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 [Défi dieux] Pagaille dans le métro (Eric & Livie)
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legends never die : Héraclès, le plus glorieux et le plus adulé des héros de la mythologie grecque est devenu le dieu de la force, de l'héroïsme et du courage. Fondateur des Jeux olympiques, il est aussi la divinité du sport et de l'effort. Dans la sphère privée, on le priait comme Alexikakos (celui qui protège du mal).
the mighty bush : Vitesse décuplée ► dieu du sport, fondateur des Jeux Olympiques, athlète accompli et guerrier aux réflexes foudroyants, Héraclès peut se mouvoir à la vitesse de l'éclair. Fureur divine ► héritage d'un passé héroïque plus sauvage que chevaleresque, Héraclès est capable d'entrer dans une rage dévastatrice heureusement contrôlée. Cette frénésie porte sa force et ses réflexes à des niveaux démesurés, mais le laisse exsangue une fois son énergie consumée.
weapon : [i]Massue d'Héraclès ►[/i] arme primitive que le héros a lui-même taillée dans un olivier sauvage. Instrument emblématique de ses nombreux exploits guerriers, cette massue a le pouvoir d'assommer n'importe quel surnaturel frappé au niveau du crâne.
Allegeance : Esprit libre et indomptable, Héraclès est fidèle à ses valeurs plus qu'à des groupes ou des individus. Déifié après une vie tumultueuse de mortel, il s'est toujours senti plus proche des fragiles humains que des dieux arrogants. C'est aujourd'hui un dieu repenti, justicier et protecteur, qui veille sur les humains et les encourage à exprimer leur potentiel.
Il voue un profond respect aux Templiers, ces gardiens qu'il voit en héros des temps modernes (bien qu'il désapprouve leur culte du secret), ainsi qu'à Vox Populi dans leur quête de vérité (mais il condamne la plupart de leurs actions violentes).
Au fil des siècles, Héraclès a également appris à aimer sa famille olympienne, et ne cherchera jamais à les détruire. Pour autant, il n'hésite pas à s'opposer aux actions néfastes de ses pairs et n'accorde aucun passe-droit.
these streets : Dieu grec isolé depuis le Grand Retour, ange du sport factice, collaborateur occasionnel des Templiers, agent d'Interpol récemment affecté à Paris, il n'est que vaguement au courant de tout. Le détail des événements, du jeu des ombres et des conflits individuels lui échappent encore, mais il entend bien combler son ignorance.
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Dieux

Sujet: [Défi dieux] Pagaille dans le métro (Eric & Livie) Jeu 5 Juil - 22:09 ()
[Défi dieux] Pagaille dans le métro
Eric Monfort & Livie D. Delmas

Métro Châtelet, début de soirée.

Un disque orange caresse l’horizon de la capitale, déjà masqué par les hauts buildings du 1er arrondissement. Une armée de travailleurs jaillit de ces structures de béton, de verre et d’acier, las et éreinté après une nouvelle journée de labeur. L’air estival est encore chaud, le ciel bleu s’assombrira bientôt pour laisser place au spectacle mirifique des lointaines étoiles.
Simples fourmis ouvrières dans un Paris où dieux, anges et démons s’affrontent pour modeler leur destin, ces humains au visage anonyme s’engouffrent par colonnes entières dans les bouches de métro qui les ramèneront dans l’illusoire sécurité de leur foyer.

Centre névralgique d’une population abondante et active, le quai du métro Châtelet se remplit rapidement d’une foule disparate. Bermudas colorés et costumes sur mesure, sacs de sport et valises en cuir, cheveux crépus et tignasses rousses, peaux hâlées et livides, toutes les classes et toutes les origines semblent représentées.
Un homme, cependant, se distingue plus que les autres dans cet échantillon représentatif de l’espèce humaine.
Sa haute taille l’élève à une tête au-dessus des autres. Ses larges épaules et la musculature qui déforme ses vêtements amples contrastent avec les silhouettes citadines. Un soleil brûlant a bruni sa peau mate, fruit d’un métissage ultramarin. Plus singulier est son regard du même métal que les rails, où couve une énergie farouche, inhumaine, capable d’exploser à tout moment.

Héraclès apprécie en général le contact des humains, mais cette foule emmurée sous d’épaisses couches de béton l’indispose davantage chaque seconde qui passe.
Des gouttes de sueur perlent sur son front, son épaisse crinière est humide. La position surélevée de ses larges narines lui permet de mieux capter l’indispensable air frais, mais celui-ci est chargé d’odeurs nauséabondes et d’éléments nocifs, vicié par une palette de technologies modernes dont les humains sont si fiers.
Ces transports souterrains aux tunnels obscurs lui rappellent la route des Enfers, qu’il avait dû suivre pour affronter le sombre maître des lieux, Hadès, et enchaîner son terrible gardien à trois têtes. Les sentiers rocailleux et les forêts escarpées conviennent beaucoup mieux à ses pieds aventureux et son amour impérissable de la liberté.

Le dieu grec devenu agent d’Interpol saisit d’emblée pourquoi les Templiers surveillent ce grouillant lieu de passage : les démons, dieux et humains malveillants pourraient aisément y semer un grand chaos.

Comme en écho à ses noires pensées, les oreilles du géant frémissent à l’écoute de cris lointains. « Connards de flics ! », « Va niquer ta mère, bâtard ! », « Mort aux oppresseurs ! Victoire pour les opprimés ! », distingue-t-il parmi une kyrielle de jurons et de borborygmes. Sa compréhension innée des langages humains lui permet de saisir le contexte de cette joute verbale aux accents vulgaires : un groupe de citoyens vindicatifs, pour une raison encore inconnue, s’est heurté aux forces de police.

Rien de très surprenant dans le climat de zizanie qui secoue actuellement Paris, ni même de très alarmant.

Tour d’observation dressée au cœur de la foultitude, Eric mesure rapidement son erreur lorsqu’une cohorte d’agitateurs surexcités déboule des escaliers en poussant des cris de bêtes.
Plusieurs dizaines de globes exorbités, injectés de sang, jettent sur la foule de voyageurs des regards diaboliques. Beaucoup ont des gestes frénétiques, la bouche mauvaise. Une poignée de manifestants zélés brandissent farouchement des pancartes avec une allure menaçante. Certaines d’entre elles sont amochées, à moitié brisées après des échanges qu’on devine houleux. Quelques tribuns haranguent la foule et leur conjurent de s’opposer aux forces de l’ordre – légions du mal au service de vils oppresseurs.
Des hommes en uniforme se mêlent bientôt au groupe insolite. Leurs matraques s’agitent fébrilement, à la manière dont les Croisés brandissaient sauvagement leurs épées au cours du siège de Jérusalem.

Par Zeus ! Quel démon est à l’origine de cette folie ?

Le colosse se met en marche.
Statue d’airain évoluant à contre-courant dans une marée humaine, le géant à la peau brune joue précautionneusement des épaules et des coudes pour se frayer un chemin jusqu’à l’origine de la cohue.
La force et la rapidité surnaturelles du dieu ne lui sont d’aucune utilité au milieu de cette foule compacte. Eric pourrait incliner le buste, épaule en avant à la manière des rugbymen, et franchir les trente mètres qui le séparent des belligérants en une poignée de secondes. Mais combien de blessés, voire de morts, causerait pareille charge de taureau ? Sans compter la discrétion dont il doit faire preuve pour ne pas éveiller l’indésirable suspicion des Anges et des Templiers.

Loin de sa position, près des escaliers où continuent d’affluer civils et policiers belliqueux, la pression d’une masse croissante pousse les voyageurs en direction de la voie ferrée comme un troupeau de moutons au bord du précipice.
Une femme à la silhouette longiligne échoue entre les rails, manque de perdre l’équilibre en se cramponnant à son sac à main. Un vieil homme lui succède à quelques pas de distance, grimaçant de douleur tandis qu’il se redresse avec lenteur, une main collée au bas du dos.
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Héraclès
A TRUE HERO ISN’T MEASURED BY THE SIZE OF HIS STRENGTH BUT BY THE STRENGTH OF HIS HEART ~ WHERE WE FALL ARE THE STEPPING STONES FOR OUR JOURNEY ~ THERE ARE ALL KINDS OF COURAGE IN THE WORLD, AND MOST OF IT TAKES PLACE FAR FROM BATTLEFIELDS.
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legends never die : déesse de l'anarchie, celle qui fait régner le chaos dans le monde, tomber les leaders et se battre le peuple pour la place. celle qui aime voir l'ordre s'effondrer que ce soit grâce à une bataille de crayons dans une salle face à un professeur incompétent ou des gouvernements chuter pour laisser place nette au chaos d'un peuple perdu mais libre
the mighty bush : pouvoir de discorde
controle des sentiments elle attise la haine et la colère chez ceux qui croisent son chemin
Allegeance : elle est seule dysnomie, contre tous. elle ne sait pas si elle compte réellement pour eux. ils sont ses frères et soeurs, mais ils ne la comprennent pas, elle et ses intentions. alors elle y sème également la discorde, parmi les troupes divines. parce qu'elle vit pour l'anarchie et tout ceux se mettant en travers de son chemin sont ces ennemis.
these streets : lorsqu'elle a appris le retour des autres dieux elle a compris qu'une fois de plus zeus s'était bien moqué d'eux, qu'il les mettait tous en danger en ayant capturé ces autres dieux qui ne les dérangeaient nullement. une fois de plus, ils allaient tous pâtir de sa quête de grandeur.
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Sujet: Re: [Défi dieux] Pagaille dans le métro (Eric & Livie) Ven 13 Juil - 11:57 ()
[Défi dieux] Pagaille dans le métro
Eric Monfort & Livie D. Delmas
Métro, lieu qui tu n’appréciais que peu. Mais tu t’y faisais, avec le temps. Un lieu sombre où régnait trafics de toutes sortes et crimes peu intéressants. Lieu où régnait la loi du plus fort alors que personne ne semblait s’intéresser à son voisin. Lui où régnait cette loi car c’était un peu trop simple. Et ce jour-là, le plus fort portait un nom : police municipale.

1 minute avant le drame - Ton regard tombe sur la brunette qui se tient un peu plus loin. Tu ne la connais pas mais tu ne mets pas longtemps à repérer cette bombe qu’elle tient à la main. Bombe rouge. Peinture. Signe de la présence de révolutionnaires dans les lieux. La Vox allait frappé et toi tu regardais, spectatrice de ce spectacle qui n’allait pas tarder à se mettre en action. Premier jet de peinture qui s’affiche. Mur qui se teinte de rouge. Rouge pour la colère, rouge pour le sang et les blessures. Parce que ce n’était qu’une plaie béante chez eux. Parce qu’ils ne savaient pas comment réagir, eux qui avaient tout perdu. Eux à qui ont caché cette vérité. Et leur colère, tu la comprenais alors qu’ils étaient perdus, alors que les puissants contrôlaient tout, même leurs actions pour tenter de comprendre. Et toi, toi t’étais de leur côté, du côté de ceux qui restaient libres et dignes dans la défaite. Encore plus que leurs actions commençaient à cibler de plus en plus le pouvoir en place, Zeus, celui que tu voulais à tout prix voir tomber à ton tour.

---

Il y a ceux qui filment, les messages postés sur les réseaux sociaux, parce que t’as compris que c’était comme ça que ça fonctionnait désormais. Et tu t’en servais toi aussi. Pour le bien de la révolution, de l’anarchie et du chaos. Ça t’avait pris un peu de temps pour réussir à comprendre, mais c’était désormais chose faite après six ans dans ce Paris. Bruit des bottes qui claquent. Ils étaient là, les policiers. Et la gosse, elle ne met pas longtemps à être embarquée. Elle et ses deux copines un peu plus loin. Y a les cris. Et y a ta colère. Ta colère qui se diffuse à la foule. Aujourd’hui, les tout-puissants ne gagneraient pas. Y a le peuple qui se réveille et qui crie sa colère et sa rage, écho à la tienne. Parce qu’il ne fallait pas grand-chose pour l’enflammer alors que l’injustice était évidente, alors que tous pensaient ce que la Vox avait écrit, ce qu’elle soutenait avec les panneaux qui sortaient de certains qui semblaient déjà avoir prévu une action plus importante. Peut-être une photo ?

Coups qui pleuvent. T’as jamais été celle qui guidait les foules, tu te contentes de leur donner l’impulsion. Alors tu la laisses agir. Tu t’es contenté d’attiser un instant leur colère mais elle ne redescend pas, signe d’un malaise évident dans le Paris en proie au chaos depuis des années, dans le Paris sombrant un peu plus alors que les dieux se sont révélés. Elle s’échappe la foule prise en étau. Et elle dévale les marches pour atterrir sur les quais. Et ils sont là, tentant de convaincre les autres. Et toi, toi tu souris parce que ça fonctionne. Ils semblent enfin se réveiller.

BAM ! Tu prends un coup, dans le dos, et déséquilibrée tu t’effondres. C’est de la rage pure qui s’élève dans ton regard alors qu’il croise celui du policier à qui tu retournes une droite qui l’envoie droit dans le mur une fois relevée. T’es plus une déesse, t’es une combattante, comme tu l’avais été pendant les différentes guerres, choisissant toujours un camp et finissant par t’y perdre, pleurant tes morts comme tu aurais pleuré des frères et en voulant à tes véritables frères de ne que trop se soucier des morts humaines s’ils n’étaient pas de ceux les priant. Tu la vois même pas l’aura surnaturelle au loin. Parce qu’il n’y a que le combat qui compte, et le gagner avant que les renforts n’arrivent. Aujourd’hui, ce serait l’anarchie et la révolte qui gagnerait et non l’ordre et la puissance. Alors l’envie de vaincre, tu l’attises chez eux, les opprimés.

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@eric monfort
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weapon : [i]Massue d'Héraclès ►[/i] arme primitive que le héros a lui-même taillée dans un olivier sauvage. Instrument emblématique de ses nombreux exploits guerriers, cette massue a le pouvoir d'assommer n'importe quel surnaturel frappé au niveau du crâne.
Allegeance : Esprit libre et indomptable, Héraclès est fidèle à ses valeurs plus qu'à des groupes ou des individus. Déifié après une vie tumultueuse de mortel, il s'est toujours senti plus proche des fragiles humains que des dieux arrogants. C'est aujourd'hui un dieu repenti, justicier et protecteur, qui veille sur les humains et les encourage à exprimer leur potentiel.
Il voue un profond respect aux Templiers, ces gardiens qu'il voit en héros des temps modernes (bien qu'il désapprouve leur culte du secret), ainsi qu'à Vox Populi dans leur quête de vérité (mais il condamne la plupart de leurs actions violentes).
Au fil des siècles, Héraclès a également appris à aimer sa famille olympienne, et ne cherchera jamais à les détruire. Pour autant, il n'hésite pas à s'opposer aux actions néfastes de ses pairs et n'accorde aucun passe-droit.
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Sujet: Re: [Défi dieux] Pagaille dans le métro (Eric & Livie) Sam 14 Juil - 11:50 ()
[Défi dieux] Pagaille dans le métro
Eric Monfort & Livie D. Delmas

Le dieu à la force sans égal insiste impuissant au spectacle de chaos et de désolation qui se déroule dans le tunnel artificiel. Sa colère croît de seconde en seconde, en réaction à sa frustration ; chaque pas est plus résolu que le précédent.
Une scène attire soudain son attention : une jeune femme d’apparence banale, inoffensive, frappe un policier d’un coup de poing. Porté avec une force supérieure à celle d’un boxeur poids lourd, le choc projette l’homme bien bâti contre le mur distant d’un mètre.
Eric Monfort marque un temps d’arrêt. Regard fixé sur l’inconnue, ses pupilles se dilatent tel un lion immobile dans les hautes herbes, avisant sa future proie. Car ce n’est pas une lumière ordinaire que captent les noirs disques en expansion, mais une aura singulière, surnaturelle.

Je te tiens, démone !

Un rictus sinistre dévoile les dents puissantes du géant, capable d’arracher les chairs et briser les os.
Le colosse longe le quai, use de sa voix rauque et sa stature herculéenne pour inciter au calme et à la prudence. Il tend un bras secourable au vieil homme frappé de lumbago, le ramène sur le béton d’un simple mouvement.
Vains efforts.
La force démesurée du dieu produit sur la foule le même effet qu’un coup de massue dans une rivière : un fracas inutile, emporté par le courant en un claquement de doigts.
Les protestataires zélés dressent leur pancarte dans les hauteurs, ciblant les caméras de surveillance qui pourraient tenir le monde au courant du drame à venir.
Derrière lui, déjà, le flot humain accule d’autres voyageurs en bordure du quai, nourrissant à nouveau le mortel couloir où roulent les impitoyables motrices.

Héraclès comprend qu’il doit agir vite. Neutraliser l’origine du tumulte, la démone aux cheveux blonds dont le pouvoir mystérieux excite les protestataires et les forces de l’ordre.
Le prochain métro arrive dans moins de dix minutes. Un délai suffisant pour que l’ancien héros accomplisse ce pour quoi il a toujours excellé : détruire une créature nuisible.

Le colosse se fraye un chemin jusqu’à la furie à l’aura inhumaine. Cette fois, Héraclès joue de sa force avec moins de précautions pour atteindre son objectif. Des jurons répondent à ses épaules qui brassent la foule, des cris de protestation insultent ses grandes mains d’ancien nageur qui dégagent les obstacles de chair.
Soudain, un objet contondant long et dur s’abat violemment sur son dos large et épais. Le géant réplique avec un grognement sinistre – celui du tigre qu’on dérange dans sa tanière. Avec la souplesse d’un félin, Héraclès pivote sur lui-même pour faire face à son audacieux agresseur.
Il s’agit d’un policier, dont les yeux injectés de sang trahissent la folie. Ceux-ci se voilent d’une panique primale, élémentaire, lorsqu’un antique instinct de préservation alerte sa conscience dérangée de la force inouïe qu’il vient de déchaîner.
Trop tard. Vif comme un cobra, le bras gauche du géant se détend pour s’emparer de la matraque qui vient de cogner. Son bras droit, avec un décalage infime, propulse un poing énorme avec la force et la célérité d’un marteau-piqueur.
L’instant d’après, le policier assommé gît sur l’épaule du colosse à présent armé. Une vilaine rougeur sur la tempe augure la bosse douloureuse qu’il portera au cours des jours suivants.
Eric, en tant qu’agent d’Interpol, n’aura aucun mal à justifier son geste raisonné. Son charisme de dieu appuiera si besoin ses propos. Il dépose le corps inconscient dans le coin formé par le mur et un distributeur automatique, puis bondit dans l’espace vide qui s’est formé derrière la démone aux cheveux blonds.
Mu par une rapidité surnaturelle, le dieu glisse la matraque devant la gorge de la jeune femme et la serre contre lui, une main à chaque extrémité du manche.
Baissant la tête jusqu’à ce que ses lèvres ardentes frôlent l’oreille délicate de sa proie, Héraclès murmure avec une voix résolue, lourde de menaces.

— Fais cesser cette folie, démone, ou je t’écrase la trachée avant de briser ta nuque fragile comme une brindille de bois mort. Personne ne t’entendra crier, et tu rejoindras la Cité de Dis avec le goût aigre de ta défaite au fond de la gorge.

Comme pour illustrer ses paroles, Héraclès raffermit sa prise et gravit quelques marches de l’escalier souterrain avec sa victime. Là, sous leurs yeux, des grappes entières de vies humaines se détachent de la foule amassée sur le quai pour échouer entre les rails.
Héraclès ignore les pouvoirs que maîtrise cet être surnaturel, mais les regards fous et les cris déments l’ont convaincu de son influence délétère sur la psyché des humains.
Il n’imagine pas une seconde qu’il vient de rencontrer une divinité grecque.
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Sujet: Re: [Défi dieux] Pagaille dans le métro (Eric & Livie) ()
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[Défi dieux] Pagaille dans le métro (Eric & Livie)
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