... » La Garce plante son regard dans celui de l'Ange, quémandant son attention ou une seconde de bon sens. Ils pourraient faire demi-tour. Ils pourraient tout oublier. Ce ne serait pas si compliqué. « Pour que tout aille bien, aujourd'hui, et même demain... Il faut qu'il me laisse m'en aller. Ce n'est pas compliqué. » Et c'est à lui, qu'elle parle, tandis que sa main relâche le bras de la petite mortelle pour venir se poser sur sa nuque, sans douceur ni brutalité, avec ce qu'il faut de poigne pour qu'elle sache qu'elle y passerait si elle se débattait, avec ce qu'il faut d'assurance pour qu'il devine qu'il ne doit pas tenter sa chance. « Ne m'oblige pas à faire quelque chose que tu ne pourrais pas réparer, Trésor... » Son nez effleure la joue de la petite chose, se perd entre ses mèches à l'odeur vulnérable. Il reculera, elle s'en persuade. Il n'a pas le choix.

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Sujet: Re: The Master Piece - Pascaline/Garance/Ezra/Maddox Lun 27 Aoû - 17:39 ()
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Peut être que j'aurais dû m'abstenir pour ce coup là, peut être bien oui, sûrement même, mais le doigt a été mis dans l'engrenage, et inexorablement, je suis entraînée dans ce manège. Je n'ai absolument rien vu venir. Mais je suis là, pour faire face à mon destin, et peut être plus que ça encore même si je ne m'en doute pas. Une poigne se ferme sur mon bras, plus forte encore, elle devient trop forte pour que je puisse partir. Il est trop tard, comme si des sables mouvants étaient en train de me happer, comme si j'étais en train de déjà me noyer. Pourtant, elle m'a juste pris le bras, mais mon ami en face de moi lui donne l'ordre de déjà me relâcher, car il sait ce qui va se passer, moi pas cependant, mais à son regard, je comprends facilement que pour une fois, j'aurais du partir loin, m'abstenir de venir mettre mon grain de sel sur leur relation ancestrale. Elle a changé de façon de faire, le ton de sa voix n'est plus le même, le jeu a changé, les règles sont biaisées, par ma faute. Mais point de retour en arrière possible, non, je suis prise au piège, Malphas me détient à présent, sa poigne m'interdit de faire quoique ce soit. Alors, elle se met à parler, elle use d'un discours qui ne me plait pas vraiment, que je ne comprends pas pleinement. J'ignore le lien exact qu'il y a entre les deux, mais le lien est clairement fort, il est puissant, si bien qu'il ne veut pas la laisser partir visiblement. Pourquoi ? C'est une question qu'elle est bonne mais j'ignore trop de choses pour ne serais-ce comprendre un quart de ce qu'elle me raconte. Je suis proche de celui qui nous fait face, mais pas assez pour connaître ce secret là, ses secrets, car il semble y avoir plus qu'une chose qui m'est cachée dans cet instant là. Je sens alors la prise autour de mon bras se relâcher, mais aussitôt, elle se fait sur ma nuque, comme si en un claquement de doigt, elle allait me briser. Je suis son bouclier, celle qui ne fera pas agir l'homme en face de moi d'une façon inconsidérée. Mais elle le pousse, elle le pousse dans ses derniers retranchements. Elle use de malice pour faire chavirer son coeur, et le mien aussi par la même occasion. Je sens sa force à travers ma peau. Je ne sais pas quelles sont ses capacités exactes, mais elle semble avoir une force plus grande que la nature, et au vue de ce qu'elle dit, elle doit avoir d'autres atouts dans sa manche pour me faire du mal, pour me tuer peut être, je n'en sais rien, mais l'idée me traverse l'esprit, et une goutte de sueur parcours ma nuque sans que je ne puisse la contrôler. Et elle perle jusqu'à sa main à elle, comme si elle ne sentait pas déjà savoir que j'étais en position de faiblesse. Je suis dans l'attente, et pour une fois, je ne sais pas comment cela va se terminer.

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Sujet: Re: The Master Piece - Pascaline/Garance/Ezra/Maddox Sam 29 Sep - 21:19 ()
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Il n'a pas le choix, se répète-t-elle, les prunelles en poignard aux siennes. Et l'Ange lui tient tête, les mâchoires serrées, l'air résolu. Un peu fou, un peu perdu, l'égo au bord des lèvres, incapable de baisser le museau ou de reculer, de prendre une décision raisonnable. Des millénaires durant, Ordre et Discorde ont réussi à cohabiter, à s'élever, conscients de leur complémentarité au delà de ce qui les a toujours opposés... Des millénaires durant, les victoires ont succédé aux échecs, dans une binarité implacable. Ton tour, chéri. Il fallait qu'il se rappelle, qu'il comprenne. Entre les doigts secs de la démone, la petite créature humaine semble haleter, le souffle court, absent, en proie à une fuite affolante quand elle est coincée entre eux, soumise aux chamailleries ancestrales de deux allégories que le monde a toujours subies. Incapable d'échapper à ce destin incertain qui est le sien... Et à la voir aussi impuissante, Discorde se rappelle comme la vie peut-être compliquée pour les petites bêtes les plus faibles. Le bas de la chaîne alimentaire ressemble de loin à l'Enfer. « Tu ne voudrais pas qu'il lui arrive quelque chose, je me trompe ? » elle murmure dans un sourire, la gueule tournée vers sa proie, les lèvres moqueuses. « Regarde comme elle est mignonne... En plus elle croit que tu es son ami... C'est amusant, tu ne trouves pas ? » Lui n'a pas l'air de trouver la situation aussi hilarante que son éternelle empêcheuse de tourner en rond. Fais pas le con.

Et dans l'univers qui est le leur, le choix des bonnes et des mauvaises idées est toujours plus délicat qu'il n'y paraît. Il hésite, l'Ange, il se déchire. La laisser partir et prendre le risque que sa petite protégée paye les pots cassés. Ou l'affronter et manquer de briser le fragile équilibre qu'ils ont établi entre eux. Investi de sa mission céleste, il se persuade qu'il doit choisir pour deux. Les muscles se contractent, sous le regard de l'adversaire infernale qui comprend trop tard qu'il n'entend pas perdre cette manche de l'histoire. « Espèce de dé... » L'injonction crève avec l'urgence, alors que l'Ange lève le bras, s'arme de courage et de la pire idée de la journée. L'attaque est fulgurante, portée pour blesser ou tuer... Et la réponse est naturelle. Sans hésiter une seconde, Malphas resserre son emprise sur la nuque humaine et utilise la petite silhouette comme bouclier. Il frappe, avant d'avoir pu se raviser, et son outrage résonne dans le fond de l'air dans un bruit de côte brisée et l'odeur métallique du sang qui se met à couler. « … Débile ! Espèce de débile ! » elle crache, dévisageant sa gueule hallucinée, son air horrifié. Il y a des accusations dans son regard tandis qu'elle ne lâche pas sa prise sur l'humaine agonisante. Il murmure des prières et des reproches, ravagé. « Oh non. N'essaye même pas de m'accuser ! Je n'avais même pas prévu de la buter ! C'est de ta faute ! Ta faute, tu m'entends ?! » Et il se penche vers sa victime, caresse son visage, à mesure que Malphas daigne la déposer au sol, avec plus ou moins de délicatesse, les traits fermés. Contrariés. « Je suis un putain de démon, à quoi tu t'attendais hein ? Tu pensais que j'allais l'éloigner pour prendre le coup gracieusement ? Emplumé de mes deux. » Dans un lieu publique, une victime innocente. Et ce n'est pas l'hémoglobine de la jolie blonde qui la dérange, pas davantage que sa respiration sifflante ou la douleur qui transpire de son visage. Non. C'est la promesse d'un équilibre rompu et du début d'une guerre dont elle n'a pas voulu. « T'es vraiment trop con. Arrête de chialer, bordel. » Il marmonne. Il va perdre ses ailes, qu'il dit, les prunelles en gouffre sans fond, le nom de dieu dans chacune de ses prières insensées. « Quand je pense que t'as voulu me tuer... C'est pas la gratitude qui t'étouffe, ma parole. » Le ton est amer, désabusé. Elle n'aurait jamais pensé qu'il oserait, s'en prendre à elle, tenter de l'achever. Il n'avait jamais essayé. Jamais osé. Parce qu'ils étaient ainsi. « Tu vas m'obliger à réparer tes conneries, en plus... » Il n'y a pas l'ombre d'une compassion sur son visage de poupée, tandis qu'elle soupire et se redresse, après avoir fermé les yeux de la demoiselle. Au moins l'un d'entre eux aurait droit au repos éternel. Et Malphas se brûle la gueule à prier, un archange qu'elle aurait préféré ne pas appeler. « Allez, Absolem, ne te fais pas désirer... »

Et elle tourne, en rond, un peu. Ramasse la carcasse tremblante de l'ange abîmé, l'oblige à se relever, l'emprise ferme sur son bras assassin. L'autre arrive dans un bruissement d'ailes, prévisible. Magnifique, jusque dans l'étincelle blasée qui illumine le fond de son regard. C'est qu'il a l'air contrarié d'avoir été dérangé, plus encore par une prière formulée par des lèvres hérétiques. « Ne me regarde pas comme ça, ce n'est presque pas de ma faute pour une fois. » Elle lève les yeux au ciel, la blonde, s'allumant une cigarette, vaguement outrée. « Je n'ai fait que me protéger. Personne ne peut me le reprocher. » Personne. Elle dévisage le cadavre encore chaud, s'imaginant une seconde qu'elle aurait pu être à sa place, qu'aucun d'entre eux ne l'aurait pleurée. Que l'Ange brisé l'aurait très certainement abandonnée à son triste sort sans trop hésiter, dénué de toute culpabilité. « Je propose de vous laisser gérer. On a qu'à dire que je ne prendrai pas offense du fait qu'on vient d'essayer de me buter et que vous tâcherez de ne pas me reprocher ce déplorable incident. » Avalant une longue bouffée de nicotine, la blonde contemple le sang qui a imbibé le bout de ses doigts. « Sérieux, vraiment pas sympa, Michaël. » conclut-elle, le regard sombre, avant de saluer Ordre et Destin d'un vague signe de la main et de disparaître sans demander son reste.

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@Pascaline E. Sabot @Maddox Cartier je vous laisse terminer What a Face

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Connasse
- La méchanceté d'un homme fait de lui un démon, la méchanceté d'une femme fait d'elle un enfer.

ABSENTE JUSQU'AU 01 DÉCEMBRE 2018 (bisous )
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the mighty bush : résurrection d'âme. général des légions angéliques, il est de ceux qui proposent le choix aux humains en mort imminente, qui remplit les rangs de la Cité d'Argent. Il profite de l'instant pour choisir ses anges ; les siens, qu'il appelle les Gardiens. Il recueille les âmes des mortels en expérience de mort imminente et leur propose un choix : mourir, ou se réincarner en ange. C'est un nettoyeur d'âme, un recruteur.

nécromancie. les morts le hantent. Il ignore d'où provient ce pouvoir, il ne l'a jamais possédé, et ignore encore moins comment l'utiliser - les souvenirs des autres, il ne les possède que par pur accident. Peut-être est-ce une punition pour tout ceux qu'il a sacrifié au nom de ses desseins humanitaires, peut-être est-ce une justice, un bon vieux retour de karma. Dieu n'est pas là pour lui répondre.
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Anges

Sujet: Re: The Master Piece - Pascaline/Garance/Ezra/Maddox Ven 12 Oct - 18:49 ()

Une étoile s’est éteinte.

Des gens meurent tous les jours. Par sa faute, par la faute de Mort ; par la faute de l’Homme. Il y a celles prévues : planifiées,  orchestrées, planifiées. Celles qui sont utiles, celles qui sont nécessaires, celles qui n’ont pas le choix d’être. Et puis, il y a les autres. Le grain de sable dans les rouages bien huilés. Les couacs. La peau de banane sur le trottoir. Le truc à la con qui fout tout en l’air. Celles-là, Destin les détestaient. Parce que ça signifiait que quelque chose lui avait échappé. Que quelque chose s’était mal déroulé. Qu’il y avait eu une faille, quelque part, dans son grand dessein. Et alors, que ce soit lui le responsable ou non, c’était toujours lui qui réparait les pots cassés. Et il n’avait pas que ça à faire.

Sauf depuis leur incarnation.

La mort lui fait comme une décharge au fond du ventre, là où tout son centre émotionnel semble s’être réuni. Il en expire l’air de ses poumons, comme s’il avait pris un coup de poing dans l’estomac, comme ça lui arrive bien trop souvent, assez pour qu’il se souvienne précisément quel effet ça lui fait. Il se fige. La bouteille n’est qu’à quelques centimètres du rebord du verre, pas assez penchée pour laisser s’écouler le whisky qu’elle contient. Le coup le ramena à la réalité. Il observa sa main, la bouteille, le verre, reposa le tout et se passa une main lasse dans ses cheveux ébouriffés. Qu’est-ce que tu fais, bon sang. C’est de pire en pire. Il ne compte plus les morts inutiles qu’il ressent au plus profond de son être, qui le heurtent et lui rappellent combien il est faillible, combien il est inutile dans ce cocon d’humanité. Combien il est impuissant. Et il y a eu ces deux milles quatre cents âmes, qui l’ont laissé au fond de son lit, incapable d’en sortir, pendant deux jours.

L’alcool est une erreur. Mais c’est tout ce qu’il a trouvé.

Il a fait une promesse, pourtant.

Il observe par les baies vitrées le jour s’éteindre sur les toits de Paris. Il est rentré de son travail il n’y a qu’un quart d’heure, mais dans un tel état second qu’il ne se souvient même pas l’avoir quitté, avoir pris le chemin du retour et inséré la clé dans la serrure de son appartement. Tout lui semble si… irréel. Le temps n’a plus d’emprise sur lui, depuis le suicide collectif. Pendant Dare or Die, au moins, les morts inutiles étaient espacées… Le choc, trop intense à encaisser. Et là, encore un. Dans une paix toute relative. Il se demande vaguement ce qu’il s’est passé, si la personne a souffert, si elle sera accueillie, Là-haut, ou si le Tréfonds lui a déjà réservé une place. Lui ne sera pas là pour le voir…

Absolem.

Il tressaille. Oh, non. La coïncidence est trop grosse pour n’être due qu’au hasard ; et Absolem n’y croit pas, au hasard. Le hasard, c’est ce qu’il a inventé pour déculpabiliser l’humanité – et peut-être un peu lui-même, sans jamais réussir à se convaincre, d’ailleurs. Elle répète encore une fois son nom, et il résonne dans sa tête comme sous les voûtes d’une cathédrale. Il se pince l’arête du nez, grimace. Pas toi. Il reconnaîtrait sa voix entre milles. Et il sait que si elle l’invoque, c’est qu’elle n’a pas le choix. La seconde suivante, il disparaît dans un bruissement d’ailes.

La garce darde son regard sur lui dès qu’il apparaît au beau milieu des jardins de Versailles. La prunelle sombre, il lui renvoie sa politesse d’un œil blasé ; il n’a même pas la foi d’être énervé. « Ne me regarde pas comme ça, ce n'est presque pas de ma faute pour une fois. » Il balaie la scène d’un coup d’œil rapide, se demandera plus tard ce que fait Michael dans cette histoire, et arrête son analyse sur la jeune femme étendue sur le sol, entre eux, se vidant de son sang. Elle n’est pas encore morte, mais va l’être ; il n’a pas besoin d’être médecin pour le savoir. Son étoile est morte avant même qu’elle rende son dernier souffle. Il ne lui reste que quelques secondes. Réparer les pots cassés.

Il n’entend pas les autres paroles acerbes de Malphas. Il s’agenouille près du corps, glisse la main sous la nuque de la jeune femme et l’observe jusqu’au fond de l’âme. Pascaline. Si jeune. Il lit son histoire en un clin d’œil, sans avoir recours à sa malédiction : ça, c’est son véritable don. Celui de trouver les méritants et d’ignorer les autres. Envahi de son être, il sait.

« Je suis Absolem, archange du Destin. » Il voit les prunelles de la jeune femme se fixer sur lui, avec difficultés ; il ne lui reste plus beaucoup de temps. « Je suis désolé, Pascaline. Tu meurs. » Il décale une mèche de cheveu poisseuse du visage de l’humaine. « J’ai cependant un choix à te proposer. Tu peux choisir de rejoindre le Séjour éternel, ou rejoindre la Cité d’argent. Devenir l’une des nôtres. Devenir un ange. Aider l’humanité, l’accompagner, la guider, la guérir. De ton vivant, c’était ta vocation. Voudrais-tu la continuer dans ta mort ? »

Il a une voix douce, posée. Sa façon de parler efface toute gravité dans ses propos, jusqu’à rendre la mort même comme un apaisement, un passage, un rendez-vous chez un médecin. Il ne sourit pourtant pas. Il ne détourne pas son regard de celui de l'âme de Pascaline, effrayée, et là, dans ses dernières secondes, attend.

Il n’y a rien qui existe autour de lui, sinon eux ; que Malphas soit partie, les laissant seul dans ces jardins désertés, il ne l’a même pas remarqué.

@Pascaline E. Sabot

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Sujet: Re: The Master Piece - Pascaline/Garance/Ezra/Maddox Dim 4 Nov - 16:06 ()
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Je ne sais pas comment cela va se terminer, et je commence à avoir peur, peur qu'il m'arrive quelques choses de sérieux et que je ne m'en relève pas, jamais. Pourquoi est ce que je ressens cela en moi ? Parce que rarement, j'ai été menacée de la sorte, cela n'a jamais été aussi sérieux contre ma personne. D'habitude, il y a du monde autour de moi, mais là, il n'y a personne qui semble se soucier de ce qui se passe, comme si c'était normal, comme si nous étions dans une bulle et que nous étions invisibles au monde environnant. Et les menaces sont plus réelles, car la blonde me murmure à l'oreille que quelques choses va m'arriver, et que seul celui qui nous fait fasse pourrait renverser la tendance. Elle instille le doute dans mon esprit en me faisant croire que peut être celui qui me fait face n'est pas réellement mon ami. Et le doute s'installe car je ne sais absolument pas quelle pièce se déroule devant mes yeux. Je ne le sais pas, et je ne le saurais pas tout de suite. Je ne trouve pas la situation très amusante, ni très drôle par rapport à elle, car je la subis bien plus que je ne peux l'endurer, alors les secondes se délitent, et deviennent des minutes, des heures même. Je ne suis là que depuis quelques instants, mais jamais je ne me suis sentie aussi menacée. Je commence à avoir peur pour ma vie, peur ne pas voir les minutes suivantes. Alors irrémédiablement, je repense à ceux que j'ai pu croiser, ma mémoire infaillible aidant à me remémorer tout cela. Mais les gestes, et les paroles des deux autres me troublent. Et celui qui se trouve en face de moi agit, et me transperce de part en part, me laissant là, agonisante dans les bras de l'autres. Mon regard se fait inquisiteur, accusateur. Pourquoi a-t-il fait ça ? Pourquoi ? Elle ne voulait pas me tuer, juste me faire peur. Mais peut être que c'est elle qui a forcé à faire agir le blond contre ma personne. Je n'ai été qu'un pauvre bouclier, alors je revois ma vie défilée devant moi, alors que je regarde la plaie béante d'où s'échappe mon sang. Je n'ai pas la force de regarder autour de nous si les gens fuient ou quoique ce soit d'autres. S'en est fini de moi, je sens mon souffle devenir de plus en plus courts, je sens mes forces m'abandonner de plus en plus dans les bras de l'autres. Je n'ai pas méritée cette fin, personne ne devrait finir comme ça, personne. Mais c'est ainsi, ce sont toujours les meilleurs qui partent les premiers, ce sont toujours eux qui s'en vont avant les autres parce que ce monde est injuste, ce monde est mauvais, et j'en paie les pots cassés. Mes rêves sont brisés, jamais plus je ne pourrais fonder de famille, être enceinte après avoir trouvé l'homme parfait pour élevé mes enfants. Je ne le pourrais jamais, au fond de moi, cette humanité est brisée, arrachée, et plus jamais je ne pourrais la retrouver. Et mon corps s'échappe au sol, car la blonde m'a finalement lâchée. Je ne sais plus ce qu'ils peuvent se dire, mon ouïe se détériore déjà, mes sens se troublent alors que mon ami se penche sur moi, d'un air désolé, mais le mal est fait. Plus rien ne pourrait me sauver, plus rien, je suis finie. Là-haut au Paradis, je ne pourrais même pas dire que je suis morte en ayant de sauver des vies, je ne pourrais que leur dire que je suis morte à cause d'une dispute entre deux personnes, l'une était mon amie, l'autre, je ne la connaissais pas. Et finalement mon souffle s'éteint sans que je ne m'en rende compte, la vie m'ayant quitté pour de bon.

Du moins, c'était ce que je pensais, jusqu'à ce que des bras masculins me prennent et me ramassent du sol. J'ai encore une petite once de vie en moi et j'ouvre les yeux pour l'écouter de façon presque religieuse. Il me demande si je veux devenir un ange. Je ne saurais dire si je suis en train de rêver ou non.

" Oui, je le veux. "

Cela sonne comme une réponse à une demande en mariage, mais si j'ai cette opportunité, alors il me faut pleinement la saisir. Je ne sais pas ce qui va se passer ensuite mais je ne veux pas abandonner le sort de l'humanité, je dois essayé de sauver le monde, de sauver ce que je pourrais sauver.


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Sujet: Re: The Master Piece - Pascaline/Garance/Ezra/Maddox ()
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