boom bitch
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Un accident d'avion, un trésor piégé et un équilibre mis à mal par l'arrivée de nouvelles forces dans le jeu d'ombres...
Voilà ce qui vous attend dans la nouvelle intrigue.
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Parfois, on a juste envie d'inaugurer un bâtiment tranquille. Malheureusement, on a souvent des invités surprise....
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 Stuck in an elevator | Eric
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the mighty bush : - Il arrive à toucher son nez avec le bout de sa langue.
- Il sait loucher (plus qu'un pouvoir, un don tombé du ciel).
- Il est capable de faire tenir une cuillère sur son nez.
- Il a un talent particulier pour sur-protéger sa soeur.
weapon : Semi-automatique avec balles bénites. Il le cache à son mollet quand il part en mission / Arc pliant. Toujours sur lui, il est caché dans un double fond dans son sac-à-dos / La Kunée qui rend invisible son porteur est sagement rangée dans son appartement / Fioles d'eau bénite toujours sur lui, cachées dans son sac-à-dos.
Allegeance : Loyal envers templiers – Il a très tôt compris qu'il serait un templier. L'idée de leur être déloyal ne lui est jamais passé par la tête. Il y a plusieurs raisons à cela : 1/ il risquerait de mourir 2/ c'est toujours mieux que de ne rien faire 3/ il avait besoin d'un passe-temps. Il connaît l'importance du rôle des templiers. C'est pourquoi il se tient toujours à leurs côtés, prêt à aider.
these streets : Il en sait beaucoup trop pour feindre l'ignorance. En fait, il connaît les vraies raisons de la plupart des derniers événements. Le crash de l'avion, la famine... Parfois, il est convaincu que l'ignorance est la meilleure chose qui puisse arriver aux humains. Ils paniqueraient davantage. Alors, il veille à couvrir les traces surnaturelles autant dans la vie que dans ses articles.
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Sujet: Stuck in an elevator | Eric Lun 25 Juin - 21:43 ()

 
stuck in an elevator
Elle fait mal. Elle vrille. Elle pince. Elle pique. Elle appelle la pitié. Elle appelle les supplications. Oui, elle fait mal. On la vit tous. Plusieurs fois dans sa vie. Sans pitié. Toujours aussi féroce. Toujours aussi douloureuse. Toujours aussi intraitable. Elle ne fait pas dans le racisme. Elle ne fait pas dans le sexisme. Non, elle n’épargne personne. Elle a ses petits préférés, cela dit. Ceux qui sont les plus faibles. Ceux qui sont sans défense. Ceux qui ne peuvent pas lutter. Oui, elle a ses préférés. Malheureusement, ils s’habituent. Ils oublient. Ils font avec. Ils ne ressentent plus les douleurs. Et puis, il y a les autres. Ceux qui sont moins habitués. Ceux qui sont parfois oubliés. Ceux qui ont les armes pour se défendre. Ceux qui ont plus de chance. Ceux qui oublient et qui souffrent doublement quand elle vient. Quand elle se rappelle leur existence. Quand elle se rappelle à leur existence. Quand elle leur saute dessus, les agrippe, les étrangle, les écrase, les colle. Elle ne les lâche pas. Pas avant qu’ils aient cédé. Pas avant. Elle donne la nausée. Elle provoque des grondements. Elle ne laisse pas indifférent. Comment le pourrait-elle ? Elle est tellement cruelle. Et Noah est sous son emprise. Il est coincé avec elle. C’est un combat mortel. Un seul survivra. Il compte bien être celui qui vivra encore longtemps. Très longtemps. Alors, il se bat. Il essaye. Il tente tout et n’importe quoi. Il lutte contre les douleurs. Il la repousse. Il l’ignore. Il la trompe. Il l’esquive. Il tente de l’oppresser. Mais rien n’y fait. Il est faible face à elle. Il est inoffensif dans la douleur. Entraîné pendant des années à se battre contre des forces supérieures. Mais incapable de combattre une force si… humaine. Quelle horreur. Il va mourir. Il en est persuadé. Il en est sûr. C’est la fin. Il le sent. Ca le dévore. Ca le vide de son énergie. Il va s’évanouir. Il va s’effondrer. Il doit prévenir. Quelqu’un. Sa soeur. Cora. Lui dire qu’il lui lègue ses affaires. Lui dire qu’il l’aime. Lui dire que… attendez, un grognement résonne dans tout l’open-space.

Faim. Il a faim. Ce con. Tout un paragraphe pour de la faim. Va remplir ce foutu estomac, Noah et arrête de faire ta drama queen ! Il pousse un soupir. Venu du fin fond du monde. Un soupir misérable. Un soupir désespéré. Un soupir de tristesse. Oui, véritable tristesse que de sentir son ventre vide. Se contracter sur lui-même. “[color:5252=#indianred]Tu vas me faire plaisir d’aller manger. Tu nous empêches de bosser avec tes gargouillements. Y a un grec qui a ouvert juste à côté. Donc, t’y vas tout de suite.” Regard outré vers son collègue. Comme ose-t-il ? Le foutre à la porte ? Prétendre que son estomac fait du bruit ? Supposer qu’il dérange tout le monde ? Scandaleux ! Comme pour lui répondre, son estomac se contracte et se met à grogner. Sévèrement. Bruyamment. Le son semble se répercuter un peu partout dans les locaux. Un grognement. C’est un grognement. Digne d’une bête féroce. Digne d’une créature imaginaire. Un monstre. Il a un monstre dans son corps. Faites le sortir de là ! Il va le bouffer de l’intérieur. Il va le dévorer tout cru. AU SECOURS. Trois têtes se lèvent pour voir d’où vient ce bruit atroce. Okay. Bon, peut-être qu’il a un peu faim et qu’il dérange un peu ses collègues. Son voisin lui adresse un regard empli de jugement. OKAY C’EST BON. Il a l’impression d’être une sorcière chassée par ses voisins. Il lève les mains en signe de reddition. Fesses levées de sa chaise. Affaires rassemblées. Le voilà dehors, à humer le fabuleux air pollué de Paris. Mais l’air, ça ne vous remplit pas un ventre vide.

Il se dirige donc vers ledit grec. Il n’a pas ses habitudes dans ce genre de restaurants. Trop… exotiques. Mais il n’est pas vraiment en position de négocier. Sinon, le monstre dans son ventre va l’ouvrir de l’intérieur et sortir. Il sera alors lâché sur Paris, prêt à dévorer n’importe qui. On va éviter. Le restaurant est situé en-haut d’un centre commercial. Un truc assez moderne. Avec grandes baies vitrées et compagnie. Un truc qui se veut moderne, alors que ce n’est que du grec. Pour casser l’image, sûrement. Noah s’en fout tant que c’est comestible. A ce stade, il ne fait plus de manières. Il avale. Il avale. Il avale. Il mâche, un peu. Il avale. Il avale. Les portes du centre commercial s’ouvrent, reconnaissant sûrement sa splendeur et son charisme. A moins qu’elles aient simplement capté une présence. On peut imaginer n’importe quoi puisqu’elles ne parlent pas. Venez, on leur donne même un prénom. Brigitte pour la porte de gauche et Emmanuel pour la porte de droite ! Il hésite un instant. Ascenseur ou escalator ? Est-ce qu’il a l’énergie de marcher et de monter des marches ? Est-ce qu’il ne risque pas de s’évanouir à cause d’une hypoglycémie imaginaire ? Un risque qu’il n’est pas prêt à prendre. Alors, il prend l’ascenseur. Il s’y engouffre. Tout seul. Yeeeeaaaaah. Trop cool ! VICTOIRE. Non mais avouez, c’est chiant de se socialiser, de sentir les parfums/odeurs de pieds/odeurs de transpiration des uns et des autres. Là, au moins, il peut s’allonger tranquillement si il en a envie. Ouais non, personne ne s’allonge dans un ascenseur. A moins d’être fou. Noah, fou ? Nope ! Sauf que cinq secondes après sa victoire, quelqu’un le rejoint. Et pas n’importe quel quelqu’un. Un colosse. Noah lui jette un regard perplexe. Attendez, l’ascenseur va-t-il pouvoir se soulever avec ce mec dedans ? Il doit peser… facile cent kilos. Avec tous ses muscles.

Mais l’ascenseur referme ses portes (Jacquie et Michel, les portes). Et il se met à défier les lois de la pesanteur. Pas pour très longtemps. Ils ont franchi deux étages que l'appareil s’arrête. Tout simplement. Sans un bruit pour les prévenir. Sans un petit message. Non, rien. Les portes n’ont pas dû apprécier les prénoms. Ca va repartir, n’est-ce pas ? Bien sûr que ça va repartir. “J’ai toujours rêvé de rester coincé dans un ascenseur.” Il esquisse un sourire. Blague. C’est une blague. Ce n’est jamais agréable. Enfin, ça dépend les circonstances. Dans les films, il y a toujours un couple pour arrêter l’ascenseur et se sauter dessus. Il lance un regard suspicieux en direction de l’inconnu. Vous croyez que… ? NAAAAAAAH. Mais quand même, Noah n’est pas très très rassuré. Ce serait bien que l’ascenseur se remette en marche. Allez. Un effort. Allez, il faut tous motiver l’ascenseur à se remettre en marche. A trois, on dit “Allez ascenseur”. Oui, je vous faire faire n’importe quoi. Et alors ? Un. Deux. Trois. ALLEZ ASCENSEUR.... Rien. Vous ne l’avez pas dit assez fort. Sérieux ! Vous abusez. Noah est maintenant coincé avec un colosse qui va potentiellement l’embrasser dans les cinq secondes qui suivent. Et tout ça pour bouffer un foutu grec. Enfin, façon de parler.


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❝ Vivre ; ça doit être une sacrément belle aventure❞ Tout enfant est ainsi confondu la première fois qu'on le traite arbitrairement. S'il vient à vous, il estime avoir droit, par-dessus tout, à la justice. Si vous vous montrez injuste envers lui, il ne cessera pas de vous aimer mais il ne sera plus jamais le même. Nul n'oublie la première injustice. Peter Pan


Dernière édition par Noah T. de Fontanges le Jeu 16 Aoû - 18:27, édité 5 fois
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legends never die : Héraclès, le plus glorieux et le plus adulé des héros de la mythologie grecque est devenu le dieu de la force, de l'héroïsme et du courage. Fondateur des Jeux olympiques, il est aussi la divinité du sport et de l'effort. Dans la sphère privée, on le priait comme Alexikakos (celui qui protège du mal).
the mighty bush : Vitesse décuplée ► dieu du sport, fondateur des Jeux Olympiques, athlète accompli et guerrier aux réflexes foudroyants, Héraclès peut se mouvoir à la vitesse de l'éclair. Fureur divine ► héritage d'un passé héroïque plus sauvage que chevaleresque, Héraclès est capable d'entrer dans une rage dévastatrice heureusement contrôlée. Cette frénésie porte sa force et ses réflexes à des niveaux démesurés, mais le laisse exsangue une fois son énergie consumée.
weapon : [i]Massue d'Héraclès ►[/i] arme primitive que le héros a lui-même taillée dans un olivier sauvage. Instrument emblématique de ses nombreux exploits guerriers, cette massue a le pouvoir d'assommer n'importe quel surnaturel frappé au niveau du crâne.
Allegeance : Esprit libre et indomptable, Héraclès est fidèle à ses valeurs plus qu'à des groupes ou des individus. Déifié après une vie tumultueuse de mortel, il s'est toujours senti plus proche des fragiles humains que des dieux arrogants. C'est aujourd'hui un dieu repenti, justicier et protecteur, qui veille sur les humains et les encourage à exprimer leur potentiel.
Il voue un profond respect aux Templiers, ces gardiens qu'il voit en héros des temps modernes (bien qu'il désapprouve leur culte du secret), ainsi qu'à Vox Populi dans leur quête de vérité (mais il condamne la plupart de leurs actions violentes).
Au fil des siècles, Héraclès a également appris à aimer sa famille olympienne, et ne cherchera jamais à les détruire. Pour autant, il n'hésite pas à s'opposer aux actions néfastes de ses pairs et n'accorde aucun passe-droit.
these streets : Dieu grec isolé depuis le Grand Retour, ange du sport factice, collaborateur occasionnel des Templiers, agent d'Interpol récemment affecté à Paris, il n'est que vaguement au courant de tout. Le détail des événements, du jeu des ombres et des conflits individuels lui échappent encore, mais il entend bien combler son ignorance.
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Sujet: Re: Stuck in an elevator | Eric Mar 26 Juin - 21:39 ()



 
Stuck in a elevatorr


Eric fixe une dernière fois l’écran de son téléphone. Quel progrès, depuis les rouleaux en peau de chèvre de sa vie précédente !
Un nom ressort de sa courte liste de contacts : Noah de Fontanges. Un patronyme typiquement français qui préfigurait du destin familial.
Car ce jeune garçon est le dernier maillon d’une longue lignée de Templiers, lui a révélé Nikolos, le principal contact d’Eric au sein de l’Ordre grec qu’il avait infiltré. Ses renseignements dataient, puisque le « jeune garçon » a passé l’âge de son premier rasoir depuis longtemps. De sa première cuite et de sa première… en bref, tout ce qui est traditionnellement associé au passage à l’âge adulte.
Noah exerce même un travail officiel : journaliste. Un métier noble par essence, mais qu’on associe difficilement au culte du secret des Templiers.

Quoi qu’il en soit, Eric n’a eu aucun mal à trouver les coordonnées de ce Noah de Fontanges dans la base de données d’Interpol. Utilisation de ressources pour un motif privé, ça peut coûter un avertissement. Voire un blâme. À condition de se faire prendre. Et d’avoir un superviseur suffisamment couillu pour sermonner une montagne de muscles au visage doux comme un condamné à mort.
Eric ne risque donc rien. Il le sait et ne se prive pas d’employer tous les moyens à sa disposition pour combler ses lacunes dans le jeu des ombres qui se déroule à Paris. Et retrouver Hébé, sa priorité absolue malgré le temps et l’énergie qu’il déploie à combattre le crime et veiller sur les humains.

Bien décidé à remplir le gouffre de son estomac avant d’aborder ce Templier à son lieu de travail, Eric est passé au centre commercial qui se trouve à proximité.
D’abord pour acheter un chargeur de téléphone, le précédent ayant malencontreusement fini sous un haltère de quatre-vingts kilos qu’il utilise pour échauffer son biceps le plus faible.
Son achat effectué, Eric se dirige vers l’escalator qui le mènera jusqu’au dernier étage, là où se trouve un restaurant grec au menu alléchant. Une procession de livreurs défile alors sous son regard contrarié, les bras chargés d’articles trop nombreux et encombrants pour les ascenseurs du centre commercial.
Le colosse grogne de dépit.
Deux choix s’offrent à lui : se glisser dans une de ces hermétiques boîtes de métal qui l’emmènera en une poignée de secondes (suppose-t-il) où son estomac le guide, ou patienter une durée indéterminée jusqu’à la fin des livraisons.
Si la claustrophobie l’emporte allègrement sur la faim encore timide, elle ne peut résister à l’inaction que l’ancien héros abhorre plus que tout.

Par Zeus ! Moi qui ai réussi à dompter les juments de Diomède, je ne vais pas me laisser intimider par ces vulgaires carcasses d’acier !
Ragaillardi par le souvenir de ses exploits passés, Héraclès presse le bouton d’appel avec une vigueur excessive. Ledit bouton reste ainsi enfoncé, détail que le dieu de la force ne remarque pas et qui lui va bientôt lui occasionner des déboires.

Les portes – larges pour un individu ordinaire, étroites pour le colosse – s’ouvrent en laissant apparaître un jouvenceau qui exhale une odeur de repas.
Eric émet un grognement réprobateur, pénètre néanmoins dans la cage et presse le bouton du dernier étage (il va de soi que son choix va l’emporter sur tout le reste).
Le dieu enfermé dans un corps de chair ferme les yeux en s’efforçant de penser à autre chose – aux jardins luxuriants de l’Olympe, au parfum enivrant des cheveux d’Hébé…

Clac.

Finalement, l’expérience n’était pas si terrible.
Eric ouvre les yeux, certain d’être arrivé à destination.

Les portes restent closes. Désespérément closes.

J’ai toujours rêvé de rester coincé dans un ascenseur, s’amuse l’humain.

L’ascenseur reste figé dans un immobilisme oppressant.
Le cœur d’Eric se met alors à perdre sa cadence régulière, puissante, propre aux plus grands athlètes que le monde ait connus. Les poils de son corps se hérissent, tels des bras filiformes se tendant pour appeler à l’aide. Des gouttes de sueur perlent sur son front épais.
Un instinct primaire lui conjure de quitter cet espace confiné coût que coût.

— Pourquoi cet engin de malheur s’est-il arrêté ? vocifère-t-il en posant ses mains énormes sur les portes d’acier.

Son regard fou se tourne alors en direction du jeune inconnu.
Cet humain est le seul obstacle vers la sortie, le témoin de sa nature divine s’il écarte les portes à la force des bras.

Dans l’espace, personne ne vous entendra crier, cite l’affiche d’un film culte.
Et dans un ascenseur immobilisé entre deux étages ?


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@Noah T. de Fontanges
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- Il a un talent particulier pour sur-protéger sa soeur.
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these streets : Il en sait beaucoup trop pour feindre l'ignorance. En fait, il connaît les vraies raisons de la plupart des derniers événements. Le crash de l'avion, la famine... Parfois, il est convaincu que l'ignorance est la meilleure chose qui puisse arriver aux humains. Ils paniqueraient davantage. Alors, il veille à couvrir les traces surnaturelles autant dans la vie que dans ses articles.
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Sujet: Re: Stuck in an elevator | Eric Mer 27 Juin - 17:10 ()

 
stuck in an elevator
Combien y a-t-il de chances pour qu’un ascenseur tombe en panne ? Une recherche sur Google vous informerait qu’il y a environ 2 000 personnes qui restent coincées dans un ascenseur chaque année. Parmi elles, une quinzaine est blessée ou meurt. Vous la sentez, la joie ? Pour le moment, nos deux bonshommes semblent être dans la partie la plus chanceuse des statistiques. Pour le moment. Peut-être que la cage va faire une chute libre. Peut-être qu’ils vont finir en bouillie. Terrible. Mais pour l’instant, ça va. Alors, fiesta ! Faites péter le Champomy ! Ca l’amuse, le petit Noah. Il est convaincu que la machine repartira dans cinq minutes. Juste le temps que le crétin qui gère les ascenseurs appuie sur un bouton magique. Et bim ! Ils recommenceront à monter au septième ciel du centre commercial. Ouais, franchement, y a rien d’inquiétant. A part donc, les 15 personnes qui meurent tous les ans à cause d’une panne. Sinon, c’est du gâteau.

Pourquoi cet engin de malheur s’est-il arrêté ?” Ca y est, un ascenseur fait une pause dans sa montée et monsieur pète un câble ! Un peu de compassion pour cet appareil qui passe ses journées à monter et descendre pour des humains trop flemmards. Est-ce qu’on pense à ces pauvres ascenseurs ? A leurs conditions de travail ? A la pénibilité de leur travail ? Non, absolument pas ! Et évidemment, dès qu’ils ne fonctionnent plus, tout le monde râle. Alors que si ça se trouve, l’ascenseur fait juste une pause ou il fait grève. Noah extirpe son portable de sa poche. Il est prêt à envoyer un SMS à sa soeur. Un message qui pourrait ressembler à : “Tu devineras jamais où je suis : coincé dans un ascenseur, alors que j’allais manger. T'avais raison, la bouffe aura ma peau.” Elle le juge tout le temps. Quand il cuisine. Quand il mange. Parce qu’il ingurgite des quantités qu’elle juge anormales. Dans un monde où vivent les anges, les démons et les dieux, elle ose lui parler de normalité ! Sérieux ? Mais pour une fois, elle a raison. La faim va causer sa perte. C’est clair et net. Il n’aurait jamais pensé que la nourriture puisse le trahir. Il a la vérité en face de lui. Juste sous ses yeux. Découverte violente. Réalité frappante.

Il s’arrête dans l’écriture de son message. Il sent qu’on le regarde. Mais genre, vraiment. Avec oppression. Avec menace. Avec méchanceté. Alors, il relève doucement les yeux. Effectivement, on l’observe. Pire : on l’accuse du regard. Enfin, il en a l’impression. Oh oh. Qu’est-ce qu’il a fait ? Rien. Absolument rien. D’abord, il était là le premier. C'est Monsieur Muscle qui a tout fait foirer. Ensuite… ensuite, c’est encore Monsieur Muscle qui pèse deux tonnes. Noah, lui, c’est un petit volatile malingre en comparaison. Et puis, il n’est clairement pas capable de maîtriser la montée d’un ascenseur. Ca se saurait. Il le saurait. Est-ce que le mec va le bouffer ? Il va VRAIMENT lui sauter dessus pour lui arracher ses vêtements et le violer ? NAAAAAH. Impossible. Hein ? Après tout, ils ont peut-être vu tous les deux les mêmes films du couple qui couche ensemble. Merde. Le doute s’éveille. Le doute s’impose. Le doute s’insinue. Parce que le gars a un regard oppressant. Très oppressant. Okay, il faut l’avouer, ça lui fait un peu froid dans le dos. Noah a beau affronter des démons régulièrement, avoir vécu l’enfer ces dernières années, il ne peut retenir le frisson qui parcourt son échine. C’est que ce mec a l’air complètement fou. Si ça se trouve, c'estun serial killer. Pitié, faites que ce ne soit pas le cas. Pitié !

Noah longe les parois pour se rapprocher du panneau de contrôle de l’ascenseur. Se tenir le plus loin de Monsieur Muscle et de ses yeux assassins. Il y va doucement. Délicatement. Histoire de ne pas faire un geste 1/ sensuel (non pas qu’il y ait quelque chose de sexy à appuyer sur un bouton) 2/ incitatif 3/ brusque. Dans ces trois cas, ça pourrait mal se terminer. Alors, il fait attention. Il prend ses précautions. Il tend au maximum son bras pour essayer d'atteindre le bouton décoré d'une jolie cloche. Un magnifique bouton. Toujours discret. Toujours rassurant. Mais toujours présent. Et toujours invisible jusqu’au moment où on en a réellement besoin. Un bouton pour appeler à l'aide quand on est coincé avec un colosse. Pendant qu’il fait cet effort, il garde le gars dans son champ de vision. Juste pour avoir le temps d'anticiper une attaque. Pas fou, le gars ! “Je vais juste appuyer sur… le bouton. Voilà !” Le bras tendu au maximum. Les doigts atteignent enfin leur objectif. Il n'y a plus qu’à attendre que quelqu’un se manifeste de l’autre côté. Une âme salvatrice. Un grésillement se fait entendre dans le haut-parleur.

Mais rien. Personne à l’autre bout. Personne ne décroche. La personne chargée de gérer les pannes doit être en train de prendre un café. Ou de se curer le nez quelque part. Evidemment. Mais Noah ne se laisse pas abattre. Fort d'un optimisme plutôt rare. La situation ne lui laisse pas le choix. C'est soit ça, soit il se roule en boule en hurlant qu'il va crever de faim et que son dernier souhait avant de mourir est de manger un hamburger. L'optimisme est un très bon choix, hein ? “Ne vous en faites pas, l'ascenseur devrait repartir. Ca doit juste un petit problème. Au pire, ils appelleront un réparateur et ils nous feront sortir d’ici dans les deux heures.” Il est expert en panne d’ascenseur. Vous ne le saviez pas ? Depuis cinq minutes. Il a passé un diplôme express et il a lu le livre “Les ascenseurs pour les nuls”. Un pro, je vous dis. Le grésillement s’interrompt. Plus rien. Ouais bon, là, l'optimisme s'évapore. Il se fait la malle, en dégainant un gros doigt d'honneur. “Enfin, si ils répondent.” Est-ce que l'on peut déjà dire que ça sent mauvais ? Oui, on peut le dire.

Ils vont rester coincés ici jusqu’à la fin des temps. Peut-être que les gens finiront par se rendre compte ? Ce serait sympa, oui. Il grimace. Sa main se place sur son ventre. Il gargouille, l’enfoiré. Genre, c’est le moment de faire son caprice. Il ne va quand même pas tuer Musclor pour bouffer un de ses doigts ou une de ses cuisses. Alors, oui, Noah serait capable de maîtriser Monsieur Muscle… avec un peu de perfidie et de violence, peut-être. Au bout de trois heures de combat, peut-être aussi. Mais la faim vous donne des forces incroyables. J’vous jure ! Et puis, Noah cache bien son jeu. Il a tout un tas de muscles qui n'attendent que de se dévoiler. En fait, le corps qu'il a est un costume. En-dessous, il y a le vrai lui. Celui qui est ultra-musclé, comme Monsieur Muscle. Faut me croire !. “Dites, vous avez quelque chose à manger ?” Oui, hein. Avant qu’il ne vous saute à la gorge. C’est une excellente idée de réclamer à manger au mec qui vous regarde comme un fou. Vraiment, une excellente idée. Merveilleuse. T’en as d’autres des comme ça ? “Je suis Noah, au fait.” Ah oui. Il en a d’autres. M’enfin, c’est peut-être une bonne idée. Il s’humanise pour empêcher Musclor de l’étrangler. Après tout, on ne peut pas tuer quelqu’un dont on connaît le prénom, n’est-ce pas ? C’est comme s’ils faisaient partie de la même famille, maintenant. A moins que Monsieur Muscle ne soit un serial killer, évidemment. Là, il n’y a plus de règle.


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Dernière édition par Noah T. de Fontanges le Jeu 16 Aoû - 18:27, édité 2 fois
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the mighty bush : Vitesse décuplée ► dieu du sport, fondateur des Jeux Olympiques, athlète accompli et guerrier aux réflexes foudroyants, Héraclès peut se mouvoir à la vitesse de l'éclair. Fureur divine ► héritage d'un passé héroïque plus sauvage que chevaleresque, Héraclès est capable d'entrer dans une rage dévastatrice heureusement contrôlée. Cette frénésie porte sa force et ses réflexes à des niveaux démesurés, mais le laisse exsangue une fois son énergie consumée.
weapon : [i]Massue d'Héraclès ►[/i] arme primitive que le héros a lui-même taillée dans un olivier sauvage. Instrument emblématique de ses nombreux exploits guerriers, cette massue a le pouvoir d'assommer n'importe quel surnaturel frappé au niveau du crâne.
Allegeance : Esprit libre et indomptable, Héraclès est fidèle à ses valeurs plus qu'à des groupes ou des individus. Déifié après une vie tumultueuse de mortel, il s'est toujours senti plus proche des fragiles humains que des dieux arrogants. C'est aujourd'hui un dieu repenti, justicier et protecteur, qui veille sur les humains et les encourage à exprimer leur potentiel.
Il voue un profond respect aux Templiers, ces gardiens qu'il voit en héros des temps modernes (bien qu'il désapprouve leur culte du secret), ainsi qu'à Vox Populi dans leur quête de vérité (mais il condamne la plupart de leurs actions violentes).
Au fil des siècles, Héraclès a également appris à aimer sa famille olympienne, et ne cherchera jamais à les détruire. Pour autant, il n'hésite pas à s'opposer aux actions néfastes de ses pairs et n'accorde aucun passe-droit.
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Sujet: Re: Stuck in an elevator | Eric Jeu 28 Juin - 20:16 ()



 
Stuck in a elevatorr


La situation est critique, pourtant l’humain tire nonchalamment un téléphone de sa poche et fixe l’écran. Ne mesure-t-il pas le péril imminent qui menace sa faible existence ?
Héraclès ne comprend pas la fascination des mortels pour cet outil. Au cours d’un voyage en avion (autre endroit oppressant), il a lu dans un magazine qu’une proportion très élevée de jeunes préféraient avoir leur portable avec eux sur une île déserte, plutôt que de l’eau, de la nourriture ou même un couteau. Où est donc passé leur sens de la survie ? Aucun d’eux ne tiendrait une semaine dans le monde originel d’Héraclès, où scorpions et serpents venimeux longeaient des sentiers rocailleux, où le capricieux Poséidon jouait avec les frêles embarcations qui bravaient la Méditerranée, où prier le lumineux Apollon était l’ultime recours face à la maladie.

Le jouvenceau semble enfin réaliser que sa vie est en danger et se détourne à temps de l’objet hors de prix qui captive son attention.
Une seconde de plus, et le dieu s’en emparait pour le réduire en miettes. Il ne tient pas à être filmé ou enregistré au moment où il devra user de sa force surnaturelle pour s’extirper de ce piège à rats.

La poitrine massive du colosse se soulève et s’abaisse à un rythme trop élevé pour la faible quantité d’oxygène contenue dans ce maigre espace clos. Ses yeux farouches ne quittent pas l’humain qui rase les côtés afin de presser du bout des doigts un vulgaire bouton.
Eric ne connait rien aux ascenseurs. Il a assimilé la plupart des technologies modernes, mais s’est toujours éloigné de ces sarcophages en métal qui montent et descendent au moyen d’une étrange magie (en langage héraclésien, magie signifie science ou technologie qui échappe encore à sa compréhension).
À voir le visage apeuré du jouvenceau, il doute néanmoins que celui-ci tente de lui jouer un mauvais tour.

Et que fait-il, ce bouton magique ?

Eric ne prononce pas la question qui lui brûle les lèvres. Elle risquerait de le faire passer pour ce qu’il n’est pas (un fou) ou pire, pour ce qu’il est (la survivance d’une époque antérieure aux crucifixions romaines).
Il comprend néanmoins la fonction du bouton lorsqu’un grésillement se fait entendre. Un système d’alerte ! Version moderne des feux de signalement qu’on utilisait dans les hautes tours de garde.
Le géant s’apaise, jusqu’à ce que le jouvenceau reprenne la parole : …sortir d’ici dans les deux heures. Deux heures, soit cent vingt minutes ou sept mille deux cents secondes (doué pour les travaux pratiques, le dieu s’est perfectionné au calcul mental en tranchant les innombrables têtes régénératrices de l’Hydre de Lerne).

— Comment ça, deux heures ?! beugle-t-il en postillonnant avec générosité. Fabriquer un radeau avec une hache et un cordage de chanvre prendrait moins de temps ! Ces incompétents mériteraient qu’on broie leurs mains malhabiles sous une meule de pierre !

Étrangement (ou conséquence logique), le grésillement cesse après les remontrances de la voix d’ogre.
Le dieu comme l’humain comprennent qu’Éole souffle dans leur direction opposée. En langage moderne : ils viennent de se prendre un vent.

Eric a l’impression de voir un jeune hoplite en proie à une diarrhée subite avant sa première bataille lorsque le jouvenceau grimace en se tenant le ventre.
Ces Parisiens sont vraiment des petites natures, se dit Héraclès, croyant assister à une crise d’angoisse. Lui-même apparait sous son plus mauvais jour dans cet espace clos, mais son corps exprime toujours la force terrifiante d’un lion pris au piège dans une cage, non le comportement craintif d’un faon aux pattes tremblantes qui cherche, de ses yeux ronds et brillants de désespoir, la douce robe protectrice de sa mère.
L’ancien héros aurait pourtant dû reconnaître les signes d’une faim tenace, vorace, capable de plier en deux les plus vigoureux des hommes.
Le bruit caractéristique d’un gargouillis lui ouvre enfin les yeux.
Le jouvenceau ne va ni déféquer ni dégobiller. Il cherche seulement à combler le vide de son estomac, et s’aventure à quémander pitance au dieu qui se dresse devant lui.

Alors qu’il semblait sur le point de bondir sur son compagnon d’infortune (et lui infliger un traitement qu’on imagine désagréable), Eric éclate soudain de rire. Un rire à la mesure de sa volumineuse cage thoracique : un son grave et puissant semblable au grondement du tonnerre.

— Pardi, mon garçon ! Est-ce que j’ai l’air de transporter un sac de grains ou du fromage dans mes poches ? Il se trouve j’allais justement me repaître au dernier étage !

Pour Héraclès, un encas se compose au minimum d’un bol (en langage héraclésien, un bol équivaut à un saladier) d’orge bouilli ou d’un fromage de chèvre pour douze personnes. Avec du vin. Directement à la bouteille.
Un homme, un vrai, ne saurait se contenter de ces petites barres chocolatées qu’on trouve dans les distributeurs automatiques ou d’un simple fruit.

Le rire du géant s’interrompt aussi soudainement qu’il a commencé.
L’humain vient de lui dévoiler son prénom. Un prénom identique au Templier qu’Eric est venu rencontrer.
Simple coïncidence ? Noah de Fontanges est un Templier de 27 ans, celui-ci en paraît cinq de moins et sa largeur d’épaules ne dépasse pas celle d’un eunuque perse.
Héraclès veut en avoir le cœur net. Et quand il veut, il obtient.

Le colosse tend une de ses mains épaisses au jeune inconnu. Les sourcils épais se froncent avec l’autorité d’un patriarche. La voix résonne comme le grognement sourd d’un lion.

— Un homme qui assume son héritage et son destin ne se présente pas sous son seul prénom. Je suis Eric Monfort, d’Interpol.


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the mighty bush : - Il arrive à toucher son nez avec le bout de sa langue.
- Il sait loucher (plus qu'un pouvoir, un don tombé du ciel).
- Il est capable de faire tenir une cuillère sur son nez.
- Il a un talent particulier pour sur-protéger sa soeur.
weapon : Semi-automatique avec balles bénites. Il le cache à son mollet quand il part en mission / Arc pliant. Toujours sur lui, il est caché dans un double fond dans son sac-à-dos / La Kunée qui rend invisible son porteur est sagement rangée dans son appartement / Fioles d'eau bénite toujours sur lui, cachées dans son sac-à-dos.
Allegeance : Loyal envers templiers – Il a très tôt compris qu'il serait un templier. L'idée de leur être déloyal ne lui est jamais passé par la tête. Il y a plusieurs raisons à cela : 1/ il risquerait de mourir 2/ c'est toujours mieux que de ne rien faire 3/ il avait besoin d'un passe-temps. Il connaît l'importance du rôle des templiers. C'est pourquoi il se tient toujours à leurs côtés, prêt à aider.
these streets : Il en sait beaucoup trop pour feindre l'ignorance. En fait, il connaît les vraies raisons de la plupart des derniers événements. Le crash de l'avion, la famine... Parfois, il est convaincu que l'ignorance est la meilleure chose qui puisse arriver aux humains. Ils paniqueraient davantage. Alors, il veille à couvrir les traces surnaturelles autant dans la vie que dans ses articles.
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Sujet: Re: Stuck in an elevator | Eric Ven 29 Juin - 7:41 ()

 
stuck in an elevator
Est-ce que l’on peut rêver pire destin ? Être coincé dans un ascenseur. A ça de l’organisme culinaire. Il s’imaginait déjà, la fourchette dans la bouche. L’estomac bien rempli. Les papilles en folie. Le retour à la réalité est violent. Il sent que l’énergie le quitte. Qu’elle l’abandonne. A moins que ça ne soit son côté drama king. Il faudrait qu’il arrête de regarder ces vieux téléfilms. C’est qu’il est fasciné par les Feux de l’Amour. Il ne comprend pas comment les gens ont pu être accro à ce truc. C’est mal écrit, mal joué. Tout est mauvais. Alors, il passe des heures devant quand il a du temps libre. Pour décrypter. Pour râler après tel personnage. Pour compatir devant telle nouvelle. Attendez… merde, il est devenu accro, lui aussi. Holy shit. Sa vie est vraiment merdique. C’est bon, il en est sûr. Remise en question totale. Ca ne peut pas continuer. S’ils sortent d’ici vivants (et ils sortiront vivants, dans six mois peut-être, mais ils sortiront), il se promet de ne plus regarder les Feux de l’Amour. Il devra sûrement suivre une cure de désintoxication. Il y parviendra. Il faut juste espérer qu’il ne tombe pas sur Plus Belle La Vie ou sur Amour, Gloire et Beauté. Sinon, il est foutu.

Deux heures. Oui, ils peuvent rester coincés ici pendant deux heures. Sauf que l’annonce n’a pas l’effet rassurant escompté. Les sourcils se lèvent. Monsieur J’ai-tellement-de-muscles-que-je-ne-sais-plus-quoi-en-faire-j’en-vends-sur-le-marché-si-vous-êtes-intéressés ne semble pas des plus à l’aise. MUHAHAHAHA. Les muscles ne vous enlèvent pas vos peurs. Ca, c’est clair. C’est bien pour cela que Noah n’a jamais voulu devenir un bodybuilder. Faut aussi dire qu’il aurait eu l’air ridicule. Un peu comme le bonhomme MIchelin. En pire. Clairement pire. Finalement, le mec ne risque pas de lui sauter dessus pour le déshabiller. On est presque déçu ! Ca aurait fait un rp tellement sympa, plein de sensualité, de testostérone, de glamour. Oh oui, surtout du glamour. Non, si Musclor lui saute dessus, ce sera pour se réfugier dans ses bras et se lover contre lui de peur. Et certainement que Noah ne supportera pas le poids. Ses genoux ploieront sous les kilos. Casseront. Plieront. Les secouristes retrouveront un tas d’os cassés à la place de Noah. Génial. Vraiment génial. Il a hâte.

Comment ça, deux heures ?! Fabriquer un radeau avec une hache et un cordage de chanvre prendrait moins de temps ! Ces incompétents mériteraient qu’on broie leurs mains malhabiles sous une meule de pierre !” Hé oh, on se calme et on ne met pas la pression aux seules personnes capables de les sauver ! Parce que Noah compte bien sortir d’ici un jour ou l’autre. Heureusement que ce mec n’est pas juge. Il demanderait que l’on coupe des têtes pour un regard de travers. Ou alors, il exigerait que l’on tire un camion de trente-cinq tonnes sur un kilomètres ; que l’on fasse cent pompes sur un seul index. Sinon, prison à vie ! BIM. Les gens ne feraient plus trop les malins, à cracher dans les plats ou à voler des timbres. “C’est sûr qu’ils iraient plus vite avec des mains broyées. Il paraît qu'ils arrivent mieux à faire leur boulot dans ces conditions. D'ailleurs, j'avais un cousin qui se cassait systématiquement les doigts avant de peindre. C'était un artiste. il n'a jamais connu son heure de gloire, alors que le mélange de ses larmes de douleur et des couleurs faisaient un super rendu. Il est mort il y a peu. Soi-disant à cause de la douleur, genre ! C'est surtout parce que les autres peintres étaient jaloux !” Un sourire narquois se répand sur son visage. Cette histoire de cousin est fausse. Totalement. Et HEUREUSEMENT. Le mec aurait fini dans un hôpital psychiatrique, à force.

Le gars rit. Quel spectacle ! Il n’y a pas un seul gramme de gras qui sursaute sur son corps quand il rit. Par contre, Noah est presque sûr que les parois de l’ascenseur vibrent. Le taureau prêt à à charger s’est transformé en être humain. La transformation est fascinante et surprenante. “Pardi, mon garçon ! Est-ce que j’ai l’air de transporter un sac de grains ou du fromage dans mes poches ? Il se trouve j’allais justement me repaître au dernier étage !” C’est dommage. Il aurait bien mangé du fromage. Il donnerait n’importe quoi pour un quartier de fromage sur son lit de pain (version non gastronomique : un gros morceau de comté dévoré avec du pain). Franchement, le mec aurait pu cacher de la bouffe pour trois semaines dans tous ses muscles. Hop, une bouteille d’eau entre les fesses. Hop, un sandwich dans le pectoral. Hop, un pot de glace dans le mollet. Il aurait comme des portes qu’il ouvrirait. Un truc franchement pratique, histoire de rendre utiles tous ses muscles. “Vous allez trouver ça drôle…” Ou pas. “... c’est là que je me rendais. Faut croire qu’on est lié par nos estomacs !” Des âmes-soeurs du ventre. Que c’est beau ! Il lui donne une tape amicale dans le dos. Aïe. Il est persuadé que son poignet vient de craquer et pend étrangement au bout de son bras. A noter : ne jamais toucher le mec sous risque de se fracturer un bras entier.

Une main se tend dans sa direction. Immense. Impressionnante. Énorme. On pourrait y faire cuire une omelette dessus tellement elle est grande. Noah la regarde avec suspicion. Il a le sentiment qu’y glisser sa main serait mortel. Pour ses doigts. Broyés jusqu’à la dernière miette. “Un homme qui assume son héritage et son destin ne se présente pas sous son seul prénom. Je suis Eric Monfort, d’Interpol.” Un sourcil se lève. Hein hein. Eric Monfort. Son instinct d’inspecteur Colombo se réveille. Il a été informé qu’un homme portant ce nom devait débarquer à Paris. Un ange, plus précisément. Une personne en relation avec des templiers grecs. Noah prend une inspiration. Il jette un dernier regard à la main avant de la serrer. Avec toute la force qu’il possède encore en stock. Avec toute la force forgée par les années d’entraînement. Tant pis pour le peu d’énergie qui lui restait. C’était tout ce qu’il avait pour manger. Maintenant, il va être obligé de commander une soupe à boire avec une paille. Tel un grand-père sans dents, à la hanche en plastique et au sonotone déconnant. Peut-être qu’Eric consentira à lui passer deux trois muscles pour qu’il se nourrisse ? Ca va, le gars en a tellement ! Il ne verra pas la différence.

Si vous vous appeliez Sacavin, Saligaut ou Le Prout, vous ne diriez pas la même chose. Mais pour ma part, c’est de Fontanges.” Noah récupère sa main. Non sans vérifier après que ses doigts sont bien en état de marche. Il n’a jamais été si heureux de sortir vivant d’un serrage de mains. “Il me semble avoir entendu parler de vous par des connaissances communes… Vous venez de Grèce, c’est ça ?” Il se fait prudent dans sa question. Trouve le juste milieu entre trop ou ne pas assez en dire afin qu’ils se comprennent, qu’ils vérifient qu’ils sont bien censés se croiser. Le doute est là. On lui a parlé d’un mec costaud. Pas d’un tas de muscles sur pattes. Costaud. Quel euphémisme. Eric pourrait faire les pubs de téléshopping. Vous savez, ces mecs qui essayent des machines et qui sont terriblement mal doublés. Il aurait fait un incroyable avant/après. Oui, beaucoup de muscles. Trop pour un simple être vivant, si vous voulez l’avis de Noah.


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❝ Vivre ; ça doit être une sacrément belle aventure❞ Tout enfant est ainsi confondu la première fois qu'on le traite arbitrairement. S'il vient à vous, il estime avoir droit, par-dessus tout, à la justice. Si vous vous montrez injuste envers lui, il ne cessera pas de vous aimer mais il ne sera plus jamais le même. Nul n'oublie la première injustice. Peter Pan


Dernière édition par Noah T. de Fontanges le Jeu 16 Aoû - 18:29, édité 2 fois
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legends never die : Héraclès, le plus glorieux et le plus adulé des héros de la mythologie grecque est devenu le dieu de la force, de l'héroïsme et du courage. Fondateur des Jeux olympiques, il est aussi la divinité du sport et de l'effort. Dans la sphère privée, on le priait comme Alexikakos (celui qui protège du mal).
the mighty bush : Vitesse décuplée ► dieu du sport, fondateur des Jeux Olympiques, athlète accompli et guerrier aux réflexes foudroyants, Héraclès peut se mouvoir à la vitesse de l'éclair. Fureur divine ► héritage d'un passé héroïque plus sauvage que chevaleresque, Héraclès est capable d'entrer dans une rage dévastatrice heureusement contrôlée. Cette frénésie porte sa force et ses réflexes à des niveaux démesurés, mais le laisse exsangue une fois son énergie consumée.
weapon : [i]Massue d'Héraclès ►[/i] arme primitive que le héros a lui-même taillée dans un olivier sauvage. Instrument emblématique de ses nombreux exploits guerriers, cette massue a le pouvoir d'assommer n'importe quel surnaturel frappé au niveau du crâne.
Allegeance : Esprit libre et indomptable, Héraclès est fidèle à ses valeurs plus qu'à des groupes ou des individus. Déifié après une vie tumultueuse de mortel, il s'est toujours senti plus proche des fragiles humains que des dieux arrogants. C'est aujourd'hui un dieu repenti, justicier et protecteur, qui veille sur les humains et les encourage à exprimer leur potentiel.
Il voue un profond respect aux Templiers, ces gardiens qu'il voit en héros des temps modernes (bien qu'il désapprouve leur culte du secret), ainsi qu'à Vox Populi dans leur quête de vérité (mais il condamne la plupart de leurs actions violentes).
Au fil des siècles, Héraclès a également appris à aimer sa famille olympienne, et ne cherchera jamais à les détruire. Pour autant, il n'hésite pas à s'opposer aux actions néfastes de ses pairs et n'accorde aucun passe-droit.
these streets : Dieu grec isolé depuis le Grand Retour, ange du sport factice, collaborateur occasionnel des Templiers, agent d'Interpol récemment affecté à Paris, il n'est que vaguement au courant de tout. Le détail des événements, du jeu des ombres et des conflits individuels lui échappent encore, mais il entend bien combler son ignorance.
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Dieux

Sujet: Re: Stuck in an elevator | Eric Ven 29 Juin - 20:01 ()



 
Stuck in a elevatorr


Quelle coïncidence ! L’humain comptait également se sustenter au dernier étage de ce vaste bâtiment, ce grand temple du commerce dont Hermès n’aurait pu rêver à l’époque où les dieux imposaient leurs lois.
Eric ne trouve pas ça drôle, mais il apprécie la tentative d’humour et la camaraderie dont Noah fait preuve. Elles lui rappellent les nombreuses aventures de sa vie passée, qui ne consistaient pas seulement à combattre et festoyer. Les rapports humains ont toujours été de grandes sources de joie et de peine.

— Je t’aime bien, compagnon d’infortune ! Tu as l’air fragile comme du papier, mais ta langue sait parler et tu ne manques pas d’audace !

Le dieu répond à la tape amicale dans le dos en posant – en écrasant – une de ses larges paumes sur la frêle épaule. Le sourire amical qu’il affiche paraît sincère.

Enclin à pactiser avec le géant qui pourrait lui briser les os si telle lubie lui prenait, le jouvenceau glisse une main molle dans la paluche tendue.

Par Zeus ! Ce jouvenceau a autant de force qu’un mourant sur le point de rendre l’âme !

En revanche, sa répartie emplie d’humour plairait à Dyonisos – un dieu dont Héraclès se sentait proche, à l’époque de sa vie débauchée.

— Sacavin est nom que je porterais avec fierté, il n’y a pas meilleur breuvage en ce monde !

À l’exception du Nectar, mais il est l’apanage des dieux et tu n’y plongeras jamais tes pâles lèvres de mortel.

Le visage rieur d’Eric opère un basculement soudain. Ses traits se figent en une expression grave, quasi solennelle. Le héros jovial est passé en arrière-plan, dominé par la figure écrasante du dieu du courage.

— Quant aux Saligaut et autres vilains patronymes, les assumer est une preuve de courage qui m’inspirerait le respect.

L’humain déclare s’appeler de Fontanges. Cette coïncidence frappe Héraclès de stupéfaction. L’ancien héros, dont toute la vie de mortel a été marquée par l’influence omniprésente des dieux (en particulier Héra et sa jalousie), croit peu au hasard.
Les Moires, ou même Tyché, ont-elles manipulé les fils du destin pour organiser cette rencontre ? D’ailleurs, en ont-elles encore la capacité, dans ce monde sans foi où leurs formidables pouvoirs sont presque réduits à néant ?
Le colosse rend la frêle main sans prendre un malin plaisir à éprouver sa résistance (fâcheuse habitude dont il peine à se défaire).
Noah confirme son identité en évoquant la Grèce et leurs connaissances communes.

— Noah de Fontanges, je comptais justement venir à ta rencontre après avoir rompu le jeûne (de quelques heures) ! Je t’en conjure, pas de « vous » entre nous, nous sommes du même bord toi et moi. Tu as parfaitement raison, c’est…

Eric jette un regard méfiant en direction de l’interphone. Tout laisse penser que l’appareil est inactif depuis la rupture du grésillement, mais cette technologie pourrait les espionner à leur insu.
Son poing se ferme pour former un marteau de forge, percute l’interphone dans un claquement sourd. Un geste d’une rapidité stupéfiante, dont la brutalité fait vibrer la cage d’ascenseur.
La partie inférieure du panneau de commande, où se trouvent le bouton d’urgence et les rangées de trous protégeant le haut-parleur, semble avoir reçu l’assaut d’un bélier semblable aux lourds cylindres métalliques qu’utilise la police pour défoncer les portes.
Le géant pousse un grognement de satisfaction, puis son expression sauvage s’efface au profit d’un visage amical.

— … l’Ordre grec qui m’a donné ton nom. Un nom que tu peux porter avec fierté, m’a-t-on dit. Mais je m’attendais à trouver un Templier en pleine force de l’âge, pas un… (Eric toise le jeune homme d’un œil expert) éphèbe alangui. Ta famille a-t-elle subi la famine de plein fouet ? Il va falloir y remédier et te remplumer, mon petit !

Le fondateur des Jeux Olympiques tâte sans gêne un biceps de Noah.

Diantre ! Les poissonnières d’Argos étaient mieux pourvues que ce maigrelet. Eric hocha la tête de gauche à droite, affinant son jugement. Leurs filles de joie également.

— Déformation professionnelle d’ange du sport, ajoute-t-il avec un clin d’œil malicieux.

L’athlète se place ensuite devant les portes closes de l’ascenseur, obstacle à leur liberté et leur cantine.

— Et pour y parvenir, nous devons commencer par sortir de là, marmonne-t-il dans sa barbe (ses marmonnements ont le timbre d’un ténor qui entraîne sa voix).

Le dieu se frotte les mains. Tout s’arrange enfin : d’une part il va pouvoir quitter cet espace confiné qui suscite chez lui une peur primale, et d’autre part il va bientôt pouvoir remplir son estomac affamé en compagnie du Templier qu’il est venu rencontrer. Celui-ci le prend pour un ange du sport : l’exploit qu’Eric s’apprête à accomplir n’éveillera guère sa méfiance, pas plus qu’elle ne s’ébruitera loin des oreilles initiées.

Le fin interstice entre les portes est trop étroit pour y glisser les doigts épais du colosse. Un détail qui n’arrête pas le dieu la force.
Ses doigts puissants, semblables aux mâchoires d’acier d’une excavatrice, s’enfoncent dans les panneaux creux comme dans du beurre. Le métal grince, se déforme, incapable de résister à cette pression énorme.
Le colosse prend une grande inspiration, lèvent les coudes à l’horizontale. Les muscles de son dos se nouent en prévision de l’effort. Un claquement retentit dès la première poussée latérale, bruit d’un mécanisme cédant sous une force supérieure à sa résistance.
Les portes s’écartent.
Un mur crasseux se révèle sous les yeux ébahis – bientôt paniqués – du géant.

— Nom d’une crotte de chacal ! Cette diablerie est l’œuvre d’un démon ! Ces lâches n’ont pas l’audace de nous combattre de front, alors ils usent d’une perfide magie pour nous cloîtrer dans cette prison exigüe et organiser notre trépas !

Héraclès pivote sur lui-même, gagne le centre de la cage d’ascenseur. Jambes légèrement fléchies, bras écartés, muscles tendus à l’extrême, le colosse investit tout l’espace et laisse à Noah un volume tout juste suffisant pour se plaquer contre une paroi. Il se frappe sauvagement la poitrine du poing avant de hurler, buste dressé vers un ciel caché de leur vue.

— Venez donc à notre rencontre, engeance maudite de Satan ! Montrez vos vilaines têtes cornues, résidents damnés des Enfers ! (Eric désigne Noah du doigt.) Mon frère d’armes et moi ne craignons ni les longues griffes acérées de vos doigts, ni les crocs pointus de vos bouches hideuses !

Le colosse se fige soudain, masse de muscles en mouvement devenue statue de chair, comme si les pupilles croisent à cet instant les yeux envoûtants de Méduse.
Dans le prolongement de son regard : une trappe de service, dont les fins contours se détachent à peine du plafond de la cage.

— Prêt pour une petite séance d’escalade, Noah de Fontanges ?

Seules ses lèvres ont bougé. La question n’en est peut-être pas une.


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- Il est capable de faire tenir une cuillère sur son nez.
- Il a un talent particulier pour sur-protéger sa soeur.
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Allegeance : Loyal envers templiers – Il a très tôt compris qu'il serait un templier. L'idée de leur être déloyal ne lui est jamais passé par la tête. Il y a plusieurs raisons à cela : 1/ il risquerait de mourir 2/ c'est toujours mieux que de ne rien faire 3/ il avait besoin d'un passe-temps. Il connaît l'importance du rôle des templiers. C'est pourquoi il se tient toujours à leurs côtés, prêt à aider.
these streets : Il en sait beaucoup trop pour feindre l'ignorance. En fait, il connaît les vraies raisons de la plupart des derniers événements. Le crash de l'avion, la famine... Parfois, il est convaincu que l'ignorance est la meilleure chose qui puisse arriver aux humains. Ils paniqueraient davantage. Alors, il veille à couvrir les traces surnaturelles autant dans la vie que dans ses articles.
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Sujet: Re: Stuck in an elevator | Eric Sam 30 Juin - 9:39 ()

 
stuck in an elevator
Fragile comme du papier. Il lui en foutrait du papier. Wesh, il est AU MOINS aussi solide que du roseau. Il ne ploie jamais. Il résiste aux attaques. Il se dresse toujours fièrement. Carrément qu’il est un roseau ! Et Monsieur Muscle, c’est quoi ? Un tronc d’arbre vieux de plusieurs millénaires, peut-être ? Genre, tout de suite, monsieur a des muscles plus développés, donc il doit avoir l’image la plus forte. C’est quoi cette discrimination ? Vas-y, il va bouder dans son coin si ça continue ! La tape qui suit manque de lui déplacer l’épaule. Okay, donc Noah quand il le fait, il se casse le poignet. Quand c’est ce bonhomme aux proportions incroyables, c’est toujours Noah qui trinque. C’est vraiment nul ! “Sacavin est nom que je porterais avec fierté, il n’y a pas meilleur breuvage en ce monde !” Il fait une moue. Bon okay, un point pour le tas de muscles. Ca peut être cool de s’appeler Sacavin quand on aime l’alcool. Par contre, quand on a un passif d’alcoolique. “Quant aux Saligaut et autres vilains patronymes, les assumer est une preuve de courage qui m’inspirerait le respect.” Donc, Monsieur j’ai-beaucoup-trop-de-muscles-pour-une-seule-personne va le noyer sous l’optimisme et la bienveillance. Et le faire passer pour un minable sans muscles. C’est ça le projet ? Qu’est-ce qu’il a fait pour mériter çaaaa ? Il venait juste pour manger ! Il ne cherchait pas les problèmes ! Peut-être qu’on lui fait payer une crasse qu’il aurait faite dans une autre vie ? Ou peut-être que c’est la grand-mère du troisième étage qui se venge du jour où il n’a pas pu lui donner un oeuf (oeuf qu’il n’avait pas) ?

Il mènera l’enquête plus tard. Pour le moment, il a autre chose en tête. Comme vérifier l’identité de cet homme aussi robuste qu’une brindille (DANS TA TRONCHE... vengeance pourrie, okay. Il fait ce qu’il peut avec ce qu’il a !) Il ne peut pas trop tenir tête à un truc aussi énorme. Pas suicidaire, le gars. “Noah de Fontanges, je comptais justement venir à ta rencontre après avoir rompu le jeûne ! Je t’en conjure, pas de « vous » entre nous, nous sommes du même bord toi et moi. Tu as parfaitement raison, c’est…” Eric s’interrompt. Noah suit son geste du regard. Il a tout juste le temps de comprendre. De s’interposer ou en tout cas, de tenter d’éviter la chose. “Je ne suis pas sûr que ce soit...” Trop tard. Le poing s’abat contre le panneau de contrôle. Enfoncé misérablement. Tristement. Le pauvre panneau de contrôle. Ca briserait presque le coeur de Noah. “... une bonne idée.” Il est malade. Eric est malade. Complètement fou. Noah aussi trouvait ça compliqué d’avoir une conversation secrète dans un ascenseur. En étant potentiellement écouté. Mais il n’aurait pas défoncé ledit ascenseur pour être tranquille ! Y a d’autres moyens de procéder ! Bordel !

Au moins comme ça, ils sont sûrs de rester coincés pendant un petit bout de temps. Il n’y a plus de doute. “… l’Ordre grec qui m’a donné ton nom. Un nom que tu peux porter avec fierté, m’a-t-on dit. Mais je m’attendais à trouver un Templier en pleine force de l’âge, pas un… éphèbe alangui. Ta famille a-t-elle subi la famine de plein fouet ? Il va falloir y remédier et te remplumer, mon petit !” Alangui lui-même, non mais oh ! Ils s’entendaient bien. Ils s’étaient trouvés des points communs. Ils étaient à deux doigts de devenir les meilleurs amis du monde. Eric est en train de tout gâcher. “Aaaah, puisque tu en parles ! J’essaye de reprendre du poids, mais ma soeur - Cora, elle s’appelle - ose dire que je mange de trop. Elle me martyrise ! Elle cache la nourriture pour ne pas que je me nourrisse. Tu imagines ?” C’est simple : Noah saute sur chaque occasion pour râler et se plaindre. Mais il adore ça. C’est toujours fait avec le sourire. Toujours avec de la bonne humeur. Oui, on peut allier les deux, ne croyez pas ! Ah, et toujours avec de l'exagération. Un roi du drame inexistant. Il se tourne vers le panneau de contrôle. Pour essayer d’arranger un peu les choses. Mais c’est oublier qu’il est journaliste. Pas réparateur d’ascenseur. Même pas électricien. Ou même mécanicien. Un mécanicien saurait comment redresser le panneau. Pas lui. Mais il est temps de penser à une reconversion. “Et puis, avant de juger ma… musculature, tu devrais te regarder ! Tu as encore des muscles à travailler.” Mauvaise foi ? Pas du touuuut. Regardez, la paupière droite d’Eric. Elle est toute molle. Elle a aucun tonus. Faut muscler tout ça, là ! Ca ne va pas du tout !

HEEEEEY. Attendez, il fait quoi là, avec ses doigts ? Est-ce qu’il… ? Oui, il est bien en train de le… Tripoter. C’est le mot. Ou de tâter la marchandise comme on toucherait un poulet rôti pour le choisir. A moins qu’il ne cherche un merveilleux trésor, caché quelque part dans son bras. Ca aurait été sympa de lui dire qu’il était un espèce de Kinder Surprise vivant ! Il espère au moins qu’Eric est satisfait de ce qu’il touche. Noah abandonne le panneau de contrôle. Trop surpris pour essayer quoi que ce soit. Ils auront qu’à donner deux-trois coups de marteau pour aplatir le tout et ce sera réglé. Faites pas chier ! “Mais qu’est-ce que tu fais ?!” “Déformation professionnelle d’ange du sport” Ouais ouais. C’est ça ! Noah est moyennement convaincu. Il plisse les yeux. Hé oh, faut pas la lui faire à lui. Il sait que c’était pour se foutre de sa gueule. Gentiment, okay. Mais il le voit. Il le sent. C’est pas grave, la vengeance sonnera pour lui. Une vengeance à la hauteur de sa moquerie. Ce ne serait pas première fois. Noah a déjà dû se venger. Quand il avait huit ans. Un gamin lui avait volé son paquet de Petit Lu. Il l’a buté à la récré. Okay, peut-être pas. Par contre, il a craché dans son verre d’eau. POUH POUH POUUUUH, le rebeeeelle. Il a été la star de l’école pendant au moins… deux heures.

Et pour y parvenir, nous devons commencer par sortir de là.” Rectification : ils vont attendre sagement que l’on vienne les sortir de là. Son regard se pose sur le panneau de contrôle. Okay, si on les trouve avec ce truc enfoncé, ils vont forcément devoir des explications. Sauf que si ils disparaissent, ça va sembler étrange. Voilà pourquoi il ne fallait pas défoncer l’ascenseur d'un coup de poing ! “M’enfin, tu ne peux attendre qu’on vienne nous aider ?” Holy shit. Le grincement de la tôle tordue lui arrache un frisson. Jacquie et Michel, c’est fini pour vous. Les deux pauvres portes sont pliées, déformées, abîmées, meurtries. Vas-y, Noah est à deux doigts de chialer. Le panneau de contrôle et maintenant, les portes. Ca fait beaucoup trop à digérer. Beaucoup trop à accepter. Et tout ça pour quoi ? Pour qu’ils découvrent qu’ils sont entre deux niveaux. Super. Génial. Bravo. Noah ferme les yeux, porte la main son visage. Le désespoir à son paroxysme. Bordel. Ils sont dans la merde.

Nom d’une crotte de chacal ! Cette diablerie est l’œuvre d’un démon ! Ces lâches n’ont pas l’audace de nous combattre de front, alors ils usent d’une perfide magie pour nous cloîtrer dans cette prison exigüe et organiser notre trépas !” Il perd totalement le contrôle. Il ne saurait dire comment. Il ne saurait dire pourquoi. Mais ça part en cacahuète. Une bonne grosse cacahuète bien puante. Il se retrouve coincé dans un coin de l’ascenseur, à observer Eric hurler sa colère à la face du monde. Si personne ne l'entend, c’est un vrai miracle. “Venez donc à notre rencontre, engeance maudite de Satan ! Montrez vos vilaines têtes cornues, résidents damnés des Enfers ! Mon frère d’armes et moi ne craignons ni les longues griffes acérées de vos doigts, ni les crocs pointus de vos bouches hideuses !” Ah non non, Noah, il n’a rien demandé. Il était sagement affamé. Il devait sagement manger. Il devait sagement retourner travailler. Il n’a rien à voir là-dedans. Absolument pas ! L’expression “rester bouche bée” a été inventée pour Noah. Pour être utilisé aujourd’hui. A ce moment précis. Ses paupières papillonnent. Son cerveau a du mal à comprendre ce qu’il vient de se passer. Il n’assimile pas. Bug informatique. Veuillez redémarrer l’ordinateur, merci. Est-ce que Eric fait un AVC ?

Il reste scotché devant ce spectacle. Presque traumatisé. Oui, c’est le mot. Traumatisé et carrément surpris. Il ne s’attendait pas à ça. Il s’attendait à quoi déjà ? Au cliché des anges ? Angélique, adorable, calme, paisible, serein. Oui, probablement à ça. Eric est tout le contraire. Il est quand même adorable. Quand il n’hurle pas dans un ascenseur et qu’il ne fait pas vibrer le tout. “Prêt pour une petite séance d’escalade, Noah de Fontanges ?” Enfin, Noah réagit. Il retrouve le contrôle de son corps. Son cerveau est de nouveau opérationnel. Ses yeux se lèvent vers le plafond. La trappe. Y a pas moyen. No way. En plus, il sent le truc venir. Eric va la porter sur un seul doigt avec une facilité déconcertante. Limite le jeter, tel un voltigeur. Noah va devoir ouvrir la trappe. Et tout ça pour découvrir que l’ouverture n’est pas assez grande pour Monsieur Je-donne-des-prénoms-à-mes-muscles. “Okay, alors pourquoi on ne prendrait pas cinq minutes pour se calmer et réfléchir un peu, hein ? Tu me sembles tendu. Tu ne peux pas faire du… de la méditation ou une connerie dans le genre ? Allez, souffle profondément, sens l’air passer dans ton coooorps.” Si on lui avait dit qu’il essayerait de calmer un ange (avec le peu de connaissances qu’il a) dans un ascenseur, il ne l’aurait jamais cru. La situation est plus que saugrenue. Après cette pause méditative et pas du tout apaisante, il est temps d'être raisonnable et réfléchi. Oui, raisonnable et réfléchi. “Tu ne peux pas juste, je ne sais pas, nous emmener dehors ?” Une idée balancée, comme ça. Les anges peuvent se téléporter. Il n’a jamais su s’ils pouvaient le faire en étant accompagné. Mais même si Eric est le seul à s’en aller. Il arrêtera au moins de casser tout ce qu’il touche !


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❝ Vivre ; ça doit être une sacrément belle aventure❞ Tout enfant est ainsi confondu la première fois qu'on le traite arbitrairement. S'il vient à vous, il estime avoir droit, par-dessus tout, à la justice. Si vous vous montrez injuste envers lui, il ne cessera pas de vous aimer mais il ne sera plus jamais le même. Nul n'oublie la première injustice. Peter Pan


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legends never die : Héraclès, le plus glorieux et le plus adulé des héros de la mythologie grecque est devenu le dieu de la force, de l'héroïsme et du courage. Fondateur des Jeux olympiques, il est aussi la divinité du sport et de l'effort. Dans la sphère privée, on le priait comme Alexikakos (celui qui protège du mal).
the mighty bush : Vitesse décuplée ► dieu du sport, fondateur des Jeux Olympiques, athlète accompli et guerrier aux réflexes foudroyants, Héraclès peut se mouvoir à la vitesse de l'éclair. Fureur divine ► héritage d'un passé héroïque plus sauvage que chevaleresque, Héraclès est capable d'entrer dans une rage dévastatrice heureusement contrôlée. Cette frénésie porte sa force et ses réflexes à des niveaux démesurés, mais le laisse exsangue une fois son énergie consumée.
weapon : [i]Massue d'Héraclès ►[/i] arme primitive que le héros a lui-même taillée dans un olivier sauvage. Instrument emblématique de ses nombreux exploits guerriers, cette massue a le pouvoir d'assommer n'importe quel surnaturel frappé au niveau du crâne.
Allegeance : Esprit libre et indomptable, Héraclès est fidèle à ses valeurs plus qu'à des groupes ou des individus. Déifié après une vie tumultueuse de mortel, il s'est toujours senti plus proche des fragiles humains que des dieux arrogants. C'est aujourd'hui un dieu repenti, justicier et protecteur, qui veille sur les humains et les encourage à exprimer leur potentiel.
Il voue un profond respect aux Templiers, ces gardiens qu'il voit en héros des temps modernes (bien qu'il désapprouve leur culte du secret), ainsi qu'à Vox Populi dans leur quête de vérité (mais il condamne la plupart de leurs actions violentes).
Au fil des siècles, Héraclès a également appris à aimer sa famille olympienne, et ne cherchera jamais à les détruire. Pour autant, il n'hésite pas à s'opposer aux actions néfastes de ses pairs et n'accorde aucun passe-droit.
these streets : Dieu grec isolé depuis le Grand Retour, ange du sport factice, collaborateur occasionnel des Templiers, agent d'Interpol récemment affecté à Paris, il n'est que vaguement au courant de tout. Le détail des événements, du jeu des ombres et des conflits individuels lui échappent encore, mais il entend bien combler son ignorance.
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Sujet: Re: Stuck in an elevator | Eric Sam 30 Juin - 18:18 ()



 
Stuck in a elevatorr


L’avis de Noah, Eric n’en a cure. Héraclès est pourtant plus attentionné et attentif à l’égard des humains que ses pairs, mais le destin a voulu que leurs chemins se croisent la première fois (et sans doute la dernière) que le dieu claustrophobe se trouve prisonnier d’un ascenseur sans espoir de sortir dans un bref délai.
Le plus grand héros de l’antiquité se sentirait plus à l’aise en affrontant une légion de créatures des enfers à mains nues.

Au moins, les deux reclus s’accordent sur un point essentiel : Noah devrait prendre du poids, sous peine de s’envoler au prochain soupir d’Éole.

— Ta sœur Cora m’a l’air d’une harpie, Noah de Fontanges ! Les femelles femmes sont les maîtresses du foyer, mais chaque homme a droit à sa juste pitance ! Sait-elle que tu braves d’innombrables dangers afin de protéger les postérieurs plus dodus que les tiens des habitants de Paris ? Partir en mission l’estomac vide est un crime ! Un moment de faiblesse pourrait un jour te coûter la vie ; celle de tes compagnons d’armes également.

Pauvre mortel ! Si tu avais comme moi l’échanson des dieux pour épouse, tu connaitrais les joies de l’ambroisie et du nectar à volonté et jamais tu n’aurais eu à te plaindre.

Au moment de planifier cette rencontre, Eric avait profité de sa position pour consulter les informations sur Noah que pouvait lui fournir la base de données d’Interpol. Il n’y avait presque rien en dehors des renseignements banals relatifs à l’état civil. S’i y a un domaine dans lequel les Templiers excellent, c’est bien le secret de leurs membres et de leurs activités.
Le policier a néanmoins appris que Noah possède une sœur déclarée à la même adresse, un peu plus jeune. Il sait aussi que leur mère a pris la poudre d’escampette, que leur père est décédé ainsi que le jumeau de Cora.
S’il n’en montre rien, Eric comprend que la famille a traversé de nombreux tourments. Mais ceux-ci ne justifient en rien le régime draconien que la cadette impose à son valeureux (et trop maigre) aîné.

Héraclès ne s’offusque pas lorsque Noah se défend et avance que le colosse doit encore travailler certains muscles. Bien au contraire, il se réjouit de l’esprit et de l’audace dont cet humain fait preuve.

— Tu as bien raison, l’ami, on peut toujours s’améliorer ! J’étais en Grèce pour étudier les origines du sport et la devise olympique « plus vite, plus haut, plus fort » résume très bien l’attitude à adopter. J’étais chétif comme un vieillard émacié au moment du Grand Retour, et il m’a fallu déverser des rivières de sueur avant de me bâtir un physique en accord avec ma fonction. Quelle serait ma crédibilité d’Ange du sport sans un corps glorieux forgé par l’effort ? Je continue pourtant à l’exercer jour après jour, comme le ferait un humain aspirant à repousser ses limites.


Après la déconvenue des portes ouvertes sur un mur de béton, l’humain tente d’apaiser le dieu furibond avec des arguments sensés.
Il pourrait tout aussi bien s’adresser à la paroi impénétrable qui s’oppose à leur liberté.
Quand Héraclès décide d’entreprendre une action, rares sont les fois où il change d’avis. Il est encore plus buté depuis qu’il vit dans le corps d’Eric, loin de sa fidèle Hébé dont la douceur tempérait son humeur farouche, dont les caresses canalisaient sa fougue immanente.

En outre, Héraclès se sent aussi menacé qu’au moment où sa tête se trouvait dans la gueule avide du terrifiant Lion de Némée, sentant les crocs prodigieux du fauve faire pression sur son crâne mortel. Seule la force brute du fils de Zeus lui avait permis d’écarter les mâchoires du monstre, puis de l’étouffer entre ses bras puissants.
Le dieu est habitué à compter sur ses aptitudes physiques pour le tirer d’un mauvais pas. Son instinct de survie ne l’incite pas donc à la réflexion, mais au mouvement et à l’action.

— Bien sûr que je vais nous emmener dehors ! réplique-t-il à l’interrogation de Noah.

Eric n’envie même pas aux anges leur pouvoir de téléportation : une magie de lâches et de paresseux, voilà de quoi il s’agit. Si Noah le questionne à ce sujet, il saura quoi lui répondre.

Le héros a affronté des créatures terrifiantes à l’aide d’une simple massue, parcouru de vastes distances sur ses seules jambes fortes et agiles, rompu à la force de ses muscles noueux d’insolents cordages qui ambitionnaient de restreindre sa liberté de mouvement. Il ne va pas certainement capituler devant une vulgaire cage d’ascenseur, encore moins se tourner les pouces en attendant d’improbables secours !

Un violent coup de poing porté à la verticale déboulonne la trappe d’accès et l’envoie valdinguer au loin dans un fracas de métal. Une bouffée d’air frais s’engouffre à travers le passage salutaire.
Eric prend aussitôt une longue et profonde inspiration. Paupières baissées, il savoure le parfum de la liberté, insensible aux relents de métal et de graisse chauffés qui circulent dans le large conduit vertical.
D’un bond, le géant s’engouffre dans l’ouverture avec l’agilité d’un chat. Un mouvement souple de contorsion permet à ses larges épaules de franchir l’étroit passage à une vitesse surprenante.
L’instant d’après, le dieu se tient debout, victorieux, posant telle une statue sur un socle d’acier. Poings sur les hanches, poitrine bombée et menton dressé, il évalue la prochaine épreuve avec l’assurance du champion invaincu.
À une vingtaine de mètres au-dessus de lui, l’encadrement lumineux d’une porte de service, sans doute réservée au personnel de maintenance, déchire l’obscurité de ses rayons porteurs d’espoir.

Aucun obstacle ne résiste au glorieux Héraclès ! crierait-il sans un témoin mortel pour l’entendre.

Sentir cet espace autour de lui – encore trop restreint à son goût – le fait se sentir mieux, comme s’il vient de franchir la trappe menant à sa raison.
Eric se sent d’humeur joyeuse, presque euphorique. Il ne se soucie plus d’échapper maladroitement à un traquenard oppressant. Désormais, une nouvelle aventure l’attend dans ce monde moderne auquel il s’adapte jour après jour – seul son langage résiste mystérieusement aux usages contemporains.

Par Zeus ! Ma relation avec ce Templier est mal engagée. Mais rien ne vaut un savoureux festin pour réconcilier deux hommes en quête de victuailles.

Eric s’agenouille sur le dessus de la cage et se penche en avant, glissant un de ses longs et gros bras striés de veines à travers l’ouverture. La paume de la main, plus large qu’une tête humaine, est ouverte dans l’attente d’une prise.

— Attrape ma main, Templier. Je vais t’emmener sur mon dos jusqu’au sommet de cette cathédrale du commerce. Là-haut, surplombant le quartier comme deux coqs en pâte, nous pourrons rire de cette mésaventure. Armés de couteaux et fourchettes, nous terrasserons ensemble la faim tenace qui harcèle nos estomacs vides. Et je te garantis que cela prendra deux minutes, pas deux heures. Je parle du trajet, pas du copieux festin que je vais t’offrir afin de pardonner mon humeur impétueuse.
Ne refuse pas mon hospitalité, Noah de Fontanges, songe à ta sœur verte de rage devant l’arrondi de ton ventre repu si cela peut motiver ton appétit et ton ardeur !


Eric éclate à nouveau de rire.
L’écho se propage sur toute la hauteur de la colonne, percutant les parois de part en part à la façon de génies électrisés hurlant leur malice.


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Allegeance : Loyal envers templiers – Il a très tôt compris qu'il serait un templier. L'idée de leur être déloyal ne lui est jamais passé par la tête. Il y a plusieurs raisons à cela : 1/ il risquerait de mourir 2/ c'est toujours mieux que de ne rien faire 3/ il avait besoin d'un passe-temps. Il connaît l'importance du rôle des templiers. C'est pourquoi il se tient toujours à leurs côtés, prêt à aider.
these streets : Il en sait beaucoup trop pour feindre l'ignorance. En fait, il connaît les vraies raisons de la plupart des derniers événements. Le crash de l'avion, la famine... Parfois, il est convaincu que l'ignorance est la meilleure chose qui puisse arriver aux humains. Ils paniqueraient davantage. Alors, il veille à couvrir les traces surnaturelles autant dans la vie que dans ses articles.
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Sujet: Re: Stuck in an elevator | Eric Lun 2 Juil - 21:52 ()

 
stuck in an elevator
Ta sœur Cora m’a l’air d’une harpie, Noah de Fontanges ! Les femmes sont les maîtresses du foyer, mais chaque homme a droit à sa juste pitance ! Sait-elle que tu braves d’innombrables dangers afin de protéger les postérieurs plus dodus que les tiens des habitants de Paris ? Partir en mission l’estomac vide est un crime ! Un moment de faiblesse pourrait un jour te coûter la vie ; celle de tes compagnons d’armes également.” Merci ! Merci ! Est-ce que Noah peut se jeter à ses pieds et lui baiser chaque orteil ou ça fait trop ? Oui, vous avez raison, Eric a peut-être les pieds qui puent. On va éviter l’infection. Toutefois, l’envie est là. Enfin quelqu’un qui reconnaît la méchanceté de Cora. Enfin quelqu’un qui réalise à quel point elle est cruelle. Enfin quelqu’un qui semble le comprendre. ENFIN. Il a fallu… vingt-cinq ans. Oui, c’est ça. Vingt-cinq ans pour que ce miracle arrive un jour. Hmm ? Eric a été influencé par le jugement de Noah ? Pas du tout, voyons ! Et passons vite au-dessus de la vision affreuse du foyer. Non parce qu’ils pourraient en discuter pendant des autres. Sauf que le lieu ne s’y prête pas. Pas vraiment. “En plus, à l’appart, c’est moi qui fais tout le temps à manger. Elle me fouette si je ne le fais pas !” Un vrai martyr, ce Noah. On se demande comment il fait pour encore vivre avec son bourreau. C’est vrai que rien ne le retient dans l’appartement. Sauf les souvenirs. Sauf le bureau secret super badass. Hop, vous tirez un livre et une porte secrète s’ouvre. Pas tout à fait, mais c’est tout comme !

Noah commence vraiment à l’apprécier, Eric. C’est un mec bien. Un mec qui reconnaît les gens méchants. Vous voyez, il n’a même pas eu besoin de rencontrer Cora pour déceler son tempérament. Un jour, Noah devra lui parler du chat. LE chat. L’autre terreur de l’appartement. Mais un autre jour. Pour l’heure, il y a un sujet deux fois plus important. Que dis-je ! Dix fois plus important. Les muscles. A écouter Eric, cela semble assez simple. Noah aimerait bien avoir une photo de lui avant le fameux Grand retour. Parce que si Eric est parvenu à avoir tous ces muscles avec juste un peu d’entraînement, il faudrait penser à le commercialiser. Sérieux ! Eric ferait fortune. Mais Noah reste sceptique. Il aurait trop peur d’être ralenti. Trop peur qu’un muscle explose. Trop peur de ne plus entrer par les portes. Et puis, vous l’avez vu ? Son mètre soixante quinze ne peut définitivement pas accueillir autant de muscles qu’Eric. “Et ça va, t’es pas trop handicapé pour attraper des choses ou te pencher ? Et quand tu cours, ça ne bouge pas dans tous les sens ?” En fait, il est aussi un peu fasciné. Il trouve cela incroyable de se dédier autant à un sport pour développer une musculature semblable. Noah, s'il fait du sport, c’est avant tout pour savoir se battre, avoir de l’endurance et être résistant. Heureusement qu’il y a pris goût en étant plus jeune. Sinon, il aurait décroché. Il aurait fait comme des milliers de personnes : s’abonner à une salle de sport et abandonner au bout de la première séance. Eric est le premier qui semble y avoir pris goût au point de s’entraîner pendant six heures par jour.

Bien sûr que je vais nous emmener dehors !” C’est vrai ? Trop chouette ! Le visage de Noah s’illumine. Ils vont se téléporter ! Il va découvrir cette sensation. Trop cooooool. Alors, on commence quand ? Il y a des procédures de sécurité ? Mettre sa ceinture ? Se tenir au téton d’Eric ? Qu’est-ce que Noah doit faire ? Il est prêt à écouter pour pouvoir vivre cette expérience une fois dans sa vie ! Eric pourrait lui demander de faire le poirier tout en beuglant qu’il le ferait, ce con. Le retour à la réalité est violent. Aussi violent que le coup de poing de l’ange. Mais… MAIS POURQUOIIIIII ? Ils devaient se téléporter. C’était ce qui était convenu. Vas-y, c’est trop pas juste ! Il aurait tellement kiffé se vanter devant Cora et Zak au prochain repas de famille. Ils auraient tous été jaloux. Hé ben non ! Tant pis, Noah retentera sa chance une prochaine fois. En précisant clairement qu’il veut se téléporter.  Pas sortir par une vieille trappe de service, sûrement couverte de poussière et de champignons toxiques. Sans prévenir, Eric semble s’envoler vers d’autres cieux. Ou en tout cas, le haut de l’ascenseur. Il traverse la trappe avec une facilité déconcertante. Okaaaay, j’ai fait ma mauvaise langue en disant qu’il ne passerait pas. Sorry. Je ne recommencerai plus. Promis. Juré. Craché. “Je veux les mêmes mollets que lui à Noël.” Il marmonne, le petit Noah. Presque jaloux de ne pas pouvoir faire des sauts de géant. Lui, s'il saute, il va monter à quoi ? Un mètre d’altitude maximum ? De quoi être décoiffé, hein. Mais il oublie vite qu’ils ne jouent pas dans la même catégorie. Il a en face de lui (enfin, au-dessus de lui, maintenant) un ange du sport. Donc, on est clairement sur de la triche.

Attrape ma main, Templier. Je vais t’emmener sur mon dos jusqu’au sommet de cette cathédrale du commerce. Là-haut, surplombant le quartier comme deux coqs en pâte, nous pourrons rire de cette mésaventure. Armés de couteaux et fourchettes, nous terrasserons ensemble la faim tenace qui harcèle nos estomacs vides. Et je te garantis que cela prendra deux minutes, pas deux heures. Je parle du trajet, pas du copieux festin que je vais t’offrir afin de pardonner mon humeur impétueuse. Ne refuse pas mon hospitalité, Noah de Fontanges, songe à ta sœur verte de rage devant l’arrondi de ton ventre repu si cela peut motiver ton appétit et ton ardeur !” Au. Mon. Dieu. Eric est une diva. C’est ça, en fait. Une diva qui a fait du théâtre, de la tragédie. Une diva qui se croit dans un film à longueur de journée. “Ouais, en gros, on va escalader jusqu’au prochain étage et bouffer comme deux grosses vaches... Ca me va !” Ils se connaissent depuis seulement dix minutes. Pourtant, Eric sait déjà comment lui parler. Mettez Cora et nourriture dans la même phrase et vous rendez Noah heureux. Sauf si la phrase est ‘allons manger Cora. Là, il est moyennement chaud. Pas parce qu’il s’agit de sacrifier sa soeur chérie d’amour. Naaaaah. Parce qu’il doute de sa comestibilité. La meuf est morte DEUX fois. Elle est moyennement fraîche. Une zombie sur pattes. Si ça se trouve, elle est en train de pourrir des orteils. BEURK.

Il lève un index en direction d’Eric. “Par contre, je grimpe pas sur ton dos. Je te préviens ! On va pas se faire un remake de King-Kong.” Il va se débrouiller comme un grand. Like a boss. Il a fait de l’escalade. A une époque. Il devrait retrouver les réflexes et se démerder. Et au moins, il pourra montrer qu’il n’est pas aussi peu puissant qu’Eric le pense. Même s'il risque de mettre trois heures pour atteindre l’étage. ON S’EN BALEK. Rien ne vaut la satisfaction de se débrouiller par soi-même. Mais pas de précipitation. La première épreuve est d’atteindre la main d’Eric. Tel un pompon suspendu dans un manège de fête foraine pour tirer le gros lot (une peluche de trois mètres de haut qui sent le renfermé). Ouais, il a des références d’enfant de dix ans. Y a quoi ? T’as un problème ? Il prend son élan, appuie son pied contre l’une des parois, avant de se propulser jusqu’aux énormes doigts de l’ange. C’est bien pratique, une main pareille. Ça s’agrippe facilement. Et en un rien de temps, le voilà lui aussi sur le toit de l’ascenseur. Son regard passe les lieux en revue. Wow. Ce serait presque cosy. Manque juste un fauteuil, une cheminée et hop, la magie opère ! Pourquoi on n’a jamais songé à aménager les dessus d’ascenseur, sérieux ? Y a un truc à faire ici ! Il repère rapidement leur objectif : une porte de service à 20 mètres de haut. VINGT MÈTRES. Est-ce que le bonhomme est toujours sûr de vouloir se débrouiller par lui-même ? Oui. De toute manière, il n’a qu’à penser au buffet qui l’attend là-haut et ça devrait le faire. Ça lui suffit amplement comme motivation. Il le payera simplement le lendemain avec des courbatures dans tout le corps. En parlant de courbatures, est-ce qu’Eric en a ? Naaaaah. Vous avez vu ses muscles ? Ils sont tellement développés, ils ne peuvent plus souffrir d’aucune douleur. D’ailleurs, ils ne peuvent plus grossir. Sinon, ils exploseraient.

Il se tourne vers Eric, un sourire goguenard sur les lèvres. “T’es sûr que tu vas réussir à atteindre la porte ?” Quoiiii ? Bien sûr qu’on a le droit de se poser la question. Faut quand même que l’ange porte son propre poids et le hisse sur plusieurs mètres. Alors que Noah, avec ses cinq kilos tout trempé, il y arrive fingers in the nose. Limite s'il ne saute pas d’un mur à un autre, tout en faisant des arabesques, des entrechats et des sauts de basque. Ouais, il s’y connaît un peu en danse classique. Il est comme ça, le gars, plein de surprises. Avant de se lancer, Noah prend quelques précautions. Il s’assure que son téléphone ne va pas s’échapper de sa poche, suicidaire qu’il est. Il retrousse ses manches. Et c’est tipar. La concentration est totale. Presque à deux doigts de faire un claquage du cerveau, Noah. Mais c’est nécessaire quand il faut grimper autant de mètres. Il atteint le dixième mètre. En s’appuyant ici et là. En se soulevant à la force de ses bras. En s'aidant de prises faciles. Mais bordel, qu’est-ce qu’il fait chaud ici ! C’est ce qu’il pense en s’essuyant le front. Il suspend son geste en entendant un bruit. Drôle de bruit. Il risque un coup d’oeil en-bas. Oui, c’est bien. Il y a un bruit mécanique juste au dessous d’eux. Qui, évidemment, provient de l’ascenseur. Attendez… il plisse les yeux. Il rêve ou l’ascenseur est en train de bouger. Plus que de bouger. Il MONTE. Bordel ! Il se fiche de leur gueule ?

Pas le temps de râler. Si Noah ne veut pas finir en hachis parmentier (l’objectif, c’est qu’il mange plutôt que d’être la nourriture), il a intérêt à se bouger. Et pas à twerker, hein. Sauf que sa progression n’est pas assez rapide. Plus lent qu’une tortue. C’est l’impression qu’il a. Il se traîne. Mais il se traîîîîne. Est-ce que l’on peut s’auto-gilfer ? Sûrement. Mais pas sûr que ça arrangerait la situation. “Eric ! J'ai un besoin urgent de tes super-muscles...” Oui, dix minutes après avoir dit qu’il ne grimperait pas sur le dos de l’ange, le voilà qui revient en rampant à ses pieds. Aucune fierté, le gars, en fait. Même pas capable de se démerder par lui-même. Faut dire aussi que c’est soit ça, soit il crève, connement écrasé par un ascenseur. Et je vous raconte pas tout le sang, les os et les organes à nettoyer. Un enfer pour le centre commercial ! Non vraiment, vaut mieux demander à Eric. Et de toute manière, c’est à ça que sert un ange, non ?


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legends never die : Héraclès, le plus glorieux et le plus adulé des héros de la mythologie grecque est devenu le dieu de la force, de l'héroïsme et du courage. Fondateur des Jeux olympiques, il est aussi la divinité du sport et de l'effort. Dans la sphère privée, on le priait comme Alexikakos (celui qui protège du mal).
the mighty bush : Vitesse décuplée ► dieu du sport, fondateur des Jeux Olympiques, athlète accompli et guerrier aux réflexes foudroyants, Héraclès peut se mouvoir à la vitesse de l'éclair. Fureur divine ► héritage d'un passé héroïque plus sauvage que chevaleresque, Héraclès est capable d'entrer dans une rage dévastatrice heureusement contrôlée. Cette frénésie porte sa force et ses réflexes à des niveaux démesurés, mais le laisse exsangue une fois son énergie consumée.
weapon : [i]Massue d'Héraclès ►[/i] arme primitive que le héros a lui-même taillée dans un olivier sauvage. Instrument emblématique de ses nombreux exploits guerriers, cette massue a le pouvoir d'assommer n'importe quel surnaturel frappé au niveau du crâne.
Allegeance : Esprit libre et indomptable, Héraclès est fidèle à ses valeurs plus qu'à des groupes ou des individus. Déifié après une vie tumultueuse de mortel, il s'est toujours senti plus proche des fragiles humains que des dieux arrogants. C'est aujourd'hui un dieu repenti, justicier et protecteur, qui veille sur les humains et les encourage à exprimer leur potentiel.
Il voue un profond respect aux Templiers, ces gardiens qu'il voit en héros des temps modernes (bien qu'il désapprouve leur culte du secret), ainsi qu'à Vox Populi dans leur quête de vérité (mais il condamne la plupart de leurs actions violentes).
Au fil des siècles, Héraclès a également appris à aimer sa famille olympienne, et ne cherchera jamais à les détruire. Pour autant, il n'hésite pas à s'opposer aux actions néfastes de ses pairs et n'accorde aucun passe-droit.
these streets : Dieu grec isolé depuis le Grand Retour, ange du sport factice, collaborateur occasionnel des Templiers, agent d'Interpol récemment affecté à Paris, il n'est que vaguement au courant de tout. Le détail des événements, du jeu des ombres et des conflits individuels lui échappent encore, mais il entend bien combler son ignorance.
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Sujet: Re: Stuck in an elevator | Eric Mar 3 Juil - 19:57 ()



 
Stuck in a elevatorr


Pauvre Noah, il a dédié sa vie à la protection des humains, à la bataille contre le mal et ses engeances démoniaques, pourtant il subit les affres d’une diablesse dans son propre logis.

— L’esclavage est heureusement aboli depuis longtemps, mais je suis affligé d’entendre pareille tyrannie sévir dans ton foyer ! Le fouet est en outre l’instrument favori des démones, n’est-ce pas un comble pour un Templier ?!

À croire que les Français sont des sans-culottes – ce sont les femmes qui la portent à la maison – et que les étranges pratiques à base de cravaches et tenues moulantes en cuir frappent également les fratries.
Eric ne va pas jusqu’à interroger Norah sur les habitudes vestimentaires de sa sœur Cora, mais il ne compte pas abandonner cet opprimé des temps modernes à son triste sort. Le dieu héroïque est un protecteur de l’humanité, un combattant de la justice, un ami des Templiers !

Ce Templier-ci, en tout cas, possède de sérieuses lacunes en matière de physiologie sportive.
Eric a dévoré et assimilé d’innombrables ouvrages consacrés au sport depuis le Grand Retour. Plus qu’une passion, c’est pour lui une raison d’être, un domaine majeur de ses attributions divines.
S’il ignore le fonctionnement d’un ascenseur, le géant pourrait tenir des conférences pointues sur la science et l’histoire du sport à des professionnels émérites.

— N’as-tu jamais observé la musculature fibreuse d’un champion d’athlétisme en pleine course ? Les membres souples et ciselés d’un gymnaste qui exécute des figures impensables sur ses agrès ? Les gestes fluides d’un nageur aux muscles puissants ? Ce n’est pas un hasard si les meilleurs sportifs de maintes disciplines possèdent un corps bien bâti. Je ne me suis jamais senti aussi bien depuis le Grand Retour  !

Pourtant cette enveloppe charnelle comme mon âme restera défectueuse, incomplète, sans ma radieuse Hébé pour lui insuffler sa Jeunesse et sa Vitalité.

L’esthétique grecque allie le buste puissant du guerrier aux gestes habiles du chasseur. Force, agilité et vitesse doivent former un ensemble harmonieux et répondre à un idéal de perfection. Un modèle très éloigné des musculatures hypertrophiées et contre nature des consommateurs de stéroïdes et autres substances anabolisantes.


Le dieu décèle un potentiel chez le Templier lorsque celui-ci accepte avec enthousiasme de quitter la cage d’ascenseur par leurs propres moyens.
Est-ce le plaisir de défier la sœur tyrannique qui le motive ? La perspective d’un repas copieux (et gratuit) ? Les deux à la fois ? L’important, pour Héraclès, est que le Templier a trouvé le courage de passer à l’action.
Un large sourire retrousse les lèvres du géant, suivi d’un mot d’encouragement.

Encore mieux, Noah fait preuve de hardiesse en refusant l’assistance de son bienfaiteur colossal.
Le dieu du courage et du sport se réjouit de le voir entreprendre une escalade autonome.

Ce jeune homme est un Templier, après tout, pas un pleutre !

— Concentre-toi sur l’objectif et ne regarde pas en bas. Tout ira bien ! le rassure-t-il.

L’athlète accompli attend cependant que l’humain gravisse son premier mètre avant de se lancer à son tour.
Noah pourrait renoncer face à la difficulté, la force de supporter son faible poids pourrait manquer à ses doigts fins de scribouillard, un manque d’équilibre pourrait lui valoir une chute mortelle.

Le brave Templier manque d’aisance, pourtant ses efforts portent leurs fruits et il débute son ascension sans encombre.
Il vient de gagner le respect d’Héraclès, dont l’œil expert évalue à très faible le risque de défaillance.
Noah va mettre du temps, mais il y arrivera.

La montagne de chair amorce sa propre ascension sans la moindre difficulté. Son propre poids est négligeable pour la force divine qui l’anime, ses mains et ses pieds trouvent d’instinct les prises qui assurent sa stabilité.
Eric ne se presse pas, dépasse son partenaire d’escalade sans moquerie ni condescendance. Le dieu du sport sait que l’humain peu habitué à ce genre d’exercice a beaucoup plus de mérite que lui.

— C’est bien, Templier ! Continue comme ça, à ton rythme. Tu as ce qu’il faut pour réussir !

Eric accélère brutalement une fois la silhouette derrière lui, grimpant la paroi garnie d’anfractuosités avec l’aisance d’un chat de gouttière.
Un dernier coup d’œil en direction de Noah, puis le dieu à l’agilité féline étudie la porte de service du regard.
Un grognement conclut son analyse.
Aucune poignée à l’extérieur, naturellement, et l’ouverture nécessite une clé spéciale.
En équilibre sur une main et ses deux pieds, le parangon de la force replie les doigts de sa main libre pour former ce qu’il appelle « une clé universelle ». Le poing s’abat comme un bélier, fait sauter le pêne.
La porte s’ouvre dans un grincement sur un couloir de service vide et éclairé. D’agréables odeurs de nourriture viennent titiller les narines de l’ogre affamé.
Un sourire carnassier sur les babines, Eric se hisse à l’intérieur, vérifie l’absence de présence humaine. Il se dirige vers la porte du fond, baisse la poignée – aucun verrou !
Poussant juste assez le battant pour avoir un visuel, il soupire de satisfaction en voyant la foule agitée de clients se presser entre les boutiques et – plus important – les restaurants.
L’heure de la victoire a sonné !

Eric rebrousse chemin en se frottant les mains, salivant par avance au festin à venir.
Il se penche devant le trou béant qui donne sur la colonne d’ascenseur en héraut des bonnes nouvelles.

— Noah, on va…

Nom de Zeus  !

Héraclès ne réfléchit pas. Il n’en a guère besoin. Ses multiples aventures, son instinct de survie et ses capacités physiques hors du commun ont ancré en lui des réflexes d’une efficacité redoutable.
Le dieu saute dans le vide.
Son corps chute derrière le regard médusé de Noah, jusqu’à se réceptionner avec un équilibre parfait sur ses jambes souples et puissantes. L’ascenseur qui avait tourmenté le dieu claustrophe bascule sous le choc, comme étourdi, puis reprend une lente progression vers le haut.
Le géant tend les bras, attrape Noah au passage et le maintient fermement contre lui. Quand l’ouverture de service apparaît enfin sous leurs regards vigilants, Eric bondit avec une rapidité inhumaine, son fardeau dans les bras, tel un tigre gracieux franchissant un obstacle avec un petit animal dans sa gueule énorme.

— Nous y voilà, mon ami ! (Eric donne à Noah une vigoureuse tape dans le dos et tend l’autre bras vers la porte du fond.) Derrière cette porte, les cuisiniers rivalisent de talent et de subterfuge pour attirer les ventres vides. Je te laisse choisir, à condition d’éviter les victuailles insipides que les escrocs tirent du congélateur pour les réchauffer ! Même un chien ne mérite pas pareille pitance.

Les deux rescapés franchissent la porte, que le dieu à la carrure imposante masque de son corps avant d’en arracher discrètement la poignée.

— Je ne voudrais pas qu’un enfant turbulent entre ici par mégarde, et chute par l’ouverture que j’ai dégagée.

Indifférent aux dégâts matériels qu’il a provoqués, Eric fait preuve du plus grand sérieux lorsqu’il s’agit de protéger une vie humaine.


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- Il est capable de faire tenir une cuillère sur son nez.
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Allegeance : Loyal envers templiers – Il a très tôt compris qu'il serait un templier. L'idée de leur être déloyal ne lui est jamais passé par la tête. Il y a plusieurs raisons à cela : 1/ il risquerait de mourir 2/ c'est toujours mieux que de ne rien faire 3/ il avait besoin d'un passe-temps. Il connaît l'importance du rôle des templiers. C'est pourquoi il se tient toujours à leurs côtés, prêt à aider.
these streets : Il en sait beaucoup trop pour feindre l'ignorance. En fait, il connaît les vraies raisons de la plupart des derniers événements. Le crash de l'avion, la famine... Parfois, il est convaincu que l'ignorance est la meilleure chose qui puisse arriver aux humains. Ils paniqueraient davantage. Alors, il veille à couvrir les traces surnaturelles autant dans la vie que dans ses articles.
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Sujet: Re: Stuck in an elevator | Eric Mer 4 Juil - 19:48 ()

 
stuck in an elevator
N’as-tu jamais observé la musculature fibreuse d’un champion d’athlétisme en pleine course ? Les membres souples et ciselés d’un gymnaste qui exécute des figures impensables sur ses agrès ? Les gestes fluides d’un nageur aux muscles puissants ? Ce n’est pas un hasard si les meilleurs sportifs de maintes disciplines possèdent un corps bien bâti. Je ne me suis jamais senti aussi bien depuis le Grand Retour !” S’il répond non, est-ce qu’Éric va lui exploser la tête contre une des parois ? Non parce que le mec, quand il parle de musculature, il a l’air totalement habité. Possédé. Un peu comme ces prêtres américains qui mettent l’ambiance pendant la messe. Il ferait presque peur. Presque. En tout cas, à toute personne qui trouve le sport nul à chier. Ce n’est pas pour rien qu’il est l’ange du sport, me direz-vous. Si Éric avait préféré la poterie, ça aurait posé un petit problème. Noah préfère le laisser partir dans son envolée sportive. De toute manière, à quoi bon l’arrêter ? Ce mec est fou de sport. Il n’y a qu’à le regarder. Il n’y aurait qu’un aveugle pour ne pas le voir. Et encore. Il suffit de foncer dans un de ses pectoraux pour avoir deux dents cassées. L’aveugle s’en rendrait compte, au péril de sa vie, certes, mais il le saurait.

Ils vont avoir l’occasion de prouver leur endurance. Grimper vingt mètres. Vingt putain de mètres. Noah se réjouit de ne pas avoir le vertige. Il n’aurait pas fait le fier. Si ça se trouve, il serait resté assis tranquillement dans l’ascenseur. A attendre les secours. Il aurait fini oublié par toute une population. On aurait retrouvé son squelette trois siècles plus tard. On l’aurait alors appelé ‘L’homme de l’ascenseur’. Il serait entré dans l’histoire. Au lieu de cela, il fait quoi ? Il s’enfuit. Il abandonne un destin historique tout tracé. Mais bon, entre marquer l’histoire et manger, le choix est assez rapide. C’est qu’il a ses priorités ! Il peut compter sur les encouragements d’Éric. Même si, faut bien l’avouer, il a l’impression d’avoir cinq ans. Attendez… si on fait le rapport entre l’âge de l’ange et l’âge de l’humain, c’est à peu près ça. Il a cinq ans. Super. Génial. Parfait. L’ascension commence. Les premières minutes sont reloues et galères. Pourtant, il est content. Il va si vite que même Éric n’arrive pas à le dépasser. C’est quand même la classe, non ? Il est trop fort ! Genre, il enchaîne si rapidement qu’il rivalise avec la puissance d’un ange du sport. Qu’est-ce que vous dites de ça, les rageux, hein ? On n'est plus si maigrelet que ça à côté de l'ange, hein ?

Il a même un sourire, le con. Trop content de lui. Il pourra ajouter ça à son CV : ‘a dépassé l’ange du sport’. Ça a de la gueule, non ? “C’est bien, Templier ! Continue comme ça, à ton rythme. Tu as ce qu’il faut pour réussir !” Et Éric le dépasse en deux secondes. Mais… mais… mais ! COMMENT ? POURQUOI ? Quelle violence ! Il ne faut pas déprimer quelqu’un aussi brusquement ! Il y a tout un travail psychologique à faire ! Une préparation pour que ce soit moins terrible. Parce que là, Noah a l’impression que toute sa vie a été un mensonge. On lui a toujours fait croire qu’il était excellent en escalade (en tout cas, ces dernières minutes) et le voilà qui découvre que tout le monde ralentissait le rythme pour lui. Trahison ! Au bûcher, les traîtres ! Mais il s’accroche, le petit Noah. Il va prouver qu’il est capable de monter. Bon, pas trop vite. Il ne faudrait pas qu’il dérape et tombe tel une crêpe sur le toit de l’ascenseur. Ça ferait assez mal. Je crois. A vérifier. Mais pas avec Noah. Trouvez un bébé, tiens. Un gamin abandonné dans sa poussette. Et lancez-le. L'instinct paternelquoi ? Connais pas.

Et puis, tout s’enchaîne vite. L’ascenseur qui se remet en marche. Noah qui appelle à l’aide. Éric qui débarque (manque que le cheval blanc). Éric qui saute (on avait dit un bébé, pas un ange !). Éric qui atterrit sur l’ascenseur avec une aisance déconcertante (faites quelque chose ! Mettez-lui une bouée canard pour qu’il ait l’air ridicule !). Éric qui attrape Noah. Noah qui se retrouve dans les bras d’Éric (ça se passe de commentaire). Et eux, qui semblent voler jusqu’à la porte de service. Enfin, les pieds de Noah touchent le sol. Un sol salvateur. Un sol bienvenu. Il résiste à l’envie de se coucher dessus et de l’embrasser. Sauf que des dizaines de chaussures sont déjà passées par-là. Il n’a clairement pas envie d’attraper la mort. Et il a un peu de tenue, aussi. Un peu. “Nous y voilà, mon ami !” Aïeuh ! C'était quoi cette tape, merde ?! Son poumon ! Vous avez vu son poumon ? Il est sorti, j’vous jure ! Il doit être quelque part. Il n’a pas dû s’envoler bien loin ! “Derrière cette porte, les cuisiniers rivalisent de talent et de subterfuge pour attirer les ventres vides. Je te laisse choisir, à condition d’éviter les victuailles insipides que les escrocs tirent du congélateur pour les réchauffer ! Même un chien ne mérite pas pareille pitance.” Attendez, mais quand est-ce qu’il respire ce mec ? Il n’est même pas essoufflé ! On dirait qu’il a eu le temps de faire la reconnaissance de tout le centre commercial pendant que Noah faisait deux mètres. Ce mec est inhumain… Ah oui, c’est un ange. BORDEL. Il est trop fort !

Noah, lui, a besoin d’un peu de temps. Parce que là, dans son corps, plus rien ne va. C’est le chaos le plus total. Il y a un instant, il était sur le point de se faire écraser par un ascenseur. Il voyait sa vie défiler. Il imaginait déjà son corps en bouillie dans un cercueil. Une photo de lui, souriant, posée à côté. Histoire de se rappeler qu'il n'a pas toujours été de pâtée. Et l’instant d’après, il a été projeté en avant. Ses organes n’ont même pas eu le temps de mettre leur ceinture de sécurité. Alors, forcément, tout est chamboulé. Le coeur. L’estomac. Mains sur les genoux. Corps plié en deux. Il lève un index. “Attends, laisse-moi cinq secondes pour me remettre de ce saut.” Il va vomir. Il en est presque sûr. Alors, ne lui parlez pas de manger. Pour une fois. Par pitié. Il ne veut pas. Pas tout de suite. Pas pour longtemps. Ça va revenir. Il se redresse doucement. Bon sang. A quel moment sa vie est devenue un grand n’importe quoi ? Quand il a crevé de faim au bureau ? Quand il est monté dans l’ascenseur ? Quand il a laissé ce géant y entrer ? Quand l’ascenseur est tombé en panne ? QUAND ? Qu’on lui dise ! Mais c’est bon, il se sent déjà mieux. Ils peuvent rejoindre la porte tant attendue. Tant désirée. Tant rêvée. Tant fantasmée. La porte de la délivrance. Musique bénite, s'il vous plaît !

Une fois passée, Éric veille à casser une nouvelle chose. ENCORE. Sérieux ! Ça devient une mauvaise habitude ! Si un jour, l’ange vient chez Noah et Cora, ils ont intérêt à planquer tous les objets de valeur. Même les poignées, visiblement. En fait, l’appartement sera vidé avant l’arrivée d’Éric. Faut savoir prendre ses précautions ! Noah lui lance un regard de travers. “Je ne voudrais pas qu’un enfant turbulent entre ici par mégarde, et chute par l’ouverture que j’ai dégagée.” Il lève les yeux au ciel. Ouais, donc, ça justifie de tout casser ? Noooon. Ils auraient pu mettre un panneau. Prévenir les personnes compétentes. Bloquer la porte avec un truc. N’importe quoi ! Mais Noah n’est pas un de ses parents. Bordel, vous imaginez ? Déjà l’âge. Ensuite, la patience pour maîtriser un gamin pareil. Il aurait fait un burn-out au bout de la première heure. HAN ! Éric faisait quelle taille à sa naissance ? Est-ce qu’il avait déjà des muscles imposants ? Est-ce qu'il détruisait déjà tout sur son passage ? Il n'ose même pas les efforts fournis par sa mère. Pauvre femme. “Non, mais c’est bien, les gens ici se font chier à mourir et en plus, tu fais marcher l'économie.” Quand même, ce serait bien de faire une minute de silence pour cette pauvre poignée. Repose en paix au Paradis des Poignées. Que tu puisses retrouver tes proches. Que tu puisses être à l'abri de l'ange du sport.

Le choix du restaurant maintenant. Un choix épineux. Un choix difficile. Un choix important. De cela dépend de nombreuses choses : le plaisir gustatif, le plaisir de digérer, le plaisir de rêver à l’assiette dégustée. Et puis, s’ils mangent mal, ils seront déçus, ils passeront une après-midi médiocre, ils seront de mauvaise humeur. S’ils mangent encore plus mal, ils seront malades. Alors que s’ils mangent bien, ils seront heureux. Ils sauteront à pieds joints, ils embrasseront la vie, ils enverront des pétales de fleurs sur leur passage. Alors, c’est une grande responsabilité. “Puisque j’ai le choix, je décide de ne pas en faire. On fait le tour de tous les restaus, on prend ce qui nous fait envie et on s'installe sur les toits pour profiter de la vie. T'en dis quoi ?” Ce plan d'attaque fait déjà gargouiller son estomac. Un gargouillement d'envie. Un gargouillement de délectation. Un plan d'attaque conçu méticuleusement par son esprit affamé. Un plan d'attaque digne des plus grandes armées. A côté, la technique du cheval de Troie est risible. Sérieux ! Ils auraient pu faire la même chose avec un énorme dindon farci aux soldats. Et là, ça aurait été encore plus cool !

Dis, j’ai une question sérieuse à te poser… qu’est-ce que tu penses des chats ? Parce que t’as passé des mois en Grèce, tu as dû en voir des centaines traîner dans la rue.” Est-ce qu’il essaye de découvrir le point faible d’Éric ? Non. Est-ce qu’il cherche à le cataloguer comme ‘homme à chat vivant exclusivement entouré de cent félins’ ? Non plus. Est-ce qu’il essaye de voir s’il a ses chances de le monter contre le chat de sa soeur ? … Moui, peut-être bien. Mais chuuuut. Ça doit rester secret ! Et puis, il s’intéresse à Éric, voyons ! C’est une manière de connaître son opinion sur un sujet ô combien important. Un sujet qui peut bouleverser le monde. Un sujet qui fait débat. Un sujet brûlant. Les chats, quoi.


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Dernière édition par Noah T. de Fontanges le Jeu 16 Aoû - 18:30, édité 2 fois
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homecoming : 20/06/2018
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julius caesar : Lux Aeterna
legends never die : Héraclès, le plus glorieux et le plus adulé des héros de la mythologie grecque est devenu le dieu de la force, de l'héroïsme et du courage. Fondateur des Jeux olympiques, il est aussi la divinité du sport et de l'effort. Dans la sphère privée, on le priait comme Alexikakos (celui qui protège du mal).
the mighty bush : Vitesse décuplée ► dieu du sport, fondateur des Jeux Olympiques, athlète accompli et guerrier aux réflexes foudroyants, Héraclès peut se mouvoir à la vitesse de l'éclair. Fureur divine ► héritage d'un passé héroïque plus sauvage que chevaleresque, Héraclès est capable d'entrer dans une rage dévastatrice heureusement contrôlée. Cette frénésie porte sa force et ses réflexes à des niveaux démesurés, mais le laisse exsangue une fois son énergie consumée.
weapon : [i]Massue d'Héraclès ►[/i] arme primitive que le héros a lui-même taillée dans un olivier sauvage. Instrument emblématique de ses nombreux exploits guerriers, cette massue a le pouvoir d'assommer n'importe quel surnaturel frappé au niveau du crâne.
Allegeance : Esprit libre et indomptable, Héraclès est fidèle à ses valeurs plus qu'à des groupes ou des individus. Déifié après une vie tumultueuse de mortel, il s'est toujours senti plus proche des fragiles humains que des dieux arrogants. C'est aujourd'hui un dieu repenti, justicier et protecteur, qui veille sur les humains et les encourage à exprimer leur potentiel.
Il voue un profond respect aux Templiers, ces gardiens qu'il voit en héros des temps modernes (bien qu'il désapprouve leur culte du secret), ainsi qu'à Vox Populi dans leur quête de vérité (mais il condamne la plupart de leurs actions violentes).
Au fil des siècles, Héraclès a également appris à aimer sa famille olympienne, et ne cherchera jamais à les détruire. Pour autant, il n'hésite pas à s'opposer aux actions néfastes de ses pairs et n'accorde aucun passe-droit.
these streets : Dieu grec isolé depuis le Grand Retour, ange du sport factice, collaborateur occasionnel des Templiers, agent d'Interpol récemment affecté à Paris, il n'est que vaguement au courant de tout. Le détail des événements, du jeu des ombres et des conflits individuels lui échappent encore, mais il entend bien combler son ignorance.
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Dieux

Sujet: Re: Stuck in an elevator | Eric Ven 6 Juil - 19:39 ()



 
Stuck in a elevatorr


Eric fronce ses épais sourcils au commentaire de Noah sur la misérable poignée. Il éprouve encore certaines difficultés à cerner cet humain, dont les paroles sont parfois nébuleuses comme la constellation d’Orion.
Le Templier ressent probablement la même chose à son sujet. Après tout, selon l’Ordre grec, la coopération entre les Anges et les Templiers n’est pas aussi harmonieuse qu’elle pourrait – devrait – l’être.
Eric lui-même est un usurpateur, avec une personnalité différente des Anges qu’il a rencontrés. Même parmi les siens, les dieux de l’Olympe, Héraclès a toujours été à part en raison de son ascendance mortelle.
Comment les autres dieux grecs se sont-ils adaptés à la vie parisienne du XXIe siècle ? Il lui tarde de renouer avec ses semblables, bien que sa tendre Hébé soit la seule à occuper toutes ses pensées.

Des pensées qu’interrompent des gargouillements pressés. Malgré l’appel insistant de son estomac (en langue stomacale, dont le vocabulaire se réduit à quelques mots, celui-ci vient de crier : « MANGEEER, FAIIIMMM »), Noah propose de perdre du temps avec une tournée des restaurants – nombreux à cet étage.
Eric soupire, pose une de ces mains épaisses sur l’épaule de Noah. Pour le dieu de la force (plus buté qu’un âne), l’indécision est avant tout une marque de faiblesse, un défaut que tout homme doit corriger.

— Las ! J’aurais aimé que ta réponse me surprenne, ami affamé. Elle illustre comment une sœur dominatrice te martyrise avec aisance aussi cruelle. En effet, chaque fois que tu refuses d’agir ou de choisir, d’autres le font pour toi et s’approprient le pouvoir de décision qui t’appartient. Jusqu’au jour où ce pouvoir est relégué en lointain souvenir et que tu deviens l’esclave de ton propre sang.
Bien sûr, il ne s’agit pas de désobéir à tout vent ou d’imposer sa volonté aux autres. Mais de préserver ta liberté sans nuire à celle des autres. De montrer ta force afin d’écarter les tyrans et suceurs de sang.


Noah parait trop tendre au regard d’Héraclès.
Comme la plupart des humains de cette époque, d’ailleurs. Les hommes n’ont plus besoin de chasser le sanglier et porter le lourd gibier sur leurs épaules afin de nourrir leur famille. Les femmes n’ont plus à puiser de lourds seaux d’eau dans les puits et les rivières. Un progrès, certes ! Qui a rendu les hommes moins vaillants, les femmes moins vigoureuses. Qui a affaibli les pouvoirs du dieu de la force et du courage.
Mais Noah est un Templier. Un guerrier. Un chasseur de démons. Un noble chevalier (sans titre et sans cheval). Un héros des temps modernes. Or, les héros ne se font pas fouetter par leur sœur, sinon pour habituer le corps aux tortures et supplices de la chair. Et même dans ce cas de figure, jamais l’estomac vide.
Héraclès est un dieu. Un protecteur. Un guide. Le nouveau messie. Jésus réincarné. Il doit montrer l’exemple, changer l’eau en vin, changer l’agneau en lion.

— Suis-moi, Noah de Fontanges ! Je vais te montrer comment parler à ta sœur et aux vils profiteurs qui tenteraient d’abuser de ta gentillesse.

Le ton sans appel, autoritaire, n’admet aucune protestation.
Le colosse se dirige d’un pas décidé vers un restaurant grec, dont il avait vu l’affiche au menu alléchant quelques étages plus bas. Un bistroquet plus proche du kebab, à en juger par sa taille modeste.
Un homme d’âge mûr se tient au comptoir. « Carlos », vient de l’appeler son neveu et assistant. Teint hâlé, pilosité noire et abondante, son visage rond et souriant possède les traits typiques des Méditerranéens.
Eric vient se positionner en face du commerçant, torse bombé et bras légèrement écarté. Le colosse couvre la moitié du comptoir à lui tout seul, masquant l’horizon de sa proie. Rapide comme l’éclair, le géant brandit un doigt accusateur droit devant lui. Ses yeux agrandis par une fureur volcanique foudroient Carlos comme si Zeus en personne l’habitait. Sa voix rauque et impérieuse gronde comme le tonnerre.

— Toi ! Sers-moi quatre gyros avec une garniture d’olives à rendre jalouses les plus prestigieuses huileries de Provence, ainsi que ta meilleure bouteille de schiste.
Si ta nourriture plait à mon estomac gourmet, si ton vin ravit mes papilles gustatives, alors tu gagneras mon respect et ma sincère reconnaissance. Je ferais éloge de tes services autour de moi, recommanderai ta cuisine à mes plus fidèles compagnons. Ta clientèle grossira comme les sacs d’or du roi Midas. La fortune te sourira pour les années à venir et on t’honorera comme une icône de la gastronomie grecque. On gravera sur ta tombe en pierre de lune une épitaphe mémorable, les chefs viendront s’y recueillir en pèlerinage.
En revanche, déçois-moi et mes alliés s’amasseront en légions cruelles qui réduiront ton commerce à l’état de ruines. Tu disparaîtras dans un cachot souterrain de la Bastille, enchaîné à un mur froid et humide, nourri au pain moisi et à l’eau croupie. Un masque de fer rouillé, hérissé de pointes intérieures, recouvrira ton visage odieux. L’obscurité sinistre de ta cellule sera ton seul horizon. Les gémissements de lamentation berceront tes nuits. Lorsque la mort viendra enfin mettre un terme à la lente agonie, ta dépouille émaciée sera livrée en pâture aux rats d’égouts. Leurs petites dents cruelles rongeront ce qui restera de chair jusqu’aux os. Os qui finiront broyés dans les gueules puantes de chiens errants.
Maintenant, apporte-moi ma pitance et scelle ton destin, maître queux.


Eric avise alors la foule de curieux dont les regards convergent dans sa direction. Beaucoup se tiennent immobiles, figés dans une position parfois inconfortable. Leurs visages expriment toute la palette de la stupéfaction, du simple front plissé à la bouche béante d’où s’écoule une bave visqueuse, parfois mêlée de fluide nasal.

Par la barbe de Zeus ! J’y suis peut-être allé un peu fort, cette fois.

Son charisme de dieu ancien joue évidemment en sa faveur. Chez Eric Monfort, une assurance démesurée et un physique hors norme renforcent cette présence surnaturelle, commune à ses semblables.
Sans quoi, on alerterait immédiatement la sécurité afin qu’elle maîtrise cet énergumène échappé de l’asile. Ladite sécurité, au salaire trop bas pour se risquer à alpaguer pareil phénomène, appellerait illico les blouses blanches et leurs indispensables tranquillisants.

Loin de se déballonner, Eric effectue un mouvement ample de son bras libre (l’autre designe toujours Carlos avec une volonté inflexible) afin de prendre son auditoire à partie.

— Ces honnêtes gens sont mes témoins, vendeur de gyros. À présent que tout Paris te regarde, l’honneur et la réputation de ta lignée sont aussi en jeu.

La scène est devenue irréelle. Certains pensent à une émission de caméra cachée, d’autres à la répétition d’une pièce de théâtre.
Quoi qu’il en soit, Carlos et son neveu s’activent derrière le comptoir comme si leurs vies (et celles de leurs proches) en dépendent.
Résultat : quatre œuvres d’art de la gastronomie grecque, richement garnies d’olives fraîches (réservées à leur consommation personnelle), ainsi qu’un grand cru du Roussillon – une bouteille que Carlos venait d’acquérir pour célébrer les noces de porcelaine de son couple.

Eric accepte les quatre gyros et la bouteille avec un grognement, laisse un gros billet « pour ton service rapide, en attendant de rendre mon jugement sur la qualité » et se tourne ensuite vers Noah avec un air amical, comme s’il ne s’était rien passé.

— À ton tour, maintenant ! Choisis ton restaurant et montre-leur ta détermination. Car tu ne mérites pas moins que les plus fins délices culinaires ! Ensuite, nous irons festoyer sur les toits comme tu l’as brillamment proposé. À moins que tu aies besoin d’une autre démonstration ?

* * *

Plus tard, Noah interroge son nouvel allié sur l’animal domestique qui envahit Internet depuis plusieurs décennies, boule de poils trop mignonne pour ses fans, grippeminaud à éradiquer pour ses détracteurs : le chat.

Eric hausse ses larges épaules.

— Je n’ai pas vraiment d’opinion sur ces animaux. Mon rôle est de guider les humains, pas leurs compagnons à quatre pattes. Cela explique peut-être pourquoi leur comportement reste une énigme à mes yeux. Certains ronronnent sous les caresses comme une femme dont on satisfait les désirs intimes. D’autres portent le vice dans leurs yeux sournois et la cruauté dans leurs vilaines griffes. De manière générale, je les trouve égoïstes et peu reconnaissants. Ces animaux goûtent la nourriture qu’on leur donne et se complaisent dans la chaleur d’un foyer sûr. Le reste du temps, ils vadrouillent et font ce que bon leur semble, indifférents au sort de leurs protecteurs humains.
En tant qu’Ange du sport, je trouve que ces félins miniatures sont un modèle de grâce et d’agilité, une source d’inspiration pour qui sait observer et tirer les leçons de la nature.
Pourquoi cette question, tu as l’intention d’adopter un animal ?



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@Noah T. de Fontanges

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Héraclès
A TRUE HERO ISN’T MEASURED BY THE SIZE OF HIS STRENGTH BUT BY THE STRENGTH OF HIS HEART ~ WHERE WE FALL ARE THE STEPPING STONES FOR OUR JOURNEY ~ THERE ARE ALL KINDS OF COURAGE IN THE WORLD, AND MOST OF IT TAKES PLACE FAR FROM BATTLEFIELDS.
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julius caesar : Av. : January Blues | Sign. : Astra, caralhopsd & tumblr
the mighty bush : - Il arrive à toucher son nez avec le bout de sa langue.
- Il sait loucher (plus qu'un pouvoir, un don tombé du ciel).
- Il est capable de faire tenir une cuillère sur son nez.
- Il a un talent particulier pour sur-protéger sa soeur.
weapon : Semi-automatique avec balles bénites. Il le cache à son mollet quand il part en mission / Arc pliant. Toujours sur lui, il est caché dans un double fond dans son sac-à-dos / La Kunée qui rend invisible son porteur est sagement rangée dans son appartement / Fioles d'eau bénite toujours sur lui, cachées dans son sac-à-dos.
Allegeance : Loyal envers templiers – Il a très tôt compris qu'il serait un templier. L'idée de leur être déloyal ne lui est jamais passé par la tête. Il y a plusieurs raisons à cela : 1/ il risquerait de mourir 2/ c'est toujours mieux que de ne rien faire 3/ il avait besoin d'un passe-temps. Il connaît l'importance du rôle des templiers. C'est pourquoi il se tient toujours à leurs côtés, prêt à aider.
these streets : Il en sait beaucoup trop pour feindre l'ignorance. En fait, il connaît les vraies raisons de la plupart des derniers événements. Le crash de l'avion, la famine... Parfois, il est convaincu que l'ignorance est la meilleure chose qui puisse arriver aux humains. Ils paniqueraient davantage. Alors, il veille à couvrir les traces surnaturelles autant dans la vie que dans ses articles.
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Sujet: Re: Stuck in an elevator | Eric Dim 8 Juil - 7:28 ()

 
stuck in an elevator
Faire le tour des restaurants. Les dévaliser. Improviser un buffet sur les toits parisiens. Voilà un rêve qu’il nourrit depuis biiiien longtemps. Aujourd’hui, il est persuadé d’avoir enfin trouvé le parfait acolyte pour relever ce défi. Il trépigne d’impatience à l’idée de rouler après un repas aussi gargantuesque. Bon, okay, en terme de sécurité, ce n’est pas trop ça. Quand on est capable de rouler, vaut mieux pas aller sur des toits glissants. Au risque de finir écrasé sur le trottoir, dans un mélange de nourriture française, italienne, japonaise et thaïlandaise. “Las ! J’aurais aimé que ta réponse me surprenne, ami affamé. Elle illustre comment une sœur dominatrice te martyrise avec aisance aussi cruelle. En effet, chaque fois que tu refuses d’agir ou de choisir, d’autres le font pour toi et s’approprient le pouvoir de décision qui t’appartient. Jusqu’au jour où ce pouvoir est relégué en lointain souvenir et que tu deviens l’esclave de ton propre sang. Bien sûr, il ne s’agit pas de désobéir à tout vent ou d’imposer sa volonté aux autres. Mais de préserver ta liberté sans nuire à celle des autres. De montrer ta force afin d’écarter les tyrans et suceurs de sang.” Il lève les yeux vers Éric. Surpris du refus catégorique. M’enfin ! Est-ce que l’ange a perdu la tête ? Bien sûr qu’il a perdu la tête ! Comment peut-il passer à côté de cette opportunité unique ?

Sans compter que cette conversation tourne un peu trop au débat philosophique. Est-ce que ne pas faire le choix n’est pas déjà un choix en soi ? Et est-ce que devoir faire des choix n’est pas une entrave à notre liberté ? Hein ? Raaah, ça y est, Noah a l’impression d’être de retour au lycée. Sous le regard de son professeur, barbu à souhait, lunettes rondes sur le nez. En général, lorsque les sujets passionnaient le prof, il se mettait à postillonner. A un moment, tous ses élèves se sont demandés s’ils ne feraient pas mieux de récupérer toutes les gouttelettes éjectées pour apporter de l’eau aux pays souffrant de sécheresse. Ils en étaient convaincus : leur professeur de philosophie était la solution aux terres arides. Il aurait créé des rivières en plein milieu du désert ! “Suis-moi, Noah de Fontanges ! Je vais te montrer comment parler à ta sœur et aux vils profiteurs qui tenteraient d’abuser de ta gentillesse.” Noah le suit, non sans faire la gueule. Il est triste ! Il était déjà en train de rêver de la piscine de plats dans laquelle il allait nager. Il s’imaginait faire un dos crawlé au milieu de cuisses de poulet, de frites et de burgers. Au lieu de cela, ils vont où ? Dans un restaurant grec ! Mais il suit. Parce que visiblement, il n’a pas le choix. Il est pris en otage par un colosse. Ouais, bon, peut-être pas. Disons qu’il a surtout faim. Et que le faim l’oblige à suivre les grands pas d’Éric. En fait, Noah n’est qu’une victime. Victime triste de son estomac. Victime martyrisée d’une faim violente.

Éric refait son show. Sous les yeux médusés du gérant, des clients déjà présents. Et de Noah. Bordel, mais comment il fait ? Pour parler autant sans manquer d’air ? Pour déblatérer sans manquer de mots ? Pour avoir l’air de venir d’une autre époque ? Pour ce dernier point, Noah a une vague idée. Rapport au fait que le mec est un ange. Ça aide pas mal, il paraît. “Ne vous inquiétez pas, il plaisante. Il ne vous arrivera rien, évidemment… Enfin, je crois.” Il espère. Il jette un coup d’oeil en coin en direction d’Éric. Est-ce qu’un ange peut lancer une malédiction pareille ? Surtout un ange du sport. Éric serait le dieu de la gastronomie grecque, ce serait faisable. Mais un ange du sport ne peut rien contre un restaurant… pas vrai ? “Ces honnêtes gens sont mes témoins, vendeur de gyros. À présent que tout Paris te regarde, l’honneur et la réputation de ta lignée sont aussi en jeu.” M’ENFIN ! On ne met pas la pression comme ça aux gens ! Sans même un ‘bonjour’ ni un ‘merci’. Franchement ! Faudra pas s’étonner si les cuisiniers crachent dans ses sandwiches. Quoique, ce serait risquer une malédiction. Et on n’a pas envie que Paris perde un restaurant. Sinon, c’est Noah qui pourrait faire une dépression. On ne s’en prend pas aux adresses culinaires. Les hôpitaux, les écoles, les centres commerciaux, okay. Mais pas les restaurants. A moins qu’ils soient des arnaques ambulantes, du genre à servir des plats congelés. Pour eux, il n’a aucune pitié. “À ton tour, maintenant ! Choisis ton restaurant et montre-leur ta détermination. Car tu ne mérites pas moins que les plus fins délices culinaires ! Ensuite, nous irons festoyer sur les toits comme tu l’as brillamment proposé. À moins que tu aies besoin d’une autre démonstration ?” Comment ça, à son tour ? Éric partage son savoir philosophique, mais pas ses gyros ? Alors, c’est donc ça, un ange du sport qui aime manger ? La trahison ! Un scandale, voilà ce que c’est ! Laisser un pauvre humain lutter pour sa pitance, alors qu'il meurt de faim et est affaibli. Inhumain !

Pas besoin d’une autre démonstration. Je vais me débrouiller tout seul.” Mouais, il est moyennement convaincu, quand même. Il n’a pas envie de devenir grandiloquent et menaçant comme Éric. Il est persuadé que ce n’est pas ainsi que l’on peut obtenir le meilleur des gens. Des gens qui font ce métier par passion, d’ailleurs. Est-ce qu’on est vraiment passionné quand on craint de finir en prison parce qu’on a trop salé un morceau de viande ? A la limite, Noah connaît certaines personnes qui mériteraient la prison pour ne pas savoir cuisiner correctement. Des personnes capables de détruire un ingrédient simple à préparer. Genre, des pâtes. Mais ces professionnels... Naaaah, ils ne peuvent pas subir un traitement pareil. Il s’enfonce dans le restaurant voisin. Une pizzeria. Bordel. Il a l’habitude d’y aller, en plus. Les serveurs ne vont pas comprendre ce qu’il se passe. Ils vont se demander ce qui est advenu du Noah super sympa qui bouffe trois pizzas à la fois. Il ne peut pas se défiler. C’est soit ça, soit Éric va les effrayer, voire les tuer de peur. Entre les deux, vaut mieux que ce soit le templier. Les risques de crise cardiaque sont moindres avec Noah. Il fait rouler ses épaules. Tentant de réunir l’énergie et la force nécessaires à la démonstration d’une pseudo-autorité. “Hey vous !” Oui, voilà, bon départ de Noah qui s’apprête à affronter le serveur. Il faut continuer sur sa lancée. “Bonjour !” Moui, bon, un peu de politesse ne fait pas de mal, mais ça casse le rythme. Allez, on n’oublie pas : on doit jouer le tyran qui aime manger. On fait notre regard le plus menaçant. Ouaiiiis, voilà ! Enfin, pas trop, on dirait un psychopathe, là.

Allez, on y retourne. A fond ! “Je veux une quatre fromages, une calzone et une végétarienne. Et vous avez intérêt à faire des efforts, sinon… sinon je dis aux inspecteurs d'hygiène que vous vous grattez les fesses avant de faire vos pizzas ! Ah, pendant que j’y pense : vous allez supprimer toutes les pizzas qui contiennent des fruits. C’est inhumain de faire des trucs pareils et en plus, personne n’en mange !” Okay, okay, faut se calmer, là. Noah devient tyrannique. Il s'emballe. Il ne réfléchit plus. Il ne respire plus. Il a perdu pied ! “Et ma calzone, je la veux avec le jaune d’oeuf coulant, j’vous surveille ! Y a moyen que vous ajoutiez un peu plus de gruyère aussi ? J’adore le gruyère… et vous avez de la mozzarella ?” Mayday, mayday. On perd Noah. Elle est passée où, son autorité ? Et ses yeux noirs, sa carrure vachement impressionnante (qui n’a jamais existé, okay), sa détermination ? Il vient de se ramollir en trois secondes. Heureusement, il se reprend pour lancer un dernier ordre. “Et je veux une pâte finie, sinon j’appelle vos mères pour leur dire combien elles devraient avoir honte de leurs fils !” Voilà. Bon, verdict ? Pathétique. Le serveur est à deux doigts d’éclater de rire devant ce mec un peu schizophrène sur les bords. Noah n’est définitivement pas fait pour balancer des ordres sur les gens, à la manière d'Éric. L’exercice a été un enfer. Noah a l’impression d’avoir couru un marathon. Est-ce qu’il peut avoir des courbatures aux cordes vocales ? A la bouche ? Peut-être. Ses collègues vont être contents qu’il puisse moins parler.

En attendant que les cuisiniers préparent sa commande (et fassent tomber exprès la pâte par terre, la piétinent et l’utilisent), Noah préfère parler d’un autre sujet. Un truc qui ne demande pas de s’en prendre aux pauvres gens. Ouais, laissons-les tranquilles ! Et évidemment, cela tombe sur le chat de Cora. Parce que c’est le sujet le plus simple. Telle n’est pas sa joie de découvrir qu’Éric trouve lui aussi les chats sournois. Okay, c’est un résumé très réducteur. Sauf que Noah ne prend que ce qui l’intéresse. Mais d’un coup, il n’est plus si certain de vouloir aborder le sujet. Est-ce que l’ange va lui donner des conseils pour se faire respecter d’un chat ? Avec des ordres et compagnie ? Mince, Noah n’est pas prêt pour ça. Il a presque envie d’épargner Anath aka le voleur de stylo aka le psychopathe qui le regarde dormir aka le truc qui le griffe et le mord dès qu’un orteil apparaît. “Ouais, j’hésite entre un chat et un hamster. Je me dis que ça pourrait faire un peu de compagnie. Mais comme je ne suis pas capable de garder en vie un poisson rouge, ce n’est pas une très bonne idée… est-ce que les animaux ont aussi des anges ? Un ange des croquettes ou un démon des tiques, tu imagines ?” Ce serait fou. Rien que d’imaginer un chat prier, d’ailleurs. A quoi est-ce que ça ressemblerait ? Miaou, miaouuu, miiii-miaouuuu, miaou. Miaou. ? Très explicite, tout ça. Noah n'attend pas de réponse d'Éric à ce sujet. De toute manière, qui a un avis tranché sur les hamsters ? Ils ont moches et passent la journée à courir dans une roue. Eux aussi ont des yeux flippants, d'ailleurs. Qu'est-ce que les animaux ont tous avec leurs yeux ?!

Le serveur lui fait signe. C’est l’heure de récupérer les pizzas et de manger. Enfin ! Il a l’impression qu’une éternité s’est écoulée depuis qu’il est parti du bureau. Il hésite à s’excuser auprès du serveur. Inventer une connerie comme il a l’habitude de faire. Il aurait pu dire qu’Éric l’obligeait à agir, si non il lui arrachait les oreilles avec ses dents. Il aurait pu. Il se contente de payer et de remercier pour le service. Vaut mieux pas revenir sur ce qu’il s’est passé avant.

* * * *

Ils ont le cul posé sur les toits de Paris. Non loin du centre commercial, d’ailleurs. Ils y ont accédé depuis l’immeuble du journal. Endroit parfait pour déguster un bon repas. Les cartons de pizza sont placés en équilibre entre l'ange et le templier. Noah les ouvre l'un après l'autre non sans un plaisir démesuré. Il se lécherait presque les babines, le bonhomme. Il met quelques secondes à réfléchir par où commencer. Finalement, ses doigts s’emparent d’une part de quatre fromages. Hmmmm… vous sentez cette douce odeur ? Mélange de fromage et de gras. La douce odeur du bonheur. “Alors, comme ça, tu étais en Grèce ? Qu’est-ce qui t’a décidé de revenir par-ici ? Pas le climat, je suppose.” Ici, les gens ont du mal à trouver assez de soleil pour parfaire leur bronzage. Pourtant, il y en a souvent, du soleil. Mais moins puissant que dans le sud. Ce n’est pas pour déplaire Noah. Il adore le juste milieu de Paris. La pluie et le soleil. La fraîcheur et la chaleur. Ça met un peu de suspense le matin, vous voyez ? Quand il ouvre le volet, il ne sait pas s’il doit faire péter les tongs et le bob (jamais, même sous 90°C) ou s’il doit sortir l’écharpe et le bonnet.


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❝ Vivre ; ça doit être une sacrément belle aventure❞ Tout enfant est ainsi confondu la première fois qu'on le traite arbitrairement. S'il vient à vous, il estime avoir droit, par-dessus tout, à la justice. Si vous vous montrez injuste envers lui, il ne cessera pas de vous aimer mais il ne sera plus jamais le même. Nul n'oublie la première injustice. Peter Pan


Dernière édition par Noah T. de Fontanges le Jeu 16 Aoû - 18:31, édité 2 fois
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weapon : [i]Massue d'Héraclès ►[/i] arme primitive que le héros a lui-même taillée dans un olivier sauvage. Instrument emblématique de ses nombreux exploits guerriers, cette massue a le pouvoir d'assommer n'importe quel surnaturel frappé au niveau du crâne.
Allegeance : Esprit libre et indomptable, Héraclès est fidèle à ses valeurs plus qu'à des groupes ou des individus. Déifié après une vie tumultueuse de mortel, il s'est toujours senti plus proche des fragiles humains que des dieux arrogants. C'est aujourd'hui un dieu repenti, justicier et protecteur, qui veille sur les humains et les encourage à exprimer leur potentiel.
Il voue un profond respect aux Templiers, ces gardiens qu'il voit en héros des temps modernes (bien qu'il désapprouve leur culte du secret), ainsi qu'à Vox Populi dans leur quête de vérité (mais il condamne la plupart de leurs actions violentes).
Au fil des siècles, Héraclès a également appris à aimer sa famille olympienne, et ne cherchera jamais à les détruire. Pour autant, il n'hésite pas à s'opposer aux actions néfastes de ses pairs et n'accorde aucun passe-droit.
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Sujet: Re: Stuck in an elevator | Eric Lun 9 Juil - 22:03 ()



 
Stuck in a elevatorr


La peau brunie par une exposition prolongée au soleil, une carrure de travailleur manuel, son repas pour quatre personnes dans une main et une bouteille de rouge dans l’autre, Eric Monfort ressemble à un chef de chantier venu chercher le casse-croûte pour son équipe d’ouvriers du bâtiment. Ou d’un personnage trop improbable pour être réel, une apparition d’un monde mystérieux que seuls le rêve et l’imagination peuvent entrevoir.
Le colosse se tient silencieusement en retrait derrière Noah, habité d’un calme olympien depuis son numéro extravagant. La discrétion absolue demeure inaccessible au dieu incarné dans une enveloppe herculéenne. En revanche, celui-ci démontre une étonnante aptitude à s’effacer lorsqu’il le juge opportun.
Tel un entraîneur qui observe un élève accomplir des enchaînements sportifs, Héraclès ne perd pas une miette de la « performance » de son allié templier, martyr d’une diabolique sœur manieuse de fouet.

Trois pizzas différentes ! Au moins, Noah ne fera pas honte à son estomac. J’ignore comment son palais peut goûter ces mets à base d’ingrédients préparés et congelés, mais ce mortel sait ce qu’il veut !

En attendant de recevoir sa commande, Noah brise le silence avec plusieurs questions existentielles sur les animaux domestiques.
Confirmant son attitude apparemment paradoxale, le dieu tique lorsque le Templier mentionne les Anges et les Démons dans ce lieu public. La formulation n’est guère compromettante dans ce pays marqué par l’influence chrétienne, pourtant Eric se contente d’une réponse vague et lapidaire qui ne lui ressemble pas.

— Je ne comprends pas cette lubie d’enfermer des animaux chez soi pour avoir de la compagnie. Surtout quand on ne vit pas seul.

Habitué à mentir sur sa nature et à respecter la discrétion imposée par l’Ordre grec, Héraclès respecte une omerta scrupuleuse sur le surnaturel. Ce même souci de discrétion l’avait poussé à briser l’interphone de l’ascenseur en panne.
En outre, le faux ange est curieux d’en apprendre plus sur la relation que Noah entretient avec sa sœur. En tant que fille et sœur de Templier, est-elle au courant de ses activités ? Malgré plusieurs tentatives d’aborder le sujet, l’humain n’a fourni aucune indication supplémentaire.
Noah est peut-être réticent à se confier davantage. Quoi qu’il en soit, le dévoreur de pizzas de l’Ordre parisien des Templiers (un titre parmi les plus prestigieux) ne tarde pas à être servi.

— Je te félicite, commente le dieu indulgent. Tu as fourni de gros efforts pour exiger ton dû. Agis de même avec tes proches et leur infâme tyrannie sombrera dans les abymes du passé ! Maintenant, allons nous restaurer sur les toits avant de succomber à la plus foudroyante des fringales !

Noah vient incontestablement de sortir de sa zone de confort. Ses yeux gourmands et la bave qui pointe à la commissure de ses lèvres indiquent qu’il a obtenu ce qu’il désire. Peu importe les moqueries et goguenardises de l’assistance, Héraclès y voit une démonstration de force et de courage. Ce Templier ne possède pas – encore – l’étoffe d’un chef ou le charisme d’un maître de l’Ordre, mais il n’appartient pas à cette catégorie d’humains au cœur faible qui insupportent le dieu.

* * *

À peine installé sur les toits, Eric penche la tête sur le côté, mordant de sa mâchoire puissante l’extrémité du bouchon en liège qui obture le goulot de sa dispendieuse bouteille de vin. D’un coup sec qu’accompagne le « plop » caractéristique, il redresse le cou en emportant le bouchon entre ses dents, qu’il recrache sans effort à une distance impensable.
Sans perdre une seconde, il verse une longue rasade du breuvage à la robe grenat dans sa gorge asséchée. Dans un premier temps dubitative, son expression acquiert le ravissement des papilles satisfaites.

— Si tu veux goûter à cet excellent vin de schiste, ne te prive pas, l’ami ! Ce Carlos a bon goût. Voyons maintenant s’il cuisine aussi bien qu’il choisit ses bouteilles.

Tout en arrachant et mastiquant une énorme bouchée à son premier gyros, Eric écoute les questions de Noah avec une vive attention qui contraste avec son attitude relâchée.

Lever de rideau. Voilà que les choses sérieuses commencent.

Non que leurs moments précédents étaient sans valeur, loin de là, mais les deux convives ne partagent pas un repas sur les toits de Paris par simple hasard.
Eric désire se rapprocher de l’Ordre des Templiers, idéalement l’infiltrer, dans une période où la chasse des dieux est ouverte. Il sait qu’il va devoir user de subtilité et de patience pour atteindre ses objectifs.

— La vraie question est plutôt de savoir pourquoi j’ai quitté ce pays si peu de temps après le Grand Retour. En tant qu’Ange du sport, vois-tu, je crois aux bienfaits d’une préparation adéquate avant de participer à une épreuve. Lors de notre arrivée à Paris, dans ce monde si différent du nôtre, une partie d’entre nous se sont aussitôt mis au service de l’archange Gabriel tandis que d’autres, comme moi, avaient besoin de temps pour s’adapter. J’ai choisi de partir quelque temps afin de méditer sur ma mission sacrée et les moyens de la remplir. La Grèce, berceau du sport, était pour moi une destination incontournable. Savais-tu que le plus grand héros de l’antiquité, Héraclès, est le fondateur des Jeux Olympiques ? Dès lors, certains conflits entre Cités-États ont pu se régler dans les stades et les gymnases, plutôt que sur les champs de bataille. Je trouve la démarche très inspirante, encore aujourd’hui.
En parallèle, j’ai appris à connaître et respecter l’Ordre en travaillant avec les Templiers grecs, à m’intégrer utilement dans la société en suivant une formation de policier à Interpol.
Fort à cette riche préparation, je me sens aujourd’hui prêt à intervenir dans le conflit inédit qui se déroule à Paris.


Qu’il me pèse de noyer quelques vérités au milieu de mensonges et de mots vides de sens ! Tu m’es sympathique et j’aimerais te parler comme à un ami, jeune Templier, c’est-à-dire en toute franchise. Hélas, l’Ordre me voit comme un danger pour l’humanité, un méprisable ennemi à bannir de ce monde. Quelle tristesse, et quel gâchis.

— Démons, anges, dieux, humains aux pouvoirs surnaturels… l’avenir se décide ici et maintenant. Je sais que j’ai mon rôle à jouer dans ce combat déterminant, aussi mineur soit-il. Toi et les tiens pourrez compter sur mon aide, qu’il s’agisse de missions officielles ou de soucis plus… personnels. Je sais que la prudence et la suspicion sont de mise depuis la révélation des dieux ; c’est pourquoi je ne demande pas à entrer dans vos petits papiers, seulement à participer. Penses-tu cela possible, Noah de Fontanges ?


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the mighty bush : - Il arrive à toucher son nez avec le bout de sa langue.
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these streets : Il en sait beaucoup trop pour feindre l'ignorance. En fait, il connaît les vraies raisons de la plupart des derniers événements. Le crash de l'avion, la famine... Parfois, il est convaincu que l'ignorance est la meilleure chose qui puisse arriver aux humains. Ils paniqueraient davantage. Alors, il veille à couvrir les traces surnaturelles autant dans la vie que dans ses articles.
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Sujet: Re: Stuck in an elevator | Eric Mar 10 Juil - 22:49 ()

 
stuck in an elevator
Qu’est-ce qu’il déteste avoir faim. Cette sensation que son estomac se creuse. Cette sensation qu’il s’affaiblit de seconde en seconde (ça, ce n’est que dans son cerveau). Ce n’est pas pour rien qu’il veille toujours à avoir quelque chose à grignoter. Peu importe qu’il s’agisse d’un sandwich, d’un bonbon, d’une tablette de chocolat ou d’une barre de céréales. La nourriture est un peu son doudou. Il en a besoin pour se réconforter. Il s’y accroche comme à sa vie. Ça va mal ? Prends un Mars et ça repart. Tu as un coup de mou ? Enfile-toi un bon jambon-beurre. Tu es d’humeur gourmande ? Dévore trois pains au chocolat. Il y a une réponse à toute émotion dans la nourriture. Un véritable exutoire. Et son exutoire, il l’attend avec impatience ce jour-là. Trois pizzas. Sûrement en gardera-t-il un peu pour ce soir. A moins qu’Éric ne l’aide à tout avaler. L’ange ne semble pas réticent à accomplir toute mission. Peu importe ce que c’est. Un jour, il faudra qu'il lui demande de s’occuper de sa lessive. Histoire de voir. Pas du tout parce qu’il a la flemme, voyons. Seulement pour éprouver la dévotion d’Éric, enfin ! Noah n’oserait pas être opportuniste avec une créature venue tout droit du Paradis. Ce serait pécher. Pas vrai ? Oui ? Raaah, zut, il le savait !

Je te félicite. Tu as fourni de gros efforts pour exiger ton dû. Agis de même avec tes proches et leur infâme tyrannie sombrera dans les abymes du passé ! Maintenant, allons nous restaurer sur les toits avant de succomber à la plus foudroyante des fringales !” Y a comme un doute. Un léger doute. Noah n’y croit pas tellement. S’il va voir Cora et lui ordonne de préparer une pizza avec une pâte fine et un supplément de fromage, il y a une chance sur deux pour qu'elle  le regarde de travers et l'envoie bouler. Par contre, s’il demande gentiment à sa frangine de l’aider à faire une pizza. Là, il aura une réponse bien plus positive. Un jour, Éric se prendra une gifle (enfin, techniquement, avec sa taille, il est impossible d’atteindre son visage) parce qu’il se sera comporté comme un connard de première. Et ce jour-là, Noah sera là. Pour soutenir son nouvel ami, évidemment. Pour faire quoi d’autre ? Pas pour se tordre de rire, Naaaaaaaan. Bon, okay, UN PEU. Juste un tout petit peu. Sous le coup de la surprise. Un rire nerveux. Un rire gêné. Pas du tout un rire amusé. Nooon. Comment oserait-il ? Oui, ce jour-là, il compte bien être là.

≈≈≈

L’heure du festin. Assis comme deux rois sur les toits du monde. Hé ouais, rien que ça. Ah si, il manque quand même des lunettes de soleil. Et quelqu’un pour les nourrir directement à la bouche. Histoire de s’économiser pour accomplir des missions ô combien importantes. Ça y est, Éric commence à avoir une mauvaise influence. Bientôt, Noah va exiger d’être porté par des gens pour aller de son bureau au wc. Pendant qu’il se délecte de sa pizza, l’ange s’attaque à sa bouteille de vin. Aaah, c’est vrai qu’ils auraient pu récupérer le tire-bouchon dans la cuisine de la rédaction. Ils en ont toujours un. Histoire de faire péter le champagne quand ils bouclent un sujet important. Éric va galérer à le retirer… Aaaah, ben non. Le bouchon est envoyé par-dessus bord. Noah ne peut s’empêcher d’avoir un pincement au coeur en pensant à la personne qui va recevoir le bouchon sur la tronche et qui va tomber dans le coma sous le coup. Pauvre victime. “Si tu veux goûter à cet excellent vin de schiste, ne te prive pas, l’ami ! Ce Carlos a bon goût. Voyons maintenant s’il cuisine aussi bien qu’il choisit ses bouteilles.” Noah attrape la bouteille. Déjà vidée d’un quart de son contenu. Bordel. Faites penser à Noah de ne jamais inviter Éric chez lui, à moins d’avoir des tonneaux de vin chez lui.

Il avale une gorgée plus modeste de l’alcool. Son regard se baisse sur l’étiquette. Effectivement, il a bon goût, ce petit Carlos. “Je suis sûr que cette bouteille coûte beaucoup plus chère que ce que t’as payé… Définitivement, ça vaut le coût d’appliquer ta méthode.” Une bouteille quasiment gratuite. Si c’est comme ça à chaque fois, Noah veut bien balancer ses ordres à chaque personne qu’il croise. Est-ce qu’on le regardera de travers s’il se pointe à la boulangerie et exige un kilo de croissants, ainsi qu’un café moulu devant lui, avec des graines venant tout droit du Brésil et fraîchement récoltée de ce matin ? Peut-être oui. Il y a même des chances pour qu’on le chasse à coups de baguette. En fait, cette méthode ne fonctionne qu’avec trente centimètres de plus et deux-trois muscles bien formés. C’est vraiment trop injuste. Pourquoi Noah est petit, hein ? Surtout que Zak, son demi-frère, est plus grand. Il y a clairement eu un bug génétique dans l’affaire. Il désigne ses cartons de pizza avec un sourire. “Je t’en prie, sers-toi ! Je te promets qu’elles sont meilleures que des industrielles.” Il n’a que ça à offrir. Pas de vin venant du Roussillon. Ah si ! Il a bien un vieux mouchoir qui traîne quelque part dans une de ses poches. Mais depuis le temps, il faut plutôt le considérer comme un fossile.

Les estomacs commencent à se remplir. Le cadre est plus tranquille. Alors, Noah se permet de parler affaires. De parler boulot. Il est curieux de savoir ce que fait Éric dans les parages après tant d’années passées en Grèce. La réponse ne tarde pas. Éric ne s’est pas tourné les pouces pendant toutes ces années. Noah l’imagine très bien suivre un programme quotidien avec discipline et rigueur. Ce serait bien son genre. De toute manière, il suffit de le regarder. On n’obtient pas ce corps en faisant dix minutes de sport par-ci par-là. “Ce n’est malheureusement pas à moi d’en décider. Mais les anges sont nombreux à nous aider au quotidien. Ils se révèlent d’une grande aide pendant nos missions. On a de plus en plus besoin d'eux, surtout maintenant que l’on entre dans une phase de plus en plus compliquée.” Ils ont réalisé que les dieux étaient parmi eux. Qu’ils allaient probablement asseoir leur autorité sur la ville, voire la France, voire le monde (pour les plus ambitieux). Qu’ils sont partout. Les templiers n'ont aucun vrai moyen de les détecter. Les dieux peuvent se cacher partout. C’est ce qui les rend encore plus dangereux. Si en plus, on ajoute à cela leur colère et leurs pouvoirs, il y a de quoi se faire du souci.

Noah devrait se méfier d’Éric. Et c’est le cas. Il ne faut pas faire confiance au premier venu, même chaudement recommandé par des collègues. Mais justement. L’Ordre grec n’a rien eu à redire après des années à travailler avec, à le côtoyer. Il a envie de faire confiance à Éric. Un mec attachant, il s’en doute déjà. Un mec loyal, il le voit. L’avis de Noah ne pèse pas beaucoup dans les décisions. Il peut seulement faire un compte-rendu à partir duquel une décision sera prise. Ce sera au Haut Conseil de se positionner. “On ignore à qui faire confiance ou même si, dans nos rangs, il y a des traîtres. On pourrait discuter avec des dieux qu’on ne le saurait pas. C’est le plus compliqué... Il y a tellement de choses que l’on ignore encore. Alors, je suppose qu’un ange du sport ne serait pas de trop. On a besoin de tous les anges disponibles et prêts à combattre à nos côtés.” Ils ne seront jamais de trop face à des forces divines. Surtout qu’Éric peut faire la différence avec sa puissance et son charisme. Il peut avoir un rôle important à jouer pour consolider les pactes de paix. Il peut faire forte impression face aux démons. Oui, parce qu’il ne faut pas les oublier, les démons. Eux aussi ont leur place sur l’échiquier. Et pas des moindres.

Malheureusement, l’entente avec les templiers et avec les anges n’est pas des plus cordiales. Dans les prochains jours, il faudra faire preuve de tolérance. Il faudra oublier les querelles anciennes. Tout cela pour collaborer. Ça va être dur. Noah n’arrive déjà pas à pardonner un foutu chat de lui voler ses stylos, alors un démon. Autant rendre ses armes maintenant. “D’ailleurs, ça ne t'embête pas de travailler avec des gens manipulateurs et un poil relou ? Parce que les démons peuvent être de vrais casse-couilles quand ils s’y mettent.” Et il mesure ses mots. Ils foutent la merde à chaque endroit où ils pointent un bout de fesse. Comme une manière de marquer leur territoire ou de montrer leur présence. Et malheureusement, l’Ordre a aussi besoin d’eux. Des anges et des démons. Ils ont besoin des deux. Mais pour cela, il faut que chacun trouve un terrain d’entente. Et ça, ce n’est pas gagné. Les uns sont vicieux. Les autres sont naïfs. Et au milieu, il y a les templiers. Un vrai casse-tête dans lequel Noah n’aimerait pas évoluer. Pour rien au monde, il ne souhaiterait être à la place d’Arthur, le big boss. En tant que soldat, il doit seulement écouter, parfois questionner. Et ça s’arrête là. La pression sur ses épaules est moindre.

C’est facile de se cacher derrière ce simple statut. Soldat. Attendre les ordres. Obéir. Faire son rapport. Et recommencer. Oui, c’est facile. Son père aurait sûrement voulu qu’il grimpe les échelons. Alors que Noah, lui, s’en fiche. Il est déjà là pour faire plaisir, pour perpétuer une tradition familiale. Il n’a pas eu le choix d’entrer dans l’Ordre. Il s’autorise au moins celui de ne pas prendre de responsabilités. Il laisse s’écouler quelques instants avant de reprendre. “Au fait, tu sais, ma soeur, Cora...” Encore elle. Toujours elle. Elle semble dans un coin de son cerveau à chaque instant. Flippant ! Si ça se trouve, elle le contrôle. Ça expliquerait ce qu'elle fait, cachée dans ses archives obscures et remplies d’araignées. “... Elle fait aussi partie de l’Ordre. Sauf que depuis quelque temps, elle ne va plus sur le terrain. Elle s’occupe de faire des recherches pour les templiers. Et j’ai pensé - tu me le dis si ça se te saoule et que tu n’as pas envie de faire du baby-sitting - que ce serait bien que tu l’incites un peu à faire du sport, tu vois ? Histoire qu’elle bouge et sorte de ses archives. On aura bientôt besoin de tous les templiers en forme. Alors, il faut qu’elle soit prête.” Oui, ils auront besoin de chaque force. Bon, à part peut-être ceux qui sont unijambistes ou qui ne voient plus rien. Eux, ils sont à la retraite depuis longtemps. Mais les autres, il faut qu’ils soient prêts. Préparés au pire.

Mais Éric doit savoir à qui il va devoir faire face. Parce que Cora n’est pas une jeune femme normale. Naaaaaaaaan. Elle a des défauts. BEAUCOUP de défauts. Ça le coûte de le dire. Les de Fontanges doivent être parfaits. Si Noah l’est sur tous les points (même dans le choix de ses chaussettes), ce n’est pas le cas de Cora. Il pointe sa part de pizza en direction de l’ange. “Par contre, avant d’accepter, faut que tu saches qu’elle est… totalement différente. Déjà, elle est vraiment moins drôle que moi et en plus, elle ne partage pas ma passion pour la gastronomie.” Il pourrait continuer encore longtemps à lister ses défauts. Parce qu’il y en a, croyez-le. Genre, elle ne mange pas de kebab. Euuuh excusez-moi, mais à quel moment on sacrifie la fameuse tradition du kebab de lendemain de soirée ou de début de soirée, hein ? Un véritable affront à la jeunesse, à la gastronomie. Heureusement qu’elle est sa soeur. Sinon, il l’aurait probablement bannie. Il la tolère seulement parce qu’elle apprécie ce qu’il cuisine. Non vraiment, il tient à la présenter telle qu’elle est. En toute objectivité, bien sûr. Il est toujours objectif, de toute manière. Qui en douterait ?



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❝ Vivre ; ça doit être une sacrément belle aventure❞ Tout enfant est ainsi confondu la première fois qu'on le traite arbitrairement. S'il vient à vous, il estime avoir droit, par-dessus tout, à la justice. Si vous vous montrez injuste envers lui, il ne cessera pas de vous aimer mais il ne sera plus jamais le même. Nul n'oublie la première injustice. Peter Pan


Dernière édition par Noah T. de Fontanges le Jeu 16 Aoû - 18:31, édité 2 fois
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legends never die : Héraclès, le plus glorieux et le plus adulé des héros de la mythologie grecque est devenu le dieu de la force, de l'héroïsme et du courage. Fondateur des Jeux olympiques, il est aussi la divinité du sport et de l'effort. Dans la sphère privée, on le priait comme Alexikakos (celui qui protège du mal).
the mighty bush : Vitesse décuplée ► dieu du sport, fondateur des Jeux Olympiques, athlète accompli et guerrier aux réflexes foudroyants, Héraclès peut se mouvoir à la vitesse de l'éclair. Fureur divine ► héritage d'un passé héroïque plus sauvage que chevaleresque, Héraclès est capable d'entrer dans une rage dévastatrice heureusement contrôlée. Cette frénésie porte sa force et ses réflexes à des niveaux démesurés, mais le laisse exsangue une fois son énergie consumée.
weapon : [i]Massue d'Héraclès ►[/i] arme primitive que le héros a lui-même taillée dans un olivier sauvage. Instrument emblématique de ses nombreux exploits guerriers, cette massue a le pouvoir d'assommer n'importe quel surnaturel frappé au niveau du crâne.
Allegeance : Esprit libre et indomptable, Héraclès est fidèle à ses valeurs plus qu'à des groupes ou des individus. Déifié après une vie tumultueuse de mortel, il s'est toujours senti plus proche des fragiles humains que des dieux arrogants. C'est aujourd'hui un dieu repenti, justicier et protecteur, qui veille sur les humains et les encourage à exprimer leur potentiel.
Il voue un profond respect aux Templiers, ces gardiens qu'il voit en héros des temps modernes (bien qu'il désapprouve leur culte du secret), ainsi qu'à Vox Populi dans leur quête de vérité (mais il condamne la plupart de leurs actions violentes).
Au fil des siècles, Héraclès a également appris à aimer sa famille olympienne, et ne cherchera jamais à les détruire. Pour autant, il n'hésite pas à s'opposer aux actions néfastes de ses pairs et n'accorde aucun passe-droit.
these streets : Dieu grec isolé depuis le Grand Retour, ange du sport factice, collaborateur occasionnel des Templiers, agent d'Interpol récemment affecté à Paris, il n'est que vaguement au courant de tout. Le détail des événements, du jeu des ombres et des conflits individuels lui échappent encore, mais il entend bien combler son ignorance.
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Sujet: Re: Stuck in an elevator | Eric Mer 11 Juil - 22:06 ()



 
Stuck in a elevatorr


Héraclès apprécie le soleil radieux de cette journée estival. Les toits parisiens manquent beaucoup d’altitude, de magie et de nature pour lui rappeler l’Olympe, mais les caresses d’Hélios sur sa peau hâlée procurent une sensation agréable. Les origines antillaises de cette enveloppe physique, qui a passé son enfance sur les plages de sable fin, concurrent à cette entente spéciale entre l’homme et l’astre éblouissant.

Après avoir goûté l’excellent breuvage de Carlos le sans-bouteille-pour-ses-noces-de-porcelaine, Noah estime que ce crû vaut plus que la somme payée.
Eric hausse un sourcil. N’ayant pas les moyens de s’offrir des vins haut de gamme (Eric consomme plus de vin qu’un avion brûle de kérosène), il est incapable d’en apprécier la valeur pécuniaire. Dans son esprit à lui, il s’était d’ores et déjà montré généreux envers Carlos.

— Je l’ai pourtant payé plus que son dû. Soit cet homme a voulu miser sur l’avenir en cherchant à me satisfaire, soit il a agi par crainte de me décevoir. (Eric fronce les sourcils.) Je m’entretiendrai avec lui afin qu’il m’avoue la vérité, d’homme à homme. (Eric remarque l’expression atterrée de Noah.) Ha ha ! Ne t’inquiète pas pour ce brave cuisinier. Ses gyros sont bons ; pas autant qu’en Grèce, mais nettement meilleurs que les préparations insipides des aéroports. Je viendrai en ami, les bras chargés de présents et la langue généreuse en conseils qui lui permettront de parfaire son art.

Eric, à l’invitation de Noah, se saisit ensuite d’un huitième de pizza qu’il enfourne entièrement dans son énorme  bouche vorace. Son palais détecte un florilège de saveurs qu’il apprécie différemment.
Ainsi, alors que le monde moderne associe la tomate et la mozzarella aux goûts méditerranéens, Héraclès s’est forgé des habitudes culinaires bien avant l’importation de ce fruit originaire d’Amérique. En, outre, et le goût corsé des fromages de chèvre montagnards lui convient bien mieux que les doux produits bovins.

— Merci, compagnon de lippée. Tu as raison : bien que je ne partage pas ton appétit pour les mets italiens, cette pizza est plus riche en goût que les immondices congelées. Par ailleurs, créer une texture aussi onctueuse demande un savoir-faire que je respecte.
Et si tu as l’audace de t’attaquer à un gyros, sache que trois suffiront à me sustenter… pour l’instant.


Tandis qu’il entame – déjà – son deuxième sandwich grec sur les quatre, Eric écoute avec le plus grand intérêt Noah lui expliquer la situation chez les Templiers français.
Le géant manifeste un calme olympien, semblable au lion à la force tranquille qui se repose dans la fournaise de la savane. Cette quiétude, Héraclès la doit en grande partie à Hébé, dont l’extrême douceur a érodé siècle après siècle le tempérament fougueux de son mari comme l’eau adoucit les aspérités de la roche. Roche qui se change néanmoins en lave fulminante lorsque le dieu se trouve dans le feu de l’action.

— Tu m’as parlé en toute franchise, comme à un ami. Je vais donc te répondre sur le même ton.

Héraclès a déjà atteint son quota de mensonges pour la journée. Il a maintenant la possibilité de choisir ses mots avec soin pour dire la vérité sans pourtant révéler sa vraie nature. Une gymnastique intellectuelle à laquelle il s’est habitué auprès de l’Ordre grec, et qu’il entend mettre à profit pour honorer ce Templier.
Car Noah fait montre d’une ouverture d’esprit et d’un pragmatisme que tous ne partagent pas. Sa tête et son cœur ont l’air beaucoup plus solides que ses muscles.
Si le dieu du sport se désole d’un déséquilibre aussi marqué, il reconnaît la prévalence des qualités spirituelles sur les performances physiques.

C’est donc avec la plus grande concentration que la voix calme d’Eric résonne dans l’espace privé de leur symposion improvisé.

— Les humains ont cette expression : « on ne choisit pas sa famille, mais on choisit ses amis ». J’adapte cette parole de sagesse à ma vision personnelle : « on ne choisit pas ses alliés, mais on choisit ses combats ». Quand une bataille sert l’humanité ou une noble cause, peu importe qui lutte à mes côtés. Même les démons peuvent devenir des compagnons d’aventure, des frères d’armes, tout en sachant que la plupart seront mes ennemis à la prochaine occasion.
J’ajouterai que je ne crois pas aux distinctions catégoriques, comme si chaque camp était uniforme, homogène. À titre d’exemple, les premiers démons furent des anges comme les autres, qui ont utilisé leur libre arbitre pour renier Dieu. Bien que je ne connaisse aucun ange dans cette situation et que l’idée m’insupporte, je suppose que certains se laissent corrompre depuis le Grand Retour. Mais je crois aussi en la rédemption, en la capacité d’un démon à revenir vers la lumière. Cette diversité est encore plus criante chez les humains : en tant que policier, j’ai pu constater que les pires d’entre vous ne concèdent rien aux démons en termes de cruauté et d’infamie, tandis que d’autres méritent des légendes sur leur héroïsme et leur altruisme. Je suis d’ailleurs certain qu’il en va de même pour les dieux – grecs, égyptiens, nordiques ou aztèques.
Être surnaturel ou humain ordinaire, je pense que chacun doit être combattu pour la vilénie de ses actes, pas en raison de sa nature. Les Anges et les Démons sont les seuls camps avec une fracture assez nette entre Lumière et Obscurité, malgré les nombreuses nuances. Pour les autres, comme tu le dis si bien  : « c’est compliqué ».


Pour Héraclès, le cas des divinités grecques est encore plus compliqué. Protecteur des dieux et des hommes, il sait qu’il devra parfois choisir entre les uns et les autres. Un dilemme qu’il entend résoudre en protégeant les mortels de façon systématique, sans jamais sacrifier pour autant ses semblables de l’Olympe. Y parviendra-t-il ? Seul l’avenir le dira. Mais l’ancien héros essaiera, de toutes ses forces.

* * *

Noah reparle ensuite de sa sœur – la harpie tyrannique – avec une certaine gêne. Et pour cause : la diablesse est également templière, quelle surprise !
Depuis sa rencontre avec l’aîné de Fontanges, Héraclès s’est forgé une idée assez précise de l’étrange tandem, à peine caricaturale. Noah a hérité des « bons » gènes de la famille : il est le fils gentil, beau, drôle, dévoué, valeureux, celui que tout le monde adore ; Cora a quant à elle récupéré les « mauvais » chromosomes : elle est la fille méchante, laide, acariâtre, égocentrique, flemmarde, celle que personne ne veut fréquenter. Ils sont le jour et la nuit, la lumière et l’obscurité, le bien et le mal, l’ange et la démone.
Et voilà que le frère demande à un dieu plurimillénaire de donner le biberon à sa mégère de sœur cadette.

Eric pourrait refuser. Après tout, il n’a pas usurpé l’identité d’un ange de la famille. D’autant qu’il connaît mal les Parisiens. Plus encore les Parisiennes. Héraclès est le dieu des éphèbes, des jeunes hommes aux torses musclés. La vierge Artémis saurait beaucoup mieux s’y prendre avec une personne comme Cora.

Mais le dieu a aussi plusieurs bonnes raisons d’accepter.
Premièrement : il aime les défis. Réussir à décoller le postérieur d’une archiviste de son siège, afin qu’elle coure dix minutes à l’air libre sans cracher ses poumons, n’a certes rien d’un exploit héroïque. Pourtant, d’après le portrait dressé par Noah, vaincre le terrible lion de Némée à mains nues fut sans doute tâche plus aisée.
Deuxièmement : rendre service à Noah. Héraclès l’aime bien, ce bonhomme à l’aspect insignifiant et à l’estomac trop vide. Il l’a aussi pris en pitié, après avoir entendu l’horrible traitement que sa sœur lui inflige.
Troisièmement : l’argument du Templier est valable. Une partenaire léthargique et anémiée comme Cora pourrait nuire à sa prochaine mission sur le terrain. Pire : coûter des vies humaines. L’Ordre français manque de sérieux pour laisser ses membres dans un tel état de décrépitude !
Quatrièmement : si un véritable ange du sport se manifeste un jour et réussit à faire dix pompes à la Templière, Héraclès sera humilié en tant que dieu du sport. Papa Zeus aura honte de lui et Hébé songera que son vigoureux mari est bon pour la retraite anticipée.
Cinquièmement : Cora travaille dans les archives. Héraclès s’y intéresse également. Trop de questions restent sans réponses, notamment les raisons qui ont poussé Zeus à sceller un pacte avec Métatron, puis à le briser en provoquant le Grand Retour.

Héraclès tranche aussi vite qu’il abat sa massue sur les crânes monstrueux : en un éclair.
Ainsi le colosse éclate de rire, après avoir avalé le quart de gyros qu’il mastiquait à l’intérieur de sa bouche (Hébé avait heureusement réussie à lui inculquer un minimum de bienséance). Sa main libre décrit un arc menaçant vers le dos de Noah, s’arrête une microseconde avant d’expulser le mélange de pizza et de vin du pauvre corps affamé, puis se pose amicalement sur l’épaule du Templier.

— Noah de Fontanges, les humains seraient terriblement ennuyeux s’ils étaient tous identiques, à l’image des lassantes colonies de fourmis ! J’accepte de rencontrer ta sœur et tâcherai de la sauver de la momification. Car c’est ce qui l’attend ! D’après tes dires, elle présente déjà les symptômes de la vieille peau acariâtre et diabolique, proche des sorcières au nez crochu dépeintes dans vos fables.
Cependant je ne puis te promettre aucun résultat. Les imbéciles refusent les mains tendues avec dédain, des cas plus atteints se complaisent dans la souffrance et la mortification.
Mais si Cora accepte de coopérer, je guiderai cette araignée de bibliothèque loin des tomes poussiéreux, sur le chemin de la lumière que nous offre généreusement le soleil estival. Je transformerai son corps de zombie décharnée aux relents de moisissure en sylphide au délicieux teint hâlé. Plus important, elle ne sera plus le boulet qui mettra en péril l’Ordre des Templiers par sa faiblesse et son incompétence sur le terrain. Car tel est le pouvoir de l’exercice physique !


Le faux ange ne prononce pas alléluia, mais se livre à son équivalent héraclésien : une généreuse rasade de vin rouge à même le gosier.
Ragaillardi par cet apport de carburant vermeil, Eric lance un regard malicieux à son compagnon de buffet avant de mordre à nouveau dans son gyros :

— Quant à l’appétence de Cora, son corps réclamera de lui-même son indispensable pitance le jour où il se remettra enfin en mouvement. Elle accordera alors beaucoup plus d’intérêt à ce qu’elle glisse dans sa bouche et se montrera plus compréhensive envers son frère attentionné au bec fin.


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Héraclès
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julius caesar : Av. : January Blues | Sign. : Astra, caralhopsd & tumblr
the mighty bush : - Il arrive à toucher son nez avec le bout de sa langue.
- Il sait loucher (plus qu'un pouvoir, un don tombé du ciel).
- Il est capable de faire tenir une cuillère sur son nez.
- Il a un talent particulier pour sur-protéger sa soeur.
weapon : Semi-automatique avec balles bénites. Il le cache à son mollet quand il part en mission / Arc pliant. Toujours sur lui, il est caché dans un double fond dans son sac-à-dos / La Kunée qui rend invisible son porteur est sagement rangée dans son appartement / Fioles d'eau bénite toujours sur lui, cachées dans son sac-à-dos.
Allegeance : Loyal envers templiers – Il a très tôt compris qu'il serait un templier. L'idée de leur être déloyal ne lui est jamais passé par la tête. Il y a plusieurs raisons à cela : 1/ il risquerait de mourir 2/ c'est toujours mieux que de ne rien faire 3/ il avait besoin d'un passe-temps. Il connaît l'importance du rôle des templiers. C'est pourquoi il se tient toujours à leurs côtés, prêt à aider.
these streets : Il en sait beaucoup trop pour feindre l'ignorance. En fait, il connaît les vraies raisons de la plupart des derniers événements. Le crash de l'avion, la famine... Parfois, il est convaincu que l'ignorance est la meilleure chose qui puisse arriver aux humains. Ils paniqueraient davantage. Alors, il veille à couvrir les traces surnaturelles autant dans la vie que dans ses articles.
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Templiers

Sujet: Re: Stuck in an elevator | Eric Jeu 12 Juil - 19:01 ()

 
stuck in an elevator
Je l’ai pourtant payé plus que son dû. Soit cet homme a voulu miser sur l’avenir en cherchant à me satisfaire, soit il a agi par crainte de me décevoir. Je m’entretiendrai avec lui afin qu’il m’avoue la vérité, d’homme à homme.” Oh Jésus Marie Joseph (expression qui ne marche pas avec des prénoms au pif, genre Gertrude Jean-Michel Bernard). Noah s’imagine déjà la scène : Éric qui se pointe à la fin du service, qui attrape le pauvre Carlos par le col de sa chemise et qui le plaque contre un mur. Qu’est-ce que Noah a fait ? Pourquoi est-ce qu’il a fallu qu’il parle ? Il vient d’attirer des ennuis à ce pauvre restaurateur. Qui n’a rien demandé, pourtant. Noah devrait apprendre à la fermer. Parfois, ça ne fait pas de mal, un peu de silence. “Ha ha ! Ne t’inquiète pas pour ce brave cuisinier. Ses gyros sont bons ; pas autant qu’en Grèce, mais nettement meilleurs que les préparations insipides des aéroports. Je viendrai en ami, les bras chargés de présents et la langue généreuse en conseils qui lui permettront de parfaire son art.” Il devrait être rassuré, il le sait, le pauvre Noah. Et pourtant, il ne l’est pas. Pas vraiment. Pas totalement. Il devrait repasser par le restaurant pour prévenir Carlos. Histoire que le mec se prépare psychologiquement à voir de nouveau le colosse chez lui. Ça ne peut pas lui faire de mal. Et peut-être lui conseiller un ou deux thérapeutes. Carlos va en avoir besoin.

Merci, compagnon de lippée. Tu as raison : bien que je ne partage pas ton appétit pour les mets italiens, cette pizza est plus riche en goût que les immondices congelées. Par ailleurs, créer une texture aussi onctueuse demande un savoir-faire que je respecte. Et si tu as l’audace de t’attaquer à un gyros, sache que trois suffiront à me sustenter… pour l’instant.” Quoi ? Qu’entends-je ? Que lis-je (ce serait plus correct) ? Il n’aime pas les plats italiens ? Extraterrestre ! Il y a tellement de recettes délicieuses. Il y a tellement de possibilités avec cette cuisine. C’est presque une insulte personnelle qu’Éric vient de lui lancer. Et il ne s’en rend même pas compte. Le bougre ! Quoi ? Non, bien sûr que non, Noah n’a pas d’origine italienne, mais ça ne change rien ! Mais okay, pas rancunier pour un sou, il prend l’un des sandwiches de l’ange. Non sans le renifler au départ. Il est sceptique. Il l’observe. Et enfin, il croque. Il mastique. Lentement. Pour étudier tous les goûts. Il avale. “Ouais, c’est un kebab, quoi.” Pas rancunier, on a dit ? Okay, il y a peut-être eu une erreur. Peut-être. Mais la conversation se fait plus sérieuse. Parce que ce sont des mecs sérieux, Éric et Noah. Ils refont le monde. Ils changent le cours des choses, assis sur les toits.

Tu m’as parlé en toute franchise, comme à un ami. Je vais donc te répondre sur le même ton.” Il n’en attend pas moins d’Éric. La rencontre est encore fraîche, mais Noah a le sentiment que la franchise est une qualité chez l’ange. Il ne manque jamais de dire ce qu’il pense. Même quand il s’agit de la qualité d’un gyros. “J’aimerais être de ton avis... malheureusement, les dieux ne devraient pas être sur terre. Ici, ils représentent un danger qu’ils soient de notre côté ou pas. On ne peut pas vraiment se permettre de faire du cas par cas, même si je suis convaincu que toutes les divinités ne veulent pas dominer le monde. Mais si on en autorise une à rester, les autres s’en plaindront, non ? On serait sans défense face à une révolte. Sans compter que nous ne sommes que de simples humains. Les dieux n’auraient aucun mal à nous manipuler pour avoir l’air sympathique et bienveillant.” Il y a beaucoup réfléchi. Il s’est posé de nombreuses questions. Au point de subir quelques insomnies. Maintenant, il a son avis. Il sait que les dieux ne peuvent pas être tous mis dans la même case. Et pourtant, il le faudra. Question de sécurité. Question de justice, aussi. Ils ne peuvent rien laisser au hasard. Ils ne peuvent pas offrir leur confiance à un dieu et prendre le risque qu’il se retourne contre eux. La solution la plus simple est de tous les renvoyer d’où ils viennent. De libérer Paris de leurs pouvoirs et influences. Et alors, l’Ordre pourra respirer. Un peu.

Il est toujours agréable de discuter avec un ange. Et pas besoin de manger, d’être assis sur les toits et de profiter du soleil. Noah a aussi des goûts simples. Par exemple, discuter dans un jacuzzi ou dans une limousine, une coupe de champagne dans la main, lui conviendrait aussi. En toute simplicité, quoi. Oui, discuter avec un ange est toujours une belle expérience. Pour certains, ils collectionnent les siècles comme on collectionne les timbres (plus personne ne fait ça depuis qu'on a assassiné un collectionneur de puzzles). Ils recèlent d’un véritable savoir sur la planète et la nature humaine. Ils ont tout vu. Les humains se déchirer pendant les guerres. Les humains se réconcilier après les guerres. Les humains se tromper de voie. Cette expérience est formidable. Incroyable. Dès qu’il en a l’occasion, Noah ne manque pas d’en profiter. Parfois aussi expérimentés qu’ils puissent l’être, ils ne parviennent pas à le convaincre. Certaines convictions sont trop fortes. Certaines sont trop ancrées. Comme celle de devoir laver les légumes après les avoir épluchés plutôt qu'avant. Comme celle de dire pain au chocolat plutôt que chocolatine. Des convictions importantes. Des convictions qui font les gens.

Il y en a une qui l’a un peu forgé. C’est Cora. Il a essayé de grandir en étant un frère présent. Il s’est foiré. Et il se rattrape maintenant. Mieux vaut tard que jamais, hein. Sauf qu’il y est peut-être allé un peu trop fort sur ses défauts ? Peut-être. Légèrement. Et le cerveau tordu d’Éric a fait le reste. Vieille peau acariâtre et diabolique… Attendez, quoi ? Noah ouvre la bouche pour contredire Éric et essayer de améliorer l’image de Cora. Il y songe réellement. Constatant les raccourcis très raccourcis de l’ange. Et finalement, il referme sa bouche. Parce que c’est drôle, voyons. C’est drôle de l’imaginer ainsi. Et la rencontre entre les deux n’en sera que plus amusante. Il en est convaincu. Faites qu’il soit là à ce moment-là ! Il est prêt à payer un billet aux premières loges. “Merci Éric, c’est cool de pouvoir compter sur quelqu’un comme toi.” Quelqu’un qui s’investisse dans la cause. Quelqu’un qui a un aussi grand appétit que lui. Pardon : un encore plus grand appétit que lui. Tiens, il faudra qu’il s’arrange pour que Cora mange avec l’ange. Histoire qu’elle voit que les quantités ingurgitées par Noah sont raisonnables.

Quant à l’appétence de Cora, son corps réclamera de lui-même son indispensable pitance le jour où il se remettra enfin en mouvement. Elle accordera alors beaucoup plus d’intérêt à ce qu’elle glisse dans sa bouche et se montrera plus compréhensive envers son frère attentionné au bec fin.” Noah pousse un soupir. Il aimerait le croire. Mais même en pleine croissance, Cora n’avait jamais beaucoup mangé. A croire qu’on lui a pris un bout d’estomac pour le greffer à son frère aîné. HAN ! Vous croyez que c’est possible ? Ça expliquerait un tas de choses… Non, en fait, ça n’expliquerait rien, mais ce serait intéressant à savoir. Une anecdote a raconté dans un bar, à des gens que l’on drague. Trop glamour. “J’espère bien… j’essaye désespérement d’agrandir son estomac, mais je ne peux pas la gaver. Elle reste ma soeur, elle ne mérite pas un traitement pareil. Il faudrait que je trouve une autre solution...” Créer un trou béant dans son ventre ? Ça pose le problème de l’odeur et des boyaux à l’air. Pas super pratique, à moins de les transporter dans une banane. Ne pas la nourrir pendant trois jours ? Il ne peut pas surveiller ses moindres faits et gestes. Elle risque d’ingurgiter quelque chose en dehors de la maison. Trop risqué. La faire manger six fois par jour ? Ça demande une organisation, là aussi. Et puis, cuisiner six repas, c’est énorme. Même Noah a ses limites en cuisine. AH SI ! J’ai, ça y est ! Il faut qu’elle grandisse de quinze centimètres et qu’elle prenne autant de kilos. Alors, elle mangera davantage pour combler les besoins de son corps. Bingo ! Bon maintenant, faut trouver comment la faire grandir et grossir. Ça n’en finira donc jamais !

En parlant de corps, il y a une information qui a retenu son attention. Celui de l’hôte d'Éric. Visiblement en sale état à l’arrivée de l’ange. En quelques années, il est parvenu à le modeler à l’image… d’un ange du sport. Il aurait été dans la merde dans le corps d’un vieillard de quatre-vingt-dix ans. “Tu disais que ton corps était en mauvais état quand tu es arrivé ? Tu sais ce qu’il s’est passé ?” Il est curieux, Noah. Il aurait pu faire des recherches, plutôt que de se contenter des quelques informations transmises. Il n’en a pas eu le temps. En fait, il y a probablement un dossier complet qui l’attend au QG. Prêt à être lu. Sauf que la rencontre a eu lieu bien trop tôt. Alors qu'il attend la réponse, il sent un truc chaud lui couler sur la main. Pas une fiente de pigeon, ne vous inquiétez pas. Plutôt la sauce du gyros qui s’échappe. Quelle horreur ! A force de discuter, il en a oublié de manger. Un véritable sacrilège ! Manger une pizza froide, c’est comme avoir un caillou à la place du coeur. C’est triste. C’est déprimant. Alors, il répare rapidement cette horreur en avalant une bouchée de son sandwich et en attrapant une nouvelle part de pizza. Les deux à la fois. C'est possible. De toute manière, ce sera la même chose une fois mâché et digéré. Pas vrai ?



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❝ Vivre ; ça doit être une sacrément belle aventure❞ Tout enfant est ainsi confondu la première fois qu'on le traite arbitrairement. S'il vient à vous, il estime avoir droit, par-dessus tout, à la justice. Si vous vous montrez injuste envers lui, il ne cessera pas de vous aimer mais il ne sera plus jamais le même. Nul n'oublie la première injustice. Peter Pan


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legends never die : Héraclès, le plus glorieux et le plus adulé des héros de la mythologie grecque est devenu le dieu de la force, de l'héroïsme et du courage. Fondateur des Jeux olympiques, il est aussi la divinité du sport et de l'effort. Dans la sphère privée, on le priait comme Alexikakos (celui qui protège du mal).
the mighty bush : Vitesse décuplée ► dieu du sport, fondateur des Jeux Olympiques, athlète accompli et guerrier aux réflexes foudroyants, Héraclès peut se mouvoir à la vitesse de l'éclair. Fureur divine ► héritage d'un passé héroïque plus sauvage que chevaleresque, Héraclès est capable d'entrer dans une rage dévastatrice heureusement contrôlée. Cette frénésie porte sa force et ses réflexes à des niveaux démesurés, mais le laisse exsangue une fois son énergie consumée.
weapon : [i]Massue d'Héraclès ►[/i] arme primitive que le héros a lui-même taillée dans un olivier sauvage. Instrument emblématique de ses nombreux exploits guerriers, cette massue a le pouvoir d'assommer n'importe quel surnaturel frappé au niveau du crâne.
Allegeance : Esprit libre et indomptable, Héraclès est fidèle à ses valeurs plus qu'à des groupes ou des individus. Déifié après une vie tumultueuse de mortel, il s'est toujours senti plus proche des fragiles humains que des dieux arrogants. C'est aujourd'hui un dieu repenti, justicier et protecteur, qui veille sur les humains et les encourage à exprimer leur potentiel.
Il voue un profond respect aux Templiers, ces gardiens qu'il voit en héros des temps modernes (bien qu'il désapprouve leur culte du secret), ainsi qu'à Vox Populi dans leur quête de vérité (mais il condamne la plupart de leurs actions violentes).
Au fil des siècles, Héraclès a également appris à aimer sa famille olympienne, et ne cherchera jamais à les détruire. Pour autant, il n'hésite pas à s'opposer aux actions néfastes de ses pairs et n'accorde aucun passe-droit.
these streets : Dieu grec isolé depuis le Grand Retour, ange du sport factice, collaborateur occasionnel des Templiers, agent d'Interpol récemment affecté à Paris, il n'est que vaguement au courant de tout. Le détail des événements, du jeu des ombres et des conflits individuels lui échappent encore, mais il entend bien combler son ignorance.
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Dieux

Sujet: Re: Stuck in an elevator | Eric Ven 13 Juil - 17:56 ()



 
Stuck in a elevatorr


Un kébab ? Pour Héraclès, le gyros est au kébab ce que la Parthénon était aux huttes en terre cuite durant l’ère antique. L’apogée d’un art, un délice pour les sens, un symbole appétissant de force et de grandeur.
Le colosse hausse les épaules.
Rien d’étonnant à ce qu’une petite nature comme Noah soit incapable d’apprécier un solide gyros à sa juste valeur. Et puis, à chacun ses goûts ! Au moins, ce Français apprécie le vin gorgé de la puissance du soleil et d’une terre de schiste, pas comme ces Hyperboréens qui préfèrent leur horrible bière au goût d’eau douce.

Tandis qu’il enfourne une nouvelle bouchée – aussi énorme que les précédentes, son estomac et sa mâchoire puissante ne montrant aucun signe de fatigue – Eric écoute attentivement Noah lui exposer son opinion sur les dieux. Un parti pris qui attise le feu couvant dans ses yeux inflexibles.

Ce sont là les paroles d’un enfant, motivées par la peur et la faiblesse ! Si le chef des Templiers parisiens tient le même raisonnement absurde, je crains le pire pour les temps à venir !

La nature impétueuse du dieu lui souffle une réponse virulente qui braquerait à coup sûr son nouvel ami.
Il fut un temps où, légèrement aviné, Héraclès aurait jeté Noah du haut du bâtiment avec un rire goguenard, sans réfléchir aux conséquences. Le héros aurait ensuite haussé les épaules en avisant le crâne éclaté sur le bitume, les membres figés dans des angles impossibles, avec une réaction semblable au craquement d’une coquille d’escargot qui se brise par inadvertance sous le talon.
Heureusement pour le Templier (et le reste de l’espèce humaine), Hébé a exercé sur son divin époux une influence salutaire et irréversible. D’ailleurs, en dépit de son discours, Noah serait-il vraiment capable de nuire à la déesse de la Jeunesse, au caractère si angélique qu’elle porte des ailes dans nombre de ses représentations ?

— Je trouve ton raisonnement archaïque et délétère, mon ami. Il a fallu des millénaires d’errances et d’évolution avant que la justice humaine adopte la présomption d’innocence comme principe fondamental. Celui-ci figure d’ailleurs dans la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, établie après le plus terrible conflit de l’histoire. Elle garantit depuis lors une stabilité forte ainsi qu’une justice plus impartiale, au moins dans les pays qui l’ont adoptée.
J’ai vu trop de soleils se coucher sur des champs de bataille ensanglantés pour m’offusquer de tes paroles, mon cœur s’attriste néanmoins de voir l’Ordre balayer cette avancée cruciale pour se livrer à un conflit aveugle. Le passé regorge d’attaques préventives qui ont mené à de tragiques injustices, à des massacres ainsi qu’à des génocides. Toujours justifiés, aux yeux de leurs initiateurs ; toujours sanctionnés sévèrement par leurs enfants moins aveugles.
Crois-tu les gardiens de l’humanité si faibles pour qu’un nombre restreint de dieux malfaisants soient capables de les tenir en échec ? Que peuvent-ils face aux anges, aux démons, aux templiers et tant d’autres humains prêts à les combattre de toutes leurs forces ?
La seule révolte à craindre, c’est celle que vous provoquez en les traquant unilatéralement. Vous commettez selon moi une grossière erreur tactique. Bons ou mauvais, les dieux ne vont pas se laisser exterminer sans se défendre. Harassés de toute part, ils risquent de se liguer contre vous, avec d’innocents citoyens au cœur de cet affrontement insensé. Tandis qu’ils se serreront les coudes, votre propre unité va inévitablement se fissurer à cause de l’alliance avec les démons et la chasse aux dieux bienveillants. Car si vous interrogez vos âmes et vos cœurs, vous entendrez un autre discours que cette logique fallacieuse. Ils vous murmureront avec la sincérité d’un enfant encore pur que le bien ne se combat pas.


Le désaccord entre Héraclès et Noah est profond. Bien plus que sur la supériorité (pourtant évidente) du gyros sur la pizza. Les deux convives poursuivent pourtant un objectif commun : protéger l’humanité.
Si l’ancien héros a mené quelques armées durant sa vie de mortel, il n’a jamais été un chef de guerre accompli. Sa façon de procéder a toujours été simple, brutale, primitive : combattre, détruire, éliminer les menaces au fur et à mesure qu’elles se présentent. Sans procès d’intention, sans anticipation, sans autre préparation que se tenir prêt au combat grâce à un entraînement poussé.

Après un bref silence, Eric reprend son argumentation en plongeant son regard intense dans les yeux humains.
Cette fois, il doit broder ses mots de mensonges liés à son identité factice. Pour la bonne cause, bien que cela lui déplaît.

— À t’écouter, je comprends que les Anges seront les prochains sur la liste. Nous n’appartenons pas à ce monde, nous sommes investis d’une magie prodigieuse, et certains d’entre nous se détournent de la lumière pour rejoindre les légions démoniaques. En outre, si vous autorisez certains d’entre nous à rester, les autres se plaindront, non ? (Eric lance un clin d’œil amusé à Noah pour souligner l’absurdité du raisonnement.) Et qui viendront ensuite ? Les humains investis de pouvoirs surnaturels ? Car un humain capable de charmer les foules est beaucoup plus dangereux qu’un ange ou dieu de la guérison. Et plus imprévisible encore. Combien de luttes et victimes collatérales seront nécessaires avant de ranger vos lames rouges de sang innocent ?
Oui, les êtres surnaturels sont dangereux. Les humains armés et entraînés, notamment les Templiers, détiennent eux aussi un grand pouvoir meurtrier. Mais la plus grande menace pour l’humanité, c’est d’engager ce pouvoir dans un combat inutile ou injustifié. Voici le cruel rappel qu’un Ange peut te donner, Noah de Fontanges : « L’enfer est pavé de bonnes intentions ». Je ne serais guère surpris que les Démons jubilent à maintes occasions dans les mois à venir.


* * *

En parlant d’être démoniaque, Noah semble encore une fois rechigner à prendre les mesures nécessaires pour cadrer sa vilaine sœur.
Eric se fend d’un rire tonitruant. Le dilemme de Noah lui rappelle ses conversations avec Hébé à propos de l’éducation de leurs jumeaux Alexiarès et Anicétos.

— Tu m’as dit qu’elle te force à faire la cuisine, as-tu déjà essayé de la faire participer ? Afin de la motiver, tu pourrais prétexter une étude sur d’anciennes recettes issues de ses archives, un plat familial ou traditionnel, une célébration qui a du sens pour vous, n’importe quoi qui l’amène à t’aider. Les gens s’intéressent plus à ce qu’ils mangent quand ils mettent eux-mêmes la main à la pâte. Ou mieux : quand ils doivent eux-mêmes chasser ou récolter leur nourriture ! Sans vouloir t’offenser, tes plats sont peut-être trop conventionnels pour stimuler ses narines endormies et ses papilles amorphes. Tu pourrais étendre votre répertoire gastronomique et initier son palais à des saveurs nouvelles. Profite de l’époque formidable dans laquelle vous vivez en matière de plaisirs de la bouche ; les recettes et ingrédients du monde entier vous sont accessibles, surtout dans une ville comme Paris !

Agir, entreprendre encore et encore sans jamais baisser les bras. Pour le dieu éternel, cette approche s’avère toujours payante.
Chez un humain dont l’existence se consume en un battement de paupières, la ténacité ne revêt pas la même pertinence.

Eric Monfort, lui, avait baissé les bras sur tout avant le Grand Départ, y compris sa propre vie. Ce que Noah rappelle au dieu en le questionnant sur son hôte.
Héraclès lève d’abord un sourcil étonné.
L’Ordre grec ne l’a interrogé qu’une seule fois à ce sujet. Ses autres contacts n’en parlaient jamais, comme on parle rarement des morts et des disparus.
Héraclès aurait aimé investir un corps valide et se mettre aussitôt à la recherche d’Hébé. Peut-être serait-il alors déjà à ses côtés, à Paris ou ailleurs. Mais comme à son habitude, le dieu du courage a accepté son sort, sans se plaindre, puis agi du mieux qu’il pouvait.

— Le véritable Eric Monfort était dans le coma au moment du Grand Départ. Le malheureux a chuté d’un toit en état d’ébriété, volontairement ou non – car l’homme se trouvait alors dans un état de grande dépression. Je me suis donc retrouvé dans un corps alité, aux os brisés et aux muscles atrophiés. À moins d’un miracle, Eric Montfort était un homme condamné à brève échéance. On peut donc dire que mon arrivée en ce monde a sauvé ce corps, et permis à son hôte originel d’accéder enfin à la paix éternelle.
Je n’irai pas jusqu’à dire que je me réjouis de ces circonstances particulières. Le plaisir dans la souffrance et le goût de l’effort sont deux concepts distincts. En effet, transformer ce corps famélique et abimé en parangon du sport n’a pas été une mince affaire. Mais ce défi m’a également permis de mieux comprendre les difficultés auxquelles sont confrontés les humains, en particulier les sportifs. Quoi qu’il en soit, je suis heureux que ma venue n’ait pas ôté la vie d’un humain innocent, privé des enfants de leur père aimant. En ce sens, je m’estime particulièrement chanceux parmi tous les « revenants » du 4 décembre 2041.



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Templiers

Sujet: Re: Stuck in an elevator | Eric Lun 16 Juil - 21:26 ()

 
stuck in an elevator
Les opinions sont toujours des sources de conflits, de désaccords et de débats. Il n’y a pas un sujet qui peut être épargné. Une pizza. Un sous-vêtement. Un film. On peut même se disputer pour un prénom. J’en profite pour lancer un débat : le mulet. Est-ce qu’on continue à fermer les yeux et à faire croire qu’on ne le voit pas ? Non parce que si cette coupe semble plus ou moins éradiquée chez les vieux, elle fait inopinément apparition chez les plus jeunes. A croire que les parents, motivés par un élan sadique, reproduisent cette coupe. Alors qu’on est d’accord que cette coupe de cheveux est humainement impossible, n’est-ce pas ? Faisons une pétition pour interdire le mulet ! Bon, revenons à nos deux bonshommes là. Installés comme des rois sur les toits. Ou comme deux cons qui vont se taper de beaux coups de soleil. Et une insolation, en prime. Cadeau de la maison. Noah a déclenché quelque chose en exprimant son opinion. Il ne s’attendait pas vraiment à découvrir des réticences chez Éric. En fait, il ne s’attendait pas à grand-chose. Il a ouvert la bouche et il a laissé des mots s’exfiltrer. Diarrhée verbale non maîtrisée.

Noah écoute l’ange. Avec une grande attention. Il marque des points, Éric. Il est vrai qu’ils sont passés par des conflits, des guerres. Ils ont tué des gens pour leur orientation sexuelle, pour leur religion, pour des origines. On favorisait des populations pour des trucs aussi cons que leurs cheveux ou leurs yeux. S’ils appliquaient encore cette méthode, il y a bien longtemps que sa voisine serait morte. Attendez, elle ose cuisiner du poisson à tous les repas. Le couloir commun pue. Ça va jusque dans les escaliers et l’ascenseur. Une horreur ! Certains sont morts pour moins que ça ! Mais surtout ce qu’il retient, c’est la foi d’Éric en chaque être humain, en chaque templier. Une foi qui semble indéfectible et qui fait sourire Noah. C’est bon d’avoir des gens qui croient toujours en eux. De se voir rappeler l’objectif même de l’Ordre. De se souvenir que les templiers ne sont pas isolés. Ils n’ont pas besoin d’affronter les problèmes tous seuls. Ils ont des alliés de poids. Ils peuvent aussi rassembler les humains. Ceux restés depuis trop longtemps dans l’inconscience. Peut-être pas tous. Seulement les révolutionnaires. Eux seraient motivés. Eux voudraient agir. Car, Noah en est convaincu, il faut conserver une part d’insouciance. Il faut que les gens continuent d’espérer. Ce n’est pas en leur révélant que leur monde est un mensonge géant qu’ils continueront à croire.

Il croque dans son gyros. Méditant les paroles de l’ange. Des paroles qui ont un électrochoc. Lui qui a eu tendance à perdre confiance, à perdre espoir. Il avait peut-être besoin de ce coup de pied aux fesses. C’est que les anges sont doués pour se pointer dès que les humains en ont besoin. Par contre, quand le rouleau de PQ est vide. Là, y a plus personne. Un scandale ! “L’idée n’est pas tant de se débarrasser de tout le monde, juste de savoir quelles sont les intentions de chacun. Les dieux ont débarqué sans prévenir et n’ont même pas pris la peine d’annoncer leur présence. Un petit bonjour ou une carte postale aurait été sympa. Tu admettras quand même que c’est suspicieux. Quand tu souhaites le bien de quelqu’un, tu n’agis pas en secret.” Ah ! Attendez, il met un doigt sur quelque chose là. Mais ouiiii, c’est ça ! Il veut aider sa soeur à sortir de ses archives et à profiter de la vie. Et qu’est-ce qu’il fait ? Il établit dans son dos une stratégie pour qu’elle rencontre un ange du sport. Ouais, en fait, il ne vaut pas mieux qu’un dieu. Sauf que les dieux, eux, ils ont au moins l’avantage d’avoir un pouvoir. Le seul que Noah peut revendiquer, c’est de faire tenir une cuillère sur son nez pendant deux minutes. On n’est pas trop trop sur le même niveau.

Cela dit, un combat entre les deux donnerait Noah vainqueur. Evidemment ! Avec une cuillère, on peut faire tellement de choses ! Frapper, crever un oeil, jongler, creuser, faire un peu de vent… Okay, d’accord, un dieu est plus puissant. Et si Noah combine le coup de la cuillère avec celui du louchage ? Toujours pas ? Vas-y ! Ce n’est pas juuuste. Il reprend la parole, mesurant davantage ses paroles. “Pour le moment, je suppose qu’on doit se montrer prudent et ne pas faire ami-ami avec le premier dieu qui débarque. Évidemment, ce serait compliqué de renvoyer quelqu’un qui pourrait nous être d’une grande aide et qui est foncièrement bon. Tant qu’on ne sait pas ce qu’il veut réellement et de quoi il est capable, on doit tout de même redoubler de méfiance. On ne peut pas prendre le risque, tu comprends ? Il nous faudrait un moyen de confiner les dieux dans un espace, en attendant de savoir. Pas à la manière de ces centres d'immigration qui sont inhumains, mais peut-être comme une espèce de colonie ?” Et encore là, la sécurité ne pourrait pas être assurée. Un dieu qu’ils jugeraient bienveillant pourrait rapidement changer de bord en un clignement d’oeil. Surtout s’ils sont aussi sensibles que les humains aux pouvoirs des uns et des autres. Vous imaginez des dieux puissants se laisser influencer par un autre pouvoir et détruire la moitié de la ville ?

Noah imagine très bien. Et il n’a pas franchement envie de voir cela arriver. Le monde devient fou. Tellement fou. Le plus simple serait d’éliminer tous les éléments dangereux de l’équation. Sauf que ce n’est pas possible. Humainement. Physiquement. Techniquement. Éric a raison. Les dieux ne sont pas les seuls êtres dangereux. Oui, ils sont forts. Oui, ils sont puissants. Oui, ils sont capables de grandes et mauvaises choses. Mais ils ne sont plus les seuls. Dès lors, se débarrasser de tout le monde n’est plus possible. Comme Éric à l’instant présent. Il représente un danger quand il ose émettre un doute sur ses capacités culinaires. NON MAIS OH ! Genre, ses plats sont trop conventionnels ? LUI ? Il a une tête à faire des pâtes à tous les repas ? Sûrement pas ! En plus, Éric se met à insulter sa soeur. Narines endormies et papilles amorphes ! Éric va trop loin ! Il sait ce que lui disent les narines et papilles de sa soeur ? HEIN ? “M’enfin, mes plats sont très bien ! Ils sont épicés bien comme il faut. En plus, on mange de tout, on teste des recettes, on les améliore. T'auras qu'à venir à la maison pour t'en rendre compte ! Mais malgré tous les efforts, rien y fait !” Il s’emporte dans ses gestes, Noah. Il en perd même un bout de tomate (Faites-vous plaisir, les pigeons, c’est cadeau).

Il espère un jour se remettre de cette vérité. De ce fait. Sa soeur n'a pas les capacités d'ingurgitation que lui. Il espère vraiment pouvoir s'en remettre. Il croise les doigts. Mais parfois, il en vient à supplier une force supérieure de faire quelque chose, de doter sa soeur d’un appétit d’ogresse. “Elle ne peut pas ingurgiter une grande quantité de nourriture. Mais peut-être que c'est une faiblesse  parmi d'autres ? Tout le monde en a une. Pour Cora, ça doit être ça.” Quand il était plus jeune, ça l’arrangeait qu'elle ne mange pas tout. Il pouvait alors récupérer ses restes. Peut-être que tout cela est de sa faute ? Il lui a causé du tort pendant toutes ces années en engloutissant les restes. En pensant à son propre estomac. Est-ce que vous pensez qu’il est responsable ? Non, pitié, ne le jetez pas en prison ! Ça sent mauvais et en plus, on ne sert que de la nourriture dégueulasse ! Il ferait une dépression au bout du premier repas. Au deuxième, il songerait à manger une serviette plutôt qu’un énième repas de la prison. Le troisième repas l’inciterait à en finir en se poignardant avec sa fourchette. C’est sûr : il ne survivrait pas trois jours en mangeant là-bas. Impossible. Quoi ? Sa force mentalequoi ? Connais pas. Pas quand il s’agit de nourriture. Et pourtant, il a survécu à la famine. Pour mieux se rattraper après. Preuve en est les trois pizzas et le sandwich qu’il tient dans la main.

Pour mieux avoir le temps d'avaler sa part de pizza, il lance Éric sur un autre sujet. Son hôte. Noah est toujours curieux de savoir comment on s’accommode d’une vie qui n’est pas la nôtre. A sa place, il aurait du mal à faire semblant, il le sait. Et pourtant, il n’aurait pas pu faire contraire, sous peine de faire souffrir. Triste difficulté. Sauf quand, dans le cas de l’ange du sport, l’homme était désespéré. Triste existence que celle qui vous conduit à la dépression, qui vous rapproche de l'alcool. Noah écoute attentivement, les yeux passant au-dessus de la part de pizza qu’il dévore. Sous couvert d’un peu de curiosité, Noah avance. Il questionne. Il collecte des informations. Il s’assure d’en découvrir un peu plus. Toujours plus. “Lui aussi, il doit s'estimer chanceux de ce que tu as fait de son corps. Tu as réussi à lui redonner vie avec tous… ces muscles !” Il fait un geste de la main de haut en bas pour montrer le corps d’Éric. À en croire l’ange, ce n’était pas gagné. Et bien, il a réussi à remettre sur pied un corps destiné à la mort. Il est même parvenu à exploiter toutes ses forces. Tout le monde ne rêve pas d’avoir un corps musclé. Mais vaut mieux un corps musclé qu’un corps en mille morceaux, non ?

Tu m’impressionnes… tu es toujours aussi positif au quotidien ? Même quand tu vois par quelles épreuves on a dû passer et celles qui nous attendent ?” La positivité. Un truc avec lequel Noah a du mal. Il est plutôt du genre à souligner ce qui ne va pas sur le ton de l’humour. Ce n’est pas faute d’essayer. Il a bien dû l’être à un moment donné de sa vie. Genre, quand il avait quelques mois et qu’il essayait en vain de se mettre debout. Il faut de la positivité pour ne pas abandonner quand on finit par tomber sur le cul à chaque fois. Mais en grandissant, il s’est passé quelque chose. Il a fini par arrêter. Probablement quand il a découvert la réalité. Et encore, à l’époque, il espérait encore pouvoir voyager et vivre sa vie. Tout a changé quand son père est mort. A partir de ce moment-là, Noah s’est retrouvé coincé. Plus aucun espoir, plus aucun rêve pour le faire positiver. Juste la difficulté de la vie. On a vu mieux comme motivation.



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❝ Vivre ; ça doit être une sacrément belle aventure❞ Tout enfant est ainsi confondu la première fois qu'on le traite arbitrairement. S'il vient à vous, il estime avoir droit, par-dessus tout, à la justice. Si vous vous montrez injuste envers lui, il ne cessera pas de vous aimer mais il ne sera plus jamais le même. Nul n'oublie la première injustice. Peter Pan


Dernière édition par Noah T. de Fontanges le Jeu 16 Aoû - 18:32, édité 2 fois
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legends never die : Héraclès, le plus glorieux et le plus adulé des héros de la mythologie grecque est devenu le dieu de la force, de l'héroïsme et du courage. Fondateur des Jeux olympiques, il est aussi la divinité du sport et de l'effort. Dans la sphère privée, on le priait comme Alexikakos (celui qui protège du mal).
the mighty bush : Vitesse décuplée ► dieu du sport, fondateur des Jeux Olympiques, athlète accompli et guerrier aux réflexes foudroyants, Héraclès peut se mouvoir à la vitesse de l'éclair. Fureur divine ► héritage d'un passé héroïque plus sauvage que chevaleresque, Héraclès est capable d'entrer dans une rage dévastatrice heureusement contrôlée. Cette frénésie porte sa force et ses réflexes à des niveaux démesurés, mais le laisse exsangue une fois son énergie consumée.
weapon : [i]Massue d'Héraclès ►[/i] arme primitive que le héros a lui-même taillée dans un olivier sauvage. Instrument emblématique de ses nombreux exploits guerriers, cette massue a le pouvoir d'assommer n'importe quel surnaturel frappé au niveau du crâne.
Allegeance : Esprit libre et indomptable, Héraclès est fidèle à ses valeurs plus qu'à des groupes ou des individus. Déifié après une vie tumultueuse de mortel, il s'est toujours senti plus proche des fragiles humains que des dieux arrogants. C'est aujourd'hui un dieu repenti, justicier et protecteur, qui veille sur les humains et les encourage à exprimer leur potentiel.
Il voue un profond respect aux Templiers, ces gardiens qu'il voit en héros des temps modernes (bien qu'il désapprouve leur culte du secret), ainsi qu'à Vox Populi dans leur quête de vérité (mais il condamne la plupart de leurs actions violentes).
Au fil des siècles, Héraclès a également appris à aimer sa famille olympienne, et ne cherchera jamais à les détruire. Pour autant, il n'hésite pas à s'opposer aux actions néfastes de ses pairs et n'accorde aucun passe-droit.
these streets : Dieu grec isolé depuis le Grand Retour, ange du sport factice, collaborateur occasionnel des Templiers, agent d'Interpol récemment affecté à Paris, il n'est que vaguement au courant de tout. Le détail des événements, du jeu des ombres et des conflits individuels lui échappent encore, mais il entend bien combler son ignorance.
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Sujet: Re: Stuck in an elevator | Eric Mer 18 Juil - 21:24 ()



 
Stuck in a elevatorr


Eric avise l’impact que ses arguments produisent sur le Templier. Tantôt songeur, souriant, troublé ; de toute évidence, Noah n’est pas indifférent à ses paroles.
Héraclès a néanmoins appris à ne pas se réjouir trop vite. Son charisme divin, aussi incontrôlable que les battements de son cœur, est une force qui empêche parfois ses interlocuteurs de se livrer à une réflexion profonde.
Quoi qu’il en soit, Noah se montre à présent plus modéré, plus nuancé.
Le dieu, quant à lui, reste aussi immuable qu’une montagne millénaire.

— Mais c’est formidable ! Il ne s’agit donc plus d’offrir aux dieux un billet retour pour leur monde d’origine, mais de les parquer dans une cage dorée, le temps que les Templiers aient l’extrême obligeance de décider de leur sort ? Et les Anges auront droit à une chambre spacieuse dans un pigeonnier, avec grand écran et graines à volonté, le temps de vérifier qu’ils ne sont pas passés du côté obscur ? (Eric éclate de rire.) Tu restes dans cette logique surannée de présomption de culpabilité, celle dont usent les dictateurs qui restreignent les libertés fondamentales « pour le bien du peuple ». Elle m’insupporte en tant qu’Ange, le policier et les lois humaines que je représente la condamnent.
Note, mon ami, que j’approuve sans réserve la méfiance que tu nourris à l’égard de chacun. Car tel est le rôle d’un Templier. Mais cette mission sacrée doit s’effectuer dans le respect des nobles et saines valeurs qui forment le socle de l’Ordre. Vous êtes les précieux garde-fous, les dévoués protecteurs de l’humanité contre les menaces surnaturelles, point des geôliers ou des assassins !


Eric s’interrompt un instant.
Les mots semblent couler de sa bouche avec la même facilité que le vin glisse dans son gosier. À l’image de ce breuvage séculaire à la robe rouge, la voix du géant vibre avec la force et la passion d’une âme ancienne.

— J’entends qu’agir dans l’ombre du secret soulève le doute, et tu avances qu’on n’agit pas de la sorte lorsqu’on souhaite le bien de quelqu’un. Pourtant… c’est exactement ce que fait l’Ordre depuis des siècles ! (Eric rit en se tapant les cuisses.)
Je suis agent d’Interpol, nous enquêtons également sous le couvert du secret, usurpons même d’autres identités. C’est parfois le seul moyen d’arrêter des criminels qui glissent entre les doigts de la justice tels des serpents venimeux, lesquels ont déjà planté leurs crocs dégoulinants de poison dans la chair innocente. Qui sommes-nous condamner la discrétion et la méfiance des êtres surnaturels ?
Anges, Démons, Dieux, Humains avec ou sans pouvoirs surnaturels, nous vivons tous dans un corps d’os et de sang. Nous sommes là et jusqu’à preuve du contraire, nous avons tous notre place en ce monde aussi longtemps que nous ne cherchons pas à nuire. Tant que les circonstances du Grand Retour n’ont pas été élucidées, personne n’est d’ailleurs en mesure de porter un regard juste et intelligent sur la situation. Pas plus le chef des Templiers que l’archange Gabriel. Nous savons que les réponses existent : tous les êtres bienveillants devraient coopérer pour les obtenir et chasser les véritables menaces qui pèsent sur l’humanité, plutôt que changer Paris en champ de bataille dénué de sens. La solution n’est pas d’élever des murs pour y confiner les puissants, mais de bâtir des ponts afin de mettre leurs pouvoirs à contribution.



Noah décrit ensuite à son colossal compagnon les efforts incessants qu’il déploie pour alimenter sa sœur à l’appétit de mésange.
Eric opine de la tête tout en jouant avec sa barbe hirsute, indifférent aux timides débris de nourriture qui s’échappent de la bouche et du sandwich du Templier exalté (de son temps, c’étaient des quartiers de viande qui voltigeaient autour des banquets, arrosés de fontaines de vinasse quand l’ivresse déchaînait les rires).

— Mmm, effectivement. Et qu’en disent les médecins ? Elle a peut-être une malformation, un organe défectueux ou un problème organique d’une autre nature. À moins qu’il s’agisse d’un problème mental, voire d’une malédiction démoniaque. Tu donnes l’impression de beaucoup aimer ta sœur, Noah de Fontages, malgré les horribles tourments qu’elle te fait subir depuis des années. Je pense que tu ne devrais pas abandonner, explorer d’autres voies quand tu te retrouves face à des impasses. Certains sportifs rencontrent également des difficultés à ingérer de la nourriture : ils contournent le problème en fragmentant leurs prises alimentaires tout au long de la journée, et en choisissant des produits à haute densité nutritionnelle.

Sur la nutrition comme d’autres domaines liés au sport, le dieu a mis à profit sa formidable volonté pour étudier et maîtriser les connaissances modernes. Son propre corps est un exemple de sa réussite, mais il continue d’apprendre et expérimenter au contact des humains qu’il conseille bénévolement à son club de sport.

Un corps que Noah complimente, ce qui ne manque pas de flatter l’ego du dieu.

J’aimerais tant qu’Hébé puisse le voir, le toucher ! Tu serais fière de ton époux, ma bienaimée, j’en suis sûr.

Le dieu esseulé s’est interrogé à maintes reprises sur la nouvelle apparence d’Hébé – en admettant qu’elle soit aussi à Paris, ce dont il n’est pas sûr. Un corps jeune, assurément. Beau, de préférence. Mais il s’accommoderait de n’importe quelle enveloppe physique, tant sa présence lui manque.


La question du Templier sur le positivisme de l’athlète tire celui-ci de ses pensées.

Tu soulèves un point intéressant, mon ami ! Suis-je devenu le dieu de la force, de l’héroïsme et du courage parce que j’étais un héros intrépide à la force exceptionnelle ? Ou est-ce l’inverse ?

Eric hausse ses larges épaules. Sa réponse ne tarde pas, comme si elle n’exigeait aucune réflexion de sa part.

— Geindre ne sert à rien. Le passé, aussi terrible soit-il, s’éloigne davantage à chaque battement de cœur. Le futur, quant à lui, est une forêt vierge que nous défrichons collectivement par nos actions.
Il y a cet illustre savant, Albert Einstein, qui a prononcé cette parole de grande sagesse : « La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre. » J’ajouterai que la force se nourrit de la détermination à avancer, du courage, comme l’estomac se nourrit de gyros ou de pizzas. La personne immobile, celle qui baisse les bras, se condamne à la faiblesse et à la mort. Eric Monfort en était un exemple parmi d’autres.
Il ne s’agit pas tant de rester positif que ne jamais abandonner la poursuite de notre objectif. Une simple goutte d’eau peut se frayer un passage dans la roche la plus dure, en retombant plusieurs millions de fois au même endroit. Il n’y a pas d’obstacle infranchissable, pas d’épreuves insurmontables. Ce qui limite les humains à titre individuel, c’est votre faible espérance de vie. En tant qu’espèce, en revanche, vous pouvez tout accomplir.



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the mighty bush : - Il arrive à toucher son nez avec le bout de sa langue.
- Il sait loucher (plus qu'un pouvoir, un don tombé du ciel).
- Il est capable de faire tenir une cuillère sur son nez.
- Il a un talent particulier pour sur-protéger sa soeur.
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Allegeance : Loyal envers templiers – Il a très tôt compris qu'il serait un templier. L'idée de leur être déloyal ne lui est jamais passé par la tête. Il y a plusieurs raisons à cela : 1/ il risquerait de mourir 2/ c'est toujours mieux que de ne rien faire 3/ il avait besoin d'un passe-temps. Il connaît l'importance du rôle des templiers. C'est pourquoi il se tient toujours à leurs côtés, prêt à aider.
these streets : Il en sait beaucoup trop pour feindre l'ignorance. En fait, il connaît les vraies raisons de la plupart des derniers événements. Le crash de l'avion, la famine... Parfois, il est convaincu que l'ignorance est la meilleure chose qui puisse arriver aux humains. Ils paniqueraient davantage. Alors, il veille à couvrir les traces surnaturelles autant dans la vie que dans ses articles.
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Sujet: Re: Stuck in an elevator | Eric Ven 20 Juil - 18:12 ()

 
stuck in an elevator
Okay, quand Éric reformule ses opinions, ça a tout de suite l’air con et inhumain. Est-ce que Noah est con et inhumain ? Très bonne question. Con, peut-être un peu. Comme tout le monde, non ? Hé oh, vous insurgez pas ! C'est la vérité. Inhumain, il espère ne pas l’être. Et en même temps, quand il discute avec l’ange, il a l’air de l’être. On a beau offrir le reste de sa quiche à son meilleur ami ou donner une pièce à un sans-abri, cela n’enlève pas le fait que l'on est insensible. Remise en question totale. Heureusement, il y a de la nourriture à proximité. Nourriture réconfortante. Si la réalité devient trop difficile à affronter, Noah pourra toujours se noyer dans le gras de la pizza et dans la sauce du gyros. Ou s’étouffer avec. Au choix. Qu’est-ce qu’il préfère ? A choisir, ni l’un ni l’autre. Autant qu’Éric le jette du haut des toits. Avec la force de l’ange, Noah devrait atterrir au sommet de la tour Eiffel. Avec la chute, il devrait avoir la tête explosée. A jamais, il y aura des bouts de cervelle perdue ici et là. Éric s’arrête dans son monologue. Sûrement pour réfléchir. Sûrement pour respirer. Attendez, il respire ou alors, il est en apnée ? Et encore une fois, l’ange marque un point. Il met le doigt sur l’incohérence de Noah. C’est vrai que l’Ordre cache la vérité depuis longtemps. Tout ça pour protéger les gens. Son père l’avait fait dans l’intimité avec épouse et enfant. Et l'Ordre continue.

Est-ce que les templiers sont plus pardonnables parce qu’ils évitent des problèmes ? Pas vraiment. Au bout d’un moment, il n’est plus possible de pardonner. Il n’est plus possible de se justifier. L’opinion de Noah a au moins l’avantage de divertir, de faire rire. C’est déjà pas mal. Il mêle bien volontiers son rire à celui d’Éric. Parce qu’il a raison, Monsieur Sport. Il n’est pas qu’une égérie Decathlon. Il a aussi un cerveau qu’il utilise pour avoir une opinion sur tout. Une opinion plus pointue que celle de Noah. Vieux vestige de son éducation, sûrement. Mais ce serait trop facile d’accuser une éducation. Il a depuis longtemps quitté l’influence parentale. Et pourtant, le voilà qui résonne comme ces vieux conservateurs. Est-ce qu’il se déteste ? Un peu. Le contraire serait étonnant. Il s’empare d’une nouvelle part de pizza pour mieux l’enfourner. Pour mieux la mastiquer le temps qu’Éric termine. Coopérer pour obtenir des réponses. Chasser les vraies menaces. Un beau programme. Si seulement ils avaient le temps pour l’organiser, le mettre en place. Noah prend quelques secondes pour avaler sa bouchée avant de prendre la parole. “Pour l’instant, j’ai l’impression que l’on passe plus de temps à panser les plaies qu’à les anticiper. On se laisse sans cesse surprendre par les événements.” Son scepticisme vient affronter l’optimisme d’Éric. Mais promis, des fois, il est positif ! Genre, quand il croit qu’il peut dompter le chat de sa soeur pour qu’il lui ramène ses chaussures. Ou quand il pense pouvoir mettre la main sur la chaussette manquante en désossant totalement le lave-linge. Dans ces moments-là, il est optimiste. Et ça vaut mieux quand il faut reconstituer l’appareil six heures après.

Oui, il a une conception de l’optimisme assez limitée. Ça ne lui ferait pas de mal de l’étendre à d’autres choses. Genre, au monde, à l’humanité. Oui, ce serait bien qu’il pense l’humanité sauvable. Etant donné que c’est un peu son rôle. “A ton avis, il faudrait que l’on parle de la situation aux humains ? Ils pourraient être d’une grande aide, mais je ne suis pas certain qu’ils soient prêts. Parfois, l’innocence est mieux que la vérité, pas vrai ?” En même temps qu’il formule sa question, il repense à Elias. Son frère cadet. L’innocence l’a poussé au suicide. Si seulement il avait su, il aurait compris. Il aurait évité un geste fâcheux. La gorge se serre. Pourquoi ça lui fait toujours cet effet ? Pourquoi est-ce que Noah se sent toujours coupable ? Avec les mois, ce sentiment devrait s’estomper, n’est-ce pas ? Il lutte contre l’élan qui grimpe en lui. Une culpabilité mal digérée et enfouie trop peu profondément. Heureusement, Éric est d’une grande aide pour ça. Bien malgré lui. Et les voilà qui enchaînent sur Cora. Si elle était là, elle aurait déjà levé les yeux au ciel trois fois. Peut-être même qu’elle les aurait bâillonnés pour qu’ils arrêtent de parler. Toujours dans l’exagération, la meuf. Comme s’ils faisaient quelque chose de mal. Ils fomentent seulement des plans pour la nourrir davantage. Y a pire. Ils pourraient discuter de la meilleure manière de dépecer son chat. Sauf qu’ils ne le font pas. Ils sont gentils ! C'est aussi parce que dépecer, ça salit un peu et puis, ça pue. De toute manière, Noah ne saurait pas quoi faire de la peau. Une descente de lit ? Un tapis de souris ?

Ooooh oui, il l’aime, sa soeur. Elle a vraiment de la chance de l’avoir. Evidemment, l’inverse vaut aussi. Mais elle, surtout, elle a de la chance. Il est merveilleux. Intelligent. Beau. Drôle. Et bon cuisinier, ne l’oublions pas ! Modeste, aussi. Terriiiiblement modeste. Et puis, il l’aime. Elle a quand même de la chance d’avoir un frangin pareil ! Pas sûr que Cora voie les choses de la même manière. “Elle ne s’y tiendrait pas. En fait, elle ne se rend même pas compte de son problème. Elle est dans le déni total au point de s’en foutre quand elle ne parvient pas à finir une pizza.” Il pousse un soupir. Cora est un cas désespéré. Et désespérant. Elle n’ingurgitera pas plus pour lui faire plaisir. Elle ne changera pas ses habitudes alimentaires pour son bon vouloir. Aucun effort, la meuf ! Elle ne voit pas ce qui compte vraiment. Elle ne se rend pas compte de la déchéance de sa vie. Vie ratée si on ne peut pas manger deux burgers à la suite. Vie gâchée si on n’apprécie pas de dévorer trois desserts. “Il n’y a pas de solution pour elle. Il faut juste que je me résigne.” Elle n’aura jamais le même appétit que lui. Et de toute manière, qu’est-ce qu’il voulait ? Un Noah au féminin ? Qu’ils se disputent les restes ? Qu’ils se bagarrent pour cuisiner ? Rien de tout cela. Déjà, il est unique, faut pas déconner. Ensuite, il ne supporterait pas de se déchirer pour un bout de poulet. Surtout qu’il gagnerait. Forcément. C’est lui le grand frère entre les deux. Le plus vieux. Faut bien nourrir les plus âgés pour qu’ils tiennent le choc, non ?

Et regardez comme il est vieux, Noah. Les pattes d’oie quand il sourit. Les lunettes quand il se fait tard. Franchement ! Si ça, ce ne sont pas des signes de vieillesse, je ne comprends pas ! D’ailleurs, faudra penser à l’inscrire en maison de retraite demain. Vous croyez qu’ils cuisinent bien en maison de retraite ? Parce qu’il est hors de question qu’il bouffe de la purée et de la soupe à longueur de journée. Ils peuvent mieux faire. Ça y est, il est contaminé par le positivisme et la motivation d’Éric. Heureusement qu’il s’agit seulement de l’ange du sport et non du démon de la luxure. Sinon, Noah serait en plein strip tease sur les toits de Paris. Et personne n’a envie de voir le boxer qu’il a enfilé ce matin. Personne. Non, il n’arbore pas le visage du Père Fouettard. Mais presque. À sa décharge, il n’avait plus rien à se mettre. Il a fait avec les fonds de tiroirs. Si ! Bien sûr que c’est une excuse ! Noah délaisse son boxer et réfrène son envie de strip tease pour se concentrer sur les paroles d’Éric. Toujours cette sagesse dans les mots. Toujours cette expérience transmise par les syllabes. Noah finit par esquisser un sourire. “On a parfois du mal à se rappeler qu'ensemble on peut faire de grandes choses. En fait, je crois qu'on manque clairement de confiance en nous. Mais heureusement que tu es là pour nous foutre un bon coup de pied au cul !” Il prend de l'élan pour donner une tape amicale dans le dos d’Éric. Au quart de chemin, il réalise que ce n’est peut-être pas une bonne idée. A mi-chemin, il ne peut plus couper son geste sans avoir l’air con. Au trois quart de chemin, il planifie l’enterrement de son poignet. Trois. Deux. Un. Impact.

Ouille. Un peu. Pour l’ange, ça doit ressembler à un frémissement. Voire à des chatouilles. Pour le templier, ça s’apparente à une agréable douleur qui fourmille au bout dans sa paume. Pur plaisir. Ne plus toucher Éric. Note enregistrée quelque part dans son cerveau. Faites qu’il la retrouve la prochaine fois qu’il discutera avec l’ange. Une part de pizza dans la main, il jette un coup d’oeil à sa montre. Bon. C’est bien beau de se goinfrer, mais l’heure tourne. Et ses collègues ne savent pas se servir de la cafetière sans lui. Vous voyez, c’est qu’il est indispensable à toute la rédaction. Il est un peu le dieu du café qui sait faire couler un nectar tant apprécié, tant addictif. Hey ouais ! C’est pas parce qu’il ne soulève pas autant de fonte qu’il n’a pas de super-pouvoirs. Gnagna, moi, j’sais contrôler l’eau. Gnagna, moi, j’sais exacerber la colère. Gnagnagna. En attendant, personne ne sait faire couler le café ! ET TOC. “Ça te dit de boire un café après ? Par contre, je te préviens tout de suite : on n’est pas sur un café de haute qualité.” Est-ce qu’un Éric, ça boit du café ? Peut-être qu’il ne prend qu’une tisane ou un shot de stéroïdes ? Tiens d’ailleurs, qu’est-ce qu’il mange au petit-déjeuner ? Pas des biscottes. Éric doit être du genre à les exploser en les frôlant. Vous imaginez le massacre ? Si ça se trouve, il dévore un agneau chaque matin. Pauvre bête.



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legends never die : Héraclès, le plus glorieux et le plus adulé des héros de la mythologie grecque est devenu le dieu de la force, de l'héroïsme et du courage. Fondateur des Jeux olympiques, il est aussi la divinité du sport et de l'effort. Dans la sphère privée, on le priait comme Alexikakos (celui qui protège du mal).
the mighty bush : Vitesse décuplée ► dieu du sport, fondateur des Jeux Olympiques, athlète accompli et guerrier aux réflexes foudroyants, Héraclès peut se mouvoir à la vitesse de l'éclair. Fureur divine ► héritage d'un passé héroïque plus sauvage que chevaleresque, Héraclès est capable d'entrer dans une rage dévastatrice heureusement contrôlée. Cette frénésie porte sa force et ses réflexes à des niveaux démesurés, mais le laisse exsangue une fois son énergie consumée.
weapon : [i]Massue d'Héraclès ►[/i] arme primitive que le héros a lui-même taillée dans un olivier sauvage. Instrument emblématique de ses nombreux exploits guerriers, cette massue a le pouvoir d'assommer n'importe quel surnaturel frappé au niveau du crâne.
Allegeance : Esprit libre et indomptable, Héraclès est fidèle à ses valeurs plus qu'à des groupes ou des individus. Déifié après une vie tumultueuse de mortel, il s'est toujours senti plus proche des fragiles humains que des dieux arrogants. C'est aujourd'hui un dieu repenti, justicier et protecteur, qui veille sur les humains et les encourage à exprimer leur potentiel.
Il voue un profond respect aux Templiers, ces gardiens qu'il voit en héros des temps modernes (bien qu'il désapprouve leur culte du secret), ainsi qu'à Vox Populi dans leur quête de vérité (mais il condamne la plupart de leurs actions violentes).
Au fil des siècles, Héraclès a également appris à aimer sa famille olympienne, et ne cherchera jamais à les détruire. Pour autant, il n'hésite pas à s'opposer aux actions néfastes de ses pairs et n'accorde aucun passe-droit.
these streets : Dieu grec isolé depuis le Grand Retour, ange du sport factice, collaborateur occasionnel des Templiers, agent d'Interpol récemment affecté à Paris, il n'est que vaguement au courant de tout. Le détail des événements, du jeu des ombres et des conflits individuels lui échappent encore, mais il entend bien combler son ignorance.
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Sujet: Re: Stuck in an elevator | Eric Mar 24 Juil - 22:08 ()



 
Stuck in a elevatorr


Eric lève la tête en mâchonnant avec une vigueur intacte son (déjà) troisième gyros. Le soleil est au beau fixe, boule dorée qui trône au milieu d’un environnement azur comme le seigneur des cieux.
Le moral de Noah, en revanche, semble au raz de l’horizon.
En tant que dieu du courage, le devoir d’Héraclès est de faire en sorte qu’il s’élève et brille de mille feux, d’empêcher qu’il sombre dans la nuit noire de l’accablement. Un « devoir » qui n’en est pas vraiment un pour lui : l’héroïsme a toujours été dans sa nature, attiser la flamme des cœurs vaillants a toujours été une source intarissable de joie. Et d’orgueil, jadis.

— Je comprends ta déception, jeune Templier, mais les temps sont exceptionnels. Le Grand Retour est un phénomène unique, inédit. Les Archanges eux-mêmes, serviteurs les plus proches de Dieu à la sagesse millénaire, sont pris au dépourvu. Même la sphère du destin se montre aveugle et impuissante. (Eric réprime un rire moqueur.) Et nous continuerons à naviguer à vue tant que l’origine et les implications de cet événement nous échappent. Voilà pourquoi il est crucial de s’allier pour découvrir la vérité et traiter les problèmes immédiats. L’Ordre n’a pas démérité ; Paris se trouverait dans une situation plus dramatique encore sans votre admirable dévouement. La stratégie de nos chefs m’inquiète plus que notre capacité à agir, mais cela tu le sais déjà.

Zeus aussi muet et inaccessible que le Dieu unique, Métatron absent, les archanges et le chef des Templiers qui forment une alliance avec les démons pour chasser les dieux : pour Héraclès, aucun leader ne fait véritablement honneur à sa fonction depuis le Grand Retour. Même la hiérarchie des démons a été bouleversée – en mieux ou en pire, l’avenir en sera témoin.
Le fils de Zeus sait que l’exercice du pouvoir est compliqué et admettrait volontiers se tromper, mais pour l’heure aucun élément concret ne modère son jugement.


Noah soulève ensuite un point essentiel, confirmant la sagacité de son intelligence malgré ses expressions parfois infantiles : faut-il tout révéler aux humains ?
Un puissant oui résonne dans les entrailles d’Héraclès comme un cri de liberté. Le dieu a toujours considéré le libre arbitre comme un droit fondamental, indissociable de la liberté qu’il chérit. Or un individu doit être suffisamment informé pour décider librement ; autrement ses choix sont biaisés, malavisés.
C’est pourtant un autre argument qu’avance Eric Monfort à son nouvel ami :

— Je partage tes réticences, Noah de Fontanges, car ces révélations bouleverseraient la conception humaine de notre monde. L’âge de la science a balayé les croyances envers le surnaturel et les changements de paradigme ne se font jamais sans accroc. Mais nous tous qui sommes déjà informés avons le pouvoir, je crois même la responsabilité, de rendre la transition plus douce.
Car selon moi, la question n’est plus de savoir s’il faut dire la vérité aux humains, mais comment les préparer au mieux. L’Ordre et ses préceptes remontent à une époque où les informations prenaient des jours, voire des semaines à se répandre au moyen de coursiers à cheval. Aujourd’hui, n’importe quel citoyen peut prendre des photos ou filmer des phénomènes inexplicables avec son téléphone. En moins d’une minute, les preuves deviennent accessibles partout dans le monde grâce à Internet. Je sais que des Templiers, des Anges et même des Démons experts en technologies travaillent à détruire, falsifier ou décrédibiliser ces documents. Mais ils pourront seulement reculer l’inévitable échéance, retarder l’inondation qui menace à chaque fuite d’informations. Depuis le retour des nouveaux dieux, c’est un véritable tsunami d’images qui déferle sur les réseaux.
Tu me parlais à l’instant d’anticiper. À moins d’une magie miraculeuse, je pense que nous nous trouvons à l’aube d’une ère nouvelle. Songe aux descendants des êtres surnaturels, à tous ces humains qui apprennent à maîtriser leurs nouveaux pouvoirs. Paris n’est pas une zone de quarantaine : ces aptitudes vont se répandre de façon exponentielle sur toute la planète. Le monde s’adaptera à ces changements, comme il a dû composer avec les progrès de la science et des technologies. Ne soyons pas ingénus : d’horribles tragédies côtoieront sans doute les plus merveilleux accomplissements. Mais l’humanité apprendra de ses erreurs et s’améliorera, comme elle l’a toujours fait.



En ce qui concerne Cora, Héraclès ne partage évidemment pas la résignation de son frère.
Face à une paroi vertigineuse, une personne normale se dit « impossible de passer » en soufflant de désespoir. L’ancien héros, quant à lui, caresse l’obstacle avec un regard jubilatoire et une seule pensée en tête : « voilà un défi intéressant ! ».

— Oh, ta sœur aura maintes occasions d’ouvrir les yeux. Un malaise ou une maladie consécutive à des carences nutritionnelles, une faiblesse lors d’une mission, une grossesse qui impose de se nourrir davantage ; Cora se trouve encore à l’aube de l’âge adulte. Rien n’est perdu !


À la grande satisfaction d’Héraclès, Noah finit par redresser la tête, un sourire aux lèvres et un éclat de bravoure dans le regard.
La tape amicale que le jeune homme délivre dans le dos du colosse a la force d’une feuille morte tombant paresseusement d’un chêne. Le dieu y réagit pourtant avec un rire sincère et fraternel. Il n’a jamais oublié ses origines humaines et se sent toujours un des leurs, deux mille cinq cents ans après son apothéose.

— Voilà qui est bien parlé ! Bon sang, vous avez bâti des pyramides millénaires sans calculatrice ni outils en acier, vous envoyez des engins explorer l’infinité du cosmos, la plupart des peuples de la Terre dialoguent autour de la table des Nations Unies. Peu importe si des êtres surnaturels ont soufflé certaines de vos avancées, ce sont vos mains besogneuses et votre détermination à progresser qui repoussent les limites du possible !


Le café est une des rares boissons modernes qu’Héraclès apprécie. Sans doute car il s’agit d’une boisson forte et stimulante qui correspond à son tempérament. Et qu’il a dû s’y adapter, tant ses collègues de la police s’en abreuvent comme des forçats à une fontaine.

— J’accepte ton offre avec plaisir, Noah de Fontanges, ce breuvage a l’appréciable vertu de nous revigorer et je suis moins difficile à son égard que pour le vin. Tu pourras me parler de ton travail de journaliste qui doit être à la fois passionnant et utile à ta fonction de Templier.


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the mighty bush : - Il arrive à toucher son nez avec le bout de sa langue.
- Il sait loucher (plus qu'un pouvoir, un don tombé du ciel).
- Il est capable de faire tenir une cuillère sur son nez.
- Il a un talent particulier pour sur-protéger sa soeur.
weapon : Semi-automatique avec balles bénites. Il le cache à son mollet quand il part en mission / Arc pliant. Toujours sur lui, il est caché dans un double fond dans son sac-à-dos / La Kunée qui rend invisible son porteur est sagement rangée dans son appartement / Fioles d'eau bénite toujours sur lui, cachées dans son sac-à-dos.
Allegeance : Loyal envers templiers – Il a très tôt compris qu'il serait un templier. L'idée de leur être déloyal ne lui est jamais passé par la tête. Il y a plusieurs raisons à cela : 1/ il risquerait de mourir 2/ c'est toujours mieux que de ne rien faire 3/ il avait besoin d'un passe-temps. Il connaît l'importance du rôle des templiers. C'est pourquoi il se tient toujours à leurs côtés, prêt à aider.
these streets : Il en sait beaucoup trop pour feindre l'ignorance. En fait, il connaît les vraies raisons de la plupart des derniers événements. Le crash de l'avion, la famine... Parfois, il est convaincu que l'ignorance est la meilleure chose qui puisse arriver aux humains. Ils paniqueraient davantage. Alors, il veille à couvrir les traces surnaturelles autant dans la vie que dans ses articles.
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Sujet: Re: Stuck in an elevator | Eric Jeu 26 Juil - 16:42 ()

 
stuck in an elevator
Paris se trouverait dans une situation plus dramatique encore sans votre admirable dévouement. La stratégie de nos chefs m’inquiète plus que notre capacité à agir, mais cela tu le sais déjà.” C’est certain. Et pourtant, ça ne satisfait pas Noah. Il aimerait être pro-actif. Il aimerait devancer les problèmes. Néanmoins, ce n'est pas ce qu'on attend de lui. il doit simplement répondre présent quand on l’appelle. Il doit aller là où on lui demande. Heureusement, il s’accorde parfois quelques petites désobéissances, du genre manger un Kiri pendant une mission. Rien de bien méchant, vous en conviendrez. En plus, on peut utiliser l’emballage comme piège. Je vous jure ! Une fois placé par terre, le démon ou le dieu n’a plus qu’à marcher dessus et hop, il glisse. Encore mieux que la peau de banane ! “Mais ils pourront seulement reculer l’inévitable échéance, retarder l’inondation qui menace à chaque fuite d’informations.” En disant la vérité, anges, démons et templiers pourront consacrer leur énergie à autre chose qu’à cacher des secrets. Ils auront tout le temps de protéger et de sauver les humains.

Le monde s’adaptera à ces changements, comme il a dû composer avec les progrès de la science et des technologies. Ne soyons pas ingénus : d’horribles tragédies côtoieront sans doute les plus merveilleux accomplissements. Mais l’humanité apprendra de ses erreurs et s’améliorera, comme elle l’a toujours fait.” Toujours ce bon vieux optimisme. Est-ce qu’Éric le sera toujours autant quand les gyros auront disparu de la surface de la planète ? Quand tous les restaurants se mettront à servir des plats surgelés ? Il ne fera plus le malin, l’ange du sport ! “Si on en arrive là, il faudra beaucoup de pédagogie pour éviter les émeutes et les théories du complot. Ça risque de demander des années avant que les gens arrivent à se faire à cette réalité. Toute leur vie a été un mensonge. Ils vont tout remettre en question et exiger des réponses qu’on n’aura pas. Je n'imagine même pas par quoi ils vont passer.” Des complots que l’Ordre a contribué à alimenter pendant toutes ses années d’existence. A force de mentir, l’organisation a permis les doutes. Ce n’est pas pour rien que la Vox est apparue.

Pas besoin d’avoir un don de prémonition pour savoir ce qu’il se passera. Ce sera la guerre dans la rue. Pas seulement à Paris. Partout dans le pays. Partout dans le monde. Et comment annoncer la vérité ? Par carte postale ? ‘Coucou ! J’ai vu un mec se baigner nu devant des gamins aujourd’hui. Au fait, cousin, les démons et les anges existent. Y a même des dieux. Bisous, Jeannine’ ? Mais Noah ne se préoccupe pas seulement de l’avenir de la planète. Naaaaaan. Il a beaucoup d'autres sujets d’inquiétude ! Comme l’estomac de sa soeur. Il est sur la première place du podium. Il a détrôné la tentation de manger du brownie. C’est pour vous dire ! “Oh, ta sœur aura maintes occasions d’ouvrir les yeux. Un malaise ou une maladie consécutive à des carences nutritionnelles, une faiblesse lors d’une mission, une grossesse qui impose de se nourrir davantage ; Cora se trouve encore à l’aube de l’âge adulte. Rien n’est perdu !” Noah dévisage l’ange. Cora, enceinte. NON MAIS OH. Elle est encore trop jeune pour ça ! Puis, le mec qui osera lui faire un enfant devra, avant toute chose, passer un entretien individuel. Pour avertir le mec de ne pas lui briser le coeur.

Puis, oh, Noah vit encore avec sa soeur. Hors de question qu’il entende un bébé hurler au milieu de la nuit (okay, il a le sommeil lourd et n’entendrait rien, mais c’est pour le principe !). Déjà qu’il doit supporter son chat, il ne va pas EN PLUS supporter une adorable créature qui babille et bave. Hors de question ! Il se connaît : il succomberait au premier regard. “Tu sais quoi ? Je préfère encore éviter qu'elle ait des problèmes de santé. Si avec cet estomac, elle va bien et est épanouie, je dois m’en satisfaire. Faut accepter les gens avec leurs défauts !” Oui, voilà. Accepter sa soeur avec tolérance et bienveillance. Avec ses défauts stomacaux et gastronomiques. Leur mère avait bien essayé de la transformer en petite fille parfaite pour qu’elle corresponde aux canons de beauté. Ca avait raté. “De toute manière, elle est plutôt portée sur la bouteille. C’est avec le vin qu’elle prend le plus de plaisir, ce qui n’est pas spécialement mon cas. Un Chablis n'égalera jamais un burger maison. Et pourtant, elle a assez de tolérance pour ne pas me forcer à boire…” Il marque un temps d’arrêt, les sourcils froncés. “... à moins que ce ne soit pour garder toutes les bouteilles pour elle.” Hein hein… cette alcoolique !

Il chasse l’image d'une Cora alcoolique en mordant dans sa part de pizza (et une pizza terminée, une !). Il mange lentement quand il est avec quelqu’un d’autre. Trop occupé à écouter. Trop occupé à déguster. Quand il mange en tête-à-tête avec son téléphone, il dévore. La seule chose qui peut le ralentir, c’est de s’étouffer en avalant (rapport au fait que son cou est à moitié tordu pour regarder l’écran). Cela dit, avaler tout en levant la tête afin de regarder Éric n’est pas plus facile. “Voilà qui est bien parlé ! Bon sang, vous avez bâti des pyramides millénaires sans calculatrice ni outils en acier, vous envoyez des engins explorer l’infinité du cosmos, la plupart des peuples de la Terre dialoguent autour de la table des Nations Unies. Peu importe si des êtres surnaturels ont soufflé certaines de vos avancées, ce sont vos mains besogneuses et votre détermination à progresser qui repoussent les limites du possible !” Ouais, enfin, pour l’heure, tout ce qu’a construit Noah se résume à un cadre décoré d’aluminium et de cailloux offert à la fête des pères et un château en allumettes quand il attendait qu’on prenne son appel. Château qui s’est effondré deux secondes après. Autant vous dire que ça n’a pas la même gueule qu’une pyramide d’Egypte ou qu’une fusée dans l’espace.

Si Noah n'est pas capable d'offrir de bonnes fondations à un château d'allumettes, il maîtrise au moins son boulot. Et il peut le prouver à l'ange du sport. Mais l'inviter au journal était-elle l’idée du siècle ? Peut-être pas, hein. Éric risque de détourner l’attention de tous les employés. Faut dire qu’un mec pareil ne passe pas inaperçu. On traverse plusieurs étapes en le voyant. 1/ On se demande ce qu’il a mangé pour être aussi grand (la soupe, ça fait grandir, selon mémé Germaine). 2/ On se demande comment il fait pour passer les portes (sûrement en retirant sa tête et en la remettant après). 3/ On s’interroge sur son alimentation (Noah sait tous ses secrets maintenant). 4/ On se demande s’il est capable de soulever un immeuble avec ses bras (Noah attend encore de voir ce miracle, mais il a entièrement confiance en Éric). Yep, l’ange va déconcentrer tout le monde. “J’accepte ton offre avec plaisir, Noah de Fontanges, ce breuvage a l’appréciable vertu de nous revigorer et je suis moins difficile à son égard que pour le vin. Tu pourras me parler de ton travail de journaliste qui doit être à la fois passionnant et utile à ta fonction de Templier.” Raccrochons-nous au positif :  il va pouvoir lui montrer de quoi il est capable. Dans l’ascenseur, les compétences de l’ange ont été dévoilées. Au journal, ce seront celles de Noah. Chacun son tour.

Han, mais attendez ! Sa curiosité journalistique s’éveille. Éric est un agent d’Interpol. Ce qui veut dire qu’il a accès à leurs locaux. Ce qui veut dire qu’il peut potentiellement emmener quelqu’un. Et regardez Noah. Il est si petit qu’il peut tenir dans une poche. Franchement, ça se tente, non ? Il a la regard plein d’espoir quand il se tourne vers l’ange. Parce qu’il faut toujours espérer, n’est-ce pas ? C’est l’optimisme d’Éric qui le dit. “Hey ! Tu penses que tu pourras me faire visiter les locaux d’Interpol un jour ?” Après tout, si Éric visite les locaux du Nouveau Monde, Noah peut aussi découvrir ceux d’Interpol. Un simple renvoi d’ascenseur, non ? Il rassemble consciencieusement les restes de pizza dans une seule boîte. Avant de la refermer avec le plus grand soin. C’est son trésor. Un trésor inestimable. Un trésor rassurant. Un trésor appréciable. Hors de question qui lui arrive quoi que ce soit. Quand il a fini, il observe la scène de crime. Un gyros dégusté. Une pizza dévorée. Ouais, il a bien mangé. Avec tout ça, il devrait tenir jusqu’à quatre heures. Avec un peu de chance. “Tu sais quoi ? On devrait manger ensemble régulièrement.” Éric a l’air d’apprécier les bons plats. Il a un très bon appétit. Il est drôle et attachant... Ça y est, Noah est en train de tomber amoureux. C’est l’homme de sa vie. Évidemment !

Pourquoi s’embêter à sortir avec quelqu’un qui ne reconnaît pas la suprématie de la nourriture, alors qu’il y a Éric, hein ? La prochaine fois qu’ils se rencontrent, Noah va mettre les petits plats dans les grands pour séduire l’ange. Un gyros aux petits oignons placé dans une jolie assiette en carton, une nappe de pique-nique au bord de la Seine et du vin. A profusion, le vin. Et peut-être même un peu de musique grecque, tiens. Si avec ça, Éric ne succombe pas à son merveilleux charme, je ne sais pas quoi faire ! “On y va ?” Un peu pressé, Noah. De se dégourdir les jambes. D’échapper aux rayons du soleil. C’est qu’il a oublié sa casquette et sa crème solaire. Il risque l’insolation et la couleur écrevisse. Les deux ensemble ne font pas bon ménage.



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Allegeance : Esprit libre et indomptable, Héraclès est fidèle à ses valeurs plus qu'à des groupes ou des individus. Déifié après une vie tumultueuse de mortel, il s'est toujours senti plus proche des fragiles humains que des dieux arrogants. C'est aujourd'hui un dieu repenti, justicier et protecteur, qui veille sur les humains et les encourage à exprimer leur potentiel.
Il voue un profond respect aux Templiers, ces gardiens qu'il voit en héros des temps modernes (bien qu'il désapprouve leur culte du secret), ainsi qu'à Vox Populi dans leur quête de vérité (mais il condamne la plupart de leurs actions violentes).
Au fil des siècles, Héraclès a également appris à aimer sa famille olympienne, et ne cherchera jamais à les détruire. Pour autant, il n'hésite pas à s'opposer aux actions néfastes de ses pairs et n'accorde aucun passe-droit.
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Sujet: Re: Stuck in an elevator | Eric Mar 31 Juil - 22:17 ()



 
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Héraclès acquiesce aux sages paroles du Templier : il faudra s’adresser à la population avec tact et efficacité. Un excès de voix discordantes ou de faux-semblants nourrira les flammes du chaos dont se repaissent les démons.

— Pour cette tâche cruciale, il me paraît essentiel de reprendre le contrôle des médias aux griffes cruelles des démons. La vérité touche les âmes avec davantage de puissance que les sombres manipulations, encore faut-il laisser sa voix s’exprimer. La Vox Populi pourrait en être le fer de lance, mais j’admettrais volontiers me tromper : son existence m’était encore inconnue avant de rentrer à Paris.
La vérité présente est d’ailleurs beaucoup plus consensuelle que l’hégémonie des dogmes passés, où chaque nouvelle religion ou système de croyances s’employait à écraser les autres par le glaive et le feu. Les religions abrahamiques pourront s’unir dans la vérité dispensée par les anges, les panthéons anciens renaîtront dans la bouche des dieux, les spiritualités modernes prendront corps dans les aptitudes mystérieuses qu’ont récemment acquises des habitants de cette ville. Quelle cruelle ironie, après maints siècles de conflits sanglants, de s’apercevoir que tout le monde avait un peu raison, sans qu’aucun prophète ou savant n’ait jamais détenu la suprême vérité !



Après un soupir de tristesse pour ces drames inutiles, Noah revient à une tragédie familiale qui aurait inspiré Sophocle en personne : Cora la diablesse des archives. Avec une révélation pour le moins inattendue : le regard d’Eric se met à pétiller à la façon de bulles de gaz dans un alcool ambré lorsque Noah révèle le franc attrait de sa sœur pour le vin.

Par Zeus ! Voilà le premier compliment que j’entends sur cette vampire des archives ! Telles ces livides créatures hostiles à la lumière du soleil, Cora aime sentir le liquide rouge couler entre ses lèvres !

Le dieu s’étonne. (À sa décharge, il a regardé un film parodique sur des vampires alcooliques et connait peu les mythes « modernes ».)
Apprécier le plus délectable breuvage accessible à l’espèce humaine est une marque de bon goût, une qualité qui se perd depuis que les sodas et boissons exotiques (en langage héraclésien : le thé et le café) ont envahi les étals et distributeurs de boissons. Preuve de l’irréfutabilité de son opinion : même les adeptes du Dieu chrétien utilisent le vin sacré pour leurs cérémonies et leurs messes (ces minuscules rondelles de pain qu’ils appellent hosties, en revanche, sont indignes d’un estomac adulte et font honte à l’abondance des banquets ancestraux).
Un large sourire étire les lèvres d’Eric. La flamme de l’espoir brûle dans ses yeux intenses. Le géant à la peau brune pose une main reconnaissante sur l’épaule du jeune homme comme si ce dernier venait de trouver le remède du cancer.

— Si ta sœur apprécie le goût du vin, alors rien n’est perdu !

La logique échappera sans doute à tout autre qu’Héraclès, mais le dieu paraît tellement sûr de lui qu’il ne s’embarrasse d’aucune explication. Et pour cause : il n’en a aucune. Pour lui, le rapport de cause à effet est aussi évident que le spectacle d’une poitrine se soulevant à intervalle régulier prouve l’existence de la vie.


Avec le regard hardi du chaton qui supplie une boîte de thon, oreilles baissées et pattes avant jointes en simulacre de prière, Noah questionne ensuite le faux ange sur la possibilité d’une visite à un centre d’Interpol.
Eric cligne des yeux en fixant le Templier, comme abasourdi. Une seconde plus tard (Héraclès ne reste jamais abasourdi longtemps), le colosse lève la tête et part dans un rire tonitruant qui agite sa volumineuse cage thoracique de brefs mouvements saccadés.

— Pour cela, il faudrait que tu sois habilité par cette maudite administration qui se fie davantage à un tampon sur un bout de papier qu’à leur instinct. (On devine que les méthodes du policier Monfort s’écartent de la norme.) Et crois-moi, jeune Templier : tu serais déçu. Ils font beaucoup de mystères pour des bureaux et des chaises, mais un esprit curieux comme le tien trouvera davantage d’informations croustillantes dans les poubelles d’un démon simulant une vie humaine. Tout ce qui est utile se trouve dans les piles épaisses de dossiers, les méandres des fichiers informatiques, et sur le visage des agents dont certains travaillent sous couverture.

Eric clôt le sujet d’un geste las de la main. Visiblement, il apprécie moins les bureaux d’Interpol que l’antichambre de l’Enfer – là-bas, au moins, il pourrait abattre sa massue sur les crânes putrides des éclaireurs démoniaques.


Ignorant la déception de son nouvel ami, le dieu est en revanche impressionné par le regard dévot que Noah jette à l’emballage de ses pizzas.

Entre Noah qui voue un culte à la nourriture et Cora qui se délecte du vin, la famille de Fontanges s’entendrait bien avec Dyonisos !

Certes, les Dionysies et leurs phallophories risqueraient de surprendre ces chrétiens et leur stupide péché de chair (en langage héraclésien : les chrétiens sont des coincés). Mais ce n’est qu’un détail, d’autant qu’on ne demande à personne de s’assoir sur les phallus géants de ces processions.

L’air amusé à cause de cette image mentale, Eric finit d’avaler sa dernière bouchée de gyros et répond sur un ton moins sérieux qu’il l’aurait voulu.

— Mon emploi du temps est souvent imprévisible et, tu t’en doutes, assez chargé. Mais festoyer en ta compagnie et échanger des bons mots quand l’occasion se présente me ferait grandement plaisir. (Eric lance un clin d’œil complice à Noah.) En incluant quelques bouteilles de choix, Cora pourra même se joindre à nous afin d’étancher sa soif vermeille.

Le dieu gigantesque éclate de rire, s’imaginant bien la sœur affalée sur un banc ou un divan au seuil du coma éthylique, à côté de son frère au ventre gonflé comme celui d’une baleine prête à mettre bas. Et lui se moquant de leurs faibles constitutions, en pleine possession de ses moyens après bu et mangé plus que les deux humains réunis. Même dans ses rêves de festin, l’esprit de compétition d’Héraclès le pousse à explorer les limites de son corps et entraîner les autres dans son sillage.


Leur copieux repas terminé, Noah propose d’aller rejoindre les locaux de son journal.

— Tu as raison, allons-y avant que ta peau exposée à l’ardeur du soleil prenne la couleur de la tomate et finisse en garniture de pizza.

Nouvel éclat de rire pour cette taquinerie dénuée de malveillance. Héraclès plaisante rarement avec une telle spontanéité, mais partager un repas avec une personne qu’il apprécie est pour lui un moment privilégié dans ce monde où il vit encore seul, séparé de sa famille divine et surtout d’Hébé.
Certes, il doit rester sur ses gardes et surveiller chacune de ses paroles pour éviter que Noah ne le démasque, mais ce Templier aux intentions nobles et sincères a rapidement obtenu sa sympathie.
Pourtant, c’est avec un grondement furieux que le colosse se redresse de toute sa hauteur, dans une attitude comparable à son père Zeus décrétant un ordre sur son trône céleste :

— Cette fois, nous prenons les escaliers !

Le ton, irrévocable, contraste terriblement avec la légèreté de ses paroles précédentes. Toute amitié a ses limites : celle du dieu de la force ne s’étend guère à ces sarcophages de métal que les humains appellent ascenseurs.
Le jour où il retrouvera sa divine épouse, Héraclès ne manquera de lui demander son aide pour venir à bout de cette embarrassante claustrophobie – un mal auquel il est trop souvent confronté dans une civilisation où les mortels vivent le plus souvent terrés comme des fourmis dans leur fourmilière.


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@Noah T. de Fontanges

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Héraclès
A TRUE HERO ISN’T MEASURED BY THE SIZE OF HIS STRENGTH BUT BY THE STRENGTH OF HIS HEART ~ WHERE WE FALL ARE THE STEPPING STONES FOR OUR JOURNEY ~ THERE ARE ALL KINDS OF COURAGE IN THE WORLD, AND MOST OF IT TAKES PLACE FAR FROM BATTLEFIELDS.
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the mighty bush : - Il arrive à toucher son nez avec le bout de sa langue.
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- Il est capable de faire tenir une cuillère sur son nez.
- Il a un talent particulier pour sur-protéger sa soeur.
weapon : Semi-automatique avec balles bénites. Il le cache à son mollet quand il part en mission / Arc pliant. Toujours sur lui, il est caché dans un double fond dans son sac-à-dos / La Kunée qui rend invisible son porteur est sagement rangée dans son appartement / Fioles d'eau bénite toujours sur lui, cachées dans son sac-à-dos.
Allegeance : Loyal envers templiers – Il a très tôt compris qu'il serait un templier. L'idée de leur être déloyal ne lui est jamais passé par la tête. Il y a plusieurs raisons à cela : 1/ il risquerait de mourir 2/ c'est toujours mieux que de ne rien faire 3/ il avait besoin d'un passe-temps. Il connaît l'importance du rôle des templiers. C'est pourquoi il se tient toujours à leurs côtés, prêt à aider.
these streets : Il en sait beaucoup trop pour feindre l'ignorance. En fait, il connaît les vraies raisons de la plupart des derniers événements. Le crash de l'avion, la famine... Parfois, il est convaincu que l'ignorance est la meilleure chose qui puisse arriver aux humains. Ils paniqueraient davantage. Alors, il veille à couvrir les traces surnaturelles autant dans la vie que dans ses articles.
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Templiers

Sujet: Re: Stuck in an elevator | Eric Jeu 2 Aoû - 21:55 ()

 
stuck in an elevator
Aaaaah, l’époque de l’insouciance est passée. Totalement révolue. Cette époque où il n’avait que cinq et désirait adopter des dinosaures. Et des Tortues Ninja. OH OUIIII ! Les Tortues Ninjaaaaa. D’ailleurs, c’est probablement de là qu’est né son amour pour les pizzas. Heureusement qu’il ne s’est pas aussi pris de passion pour les égouts. Sinon, il traînerait un mélange d’odeurs assez particulier et dégoûtant. Oui, cette époque est derrière lui. Très loin. C’est un grand garçon, maintenant. Bon, ça aurait été cool de pouvoir porter une armure, d’avoir une épée à la ceinture et de se promener en cheval, mais bon, on ne va pas se plaindre. D’ailleurs, techniquement, rien ne l’en empêche. Il pourrait. Ouais, mais non. Fait trop chaud là-dedans. Il paraît que c’est comme ça qu’ils ont inventé la cuisson à l’étouffée et le hammam. Oui, l’époque de l’insouciance est passée. Il suffit d’écouter leur conversation pour s’en rendre compte. Il n’est plus question de jeux inutiles. Quoique le principe est toujours le même. Plutôt que de savoir celui qui a le meilleur niveau à un jeu, on cherche celui qui a le plus de pouvoir dans la vraie vie. Tout se transpose à l’échelle des adultes. Et c’est sûrement le plus désolant.

Au fil de la conversation, une idée émerge. Celle d’entrer dans les locaux d’interpol. Une idée bien loin des sujets sérieux. Quoique, cela reste sérieux. C’est pour le travail, vous comprenez. Et Noah, il a à coeur de le faire correctement, son travail. Il est professionnel jusqu’au bout des ongles. Même que des fois, des idées d’articles lui viennent pendant son sommeil… Sauf qu’il a un sommeil tellement lourd qu’il ne se réveille pas pour les noter et que le lendemain, il a oublié. On peut être passionné et être nul, hein. Regardez les dessins qu’il faisait quand il était petit. Il adorait, mais ses chats ressemblaient à des extraterrestres sous acide. “Pour cela, il faudrait que tu sois habilité par cette maudite administration qui se fie davantage à un tampon sur un bout de papier qu’à leur instinct.” Rhaaaan, vas-y, c’est beaucoup trop nul ! La vie est vraiment trop injuste. Éric aurait été plus utile comme boulanger ou cuisinier. Ensemble, ils auraient pu lancer un trafic de croissants. Ils auraient fait fortune chez les gourmands. “Dommage, ça aurait été intéressant...” Heureusement, il y a la nourriture pour le consoler. Il se fait artiste quand il rassemble les parts dans le même carton. Laissant parler son âme créative au moment d’associer les teintes de la végétarienne à la pâte de la calzone. Ce n’est seulement qu’une fois satisfait qu’il relève les yeux et propose à Éric de renouveler l’expérience. Non, pas le tétris de pizza. Ça, c’est son plaisir personnel. On n’y touche pas !

Par contre, Noah est disposé à rencontrer l’ange autour d’un plat. “Mon emploi du temps est souvent imprévisible et, tu t’en doutes, assez chargé. Mais festoyer en ta compagnie et échanger des bons mots quand l’occasion se présente me ferait grandement plaisir. En incluant quelques bouteilles de choix, Cora pourra même se joindre à nous afin d’étancher sa soif vermeille.” Aaaaah, pas con ! Si Cora voit à quel point l’estomac de son frère est minuscule en comparaison, elle arrêtera de lui reprocher son appétit. Elle se rendra compte que Noah a un minuscule petit appétit. Et celui de Cora à côté… hé bien, disons clairement qu’il n’existe pas. Elle mange une miette quand l’ange dévore un veau. “Aaah, elle ne pourra pas refuser une invitation pareille… En plus, de l’alcool et de la nourriture, c’est un peu le paradis, non ?” Aaaah si seulement ! En fait, c’est peut-être bel et bien à cela que ressemble la cité d’Argent. Un univers tout blanc avec de loooongues tables remplies à ras bord de mets tous plus délicieux les uns que les autres. Et des fontaines d’alcool. Vous imaginez ? Peut-être qu’il y a une piscine de raisins ou un jacuzzi de burgers.

Cette image lui arrache un sourire. Si c’est à ça que ça ressemble, Noah veut bien y aller tout de suite. Attendez… il rejoindra peut-être la cité de Dis. Et ça ressemblera à quoi ? A une privation totale de nourriture ? AAAARGH. “Tu sais qu’on a demi-frère ? Il est aussi du genre à avoir un gros estomac. A nous trois, on pourrait recréer la famine en mangeant toute la nourriture de Paris.” Noah ne s’y tentera pas. Il aime encore trop marcher pour se transformer en boule géante. Un énorme ventre qui lui permettrait de dévaler toutes les collines du monde. Si son rêve est de faire le tour du monde, il ne désire pas le faire en roulant sur son ventre bien rempli. Il préférerait encore parcourir la planète depuis un avion. C’est quand même beaucoup plus confortable, n’est-ce pas ? Bon, maintenant qu’ils ont profité de ce qu’il y a de meilleurs sur cette planète (gyros, pizzas et vin), il est temps de décoller leurs fessiers bien gras. Enfin, à supposer qu’ils y arrivent. Pour Éric, la question ne se pose pas tellement. Le mec a des cuisses en béton. Par contre, Noah… Aaaaaah, Noah. Il n’a pas les cuissots aussi fermes. Il pourrait toujours demander à l’ange de le porter sur son épaule. Mais il a aussi un égo. Il est bien décidé à se lever par lui-même. Et il y arrive, le journaliste. Avec grâce, élégance et… oui, beaucoup d’agilité. Ça en est presque émouvant ! S’il ne risquait pas de tomber, il aurait sûrement tenté de réinterpréter Le Lac des Cygnes. Non, n’insistez pas ! Il ne le fera pas, il n’a pas le temps.

Tu as raison, allons-y avant que ta peau exposée à l’ardeur du soleil prenne la couleur de la tomate et finisse en garniture de pizza.” Haaaan, mais c’est qu’il se moque, le géant ! C’est facile quand on a passé plusieurs années sous le soleil grec. Beaucoup trop facile. “En garniture de… Heeeey, ce serait une opportunité incroyable, une mort digne de ce nom !” Que demander de plus que de finir sur une pâte à pizza, étalé avec passion, cuit avec amour et dégusté avec délice ? Franchement ! Ouais, il rêve de se réincarner en un croissant pour avoir le plaisir d’être mangé. Chacun son truc, hein. Mais c’est que Noah se satisfait de peu dans sa vie, à partir du moment où il est question de manger. “Cette fois, nous prenons les escaliers !” Et il rit, Noah. Parce que bon, imaginer un colosse pareil être rebuté par une minuscule petite boîte. Aaaaah, mais c’est peut-être ça ! Dans un ascenseur proportionnel à la taille d’Éric, tout se passerait sûrement mieux. “M’enfin, c’était une chouette expérience tout à l’heure. Regarde, on est devenus les meilleurs amis du monde grâce à un simple ascenseur !” Il a un grand sourire. Fier de sa dose d’optimisme. Dose qu’il renvoie dans la tronche de l’ange. Après tout, c’est Éric qui a dit qu’il fallait l’être ! Honnêtement, Noah ne se risquerait même pas à monter dans l’ascenseur avec Éric, maintenant qu’ils ont les estomacs bien remplis. Déjà à la base, la boîte avait grincé. Alors, là, elle ferait ? Elle ploierait sous leurs poids ? Le sol se décrocherait et ils tomberait sur quarante mètres ? Hors de question de mourir en bouillie au fond d’une cage d’ascenseur. “Du coup, tu es quoi ? Ascenseurophobe ?” C’est sur cette question qu’il se penche pour cacher son rire. Mais aussi se charger de ses boîtes à pizza. C’est qu’il n’est pas là que pour plaisanter, oh !

≈≈≈

Et voilà. Ils y sont. Devant l’église de la Madeleine. Anciennement lieu de culte. Aujourd’hui rédaction d’un journal. Ouais, c’est triste. Mais il y a quelque chose de magique à venir travailler dans un monument pareil. Parfois, Noah se poste juste devant, lève les yeux et admire l’architecture. Longtemps. Jusqu’à ce que sa nuque lui fasse mal et qu’on lui demande s’il est bloqué. Sur leur route, ils ont soigneusement évité tout ascenseur. Noah était à deux doigts de regarder par-dessus son épaule pour s’assurer qu’ils n’étaient pas poursuivis par une de ces cages métalliques infernales. De peur qu’Éric fasse une crise de panique. Le pauvre chaton. “Je te préviens, il y a des démons et peut-être même le syndicat des Ascenseurs de France qui t’attendent. Tu as encore le droit de refuser d’entrer.” Le syndicat des Ascenseurs de France ? Ça n’existe pas, on est bien d’accord. Par contre, les démons, eux, ils sont bien présents. “Si jamais on te demande, tu es venu pour un potentiel article sur Interpol, même si maintenant, on sait tous les deux que ça ne se fera pas.” ALLEZ. Remarquez son talent pour en rajouter une couche, pour feindre la déception et la tristesse. Un vrai comédien, Noah !



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Dernière édition par Noah T. de Fontanges le Jeu 16 Aoû - 18:33, édité 1 fois
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Stuck in an elevator | Eric
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