boom bitch
Le forum est de retour pour vous jouer de mauvais tours.
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let the sky fall
Un accident d'avion, un trésor piégé et un équilibre mis à mal par l'arrivée de nouvelles forces dans le jeu d'ombres...
Voilà ce qui vous attend dans la nouvelle intrigue.
like I own it
Parfois, on a juste envie d'inaugurer un bâtiment tranquille. Malheureusement, on a souvent des invités surprise....
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quand on est un vrai
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 am i beautiful as i tear you to pieces ? (sohan)
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julius caesar : black madnesss. / beylin
the mighty bush : Résonance de relaxation : Par sa simple présence, la poupée peut calmer les êtres à proximité. Effaçant l’anxiété et l’agitation des pensées, elle est une drogue dure qui ne perd pas de ses saveurs malgré les aigreurs qui perdurent.

Touché mortel : Du bout de ses phalanges glacées, elle peut briser tout ce qui est à sa portée. Détruire pour remodeler. Saccager pour reconstruire. Que ce soit la nature dans sa beauté, que ce soit les humains et leurs médiocrités. Il suffit d’un toucher pour que la poupée laisse le contrôle de côté. Un effleurement, une caresse. Pour que l’ivresse devienne détresse.
Allegeance : Solitaire au coeur poussière, elle voit le monde dans sa misère, elle voit sa famille à l’envers. Dieux qui subissent l’incroyance et la médisance, et qui se renferment dans la violence. Elle les voit se décomposer à force d’espérer. Que tout va s’arranger, que leur grandeur sera un jour récompensé. Elle voudrait les rassurer, mais cet univers ne cesse de se détruire dans son apogée. Alors elle observe le chaos qui se dessine en échos, elle se nourrit de cette terre qui attend l’échafaud. Comme un bourreau, elle attend sagement le jour du jugement.
these streets : Elle sait tout ce qu’il a à savoir.
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Sujet: am i beautiful as i tear you to pieces ? (sohan) Ven 13 Juil - 3:13 ()

Am I beautiful as I tear you to pieces ?
Take me I'm alive, never was a girl with a wicked mind but everything was better when sun goes down. I had everything, opportunities for eternity and I could belong to the night...You make me wanna die I'll never be good enough and every time I look inside your eyes you make me wanna die.

Les lèvres enfumées sous le ciel éclairé, les effluves s’essoufflent entre le silence latent quand le temps s’immole un instant. Quiétude avant la solitude. Illusion de calme avant le vacarme. Et ces silhouettes qui s’entassent sous les lampadaires bipolaires pour oublier la misère. Ames vagabondes en recherche de réconfort pour taire les remords. Elles cogitent à l’entrée de cette bâtisse décrépie, murmurant leurs secrets avant de s’enfermer dans la folie. Paradis inconscient, enfer béant. Les contrastes s’emmêlent dans cette bulle, fissure spatio temporelle. Comme si Paris n’avait rien subi. Comme si la léthargie avait gardé ces consciences bien endormies. Innocence qui gave l’ignorance. Aveuglement qui empêche les hurlements. Ils se tiennent bien droits les pantins, prêts à se faire articuler pour un peu de volupté. Et au milieu de cette masse uniforme, sous les chuchotements déments, elle se tient l’enfant, le visage absent et le besoin de se foutre en sang. Anxiété camouflée sous les soupirs de fumée. Le besoin de s’oublier, d’effacer la panique sous cette traque constante et oppressante. Alors elle traine des pieds, la veste bien ajustée sur son corps dénudé, elle rôde avant la condamnation à perpétuité. Et le bourreau quémande la clé pour sa liberté, mot de passe erroné. La sentence glisse sur la bouche, luxure avant l’usure. Puis les portes s’ouvrent sous les éclats stellaires, néons parsemés sur les carcasses entremêlées.

Et un pas avant de sombrer…
Une expiration avant de brûler…

Et la veste tombe quand la chair apparait, vêtement jeté sur un canapé à proximité. Y’a les regards indiscrets qui se posent sur la peau scarifiée, qui contemplent les cicatrises et les ailes de la poupée. Coupures parsemées dans le dos, mensonge sur la nature divine pour une identité plus angélique. Puis les prunelles s’immolent sur les courbes mordues par la lingerie fine, dentelle noire sur le corps naufrage. Sous vêtements et porte jarretelle pour une torture de carnage. Elle disparait la môme sous les yeux grands écarquillés par des lueurs horrifiés ou tentées. Elle s’immole dans l’immensité, abandonnant sa carcasse dans la cohue opaque. Et elle danse l’astre éteint sous les lumières, elle se balance dans cette misère. Quand personne n’ose s’approcher par peur de la briser. Quand le monde semble s’oublier pour un peu de ce divertissement particulier. Et elle se consume juste ici, fermant ses paupières pour s’essouffler, s’imaginant une autre réalité. Le corps à l’abandon et le coeur en suspension. Plus d’affront, plus de provocation. Juste la liberté à confusion. Juste la légèreté avant la condamnation.

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legends never die : lieutenant de la sphère de la peur, démon de l'angoisse, il est les griffes qui torturent les âmes, qui déchirent l'esprit, il est ce souffle de crainte, le cauchemar réel qui s'infiltre dans les crânes.
the mighty bush : hallucination cauchemardesque ; capacité à transformer les peurs et les cauchemars d'un individu en sombres hallucinations. Les illusions sont intangibles, ne peuvent blesser physiquement mais peuvent tétaniser celui qui en est victime.
weapon : dague du paradis (bien cachée merci bien)
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Sujet: Re: am i beautiful as i tear you to pieces ? (sohan) Mar 17 Juil - 17:05 ()

Y'a les chairs qui valsent, les néons qui écrasent la masse. Et y'a ce lion affamé qui parcourt cette jungle où chaque membre qui gigote se transforme en jambon à faire glisser entre ses crocs aiguisés. Loin de ses crayons de papiers, l'humanité de Sohan écarté, le prédateur rôde lentement, croisant quelques fois d'autres lions venus chasser dans ce bar qui pue la luxure. Pas de jeux de gamins avec Jadis ce soir. Pas de supplice à infliger à Grazyna ce soir. Monsieur fait cavalier seul cette nuit. Monsieur chasse ailleurs cette nuit.
Puis y'a les silhouettes qui défilent sous ses prunelles lubriques. Et parmi l'effluve, les opales captent l'obsession perdue au milieu des corps presque devenus troubles. De la bouffe devenue figurante. De la bouffe devenue insignifiante alors que l'acide de la rage ronge les poumons. Torrent amer dans la gueule pâteuse. Et c'est comme si la musique venait de s'arrêter. C'est comme s'il n'entendait plus que sa respiration et la sienne. Comme s'il n'y avait que ce doux son, mélodieux écho, de son cœur qu'il rêve d'arracher qui pompe là bas. Enfin si proche de ce fou abandonné. Et dans son coin, isolé de l'ambiance fébrile, le démon reste là, à contempler. Comme un guépard fixant la gazelle qu'il s'apprête à croquer. Comme un stratège qui s'apprête à bouger un pion sur l'échiquier.
Muscles paralysés par l'euphorie de l'avoir retrouvé. Palpitant excité par le prochain coup à jouer. Xezbeth est coincé entre l'extase et les scénarios macabres qui pètent à nouveau derrière ses rétines. Entre précipitation et modération. Frénésie difficile à museler, furie difficile à contrôler. Pauvre Xezbeth réduit à s'plier à la prudence imposée par ses rangs alors que le désir de s'relever et d'arracher la belle à sa danse est en train de le consumer. Oh grand lieutenant mis à mal par cette pute qui arriverait presque à lui faire craquer les plans de sa hiérarchie. Parce que sa cruauté n'a jamais eu autant envie de se lâcher depuis qu'il l'a rencontré. Elle qui l'a balancé dans la déchetterie de l'humiliation. Elle, cette garce qui n'a eu besoin que d'une seule nuit chaude pour devenir un fantôme mordu à ses fantasmes lubriques ou glauques. Cette salope qui hante un pauvre fou qui a pourtant d'autres mortels à torturer. Et sa simple existence le bloque. Tant qu'elle sourit, tant qu'elle respire, il n'arrivera plus à s'concentrer sur plus important, sur des projets moins égoïstes.
Elle est son cauchemar.

Mais quand un autre s'approche de sa proie de trop près, quand un humain imprudent ose se glisser devant la peau satinée sous les néons, y'a un truc qui lui tire les tripes et lui mord le ventre. L'inconscient effleure la peau, frôle son obsession. Et ça part en vrille dans la caboche dérangée. Et déjà il est là, à repousser brusquement le Don Juan cartonnée de son tourment sur pattes. Intrus dans son décor balancé à quelques pas alors que les prunelles s'aimantent à ceux de son emmerdement aux boucles sombres. Et les griffes se referment autour du bras de la brune. La pression faible pour provoquer les cris, la pression pas assez forte pour faire craquer les os. Et déjà il l'emmène un peu plus loin. Un coin plus calme, contrastant atrocement avec le rythme du palpitant déréglé. Xezbeth déchiré entre le besoin de discrétion et l'envie extrême de décapitation. Mais le démon, aussi intense et démesurée soit sa rancune, est obligé de garder son spectacle fantasmé loin des mirettes curieuses et des esprits fragiles et naïves qui traînent ici. Et pourtant les corps continuent de s'entrechoquer, de se provoquer, de s'allumer, ne s'occupant pas vraiment du duo qui s'éloignent des valses érotiques.

La princesse des garces prisonnière entre le mur et les bras du bourreau, princesse dont il n'arrive pas à décrocher le regard.
Sale pute.
Il fait claquer une lanière du porte-jarretelle sur la cuisse immaculée. Le sourire de connard impatient, la pulpe des doigts effleurant le derme qu'il rêve de déchirer, les griffes brûlantes de s'y figer. L'électricité indescriptible d'un gosse qui touche son rêve du bout de ses doigts. D'un cinglé qui frôle son étoile quitte à s'y cramer. « Je t'ai longtemps cherché, j'ai longtemps espéré te revoir. » Le ton suit pas les paroles niaises. Les flammes dans ses opales ne crépitent pas de romantisme, elles s'agitent de rage. « Je vais enfin pouvoir te buter. »

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x. Nightmare


Dernière édition par Sohan X. Lacombe le Mer 25 Juil - 22:50, édité 1 fois
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Touché mortel : Du bout de ses phalanges glacées, elle peut briser tout ce qui est à sa portée. Détruire pour remodeler. Saccager pour reconstruire. Que ce soit la nature dans sa beauté, que ce soit les humains et leurs médiocrités. Il suffit d’un toucher pour que la poupée laisse le contrôle de côté. Un effleurement, une caresse. Pour que l’ivresse devienne détresse.
Allegeance : Solitaire au coeur poussière, elle voit le monde dans sa misère, elle voit sa famille à l’envers. Dieux qui subissent l’incroyance et la médisance, et qui se renferment dans la violence. Elle les voit se décomposer à force d’espérer. Que tout va s’arranger, que leur grandeur sera un jour récompensé. Elle voudrait les rassurer, mais cet univers ne cesse de se détruire dans son apogée. Alors elle observe le chaos qui se dessine en échos, elle se nourrit de cette terre qui attend l’échafaud. Comme un bourreau, elle attend sagement le jour du jugement.
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Sujet: Re: am i beautiful as i tear you to pieces ? (sohan) Ven 20 Juil - 13:56 ()

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Danse macabre sous les opales figées, chair brûlée sur la cadence pressée. Le corps se balance lentement, liberté acquise dans les mouvements. Il n’y a plus qu’elle dans ce néant, elle et ses paupières fermées entre les carcasses béantes. Elle et sa condamnation perpétuité. Sans gardes, ni barrières. Isolée et pourtant bien en vu face à la cohue. Cible ambulante aux plaies inquiétantes. Scarifications parsemées, rongeant la peau dénudée. Preuves de la destruction et des lamentations. D’une âme funambule sur un fil tremblant. D’une bombe sur le point d’imploser. Et pourtant… Seul le calme la berce sous les lumières bipolaires. Quiétude loin des incertitudes, vagues douces loin des calvaires. Puis le frisson, la chaleur de la chair contre ses hanches, griffes apposées sur la carcasse brisée. Désinvolture d’un étranger qui veut comprendre les plaies et s’engouffrer dans la misère de la suicidaire. Il glisse sur la peau, tente d’ancrer ses empreintes dans les os sans peindre des constellations. Mais l’osmose disparait pour l’agitation. Pour un peu de familiarité sous le silence défait, entre les mains qui repoussent et qui accrochent. Entre les regards qui se disloquent et s’affrontent. Il apparait le fantôme du passé, virulent et oppressant. La sentence prématurée à la corruption et aux frictions. Démon de la luxure qui l’a amené à la dépravation. L’origine même des nuits partagées entre les draps et les éclats. Le premier à s’être glissé dans la chaleur pour la brûler, pour lui rappeler que la vie se résume à un jeu d’échiquier. Où les amants s’échangent avec le temps, où les cartes s’entassent jusqu’à la défaite. Il se tient là l’aimant dérangeant. Toujours aussi charmant et inquiétant. Et il ne lui laisse pas le temps de s’échapper la poupée, pas l’opportunité de s’évader. Sous ses doigts sur son poignet, sous l’emprise forcenée pour l’éloigner loin des regards indiscrets. Il la tire la martyr, pour l’enterrer comme elle l’a fait. Lorsqu’elle lui a promis de rester à proximité, mais qu’elle s’est envolée avec les rayons du soleil. Menteuse, voleuse, pilleuse de sentiments. Frêle pute aux airs angéliques mais aux saveurs sadiques. Elle va payer le prix de son mépris. A cause d’une nuit.

Et Sohan il l’entraîne dans sa prison cauchemardesque. Une envie dantesque de buter l’ivresse. Loin des corps accrochés et de la musique enflammée. Dans une bulle en retrait, pour mieux l’égorger. Et déjà son corps vient percuter le mur, quand la carcasse s’approche et que les bras la bloquent à chaque extrémité. Prison de chair, début du calvaire. Et l’insolence du toucher, les doigts qui pivotent sur le porte jarretelle pour le tirer, faire claquer la dentelle sur la cuisse dénudée. L’électricité remonte dans la colonne vertébrale, le regard ne perdant pas le sourire insolent. Babines aiguisées avant le buffet. Et la rage qui inonde les veines serrées de la poupée. L’envie de lui faire ravaler son rictus arrogant. Mais il continue le môme de toucher à l’interdit, de s’éprendre de la tragédie. De ses phalanges qui caressent la jambe pour se brûler. De ses prunelles enflammées entre la colère et l’ivresse. « Je t'ai longtemps cherché, j'ai longtemps espéré te revoir. » Et la confession qui semble presque innocente, presque ignorante malgré l’air indifférent. Elle attend Persès la vraie vérité, la frêle réalité et non pas cette tendresse faussée. Car elle connait la rancune du gamin pourri gâté. La violence derrière les traits particuliers. « Je vais enfin pouvoir te buter. » Et il la conte sa rancune ouvrière, sa rage meurtrière. Je vais te faire la misère jusqu’à ce que tu me supplies d’aller en enfer. Elle ne retient pas son sourire la beauté amère. Une saveur de provocation entre ses lèvres. « Bon courage pour ça mon coeur. » Et le surnom familier, la douceur sur le palais qui contraste tellement avec les syllabes moqueuses. L’envie de voir de quoi il est capable. Le désir de se faire du mal. Elle s’écarte de l’emprise la naïve, le rictus carnassier et la légèreté dans ses mouvements. L’air innocent sur ses traits, mais le besoin de le piquer jusqu’à l’excès. « J’ai hâte de voir ce que tu as prévu pour me crever. » Et elle continue la cohue. De l’enflammer l’orphelin rancunier, d’échauffer le sang dans ses veines serrées. Elle veut le voir exploser, voir comment il se désintègre sous ses yeux merveilles.

Voir les ruines avant la bruine.
Contempler les éclats avant les dégâts.
Allez montre moi.




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Sujet: Re: am i beautiful as i tear you to pieces ? (sohan) Dim 29 Juil - 4:41 ()

Cet effet de merde. C'truc à la con qui fait ralentir la cadence du palpitant furieux. Plus les opales se perdent dans les siennes, plus la proximité s'éternise, plus son parfum s'fourre dans son groin, plus Xezbeth se paume dans ses fantasmes macabres. Ce machin dégueulasse qui rend presque le lieutenant vulnérable. Ce machin inexplicable. Ce machin qu'il repousse.
Cet effet de merde. Une brise qui apaise les colères, une présence qui calme les ardeurs. Cette garce presque plus puissante que les calmants inventés par les mortels. Et cette garce qui vient faire péter son propre effet. Une seconde ou deux. Des paroles en trop qui viennent faire éclater brutalement la bulle anesthésiante qu'elle était en train de construire.
Ça coupe. Net. « Bon courage pour ça mon coeur. »
Connasse.
Il rêve de la buter putain.
Il crève de la buter.
Et quand elle s'éloigne, Xezbeth la retient pas, il se retient lui. Il retient une pulsion violente. Il s'oblige à ne pas l'attraper par la tignasse et lui faire craquer le crâne contre le mur. Un coup sec. Un geste qui ne prendrait que deux secondes. Ce geste qui l'apaiserait plus que cet espèce de pouvoir qu'elle semble avoir sur lui. Mais le démon sert les poings à en faire blanchir les jointures de son hôte. À remballer ce naturel qu'il a ramené avec lui dans ce corps fragilisé.

« J’ai hâte de voir ce que tu as prévu pour me crever. »
Et l'insolente provoque encore. Et malgré les tripes qui se tortillent et tirent, Xezbeth, il sourit. Parce que le gosse, il prend ça pour une invitation, une des plus belles, une invitation doré pour jouer à qui craquera le premier. À qui crèvera le premier. Alors il fout les pieds sur l'échiquier, renversant les pions adverses pour atteindre la reine.
La paume qui claque le cul, la main qui s'agrippe à la chair à travers la dentelle. Et qui décolle pas, les griffes essayant de s'frayer un passage entre les coutures de la broderie. « T'as cru que j'allais te laisser te tirer une deuxième fois ? » Y'a le souffle qui s'glisse dans l'oreille, y'a les doigts venus déranger la tignasse détachée, venus effleurer le cou pour arranger les mèches derrière le dos offert. Y'a les corps qui se frôlent, et Xezbeth qui s'paume plus cette fois. Malgré l'aura de la reine des putes, malgré le parfum sucré qui lui bouffe encore le nez. « J'crois que t'as pas bien compris avec qui tu jouais. » La voix trop douce aux accents pourtant si menaçants. Monsieur veut faire le grand, il veut faire le fort. Monsieur veut donner l'illusion d'une puissance plus écrasante que la sienne. Monsieur a l'ego trop gonflé.

Les boucles brunes, bagues et bracelets autours de ses phalanges, roulent et s'déroulent. Jusqu'à ce que la poigne se referme. Un bout de crinière tiré, obligeant le visage de garce à s'tourner vers lui avant que ses mains abandonnent tout pour mieux attraper sa mâchoire. Et l'instant d'après son obsession sur pattes est à nouveau clouée au mur. Et il sait pourtant qu'elle serait capable de lui foutre une droite, de le bousculer. Peut-être même que la poupée serait capable de le buter. Et le si prudent démon oublie ses craintes avec elle, il en oublie les risques. Elle est son cauchemar, sa réalité, et sûrement sa perte. Et l'abruti il fonce, il accélère même. Quitte à cramer. Quitte à se damner. Quitte à s'déchirer entre désirs illusoires et envies désespoirs.

« Si t'as tellement hâte de voir, faut rester, pour voir, justement. Ou en plus d'être une sale pute, on a oublié de te foutre un peu d'intelligence là dedans ? » Une dernière pression sur la mâchoire avant de toquer le crâne de la brune pour illustrer ses propos.

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Touché mortel : Du bout de ses phalanges glacées, elle peut briser tout ce qui est à sa portée. Détruire pour remodeler. Saccager pour reconstruire. Que ce soit la nature dans sa beauté, que ce soit les humains et leurs médiocrités. Il suffit d’un toucher pour que la poupée laisse le contrôle de côté. Un effleurement, une caresse. Pour que l’ivresse devienne détresse.
Allegeance : Solitaire au coeur poussière, elle voit le monde dans sa misère, elle voit sa famille à l’envers. Dieux qui subissent l’incroyance et la médisance, et qui se renferment dans la violence. Elle les voit se décomposer à force d’espérer. Que tout va s’arranger, que leur grandeur sera un jour récompensé. Elle voudrait les rassurer, mais cet univers ne cesse de se détruire dans son apogée. Alors elle observe le chaos qui se dessine en échos, elle se nourrit de cette terre qui attend l’échafaud. Comme un bourreau, elle attend sagement le jour du jugement.
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Sujet: Re: am i beautiful as i tear you to pieces ? (sohan) Lun 30 Juil - 20:53 ()

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Take me I'm alive, never was a girl with a wicked mind but everything was better when sun goes down. I had everything, opportunities for eternity and I could belong to the night...You make me wanna die I'll never be good enough and every time I look inside your eyes you make me wanna die.

Requiem macabre sous les lumières infâmes. Regards revolvers face aux souvenirs amers.  Le passé remonte à la surface quand le présent brise la glace. Retrouvaille d’infortune remplie d’amertume. Tension dans les corps, pression dans les remords. Ca s’arrache, ça se casse pour plus de carnage. Envie de détruire pour mieux enterrer. Besoin de le finir et de recommencer. Guerre de fierté, combat avorté pendant quelques années. La reine et le roi sur l’échiquier, prêts à évincer tous les pions pour se briser. Ils s’observent sous l’obscurité latente, les prunelles figées face au visage autrefois éraflé. Mémoires lascives d’une nuit partagée. Quand le démon a crée une monstruosité à l’effigie de son atrocité. Poupée devenant pantin, marionnette devenant marionnettiste. Les fils sont figés dans ses phalanges glacées et elle les découpe avec son sourire rasoir. L’égoïste sadique se transformant en cauchemar plutôt qu’en rêve hagard. Il n’y a plus de douceur, plus de caresses ni d’ivresse seulement cette détresse. Cette tempête qui se profile sous les regards dociles. Et l’orage sous les mots, l’adieu sous les échos.
Je ne serais plus ta poupée.
Casse toi avant que je te brise.

L’innocence s’est effacée au profit de l’indifférence. La rémission au profit de la condamnation.
Fini de jouer.
Maintenant on va s’enterrer.
Game over dans le regard bleuté. Conclusion ensanglantée quand le pari est lancé. Provocation au bout de la langue. Verve au bout des lèvres. Elle détruit plus qu’elle construit la môme. La paix bien oubliée pour un peu de chaos désorganisé. Et quand elle se détache pour éviter de laisser sa trace, c’est lui qui s’impose dans son audace.

Gamin capricieux qui ne veut pas dire adieu à son jeu. Il balance sa main sur son cul, fessée pour lui rappeler que c’est lui qui a commencé. Les phalanges vicieuses, les griffes envieuses. Il s’impose le diable au milieu des ecchymoses pour créer une tentation dangereuse. Et elle sursaute la môme cajolée, prise dans son piège rouillé. Sous les doigts qui se permettent de s’infiltrer sous la dentelle pour érafler les entrailles vermeilles. Chaleur insubordonnée, feu dans les reins malsains. Rappel soudain de la douceur de son bassin. « T'as cru que j'allais te laisser te tirer une deuxième fois ? »  Et la menace tenace, le danger agace. Montres moi ta violence pour que je puisse peindre ta déchéance. Le sourire se dessine sur la bouche rosée face au soupir impulsif, au corps corrosif. Distance grignotée, défoncée pour plus d’effet. Les carcasses s’attachent pour plus de frictions, plus de scarifications. Et les doigts ricochent entre les mèches noires, glissent entre les épis bruns prêts à s’accrocher à sa nuque pour l’étrangler et lui faire ravaler son rictus carnassier. « J'crois que t'as pas bien compris avec qui tu jouais. »  Mots cléments sous la douceur de l’intonation malgré les syllabes menaçantes. Monsieur veut de la grandeur. Mais il va se juste s’exploser sous l’apesanteur. Et l’emprise se renferme. En un claquement de doigts. En une allumette craquée. Le divertissement reprend pour une soirée. Et il se fait maître du jeu improvisé.

Quand il tire les boucles pour attirer le visage à ses yeux carnages. Regardes moi sale pute. Regardes ce que tu as fait de moi. Et elle n’a qu’un sourire sur les lèvres la meurtrière, l’équilibre suicidaire. Même quand les paumes attrapent la mâchoire, même quand le corps se retrouve une fois de plus bloquée contre le mur glacé. Les traits restent figés sous l’amusement entier, car elle crève d’impatience la poupée. De voir ce que cache l’homme d’une nuit, de contempler l’horreur de ses interdits. « Si t'as tellement hâte de voir, faut rester, pour voir, justement. Ou en plus d'être une sale pute, on a oublié de te foutre un peu d'intelligence là dedans ? »  Dernière pression sur la mâchoire et la main cogne sur le crâne dans l’insolence. Illustration des mots avant la démence. Et elle sourit encore la jolie, l’envie de créer une tragédie. Juste ici. Entre les yeux indiscrets et les corps entremêlés. Besoin vital de le crever sur un piédestal. Car le malsain croit détenir la cadence de leur danse. Emprise agile face à l’humaine fragile. Ignorance biaisée et palpitant bientôt arraché. Il va supplier… pour qu’elle le laisse en entier.

Mais en attendant, elle s’amuse encore un peu la cohue. Plaisir distordu de le crever sous ses gestes tout en sensualité. La poupée se met sur la pointe des pieds pour remonter face au visage troublant, le regard aimanté à l’ambre béante. Puis l’affront, la provocation. L’emprise qui s’inverse sous l’ivresse. La volupté en déguisement pour le repousser dans ses retranchements. La langue se glisse sur les lèvres offertes, lubricité avant la perpétuité. Souvenir des baisers partagés, des saveurs sucrées. Et les mots à la volée, l’attaque tranchante et mordante. « C’est toi qui m’a tout appris pour devenir une « sale pute ». »  Coupure violente, déchirure oppressante. Le regard enflammé perd de ses étincelles et la noirceur s’impose dans l’océan. Quand elle attrape brusquement le bras et qu’on entend, entre la mélodie agitée, les os craqués. Punition pour l’arrogance. Pénitence pour son insolence. Humaine plus si clémente. Juste démente. C’est elle qui prend de la hauteur face à son horreur. Divinité qui récupère son statut, qui dévoile un peu de son atrocité. Il l’a crée, il va payer les frais. « L’intelligence c’est de ne pas provoquer ceux qu’on ne connait pas. Car mon coeur t’as pas encore « compris avec qui tu jouais » non plus.»  Et le sourire glacial quand elle reprend ses mots pour l’enterrer, quand elle pousse jusqu’à l’excès. Car elle n’est pas venue pour s’amuser la beauté, seulement pour le buter.


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the mighty bush : hallucination cauchemardesque ; capacité à transformer les peurs et les cauchemars d'un individu en sombres hallucinations. Les illusions sont intangibles, ne peuvent blesser physiquement mais peuvent tétaniser celui qui en est victime.
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Sujet: Re: am i beautiful as i tear you to pieces ? (sohan) Mar 14 Aoû - 0:02 ()

Ce sourire qui s'affiche. Ce sourire qu'il rêve de mordre et d'écorcher. Ce sourire qui s'approche trop près. Ce sourire qui se transforme en baiser empoisonné, qui s'confond dans l'ambiance présente, qui pèse sur cette insolence à déchirer et à incendier. Rien qui contraste avec le décor. Rien qui vient déranger la chaleur des corps qui balancent près d'eux. Et pourtant ils détraquent déjà la luxure trop simple qui règne, soufflant une brise malsaine de leur coin. Leurs démesures surpassant celles des autres de loin.

« C’est toi qui m’a tout appris pour devenir une « sale pute ». »  Il a pas l'temps de répliquer l'insolent, pas l'temps de cracher plus de venin, ça craque dans le bras, ça s'étouffe dans un cri muet. Ça brise les os et l'envie de discrétion. Ça casse la prudence et l'ego du démon. « L’intelligence c’est de ne pas provoquer ceux qu’on ne connait pas. Car mon coeur t’as pas encore « compris avec qui tu jouais » non plus.»  Et il répond au sourire malgré la douleur. Il aime atrocement ce jeu lancé sans qu'aucune règle soit imposée. Et Xezbeth, maître de ce jeu qu'il ne contrôle qu'à moitié se fige dans l'arène. « Et pourtant tu continues de provoquer ceux que tu connais pas. Qu'est ce que je dois déduire de ton intelligence ? » Le rictus insolent ne lâche pas sa tronche de gamin pour dissimuler la grimace. On l'a trop torturé en Enfer pour s’apitoyer sur un os pété, et il s'est trop habitué à son corps d'humain pour ne pas l'ignorer. Mais l'arrogance surpasse tout, il s'approche comme si elle n'avait pas commencé à l'abîmer. Comme si son bras ne clamait pas quelques secondes de paix pour débuter la guérison. Mais Xezbeth, il veut montrer comme un gosse qui est le patron.

Alors ses phalanges retrouvent ses boucles, sa bouche retrouve la sienne dans un éclat brutal.
La langue se glisse, les dents se plantent. Le goût de rouille contre le palais se mélange au sucre de ses lèvres.
Les mèches tirées abandonnées pour mieux déchirer la dentelle collée au cul.
Les doigts qui serrent la gorge.
Les doigts qui jouent avec les lambeaux de l’étoffe, qui s'aventurent sur la peau trop immaculée, là où la décence se fait facilement oublier.
Les doigts qui continuent d'agripper la gorge, comme pour y presser l'air, comme pour faire siffler l'oxygène jusqu'à sa bouche. Ils s'impriment sur la peau blanche prête à craquer avant de tout arrêter. Malgré l'envie de continuer, malgré l'envie de voir les opales se gonfler et sa face de poupée prendre des teintes bleutées.

Le sourire contre ses lèvres. Le carmin sur la langue. L'excitation dans le cœur.
Et l'épaule de la garce qui se déboîte sous la pression de la paume la seconde suivante, profitant du choc pour la foutre à genoux. Ça fait dériver certains regards trop curieux, à en faire retenir quelques respirations, à briser l'ambiance bien trop calme à la danse qu'ils entament. Discrétion pétée par son obsession. Par l'ivresse du jeu. Inconscience muselée par les provocations à répétitions. Xezbeth, il fait éclater les « faut faire profil bas ». Xezbeth, il pourrait la prendre et la morceler devant toute l'assemblée de l'humanité. Y'a plus assez de raison dans le crâne pour le calmer, plus assez d'intelligence pour décaler leur jeu dans l'ombre. Plus assez de discernement pour l'empêcher de se foutre sous les décombres.
Trop d'Hippolyte à broyer devant ses prunelles d'assoiffé. Et pourtant malgré ce désir brûlant de la buter, de la faire hurler, Xezbeth il retient encore sa cruauté. Pour éterniser le jeu ou juste par stupidité. Ou peut-être que y'a encore un peu de sagesse coincée quelque part dans la cervelle pour pas offrir aux mortels un spectacle qu'ils se contentent d'habitude à mâter sur écran.
Mais il s'en arrête là pour l'instant, juste un regard de haut, de son piédestal d'argent. Et une dernière phrase pour alimenter les braises ardentes.
« T'es plus à ta place comme ça, bébé. »

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julius caesar : black madnesss. / beylin
the mighty bush : Résonance de relaxation : Par sa simple présence, la poupée peut calmer les êtres à proximité. Effaçant l’anxiété et l’agitation des pensées, elle est une drogue dure qui ne perd pas de ses saveurs malgré les aigreurs qui perdurent.

Touché mortel : Du bout de ses phalanges glacées, elle peut briser tout ce qui est à sa portée. Détruire pour remodeler. Saccager pour reconstruire. Que ce soit la nature dans sa beauté, que ce soit les humains et leurs médiocrités. Il suffit d’un toucher pour que la poupée laisse le contrôle de côté. Un effleurement, une caresse. Pour que l’ivresse devienne détresse.
Allegeance : Solitaire au coeur poussière, elle voit le monde dans sa misère, elle voit sa famille à l’envers. Dieux qui subissent l’incroyance et la médisance, et qui se renferment dans la violence. Elle les voit se décomposer à force d’espérer. Que tout va s’arranger, que leur grandeur sera un jour récompensé. Elle voudrait les rassurer, mais cet univers ne cesse de se détruire dans son apogée. Alors elle observe le chaos qui se dessine en échos, elle se nourrit de cette terre qui attend l’échafaud. Comme un bourreau, elle attend sagement le jour du jugement.
these streets : Elle sait tout ce qu’il a à savoir.
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Sujet: Re: am i beautiful as i tear you to pieces ? (sohan) Ven 17 Aoû - 23:01 ()

Am I beautiful as I tear you to pieces ?
Take me I'm alive, never was a girl with a wicked mind but everything was better when sun goes down. I had everything, opportunities for eternity and I could belong to the night...You make me wanna die I'll never be good enough and every time I look inside your eyes you make me wanna die.

Fantôme errant face au regard océan. Traits insolents sous le piège qui se renferme lentement. Besoin de posséder pour s’accaparer. Désir de s’égorger pour finir ce qui n’a jamais réellement commencé. Ils se tournent autour les vautours, les habitudes bien ancrées après la découverte des courbes et des déliés. Mascarade révélée et traque affamée. Ils ont les crocs aiguisés les prédateurs, prêts à mordre dans la chair qu’ils se tendent. Envie d’arracher la trachée, de se nourrir des battements du palpitant jusqu’au dernier instant. Car dans ce jeu, il n’y aura pas de gagnants. Simplement une victime moins amochée, un martyr moins sanglant. Et pourtant, les deux grands enfants s’enfoncent dans ce ballet dément. Spectacle béant de cauchemars hagards. Montagnes russes d’émotions en ébullition. Entre agitation et frustration. Entre lamentation et tentation. Ça s’observe dans le noir sous les lumières espoirs. Ça se cherche sans prendre en compte les déboires. Et ça se tue dans les gestes bien calculés, dans la lenteur recherchée. Quand la langue se rue sur les lèvres offertes pour savourer les saveurs alertes. Sucre divin au coin de la bouche carmin. Souvenirs malsains d’une danse lointaine. Lors de ces nuits où l’on oublie sa folie pour le réconfort d’un répit. Et les mots en échos, les attaques comme bourreau… Lubricité enterrée avant même d’être consommée. Elle arrache la poupée de son éloquence damnée. Puis elle arrache avant qu’il ne puisse rétorquer. Cette ossature fragile, frêle héritage de l’Humanité. Le craquement dans le bras quand les lippes lâchent un cri sourd sous les dégâts. L’atrocité se nourrissant de l’effet, de cette destruction au goût de paradis. Brise toi mon ange avant que je t’éviscère sous mes phalanges. Hérésie assoiffée de l’entendre encore hurler son pantin désarticulé. Elle tire les ficelles avant de le foutre en dentelle. Et il sourit le mépris face à ce jeu sadique, face à l’assurance séraphique. Excité par les enjeux sans limites, par la tension subite.  «  Et pourtant tu continues de provoquer ceux que tu connais pas. Qu'est ce que je dois déduire de ton intelligence ? »   Et il l’attaque lui aussi, pour faire chuter la jolie. De son piédestal divin, de son hauteur en apesanteur. Rappel sauvage qu’ils ne sont que deux fauves, prêts à se dévorer pour démontrer leur supériorité. Et il s’approche quand elle se décroche. Il s’avance quand elle s’enfonce dans la démence. « Mais mon ange je sais ce que tu … »  Et les syllabes sont découpées au couteau par l’écho des lèvres, les mots sont avalés par la bouche pleine dans un élan brutal. Baiser d’adrénaline emplie de morphine.

Les griffes arpentent entre les mèches brunes, la langue se glisse entre les lippes entrouvertes et la morsure glaciale. Crocs accrocs à la douceur des pétales rosées. Il s’approprie le déni ce qui lui est interdit.
Entre luxure et usure.
Entre colère et misère.
Combustion des sens, implosion sous la transe.
Respire encore mon doux mensonge pour que je m’installe dans tes songes.
Il la dévore le démon, sans hésitation.


Et elle gémit la jolie sous l’hérésie, sous la douleur extatique. Souffrance idolâtrée depuis tant d’années, celle ci lui offrant un peu de sursis dans cette existence noircie. Et le sang se répand de lèvres en lèvres, saveur métallique sur le palais. Quand les gestes illustrent si bien les provocations sadiques. Puis les mains se font plus pernicieuses, vicieuses, lorsque la dentelle lache sous l’emprise tache, lorsque les phalanges s’attachent à la gorge. Pression sur la trachée, respiration saccadée entre la chaleur et la douleur. Mais pas un pas en arrière, pas un retour pour couvrir ses arrières. Elle plonge la poupée, la gueule la première contre le diable enflammé. Le corps piégé entre les paumes agressives, corrosives. Jouet cassé dans les bras du premier à l’avoir profané. Elle répond à la volupté avec cette même brutalité, les lippes ensanglantées et les mains griffant la chair de sa nuque. Echange volé, tentation consommée. Avant le rejet, l’abandon et l’expiation.
Puis la condamnation sous le sourire de l’avorton.
La condamnation quand le corps craque sous l’affront.

Epaule déboitée, corps bousculé pour se retrouver sur le plancher. Elle se crispe la poupée, sous le cri étouffé, sous le mal acéré. Les prunelles bleues flirtant avec les lueurs noires de cette colère abyssale. Haine insatiable. Danse infernale. Elle chute l’astre loin de son ciel de goudron, la carcasse en ébullition. Sous les regards interloqués, sous les âmes curieuses face à ce spectacle macabre. Intérêt pour la violence. Inquiétude pour la clémence. Mais il n’y aura pas d’armistice face au supplice. Qu’une chute si proche du précipice. Et l’arrogance en supplice final, l’insolence due à sa supériorité éphémère. Un sourire sur les lèvres meurtrières, un regard en l’air.  «  T'es plus à ta place comme ça, bébé. »  Et il vient de signer l’atrocité. Il vient de signer son arrêt de mort. Sans un remord, sans se douter de ses torts. Car elle brûle l’allumette sous les prunelles éteintes. Elle s’essouffle pour tout enflammer dans cette boîte délabrée. Et elle crame quand elle ne retient plus son calme. Les poings se fermant, le rictus cinglant. Elle frappe la poupée dans son intimité sans même se cacher. Violence exacerbée, démence accumulée. Et il se recule le gamin sous la douleur, sous le coup bas de l’éclat. Pas de pitié. Elle se relève la môme sordide, le regard cruel et le sourire en dentelle. Elle attrape son épaule rapidement pour la remettre à sa place, dans une grimace douloureuse. Les os grinçant sous l’alerte des muscles ankylosés. Et elle profite de la vulnérabilité de sa proie pour reprendre son effroi. Quand elle le pousse au sol pour clamer son trône. La carcasse se ruant sur le corps à l’abandon, agrippant ses reins à son bassin. Puis sa main qui s’épanche sur sa gorge pour la tordre. Elle appuie la jolie là où les palpitations survivent. Là où la vie découle lentement entre ses phalanges oppressantes. Et elle serre pour dessiner l’enfer. Elle serre pour lui arracher sa misère. Les griffes rentrant dans la chair pour créer son calvaire. Les nécroses apparaissant sur la trachée offerte. Puis les mains qui viennent la rattraper, qui la soulèvent avant qu’elle ne puisse le crever. Le grognement entre ses lèvres pincées. On l’arrache la poupée à son morceau de viande, on l’enlève à son plaisir planant.

Pour éviter un carnage face aux prunelles mirages.
Pour contrer le bain de sang qui se profile lentement.
L’Humanité se rebellant face au carrousel angoissant.



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Sujet: Re: am i beautiful as i tear you to pieces ? (sohan) Lun 20 Aoû - 4:22 ()

Et ça extirpe l'air des poumons en une seconde. Ça le fait reculer dans un réflexe trop humain. Ça le fait regretter de pas l'avoir achevée plutôt que de l'admirer à genoux. Pour quelques miettes de raison, dans un dernier élan de discrétion. Limites pourtant déjà piétinées par le jeu qu'ils se sont imposés.
Qu'est ce qu'il peut être con.
Et c'est trop tard pour répliquer, elle l'a déjà basculé. Et si leur nouvelle position pourrait le ravir, il a pas le temps de réellement se réjouir.
Un nouveau cri à taire quand elle perce le derme de ses griffes.
Quelques secondes d'agonie.
L'oxygène qui passe plus. La peau qui craque. Le cœur qui se plante dans ses battements. Il gigote pas sous le corps de poupée. Il s'défend pas, il s'laisse faire, il sait pas faire. Il s'y perd, entre l'arrogance et la détresse. Entre la rage et la douleur. Entre ses envies et sa réalité.
Elle va le crever sa belle hérésie.

Mais on vient mettre un terme à son martyr. On dégage la barbare, et il respire enfin Xezbeth. Écrasé par la douleur contre le sol, il s'confine dans sa léthargie, le temps d'bouffer l'air dont elle l'a privé, le temps de récupérer un peu de vie qu'elle a voulu lui retirer. Mais on vient gâcher son moment de convalescence avec des « ça va ? », des « qu'est ce qui s'est passé ? » avec leurs opales curieuses, inquiètes ou apeurées qui clignotent au dessus des siennes. Ils viennent faire peser un peu plus l'humiliation. Et s'il n'avait pas qu'une seule obsession, il cramerait le bar, les ferait courir pour échapper aux décombres. Il ravagerait ce lieu avec leurs cris terrifiés et craqués. Qu'importe les conséquences, qu'importe si c'est la propriété d'un démon qu'il viendrait flamber. Mais il n'a qu'une obsession, et il l'a toujours pas crevé. Alors il se relève vite l’impétueux cassé, repoussant un peu trop fort une nana accroupie à côté de lui. Il se dégage de l'attroupement, il bouscule quelque corps plantés dans son chemin. La paume sur son cou abîmé. La gorge incendiée. Les muscles tordus. Le bras ballant. La douleur des os qui commencent à s'agiter pour se reformer. Putain de jambon dans lequel il est emprisonné. Et on l'observe se glisser derrière le bar, on piétine quand il dérobe une bouteille. Le barman proteste mais Xezbeth lui fait péter quelques images cauchemardesques dans le crâne pour le faire taire. Pour pas qu'il tente de le déranger. Des visions faibles, ce que son état peut lui offrir de mieux. Suffisamment efficaces pour s'éloigner. Et personne d'autre ne l'arrête. Devenu pourtant centre d'attention maintenant qu'on a écarté la sauvage. Devenu pourtant élément perturbateur de l'ambiance lubrique dans laquelle ils sont tous venus s'enfermer. Il doit bien y avoir quelques démons dissimulés sous les masque de chair curieux ou excités à l'idée de voir le carnage s'orchestrer. Puis les deux videurs de la boîte ont déjà les mains occupées, à foutre dehors la brune quasiment dénudée. Puis y'a un peu de stupeur saupoudrée sur la masse qui s'entasse. C'était pas ce genre de spectacle qu'ils étaient venus ce soir. C'était pas deux fous noyés dans leur hérésie qui devaient rythmer leur nuit.

Et il débarque à la sortie au moment où les deux Saint-Bernard essayent de se débarrasser de la poupée enragée. « C'est plus votre problème, vous pouvez vous casser. » Mais pas de temps d'arrêt, il fracasse le cul de la bouteille sur le crâne de sa dulcinée ratée. Les bouts édentés du verre déjà figés dans le ventre par le bras qu'elle a épargné. Toujours agrippé à l'arme improvisée, il s'avance d'un pas, enfonçant encore un peu plus le tesson dans la chair. Dans une lenteur atrocement satisfaisante, action qui ne sera pas suffisante. Même si les perles carminées glissent sur sa peau satinée. Parce qu'aucun geste ne sera apaisant tant qu'elle continue de respirer.
Et un nouveau sourire insolent qu'il plante contre sa bouche, celui qu'elle a pas réussi à lui arracher. Les prunelles captivées par les siennes, par chaque battement de cils, par chaque réaction des rétines, il s'y égare facilement l'inconscient. Il baisse trop facilement sa garde l'insouciant.
La respiration encore maladroite du désarticulé qui vient la heurter alors qu'il s'permet de claquer une deuxième fois la lanière du porte-jarretelles. « Je t'ai dit que j'allais pas te laisser te tirer une deuxième fois. » Il a pas fini ses conneries Xezbeth. Elle lui pas pété assez d'os, elle lui a pas fait expulser assez d'oxygène, elle l'a pas assez torturé. Elle a fait qu'allumer un autre feu rageur dans son palpitant fatigué. Elle a fait que gonfler l'obsession déjà démesurée.
Le gamin, il a toujours pas compris. Que c'est elle la plus capable des deux de gagner à leur jeu.

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Touché mortel : Du bout de ses phalanges glacées, elle peut briser tout ce qui est à sa portée. Détruire pour remodeler. Saccager pour reconstruire. Que ce soit la nature dans sa beauté, que ce soit les humains et leurs médiocrités. Il suffit d’un toucher pour que la poupée laisse le contrôle de côté. Un effleurement, une caresse. Pour que l’ivresse devienne détresse.
Allegeance : Solitaire au coeur poussière, elle voit le monde dans sa misère, elle voit sa famille à l’envers. Dieux qui subissent l’incroyance et la médisance, et qui se renferment dans la violence. Elle les voit se décomposer à force d’espérer. Que tout va s’arranger, que leur grandeur sera un jour récompensé. Elle voudrait les rassurer, mais cet univers ne cesse de se détruire dans son apogée. Alors elle observe le chaos qui se dessine en échos, elle se nourrit de cette terre qui attend l’échafaud. Comme un bourreau, elle attend sagement le jour du jugement.
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Sujet: Re: am i beautiful as i tear you to pieces ? (sohan) Lun 20 Aoû - 17:54 ()

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Hurlements avalés, souffrance injectée. Les lueurs d’innocence s’écrasent sous la violence. Couvertures arrachées, les visages apparaissent sous l’obscurité. Et le monde cesse de tourner sous leur danse macabre. Dans ce spectacle malsain, dans cette lutte sans lendemain. Acteurs carnassiers qui oublient l’environnement pour se fracasser brutalement. Protagonistes emplis de haine, il n’y a plus que cette obsession, cette condamnation. Les désirs sanglants de voler une vie, pour éviter que la leur soit saisie. Duel repoussé au profit d’une nuit. Affront retardé pour quelques gémissements ahuris. Caresses avant la détresse. Eclats avant le trépas. Et plus que ces fracas entre ses doigts. Plus que cet objectif d’en faire un martyr. Elle brûle la poupée, elle se consomme sous les fantasmes glauques. Explosion prématurée sous la verve sadique et lubrique. Mots virulents pour un effet encore plus dément.

Et elle s’y prend. Elle se méprend. Quand elle oublie l’univers pour y inscrire ses travers. Griffes accrochées à la nuque autrefois baisée, phalanges fermées sur le souffle pressé. Elle entend la môme le cri étouffé, elle se nourrit de sa tragédie. Et il ne bouge pas l’orphelin, piégé sous le poids de la reine d’effroi. Paralysie soudaine face à la cruauté sans pareille. Les émotions filtrant dans les grandes  prunelles écarquillées. Livre ouvert face au sourire amer. Plaisir de le voir aussi démuni sous elle. D’absorber son agonie. Puis le rattrapage soudain, le vol de son émoi quand on l’attrape pour l’éloigner de sa proie. Le corps se débat, la gorge se déploie. Les grognements sifflant dans le silence planant. Frustration sous les regards oppressants. Etiquettes qu’on lui colle à la frivole. De folle ou de sauvage. Mais ils n’ont pas même idée de quoi elle est capable la fauve. Pourtant, elle se laisse tirer, sans trop lutter. Un rictus satisfait sur ses lippes ensanglantées. Car elle s’échappe la poupée loin de l’enfoiré. Liberté conditionnelle. Echappatoire de dentelle. Quand lui rumine sa défaite.  Je t’avais dit que tu voulais pas jouer. Game over, bébé.

Et le froid quand les vigiles la sortent à l’extérieur à moitié dénudée. Poupée dégagée pour éviter trop de frais. Elle sent sa chair se soulever sous la brise légère, les muscles tremblant encore sous la colère. Et ils la relâchent la déesse sans délicatesse. Soupir entre les lèvres pincées, agacement dans les pensées entremêlées. «  C'est plus votre problème, vous pouvez vous casser. »  Et la voix brutale, l’avertissement bancal. L’excitation dans les entrailles. Le palpitant déraille. Elle se retourne l’éclat face à la détermination de ce gars. Et déjà une bouteille s’écrase sur sa tempe, ouvrant la peau entre les mèches brunes. Douleur en écho sous les regards médusés des deux vigiles alertés. Puis la souffrance plus mordante, plus tremblante. Quand le verre s’incruste dans son ventre, entaille la chair pour lui faire vivre un enfer. Elle gémit la jolie, les dents grinçants sous les nerfs brûlants. Et il avance encore l’avorton, enfonçant un peu plus les éclats dans le corps las. Avec une lenteur sadique, pour entendre ses suppliques. Et elle crie la jolie. Sous cette fragilité, sous cette Humanité. Corps volé si facile à torturer. Le regard glacial se plantant dans les prunelles bestiales. Il sourit la folie sous son agonie. Car il veut l’entendre la beauté, lui arracher la vie pour se nourrir de ses envies. Et ils ne se lâchent plus les opposés de leurs ambres dilatées. Se maudissant au travers de leurs yeux sous les enjeux. Et l’affront encore. La volupté après les torts. Il attrape une lanière du porte jarretelle pour la faire claquer quand les vigiles se sont échappés pour appeler les flics avant le carnage de dentelle. Ambiguïté toujours présente, tension toujours oppressante. « Je t'ai dit que j'allais pas te laisser te tirer une deuxième fois. »   Et cette conclusion, cette condamnation.
Ce coup-ci tu ne t’échapperas pas.

Et ils disparaissent les ennemis de cette ruelle taudis. Ils s’échappent loin de ce bar d’ennui. Environnement changeant, cadre encore plus navrant pour se foutre en sang. Les corps réapparaissent sur le confort de draps, matelas pour accueillir les os en fracas. Et la poupée, entre confusion et impulsion, elle tente une fois de plus d’enterrer cette tentation. Les doigts glissant sur le bras intact pour le casser, mais seule la fatigue vient s’installer dans ses muscles ankylosés. Et elle comprend la beauté que cette lutte se fera dans la difficulté. Alors elle balance sa jambe pour le projeter en arrière, répit éphémère. Et la douleur toujours affamée dans ses entrailles, la souffrance qui lui fait lâcher un gémissement entier. Sous la pression de son corset, sous la peau arrachée. Alors elle le détache la jolie, elle l’enlève lentement sous son corps hurlant. A chaque friction, à chaque frisson. Piège de textile. Le tissu vole à proximité et elle contemple les plaies la môme. Le haut de la carcasse totalement dénudée, et le bas ensanglantée sous le sang qui se répand.   « Putain… »  Les doigts glissent sur la chair retournée et elle oublie Persès que le brun attend de la dévorer.
Car elle n’a pas peur de se faire torturer.
Seulement de se faire oublier.



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the mighty bush : hallucination cauchemardesque ; capacité à transformer les peurs et les cauchemars d'un individu en sombres hallucinations. Les illusions sont intangibles, ne peuvent blesser physiquement mais peuvent tétaniser celui qui en est victime.
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Sujet: Re: am i beautiful as i tear you to pieces ? (sohan) Mer 22 Aoû - 0:22 ()

Horreur de la trouver si belle sous les cris d'agonie, de pas pouvoir se détacher de ses prunelles bombardant le supplice. D'être autant fasciné par cette fragilité et cette férocité. Horreur d'être autant en admiration face à la sauvagerie de cette aberration. Le gamin encore cassé, pas encore à l'abri du danger, il s'perd dans les opales de son hérésie. L'envie de la buter plus brûlante que jamais, l'envie de conserver la reine barbare de son échiquier jamais aussi déchirante. Sa garce, son cauchemar à morceler. Cette pute qu'il ne peut que respecter pour avoir était à quelques secondes de le crever. Atroce émerveillement trop proche de la vénération. Mais il y peut rien le gosse. La tête qui bascule légèrement sur le côté, il est raflé par l'éclat des opales, par le bruit qui siffle entre ses lèvres et qui vient percer la tranquillité de la nuit. Par la splendeur qu'elle dégage de sa détresse. Puis y'a les rayons de lune qui parfait le tableau, qui font le contraste délicat entre le sang, les joues roses et le blafard du reste de sa trogne de princesse. Fascination morbide. Extase déplacée. Palpitant déréglé.

Et l'égoïste, il les arrache de la ruelle avant qu'on ne vienne le chopper. Parce que le si prudent Xezbeth a foutu quasiment tous ses principes de côté pour pouvoir la buter, parce que Xezbeth aveuglé par sa rage et son arrogance débile, il a bien failli y passer. Alors il les éloigne loin de leur premier plateau de jeu, proche de ses besoins macabres. Le premier foyer vide qui lui pète dans le crâne s'impose comme nouveau décor. La terrible justesse de l’atterrissage, entre les plumes et la soie, entre deux envies qui se bouffent pour imposer sa croix.
Et le sourire toujours figé, il observe ses phalanges serrer sa proie sans qu'aucun fracas d'os vienne le tordre cette fois. Mais il a pas le temps de s'enterrer sous sa satisfaction, il s'fait éjecter du lit, le corps bientôt écroulé sur la poussière du parquet. Il se redresse sans se lever, il se précipite sans foncer. Mais elle vient pas se rejeter sur lui la lionne. Alors le con épuisé et déglingué se laisse quelques instants de pause, les opales se fixant sur le spectacle. Le corset qui tombe. Les dégâts de l'arme de fortune. La peau carminée. La silhouette exposée. La poitrine reluquée. La blessure admirée. Le regard malsain couve la poupée jusqu'à ce qu'elle finisse par babiller.  « Putain… » Et il avance lentement vers elle Xezbeth, avec prudence et hâte à la fois. Il grimpe sur le matelas, dérangeant sa bulle d'un mouvement de bascule. Il lui balaye les doigts de sa peau craquelée avant de presser ses phalanges sur la carcasse fatiguée. Le dos éraflé de la poupée contre les draps face au sourire carnassier du con qui a pas fini de s'amuser. Assez bête pour s'refoutre dans la tempête, Xezbeth il emprisonne le corps par les hanches, fait peser son poids sur la silhouette abîmée. Et y'a le bras valide qui décolle une mèche sombre collée à la tempe ensanglantée. Geste tendresse comme pour calmer sa détresse. « C'est pas ça qui va te tuer, bébé. » On a à peine croisé le fer, je t'ai pas encore montré l'Enfer.

Hésitant à planter ses doigts dans la chair trouée pour continuer de la déchirer, pour faire éclore d'autres cris de douleur, le môme il fait que parcourir ses doigts sur la peau dénudée. Étalant le carmin pour couvrir la blancheur du derme, il attaque plus, le gamin. La respiration encore de travers, le cœur toujours à l'envers, il se replonge dans l'océan qu'elle lui offre entre deux battements de cils. Il se laisse capturer un instant par son effet anesthésiant, trop épuisé pour le renier, pour lutter. Alors qu'il a toujours pas avalé les humiliations qu'elle lui fait subir à répétitions. Le rejet d'abord, puis ce soir de l'avoir presque envoyé revoir la mort. Alors qu'il fantasme toujours plus de la buter que de la prendre entre deux gémissements soufflés. Alors qu'il la hait presque autant qu'il la désire pour l'avoir hanté de leur rencontre à cette nuit. « T'es encore plus jolie comme ça que la première fois. »

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the mighty bush : Résonance de relaxation : Par sa simple présence, la poupée peut calmer les êtres à proximité. Effaçant l’anxiété et l’agitation des pensées, elle est une drogue dure qui ne perd pas de ses saveurs malgré les aigreurs qui perdurent.

Touché mortel : Du bout de ses phalanges glacées, elle peut briser tout ce qui est à sa portée. Détruire pour remodeler. Saccager pour reconstruire. Que ce soit la nature dans sa beauté, que ce soit les humains et leurs médiocrités. Il suffit d’un toucher pour que la poupée laisse le contrôle de côté. Un effleurement, une caresse. Pour que l’ivresse devienne détresse.
Allegeance : Solitaire au coeur poussière, elle voit le monde dans sa misère, elle voit sa famille à l’envers. Dieux qui subissent l’incroyance et la médisance, et qui se renferment dans la violence. Elle les voit se décomposer à force d’espérer. Que tout va s’arranger, que leur grandeur sera un jour récompensé. Elle voudrait les rassurer, mais cet univers ne cesse de se détruire dans son apogée. Alors elle observe le chaos qui se dessine en échos, elle se nourrit de cette terre qui attend l’échafaud. Comme un bourreau, elle attend sagement le jour du jugement.
these streets : Elle sait tout ce qu’il a à savoir.
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Sujet: Re: am i beautiful as i tear you to pieces ? (sohan) Mer 22 Aoû - 20:03 ()

Am I beautiful as I tear you to pieces ?
Take me I'm alive, never was a girl with a wicked mind but everything was better when sun goes down. I had everything, opportunities for eternity and I could belong to the night...You make me wanna die I'll never be good enough and every time I look inside your eyes you make me wanna die.

Gémissements entre les lèvres ouvertes, requiem qui s’étire sur la langue en louanges. L’horreur l’encercle, le cauchemar alerte. Quand la chair s’ouvre et que le sang se répand. Sur cet échiquier tremblant. Monde à l’envers, spectateur de leur guerre. Ça glisse dans la peau les échos. Maux incrustés dans les entrailles, souvenirs instables dans les ossatures bancales. Enfer à distance du paradis lointain. Sous la réminiscence des corps accrochés, des souffles abrégés. Par l’extase et l’audace. Par le besoin de se faire du bien. Rappel de la chaleur et du crève coeur. Tremblements dans le bas ventre sous la douleur.  
Et le dérapage, le carnage.
Quand les pensées se mêlent à la réalité.

Quand les carcasses se retrouvent dans la soie, un air de défi dans leurs prunelles éclats. Qu’est ce que je fous là? Poupée prise au piège par le sacrilège. Face à l’ironie de leur manège. Le corps dévoré sous la présence vermeille. Elle s’enlise dans sa défense pour parfaire son indifférence. Malgré l’effet de son regard, malgré la brûlure sous la proximité hagard. Et ses doigts pour écraser l’effroi, pour reprendre ses droits. Les phalanges froides sur son avant bras. Le fracas qui ne se fait pas. Quand la souffrance reste aux abois. Bloquée la divinité, coincée la poupée. Contre son cauchemar entier, contre cet homme qu’elle rejette pour se protéger. Elle balance sa jambe dans un dernier effort, pour le projeter loin, pour lui arracher ses songes de volupté. Et c’est là que la carcasse devient difficile à tolérer. Sous la fragilité et la douleur affamée. Sous les frictions du tissu collé contre sa chair. Calvaire insatiable. Les phalanges viennent s’agiter alors pour virer le textile encombrant, oppressant sans une pensée pour l’errant. Les fils se démêlant lentement avant que la peau se découvre sous les yeux pressants. Regard accroché à la fresque parfaite, au dessin peint de ces propres doigts. Il capture l’instant Sohan, comme pour le mémoriser avant de l’enterrer. Et la belle soupire son martyr. Face aux plaies ensanglantées, face aux déchirures d’usure. Peinture macabre d’un corps déjà bien éraflé, marqué par le temps et les plaisirs dérangeants. Et l’inconscient revient lentement pour éparpiller ses dégâts. Pour reprendre son art.
Artiste assoiffé de vices et de supplices.

Le prédateur s’impose près de l’ecchymose. Les lueurs enflammées dans ces rétines noires. Il écrase l’espoir lorsqu’il s’expose sur le lit poussiéreux. Et la môme elle implose, le corps se brisant pour retrouver le visage troublant en quelques secondes. Mais il s’affirme le démon dans sa rébellion. Les phalanges chassant les doigts carmins, le sourire malsain sur ses babines retroussées. Il a tellement hâte de la dévorer. Et la poupée elle le laisse s’exécuter, elle observe l’assurance et la démence. Lorsque les griffes s’accrochent aux hanches et qu’elle frisonne sous la chaleur de l’emprise. Tremblements légers sous les sensations désabusées. Puis la carcasse vient se reposer sur la sienne et elle gémit la jolie. Sous le coeur qui se fait la malle et la douleur qui s’emballe. Qu’est ce que tu veux de moi ? Dans les grands yeux éclats. Et la douceur inexpliquée, la tendresse oubliée. L’atrocité réclamant un peu d’ivresse avant la détresse. Il se fait aventureux, n’ayant pas peur des enjeux. Il attrape une mèche ensanglantée pour la décoller de la tempe tachée. Et elle ne sait plus quoi penser Persès. Perdue face aux gestes cohues, tendue sous l’effet distordu. Etincelles encore fumantes dans la caboche alarmée.  « C'est pas ça qui va te tuer, bébé. »   Et l’attaque cinglante, l’arrogance démente. Le sourire qui se colle sur ses lèvres face au surnom familier, face à la possession délabrée. Tu voudrais tellement que je sois à toi. Mais ce n’est pas le cas…

Elle ne dit rien l’éclat, elle observe les trames de son drame. Attirée par le danger, contrée par l’atrocité. Elle observe l’élégance de ces nuisances, le charme de sa folie sans un bruit. Mais il se préserve le diable avant de lui faire du mal. Les doigts caressant l’épiderme pour peindre les courbes blêmes. Il attise la luxure dans son usure. Rappelant à la belle la danse merveille. Les gémissements entre les lèvres rougies par le toucher, le confort de son bassin contre ses reins. L’équilibre brûlant de leurs travers sanglants. Et le regard se plonge dans l’océan, s’accroche à l’abysse réconfortante des prunelles écarquillées. Ce repère avant la misère. Le souffle décomposé et l’effet décuplé. Et la belle reste de dentelle. Statue séraphique tordue par les désirs sadiques. Elle voit la haine dans les rétines chocolats, elle voit le besoin de fracas pour s’assurer qu’elle ne fasse plus de dégâts. Mais elle observe aussi ce brasier, ce fantasme incertain entre l’envie et le mépris. Contemplation intime après les provocations infimes.  « T'es encore plus jolie comme ça que la première fois. »   Et la confession troublante, le palpitant alarmé par les battements. Les rougeurs montent sur les joues blanches, contraste saisissant avec le sang. De la panique entre la paralysie et l’agonie. De l’agitation entre frustration et détermination. La déesse est soumise aux émotions difficiles. Au besoin de la chair, au désir de le foutre à l’envers. Comme il l’a si bien fait. Comme il va le répéter si elle se montre trop fragilisée. Mais c’est plus fort qu’elle quand elle attrape le visage pour dévorer les lèvres, quand elle absorbe sa vie pour un peu de poésie. Brutalité dans ses instincts, contradiction dans son équilibre succinct. Et elle se soulève la jolie un peu pour se lover contre lui. Pas assez pour se faire du mal, bien assez pour que sa conscience se fasse la malle. La poitrine éraflant le buste, le palpitant s’essoufflant. Ses doigts s’abandonnent dans les mèches emmêlées, caressent les cheveux bruns pour un peu de maintien. Et elle se fait impatiente la démente, oubliant le pourquoi du comment, se laissant glisser dans le néant. Elle attrape le t-shirt de la monstruosité, joue avec le textile pour mieux lui enlever. Elle veut qu’ils soient à égalité, elle veut le toucher pour peindre leurs méfaits. Car ils ne sont que deux bêtes assoiffées. Antithèses étrangement attirées. Et le tissu vole sur le sol, quand les doigts glissent dans le dos puis sur le ventre. Elle caresse le derme de ses gestes défaits, de son besoin inavoué. Et c’est là que la conscience revient s’éveiller, lui hurle d’arrêter. Car elle ne peut pas recommencer les mêmes erreurs, se noyer dans la noirceur. Et le corps se paralyse, les lèvres s’abandonnent et les regards s’interrogent dans le silence nuisible. Elle ouvre la bouche la belle, cherchant les mots dans les échos. Mais rien ne vient. Alors elle reprend le même refrain. Le dédain. Elle repousse le gamin doucement, la violence omise. Et elle se soulève la môme, une main sur la plaie, l’autre l’aidant à se lever. Et elle part de la pièce sans même se retourner. « Je vais chercher de quoi me soigner. »   Rationalité particulière après les échanges amers. Elle s’enfuit un peu de lui. Pour retrouver sa hargne et sa rage.
Pour nettoyer les mirages de leur relation carnage.



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Sujet: Re: am i beautiful as i tear you to pieces ? (sohan) Jeu 23 Aoû - 2:03 ()

Entre la lividité et le carminé, entre l'azur océan et le sang, y'a la fascination morbide qui s'coince. Le gamin immoral s'laisse bercer par le désir sale de la sentir se briser et celui de la sentir se courber sous ses doigts. Contradiction totale, paradoxe infernal. Et un peu de léthargie face à son hérésie. Captivé malgré lui, envoûté malgré elle. Impossible de se lasser de ce tableau funèbre.
Et il s'laisse trop facilement capturer par ses lèvres, par ses phalanges, par sa chaleur. Par les décombres de cette relation qui tient pas debout. Par l'envie qu'elle fait éclore entre ses reins. Qui balaye qu'à moitié le désir de la crever. Mais y'a les quelques secondes en suspend, la poitrine se pressant contre la sienne dans un réflexe trop naturel. Les quelques secondes en suspend où il s'perd contre la silhouette déchirée, contre la langue sucrée. Il s'y enfonce, s'y égare un peu plus, à n'en pas broncher quand elle fait tomber l'étoffe, à déjà s'imaginer entendre d'autres gémissements, à répondre au baiser avec plus de brutalité. À planter toute sa haine et tout son désespoir désastreux dans sa bouche. À le faire rager quand elle fait tout péter quand elle décide de l'éloigner. Et la putain de frustration craque dans le crâne jusqu'au rebond de son intimité. Ça bouffe les questions silencieuses et les prunelles brumeuses. Ça grogne dans le ventre quand il la voit s'écarter, quand il s'prend la claque glacée après qu'elle lui ait soufflé le chaud entre les lèvres.
Sale pute.
Encore.

« Je vais chercher de quoi me soigner. » La blague est aussi mauvaise que la réalité est brutale. Son comportement à elle aussi inexplicable que son admiration à lui. Relation mirage, relation boucherie autant qu'obscène. Relation qui pue l'ironie. Relation où se mêlent violence et attirance, attraction et exécration, où elle n'exprime sa beauté quasiment qu'à travers ses plaies. Il devrait lui écraser sa cervelle de garce, lui faire cracher le sang sur le parquet. Mais l'infâme s'laisse pas suffisamment border par la rage des flammes. L'amertume des cendres fait pas assez de ravage. Y'a pourtant le palpitant qui s'défait quand elle ose quitter les lieux qu'ils n'ont pas eu le temps de s'approprier. Sans se retourner, elle abandonne Xezbeth à sa frustration amère. Une seconde. Parce que l'chien il la suit bientôt jusqu'à la salle de bain. Parce qu'à défaut de lui lacérer davantage la chair pour les humiliations ou la frustration, il continue de mordre son éternel obsession. Pour le jeu malsain. Pour l'échiquier qu'aucun des deux n'a encore réussi à réellement renverser. Parce qu'il arrive toujours pas à se décider s'il préfère la faire claquer de suite ou la prendre maintenant. Pauvre fou prit entre la haine féroce et le plaisir coupable.

Elle a pas encore le temps de fouiller ou d'essayer de tourner un robinet qu'il interrompt déjà la scène. Bientôt figé derrière elle, les paumes s'posent sur les épaules dénudées, alors que les opales s'accrochent au reflet et que le sourire se décroche. La tête bascule légèrement pour que le souffle vienne rouler sur l'épiderme rouillée. « Je t'ai pas dis que tu étais plus jolie comme ça ? » Les phalanges carminées glissent doucement le long des bras alors ses prunelles sombres se fixent droit devant. Il capte le regard de la poupée à travers le miroir, il s'observe déchirer les derniers lambeaux de dentelle, à faire craquer pour de bon les lanières du porte-jarretelles. La glace poussiéreuse rend pas justice à la perfection de ses courbes ni au rouge éclatant qui les couvre. Et il s'éternise, passant quelques minutes à la débarrasser des dernières barrières d'étoffe qu'il aurait pu arracher en quelques secondes. Parce que les iris sont captivées par leur image renvoyée, parce qu'elles bouffent le spectacle et qu'il dévore l'instant. Et pour une fois, le gosse se laisse pas grignoter par l'impatience. Pas question de gâcher le moment, il est piégé entre les envies obscènes et les gestes déplacés.

Et quand enfin le dernier bout de broderie tombe, il fait remonter ses doigts sur le dos écorché de la poupée. « Pourquoi j'devrais te laisser te soigner alors que je cherche à te buter ? » Demi vérité qu'il se garde bien de cracher. Ses opales qui lui bouffent le corps à travers le miroir suffissent à en dire assez.

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Dernière édition par Sohan X. Lacombe le Lun 27 Aoû - 22:18, édité 1 fois
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Touché mortel : Du bout de ses phalanges glacées, elle peut briser tout ce qui est à sa portée. Détruire pour remodeler. Saccager pour reconstruire. Que ce soit la nature dans sa beauté, que ce soit les humains et leurs médiocrités. Il suffit d’un toucher pour que la poupée laisse le contrôle de côté. Un effleurement, une caresse. Pour que l’ivresse devienne détresse.
Allegeance : Solitaire au coeur poussière, elle voit le monde dans sa misère, elle voit sa famille à l’envers. Dieux qui subissent l’incroyance et la médisance, et qui se renferment dans la violence. Elle les voit se décomposer à force d’espérer. Que tout va s’arranger, que leur grandeur sera un jour récompensé. Elle voudrait les rassurer, mais cet univers ne cesse de se détruire dans son apogée. Alors elle observe le chaos qui se dessine en échos, elle se nourrit de cette terre qui attend l’échafaud. Comme un bourreau, elle attend sagement le jour du jugement.
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Sujet: Re: am i beautiful as i tear you to pieces ? (sohan) Jeu 23 Aoû - 4:41 ()

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Désespoir dans les mouvements, furie entre les tremblements. Ça s’accroche brutalement sous les envies et la folie. Fièvre dans les pensées et dans les muscles. Horreur dans les sensations et les lamentations. Ça craque au fond les motivations et les interdits. Ça explose tout ce qu’ils s’étaient promis. Qu’une nuit. C’est ce qu’elle s’était dit. Et elle répète la même tragédie. Quand elle oublie le pacte, cette promesse faite pour oublier les défaites. Les tumeurs sentimentales et leurs condamnations létales. Elle s’accroche à ce qu’il peut la détruire. A cette attirance qui peut la nuire. Sous la chaleur de ses lèvres, sous la violence des désirs fièvres. Touches moi, putain, brises moi. Malédiction aux saveurs amères, songes aux illusions meurtrières. Pas le droit, non pas le droit de faire ça. Et pourtant elle aspire tout ce qui peut la rendre martyr. Elle s’oublie pour qu’il la maudit. Elle s’efface pour qu’il la supprime avec audace. Suicidaire au goût du calvaire. Pute carnassière à la beauté mélancolique. Elle s’explose entre ses phalanges, elle dessine la gueule de l’ange. Et il y répond la pureté vannée, le meurtrier avorté. Plantant entre ses lèvres tous les sentiments colères. Débris de poussières étalés entre leurs corps entremêlés. Entre le sang et les néants. Entre la pression et la tension. La grenade se dégoupille sans mal. Et ils deviennent instables sur leur fil de funambule. Prêts à s’effondrer dans le vide lorsque la réalité reprendra leur folie affable. Et sous l’implosion, l'agitation des sensations, mélange de frustration et  de haine, elle reprend son manège. Quand elle s’éloigne la jolie pour lui rappeler cette nuit. Mais qu’elle n’a pas d’excuses ce coup ci. Le regard errant dans les prunelles fauves. L’incertitude dans les lueurs ecchymoses.
Et le retour en arrière.
Le détour à 360 degrés pour repartir du bon pied.
Recouvrir le visage de ce masque froid, quand le chaud brûle chacun de ses pas.

Elle s’enfuit la poésie, loin de sa tragédie. Pas prête de se sacrifier pour le plaisir éphémère. Pas prête à affronter le sourire amer. Elle quitte la pièce pour retrouver cette stabilité défaut, cette quiétude en échos. Le corps subissant encore les à-coups du bourreau. Fièvre dans la tête brûlante, frissons sur la chair clémente. Et la silhouette apparait face à son reflet. La monstruosité se reflète dans le miroir poussiéreux. Et elle le voit le danger, elle le sent dans ses entrailles opprimées. Quand le sang se parfait sur sa peau, quand elle découvre l’hémoglobine parsemée sur ses courbes. Et qu’elle se sent fragile sous les teintes rougeâtres. Entre les marques sur ses poignets, la chair ouverte sur son ventre et les scarifications qui remontent sur ses épaules. Elle reconnait cette vulnérabilité, cette torture des jours usures. La survie dans sa splendeur ou dans sa laideur. La solitude dans la noirceur et l’horreur. S’abîmer pour résister. Se saigner pour avoir vraiment l’impression d’exister. Conte macabre. Drame glacial. Et l’auteur de la fresque revient s’imposer, se rappelle à la contemplation angoissée. Les paumes sur les épaules, le corps derrière la carcasse lasse. Et l’audace dans les prunelles brillantes, l’insolence dans le visage étincelant. L’envie de la finir, ou de la sentir. Contre son bassin sous ses gémissements malsains. Le sourire se loge sur les babines retroussées, et la tête se bascule sur le côté laissant la respiration s’échouer dans la nuque. Il n’a pas fini de la torturer.  «  Je t'ai pas dis que tu étais plus jolie comme ça ?  » L’emprise reprend, la cadence s’étend. Elle ne l’écoute plus vraiment la déesse désabusée, le regard figé dans le reflet du prédateur pas prêt de lâcher sa proie. Et le toucher s’allonge, quand les doigts glissent des épaules pour dessiner les bras dans une lenteur infernale. Frissons dans l’estomac, tremblements sous le contact effroi. Puis les rétines se confrontent une dernière fois. Avant qu’il se perde le fracas. A la dénuder pour mieux se l’approprier. Le textile craque dans un hurlement sourd, les sous vêtements en lambeaux sur sa peau. Il se fait marionnettiste envieux Sohan, dans la lenteur délectable, dans la sauvagerie contrôlée. Bouffant à chaque seconde, le corps qui se montre sous un autre jour. Mémorisant les courbes et les déliés dans son obsession particulière. Et elle sombre la poupée, les rougeurs grignotant encore les joues tuméfiées. Sous la honte et les songes. Sous l’observation de ce qu’elle est. Sous la pression de ses phalanges aventureuses. Rose empoisonnée qu’on désire seulement pour son paraitre. Et l’attirail de tissu s’effondre sur le sol et elle ferme les yeux Persès. Peur de sombrer face à son reflet. De ne ressentir que du dégoût face à la carcasse mutilée. Et les mains du monstre remontent dans le dos, peignent les cicatrises en lambeaux.  «  Pourquoi j'devrais te laisser te soigner alors que je cherche à te buter ?  » Et le mensonge à moitié avoué, la vérité contrée. Ses yeux suffisent à parler pour tous les non dits et les compromis. Elle ne peut pas chuter maintenant la poupée, montrer ses insécurités aux yeux du damné. Alors elle reprend le jeu, elle se détache de l’emprise. Car elle n’est pas soumise. A ses émotions humaines. Elle refuse cette aubaine. Abandon de la luxure, retour à l’usure. « Tu veux surtout me baiser.  » > Et la familiarité, la vulgarité pour remettre un peu de vérité dans ce manège oppressant. « T’as pas besoin de me déshabiller pour me buter.  » Et elle s’écarte un peu plus, elle ouvre le robinet pour effacer les traces de sang sur son visage innocent. Cacher toute l’horreur de sa noirceur. Puis elle attaque ses plaies, elle mouille la chair à l’envers sous un gémissement amer. Ne prêtant plus attention au monstre derrière elle. Elle s’échappe même vers la douche pour ne plus affronter le regard envieux. Cachette sommaire pour nettoyer toutes les effusions de cette relation. Le jet d’eau crache les gouttes glaciales et elle se noie la poupée. Dans la froideur de ses pensées. Dans la fusion de ses envies. Dans le mépris. Dans le déni. Dans tout ce qu’elle n’ose pas s’avouer. Dans cette attirance incompréhensible qu’elle ressent pour ce nuisible.




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the mighty bush : hallucination cauchemardesque ; capacité à transformer les peurs et les cauchemars d'un individu en sombres hallucinations. Les illusions sont intangibles, ne peuvent blesser physiquement mais peuvent tétaniser celui qui en est victime.
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Démons

Sujet: Re: am i beautiful as i tear you to pieces ? (sohan) Dim 9 Sep - 0:49 ()

L’obsession fane pas. L'hérésie crève pas. Envoûté, hanté, rongé par deux opales azurées, par une présence apaisante qu'il arrive pas à expliquer. Par une garce qui a pas fini de l'humilier. Pourtant ce serait tellement plus simple de l'achever. De céder à cette envie macabre. Et enfin la buter. Enfin, depuis le temps qu'il fantasme ce meurtre, depuis le temps que ça le hante. Mais l'infâme s'perd dans des désirs pervers. Il s'égare, il sombre. Trop crétin pour s'attarder, trop con pour l'épargner. Démon bancal, tourment fatal.

Et la poupée cassée s'éloigne encore. Fuites à répétitions. Orage de frustration. Il devient fou Xezbeth, de pas contrôler la situation, de devenir le pantin des caprices. De rester coincé dans cette prison. Il arrive pas à limer les barreaux, il arrive pas à faire fondre l'acier. Bouffon dévoré, presque prêt à ramper à ses pieds. Tragédie désolante pour le lieutenant, place plus tellement méritée. Maintenant trop éloigné des priorités des siens. À cause de la pute qui l'a balancé et qui continue de l'ignorer. À cause d'elle et ses prunelles troublantes. Ses courbes dérangeantes. Sa férocité grisante et sa fragilité captivante. À cause d'elle toute entière, de cette tentation qu'elle fait éclore, qui fait piétiner le môme.

« Tu veux surtout me baiser.  » « L'un empêche pas l'autre » qu'il hésite à cracher alors qu'un nouveau sourire débile s'élève face à l'évidence bavée. Xezbeth a pas tellement envie de briser la vérité, ce serait pas crédible de nier la réalité. Alors il se contente de faire glisser son regard lubrique sur la chair offerte. L'insolence plaquée dans les rétines. « T’as pas besoin de me déshabiller pour me buter.  » Y'a trop de vices imprimés dans le crâne, dénudée ou habillée, ça empêche pas de vouloir l'étrangler. Éclaté entre deux fantasmes, il s'en voudrait de pas en tirer avantage.

Et elle fait sa vie. Elle efface les tâches carmins. Elle grimpe dans la douche. Elle fait couler l'eau et le sang. Il n'existe plus Xezbeth. Et l'agacement siffle. Ça craque dans la caboche. Parce que l'envie est grande, mais l'exaspération est écrasante. Farouche mais bloqué dans sa léthargie, aucun son ne franchit sa bouche. Un peu perplexe aussi, ils sont déjà loin des brutalités échangées au bar. Comme si les coups partagés n'étaient que l’écho d'un vieux passé. Elle a l'imprudence de lui tourner le dos, il a la stupidité de ne pas en profiter. Le regard pèse pendant que les émotions contraires se déplaisent.

Alors y'a deux minutes qui tombent avant que le gamin se décide à s'bouger. Il devrait s'exiler, partir loin. Loin pour mieux retrouver les enjeux essentiels, mais la carcasse rouillée se traîne jusqu'à la douche. Obsession féroce. Vérité complexe. Mauvaises décisions qui s'enchaînent, humeur qui se déchaîne.

Les phalanges sont bientôt occupées à tourner le robinet. Le jet d'eau coupé, les regards se coincent et les prunelles du gosse flambent. De frustration, d'envie, de rage et d'incompréhension. C'est la tempête dans le ventre, la détonation dans la tête. Elle le rend dingue putain. « À quoi on joue là ? » Ils se fracassent, s'embrasent, s'embrassent. Et elle s'efface. Y'a mille pourquoi au bord des lèvres du paumé. Y'a mille frustrations qui pètent. Y'a le contrôle qui lui échappe, les explications qui manquent. Elle esquive la poupée agressive. Réfugiée mais toujours exposée, elle craint pas qu'il s'laisse aller au rythme de sa rage ou de ses ardeurs. Elle craint pas les atrocités qu'il peut commettre. Que le final soit de la buter ou non. Il pourrait la briser sans la faire claquer, il pourrait la souiller, profanée son corps déchiré. Et son indifférence face à sa potentielle cruauté écorche l’ego du sadique. « À quoi tu joues ? »

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x. Nightmare
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the mighty bush : Résonance de relaxation : Par sa simple présence, la poupée peut calmer les êtres à proximité. Effaçant l’anxiété et l’agitation des pensées, elle est une drogue dure qui ne perd pas de ses saveurs malgré les aigreurs qui perdurent.

Touché mortel : Du bout de ses phalanges glacées, elle peut briser tout ce qui est à sa portée. Détruire pour remodeler. Saccager pour reconstruire. Que ce soit la nature dans sa beauté, que ce soit les humains et leurs médiocrités. Il suffit d’un toucher pour que la poupée laisse le contrôle de côté. Un effleurement, une caresse. Pour que l’ivresse devienne détresse.
Allegeance : Solitaire au coeur poussière, elle voit le monde dans sa misère, elle voit sa famille à l’envers. Dieux qui subissent l’incroyance et la médisance, et qui se renferment dans la violence. Elle les voit se décomposer à force d’espérer. Que tout va s’arranger, que leur grandeur sera un jour récompensé. Elle voudrait les rassurer, mais cet univers ne cesse de se détruire dans son apogée. Alors elle observe le chaos qui se dessine en échos, elle se nourrit de cette terre qui attend l’échafaud. Comme un bourreau, elle attend sagement le jour du jugement.
these streets : Elle sait tout ce qu’il a à savoir.
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Dieux

Sujet: Re: am i beautiful as i tear you to pieces ? (sohan) Hier à 8:00 ()

Am I beautiful as I tear you to pieces ?
Take me I'm alive, never was a girl with a wicked mind but everything was better when sun goes down. I had everything, opportunities for eternity and I could belong to the night...You make me wanna die I'll never be good enough and every time I look inside your eyes you make me wanna die.

Cauchemar résistant, démon persistant, les masques s’effritent sous la nudité de la chair. Calvaire difficile à exorciser face aux échanges muets. Seuls les regards pour décrypter les pensées. Ils tâtonnent les contraires entre luxure et usure. Captifs de leurs propres prisons d’émotions. Ils se cassent, se fracassent pour mieux s’embraser. Destruction interne pour taire les consciences alertes. Torture amère pour panser les fractures gravées dans les os. Fonctionnement infernal, engrenage carnage. La lutte n’est pas finie, l’échappée est compromise. Mais la belle, elle évite le regard cruel. Fuite vers la douche pour cacher les plaies jamais cicatrisées. Dommages collatéraux pour chaque jour, chaque écho de cette vie dans le déni. Chaque chapitre de cette histoire pitoyable dans cette société minable. Humanité dégueulasse au bord de la crasse. Pantins désarticulés qui préfèrent se noyer dans l’espoir que d’affronter le noir. Ils survivent par procuration dans un monde qui ne tourne plus rond. Et la poupée elle suit le même schéma en s’infligeant des dégâts. Guerre psychologique pour toute la contradiction de son identité. Mal être à force de quémander pour un toucher, pour ressentir quelque chose dans cette carcasse lasse. Elle est vidée Persès, inerte à la surface à contempler le ciel de bitume pour contrer l’amertume. Flottant dans l’eau pour ne plus entendre les échos. Isolement voulu, mort retenue.
Mais les murmures reviennent toujours la hanter.
Comme la peur du rejet ou le besoin de se protéger…

Alors quand l’emprise se renferme sur sa gorge fine. Pression dans son dos sous les phalanges écorchées, sous les prunelles enflammées. Elle devient plus qu’un mirage l’orage. Elle se trace comme une éclipse pour éviter le supplice. De cette attention particulière sur son corps misère. Fresque de mutilations, art abstrait de sa damnation. Conclusion de ce tiraillement à répétition.

Et l’eau se répercute sur le corps lacéré, l’hémoglobine glissant sur le carrelage blanc. Contraste saisissant de cette Humanité qui découle. De cette fragilité qu’elle cache dans la dureté de ses traits. Un gémissement entre les dents. Sous la douleur qui s’affame et s’acharne. Entre les muscles las et les nerfs fracas. Tremblements dans l’ossature rouillée, dans l’esprit abîmé. La crasse s’efface sur la peau mais les ecchymoses restent profondes. Mais y’a ce calme dans la froideur, ce réconfort dans la souffrance.  Lorsque les mèches se collent sur le front et qu’il n’y a plus aucun mot pour justifier cette situation. Juste le silence enivrant, cette quiétude doucereuse qui éloigne tous jugements. Mais le diable n’a pas fini son divertissement.

La danse macabre reprend sous les regards brûlants. Prunelles noyées par les émotions entre tentation et frustration. Ils se bousillent les gamins malsains. A essayer de s’apprivoiser, à se chercher pour mieux s’abîmer. Et elle le sait la beauté que le capricieux va se crever dans ce jeu. La folie prenant la place du déni. Alors ça continue cette cohue. Ces provocations jusqu’à la condamnation. Quand les corps subissent les à-coups de l’incompréhension. Quand ils veulent s’arracher entre les soupirs fiévreux ou voler une vie. Pour buter cette putain d’hérésie. Mais ils sont piégés les rescapés. A se bouffer du regard pour enterrer la vérité. Pour taire cette foutue obsession. « À quoi on joue là ? » Et il ne comprend plus l’éperdu. Le pourquoi du comment. La solution à toute cette inéquation. Enigme brune qui se fait taciturne. Les lèvres cousues pour tous les non dits.
Ils ne s’étaient rien promis.
Mais ils se sont détruits.


Et elle évite encore la poupée. Elle esquive ses responsabilités, ses grandes prunelles encore accrochées à l’ambre. Collision à reculons. « À quoi tu joues ? » Puis elle bouge enfin la déesse pour se détacher de la détresse. Le corps à nu, les sentiments retenus. Elle sort de la douche pour attraper une serviette avant de s’en draper. Et elle se met à fouiner pour trouver de quoi se soigner. Récupérant de l’alcool et des bandages, elle s’active la sublime à effacer les affres de leurs désastres. Soupirant sous la douleur et la rancoeur. Murmurant à l’arnaqueur. « A t’éviter. » Simple vérité. L’indifférence pour enterrer cette démence. Mais son regard inquisiteur ment quand elle se méprend. Quand elle repose ses rétines sur le visage si innocent et pourtant si sanglant. Et qu’elles glissent sur la gorge fine, pour contempler les étoiles brunes. Ou qu’elles s’attardent sur la mâchoire carrée. Attirance flagrante, tentation navrante. Elle ne cessera pas de lutter la poupée. Car si elle merde, elle ne pourra plus reculer. « Je ne vais pas coucher avec toi Sohan. » Et ça elle y croit l’effroi. Elle y croit assez pour le provoquer une dernière fois. Alors elle attend la réaction, la répercussion. L’horreur prête à se répandre. Le cauchemar prêt à s’étendre.
Elle n’a pas peur la douceur.
Qu’il dévore son coeur pour se venger de ses erreurs.




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