boom bitch
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let the sky fall
Un accident d'avion, un trésor piégé et un équilibre mis à mal par l'arrivée de nouvelles forces dans le jeu d'ombres...
Voilà ce qui vous attend dans la nouvelle intrigue.
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Parfois, on a juste envie d'inaugurer un bâtiment tranquille. Malheureusement, on a souvent des invités surprise....
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 (Astrid) ✝︎ « A box of chocolates and a long-stem rose. »
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+ Projection d'âme [en sommeil] qui l'extirpe de son enveloppe charnelle lors de la mort, la condamnant à errer entre deux plans mais stabilise, en contre partie, son esprit lorsqu'elle revient à la vie.
+ Sursaut des immortels ramène le souffle de vie immédiatement, l'adrénaline et l'urgence dans les veines. Le coeur se fracture, la douleur fait du corps son empire, l'esprit à la dérive et l'humanité en déroute.
weapon : Dague du Paradis (affectueusement nommée Kısmet) équipée de la technologie Boomerang des Templiers héritée de son père, apte à tuer les anges et les bannis tout comme les démons lieutenants et les inférieurs.
Allegeance : Loyauté assumée envers les Templier, elle coopère cependant aisément avec les anges et ne refuse pas totalement la communication aux démons.
these streets : Cora sait tout ce qu'un Templier digne de ce nom doit savoir sur les évènements qui secouent Paris.
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Sujet: (Astrid) ✝︎ « A box of chocolates and a long-stem rose. » Ven 29 Juin - 15:54 ()

A box of chocolates
And a long-stem rose.
« Everybody going to be dead one day, just give them time. »
Qu’est-ce que l’Humanité gagne, dans cette guerre ? Comment s’en sort-elle, dans ce chaos ? Elle se le demande la Templière, une boîte de chocolats sur laquelle est accrochée une longue rose et un paquet bien emballé, au-dessous, entre les mains. Ils n’ont pas la chance d’avoir les soins des anges, les humains, les ignorants. Dans sa mélancolie, Cora pense à cette jolie gamine sur le sol du panthéon, à cet homme désespéré à l’idée de la perdre. Elle ignore ce que lui est devenu, il est possible qu’il soit celui des deux qui n’a pas survécu. Est-ce un couple qui a tout perdu ? Non, il est trop âgé, elle trop jeune. Elle s’est renseignée sur Astrid, elle a cherché où elle était hospitalisée, elle a mis la main sur quelques informations vitales avant de se diriger à sa rencontre, pour ne pas la perturber, ne pas déranger son entourage. Il fait encore bien jour lorsqu’elle passe la porte, parvient à l’accueil. De Fontanges, ça sonne toujours classe à l’oreille, ça rappelle toujours l’homme droit et juste que semblait être son père. C’est doux-amer sur la langue. Elle prétend sans mal être une amie.

Elle toque contre la porte. C’est fou ce qu’un hôpital peut être triste et froid. C’est fou ce qu’un environnement aseptisé peut vite rappeler qu’il s’agit de l’univers de la Mort, du Temple de la Faucheuse. Il n’y’a qu’un pas entre un lit ici et un dans le cimetière. « Astrid ? » L’infirmière lui a précédemment indiqué d’entrer mais elle n’ose pas, elle ne veut pas être intrusive, ça n’est pas parce que la jolie poupée ne voit pas qu’elle n’a aucun droit au libre arbitre. « Je m’appelle Cora. J’étais au Panthéon et.. je voulais simplement m’assurer que vous alliez bien. » Elle pourrait être morte et finalement, la jeune femme ne savait rien de la gravité effective de ses blessures. Elle attend un peu, un accord, un mouvement ou un long silence qui pourrait lui signaler qu’il faut tenter. Elle ose, la pousse, cette porte, avec douceur. Le son des escarpins suffit à signaler qu’elle bouge, se rapproche et elle ne cherche en rien à le dissimuler. « J’ai apporté une boîte de chocolats. Il paraît que ça réconforte. » Et la rose, dont le parfum embaume sans doute les sens des nez les plus fins - celui d’Astrid qui compense. « Et un recueil de poèmes. » Que quelqu’un pourra lui lire ou que ses doigts pourront déchiffrer. C’est étrange comme, en questionnant, les gens se focalisent sur ce qui manque aux autres et non sur leurs goûts. Elle n’est pas parvenue à savoir si Astrid Bellerose était gourmande, aimait lire ou se promener, elle a su qu’elle n’était pas comme tout le monde. Elle n’a même pas pu savoir si quelqu’un veillait sur elle car les gens parlent de ses drames connus, pas de ses joies. La pauvre. Cora veut vérifier qu’aucun doute ne s’est immiscé dans les pensées de la civile, elle veut être certaine qu’elle ne va pas mourir mais également qu’elle n’a pas entendu trop de vérités, dans le fiasco de l’inauguration.  

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Sujet: Re: (Astrid) ✝︎ « A box of chocolates and a long-stem rose. » Sam 30 Juin - 15:12 ()


A box of chocolates and a long-stem rose.
Everybody going to be dead one day, just give them time.



Tu n’entends que le bip régulier d’une machine, bruit qui résonne dans ton esprit, qui s’enferme dedans. T’es écoeurée, ton cerveau ne peut pas s’empêcher de compter chaque pulsation, chaque sonnerie. Tu n’as jamais rien contrôlé dans des situations aussi critiques. Car ouais, tu l’estimes celle dans laquelle tu te trouves ainsi. Tu ne te souviens pas bien des dernières heures, ou des derniers jours. T’aurais bien dit « y’a un trou noir dans ma mémoire » mais déjà de base, tout est noir, tout n’est que ténèbres. La malédiction de ceux qui qui ne voient pas. Y’a pas de souvenirs visuels, juste des odeurs, des sons. Sauf que rien ne reste éternellement, et qu’étrangement, les stimulis des autres sens sont toujours moins forts. Ca te gave toi, parce que t’as fini par oublier la voix de ta mère. Son odeur reste encore, mais tu sens que ça s’estompe, jour après jour. Tu te raccroches à ce que tu peux, mais tout finit par être qu’une illusion. Ca t’enrage, et t’en veux encore plus au Destin. Après la mort de ta mère, après le grand retour, t’avais juste dit que tu voulais la paix. Tu veux pas un grand destin, tu veux pas le changer. Non, tout ce que tu veux, c’est un peu de calme, mais même ça, c’est trop demandé…

Il te faut quelques secondes de plus, et l’odeur aseptisée dans tes poumons pour que tu te rendes compte de l’endroit où t’es. L’hôpital. Et d’emblée, y’a tout qui s’emballe. Le cœur s’accélère, la machine s’enflamme, et t’as encore plus l’impression que ton cerveau va exploser. Tu parviens à bouger des bras, malgré tous les tubes et tuyaux qui s’y planquent. T’aimes pas la sensation, mais t’as pas la force de les retirer, même si t’essaies pour la forme. Et ça attire l’attention, ça doit faire biper dans la salle de surveillance. T’aurais pu sourire, si le lieu ne te rappelait pas la mort de ta mère. Elle avait échoué ici. Elle avait crevé ici, dans une de ces chambres impersonnelles… Tout ça à cause des révolutionnaires. Tu les détestes encore, même si ça fait cinq ans. Ca pousse ta haine à son paroxysme, et tu tentes même pas de la retenir. Ca te permet d’avancer en fait. Ca te permet de continuer à faire un pas devant l’autre, même quand tout s’effondre autour de toi. Tu gardes la tête haute, quitte à passer pour une garce…

Les infirmiers arrivent, les voix font écho à leur musique. T’as pas ouvert les yeux, parce que ça sert à rien, mais eux tentent de te parler pour te calmer. T’as envie de les envoyer bouler, t’as envie de leur dire leurs quatre vérités quand bien même tu n’en connais aucun. Et ils finissent par te foutre la paix. Mais on te laisse pas bien longtemps tranquille alors tu serres les dents, prête à accueillir les nouveaux perturbateurs. Ca reste étrangement calme, un peu trop longtemps. Du coup, ça t’intrigue, tu tournes le regard vers la porte et t’attends.

La voix te parvient, lointaine. Tu comprends qu’elle n’a pas passé le pas de la porte, qu’elle ne l’a même pas ouverte. Ca t’étonne. Ca t’intrigue. Mais tu réponds pas. T’attends juste, sans trop savoir quoi. Puis la femme s’approche. T’as reconnu sa voix déjà, mais elle t’a donné son nom maintenant. Cora, c’est joli… « Bonjour. » T’as jamais trop su comment répondre à l’attention. Enfin sur scène, pour ta musique, c’est différent. Les gens ne viennent pas pour toi personnellement, mais pour les émotions que tu transmets, pour ton violon. Le reste, ils s’en foutent, alors ça t’épargne pas mal de liens. Elle, y’a autre chose et tu le perçois. « Je me souviens de vous oui. » Pause. « De votre voix plutôt, cela va de soi. » Ouais, t’es quand même définie par ton handicap, quoi que tu veuilles. Tu sens une odeur de fleur, qui embauche la pièce, et te pique le nez par la même occasion. Les odeurs, quand t’y es pas habituée, c’comme les sons, ça t’prend et ça te perturbe. Faut un temps d’adaptation, et tu le prends sans hésiter. « Vous êtes venue avec une fleur aussi. » Odeur équilibrée, quoi que forte. « Une rose. » Tu souris légèrement, bien que troublée. Tu te redresses comme tu peux sur le lit, reprends. « C’était la fleur préférée de ma mère. » Perte toujours profonde…

Mais y’a le chocolat et le recueil qui finissent par t’être donné, alors, tu te reconcentres là-dessus. Si le second est écrit en braille, et te permet donc de le lire, la boîte emplie de friandises reste vide de tout sens. Alors, tu demandes : « A quoi sont-ils ? Y’a rien d’écrit dessus… » Ca te frustre un peu sur le coup, mais tu te calmes rapidement. T’as l’habitude, depuis dix-huit ans…

Et y’a d’autres questions qui se mêlent dans ton esprit, et tu finis par les poser. « Vous êtes vraiment venue juste pour vérifier que ça allait ? Ce n’est pas habituel. » Oui, l’être humain est égoïste par nature, t’es bien placée pour le savoir puisque ton père n’a jamais cru bon de te chercher…


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Sujet: Re: (Astrid) ✝︎ « A box of chocolates and a long-stem rose. » Sam 30 Juin - 16:32 ()

A box of chocolates
And a long-stem rose.
« Everybody going to be dead one day, just give them time. »
@Astrid L. Bellerose
Cora est plutôt soulagée que la jeune femme lui parle, la rencontre aurait pu être gênante si tel n’avait pas été le cas. Elle aurait pu se sentir intruse dans un monde de mutisme, quoiqu’en réalité sa relation avec Damien lui ait enseigné énormément de valeurs, de respect : elle ne les voit presque plus, ces handicaps qui dérangent, pire encore ils sont une qualité, elle les savoure, les différences. L’uniformité l’ennuie, la conformité lui fait lever les yeux au ciel, les normes vestimentaires la font souffler s’il n’y’a aucune touche personnelle. Elle est pénible avec l’attendu. Elle n’a pourtant ni les cheveux roses ni les teintes de l’arc-en-ciel sur le corps, elle est normale. Si ce n’est qu’elle ne meurt pas, évidemment. Si ce n’est qu’il y’a toujours un peu de son moi profond dans ses choix. « Je me souviens de vous oui. » Elle l’aurait pensée trop loin de la scène pour avoir perçu et intégré sa voix. « De votre voix plutôt, cela va de soi. » Un sourire se dessine sur les lèvres mais il ne peut pas être vu. C’est d’Edgar Allan Poe dont elle offre les lignes et si l’oeuvre est mélancolique voire horrifique, s’il n’y’a pas de joie parfaite à découvrir, elle a opté pour quelque chose qu’elle avait appris à aimer dans un monde trop violent, un monde qui ne cache visiblement plus ses travers, où l’Homme se fait monstre. Astrid n’avait plus l’âge de se complaire dans des contes et des romances sans défaut. Astrid n’existait pas dans un univers fait de facilités, il n’y’avait qu’à voir son absence d’entourage affectueux. « Vous êtes venue avec une fleur aussi. » Le nez est à l’évidence remarquable, compétence acquise, compensation supposée, validée. « Une rose. » Le sourire se fait en coin, elle a croisé les bras, détaillant l’esseulée avec attention. Elle s’en sortira. Elle est d’une apparence frêle mais elle doute que l’esprit soit totalement malléable. Ca n’est qu’un constat de surface, elle semble avoir  une certaine force de caractère, le besoin de s’en sortir, de tout ça. « C’était la fleur préférée de ma mère. » « Bellerose. Cela semblait évident. » Pas de pincettes. C’est étrange comme Cora n’épargne pas les vérités à ceux qui souffrent de quelconques infirmités. Elle est plus douce, plus précautionneuse avec cette humanité à laquelle s’offre tous les possibles. Elle la juge plus fragile, plus friable. On la jugerait, elle, probablement trop sarcastique ou trop franche, dans le ton qu’elle emploie, dans cette sorte de désinvolture, de détachement. Pas hostile, naturelle.

« A quoi sont-ils ? Y’a rien d’écrit dessus… » Elle n’est pas tout à fait à côté, elle ne fait pas l’affront de venir aider. Si c’est nécessaire, Astrid le fera savoir, le montrera. « J’ignorais ce que vous aimez alors j’ai pris tous les parfums. » Toutes les saveurs d’un grand chocolatier français - dans ceux qui ont survécu à ce siècle fou - parce qu’elle n’est pas du genre à offrir le bas de gamme, le déjà-vu, l’usé, le lassant. C’est un cadeau, pas de la pitié, après tout. « Vous êtes vraiment venue juste pour vérifier que ça allait ? Ce n’est pas habituel. » Cora penche légèrement la tête, décontenancée. Pourquoi pas ? Certes, c’était une occasion de préserver le secret mais franchement, si elle ne s’était pas réellement souciée d’Astrid, elle ne serait pas venue, l’Ordre pouvait continuer de tourner si une aveugle prétendait avoir perçu une anormalité. Trop d’égoïstes riraient à l’idée. « Vous étiez vraiment mal en point. Je n’ai pas apprécié de vous abandonner, vous et vôtre ami. » Une pause est marquée avant qu’elle n’ajoute, l’amusement dans la voix. « Mon frère vous dirait que je ne peux pas m’empêcher de jouer à l’ange gardien. Promis, je suis moins envahissante que Joséphine et je ne claque pas souvent des doigts. » Les causes perdues, encore, toujours. Les causes perdues aux yeux des autres, ceux qu’on oublie, qu’on délaisse. Ceux qui peuvent se sentir abandonnés. Astrid lui semblait si seule. « J’ai bien tenté de savoir ce que vous appréciez mais il n’y’a pas un fichu membre du personnel qui sache me citer ne serait-ce qu’une maigre préférence. A part la musique mais c’est un brin déjà-vu, n’est-ce pas ? » Le son prudent des escarpins indique qu’elle s’approche calmement. « Je peux m’asseoir ? » Sur la chaise à proximité, ce qu’elle ne juge pas utile de préciser.  

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Sujet: Re: (Astrid) ✝︎ « A box of chocolates and a long-stem rose. » Dim 1 Juil - 16:21 ()


A box of chocolates and a long-stem rose.
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Tu aurais pu refuser une quelconque présence à tes côtés. Ca n’aurait pas été la première fois. Quand ta mère est morte, t’as refusé tout contact avec l’extérieur pendant plusieurs semaines, voire mois, au grand dam des médecins. Aujourd’hui, dans ce même hôpital, tu sens que ceux te connaissant sont ravis que tu acceptes une autre présence que la tienne. C’est si étonnant que cela ? Tu te retiens de soupirer, te concentrant sur les mouvements de la femme. Tu cherches à percevoir sa place dans cette pièce à la fois trop petite, et bien trop grande pour toi. Tu sais qu’elle a à peine pénétré dans la chambre, peut-être par respect pour toi ? Ta tête se penche légèrement, déclenchant une vague de douleur dans tout le dos. Une grimace traverse ton visage et tes iris chocolat, rapidement masquée par ta désinvolture habituelle. T’as peut-être trop vécu pour la gamine que t’es. Tu t’en fiches de tout, ce je-m’en-foustiste qui te fout dans des situations merdiques. Comme avec l’inauguration du panthéon. Tu savais que ça serait dangereux. Et après… T’as foncé. Quand y’a des soucis, t’es toujours la première à t’y glisser. Quand faut foutre la merde, tu lèves aussi la main. Mais pas comme les révolutionnaires, surtout pas… Eux sont des monstres. Toi, t’es pas encore totalement à ce stade-là, même si tu te défends pas mal…

T’es pas une fan de poésie. En fait, même dans la musique tu as du mal avec les paroliers. C’est beau, mais tu ne comprends pas la majeure partie des références. C’est le problème avec ta cécité : y’a rien qui est fait pour que tu puisses apprendre. Les livres ne sont pas forcément traduits, et les gens ne sont pas les plus patients du monde pour t’apprendre. En fait, t’as le minimum dont tu as besoin pour survivre en société, à côté de la musique. « Je me demande parfois si elle n’a pas changé de nom pour ça. » C’est une interrogation qui tourne beaucoup dans ton esprit. En réalité, t’as jamais vraiment eu beaucoup de détails sur la vie de ta mère avant ton arrivée, et même jusqu’à ce qu’elle meurt. Elle était toujours discrète, à part son métier, tu sais rien. Quelles étaient ses fréquentations ? Avait-elle vu quelqu’un après ton père ? Enfin, ton géniteur serait plus juste. Y’a aucun lien affectif, et même si t’as son identité maintenant, t’as jamais sauté le pas.

Tous les types de chocolat, c’est une belle attention. Elle ne te connaît pas, et t’as pas beaucoup de liens qui auraient pu l’aider à faire un choix. A part Jules, mais bordel, vous êtes pires que chien et chat. Et tu sais très bien que lui cache des choses, pas sûr que Cora soit parvenue à l’approcher… « Merci. Je les goûterai tous avec attention. » Comme l’odorat et l’ouïe, tu catégorises beaucoup au goût. Les saveurs t’imprègnent, s’imprègnent dans ton esprit. Au moins, tu serais difficilement empoisonnable par beaucoup de poisons… Si ça peut être une vision positive de la chose. Tu souris doucement à la suite des propos. Certains ne seraient plus capables de sourire, toi si. Ou plutôt, tu fais semblant, pour troubler les autres, et pour te changer les idées. Tu ne t’en sortirais jamais sinon… « Vous parlez du plus jeune ou du plus vieux ? Le second est plus mon tuteur que mon ami. » Jules ou Maddox ? Tu t’interroges, tâtonnes. Tu restes proche du second quand même, mais il est un adulte, un homme qui doit juste te surveiller, et veiller sur le patrimoine financier que t’engranges. Ton précédent tuteur a voulu fouiner dedans, en prendre pour lui alors, t’as fini par le virer, après avoir rencontré Maddox. T’as jamais aimé qu’on te prenne pour une imbécile…

« Je ne suis pas certaine qu’un ange gardien aurait beaucoup d’attention à me porter. » Pourtant, t’en as un sur le dos, sans même t’en rendre compte. Et si on rajoute à cela l’ex-roi des démons… Oui, c’est mieux que tu ne saches rien. « Mais je trouve Joséphine fort sympathique comme dame, elle vous irait à merveille. » Aider les autres, c’est noble comme activité non ? Et y’en a peu qui le font. Toi, t’essaies de faire au mieux avec des concerts de charité, mais tu viens à peine d’avoir dix-huit ans, et t’as jamais été d’un altruisme hors du commun. T’as des propres problèmes, et déjà que les régler te prend un temps fou… « Ils ont autre chose à faire que s’attarder sur ce que les gens aiment. » Pause. « Comme sauver des vies. » Le ton est légèrement plus amer, t’as pas pu t’en empêcher. En fait, en temps normal, toi, t’oscilles entre tendances suicidaires et combat. Ton esprit flanche, ou se relève. C’est épuisant, mais tu peux pas y faire grand-chose. Tu détestes les hôpitaux, parce que ta mère y est morte, et pourtant, ils t’ont sauvée à chaque fois que t’as eu besoin. Donc ils font quand même bien leur boulot, à ton grand désespoir. Tu peux pas savoir que c’est à cause des anges revenus depuis le Grand Retour.

Tu entends à nouveau les bruits de talons, le corps qui se rapproche de toi. Les épaules se haussent à la question : « Oui, vous pouvez. » Elle a donc tant de temps à perdre que cela avec toi ? Fascinant.. Mais, tant que tu l’as sous la main, autant lui poser quelques questions… « Comment cela s’est terminé au Panthéon ? Les autorités sont parvenues à trouver les coupables ? » Tu connais pas totalement la version des faits donnée. T’es réveillée depuis le début de la journée seulement, t’as pas eu le temps de voir les informations ou autres. Donc, tu demandes. Et si elle ne veut ou ne peut pas de répondre, tu attendras… « Comment me suis-je retrouvée blessée ? » Devait y avoir eu des lames, des armes, mais toi, tu ne les vois pas…



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Sujet: Re: (Astrid) ✝︎ « A box of chocolates and a long-stem rose. » Lun 2 Juil - 17:31 ()

A box of chocolates
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@Astrid L. Bellerose
« Vous parlez du plus jeune ou du plus vieux ? Le second est plus mon tuteur que mon ami. » La scène est un peu chaotique dans sa mémoire, il y’avait tout ces cris, ces bruits, ce monde alentours, ce danger et Astrid sur le sol. Ce désespoir, surtout, dans le coeur de l’homme qui la tenait dans ses bras. Ce sentiment violent, troublant. C’est ce qu’elle a lu dans son attitude, après analyse, bien plus tard. Il était peut-être choqué. Elle se rappelle seulement avoir tenté d’initier le contact, sans grand succès. Elle ne cherchait ni son identité ni à le retrouver, elle voulait s’assurer qu’il n’y’ait aucun échec, que s’il était mort, soit, quelqu’un accomplirait sa tâche. En l’occurrence, il n’y’avait visiblement qu’elle, l’inconnue, pour se soucier de la virtuose. « Le plus vieux. Il a semblé tenir à vous. » Simple constat, elle préfère ne pas s’appesantir sur le sujet, elle n’en a aucun droit, il s’agit après tout de sa sphère privée, elles ne se connaissent pas assez pour aller jusqu’à ce genre de confidences. Les chocolats étaient appréciés, la jeune femme se rétablissait, tout allait pour le mieux. Sauf peut-être..

« Je ne suis pas certaine qu’un ange gardien aurait beaucoup d’attention à me porter. » Cora fronce d’abord les sourcils. S’estime-t-elle absolument insignifiante ? Une part d’elle pouvait comprendre, se reconnaissait dans cette attitude et l’autre se révoltait à la simple idée qu’on abandonne ainsi quelqu’un. « Mais je trouve Joséphine fort sympathique comme dame, elle vous irait à merveille. » Un petit rire s’échappe d’entre ses lèvres. « Et je ne suis pas très grande, qui plus est : un mètre soixante. » Elle s’assied après avoir obtenu l’autorisation de le faire, tout en réfléchissant à ses réponses. « Ils ont autre chose à faire que s’attarder sur ce que les gens aiment. Comme sauver des vies. » Il y’a un peu d’amertume. Elle a du caractère, Astrid. Probablement de la frustration. Ce monde frustrerait n’importe qui. Ne pas savoir est frustrant, ne pas avoir de réponses et ne pas pouvoir déchiffrer l’environnement doit l’être d’autant plus. « L’un n’empêche pas l’autre. Si on vous aide à choisir des vêtements, mieux vaut savoir ce que vous appréciez. Si on vous sert un repas, mieux vaut connaître vos goûts. Je me fiche de connaître ce qui vous fait souffrir si je n’ai aucun moyen de vous faire plaisir. Je me fiche surtout qu’on me révèle vos drames si ce n’est pas votre décision. Un ange gardien pourrait au moins veiller à cela. » Elle est agacée parce qu’on juge trop vite que ne pas voir implique que les femmes n’ont guère besoin de prendre soin de ce qu’elles sont car, après tout, elles ne voient pas. Sous-entendre que le handicap induit de perdre un pan de la vie quotidienne, c’est s’assurer de l’acidité de Cora en réaction parfaitement instinctive. « Une Joséphine ne jugerait pas un quelconque mérite, d’ailleurs. » Le ton est plus léger, sur la fin de sa phrase, offre un brin d’humour, parce que la conversation est lourde de sens.

« Comment cela s’est terminé au Panthéon ? Les autorités sont parvenues à trouver les coupables ? » Elle s’était préparée à la question. Elle savait qu’il y’avait un grand pourcentage de chance qu’Astrid s’interroge, c’était en partie la raison de sa présence mais il n’était jamais aisé de justifier l’injustifiable. Elle voudrait parfois simplement pouvoir dire que les dieux luttent contre d’autres forces surnaturelles et que dans cette guerre, l’humanité y perd forcément. Ce qu’elle aimerait ne compte pas, elle est Templier, son devoir passe avant ses désirs. Elle ne ménage pas les sensibilités, elle préserve les secrets ancestraux d’une nation qui n’est pas prête. Le serait-elle un jour ou la France était-elle destinée à une ignorance éternelle qui maintiendrait les Templiers en place bien après sa mort ? Si tant est qu’elle ne soit pas condamnée à errer éternellement, à l’image d’un Caïn biblique. Triste idée. « Comment me suis-je retrouvée blessée ? » Elle s’appuie calmement contre le dossier de la chaise. « Je crois sincèrement que l’humanité a perdu la tête. Tout ce dont je me souviens, c’est une attaque, j’ai été projetée violemment contre un mur alors ça devient flou, après être venue vers vous. On ne nous donne pas beaucoup d’explications plausibles. J’aurais tendance à dire que les révolutionnaires ont encore fait preuve d’inventivité meurtrière. Des armes comme celles qui vous ont blessé, je n’en avais encore jamais entendu parler. » Et pour une fois qu’il n’y sont pour rien, dans sa bouche la faute leur revient pour assurer la préservation d’une vaste illusion.  

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Sujet: Re: (Astrid) ✝︎ « A box of chocolates and a long-stem rose. » Jeu 26 Juil - 19:14 ()


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Tu dois continuer à vivre, tu dois ignorer les bandages qui serrent ton corps, qui grattent ta peau. T’aurais cru que seuls les bras avaient été touchés, mais chaque mouvement te rappelle que ce n’est pas le cas, que tout est plus grave que ce que t’as pensé. Et ça te fout la rage, de te savoir la proie de pouvoirs et puissances inconnus. Parfois, ça te met au fond, ça te fait t’interroger sur tous les Hommes qui t’entourent. Sont-ils eux ? Sont-ils possédés ? Vis-tu toujours dans la même réalité, ou est-ce un monde alternatif qui s’est offert sous tes yeux ? N’es-tu pas mort ? C’est cette possibilité qui t’a hantée pendant longtemps, quand ta mère est morte Tu t’es dit que ce n’était qu’un rêve, un mauvais rêve, ou que c’était toi qui étais dans le coma. Puis tu t’es rendue à l’évidence : tout est terriblement vrai dans cette existence. T’as fait face à tes pensées, tes questions et tes peurs, et t’as tout envoyé balader. En fait, t’as été, tu es encore, une adolescente particulièrement chiante, une petite princesse qui a tout vécu en décalé, qui a trop vécu pour son âge. Alors, t’assumes, de ne pas être parfaite, de faire ta garce, t’insulter les autres sous prétexte d’être supérieure. Parce que c’est mieux d’être haïe, plutôt que d’être ignorée ou prise en pitié.

Et la femme, face à toi, ben elle semble s’intéresser à toi. A ce que t’aimes. A ce que tu peux lire. A ce que tu ressens. Et y’a jamais vraiment personne qui t’a posé ce genre de questions, proposé des cadeaux comme ça. En fait, depuis la mort de ta mère, t’as pas fait un seul anniversaire, une seule fête. Parce que c’est trop dur, puis t’as pas vraiment d’amis… Faut dire, celui qui en connaît le plus sur ta vie, ça doit être le psy qu’on t’a obligée à voir pendant des années, pour soigner ton traumatisme. Et c’est triste. C’est putain de triste. Mais t’as confiance en personne, à part Jules. C’est le seul vraiment au courant de ton pouvoir d’ailleurs. Et tu sais qu’il a été là pendant l’inauguration ? Est-il encore en vie ? Peut-être qu’elle serait au courant, l’inconnue… « Il est payé pour s’occuper de moi… Vous savez où sont les deux ? S’en sont-ils sortis ? » Pourquoi ils sont pas là ? Ca te stresse, rajoutant une couche supplémentaire à l’horreur que tu vis.

« La bonne taille, c’est quand les deux pieds touchent par terre disait ma mère. » Et pour toi qui ne sais pas à quoi ça correspond un mètre soixante… Tu ne connais même pas ta propre taille, c’est dire…   « J’ai l’impression que c’est une expression sur-utilisée. » Mais t’aimes bien la garder, parce qu’elle te rappelle celle qui est morte. T’as les doigts qui passent sur ton visage, le frottent, comme pour retirer son souvenir. Parce que ça fait plus de mal que de bien… Tu souris doucement à ses propos. Se rend-elle compte du discours qu’elle offre ? Tu pourrais presque y croire, si ta vie n’était pas déjà merdique. « Les gens n’ont pas le temps pour cela. Y’a trop de trucs qui clochent pour qu’ils prennent quelques secondes pour apprendre à connaître l’autre. Vous êtes l’une des seules personnes qui le fait à ma connaissance. » Ce n’est pas une question d’ange gardien ou non finalement, c’est juste être humain. Y’a trop de négatif qui attire…   « Doit toujours y avoir une notion de mérite dans ce monde, ou de karma. Plus rien ne m’étonnerait. » Les gens bien attireront toujours les anges gardiens et les bénédictions, et t’en fais pas partie, t’en es certaine.

Tu déglutis aux propos de Cora, t’as juste envie de cracher toute ta haine. Parce que les révolutionnaires sont toujours derrière les attaques sanglantes. Toujours. La langue passe sur tes lèvres asséchées, les doigts se serrent en un poing. « C’est toujours de leur faute. Je ne comprends pas comment ils peuvent encore être en vie après tout ce temps. » Pause. « Ils méritent tous de crever. » S’il y a bien un groupe, une secte que tu ne peux pas supporter, c’est la leur. Et finalement, t’as même pas essayé de faire semblant. T’as trop besoin d’extérioriser, qu’importe si ça te fait passer pour un monstre. De toute façon, cette terre n’est peuplée que de cela…


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+ Sursaut des immortels ramène le souffle de vie immédiatement, l'adrénaline et l'urgence dans les veines. Le coeur se fracture, la douleur fait du corps son empire, l'esprit à la dérive et l'humanité en déroute.
weapon : Dague du Paradis (affectueusement nommée Kısmet) équipée de la technologie Boomerang des Templiers héritée de son père, apte à tuer les anges et les bannis tout comme les démons lieutenants et les inférieurs.
Allegeance : Loyauté assumée envers les Templier, elle coopère cependant aisément avec les anges et ne refuse pas totalement la communication aux démons.
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Sujet: Re: (Astrid) ✝︎ « A box of chocolates and a long-stem rose. » Lun 30 Juil - 15:25 ()

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@Astrid L. Bellerose
« Il est payé pour s’occuper de moi… Vous savez où sont les deux ? S’en sont-ils sortis ? » Elle note mentalement la raison officielle même si, à l’attitude de l’homme en question, elle le pense immédiatement bien plus concerné que cela. « Non, je suis navrée, j’ignore ce qu’il est advenu d’eux. » Il y’avait eu trop de monde, trop d’agitation, trop de déplacements et de blessés, même si elle l’avait voulu, il lui aurait fallu une mémoire absolue pour retenir les visages de chacun. « La bonne taille, c’est quand les deux pieds touchent par terre disait ma mère. » Pour sûr, elles n’avaient pas eu la même mère, la grande styliste se plaignait toujours de la petite taille de Cora, lui rêvant une si belle carrière lorsqu’elle était enfant. Le flambeau de la mode ne serait pas repris. « J’ai l’impression que c’est une expression sur-utilisée. » L’ombre d’un sourire sur les lèvres. « Vous êtes plus grande que moi. » Simple information, elle ignore si Astrid a toujours eu cette cécité ou si elle a évolué au fil des années. Comment savoir à quoi correspond la taille lorsqu’on n’y voit rien ? C’est vrai, elle aurait pu y songer avant.

« Doit toujours y avoir une notion de mérite dans ce monde, ou de karma. Plus rien ne m’étonnerait. » Elle réprime le rire qu’elle aurait envie de laisser s’extirper, amer et triste, elle est assez détachée pour parvenir à offrir le masque impassible qui sauve ses secrets de Templier lorsque cela se révèle nécessaire. Karma, connard de Karma. Un petit silence s’étire, parce qu’elle ne peut pas affirmer que tout ceci a quelque chose de juste, une vaste raison cosmique, alors elle soupire, finalement. Est-ce qu'il n'y'a plus de générosité, à Paris ? Est-ce que tout a un coût, même l'amitié qu'on offre ? « Tout n’est pas toujours juste. On paye parfois les erreurs des autres, c’est comme ça.J’aimerais vous dire qu’il y’a un Dieu qui sait ce qu’il fait mais peut-être que même Lui fait des erreurs. » Les dons accordés ne sont-ils pas des accidents ? Toute cette humanité imprégnée de telles capacités, tous ces combats inutiles pour le plus grand bien, quel mortel pourrait avoir envie de les comprendre ? Qui voudrait avoir pour révélation que même les anges ne savent pas, sont privés de réponse ?

Et puis elle perçoit cette vague de colère qui émane de ses gestes. Un sourcil se hausse face à ce poing qui se referme. « C’est toujours de leur faute. Je ne comprends pas comment ils peuvent encore être en vie après tout ce temps. Ils méritent tous de crever.  » Cora observe la jeune femme à l’allure si frêle, cette fleur délicate dont les épines semblent désormais plus piquantes qu’elles n’en ont l’air, de prime abord. « La peur fait faire des choses particulièrement stupides. Ils n’ont probablement aucune maîtrise de cette peur et en deviennent paranoïaques. Personne ne les résonne vraiment, qui plus est. » A son tour, elle marque une pause mais son ton est tranquille, d’une certaine chaleur même. « On est tous le menteur, l’enfoiré ou le monstre de quelqu’un au cours d’une vie et on a le choix entre chercher à réparer les erreurs et s’enfoncer tête baissée dans ce qui nous perdra. Ils vont probablement s’autodétruire, toute cette violence ne peut rien apporter de bon et ce jour-là, eh bien, disons que je vous apporterai une bouteille du meilleur vin du pays. » Un sourire se lit dans le ton de sa voix, un peu sarcastique. « En attendant, et sans vous faire la charité, je ne peux que vous proposer une sortie. Si votre tuteur est seulement payé pour veiller sur votre patrimoine, il ne m’en tiendra pas rigueur, n’est-ce pas ? Il faut absolument veiller à dépenser votre budget shopping. Les hommes ne sont pas doués pour le shopping. »   

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Sujet: Re: (Astrid) ✝︎ « A box of chocolates and a long-stem rose. » Ven 10 Aoû - 19:47 ()


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Elle l’ignore, et elle te laisse dans le flou. Et même si ce n’est pas de sa faute, y’a une pointe d’amertume qui perce une partie de ton cœur. Personne ne peut jamais te dire, personne ne peut t’aller à les retrouver ou les contacter. T’as pas ton téléphone pour y parvenir, t’as dû le perdre ou le casser à l’inauguration. Sans ce bijou technologique, tu n’as aucune possibilité d’appeler tes proches. Car oui, tu as besoin d’un objet adapté, d’une machine qui te parle, ou avec qui tu peux communiquer correctement. Normalement, t’as juste à donner un nom à la machine, et il fait le nécessaire : que ce soit envoyer un message, mettre en contact, te décrire les traits de la personne, la géolocaliser… En fait, sans téléphone, t’es perdue, parce que tu ne peux pas savoir où ils sont, où ils se cassent. D’autres n’auraient qu’à trouver un remplaçant à cette machine, et ça prend quoi, moins de quinze minutes dans ce monde ? C’est frustrant, de se dire que tu dépends des autres dès qu’on te retire tes outils. Et toi, t’en as besoin plus que d’autres….

Y’a ta langue qui passe sur tes lèvres asséchées, tes doigts qui se serrent contre le drap, pour lutter contre la nausée : « Ce n’est pas bien grave, ils finiront bien par réapparaître. » Sauf s’ils ne savaient pas que t’es là, ou qu’ils te considèrent comme morte. Tu sais que ton précédent tuteur en aurait profité pour dévaliser la banque et tes possessions. C’est pour ça que tu l’as viré, et on peut dire que t’as gagné au change, Maddox est bien mieux que ce pseudo-bienfaiteur qui ne cherchait qu’à t’arnaquer. Comment le Gouvernement a-t-il pu laisser passer un être pareil ? Ou alors… Il avait corrompu les Hommes y siégeant, avait usé de son influence. Tu as fini par le remarquer : l’argent et la renommée permettent d’appuyer nombre de tes demandes, et de t’offrir un retour positif sur la plupart d’entre elles. Tout est si facile, quand le pouvoir permet de retourner la situation à son avantage. « Je ne sais pas quelle taille je fais. » Ta voix est monotone, sans émotion, parce que ça fait des années que t’as intégré le fait que tu ne connais rien à ce qu’il est normal de connaître pour un humain lambda. Rien que la taille, le poids, ou la couleur de peau sont des concepts que tu ne comprends pas : tu ne les as jamais vu. Et finalement, ce n’est pas plus mal : ainsi, tu n’es pas prompte au jugement physique des autres…

Tu laisses le silence s’installer, parce que tu ne sais pas quoi dire pour le briser. Et finalement, tu ris juste légèrement aux propos. « Je ne crois pas en Dieu. » Dire que tu ne crois en rien serait plus vrai. Parfois, t’as l’impression de te prendre tellement de trucs dans la gueule, alors que t’essaies juste de vivre une vie normale, et ça t’écoeure encore plus. Puis y’a ces gens qui t’approchent, pour faire l’apologie de leurs croyances, de leur religion, de leurs mythes… Ils veulent juste une voix publique, mais toi, tu leur craches dessus. Si leur Dieu existait vraiment, de toute façon, ils n’auraient pas besoin de faire la manche de la sorte. Toi, tu préfères te dire que y’a personne pour veiller sur toi, que Dieu n’est qu’une foutue invention des êtres humaines, pour se rassurer. Et toi, t’en as pas besoin…

Tu écoutes son discours, sur la peur qui fait faire des choses stupides, et ça t’enrage, mais tu te mets juste à fixer ce que tu penses être le vide. C’est si facile d’excuser le comportement des autres, sous de tels prétextes. Et pourtant… « Donc, vous êtes en train de me dire qu’ils ont le droit de tuer parce qu’ils ont peur ? » Peut-être que t’extrapoles de trop, mais t’en as besoin. Parce que tu sais que tu ne leur pardonneras pas. Et si eux ont le droit de faire de Paris une zone de non-droit, alors, t’en profiteras pour le retourner contre eux, quitte à vendre ton âme au Diable pour obtenir leur mort… « S’ils ne s’entre-tuent pas, je le ferai à leur place. Il n’est pas question qu’ils continuent à prendre des vies impunément, sous des prétextes aussi futiles. » T’as tout perdu à cause d’eux, alors, tu ne peux pas faire preuve d’empathie. S’ils n’avaient pas existé, ta mère ne serait pas morte. S’ils n’avaient pas existé, t’aurais toujours sa voix pour te réveiller le matin, sa présence à tes côtés dans les moments importants. T’aurais pas fêté tes dix-huit ans seule dans un grand loft, avec pour seul compagnie une vidéo où le nom de ton père t’était balancé comme si de rien n’était. S’ils n’avaient pas existé, t’aurais juste été heureuse.

T’es peut-être trop catégorique, et ça emmerdera Cora. Mais t’arrives pas à revenir en arrière, et t’y arriveras jamais. La suite te fait rire et te laisse… Interdite. T’as pas fait de sorties shopping sur les cinq dernières années. Pas le temps, et personne pour t’accompagner. « Pourquoi pas. Je ne pense pas qu’il en tiendra rigueur. » Pause. « Puis pour le moment, il est introuvable, alors il n’a pas son mot à dire. » Peut-être qu’il se posera des questions quand il verra un trou de cinq cents euros dans ton compte bancaire. Ca sera drôle à lui expliquer tiens.. « Mais je n’ai jamais fait de shopping. » L’adolescente que t’étais avait eu d’autres préoccupations, comme éviter de sombrer dans la dépression et de mourir. Car t’étais pas passée loin à l’époque, et les multiples séjours à l’hôpital en étaient la preuve…


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Sujet: Re: (Astrid) ✝︎ « A box of chocolates and a long-stem rose. » Lun 13 Aoû - 12:22 ()

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Astrid Bellerose a la rage au ventre, le venin au bout de la langue. Elle porte si bien son nom, jolie rose aux épines acérées, prête à piquer le doigt de qui la blesserait. « Ce n’est pas bien grave, ils finiront bien par réapparaître. » C’est grave, à l’évidence. Ca semble ronger quelque chose en elle, éveiller des sentiments pour le moins négatifs. « Je peux me renseigner, les chercher si vous voulez. Avec leurs noms, ça ne devrait pas être bien difficile. » Elle avait retrouvé une gamine inconnue, deux hommes dont elle aurait l’identité, ce serait probablement du gâteau. Astrid ne sait pas quelle taille elle fait, en revanche elle sait qu’elle ne croit pas en Dieu et comment la blâmer ? Son existence toute entière paraît être forgée par les drames et la fatalité ; Cora elle-même perdait parfois sa Foi pourtant elle avait conscience de l’existence des anges et des démons, de la Cité d’Argent et de Dis. Être humaine dans ce chaos, aveugle de surcroît, devait cristalliser les frustrations et étouffer de quelconques croyances - elle n’avait peut-être pas le temps pour ces choses là.

« Donc, vous êtes en train de me dire qu’ils ont le droit de tuer parce qu’ils ont peur ? » Cora ne dit rien, elle laisse à la jeune femme le droit d’interpréter même si ça n’est pas ce qu’elle a désiré exprimer. Elle-même tue pour une cause que peu pourraient comprendre, derrière son minois innocent et son ton délicat. Les malheurs, ça ronge la délicatesse. « S’ils ne s’entre-tuent pas, je le ferai à leur place. Il n’est pas question qu’ils continuent à prendre des vies impunément, sous des prétextes aussi futiles. » « N’en faites pas des martyrs. » La demande n’est pas brutale, elle glisse calmement entre les lèvres. « Les martyrs finissent toujours par attirer la compassion, ils y gagneraient. » Et peut-être qu’avec son sang froid, Cora paraît n’avoir jamais vécu d’horreurs, elle représente au regard et à l’oreille inconnue la part de population préservée, chanceuse ou indifférente qui n’a rien perdu, rien éprouvé. C’est son rôle, souvent, en quasi permanence, petite noble à l’aisance outrancière ornée d’élégance, fille d’une styliste de renommée internationale, princesse dont les frères toujours vivants prennent grand soin. C’est un rôle rassurant, par instants, auquel elle voudrait croire. Devrait-elle briser le miroir factice pour la belle aveugle ? Elle soupire et ça doit faire onduler l’image mentale à l’ouïe fine d’Astrid, parce qu’une émotion traverse, la tristesse effleure le souffle. « Mon père est décédé durant la Deuxième Révolution en protégeant ma mère. » Il lui manque, son père, ce repère solide. Elle n’en parle pas souvent, accepte son départ mais elle voudrait quelques fois se lover dans ses bras, pleurer ses douleurs, trouver du réconfort, de la Foi indéfectible qui ornait son coeur dont la part d’ombre ne se révélait pas avec ses deux derniers enfants. Etait-il auprès d’Elias ? Elle se reprend, ça s’entend, elle reconstruit la carapace. « Ma vie a basculé ce jour-là, puis j’ai perdu mon frère jumeau, il s’est suicidé. Je crois qu’il n’a pas supporté toute la violence dans Paris, il était fragile. » Ca n’est qu’un demi mensonge, elle ne peut pas évoquer le fait d’être morte suite à l’explosion durant le Convention du Grand Retour qui a provoqué la chute des autres dominos de son destin. Elle ne peut encore qu’arranger le vrai.

« Pourquoi pas. Je ne pense pas qu’il en tiendra rigueur. Puis pour le moment, il est introuvable, alors il n’a pas son mot à dire. » Elle rit parce qu’il y’a une évidence dans ce qu’elle évoque, dans ce droit qu’elle semble prendre soudainement, peut-être arracher, même, à son quotidien. « Mais je n’ai jamais fait de shopping. » Jamais ? A-t-elle vécu enfermée dans une tour ? C’était un cas de force majeure, elle ne pouvait décemment pas laisser une femme passer à côté du plaisir éphémère du shopping, du plaisir surtout de se sentir belle, et qu’importe qu’Astrid ne se voit pas. « Il faut remédier à cela. Je vous emmènerai faire du shopping, choisir des vêtements avec des textures différentes pour pouvoir les reconnaître, qui vous mettront plus en valeur encore même si vous n’en avez pas besoin. C’est tout le plaisir du shopping : on en a pas besoin mais c’est agréable. Il n’y’a pas meilleur anti-dépresseur, dit-on. » Et puis, quoiqu’on en dise pour se donner bonne conscience, on ne peut nier l’impact de l’apparence sur la société : privée de vue ne devait pas signifier être privée du droit de décider, d’existe, d’avance et d’obtenir le respect. « Je vous laisse mon numéro sur la table de chevet, n’hésitez pas à demander qu’on m’appelle, je viendrai, même si c’est simplement parce que vous avez envie de discuter ou de sortir d’ici. »   

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Sujet: Re: (Astrid) ✝︎ « A box of chocolates and a long-stem rose. » Dim 26 Aoû - 20:22 ()


A box of chocolates and a long-stem rose.
Everybody going to be dead one day, just give them time.



Tu soupires, t’essaies d’interrompre les questions de ton esprit, d’ignorer la peur qui grignote tes entrailles. Mais ça a toujours été plus facile à dire qu’à faire. Parce que tu t’inquiètes facilement, toi qui n’as pas d’yeux pour observer les mimiques d’une personne, les traits de son visage. Alors, n’entendre ni Jules ni Maddox… Ca te bouffe. Y’a personne qui peut te renseigner, personne qui n’a essayé jusque-là. La police s’en fout, comme elle s’en est toujours foutue. T’as fini par le comprendre ça, avec les années, avec les affaires qui s’accumulent sur le pas de ta porte. Tu ne peux compter sur personne, en dehors de ceux que tu considères comme ta famille. Et quand ils disparaissent… C’est le vide. Dans ton cœur, dans ton environnement. Y’a plus personne à qui parler, à qui se confier, avec qui rire, même si toi, tu ne sais plus vraiment ce que ça fait de rire à gorge déployée, comme si tout allait bien autour de toi…

Ton sourcil s’arque à la réaction de Cora. « Vraiment ? » T’es interdite quelques secondes, hésitante. Se fout-elle de toi ? Ce ne serait pas très sympathique, mais tu en as connu beaucoup des comme ça. « Même les forces de l’ordre refusent, vous êtes particulière Cora. » Comme tu l’es toi-même ? Un clan de bizarreries qui se forme doucement… « Jules Rivière pour le plus jeune. Maddox Cartier pour mon tuteur. » C’est donné, c’est lâché, comme une bombe. Sauf que celle-ci, tu veux la voir exploser. Tu veux retrouver ceux qui comptent pour toi, derrière ton aspect de garce, et même si avec Jules, vous passez un temps fou à vous engueuler. Parce que c’est l’aspect fraternel qui veut ça tu te dis. Mais tu ne sais pas, t’as jamais eu de frères et sœurs.

Tu serres les dents à la suite. Tu ne veux pas t’énerver, tu ne veux pas laisser transparaître les émotions qui menacent à chaque seconde de te submerger. « Ils y gagnent quoi qu’on fasse… » Un murmure, alors que les paupières se ferment. Parfois, t’as envie de parler, de tout raconter. La mort de ta mère, les couleurs qui dansent devant ton regard, les mélodies tantôt douces, tantôt agressives, t’as envie de trouver de quelqu’un à qui poser toutes tes questions, t’as besoin d’entendre des réponses. Des vraies réponses. Tu veux qu’on te parle de ta mère, qu’on te décrive sa vie, ce qu’elle faisait, ce qu’elle aimait. Finalement, tu ne sais rien d’elle, si ce n’est qu’elle s’occupait de toi. Elle n’avait aussi aucune raison d’être proche des révolutionnaires ce jour-là. Enfin, ça, c’est parce que tu ne connais la vérité. Parce que les templiers ne sont qu’un mythe à tes yeux, comme tout le reste. Mais tout est bien plus compliqué…

« Je suis désolée pour vous. » Le côté orpheline, tu connais bien. La perte aussi. Alors, ça réveille ton empathie, celle que tu gardes profondément enfouie. Normalement, tu n’en as pas besoin, et ça fait plus mal qu’autre chose. Aujourd’hui… Il est peut-être temps d’arrêter de t’attarder sur ta petite personne, et d’ouvrir enfin les yeux sur le monde. Enfin, façon de parler évidemment. « Perdre autant de personnes, ça doit être dur. » Quand on a besoin de soutien oui. Le sourire est faible, mais ton regard exprime certainement les émotions que tu n’es pas capable de verbaliser. Tu n’as jamais été douée avec tout cela, et désormais, tu regrettes un peu.

Le shopping, comme anti-dépresseur. En voilà une drôle d’idées. Après, il faut dire qu’aucun de tes tuteurs n’a jugé bon de t’emmener faire les magasins, et avant, tu étais trop jeune pour décider de toi-même de tes vêtements. « Vous devez avoir beaucoup de temps libre pour m’en accorder autant. » C’est tout ce que tu trouves à dire sur le coup, à moitié gênée par l’attention qui coule sur toi. Evidemment, tu as l’habitude d’être sur scène, adulée à chaque récital, à chaque concert. Mais là, ce n’est pas l’artiste que Cora cherche, aide, c’est la personne. Et ça change tout. Tu t’es tellement refermée, t’as tellement laissé personne prendre en importance pour toi ces dernières années, que tu n’en as pas l’habitude qu’on s’attarde… « Oui, ce serait plus pratique si j’arrivais à savoir quels vêtements je touche et porte. Jusque-là, je me contentais des conseils d’une styliste pour chaque concert, sans y penser. » Et pour tous les jours… Tu ne portes que du basique, et souvent du noir. Au moins, tu n’as pas de problème dans les accords de couleur comme ça…

« Merci. » C’est tout ce qui sort au début, alors que tu réfléchis, que tu essaies de rassembler tes pensées. « Vous pouvez aussi me le dire, j’ai une assez bonne mémoire auditive. » Evidemment. Tes autres sens ont compensé, et à défaut de voir…


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Sujet: Re: (Astrid) ✝︎ « A box of chocolates and a long-stem rose. » Jeu 30 Aoû - 18:08 ()

A box of chocolates
And a long-stem rose.
« Everybody going to be dead one day, just give them time. »
@Astrid L. Bellerose
Elle n’estime pas être particulière mais les arguments qu’elle pourrait avancer ne sont pas exploitables face à une citoyenne lambda ignorante de la réalité du monde dans lequel elle vivait. « Jules Rivière pour le plus jeune. Maddox Cartier pour mon tuteur. » « Cartier, ça a l’avantage d’attirer les regards. » La renommée de la marque était toujours dans l’inconscient collectif, n’est-ce pas ? Rivière, en revanche, devait être courant. Elle trouverait, elle tenait à au moins faire cela, comme pour compenser le fait de n’avoir pu rien faire durant le chaos qui avait secoué le Panthéon. L’impuissance, Cora détestait cela. Elle avait détesté à la mort de son père puis à celle de son frère, elle détestait quand elle trépassait, quand son corps s’effondrait, quand l’obscurité venait l’avaler, la dévorer. « Vous devez avoir beaucoup de temps libre pour m’en accorder autant. » Ca la fait sourire un peu, on y entendrait presque un soupir : le temps, elle le tuait. « Je suis archiviste, aucun client ne viendra se plaindre que je ne lui tourne pas les pages assez vite. » Elle avait en réalité énormément à faire au sein des archives, concentrée sur les réparations, le rangement, la recherche de réponses pour les Templiers. Des réponses pour elle aussi, à éplucher toutes les vieilles feuilles de Paris dans l’espoir d’y trouver une autre anomalie, un autre mystère identique au sien, des traces sur l’Apocalypse, tant de sujets fascinants, tant d’énigmes insolubles. « Le temps, ça se trouve pour les bonnes causes, ce n’est pas toujours facile mais c’est gérable. » Elle n’aimait pas dormir, elle n’avait aucune vie concrète, pas de projet, pas de copain, elle n’aurait jamais ni mari ni enfants, pourquoi ne pas profiter de ce vaste vide pour combler un peu les blessures d’autrui ? Elle aimerait croire que sa mort ne venait pas pour une bonne raison mais à défaut d’en trouver une dictée par Dieu, elle choisissait ses causes à défendre, sa loyauté à offrir. Astrid était arrivée à la croisée des chemins entre les drames et le devoir auprès de l’Ordre.

« Oui, ce serait plus pratique si j’arrivais à savoir quels vêtements je touche et porte. Jusque-là, je me contentais des conseils d’une styliste pour chaque concert, sans y penser. » Elle se souvient des années où sa mère voulait l’habiller, de ces longues discussions sur ce qu’il convenait de mettre ou non, de ces disputes sur le fait de ne pas vouloir entrer dans le monde de la mode, ces choses qu’Astrid ne connaissait pas, trop vite privée d’autonomie, de choix visiblement, les vrais, les sincères, les enthousiastes. « Espérons que ce monsieur Cartier me trouve assez de bon goût pour vous aider, dans ce cas. » Du bon goût, oui.. si elle savait, à cet instant, en se permettant la plaisanterie.. « Vous pouvez aussi me le dire, j’ai une assez bonne mémoire auditive. » « 07 33 13 26 66. » Articule-t-elle doucement pour lui laisser le temps de bien entendre les chiffres. « Je dois vous laisser mais surtout n’hésitez pas. Quelque soit l’heure. »    

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Sujet: Re: (Astrid) ✝︎ « A box of chocolates and a long-stem rose. » Dim 16 Sep - 18:31 ()


A box of chocolates and a long-stem rose.
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Tu acceptes de lâcher prise, de demander à quelqu’un d’autre de retrouver ceux qui te sont chers. C’est difficile de te rendre compte, qu’une fois de plus, tu ne peux rien contrôler. Tu dois juste faire confiance, espérer qu’on ne détruise pas ce que tu parviens à offrir. C’est con, ça t’écoeure, mais après dix-huit, tu finis par laisser tomber. Tu acceptes cette idée décourageante que l’indépendance, l’autonomie, tu ne pourras jamais l’obtenir à cent pour cent. Oh, évidemment, même aujourd’hui, tu parviens à faire plein de choses seule. A signer des papiers, à acheter un loft, à faire en sorte que des tournées soient toujours dans des lieux prestigieux. T’es l’une des rares aveugles à avoir autant d’argent entre les doigts, capable de t’acheter les meilleurs agents, comme les plus loyaux accompagnateurs. Du moins c’est ce que les autres doivent penser. En réalité, ton précédent tuteur a essayé de te rouler dans la farine, de t’extorquer, à grands renforts d’attention et de mots gentils. C’est dingue, comment la confiance peut être si rapidement perdue. « Espérons que ça l’empêche d’être un connard. » Tu ne sais pas vraiment pourquoi, ni comment tu l’as choisi, il a été choisi, mais tu as juste envie de croire que cette fois, ça ira. T’as juste besoin que ça aille bien.

« Les livres peuvent être en manque de votre attention aussi. » Oui, pour toi, les archives se résument à un tas de vieux livres croulant sous la poussière, qui ont besoin de douceur et d’attention pour briller à nouveau. P’t’être un peu comme toi. « Vous êtes une personne assez unique Cora, vous savez ? » Prendre du temps pour les autres, peu le font. Toi, tu n’es pas de ceux qui se dégagent du temps. Tu estimes avoir suffisamment de soucis pour ne pas essayer de gérer ceux des autres. Tu n’y arriverais tout simplement pas. Alors oui, cela rend la jeune femme encore plus extraordinaire. Car elle aussi a certainement ses propres problèmes, ou envies. Et les couper, pour privilégier un ou une inconnu(e) dans le besoin, en soi, ça sort de l’ordinaire, de l’égoïsme et de l’individualisme qui pullulent dans cette ville, dans ce monde. Ta mère était ainsi aussi, à vouloir aider les autres. C’est ainsi qu’elle s’est retrouvé mêler à des histoires aussi dangereuses que la Vox. En fait, toi, tu n’as toujours pas idée de la réalité de sa mission, si semblable à celle de Cora…

« Il n’aura pas son mot à dire si je vous choisis. » Oui, il est peut-être temps que tu récupères un peu de contrôle sur ta vie. Déjà, tu les laisses choisir tes vêtements, ta nourriture, la décoration de ton appartement… En soi, tu ne vois pas, donc tu t’en moques un peu de la couleur des murs ou du choix des coussins. Tant que la matière te plaît, tu t’inclines. En revanche, si tu décides qu’une personne en plus t’accompagne, pour une fois, c’est eux qui s’y plieront. « Merci. » Le numéro s’est ancré quelque part dans ton esprit, alors qu’un léger sourire se dessine sur ton visage. Au pire, tu auras toujours le papier pour te remémorer des chiffres. « Et merci d’être venue prendre de mes nouvelles. » Dernier sourire, avant d’entendre les pas s’éloigner de la chambre…



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