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 à nos amours passés | aymeric
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julius caesar : cranberry.
legends never die : démon du génie incompris et des fausses bonnes idées, prêtresse des solutions faciles et apôtre de la vérité qu'on ne veut pas entendre. lieutenant de discorde, ombre de malphas.
the mighty bush : Souffle de curiosité, ou plus couramment appelé curiosité mal placée. Pouvoir passif, il transforme son porteur en émetteur d’ondes poussant autrui à s’intéresser à tout et n’importe quoi, jusqu’à plein assouvissement de sa curiosité. La puissance du pouvoir dépend tout à la fois de son porteur – un émetteur timoré n’aura qu’une influence superficielle sur ceux qui l’entourent, au contraire d’une personne débordant de confiance en elle – et de l’exposition – plus une personne est exposée, plus la curiosité est intense. Les deux combinés peuvent créer de véritables obsessions… Dommage collatéral, ce souffle désinhibe : peu importe que les valeurs et les principes moraux soient implantés, gravés dans l’esprit de la victime, au bout d’un moment, ils céderont, tout simplement ; à moins d’être soustrait à temps de cette terrible influence.

Bien évidemment, Briffaut possède un souffle de curiosité naturellement puissant ; déjà en tant que démon, ensuite en tant que femme accomplie et particulièrement confiante. Peut-être même un peu trop, mais ça, c’est un autre sujet. Elle ne maîtrise pas son pouvoir, car passif, mais elle adore voir les autres y succomber : elle-même particulièrement curieuse, trouver des partenaires de jeu dans les recherches les plus improbables, voire carrément dangereuses, est une source inépuisable de distraction. Et elle adore voir ce que la curiosité mal placée peut provoquer en plein milieu d’un dîner de famille…
Allegeance : Lucifer, par instinct de survie ; Briffaut n’a pas grande opinion de son seigneur sinon qu’il est justement son seigneur, et que si elle veut conserver un minimum de liberté – et d’intégrité physique, elle n’est pas une grande adepte de la douleur –, il lui faut se plier à ses quatre volontés. En soi, cette philosophie ne lui est pas très difficile : collectionneuse, elle adore récolter les âmes des êtres humains et les exhibe comme de véritables trophées. De fait, ce qui est sa passion est, finalement, sa mission, donc tout va bien dans le meilleur des mondes. En vérité cependant, elle n'accorde sa loyauté et sa fidélité qu'à Garance, qu'elle suivrait jusqu'aux portes du paradis - enfin, si elle insiste. Si elle insiste vraiment. Genre, vraiment vraiment.
these streets : Tout, sauf ce petit quelque chose, ce petit truc qui l'emmerde un peu beaucoup, ce petit pressentiment qui lui colle au cul comme un vieux chewing-gum.
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Démons

Sujet: à nos amours passés | aymeric Jeu 14 Juin - 19:02 ()
Elle est d’une telle humeur qu’elle ne fait pas honte à sa réputation d’idiote du village.

Son sourire illumine son visage alors qu’elle traverse la rue d’un pas léger, un peu sautillant, qui fait virevolter autour de ses genoux sa jupe noire à volants. Il n’y a pas grand-monde, dans ces rues, et leur réputation les rendent infréquentables ; d’extérieur, une jeune femme au pied dansant et à l’allure si joliment mise détonne dans un tel décor mal famé. Le démon, lui, s’amuse de son allure de jeune première frivole inconsciente du danger, alors qu’elle rejoint nonchalamment le théâtre de l’Odéon.

Dire qu’elle ne l’a pas cherché serait un péché, même pour un démon. Elle connaît par cœur chaque endroit qu’il a l’habitude de fréquenter et a deviné ceux dont il ne parle pas ; de leur relation, elle a sans doute eu toutes les informations utiles pour une recherche à l’aveugle dans une ville aussi grande que Paris. Bien évidemment, elle aurait pu le suivre ; mais elle juge une telle méthode indigne d’elle. Briffaut aime le challenge. Elle aime les défis, et plus encore les accomplir haut la main ; comme ce jour-là, où elle le distingue, parmi les souvenirs d’un Paris d’antan.

Elle enlève ses escarpins avant qu’ils n’aient le temps de résonner entre les quatre murs blessés de l’endroit. Pieds nus, elle s’avance doucement vers lui, le nez en l’air, observant l’intérieur du théâtre dans lequel elle n’avait jamais mis les pieds auparavant. Tout ce qu’elle a pu apprendre sur les révolutionnaires lui a toujours été conté de leurs bouches, de ceux qu’elle a séduits, d’une façon ou d’une autre, qu’elle a manipulé, qu’elle a entraîné sur le terrain de la confiance. Bien sûr, chacun des révolutionnaires qu’elle a fréquentés a toujours parlé à demi-mots, mais ces demi-mots lui suffisent, car Briffaut est un limier aux talents perfectionnés par les siècles. Hanter est une seconde nature.

Le Grand Départ. Des coupures de journaux rassemblés sur un même tableau, traitant de ce phénomène inexpliqué ; les témoignages larmoyants, le désespoir fatigant, la catatonie déprimante exposés là, comme des poings levés contre le cruel tour du destin ou de quelque puissance de l’univers qui leur en voudrait tout particulièrement. Elle s’arrête devant un encart faisant état de la disparition de l’héritier de la famille Cartier, et songe à toutes ces apprenties héritières qu’un tel évènement a dû chambouler. Elle, par exemple, aurait sans doute fait comprendre au reste du monde sa profonde affliction de voir son plan d’avenir compromis à un si jeune âge. Elle sourit à cette idée. L’héritier, elle sait qu’il est revenu d’entre les morts, et sait également qu’il n’est pas habité par un démon. Quant à savoir qui, des anges ou des dieux, ont récupéré l’homme aux diamants, elle ne l’avait pas encore découvert.

Une petite enquête qui l’amusera sans doute, une fois que les plus grosses auront été résolues.

Aujourd’hui, elle n’est cependant pas là pour ça. Elle passe devant les autres tableaux fixés à des grilles de chantier et contemple la collection d’objets et de photos de la vieille Paris, celle qui nourrissait encore de l’innocence et de l’espoir pour le reste du monde, qui collait des cœurs sur ses cartes postales et accueillait une débauche de luxe et de vanité à nulle autre pareil. Elle voit le bâtiment d’Yves Saint-Laurent, et imagine Garance, derrière la baie vitrée de son bureau, dardant sur ce monde son œil nouveau de Reine des Enfers. Elle n’en sourit que davantage.

Les mains dans le dos, elle s’approche encore progressivement de lui. il ne l’a pas encore entendu ; de toute évidence, Briffaut est parvenue à contrôler le corps de Célestine suffisamment bien sur ce plan d’existence pour être discrète, même dans un tel environnement. Elle s’arrête juste derrière lui, dans son dos. Il est grand, une tête de plus qu’elle, et ses larges épaules, elle se souvient de la façon qu’elle avait de s’y accrocher. Ce torse, qu’elle devinait, sur lequel elle avait aimé dormir, sa tête posée là, tout contre son cœur ; ses bras, qui l’encerclaient parfois avec une force qui ne lui avait pas déplu. Elle s’y était sentie si bien, comme dans un cocon, presque en sécurité. Son sourire, rare, qu’elle adorait provoquer, parce qu’elle y parvenait enfin, et que c’était sa récompense, parce qu’elle le trouvait beau, si beau. Ses prunelles sombres et torturées dont elle imaginait les tourments et qu’elle caressait de doux mots, quand ils étaient bien trop tempétueux. Elle connaît par cœur les tatouages qui assombrissent sa peau, et pourrait les redessiner, là, comme ça, de mémoire.

Lui, elle l’avait séduit ; mais plus encore, elle l’avait aimé. Et elle l’aime encore, à sa façon ; parce qu’elle n’a pas mis fin à leur relation, parce que lui, l’avait fait. Elle l’avait accepté, en apparence, et un peu dans le principe aussi, parce qu’il était vrai que leur relation avait commencé à l’ennuyer un peu, mais elle n’avait pas été prête à ça. Prête à se faire larguer. Son ego en avait pris un coup. Et la démone n’était pas vraiment familière de ce genre de coup.

Elle l’avait laissé en paix, parce qu’elle avait eu d’autres chats à fouetter. Mais aujourd’hui, elle avait envie d’autre chose. De penser à autre chose qu’à une disparition, des anges énervés, une nouvelle Reine à la Cité de Dis et des dieux bannis de retour pour leur jouer un mauvais tour.

« Chaton ! » C’avait été le surnom qu’elle lui avait donné. Il n’a pas le temps de se retourner qu’elle se hisse sur la pointe des pieds, glisse ses bras le long de ses côtes et pose sa tête dans le creux de son épaule. « Je savais que je te trouverais là. »

@Aymeric G. Strauss
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