boom bitch
Le forum est de retour pour vous jouer de mauvais tours.
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let the sky fall
Un accident d'avion, un trésor piégé et un équilibre mis à mal par l'arrivée de nouvelles forces dans le jeu d'ombres...
Voilà ce qui vous attend dans la nouvelle intrigue.
like I own it
Parfois, on a juste envie d'inaugurer un bâtiment tranquille. Malheureusement, on a souvent des invités surprise....
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 Never turn your back on the door | Nolan
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the mighty bush : - Il arrive à toucher son nez avec le bout de sa langue.
- Il sait loucher (plus qu'un pouvoir, un don tombé du ciel).
- Il est capable de faire tenir une cuillère sur son nez.
- Il a un talent particulier pour sur-protéger sa soeur.
weapon : Semi-automatique avec balles bénites et arc pliant – Il cache le premier à son mollet, sous ses pantalons. Le second a le droit à un double faux dans son sac-à-dos.
Allegeance : Loyal aux templiers – Il a très tôt compris qu'il serait un templier. L'idée de leur être déloyal ne lui est jamais passé par la tête. Il y a plusieurs raisons à cela : 1/ il risquerait de mourir 2/ c'est toujours mieux que de ne rien faire 3/ il avait besoin d'un passe-temps. Il connaît l'importance du rôle des templiers. C'est pourquoi il se tient toujours à leurs côtés, prêt à aider.
these streets : Il en sait beaucoup trop pour feindre l'ignorance. En fait, il connaît les vraies raisons de la plupart des derniers événements. Le crash de l'avion, la famine... Parfois, il est convaincu que l'ignorance est la meilleure chose qui puisse arriver aux humains. Ils paniqueraient davantage. Alors, il veille à couvrir les traces surnaturelles autant dans la vie que dans ses articles.
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Sujet: Never turn your back on the door | Nolan Lun 9 Juil - 20:17 ()



 
Never turn your back on the door

Le corps se laisse tomber. Il atterrit sur la surface dure d’un banc. Atterrissage réussi. Bravo à tout l’équipage ! Standing ovation, s’il vous plaît ! Les yeux se lèvent en direction d’un bâtiment. Situé à quelques mètres de là. Ce banc est l’emplacement parfait pour observer la porte de l’immeuble. “Bonjour, mon garçon ! Vous vous appelez comment ?” Il sursaute, Noah. Il n’avait pas fait attention au vieillard assis juste à côté. Une casquette sur la tête. Une canne entre les jambes. Les pieds tendus devant lui. Les sourcils et les cheveux blancs. Enfin, ce qui reste de ses cheveux.  Trente centimètres à droite plus loin et Noah se retrouvait assis sur les genoux du vieillard. Moment gênaaaant. Il esquisse un sourire. “Bonjour ! Je m’appelle Noah. Et vous ?” Du coin de l’oeil, il tente de rester concentré sur la porte. Il faut qu’il puisse réagir le plus rapidement possible. Il n’aura pas beaucoup de temps. “Mamelle ? Un bien curieux prénom !” Il dévisage le vieux. Mamelle ? Sérieux ? Est-ce qu’il a une tête de Mamelle, hein ? Encore, le voisin un peu relou du cinquième, oui. Le chat de Cora, carrément. Mais Noah, non ! “Non, c’est Noah !” Il parle un peu plus fort. Mais pas trop. Il ne veut pas attirer l’attention de tous les passants. La discrétion est de mise. C'est foutu d’avance quand on discute avec un mec qui n’entend rien.

Noix ? Moi aussi, j’adore les noix, Mamelle. Mais vous savez, il paraît que ce n’est pas bon pour le coeur. Ma belle-soeur en a mangé plusieurs poignées par jour pendant trois mois. Et pouf, elle est morte d’une crise cardiaque ! Les médecins ont dit que c’était la vieillesse, mais nous, nous nous savons que c’est à cause des noix. Les docs n’ont pas le droit de le dire à cause du lobby des noix. Quand la nourriture tue, c’est vraiment triste.... Qu’est-ce qui nous reste sans ça ? Pas grand-chose, mon cher Mamelle, pas grand-chose... Et puis, tout le monde sait que les noix sont meilleures quand elles sont cuisinées un minimum. On peut faire de délicieux gâteaux avec. Pas vrai, Mamelle ?” Il bugue, le petit Noah (enfin, Mamelle). Complètement. Il a l’impression d’avoir en face de lui sa version à la retraite. Les mêmes bavardages inutiles. La même connaissance de la cuisine. Et devinez quoi ? Il adore les gâteaux aux noix ! Comme par hasard ! Ceci est un complot organisé par sa soeur. C’est sûr ! “Ma grand-mère nous en faisant quand elle était encore en vie.” Il termine sa phrase par un sourire. De beaux souvenirs, ce gâteau. Un goût spécial au début, mais finalement, on s'y fait. Ce gâteau, c’était un peu la touche d’originalité dans une famille un peu trop carrée. Le plus triste dans tout cela, c’est que la grand-mère est partie sans laisser sa recette. Ah oui, et qu’elle soit morte. Évidemment. Mais quand même, la recette !

Son visage se tourne vers la porte du bâtiment. Une personne en sort. Même de loin, il en reconnaît les traits. Nolan. Il n’y aucun doute là-dessus. C’est bientôt le moment. “HEIN ?! Vous avez une grenouille ? C’est ça que vous dites ? Quel étrange animal de compagnie ! Vous devriez la laisser en liberté, mais pas à Paris. Elle se ferait écraser en un rien de temps avec toutes ces voitures.” Une grenouille ? Mais à quel moment est-ce qu'il a parlé d'une grenouille ? Ce mec est fou. Ou sourd. Ou les deux. Qui sait ? Pas étonnant qu'il soit abandonné sur un banc. Tel une cafetière défectueuse. Si cet homme est vraiment sa version du futur, Noah a du souci à se faire. Et des comptes à demander à Cora. D'où on abandonne son frère sourd comme un pot, hein ? Noah jette un coup d’oeil au loin. Nolan a disparu. Cette fois, il peut y aller. “Désolé… je dois vous laisser !” Il se lève brusquement du banc. Le coeur bat un peu plus fort. Conscient de l’enjeu, des risques. Noah rentre dans l’immeuble et déjà, il se lance dans les escaliers. Il avale les marches deux par deux. Bien content d’avoir assez d’endurance pour ne pas s’effondrer en-haut du premier étage. Cela dit, il aurait été plus rapide avec un gâteau aux noix dans l’estomac (vilaine mamie !). Il ne s’arrête que lorsqu’il est devant la bonne porte. Celle du bureau d’une détective privée qu’il commence à bien connaître. Il prend quelques secondes pour écouter les bruits de l’immeuble. Les portes qui se ferment. Les pas qui se déplacent. Les battements de son coeur. La vitesse de sa respiration.

Lorsqu’il sent que la voie est totalement libre, il prend d’assaut la porte. Les doigts s’affairent autour de la poignée. Les outils se succèdent. Les gestes appris à l’Ordre lui reviennent. Il lui faut cinq minutes pour arriver à bout de la serrure. Pour entendre un cliquetis familier. Ce n’est pas la première fois. Ni la dernière. Il devrait en avoir honte. Mais étrangement, il n’a aucun problème à entrer chez les gens sans leur permission. Il a depuis longtemps appris que c’était nécessaire pour fouiner dans les affaires de certains démons. Que l’on se mette d’accord : Nolan n’a rien de démoniaque. Quoique. La question peut se poser. Vous ne l’avez jamais vue en colère quand vous n’obéissez pas ! Il parie même qu’elle a un regard assassin quand elle se lève de mauvaise humeur. Non, elle n’est pas démoniaque, mais elle est sur une voie dangereuse. Pour elle. Pour les autres. Pour le monde entier, allez, soyons fous. Et pour cette raison, il doit surveiller de près son enquête. De très peu. Et puis, ce n'est pas comme s'il entrait dans son appartement et qu'il allait tomber sur ses sous-vêtements. Sinon, il aurait réfléchi à deux fois. Attendez, non, en fait, ça n'aurait rien changé. Il récupère ses affaires étalées par terre, avant de pousser la porte. Il la referme derrière lui. Histoire de ne pas éveiller les soupçons des voisins. Il aurait aussi pu passer par la fenêtre. Sauf qu’il n’est pas un professionnel du parkour et qu’il aurait fallu que Nolan laisse une fenêtre ouverte. Ce qui n’est visiblement pas le cas. Il aurait eu l’air bien con, à escalader l’immeuble pour rien.

Son regard passe la pièce en revue. Les murs, les meubles, le sol. Tout ce qui pourrait contenir un indice. Tout ce qui pourrait indiquer son avancée dans l’énigme de ce foutu monde. Il avance jusqu’au bureau. Le meuble central. Il n'en fait même pas le tour, le dos tourné à la porte. Trop occupé à fouiner. “Alors, qu’est-ce que tu as découvert ?” Très bonne question. Quand on y pense, ce serait tellement plus simple qu’il se la joue coopératif avec Nolan. Ils pourraient même enquêter ensemble. Évidemment, Noah la conduirait vers de mauvaises pistes. Mais au moins, il ne serait plus obligé de discuter avec son jumeau du futur ni d’entrer par effraction dans son bureau. Oui, ce serait tellement plus simple. Mais non. Il préfère fouiner de son côté. Attraper les feuilles une par une et les survoler. Prendre le risque d’être pris sur le fait. Aaaah, sa vie est une véritable aventure ! Mais comment fait-il pour survivre à toutes ces aventures, vous demandez-vous. Hé bien, c’est simple : il est réveillé en sursaut par un chat, il tape un de ses orteils contre le pied du lit en se levant (le gros orteil, sinon ça ne fonctionne pas), il prend ensuite une douche (avec un peu de savon dans les yeux parce que ça réveille, voyons), il savoure son petit-déjeuner et il part dans la panique parce qu’il va être en retard au travail. Et voilà sa morning routine ! Vous êtes jaloux, hein ? Non mais, je vous comprends. Tout le monde rêve de s’exploser l’orteil tous les matins !



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Dernière édition par Noah T. de Fontanges le Ven 13 Juil - 12:28, édité 2 fois
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Sujet: Re: Never turn your back on the door | Nolan Mar 10 Juil - 7:05 ()
Never turn your back on the door
you let your feet run wild time has come as we all go down but for the fall do you dare to look him right in the eyes?
Epingles accrochées sur le tableau sinistré. Fils emmêlés qui s’écoulent sous le regard interloqué, quand les réponses manquent et qu’elle compte chaque nuance. Histoires écrasées sur le papier, teintes ensanglantées sur le blanc glacé. Elle contemple l’artiste, la fresque abstraite sur son écran défaite. Les doigts glissant sur les liaisons, cherchant une solution à l’adéquation. Peintre endettée qui recolle chaque souvenir pour comprendre son martyr. Elle a les yeux cernés d’obscurité, le teint cadavérique sous les nuits agitées. Son âme envolée quelque part, quand elle fonce droit dans le mur, mais qu’elle se ne rend plus compte sous l’usure. A moitié morte, à moitié  en vie face à l’ironie. De cette existence éparpillée, de ses mémoires ravagées. Y’a les photos de son passé, les sourires oubliés, ceux des visages familiers, traits éteints, rappel malsain des marques sur son bassin. Les phalanges abandonnent l’image pour se glisser sur ses hanches. Sous la douleur qui semble si loin, crevée sous les cicatrises qui ne lui rappellent rien. Vide béant sous le traumatisme tremblant. Que les brûlures qui mordent encore la peau veloutée, en tatouage indélébile, l’atrocité gravée dans la chair. Le calvaire avant la misère. La blessure avant les fissures. Elle regarde la poupée les boursouflures, les prunelles néant et le souffle absent. Cédant à l’agonie muette de cet oubli particulier, de ses esprits enterrés. Car ils ne cessent de la suivre ces traits, ces fantômes errants qui lui rappellent à chaque instant, qu’il y a quelque chose d’incohérent. Malédiction de frustration, condamnation d’abandon. Elle serre les poings l’orpheline, se mordant la lèvre sous le silence pesant, sous le trou béant de son palpitant. Et elle se soulève la môme, loin de son bureau, loin de cet échafaud. L’écran enfilé dans la poche arrière de son jean, alors qu’elle attrape son sac pour prendre un peu l’air avant de se foutre en l’air. Besoin de respirer, envie de fumer. Elle dévale les escaliers avec rapidité et déjà la porte d’entrée claque sous son impulsivité. Et elle s’efface la poupée loin du building grisonnant, ses mains s’infiltrant dans la besogne pour tirer une clope agilement. Puis l’étincelle et la fumée entre les lèvres mordillées, les volutes réconfortantes quand elle se détruit petit à petit. Et elle reste ainsi, un peu effacée, un peu en retrait sous les regards indiscrets, l’océan voguant sur les traits ignorants quand elle fait semblant. Que tout va bien simplement. Habitude de se cacher, de s’effacer derrière un sourire léger pour les apparences. Car elle n’a pas le droit de montrer sa démence. Puis l’agitation quand elle fouille dans son sac et qu’elle se rend compte qu’elle a oublié ses clés. Putain ! Débile. Elle ne peut s’empêcher de s’insulter la poupée, quand elle repart vers son bureau et c’est là qu’elle la voit la silhouette familière qui se glisse dans la bâtisse délabrée. Le journaliste trop indiscret qui essaie encore de fouiner. Et elle n’a pas envie de s’amuser la jolie, juste l’envie de le dégager de sa vie. Alors elle se rue la cohue, jetant sa clope à peine entamée, quand elle suit les pas rapides. Discrétion incarnée quand elle file la pourriture avant de l’écraser de son usure. Elle le voit Noah, comme ce gars qui ne comprendra jamais la raison de son implication. Car il n’a pas tous les chapitres de sa tragédie. Et qu’il ne saisit pas qu’elle reste en vie ainsi. Lui qui se cache pour effacer les traces, il n’a pas idée de l’opportunité qu’il lui donne en s’infiltrant ici. Mais elle le laisse faire, quand il déverrouille la serrure et qu’il se faufile à l’intérieur sans faire d’erreurs. Et elle attend un peu, sachant que tous ses dossiers n’ont rien de particulier, les preuves étant bien cachées dans son appartement bordélique. Puis à son tour, avec une précaution démente, elle choppe la poignet dans un silence béant pour rentrer dans la pièce avec une agilité incroyable. Et elle le scrute juste là, pendant quelques secondes, attendant le moment opportun pour attaquer quand il continue de fouiner. «  Alors, qu’est-ce que tu as découvert ?  » Et toi qu’est ce que tu as trouvé ? Le jeu du chat et de la souris reprend. Echiquier qui s’ouvre sous les enjeux tremblants. Ce coup ci elle ne s’enfuira pas. Elle ne lui laissera pas le choix.

Et elle s’avance un peu la funambule sur son fil en équilibre, attrapant lentement les menottes dans son sac, quand elle se concentre pour ne faire aucun bruit. Pas le droit à l’erreur, pas se précipiter. Elle retient même son souffle en apnée, et une fois assez proche, elle attrape ses mains pour les emprisonner avant de le retourner et le pousser contre son bureau. Gestes rapides pas le temps de répliquer, elle continue de s’avancer. De l’enchainer, de l’emprisonner face à la réalité. Les menottes venant ricocher sur le crochet à son bureau, mesure de sécurité sous la violence de ses clients un peu trop belliqueux, elle l’empêche de bouger et elle l’oblige à s’asseoir sur le bois quand elle lui grimpe dessus à califourchon pour le paralyser. Corps contre corps, visage contre visage, souffles entremêlés et déjà un sourire carnassier vient se dessiner sur ses lèvres rosées. «  Et toi qu’est ce que tu viens faire ici ?  » Provocation sur le bout de la langue, quand elle bouge un peu contre lui, pour se caler et créer sans doute un peu de gêne dans cette proximité. Elle s’assoit sur son bassin brusquement, et elle ne lache pas son regard bleuté. Lueurs sadiques dans les rétines injectées. «  Ça tombe bien en soit j’avais des questions à te poser.  » Et ses doigts viennent glisser sur son torse tout doucement, presque trop sensuellement, puis elle le pousse un peu pour créer une douleur sourde sous ses muscles tirés par les chaines.  «  C’était qui ce gars la dernière fois ? Celui qui a jeté ton pote de la ruelle sans le moindre effort ? Et qui a disparu en un claquement de doigts ?  » Elle ne lui laisse pas le temps, l’enchainant violemment. Besoin de savoir, de comprendre, de trouver les solutions. Et elle continue de jouer la poupée avec sa gueule de gamine effarouchée et ses phalanges baladeuses. Se rapprochant des traits du brun avec cette férocité, sa respiration venant s’échouer contre ses lèvres quand sa main danse contre le buste sous des caresses douces. Si elle ne pouvait pas l’avoir à l’usure, elle allait y aller à la torture.
(c) DΛNDELION

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nos âmes en enfer

Mais j'essaye d'm'en sortir, même si j'm'attends au pire, marre de faire semblant. J'veux fuir avec ma silhouette dans l'vent, j'te promets qu'c'est tentant j'ai des regrets quand j'pense que j'ai gardé mes yeux d'enfant perdu mon calme, les deux poings sanglants...
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Sujet: Re: Never turn your back on the door | Nolan Mar 10 Juil - 8:12 ()



 
Never turn your back on the door

Des feuilles. Partout. A ne plus savoir où regarder. Il faut un plan d’attaque pour savoir par où commencer. Pour être méthodique. Pour ne rien rater.  Alors, c’est le bureau qui occupe toute son attention. La surface visible, puis l’exploration des tiroirs. Il est convaincu qu’il trouvera quelque chose. Ou alors, pas du tout, et ce sera bon signe. C’est dur de venir ici. C’est comme entrer dans le cerveau d’une personne. Voir toutes ses pensées, toutes ses questions, tous ses doutes. Étalés juste sous les yeux de Noah. Lui, un intrus. Loin d’être invité. Loin d’être apprécié. Il s’était fait timide la première fois. Soucieux de ne pas trop empiéter sur la vie de Nolan. Soucieux de déranger ses affaires. Et finalement, il a pris ses marques. Au fur et à mesure qu'elle devenait insupportable. Il s’est habitué à cet espace. Il évolue dans cette pièce comme en terrain conquis. Si confiant et concentré. Il ne s’aperçoit pas qu’il n'est plus seul, qu’une silhouette agile se glisse dans son dos, que le danger est imminent. Non, il ne s’en aperçoit pas. Trop occupé à feuilleter les pages. Quand il lève les yeux, c’est trop tard. Les menottes s’abattent sur ses poignets. Le tas de feuilles lui échappe des mains. Il se retrouve assis sur le bureau. Coincé. Emprisonné. Empêtré entre un bureau et une Nolan sauvage. Séductrice. Dangereuse.

Et merde. Voilà ce qu’il se dit, juste avant qu’elle ne s’installe sur lui. Et merde. Voilà ce qu’il se répète. Il se passe quoi, là, tout de suite, maintenant ? Pris au piège. La souris coincée entre les griffes du chat. Son regard se tourne vers la porte. Tout pour ne pas croiser le regard trop proche de Nolan. Tout pour essayer de trouver une solution. La porte. Cette traitresse. Elle ne peut pas grincer comme toutes les bonnes portes qui se respectent ? Mais il fallait que ça arrive. Évidemment. A force de fouiner ici. A force de mettre son nez où il ne devrait pas. Il aurait dû attendre la nuit. Le bureau aurait été vide. Trop tard. “Et toi qu’est ce que tu viens faire ici ?” Lentement, il ramène ses yeux clairs sur Nolan. Okay, elle est proche. Très proche. Trop proche, peut-être ? Et elle peut l’être. Assise à califourchon sur lui. Il avale sa salive. Okay, ça craint. Il est dans la merde. Mais il peut s’en sortir. Il s’entraîne depuis des années à combattre les démons. Ce n’est pas une… une humaine qui peut le décontenancer et lui faire perdre ses moyens. Il va s’échapper. Il va s’enfuir d’ici. En appelant à l’aide peut-être. En oubliant sa fierté. Mais il va s’enfuir. Oui, Noah, raccroche-toi à cette infime conviction.

Il plante ses yeux dans ceux de Nolan. S’obligeant à se concentrer sur eux plutôt que sur cette soudaine proximité. S’obligeant à agir aussi normalement que possible avec une femme qui lui sourit comme à un morceau de viande. Alors, c’est donc ça qu’une cuisse de poulet ressent quand il s’apprête à la manger ? Il fronce les sourcils, un air concerné sur le faciès. “Je voulais t’inviter à boire un café, mais j’ai trouvé la porte ouverte. Faut vraiment faire attention ! De nos jours, on ne sait plus quand un cambriolage peut avoir lieu.” Mauvaise réponse. Elle change de position. S’installant un peu plus haut. Instinctivement, il se recule. De quelques millimètres. Assez pour avoir l’impression de maîtriser la situation. Impression ridicule. Le mec est quand même menotté à un bureau. On a vu mieux comme maîtrise de la situation. “Ça tombe bien en soit j’avais des questions à te poser.” Elle a une lueur dans le regard. Une lueur qui lui arrache un frisson. A moins que ce ne soit son toucher ? Ses doigts qui se baladent sur son torse ? Il reste obstinément bloqué sur les yeux de Nolan. Il ne veut pas voir. Cette proximité. Cette intimité.

Elle le pousse. Le métal s’enfonce un peu plus dans sa peau. Rappel de sa situation actuelle. Précaire, la situation. Très précaire. Quoique, certains seraient heureux d’être menottés et d’avoir une jolie femme à califourchon sur eux. Ouais, certains. Sauf que Noah se la représente seulement avec des cornes rouges, une queue dans le dos et un troisième sein. La grimace est présente. Le regard noir aussi. “Bordel ! On est obligé de faire ça comme ça ?!” L’agressivité en réponse à la sensualité. L’agressivité comme échappatoire. Il tire sur la chaîne comme pour essayer de se libérer. Pas assez de force, le bonhomme. Pas assez de conviction, aussi. Le jour où il arrivera à briser une chaîne à la force de ses bras n’est pas encore arrivé. “C’était qui ce gars la dernière fois ? Celui qui a jeté ton pote de la ruelle sans le moindre effort ? Et qui a disparu en un claquement de doigts ?” Il arrête de se démener. Il porte toute son attention sur Nolan. Et son foutu visage qui se rapproche. Sa respiration qui se mêle à la sienne. Ses doigts qui se jouent de lui. De nouveau, il avale sa salive. Difficilement, cette fois. Le regard baissé sur ses lèvres bien trop proches. Bien plus tentantes qu’il ne voudrait l’avouer.

Il s’éclaircit la gorge. Tentative pour reprendre le dessus. Tentative pour s’arracher à cette contemplation. Et ça fonctionne. Son attention quitte les lèvres pour les yeux. Des yeux beaucoup plus faciles à affronter. “Jérôme, il s’appelle Jérôme. Un ami d’enfance. Ça te va ? Et qu’est-ce que ça peut te faire d’abord ?” Jérôme le démon. Jérôme qui ne s’appelle pas vraiment Jérôme, d’ailleurs. Mais elle n’a pas besoin de le savoir. Il doit juste lui donner quelque chose à se mettre sous la dent. Et après, elle n’aura plus qu’à chercher. “Alors, c’est comme ça que tu bosses ? Tu prends au piège les gens et tu… tu les tortures dans ton bureau pour avoir des réponses ? Ça ne marchera pas avec moi. J’ai rien à dire.” Il se redresse un peu. Pas trop, pour éviter de tirer sur ses entraves. Le regard emplit de défi. Il tiendra bon. Elle peut le tripoter autant qu’elle veut. Elle peut essayer de le faire craquer en se collant à lui. Elle peut jouer de ses charmes. Il ne dira rien. De toute manière, elle n’ira pas plus loin. Elle n’osera pas. Elle ne le fera pas. Ce sera fini dans cinq minutes. Cinq petites minutes et après, il pourra rentrer chez lui tranquillement.




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Sujet: Re: Never turn your back on the door | Nolan Mer 11 Juil - 6:56 ()
Never turn your back on the door
you let your feet run wild time has come as we all go down but for the fall do you dare to look him right in the eyes?
Le piège se renferme, prédatrice affamée sous la proie qui guette encore une échappée. L’étau se resserre, quand les corps s’enserrent. Et qu’elle ne manque pas la cruelle de remarquer la familiarité avec laquelle l’homme prend ses aises dans ses banalités. Indice évident que ce n’est pas la première fois qu’il commet un tel méfait. De s’approprier son bureau pour récolter quelques informations parsemées. Et ça gronde à l’intérieur cette rage sourde, cette colère muette. La poupée se sentant pillée dans son intimité, alors elle ne se gêne pas la beauté pour voler la sienne. Quand elle lui grimpe dessus sans aucune maladresse, prête à l’enfoncer dans sa détresse. Plus de pitié, plus de compassion, juste cette confrontation. Sous les affronts et les non dits. Sous les mensonges et les compromis. Plus d’échappatoire ni d’espoir dans ce bureau dérisoire. Simplement cette vengeance qui se dessine peu à peu, qui s’anime sous les enjeux. Et le brun il ne la regarde même pas, il n’ose pas. Le regard figé sur la porte, seule issue de secours face à ce point de non retour. Mais elle reprend les pions la reine, avançant doucement près du roi. Danse macabre avant le final bancal. Et la cadence s’impose sous les mots ecchymoses. Première attaque docile, douceur avant le vice. Les prunelles s’arrachent, s’ancrent lentement, les teintes bleutées se confrontant. Puis le silence léger avant le mensonge calculé, quand la gorge se serre sous l’anxiété. Oh tu as raison de t’inquiéter. «  Je voulais t’inviter à boire un café, mais j’ai trouvé la porte ouverte. Faut vraiment faire attention ! De nos jours, on ne sait plus quand un cambriolage peut avoir lieu.  » Et le rire cristallin, quand elle reprend ses aises et qu’elle se soulève légèrement pour retomber sur son bassin et que le malsain tente de faire le malin. En se reculant, comme s’il pouvait s’accrocher à un semblant de stabilité. «   Je t’ai vu crocheter ma serrure, donc je suppose que ce n’est pas la première fois que tu viens là.  » Les syllabes sont sournoises, le ton cassant et la voix glaciale. Elle ne joue plus Nolan, elle prend. La colère dans le sang. Et pourtant, elle est douce la jolie, presque tendre dans ses gestes semi innocents. Quand elle dépose ses doigts sensuellement sur le torse de l’ignorant et qu’il frisonne sous l’emprise de la môme. Effet tremblant, fantasme oppressant. Puis la violence, l’impulsivité, quand elle lui prouve qu’elle ne cherche plus à s’amuser. Sous ses mains qui le poussent en arrière et ses bras qui se tendent sous les menottes qui rentrent dans sa chair. Il comprend enfin l’errant que c’est elle qui détient le contrôle en cet instant. Alors il se fait agressif, corrosif. Sous ses rétines cramées de noirceur et sa grimace de douleur. «  Bordel ! On est obligé de faire ça comme ça ?!  » Et il essaie le pauvre captif de tirer, de se délivrer des chaines rouillées, de trouver un moyen de se cacher. Mais il n’y a aucune échappatoire et Nolan ne cache pas son rictus amusé. Son sourire carnassier bien aiguisé sur ses lèvres pleines. «  T’es chez moi tu subis mes règles !  » Bourreau abusif sous les gémissements de la victime. Elle ne lache rien la poupée, prête à tirer chaque fils de son pantin désarticulé. Plus de pudeur, juste de la rancoeur. Et ces kilos de questions qui explosent sa trachée, quand elle cherche son attention pour un peu de réalité.

Et elle le voit Noah, qui tente de penser à autre chose, d’éviter les vérités, de s’expulser de cette proximité mais son regard trahit ses pensées. Quand elle crève la distance et qu’il se noie sur les courbes de sa bouche à quelques centimètres près et qu’elle comprend enfin qu’elle lui fait de l’effet. Sourire victorieux sur ses lèvres quand elle sent qu’elle va encore plus s’amuser à le tourmenter. Mais le brun essaie encore de se rattraper, de montrer qu’il détient encore un peu de dignité. S’éclaircissant la gorge pour mieux se plonger dans ses yeux bleus. «   Jérôme, il s’appelle Jérôme. Un ami d’enfance. Ça te va ? Et qu’est-ce que ça peut te faire d’abord ?  » Et il se fout encore d’elle ce taré, pas prêt de lui donner des indices auxquels se raccrocher. «  Pour un ami, il t’a envoyé de sacrées droites.  » Elle est ironique la sadique, elle pique. Rose noire qui entaille avec ses épines, qui ne gobe absolument rien de ses mensonges répétés. «  Alors, c’est comme ça que tu bosses ? Tu prends au piège les gens et tu… tu les tortures dans ton bureau pour avoir des réponses ? Ça ne marchera pas avec moi. J’ai rien à dire.  » Et il change de sujet, il cherche encore à la devancer, alors qu’il est accroché ici, complètement piégé. Le regard plein de défi, le corps relevé, les traits figés, si loin d’abandonner. Mais elle n’est pas prête de lâcher la beauté, pas prête d’en avoir fini avec lui.

«  Les menottes sont habituellement réservés aux clients belliqueux qui décident de s’énerver un peu trop, mais c’est la première fois que quelqu’un tente de fouiner dans le bureau d’une ancienne flic.  » Encore une provocation, une insinuation. Elle tranche autant qu’elle peut, elle fracasse autant qu’elle le veut. Et elle pousse le vice, toujours plus, toujours plus proche du supplice. Quand elle enlève doucement son haut sans gêne ni morale, qu’elle montre un peu plus ses courbes et sa chair à l’envers. Cicatrises qui remontent sur son bassin sans qu’elle ne sent le besoin de justifier ou de formuler son calvaire malsain. Et elle glisse plus proche de lui encore, se love contre son buste quand elle grignote sa lèvre inférieure sans faire une seule erreur. Car elle sait la môme, ce qu’elle fait, elle sait comment torturer un homme sans lui faire du mal. Il suffit d’un peu d’effet, d’une envie démesurée et d’un feu dans les entrailles pour le consumer. Alors elle continue son piège incongru, elle murmure dans la cohue. «  Tu crois sans doute…  » Ses doigts glissent doucement sur son t-shirt, descendant dangereusement. «   Que je vais m’arrêter…  » Et les phalanges voguent toujours plus loin, sous les soupirs tremblants. «  Avant d’aller trop loin.  » Puis les griffes s’accrochent brusquement à la ceinture de son jean quand ses babines se relèvent vicieusement. Et qu’elle pivote un peu la poupée, ses lèvres toujours trop près mais pas assez. Elle les dépose sur sa joue, descend sur sa mâchoire en des baisers légers quand elle remonte à son oreille pour susurrer. «  Tu as tort … Noah. » » Et elle mord le lobe la cannibale tout doucement quand elle joue de ses charmes démesurément. Puis elle revient à son cou où sa bouche effleure la chaire lentement, torture légère sous la tentation précaire. «  Qui était ce gars ?  » Et elle garde encore le contrôle la gamine, contrôlant la cadence de cette danse. Encore quelques as dans sa manche et surtout pas prête à lui donner une seule chance.

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Mais j'essaye d'm'en sortir, même si j'm'attends au pire, marre de faire semblant. J'veux fuir avec ma silhouette dans l'vent, j'te promets qu'c'est tentant j'ai des regrets quand j'pense que j'ai gardé mes yeux d'enfant perdu mon calme, les deux poings sanglants...
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- Il sait loucher (plus qu'un pouvoir, un don tombé du ciel).
- Il est capable de faire tenir une cuillère sur son nez.
- Il a un talent particulier pour sur-protéger sa soeur.
weapon : Semi-automatique avec balles bénites et arc pliant – Il cache le premier à son mollet, sous ses pantalons. Le second a le droit à un double faux dans son sac-à-dos.
Allegeance : Loyal aux templiers – Il a très tôt compris qu'il serait un templier. L'idée de leur être déloyal ne lui est jamais passé par la tête. Il y a plusieurs raisons à cela : 1/ il risquerait de mourir 2/ c'est toujours mieux que de ne rien faire 3/ il avait besoin d'un passe-temps. Il connaît l'importance du rôle des templiers. C'est pourquoi il se tient toujours à leurs côtés, prêt à aider.
these streets : Il en sait beaucoup trop pour feindre l'ignorance. En fait, il connaît les vraies raisons de la plupart des derniers événements. Le crash de l'avion, la famine... Parfois, il est convaincu que l'ignorance est la meilleure chose qui puisse arriver aux humains. Ils paniqueraient davantage. Alors, il veille à couvrir les traces surnaturelles autant dans la vie que dans ses articles.
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Sujet: Re: Never turn your back on the door | Nolan Mer 11 Juil - 8:42 ()



 
Never turn your back on the door

Naïf. Il ne sait pas dans quoi il s’est fourré. Confiant. Persuadé qu’il maîtrise la situation. Et c’est le cas. Jusqu’à un certain point. Jusqu’à ce que tout bascule. Jusqu’à ce que la propriétaire des lieux débarque. Ce n’est pas une conversation plaisante auquelle ils s’adonnent. Non. Elle prend des allures de torture. Torture des sens. Torture des émotions. Nolan n’est plus la jeune femme chiante, fouineuse, têtue à surveiller. Elle est maintenant la tentation incarnée. Chacun de ses gestes est réfléchi. Chacun de ses gestes semble déclencher quelque chose en lui. Comme si son corps répondait aux appels de son toucher. Et c’est atroce. Cette sensation de ne pas avoir le contrôle. Cette sensation de ne pas pouvoir maîtriser ses propres réactions. Il use et abuse de stratagèmes. Regard ailleurs. Agressivité. Ignorance. Bientôt, il se mettra à penser aux fesses fripées de sa grand-mère. Il n’aura pas d’autre choix. Et ne lui demandez pas pourquoi il les a déjà vues. Un véritable traumatisme. Il est prêt à revivre cette scène pour échapper à celle qu’il vit actuellement. Bien plus plaisante, mais plus dangereuse. “T’es chez moi tu subis mes règles.” Malgré lui, il a un sourire. A l’idée qu’elle puisse être un tyran qui impose le retrait des chaussures à tous ses invités ; qu’elle oblige à utiliser des dessous de verre. Et ça rend la situation beaucoup plus facile à supporter, d’un coup.

Seulement l’espace de quelques secondes. Le retour à la réalité est forcé par les iris braquées sur lui. Il ne peut pas l'ignorer. Impossible. Il y a ce corps contre lui. Un corps qui veille à le taquiner. Un corps qui lui fait bien plus d'effets qu'il ne le voudrait. Elle attend des réponses. Il ne peut pas lui en fournir. Il ne peut pas satisfaire sa curiosité, à moins d’user de mensonges. Et c’est ce qu’il fait. Mettant toute sa volonté et tout son talent de comédien au service d'un mensonge. “Pour un ami, il t’a envoyé de sacrées droites.” Son corps s’en souvient encore. Les hématomes toujours présents sous son épiderme. Sa phrase est précieuse. Nolan les a vus se battre. Elle a vu ce qu’ils faisaient ou en tout cas, une partie. Son cerveau enregistrerait probablement l’information dans une autre situation. Mais pas là. Pas avec les cuisses de Nolan posées contre les siennes. Pas avec ses lèvres qui remuent à quelques millimètres de son visage. Pas avec ses mains à la fois douces et cruelles. “Faut croire que je ne sais pas esquiver.” Il grommelle. Il ne sait pas éviter les coups. Ni les pièges tendus par Nolan, visiblement. Il a du souci à se faire. il a été imprudent. Ce soir-là, dans la ruelle. Aujourd'hui, dans le bureau. Cette imprudence lui est fatale.

Les menottes sont habituellement réservés aux clients belliqueux qui décident de s’énerver un peu trop, mais c’est la première fois que quelqu’un tente de fouiner dans le bureau d’une ancienne flic.” Fouiner dans son bureau ? Lui ? Nooon. Il y a méprise. Il était sur le point de glisser un cadeau dans un de ses tiroirs quand son regard a été attiré par une feuille. Voilà tout. Il est innocent ! Mais Nolan se fait juge et bourreau. Elle a déjà rendu son verdict. Coupable. Pourtant, il continue à s’accrocher, à provoquer, à défier. Il ne baisse pas les armes. C’est tout ce qui lui reste pour rester concentré sur autre chose que le corps contre lui et les sensations qui le gagnent. “Et quoi ? Tu leur montes aussi dessus pour les calmer ?” Limité dans ses gestes. Il tente de se démener avec les seules armes qu’il a. Les mots. Les mots et la hargne. Il n’a que ça. Pour lutter contre le corps de Nolan qui se dénude petit à petit. Instinctivement, les yeux se baissent pour découvrir les courbes. La poitrine enfermée dans un bout de tissu. Le ventre plat. Les hanches marquées. Et elle se rapproche un peu plus. Toujours plus. Pour se lover contre lui. Pour le tenter davantage. Pour jouer avec ses pulsions. Pour le torturer davantage. A l’Ordre, on ne vous apprend pas à résister à ce genre de tortures. Oh que non. Ils apprennent la résistance aux violences physiques et psychologiques.

Quand on y pense, la situation s’y prête bien. Violence psychologique. Douceur physique. Douceur cruelle toujours plus présente tandis qu’elle murmure dans le creux de son oreille. “Tu crois sans doute…” Les doigts continuent leur parcours sur son corps. Ils se font plus aventureux. Il rêverait de les arrêter, de se casser d’ici, de courir jusqu’à n’en plus pouvoir, de s’adosser à un mur, de se repasser toute la scène dans son cerveau. Une scène surréaliste. Une scène impensable. “Que je vais m’arrêter…” Il plante ses yeux sur le plafond. Un plafond magnifique. Un plafond fascinant. Bien plus que cette foutue Joconde qui rassemble des milliers de touristes. Un plafond qui semble plus incroyable encore au fur et à mesure que les doigts descendent. “Avant d’aller trop loin.” Oh bordel… la main se ferme sur la boucle de sa ceinture. Griffes d’un rapace emprisonnant sa proie. Il doit partir d’ici. Rapidement. Parce qu’il sent. Les tripes qui se serrent. Le coeur qui s'accélère. Le masque qui s’effrite doucement sous les baisers déposés. Foutu corps qui répond aux attaques, qui en redemande. Foutu corps bien trop faible pour supporter quelques baisers. “Tu as tort… Noah.” Le regard reste sur le plafond. Endroit parfait pour éviter la tentation. Endroit parfait pour ignorer ce qu’il se passe sur son corps, dans son corps. Laissant tout le loisir à ses autres sens de prendre le relais. Et c’est pire.

C’est à son cou qu’elle s’en prend maintenant. Elle compte détruire chacune de ses résistances. Elle compte attaquer chaque rempart. Il le comprend. Et ça l'inquiète. Il passe la langue sur ses lèvres. A la recherche d’un minimum de contenance. Alors qu’une boule de feu vient d’éclater dans son ventre. Enflammant ses sens. Sauf qu’il ne peut pas lâcher prise. Elle ne s’arrêtera pas là. Elle ne se satisfera pas de son silence. Elle continuera à user de ses faiblesses contre lui. Vicieuse. Manipulatrice. Séductrice. “Qui était ce gars ?” Il s’arrache à la contemplation du plafond. Les prunelles se baissent sur le visage de Nolan. Il ne l’a jamais vu d’aussi près. Il ne l’a jamais vu illuminé de cette expression. C’est à peine s’il reconnaît la jeune femme. Et ça ne rend pas la situation plus facile. “Je te le répète : un ami. Juste un ami boxer.” Un ami. Rencontré dans la rue le jour même. Ils se sont découverts plein de points communs. Le monde du surnaturel. L’amour pour le combat. L’envie de remporter la bataille. Un véritable ami comme on en fait peu. “Je peux essayer de t’expliquer, mais tu ne comprendrais pas.” Le cerveau peine à se concentrer sur autre chose que sur Nolan. Ses courbes appuyées contre lui. Ses doigts curieux sur ses vêtements. Il peine, il rame, mais il se débat. Il ne lâche rien.

Il prend une grande inspiration. Putain. Il a vraiment un mauvais karma. Ou alors, c’est Dieu qui lui envoie un message : arrête de forniquer en dehors du mariage, regarde ce qu’il peut se passer. Il se promet de se rappeler. De ces menottes serrées. De ce bureau inconfortable. De ce toucher tentateur. De ce regard séducteur. De ces lèvres mordillées. Il se promet de s’en rappeler pour devenir prêtre. Il déraille. Noah prêtre. Il n’est pas fait pour ça. Surtout maintenant que sa foi est mise à mal. Et là, actuellement, sa foi se disloque. Très fortement. Pièce par pièce. Il bouge. Il se tortille. Il a besoin de s'échapper. “Y a moyen que tu arrêtes ça ?Ça. Les baisers dans son cou. Les caresses lascives. Le corps à corps. Oui, elle doit s’écarter. Cela devient urgent. Pour qu’il réfléchisse plus clairement. “On pourrait en discuter sans les menottes, non ? Ce serait peut-être plus sympa.” Allez. Elle peut lui faire confiance. Elle peut le détacher. Il ne s’enfuira pas. Promis. En tout cas, pas sans avoir pris deux-trois feuilles qui traînent. Il ne s’enfuira pas, mais bordel, il faut qu’elle arrête parce qu'il pourrait perdre le contrôle.



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Sujet: Re: Never turn your back on the door | Nolan Mer 11 Juil - 10:49 ()
Never turn your back on the door
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Prédateur qui devient proie. Bourreau qui perd son rôle pour jouer la victime. Enfermé, cadenassé, le corps paralysé sous le poids de la volupté et sous les affres de la poupée. Il est piégé le pantin, articulé par les fils de la marionnettiste déterminée à entendre quelques vérités. Elle tire, elle bouge, elle le fait bouger Nolan contre elle, dans cette bulle étrange de friction. Quand les corps s’abandonnent pour trouver du réconfort, quand les remords se tordent pour accroitre la rancoeur. Ça cogne, ça se fracasse, ça s’attache. Dans le silence latent, dans les souffles entremêlées et l’espace défoncé. Y’a que la tentation dans les lamentations, que l’envie de céder et de craquer pour un peu plus de toucher. Et même Nolan, quand elle s’entête à le torturer, elle ne peut réfuter l’attraction qu’elle a créée. Pourtant le manège continue de tourner… Et la reine de coeur s’acharne sur le roi de pique. A coups de question bien précises ou de caresses corrosives. Elle le travaille la môme à l’os, en oubliant les ecchymoses. Les plaies bien cachées sur sa carcasse tatouée. Car elle ne peut pas céder encore aux instincts ou à l’impulsivité surtout quand elle détient les dès entre ses paumes fermées. Alors elle continue l’acharnée de chercher dans ses grands yeux bleus pour comprendre les enjeux. Les mots à l’affut et l’âme perdue. Mais il nie Noah, il s’enfonce dans la connerie. «  Faut croire que je ne sais pas esquiver.  »  Que des mensonges dans sa bouche. Que des excuses dans sa trachée. Et elle laisse couler la poupée, réfléchissant déjà au prochain geste qu’elle va exécuter. Quand elle bouge un peu plus contre lui et qu’elle sourit face à cette folie. Qui aurait cru qu’elle le brancherait lui ? Eux qui n’arrêtaient pas de se chamailler, toujours à s’envoyer des provocations jusqu’à que l’un cède. Jeu du chat et de la souris interminable au vainqueur instable. Et encore une fois le brun l’arrache. «  Et quoi ? Tu leur montes aussi dessus pour les calmer ?  »  Son sourire s’agrandit à la jolie, quand elle ne ressent aucune gêne dans cette position qui pourtant devrait la rendre très mal à l’aise. Et elle ne tique pas sous l’insinuation, sous l’étiquette de la facilité, celle de la fille facile à chopper, ou qui est prête à donner son corps pour quelques données. Car elle sait la môme ce qu’elle vaut, et les limites à ne pas dépasser. Alors elle se déshabille comme si de rien n’était, les traits un peu tirés sous les syllabes de Noah quand même. Mais elle bloque tout la poupée. Ne rien laisser transparaitre, se crever sous le paraitre.

Et lui il observe la peau nacrée, la poitrine enveloppé dans la dentelle et les cicatrices vermeilles. Il contemple l’œuvre abîmée, la beauté qui semble bien trop avoir endurée. Nature morte modélisée pour l’œil indiscret. Et sans doute qu’il y a quelques rougeurs qui viennent se perdre sur ses joues blanches, teintes rosées sous la timidité passagère. Timidité qu’elle tue quand elle se rapproche pour ne rien montrer, quand elle tire encore sur ses nerfs. Tu vas finir par céder. Et la cadence s’accélère sous les caresses meurtrières. Les doigts voguant, redessinant les courbes doucement. Elle joue avec patience et impatience la démence. Cherchant à créer des lueurs dans les prunelles noires, autre que le désespoir. Les murmures comme armes et les phalanges comme lames. Vicieuse et audacieuse. Elle s’accroche à la boucle de sa ceinture quand il peine à se contenir, à retenir chaque expression martyr. Pauvre gosse face à la capricieuse envieuse. Il s’échappe sur le plafond, le regard rivé à l’horizon pour ne pas combattre l’affront. Et elle sourit l’hérésie, presque fière de lui infliger tant d’interdit. Quand elle s’enfuit contre sa mâchoire, qu’elle l’effleure de ses lèvres mirages. Affamée de vérités. Et la question, même interrogation pour une seule conclusion. Le regard profond redescend sur le visage de porcelaine, s’accroche aux prunelles enflammées. «  Je te le répète : un ami. Juste un ami boxer.  »  Et il insiste quand elle persiste. Morsure dans son cou, elle dévore doucement la chair pour accentuer le calvaire. «  Je peux essayer de t’expliquer, mais tu ne comprendrais pas.  »  Et elle ne le croit pas, elle n’y arrive pas. Car tout ce qu’il lui vend c’est du vent. Menteur autrefois doué, mais qui perd de son authenticité. Il respire fortement sous les efforts vains, contrôle malsain. Alors il bouge le gamin, il tente de se défaire du poids de la poupée, mais elle reste là la damnée. Bien accrochée à son trône de chair, déterminée à lui faire vivre un enfer. «  Y a moyen que tu arrêtes ça ?  »  Tentative désespérée de s’échapper de l’emprise. «  On pourrait en discuter sans les menottes, non ? Ce serait peut-être plus sympa.  »  Et le sourire insolent sur sa bouche, quand elle attrape son visage, une main sur sa mâchoire, l’autre qui se glisse dans ses mèches emmêlées. Puis les visages qui s’approchent bien trop dangereusement, les lèvres à deux doigts de se toucher sous les inspirations saccadées. Et les nez qui flirtent entre eux, qui s’effleurent tout doucement. Un seul mot qui s’échappe.  «  Non.  »  Elle n’est pas prête Nolan de lâcher, de le laisser s’en aller sans rien avoir sous la main. Elle a besoin de quelque chose, d’un indice, d’un semblant de vérité au moins. Alors elle flirte avec l’arête de son nez, quand ses doigts continuent de se balader dans ses cheveux bruns et que son regard s’éteint un peu sur ses lèvres rosées pour remonter dans les prunelles fauves. Pression dans les rétines, tentation entre les lignes. La chaleur s’immole dans les muscles, le palpitant s’acharnant de battements. La tension monte encore d’un cran. Et la paume posée sur la mâchoire glisse sur le torse derechef, s’infiltre sous le textile pour caresser la peau nue.  «  Je ne te crois pas Noah.  »  Douceur dans le toucher, tendresse dans la voix. Nolan est presque docile contre son corps, agile sur son corps.  «  Donnes moi quelque chose à me mettre sous la dent.  »  Et les doigts s’accrochent sous les mots à sa ceinture, la défait pour l’enlever, quand elle joue avec les doubles sens pour le terminer. Car elle est létale la poupée, un goût de paradis et une saveur de folie. Et peut être qu’elle se prend aussi à ce jeu ahuri, quand elle a presque envie de clore l’espace pour sentir contre ses lèvres un peu de sa vie…

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Sujet: Re: Never turn your back on the door | Nolan Mer 11 Juil - 14:26 ()



 
Never turn your back on the door

Il y a ce corps contre lui. Un corps qu’il ne peut pas ignorer. Un corps qu’il ressent pleinement. Un corps qui veille à le taquiner. Un corps qui se fond à lui. Les regards ailleurs n’y font rien. Les tentatives d’agressivité ne changent rien. Nolan pose ses courbes contre lui. Elle le tente de ses caresses. Elle le manipule de ses lèvres roses. Elle lutte contre lui de ses yeux clairs. Un combat silencieux entre deux corps, entre deux personnalités. Un combat déséquilibré. Seul le regard est mobile pour l’un. Des prunelles qui ne perdent rien des gestes. Des prunelles qui captent les rougeurs. Des prunelles qui cillent devant ce corps dénudé. Et puis, la combattante. Libre de ses mouvements. Capable de tous les sévices. Capable de toutes les traîtrises. Capable de le faire flancher. Totalement offert à elle. Il n’oppose rien d’autre que les mots. Pour avoir l’air réticent. Pour faire reculer. Pour empêcher la torture. Le combat des mots. Ils fendent l’air. Ils frappent. Ils touchent. Mais sans dégâts. Les caresses poursuivent leur chemin. Accélérant la respiration de Noah. L’obligeant à se retrancher derrière ses dernières défenses. Un pauvre plafond. Une pointe d’amertume et d’agressivité. Un soupçon de déception à l’idée que tout cela aurait plus facile à gérer avec une grand-mère de quatre-vingt-dix ans ou un homme moustachu.

La morsure dans le cou. Réponse à un mensonge. Punition pour avoir tenté. Un frisson l’envahit. Sentir ses lèvres sur sa peau. Ses cheveux taquiner son toucher. Une véritable torture. Et le sentiment d’urgence. Le besoin de quitter ce bureau et de ne plus jamais y mettre un pied. L’urgence au fond du coeur. Rester une minute de plus ici serait dangereux. Il le sent à la manière dont elle se meut contre lui. A la manière dont elle s’approprie chaque parcelle libre. A la manière dont elle le regarde. Désagréable sensation de n’être qu’un morceau de viande dont elle prend possession. Elle emprisonne son visage, se rapprochant toujours plus. L’obligeant à goûter à l’odeur de sa peau. L’obligeant à sentir son souffle. Les dernières défenses craquent. Se délitent. Le désir au creux du corps. Comme un rappel qu’il est humain. Un simple homme incapable de maîtriser les réponses de son corps. Un simple homme trahi par un instinct vieux de plusieurs siècles. Un simple homme sensible aux charmes de la séduction. Il tremble un peu de ce désir brûlant, de cette frustration. Il tremble de ne pas pouvoir se libérer. Il tremble de ne pas agir. Il se raccroche encore un peu. Naufragé d’un bateau qui a coulé depuis longtemps. Il se raccroche aux débris de ses convictions et de sa volonté. Que Nolan ne manque pas de balayer. Cruelle.

Non.” Un simple mot. Lâché en toute simplicité. Abandonné avec une pointe d’autorité. Réceptionné en pleine face. Le calvaire n’est pas terminé. Il se fait pire encore, alors qu’elle se rapproche davantage. Les visages se frôlent. Les doigts se perdent dans l’épaisseur de ses cheveux. Et lui, il est condamné à subir. Subir sans agir. Subir sans bouger. Il ne sait pas vraiment pourquoi il veut être libre. Pour renverser la situation, l’emprisonner à son tour et l’abandonner là. Pour effleurer sa peau de ses mains, découvrir cette silhouette qui le frôle depuis trop longtemps. Il ne sait plus. Il a perdu le fil quand les souffles se sont mêlés, quand les lèvres se font faites plus proches. Accessibles. Cette fois, c’est sur la peau nue de son ventre qu’elle s’amuse. Diabolique. Séductrice. “Je ne te crois pas Noah.” Et encore une fois, cette fenêtre de douceur qui s’entrouvre. Comme l’autre jour. Une vraie douceur. Venant du fond du coeur. Une fenêtre qui se referme rapidement. Violemment. Comme sous l’impulsion du vent. Comme la première fois, elle le surprend. Elle l’inquiète, aussi. Comment peut-on être à la fois manipulatrice et douce ? Un mélange impossible.

Donnes moi quelque chose à me mettre sous la dent.” Les yeux papillonnent. Trop facile d’y voir un sous-entendu au vu de la situation. Trop facile d’y voir un appel du pied. Il cherche dans son regard le réel sens de sa phrase. Ses réelles intentions. Il est infiniment convaincu que quelque chose a changé. Sous couvert d’une torture, les gestes ne sont plus aussi inquisiteurs. Ils cherchent autre chose. La ceinture lâche sous les doigts experts. Elle abandonne la partie pour céder aux caprices de Nolan. Nouvelle trahison. Le corps qui s’affole. Le tee-shirt qui laisse passer les doigts sauvageons. La ceinture qui s’enfuit. Il ne peut compter sur rien ni personne. Seul face à Nolan. La tentation personnifiée. Le supplice n’a que trop duré. Il le ronge jusqu’à l’os. Il ne laisse rien derrière lui. Seulement une envie plus forte de répondre à toute cette attention. Seulement un besoin de glisser ses doigts au milieu des mèches de Nolan. Seulement le coeur qui bat plus fort, la respiration qui s’alourdit. Et ça en est fini de la tentation quand il rompt les derniers millimètres. Quand il s’empare de ses lèvres. Quand il vient les chercher, presque taquin, presque affamé. Ça en est fini de cette passivité factice. Il goûte à ses lèvres, teintées de nicotine. Il prend possession de ce fruit désiré qui a su éveiller son attention.

Les mains tentent de rejoindre la partie. De toucher ses courbes. De se hisser dans son dos. De se mélanger à ses cheveux. Mais elles ne font pas plus de dix centimètres. Déclenchant un cliquetis métallique. Rappel de la situation. Rappel de son emprisonnement. Le contact qui s'interrompt. Un juron qui s’échappe lorsqu’il baisse les yeux et qu’il tire une nouvelle fois dessus. L’espace d’un instant, il a oublié. Il a oublié pourquoi il est là. Il a oublié les menottes. Il a oublié la précarité de la situation. Trop déconcentré. Abandonné à des plaisirs charnels non maîtrisés. Il reporte son attention sur Nolan. Soudain conscient du baiser échangé. Une faute. Une erreur. Il ne peut laisser cela se reproduire. Il ne peut pas recommencer. “Je n’ai rien à t’offrir, Nolan…” Il souffle son aveu. Presque peiné. Presque désolé. Il n'a rien à offrir. A l'exception de mensonges. A l'exception de tromperies. Il ne peut pas l’aider. Il n’en pas les droits. Elle doit rester dans l’innocence. Elle doit poursuivre sa vie. Ses caresses semées sur sa peau. Ses baisers déposés avec talent. Ses courbes qu’elle offre à son regard. Tout cela n’y fera rien. Elle ne fera que le torturer davantage. Elle ne fera que créer davantage de frustration. Elle ne leur rend pas service. “Tu peux me torturer autant que tu veux, je ne serais rien de plus qu’un journaliste qui cherche le grand frisson.” Un simple journaliste qui s’ennuie de son quotidien. Qui cherche à tromper la routine. Qui se met en danger pour se sentir vivant. Un simple journaliste à la vie terne.




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Sujet: Re: Never turn your back on the door | Nolan Jeu 12 Juil - 7:37 ()
Never turn your back on the door
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L’inconscience en nuances, l’ignorance comme défense. Motivation macabre sous les circonstances ingérables. L’équilibre est perforé entre les deux funambules pas prêts de céder sur le fil tiré. Les mains liées et les jambes tremblantes sous la défaite proche. Ils se maintiennent l’un contre l’autre, cherchant un repère dans ce jeu misère. Les phalanges accrochées, les souffles emmêlées, les prunelles noyées. Ca dépasse le contrôle préétabli, les limites mises et à présent soumises. Quand les alertes dans leurs coeurs inertes sonnent pour une plaidoirie loin de toute la folie. Mais les vitesses passent trop vite sous la chaleur calvaire. Cadence des caresses sous l’ivresse. Elle joue la poupée, à le brûler, à le consommer avant d’aspirer les vérités. Elle le piège sous l’agonie d’un contact interdit. Et elle s’y prend aussi à cette calomnie, quand parfois elle se laisse mordre par l’envie. Mais rien ne dépasse, rien ne doit s’échapper de ce piège insensé. Pas d’émotions, pas de sensations. Juste cette putain de frustration, cette torture jusqu’à l’abandon. Car Nolan elle ne s’attache pas, elle ne joue pas à ça. Poupée indépendante qui préfère encore se scarifier que de tomber pour un étranger. Elle a trop perdu pour encore tester de s’attacher. Alors elle reprend les devants, taisant les pensées confuses sous la tentation diffuse. Quand elle attrape son visage pour creuser un peu plus la proximité à l’excès. Quand elle inspire sa respiration saccadée et que les lueurs océanes se bercent sous les vagues. Le regard en mirage, le palpitant en naufrage. Elle se concentre la jolie, à ne pas s’effondrer, à ne pas céder à cette hérésie. Et pourtant, les prunelles voguent sur les lèvres pleines, s’accrochent à la bouche vaine. T’as pas le droit. Pas le droit de faire ça. Alors les yeux remontent dans le bleu, pousse le jeu à l’implosion, à l’érosion. Nolan elle n’a pas d’autres solutions que de le faire craquer, pas d’autres choix que de le consumer. Pour avoir quelque chose à laquelle se raccrocher. Un espoir, une illusion, un semblant de stabilité. Elle a besoin de savoir, de voir autre chose que du noir. Un simple indice, elle ne demande pas plus pas moins. Juste une piste pour ne pas tomber dans la démence.

Mais Noah il ne bouge pas, il subit chaque attaque, les traits troublés et le souffle en apnée. Comme partagé par l’idée de lui offrir ce qu’elle désire… Alors la poupée pousse encore, sans aucun remords. Elle arrache la ceinture à une vitesse accablante sous le double sens dément. Provocante et piquante. Déchirante et béante. Donnes moi quelque chose. Donnes moi. Et il lui donne. Elle ne s’y attend pas quand il se fait brusque le gamin. Elle ne s’y attend pas quand sa bouche vient capturer la sienne et qu’elle manque de respirer. Et pourtant, elle se laisse tenter, même elle savoure ses lèvres acidulées sous ses doigts qui abandonnent ses mèches pour s’accrocher à sa nuque, quand elle cherche encore à l’approcher. Le coeur à l’abandon et le corps empli de frissons. Et elle oublie elle ce qu’ils font ici, elle oublie tout ce qu’elle a accompli. Juste contre ce souffle sucré, contre ses saveurs merveilles. Il prend quand elle perd. Elle se vend quand il se fait sévère. Et ça brûle dans le bas ventre, ça s’agite dans la cage thoracique. Nolan se fait quémandante sous le baiser, perdue sous l’effet. Puis le retour à la réalité, les chaines qui viennent grincer sous l’impulsion et l’envie de frictions. Et les lèvres de Noah qui viennent lui échapper quand il baisse son regard, un juron dans son immobilité et qu’il tire encore pour retrouver un semblant de dignité. Et elle se recule un peu la belle, le palpitant encore électrisé, la tête en apnée. Qu’est ce qu’ils venaient de faire?

Puis le brun revient la regarder, et au fond elle a un peu envie de se cacher. Mais elle ne peut pas, pas si proche du but, pas quand elle touche du doigt ce qu’elle veut depuis si longtemps. « Je n’ai rien à t’offrir, Nolan… » Soupir fatigué, presque désolé. Et ce semblant de culpabilité quand elle caresse sa joue avec une tendresse étrange, et qu’elle ne réfléchit pas vraiment à ce qu’elle fait. L’impulsion plus que la réflexion. Car sous l’aveu, sous les mots tranchants, sous la confidence, elle voit ce manque de confiance. Ce même vide qu’elle ressent à chaque journée quand elle se dit qu’elle n'a rien pour s’ancrer. Mais chaque personne a quelque chose à offrir, que ce soit par des sourires ou des rires, par la présence ou par la violence. « Tu peux me torturer autant que tu veux, je ne serais rien de plus qu’un journaliste qui cherche le grand frisson. » Il ment encore et elle le sait, son regard venant s’abaisser, quand elle n’arrive plus à le cerner. Elle ne lui demande pas de se confier, pas ce qu’il est, pas ce qu’il fait, elle veut juste un nom, une piste, une évidence. Mais il ne veut pas lui donner, comme s’il avait peur de ce qui pourrait lui arriver. « De quoi tu as peur Noah ? »  Alors elle dénonce la réalité, elle ne cherche pas à se cacher. Et elle se rapproche doucement de lui, pas pour jouer ce coup ci, pas pour le tester. Les doigts encore sous le t-shirt paralysés. « Je ne te demande pas de me dire tous tes secrets je veux juste un prénom, un truc auquel me raccrocher. » Et soudainement le déclic, la transparence, l’effusion d’émotions, le rappel de sa situation. Elle ne lui doit rien, pas de douceur, ni de tendresse que de la rancoeur. Elle s’était laissée avoir quelques secondes et elle l’avait déjà trop montrer de son humanité. Alors elle dévore chaque sensations, se remet en condition et reprend peu à peu ses esprits quand elle redémarre la condamnation. Son bassin ondulant doucement sur le sien, elle lui impose encore le vice et le supplice. Cèdes pour une fois. Cèdes pour moi. Vitesse réenclenchée , friction de toucher. La chaleur monte encore d’un cran quand elle n’a plus rien pour la retenir vraiment. Alors elle provoque, elle disloque, petite ballerine sur son trône de chair. Elle danse sur lui, elle détruit toutes les miettes de cette folie. Et le murmure sous le regard dangereux, le soupir envieux, le double sens tendancieux. «  S’il te plait.  » Innocence perdue et conclusion éperdue. La gamine se fait femme. La cruelle se fait animal.

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Mais j'essaye d'm'en sortir, même si j'm'attends au pire, marre de faire semblant. J'veux fuir avec ma silhouette dans l'vent, j'te promets qu'c'est tentant j'ai des regrets quand j'pense que j'ai gardé mes yeux d'enfant perdu mon calme, les deux poings sanglants...
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- Il sait loucher (plus qu'un pouvoir, un don tombé du ciel).
- Il est capable de faire tenir une cuillère sur son nez.
- Il a un talent particulier pour sur-protéger sa soeur.
weapon : Semi-automatique avec balles bénites et arc pliant – Il cache le premier à son mollet, sous ses pantalons. Le second a le droit à un double faux dans son sac-à-dos.
Allegeance : Loyal aux templiers – Il a très tôt compris qu'il serait un templier. L'idée de leur être déloyal ne lui est jamais passé par la tête. Il y a plusieurs raisons à cela : 1/ il risquerait de mourir 2/ c'est toujours mieux que de ne rien faire 3/ il avait besoin d'un passe-temps. Il connaît l'importance du rôle des templiers. C'est pourquoi il se tient toujours à leurs côtés, prêt à aider.
these streets : Il en sait beaucoup trop pour feindre l'ignorance. En fait, il connaît les vraies raisons de la plupart des derniers événements. Le crash de l'avion, la famine... Parfois, il est convaincu que l'ignorance est la meilleure chose qui puisse arriver aux humains. Ils paniqueraient davantage. Alors, il veille à couvrir les traces surnaturelles autant dans la vie que dans ses articles.
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Sujet: Re: Never turn your back on the door | Nolan Jeu 12 Juil - 9:26 ()



 
Never turn your back on the door

Le trouble quand elle s’appuie contre lui. Le trouble quand elle le caresse. Le trouble quand elle enflamme son épiderme. Elle ne fait état d’aucune pitié. D'aucune compassion. Elle sait exactement comment procéder. Comment mordre sa lèvre. Comment déposer des baisers. Comment le faire céder. Alors, les doigts s’animent. Ils flirtent avec sa peau nue. Ils décrivent une chorégraphie millimétrée. Ils créent un sillon enflammé sur leur passage. Garder la tête froide. Il ne le peut plus dès lors que les visages se frôlent, que les lèvres se rapprochent, que les corps s’appellent. Et l’instinct. La pulsion. Le besoin de se rapprocher. Le désir de répondre à ses attaques. Les lèvres qui se touchent. Le temps qui se suspend. Les barrières qui s’abaissent. Jusqu’au retour à la réalité. Un peu brutal. Ces foutues menottes, toujours là pour entraver ses gestes. Elles n’ont pas disparu à son plus grand regret. Lorsque les prunelles se croisent de nouveau, il comprend. Il n’est pas le seul à succomber à ce désir grandissant. Le bourreau prend son pied, lui aussi. Perdant le contact avec la réalité. Tous les deux se laissent porter par des instincts primaires. Des instincts qui poussent les corps à s'animer, les peaux à se rapprocher, les respirations à s'essouffler. Des instincts contre lesquels ils ne peuvent pas lutter. Pas là, dans l’intimité d’un bureau.

Il tente de faire le tri dans ses pensées. Il tente de reprendre le dessus. Il tente. Et il y parvient. Assembler les mots les uns après les autres. Construire une phrase avec précision. Mais avec désolation. Il ne dira rien. Elle ne lâchera rien. Ils sont destinés à se rencontrer, se percuter, s’entrechoquer. Ils sont destinés à se chercher sans jamais se trouver. Mais alors, rien de bon ne sortira de cette journée. Le souvenir des caresses laissera un goût amer. Le souvenir de ses lèvres le piquera. Le souvenir de ce baiser échangé le dérangera. Ses tentatives de réfléchir sont chassées par la douceur de cette main. La douceur du contact sur sa joue. Il y a presque de l’affection. Il y a presque de la tendresse. Un toucher spontané et en rien, manipulateur. Il poursuit. Il continue à nager dans cette douceur soudaine. Il continue à se battre. Avec moins de conviction. Avec moins de résistance. “De quoi tu as peur Noah ?” Il la dévisage. De quoi a-t-il peur ? A l’instant, de perdre pied. D’aller à l’encontre de ses voeux. De dévoiler les secrets de l’Ordre. De la mettre en danger. Il a déjà foiré avec elle. Il a pris une décision qui a modifié ses souvenirs, qui a perturbé sa mémoire, qui a déclenché toute une série de doutes chez elle. Il ne recommencera pas. Pour cela, il doit se montrer solide. Il doit être résistant. Mais à chaque fois, un frôlement, un souffle, un tressaillement le met à mal.

Il retient sa respiration. Seule chose qu’il peut encore maîtriser. Seule chose sur laquelle il a la main. Vain espoir de reprendre le contrôle en empêchant leurs souffles de se mélanger. Si seulement c’était aussi simple. Si seulement ça marchait. “Je ne te demande pas de me dire tous tes secrets je veux juste un prénom, un truc auquel me raccrocher.” Derniers mots prononcés avant que l’ambiance bascule. De nouveau. La douceur concède sa place à la dangerosité. Et dangereuse, Nolan l’est, alors qu’elle joue de son corps, alors qu’elle mobilise tous ses muscles pour onduler au-dessus de lui. Sur lui. Danse lascive. Danse corruptrice. La respiration reprend brusquement. Plus saccadée, alors que son corps semble brûler. Plus lourde, alors que ses yeux descendent sur le bassin tentateur. Les mains emprisonnées cherchent le rebord du bureau. Elles s’y accrochent dans un dernier élan, comme si sa vie en dépendait. Un dernier espoir pour contenir l’élan de désir qui monte. Un dernier espoir qui ne vient pas à bout de cette virilité qui s’éveille. Appelée par les ondulations. Trahison corporelle pour celui qui essaye de garder pied. Trahison corporelle, alors qu’il doit résister à chaque mouvement. Alors, il s’efforce à penser à autre chose, à s’évader, à s’enfuir par la pensée. Ailleurs. Loin d’ici. Endroit bien plus paisible. Endroit bien plus… chaste. Un endroit où aucune menotte ne le bloquera ; où Nolan ne viendra pas le provoquer.

Il essaye. Vraiment. Mais les yeux restent ouverts sur le spectacle qu’elle offre. Les yeux ne la quittent pas une seconde. “S’il te plait.” La supplique qui n’en est pas une. Elle prend plaisir à le mettre dans tous ses états. Elle prend plaisir à retourner ses faiblesses contre lui. Manipulatrice. Jusqu’au bout des ongles. Jusqu’au moindre déhanchement. Et alors, ça devient plus facile de la détester. De résister. De reprendre des forces. De reconstruire des barrières. Fragiles, mais présentes. Assez solides pour qu’il puisse s’appuyer dessus. Assez solides pour qu’il se lance dans l’arène, lui aussi. Sans corps pour déséquilibrer. Sans geste pour séduire. Seulement lui contre Nolan, en pleine possession de ses moyens. Alors, il attrape son regard. Il ne lâche pas. Cette fois, il ne s’agit plus d’éviter des courbes trop désirantes. Cette fois, il s’agit de mener une conversation. Aussi normale que possible, alors que le feu embrase son corps. “Pourquoi tu joues comme ça avec moi ?” Question sincère, même si elle est teintée de sécheresse. Il doit mettre fin à cette mascarade. Il doit arrêter cette torture lente et féroce. Il doit y mettre fin. Elle n’a que trop duré. Et ce n’est pas en se montrant sympathique qu’il y parviendra.

Elle joue avec lui. Elle joue contre lui, dressant son propre corps contre lui. A son tour de montrer les dents, de pointer là où ça fait mal, de la provoquer. “Tu es sûre que c’est seulement pour obtenir des informations ?” Il a un sourire en coin, presque sadique, si seulement il en était capable. Bien déterminé à jouer le connard comme elle joue la séductrice. Bien déterminé à mordre dès qu’elle fera un pas. Et en attendant, il oublie son corps qui désire accompagner les mouvements de bassin. Il oublie le désir naissant pour Nolan. Il oublie les doigts sur son ventre. Il oublie tout. “Ne me dis pas que tu menottes tous tes amants.” Et il en rajoute une couche. Il ne lâche rien. Il poursuit ses efforts. Il se raccroche au visage de Nolan. Celui-la même qui était trop près, trop tentant. Celui-la même qu’il essaye de voir autrement à travers le prisme de la haine, de la colère. Et du désespoir.



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Sujet: Re: Never turn your back on the door | Nolan Ven 13 Juil - 7:07 ()
Never turn your back on the door
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Les masques se fissurent sous l’usure. Les rôles s’inversent sous la torture. Bourreau, proie, victime, coupable, tout se mélange dans la chaleur de l’intimité. Tout s’efface sous les caresses de détresse et sous cette solitude qui demande à être effacer par le toucher. Le moyen de pression tombant sous la tension. Elle s’oublie la jolie, elle s’oublie quand elle se sent trop en vie contre lui. Car elle a banni toute tentation pour ne plus avoir de distraction. Elle s’est interdit de trouver la paix avant de comprendre pourquoi elle est comme elle est. Elle a omis qu’elle pouvait s’attacher car elle ne veut plus payer les frais. Et dans ce bureau, y’a plus de limites ni de barrières sous ce manège insensé. Plus de stop pour se rendre compte de ce qu’elle fait. Nolan elle ne fait plus la part, elle s’égare. Et ça crée un désastre à l’intérieur, ça construit un peu de bonheur à la place de la rancoeur. Bonheur dont elle n’a pas le droit de ressentir. Joie dont elle n’a pas le droit de retenir. Elle ne s’aime pas la poupée, alors comment peut elle aimer quelqu’un d’autre ? Et ça déraille quand elle se rend compte que ça l’atteint. Ça cogite quand elle percute le lien malsain. A cause d’un simple baiser et de son putain d’électricité. Ca ne devrait pas faire cet effet. Pas avec lui. Lui qu’elle a tant appris à détester avec ses mensonges entremêlés. Lui qui ne cesse de l’enfoncer. Lui qui est le responsable de tant de choses dont elle n’a pas idée. Si seulement elle savait que c’est à cause de lui que sa mémoire est perforée. Si seulement elle pouvait s’en douter. Il n’y aurait plus de pitié, ni de cette tendresse égarée. Que de la haine à profusion, de la colère jusqu’à l’affront. Mais là il n’y a rien. Rien que de la douceur qu’elle lui vend , que du fantasme qu’elle lui tend. Et putain non!

Reprends toi.
Ressaisis toi.
Ça ce n’est pas toi.

Poupée qui reprend la cadence, qui l’augmente. Elle tait la confusion et ses effusions. Elle ferme la porte à toute l’agitation pour cette condamnation. Et l’astre danse sur le môme désastre. Elle pousse le vice au delà des risques. Bougeant son bassin pour entendre ses supplications en refrain. Et Noah il se maintient, son regard voguant sur ses hanches, là où se cache toute sa démence. Le souffle démonté et le corps paralysé. Seules ses mains viennent ricocher sur le bord du bureau pour s’accrocher, résister. Mais sa carcasse le trahit quand elle le sent, cette intimité qui grandit, qui se raidit… Emprise infime sur son désir. Fantasme avant le martyr. Et elle cache sa fierté la jolie, elle l’enferme dans son sourire léger, ne le perdant pas du regard pour ne pas casser la connexion. Car à la moindre occasion, il s’échappera et la laissera comme ça. Lache qui préfère la fracasser plutôt que de lui dire la vérité. Alors elle supplie, elle quémande, l’innocente inconsciente. Elle demande un indice, une piste. Quand son corps subit aussi les sévices de ce supplice. Tremblements dans les membres, frissons dans le bas ventre. Ne lâches pas Nolan. Retiens toi. Puis l’éclat, le fracas.

Quand la question la transperce comme un impact de balle.

«  Pourquoi tu joues comme ça avec moi ?  »  Et l’arrêt net, le corps paralysé sous le ton détaché. La réponse qu’elle n’a pas à lui offrir et l’effet détruit. La brune elle s’assoit derechef sur son bassin, le regard qui cherche les lueurs océanes pour comprendre la stratégie, la tentative de fuite. Mais y’a que de la sincérité dans les yeux écarquillés, que de la colère qui vient se mêler. «  Tu es sûre que c’est seulement pour obtenir des informations ?  »  Et le mépris, le déni. La chaleur s’enfuit. Comme l’envie. Il détruit Noah ce qu’elle a. Avec son sourire en coin, presque sadique, quand il se fait connard plutôt qu’innocent. «  Ne me dis pas que tu menottes tous tes amants.  »  Et ça déraille, ça grince dans les pensées. Toute cette tentative vaine de trouver la vérité. Sous la condescendance et l’arrogance. Et le corps se retire du trône de chair, salie par les insinuations et l’agitation. Elle se détache Nolan, elle s’encrasse sous la distance quand la colère remonte et que l’humiliation l’inonde. Elle attrape le t-shirt pour le remettre dans le silence, ne le regardant plus sous la cohue. Puis la voix se casse dans le silence pesant, avant de se reprendre pleinement. «   T’es qu’un connard Noah.  »  La fragilité craque sous le premier mot et se rattrape sous les maux. Ne montres rien. Car il ne vaut rien. Il avait raison finalement, il n’avait rien à lui apporter. Colère qui parle plutôt que la tristesse. Puis elle ne reste pas immobile la poupée, toujours concentrée à ne rien montrer. Elle attrape les clés des menottes pour le détacher brusquement sans douceur avant de lui lacher avec rancoeur. «   Casse toi.  »  Elle est fatiguée Nolan, fatiguée de chercher sans n’avoir rien à se raccrocher. Fatiguée de faire des efforts quand elle ne reçoit rien en retour. Fatiguée de se battre pour se contenter du silence. Et elle n’a plus la patience de se faire clémente. «  Je ne veux plus entendre parler de toi. Et si tu oses encore revenir ici, je te jure que je ne serais pas aussi docile la prochaine fois.  »  Elle le laisse partir la gamine, de son bureau, de sa vie. Pas même l’envie de le balancer aux flics pour le plaisir. Car elle est lasse de lutter, de creuser. Et elle aurait du s’en douter avant d’essayer. Que son espoir resterait crevé, écrasé sous le manque de réponses. Il n’y a pas de conclusion. Juste cette tragédie qui résume si bien sa vie.

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Sujet: Re: Never turn your back on the door | Nolan Ven 13 Juil - 11:34 ()



 
Never turn your back on the door

La position commence à être douloureuse. Bras coincés par les menottes. Fessier mis à l’épreuve par le bureau. Et le corps tout entier, tendu dans un seul objectif. Résister. A la chaleur soudaine. Au désir grimpant. Au regard flamboyant. Et les muscles s’ankylosent. Coupés de leurs mouvements. Coupés d’afflux sanguins. Mais l’attention est ailleurs. Aux prises aux charmes de Nolan. Hypnotisé par les mouvements. Obnubilé par son corps. Il prend l’eau, Noah. Noyé dans le bleu des yeux. Noyé par les vagues ondulantes d’un corps. Noyé sous les gestes criminels. C’est qu’elle le tente, la diablesse. Consciente de ses atouts. Consciente des faiblesses. Elle sait comment faire réagir. Elle sait comment toucher. Elle sait. Et lui, il ne sait rien. Il ne sait pas comment réagir. Ou plutôt, il ne sait pas comment ne pas réagir face à Nolan. Comment lutter contre les sensations qu’elle provoque. Comment supporter la tentation qui fourmille. Il ne sait pas. Alors, il se laisse porter. Un peu. Il se laisser bercer. Beaucoup. Par les mouvements. Travail au corps qui fait son effet. Qui ne laisse pas indifférent. Travail au corps qu’il ne peut pas nier. Qui l’oblige à se trahir. Travail au corps qui le rend plus amer. Qui l’oblige à se faire plus agressif. Travail au corps qui le pousse dans la peau du connard de service. Quitte à blesser. Quitte à devenir méchant. Il n’y a plus rien qui compte. Hormis l’instinct de survie.

Comportement animal. Comportement égoïste. Dès les premiers mots, la sentence tombe. Les gestes s’interrompent. Et c’est le soulagement du côté de Noah. Un soulagement qui l’invite à poursuivre. Un soulagement qui l’incite à aller plus loin. Toujours plus loin. Sans prendre en compte les conséquences. Sans s’inquiéter des répercussions. Sans se soucier du couteau qu’il enfonce. Doucement. A chaque mot. Lentement. A chaque sourire. Aussi sadique que son bourreau. Aussi manipulateur que Nolan. Sauf qu’il se fait plus cruel. Plus violent. Il ne mâche pas ses mots. Et il passe à côté de l’essentiel. L’expression qui change. Le regard qui durcit. Le corps qui s’écarte. “T’es qu’un connard Noah.” Ça claque. Ça le réveille. Ça le rend malade. Un connard. Les mots sont prononcés sans aucune méchanceté. Seulement de la vérité. Seulement de la fragilité. Un connard. Il se redresse. Piqué au vif. Et alors, il se rend compte. Des méfaits accomplis. Des douleurs causées. De la méchanceté lancée. Des sous-entendus violents. Il a le résultat sous ses yeux. La brusquerie qui le libère. Le regard qui se teinte de colère. La douceur qui disparaît. “Casse toi” Il la dévisage. Sans bouger. Interdit. Décontenancé. Il a tout brisé. Avec sa connerie. Avec son égoïsme. Avec ses mots. Des mots devenus plus tranchants que des gestes. Des mots devenus plus blessants que des caresses.

Il ne bouge pas, Noah. Il ne peut pas. Il devrait, pourtant. La laisser ici. Partir sans se retourner. S’enfuir pendant qu’il est encore temps. Il devrait. Il a causé trop de torts pour y parvenir. Impossible de tourner le dos. La tristesse au fond du regard. La culpabilité sur le visage. Pourquoi ? Elle qui est si insupportable. Elle qui sait se faire violente et manipulatrice. Elle qui ne lui épargne rien. Elle qui ne s’en voudra pas pour cette séance de torture. Pourquoi est-ce que ça le touche ? Pourquoi son regard, sa posture, ses gestes le tourmentent ? “Nolan, s’il te plaît… ce n’est pas ce que je voulais dire.” Défense inutile. Mots futiles. Il se lève du bureau. Il tente une approche. Mais la tempête grogne déjà. Elle dévaste tout. Elle ne laisse aucun survivant sur son passage. Juste de la désolation. Juste de la haine. “Je ne veux plus entendre parler de toi. Et si tu oses encore revenir ici, je te jure que je ne serais pas aussi docile la prochaine fois.” Il recule. Poids des mots. Violence des syllabes. Menace palpable. Retour à la case départ. Chiot paniqué qui ne sait plus quoi faire, qui ne sait plus quoi dire. Chiot paniqué qui se fait rejeter. Il est perdu. Il vient de perdre quelque chose. Quelque chose qu’il n’arrive pas à comprendre. Quelque chose d’intangible. Il le sent, mais il ne sait pas quoi.  

Alors, il tente de se racheter. De compenser sa conduite. D’épancher les plaies créées. D’apaiser la colère générée. Il se débat. Cette fois, paralysé par l’idée d’avoir fait une connerie. Paralysé par la colère de Nolan. “Je suis navré. Vraiment. Je n’aurais pas dû...” La phrase échoue. Frappée de plein fouet par les remords. Cassée par la réalité. Il n’aurait pas dû. C’est vrai. Et pourtant, il l’a fait. Il a joué. Il s’est brûlé. Il s’est fait prendre. Il est temps de payer. Il est temps de réparer. Il est temps de se faire oublier. Mais il s’accroche encore. Survivant désespéré d’un navire. Il se retient aux mots, aux émotions, à tout ce qui passe sous sa main. Il attrape au vol toute pensée, toute idée. Tout pour se faire pardonner. Tout pour survivre à cet échange. “Tu… tu es une femme intelligente et brillante. Je ne suis personne pour te juger… je ne sais pas ce qui m’a pris.” Mensonge. Encore. Il sait. Il le sait très bien. Il n’a pas supporté la situation. Il n’a pas supporté l’empreinte des menottes. Il n’a pas supporté la manipulation. Il n’a pas supporté. Tout simplement. Mais rien n’excuse de blesser. Rien ne permet de faire mal. Même pas la connerie.

Il doit partir. Plus pour échapper aux doigts baladeurs. Plus pour survivre au désir. Seulement pour libérer l'espace. Seulement pour exaucer les voeux de Nolan. Son regard scanne la pièce. A la recherche de sa ceinture. Et il la trouve par terre. Pas le temps de la mettre. Pas le temps de traîner. Il se dirige déjà vers la porte. Prêt à passer dans le couloir. Prêt à tout laisser derrière lui. Prêt à refermer la porte sur la scène. “Je ne reviendrai pas. Je...” Les mots lui échappent. Les pensées s'évadent. Les épaules s'affaissent. La tête baissée bouge doucement de droite à gauche. Il lève les yeux. Pour apercevoir une dernière les prunelles de Nolan. “Désolé.” Le mot est lâché. Désolation insuffisante pour réparer les erreurs. Excuse inacceptable quand le mal a été fait.



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Sujet: Re: Never turn your back on the door | Nolan Ven 13 Juil - 15:23 ()
Never turn your back on the door
you let your feet run wild time has come as we all go down but for the fall do you dare to look him right in the eyes?
Cassure dans la luxure. Fissure qui réouvre les meurtrissures. La sentence tombe sans démence. Arrêt brutal, fierté mise à mal. Elle se dégage le mirage. Loin de la réalité, loin du damné. La colère remonte dans les veines, quand le coeur cesse de cogner. La haine s’enflamme sous les mots déversés. Elle n’explose pas la bombe dégoupillée, elle se tait mais ses poings se renferment sous la violence des syllabes bancales. L’insinuation facile, le jugement difficile. Elle ne montre rien la gamine, elle s’enferme dans sa bulle infime. Le manque de confiance est flagrant pourtant, alors elle bouge quand il se redresse. Les doigts ricochant sur les menottes pour le détacher brusquement. Et ce va t’en, l’adieu avant les aveux. Elle ne veut plus rien Nolan de lui, ne plus entendre ses conneries. Y’a que son regard noir croisant le sien, quand il n’y a plus d’espoir. Que les éclairs dans ce calvaire. Barres toi. Mais il reste là le môme, perdu face à la môme cohue. Accroché à l’instant, presque inquiet face au rejet brûlant. Les prunelles tristes sous la silhouette crispée et l’abandon délabré. Un air de me laisses pas dans les lueurs quémandantes, quand les étincelles sont absentes.

«  Nolan, s’il te plaît… ce n’est pas ce que je voulais dire.  »  Mais elle n’écoute plus la poupée, elle est figée. Paralysée par les étiquettes qu’il vient de lui coller sans se soucier. Car après tout, il fallait qu’elle cesse de le torturer. Et ça reste coincé dans la caboche abîmée. Ça reste bloqué. Et quand il tente une approche, elle se décroche. Me touches pas dans la démarche. Dégages dans les mots orages. Y’a plus de pardon, plus de tentation, juste cette condamnation. Et à son tour, il se recule, alerté par la violence de l’élocution. La maladresse en détresse, la peur de perdre cette ivresse. Après tout ce qu’ils avaient partagé, ce n’était que des futilités. Rien de bien important pour s’excuser. Si facile de persuader. Si aisé de se perdre dans cette éventualité. «  Je suis navré. Vraiment. Je n’aurais pas dû…  »  Mais il continue l’éperdu, de ressasser, de se rattraper, de chercher le regard bleu pour se perdre dedans. Cependant, c’est fini cette supercherie. Fini de s’attacher, de se faire trembler, de se toucher pour compenser l’horreur de leurs existences délabrées. Terminé de s’amuser. Retour à la réalité.

Et la poupée elle veut juste qu’il s’en aille, qu’il déraille jusqu’à l’entrée, qu’il dégage de sa vision pour imploser. Besoin d’air, envie de se frapper pour son inconscience. Elle aurait tellement du le livrer aux flics plutôt qu’essayer. Mais c’est trop tard pour regretter, le mal est fait. Et ça fait plus mal qu’elle le voudrait. «  Tu… tu es une femme intelligente et brillante. Je ne suis personne pour te juger… je ne sais pas ce qui m’a pris.  »  Il supplie, il balbutie un semblant de plaidoirie. Mais il est sur le banc des accusés quand elle le regarde avec toute sa férocité. Ca ne sert à rien de se justifier, de la complimenter. C’est fini putain. Game over. Retour case départ. Elle n’est plus qu’indifférence la démence. Plus qu’écho sous les maux. Et enfin il bouge, récupérant sa ceinture l’ordure. C’est ça, enfin t’as compris. Il détale jusqu’à la porte, la gorge serrée et la mine décomposée. «  Je ne reviendrai pas. Je…  » Et il résiste encore, cherche au fond de ses pensées un moyen pour retourner le temps, pour revenir au passé, dans ces instants où ils s’arrachaient avec leurs mots mais que ça n’avait pas ce même effet. «  Désolé.  »  Dernière excuse avant que le visage disparait et que les mains de la brune se posent sur le bureau sous les plaies. Elle respire doucement, les inspirations difficiles, les expirations livides. Puis ce poing qui se fracasse contre le bois, la douleur qui remonte dans son bras. Elle s’assoit juste là, vidée, fatiguée de ressentir, de subir ses émotions martyrs. Elle s’isole contre le parquet, attrapant son crâne dans ses mains tremblantes. Et elle efface tout. Elle s’oblige à oublier.

Comme si rien ne s’était jamais réellement passé…

(c) DΛNDELION

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Mais j'essaye d'm'en sortir, même si j'm'attends au pire, marre de faire semblant. J'veux fuir avec ma silhouette dans l'vent, j'te promets qu'c'est tentant j'ai des regrets quand j'pense que j'ai gardé mes yeux d'enfant perdu mon calme, les deux poings sanglants...
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Never turn your back on the door | Nolan
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