boom bitch
Le forum est de retour pour vous jouer de mauvais tours.
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Un accident d'avion, un trésor piégé et un équilibre mis à mal par l'arrivée de nouvelles forces dans le jeu d'ombres...
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Parfois, on a juste envie d'inaugurer un bâtiment tranquille. Malheureusement, on a souvent des invités surprise....
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the mighty bush : Manipulation du système nerveux ↯ Capacité de contrôler le système nerveux d'autres personne et d'influencer le fonctionnement de leur corps. Il peut s'agir de rendre quelqu'un aveugle, sourd, muet, insensible à la douleur, ou, au contraire, de le faire souffrir énormément.
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Sujet: 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Ven 13 Juil - 16:43 ()

'Cause your body’s a message send my regards to hell
Take a hit, shoot me down, shoot me down I will never hit the ground, hit the ground. Playing dead, I'll never do, gotta keep an eye on you... Patience is wearing thin, paper thin, promises broke again, what a sin. But it only feeds my energy so don't expect no sympathy ...

Articles étalés sous les os affalés, fil enroulé sur la chair marquée. Le corps est recroquevillé, le visage éteint sous les prunelles dilatées. Manque de sommeil, routine blême. Poupée qui se perd entre les papiers pour trouver des clés aux mystères irrésolus. Une journée qu’elle se tient là, les paupières à moitié fermées, les traits tirés par la fatigue accumulée et l’estomac qui gargouille pour quelques denrées. Vingt quatre heures d’affilées à contempler les mots sans y trouver le seul écho. Echec lamentable quand elle regarde son tableau avec les pièces à conviction et qu’elle soupire sous la frustration. Rien. Que dalle. Pas une seule piste à laquelle se raccrocher, pas d’indice pour se repérer. Bloquée. Foutrement bloquée. Face à cette vie qu’elle ne sait plus gérer. Ironie latente face à cette tragédie. Face au conte de l’orpheline perdue dans la mélancolie. Et l’impatience, le manque de confiance, la colère qui se mélangent à cette misère. L’envie d’exploser quand elle n’a plus la force de s’énerver. Elle se soulève la jolie, enlevant son haut pour se glisser jusqu’au lit, balançant son soutif dans l’entrée sans se soucier. Puis le confort des draps quand elle se tord. Le bonheur éphémère de la douceur au milieu de l’horreur. Cocon lointain de toute la folie de Paris, bulle de sécurité loin de cet univers affamé. Et les grincements, les cauchemars oppressants de ces fantômes errants. Traits endormis sous les flammes mordantes, les cris sous la détresse démente. Et le noir, le désespoir, le silence dérisoire. Néant de firmament. Vide sanglant. Oubli imposé, mémoires perforées. Et seule cette phrase qui ne cesse de se répéter.

Tu aurais dû les sauver.

Nolan elle se replie sous la culpabilité, elle se cache contre son oreiller. Totalement obsédée par les vérités. Elle s’efface dans la chaleur, laissant son corps subir la rancoeur. Paupières fermées, Morphée à portée. Et derrière ses fenêtres, le monde qui continue d’exploser.

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nos âmes en enfer

Mais j'essaye d'm'en sortir, même si j'm'attends au pire, marre de faire semblant. J'veux fuir avec ma silhouette dans l'vent, j'te promets qu'c'est tentant j'ai des regrets quand j'pense que j'ai gardé mes yeux d'enfant perdu mon calme, les deux poings sanglants...
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the mighty bush : - Il arrive à toucher son nez avec le bout de sa langue.
- Il sait loucher (plus qu'un pouvoir, un don tombé du ciel).
- Il est capable de faire tenir une cuillère sur son nez.
- Il a un talent particulier pour sur-protéger sa soeur.
weapon : Semi-automatique avec balles bénites et arc pliant – Il cache le premier à son mollet, sous ses pantalons. Le second a le droit à un double faux dans son sac-à-dos.
Allegeance : Loyal aux templiers – Il a très tôt compris qu'il serait un templier. L'idée de leur être déloyal ne lui est jamais passé par la tête. Il y a plusieurs raisons à cela : 1/ il risquerait de mourir 2/ c'est toujours mieux que de ne rien faire 3/ il avait besoin d'un passe-temps. Il connaît l'importance du rôle des templiers. C'est pourquoi il se tient toujours à leurs côtés, prêt à aider.
these streets : Il en sait beaucoup trop pour feindre l'ignorance. En fait, il connaît les vraies raisons de la plupart des derniers événements. Le crash de l'avion, la famine... Parfois, il est convaincu que l'ignorance est la meilleure chose qui puisse arriver aux humains. Ils paniqueraient davantage. Alors, il veille à couvrir les traces surnaturelles autant dans la vie que dans ses articles.
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Sujet: Re: 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Ven 13 Juil - 17:36 ()



 
'cause your body’s a message send my regards to hell

Pourquoi est-ce qu’il fait ça, déjà ? Pour le boulot ? Oui, évidemment. Pourquoi d’autre ? Si ce n’était pas pour ça, il serait tranquillement chez lui. A dormir. Comme toute personne normale. Mais non. Pas lui. Lui, il est templier. Lui, il doit accomplir des missions. Lui, il doit avoir tous ses sens en alerte. Lui, il doit sacrifier quelques précieuses heures de sommeil. Lui, il a l’air d’avoir pris la grosse tête en parlant ainsi. Alors, voilà pourquoi il est là. Pourquoi il ne dort pas. Pour protéger les humains d’un monde qui les dépasse. Pour permettre aux autres de se reposer. Et pourtant, il aimerait être ailleurs ce soir-là. Non pas que sa mission lui pèse. Non pas qu’il en a marre de ne pas assez dormir. Non, rien de tout cela. Il aimerait être ailleurs parce qu’il s’apprête à commettre un délit. Chez quelqu’un qu’il n’a pas envie de croiser. Chez quelqu’un qu’il a appris à détester. Et étrangement, c’est à ce sentiment qu’il se raccroche, alors que ses doigts se referment sur la poignée. De la haine. De l’agacement. Il en a besoin. Pour trouver son comportement moins préjudiciable. Pour s’éloigner toute culpabilité. Il s’y raccroche comme un damné. Condamné à vivre avec le poids de ses actions passées.

Pourquoi est-ce qu’il fait ça déjà ? Très bonne question. Il doit être honnête avec lui-même. Il n’est pas ici parce qu’on le lui a demandé. Il n’est pas ici parce qu’il doit savoir. Tout ce qu’elle a sur lui. Tout ce qu’elle sait déjà. Tout ce qu’elle a récolté ces derniers jours. Mais peut-être parce qu’il est un abruti. Un abruti qui n’a pas compris la leçon. Un abruti qui veut se faire taper sur les doigts. Un abruti qui ne sait pas tenir ses distances. Il a promis. De ne pas revenir dans son bureau. De ne plus venir y fouiner. Et il a obéi. Il n’y a plus remis les pieds. Il a tenu sa promesse. Une promesse qui a une faille. Celle de l’appartement. Domicile privé. Cocon de sécurité. Endroit de repos. Décor de la faiblesse humaine. Un espace qu’il s’apprête à violer en toute impunité. Pour obtenir des informations. Pour comprendre davantage la jeune femme. Toujours à repousser les limites. Toujours à enfreindre les lois. Si la première fois, il a eu de la chance. Qu’en sera-t-il cette fois ? La question le taraude. Ce qui explique son hésitation, son rythme cardiaque, son noeud au creux du ventre.

Mais il se rappelle. Le regard noir. La manipulation. La violence. Le tranchant des mots. Elle a su montrer un visage doux, attendrissant. Presque touchant. Mais ce n’était que fiction, que mensonge. Elle a su dévoiler des faiblesses parfaitement maîtrisées pour mieux l’endormir. Une manipulatrice née. Et alors, cela devient plus facile de faire céder la porte. D’entrer dans l’appartement sombre. Il referme doucement derrière lui. Il s’accorde un instant. Les yeux doivent s’habituer à la pénombre. Ils doivent trouver leurs repères, déceler petit à petit le mobilier. Doucement, l’obscurité dévoile tous ses secrets, permettant à Noah de s’approprier l’espace. Doucement, les silhouettes immobiles se dessinent sous ses prunelles curieuses. Assez pour qu’il se sente à l’aise. L'adaptation fait son oeuvre. Assez pour que les déplacements soient faciles. Chaque pas est réfléchi, calculé, maîtrisé, posé. Chaque pas se fait silencieux. Jusqu’à ce que le sol soit jonché de feuilles. L’avancée se fait alors plus compliquée. Pièges disposés pour révéler les potentiels intrus. Il s’arrête. L’idée d’escalader les meubles lui vient un instant. Instant fugace. Avant de se rappeler qu’il n’a rien d’un singe ultra-agile. Avant de s’apercevoir que les meubles ont subi le même sort. Condamné à marcher au milieu des papiers.

Il se fige lorsqu’il entend du bruit. Un mouvement. Un frottement. Un corps qui bouge sur des draps. Il grimace. A quoi est-ce qu’il pensait réellement ? Forcément qu’elle est là. Forcément qu’elle dort. Forcément. Est-ce qu’elle l’obsède tellement au point qu’il ne réfléchisse plus quand il s’agit d’elle ? Peut-être. Il n’est plus raisonnable. Il n’est plus objectif. Ça en devient malsain. Dérangeant. Étrange. Se reprendre. C’est impératif. Il ne peut pas douter, là, maintenant. Dans l’appartement même de Nolan. Il doit penser efficacité. Il doit penser indices. Il doit penser informations. Il rabat la capuche de son sweat sur sa tête. Comme pour passer incognito. Comme pour rendre son méfait plus facile. il se lance dans la marée de feuilles. Étalées partout. Comme autant d’éléments qui composent la décoration. Son attention est attirée par le panneau accroché au mur. Remplis. Il s’en approche. Non sans tenter de maîtriser le bruit provoqué par ses pas. Les feuilles le trahissent. Elles se font bruyantes sous ses semelles. Elles se font glissantes sous ses pieds. Il en vient à regretter cette fameuse agilité des singes. Tellement plus pratique. Tellement plus simple. A chaque fois, Nolan semble se réveiller. A chaque fois, son coeur semble battre plus fort contre sa cage thoracique. A chaque fois, l’alerte est levée, le danger est évité. A chaque fois, la respiration se fait plus légère, les épaules se décontractent.

Et à la fin de ce parcours du combattant glissant, il atteint l’objectif. Le panneau. Couvert de feuilles, de photos, d’épingles. Impossible à décrypter dans l’obscurité. Impossible d’en connaître le contenu. Alors, la main se porte à sa poche arrière, à la recherche de son téléphone portable. En mode avion, le téléphone. Précaution prise avant d’entrer. Précaution salvatrice pour échapper aux réveils impromptus de la propriétaire des lieux. Il active la lampe torche et approche l’appareil au plus près du tableau. Prêt à décrypter les indices sous ses yeux, dans la confidentialité de la nuit, dans la tranquillité de l’appartement.



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Sujet: Re: 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Sam 14 Juil - 5:59 ()

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Quiétude en apesanteur. Calme avant l’horreur. Le corps se crispe légèrement entre les linceuls blancs. Sous l’envie de s’enrouler, de trouver de la chaleur dans les plis, ou pour cacher les cicatrises ébahies. Plaies dessinées sur les flancs jusqu’aux pieds, flammes ancrées comme un rappel perpétuel de cet état vermeil. Les paupières se ferment, lourdes, acceptant la défaite pour une nuit. La frustration rongée par les insomnies répétées et ce corps qui ne peut plus lutter. Elle dépose les armes le vacarme et elle glisse le drapeau blanc sous l’aura de Morphée. Le sommeil venant l’attraper quand elle sombre et qu’elle ne cherche pas à remonter. Puis le noir complet, les cauchemars hagards et le mal bâtard. Répétition des souvenirs arrachés que l’imagination remplace par des bribes oppressantes. Les visages endormis et les sourires endoloris. Le palpitant lutte violemment sous les battements. La carcasse tanguant de droite à gauche, luttant face au kaléidoscope navrant. De cette histoire dérisoire, conte d’une môme sans espoir. A moitié morte et à moitié en vie. Tragédie avant la poésie. Et Morphée s’enfuit sous la panique et l’instinct de survie. Quand elle bouge la jolie, qu’elle se rattrape aux draps pour sortir de ces éclats. La sueur sur son front et l’agonie au fond des entrailles. Poupée coincée, mortifiée par le passé qu’elle n’arrive pas à enterrer. Elle se soulève légèrement, les mains attrapant son crâne silencieusement puis le grincement oppressant. Echo lointain dans son salon, quand elle relève son regard sous la peur irritante, latente. Etait elle encore en train de cauchemarder ? Ou peut être que le manque de léthargie lui fait imaginer cette folie ? Pas le temps de songer. Elle était déjà condamnée. Nolan, elle glisse jusqu’à son tiroir avec délicatesse, sortant son revolver sans faire d’échos, et elle se soulève lentement, prenant son temps pour ne pas alerter le voleur dans son appartement.

Puis un pas, deux.

Le corps avance à reculon, une boule dans la trachée, l’envie de céder à l’impulsivité. Mais la cadence reste équilibrée, trop d’enjeux à la clé. Et elle oublie la poupée, la nudité, l’insécurité, l’anxiété. Y’a sa vie partout dans ses papiers, ses chapitres emmêlés, ses souvenirs effacés. Elle ne peut pas laisser passer. Pas se faire décrypter, piller, humilier. Encore. Alors elle s’approche, ouvre la porte doucement et elle le voit l’inconnu face à son tableau, la lumière quand il descend sur le contenu. Et le sang ne tourne qu’une fois dans ses veines, quand l’impulsivité prend le dessus. «  Sale connard retournes toi !  » Aucun choix, obligation d’effroi. Le doigt pivote sur la détente, prête à tirer, plus de pitié. Et l’étranger déclare son identité, quand elle appuie sur l’interrupteur à proximité et le regard s’accroche aux traits familiers. Putain d’enfoiré ! Elle hurle la poupée, l’envie de tout fracasser. Qu’est ce qu’il fout ici ? Elle lui avait interdit de refaire les mêmes conneries. «  Tu te fous vraiment de ma gueule putain !  » Noah est juste là, face à elle. Et ça tourne la colère, la rage, la détresse, toutes ses émotions ivresses. Quand ses phalanges s’accrochent au canon, refusant de céder à la compassion. Pourquoi ? Pourquoi ! Elle a le regard revolver la misère, l’envie de lui faire vivre un enfer. Mais y’a tous ses indices parsemés, sa vie qui traine à ses pieds et l’angoisse monte dans sa caboche abîmée. Après l’avoir humilié il ressentait encore le besoin de la souiller. Et elle ne peut pas le laisser regardé, car il en saurait trop sur qui elle est. Elle qui se cache à chaque journée, qui joue la femme forte pour taire l’insolence. Elle est brisée, et chaque morceaux d’elle, poussières d’existence est dans cette pièce. Chaque clé pour comprendre son mystère. Alors elle lache son arme la poupée, quand elle se rue par terre, pour cacher chaque papiers, la panique dans ses gestes défaits, la fragilité au bord de ses muscles tremblants. Elle rattrape tout, tente de contenir chaque article, ranger chaque fil. Effacer les preuves de sa démence, pour ne pas se confronter à la pitié. Récupères tout Nolan. Et elle agonise juste là, quand elle n’arrive plus à respirer sous la hantise de ce qu’il a pu toucher. Crise de nerfs retardée sous la crise de panique. Elle craque la plaie, elle s’ouvre sous les yeux médusés. En sang et à terre.

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Sujet: Re: 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Sam 14 Juil - 7:59 ()



 
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Il y a quelque chose de particulier à entrer dans l’appartement de quelqu’un. A marcher dans ses pas. A imaginer ses habitudes, grâce à l’ordre ou au désordre ; grâce à la décoration ; grâce à l’organisation. Il y a quelque chose de particulier à le faire en pleine nuit. A avancer aux rythmes des respirations. A se déplacer en espérant ne pas éveiller. A s’immiscer dans la nuit sans se révéler. Une sensation presque grisante. D’enfreindre les lois. D’entrer dans l’intimité. Une sensation de malaise aussi. A l’idée de réveiller. A l’idée de se trahir. A l’idée d’expliquer. Le risque est présent. De faire du bruit. De déranger. De réveiller. Et alors, la découverte de l’intrusion est douloureuse, blessante, violente pour qui le découvre. Et alors, la découverte de l’intrusion est inquiétante, effrayante et dangereuse pour qui est découvert. Raison pour laquelle le palpitant se fait plus actif qu’habituellement. Raison pour laquelle la concentration est à son paroxysme. Noah ne peut souffrir d’aucune faiblesse. Il doit être attentif au moindre détail. Le regard porté à chaque endroit. L’oreille tendue à chaque instant. Il ne se permet aucune erreur car, dès lors, elle serait fatale. C’est ainsi qu’il se retrouve devant le panneau. Qu’il se retrouve à le décrypter avec la plus grande prudence. Qu’il en mémorise quelques détails. Prenant conscience de l’horreur qui s’étale juste sous ses yeux. Le souffle coupé. Les yeux écarquillés. Il n’entend pas Nolan se lever, ni se saisir de son arme. Il l’entend encore moins se rapprocher, féline et discrète, l’arme au poing.

Sale connard retournes toi !” Les mots brisent le silence nocturne. Crispent le corps de l’intrus. Le battement du myocarde se fait plus lourd. Noah suspend ses gestes. Fait comme un rat est l’expression appropriée. Et merde. Encore. L’histoire se répète. L’histoire tourne en rond. Encore et encore. L’électricité noie la pièce de lumière. Il ne peut plus s’échapper. Dans l’obscurité, il aurait pu tenter. Il aurait pu essayer. Maintenant, c’est trop tard. Alors, il se résigne. Il pivote doucement. Pour offrir son visage à la lumière. Pour découvrir le visage de Nolan. En colère. Sur ses gardes. Et son expression qui change quand elle le reconnaît. Pas de joie. Pas de bonheur. Pas de l’étonnement. Il n’est pas le bon ami qu’elle attendait et qu'elle n’avait pas vu depuis trois ans. Il n’est pas l’amant qui souhaitait la surprendre dans son sommeil. Seulement Noah. Le connard qui a pour mauvaises habitudes d’entrer chez elle. “Tu te fous vraiment de ma gueule putain !” Et la sentence tombe, alors que le regard de Noah constate la nudité. La lumière qui vient souligner ses courbes. Il arrache immédiatement ses yeux de la contemplation. Comme brûlé. Comme piqué. Le regard ne va pas loin. Il s’arrête sur l’arme pointée sur lui. Dangereuse, l’arme. Prête à servir, l’arme. La première fois que le danger se présente ainsi entre eux.

Mais ce n’est peut-être pas le plus dangereux. Non, le plus dangereux est le regard de Nolan. Assassin. Haineux. Il lève les mains. Paumes dans sa direction. Signe de reddition. Signe de négociation. Signe de paix.  “Je sais de quoi ça a l'air, mais...” Ce n'est pas ce que tu crois, il allait dire. Mais qu'est-ce que ça pourrait être d'autre ? Déjà, Nolan ne lui prête plus aucune attention. Elle se jette à corps perdu dans une mission de sauvetage désespérée. Elle se démène pour mettre de l’ordre dans l’appartement. Telle une furie protégeant le moindre de ses secrets. Telle une lionne veillant sur ses enfants. Et alors, Noah ne sait plus. S’il peut bouger. S’il peut s’enfuir. S’il doit rester. Il ne sait plus. Parce que le spectacle qui s’offre à lui est intrigant de désespoir, d’inquiétude, de peur, d’intimité. Il finit par baisser les bras, Noah. Il reste figé quand il sent qu’elle perd pied. Il reste figé quand il la voit céder à la panique. Loin de la jeune femme forte, manipulatrice et déterminée. L’image se fissure pour laisser apparaître une faille. Une faiblesse presque attendrissante. Une faiblesse presque touchante. Impossible de rester insensible à tous ces efforts pour cacher ses secrets étalés. Il tente, Noah. De l’aider. De faire quelque chose. Il ramasse des papiers qui traînent par terre. Il en fait des tas avec soin. Avant d’arrêter son geste. Conscient que ce n’est pas ce qu’elle désire. Conscient qu’elle ne veut pas qu’il appose ses empreintes sur ses affaires.

Elle s’agite encore. Elle se démène. Elle lutte comme une forcenée face à l’ampleur du travail. La panique au bord des lèvres. Il n’y tient plus. Le coeur serré. Le coeur meurtri par les douleurs occasionnées. Il se rapproche. Il tente de l’immobiliser. Mains sur les bras. Il tente de capter son regard. Inquiétude dans les yeux. “Ça va ?” Question saugrenue alors qu’il est entré chez elle. Alors qu’il est l’intrus, le voleur. Alors qu’il ne devrait pas lui poser la question. La réponse est tellement évidente. Non, ça ne va pas. Ça ne va jamais quand une personne pénètre chez soi et révèle tous les secrets. Ça ne va jamais quand on est surpris en pleine nuit, en position de faiblesse. Ça ne va jamais. Il a cette envie. De l’attirer contre lui. De la serrer dans ses bras. De la protéger de la terreur. Effroi qu’il a provoqué. Effroi dont il est seul responsable. Comment protéger de quelque chose que l’on provoque ? “Je te promets que je n’ai rien touché ni regardé… à part ton panneau.” Le doigt se pointe vers ledit panneau. Celui de toutes les horreurs. Celui de toutes les questions. Il tente de la rassurer. Il tente de minimiser sa présence et ses répercussions. Il tente de faire de son mieux. Mais déjà, la curiosité vrille. Le besoin de comprendre grandit. L’envie de mieux la connaître se présente. “Qu’est-ce qu’il s’est passé ?” Il a la voix douce, Noah. Il a la voix bienveillante. Il a réellement envie de savoir, de comprendre. L’histoire épinglée au tableau pourrait contenir des réponses. Elle pourrait dévoiler une part inconnue de Nolan. Elle pourrait humaniser une Nolan aux prises avec ses démons.



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Sujet: Re: 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Sam 14 Juil - 10:42 ()

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Douleur dans le palpitant, souffrance sous la révélation des traits inconscients. Le danger apparait un peu moins féroce qu’à l’accoutumé, le visage doux mais l’esprit corrompu. Ce pauvre gars continue ses dégâts, s’enfonce à chaque fois dans le frêle équilibre sur lequel il défile. Encore là, toujours présent quand il ne le faut pas. Perdu face à l’étendue. A cette distance créée à la sueur de ses conneries répétées. Le fantôme errant veut simplement quelques informations à grapiller, quelques solutions pour faciliter la compréhension face au masque fermé de la poupée. Mais il tombe sur la dureté, sur le visage de porcelaine plein d’aigreur, un goût de rancoeur sur la gueule. Mur avant l’arrivée. Barrière avant de découvrir la vérité. Et la question qui se repose dans le silence planant, dans la tension latente. Sous les murmures muets, les mots qu’ils ne se diront jamais à cause de leurs excès de fierté.

Pourquoi tu t’accroches ?
Pourquoi tu me disloques ?


L’interrogation meure dans la trachée, secret cajolé dans la gorge, contenu dans les poumons pour éviter les excuses bidons. Et ce manque de confiance flagrant sous les trahisons à répétition. T’avais promis. Plus de plaidoirie ni l’envie de comprendre le délit. Il avait menti. C’est ainsi. Rien à chercher, pas de conclusion à tirer. Noah ne veut que l’écarter, détruire les pièces à conviction avant de se trouver face aux lamentations. Simple facilité pour lui arracher les ailes avant l’envol. Ange déchue qui restera sur le bitume, figée face aux échecs cuisants et à l’amertume. Pourtant l’astre y a cru. A son serment doré, à sa promesse vite oubliée, à ce je te laisse en paix. Après la tentation et la passion. Après les saveurs acidulées de leurs bouches entremêlées, sous leurs souffles saccadés. Espoir dérisoire face à la réalité bancale. Elle doit être sans doute seule à le rêver dans ses nuits agitées. Alors elle maintient le canon, même quand il la scrute ce con, le regard ricochant sur ses courbes pour se rattraper sur l’arme tendu. Le corps signe une armistice, les mains se levant doucement, prière pour éviter les supplices. Mais pourquoi serait elle clémente cette fois là? Quand il continue lui de la pousser au vice ? «  Je sais de quoi ça a l'air, mais…  »  Mais quoi ? Quelle excuse cette fois? Ce n’est pas moi. Je voulais pas. Un café comme la dernière fois. Seulement Nolan elle n’avale plus ses prétextes, elle se rue sur l’histoire détresse. Sur les pages qui jongent le sol, origami de son existence, enterrement de souvenirs. Tout ce bordel d’encre qui ne semble sans importance, mais qui la maintient encore en vie. Obsession pour combler les vides et les trous dans le crâne passoire. Pour trouver les raisons de cette lobotomie et reprendre espoir. C’est tout ce qui lui reste à Nolan. Tout ce qui la stabilise pour éviter de se saigner et d’en terminer. Et il peut pas comprendre lui ce que ça fait, il peut pas comprendre ce que ça lui fait quand il touche à ses affaires personnelles. C’est pire que de la blesser avec des mots arrogants, pire que de l’érafler ou de la dénigrer. C’est comme s’il cherchait entre ses muscles, recherche dans la chair, pour lui arracher des hurlements amers. Et Nolan elle crie dans son mutisme, dans son agitation sous ses mouvements amples, sous ses bras qui amassent les souvenirs, pas prête à partager ses mémoires martyrs. C’est à elle, pas à lui. Panique insensée sous sa respiration défoncée, peur de perdre sa couverture de férocité. Et Noah continue ,il tente de l’aider mais elle ne le scrute plus le môme, trop perdue dans sa cohue. Trop atteinte par les émotions pour faire attention. Elle tremble, elle s’empresse, elle s’agresse. Elle chute la poupée de son piédestal, la gueule la première dans les vagues infernales. Dans cet océan de douleur, dans ces abysses de peur.

Et le contact, l’impact.

Les phalanges s’accrochent aux bras, tentent un rapprochement pour taire la déchéance. Pas de violence, juste cette clémence. Pourtant le regard reste bas, les prunelles accrochées au parquet. «  Ça va ?  »  Question futile sous la carcasse livide. Non ça va pas. Ca va pas depuis tellement longtemps qu’elle ne compte plus vraiment. Les journées, les mois, les années. La poupée est figée, bloquée dans une fissure spatio temporelle à revivre les mêmes heures sans pouvoir passer le cap. Captive de sa propre prison. Les doigts accrochés aux barreaux rouillés. Sans solutions. Paralysie douce, agonie tendre. Et les mots rasoirs, le blâme glacial.  «  T’avais pas le droit…  »  Murmure cassé, voix enrouée et les yeux toujours figés. «  Je te promets que je n’ai rien touché ni regardé… à part ton panneau.  »  Puis la panique encore et toujours, ce panneau où les photos trônent une joie enterrée et un incendie alerté. Elle se disloque Nolan, sans un mot, sans un écho. Ne prêtant toujours pas attention au môme qui continue d’essayer de la calmer sans grand effet. Parce qu’il vient de la déchirer Noah, sans grand effort. Il la tord sans aucun remord. Et il l’enterre en quelques syllabes, sous la curiosité macabre et cette mise à mort. «  Qu’est-ce qu’il s’est passé ?  »  Le regard remonte, prunelles tremblantes, traits éteints. Puis l’enclenchement soudain des images qu’elles repoussent à chaque journée, des mémoires trouées et des sentiments acharnés.

Quand ils apparaissent.
Ces fantômes du passé.
Quand ils semblent encore si près.
Et qu’elle croit encore pouvoir les sauver.


Les flammes se répandent sous ses pieds, les larmes montent. Les corps enveloppés et la fumée partout dans la chambre funéraire, l’odeur de cramé et les os paralysés. Elle revit tout la gamine, tout ce dont elle se rappelle. La douleur, l’horreur, l’impression de crever. Les poumons qui crachent l’air brûlant sous les hurlements. La chair fond, les cris se meurent sous les crépitements  de l’enfer. Et l’hésitation, le besoin d’attraper les corps endormis pour les voler à leur léthargie, les ramener à la vie. Vous pouvez pas me laisser ici. La lamentation, les gémissements avant la condamnation. Et cette conscience qui la tue sous la culpabilité.

Tu aurais dû essayer.
Tu aurais dû les sauver.


Et Nolan elle se noie, elle meure sous l’effroi. Les sanglots montant aux cils, les gémissements dans sa gorge fine. Elle craque l’orpheline. Sous le poids de ce monde, sous les travers de cet univers. Elle explose sous le regard inquisiteur, sous la présence du pilleur.  «  Je…je  »  Et elle balbutie quand les larmes coulent sur le papier, noie l’encre dessinée.  «  Me rappelles pas.  »  Et cette vérité, ce manque au fond de ses entrailles arrachées. Elle ne sait pas ce qui s’est passé, comment le feu a pu se lancer. Elle a oublié le regard dans l’obscurité. La réponse à toutes ces énigmes délabrées. Elle a oublié pourquoi elle est encore en train de respirer quand eux sont enterrés.


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Mais j'essaye d'm'en sortir, même si j'm'attends au pire, marre de faire semblant. J'veux fuir avec ma silhouette dans l'vent, j'te promets qu'c'est tentant j'ai des regrets quand j'pense que j'ai gardé mes yeux d'enfant perdu mon calme, les deux poings sanglants...
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- Il est capable de faire tenir une cuillère sur son nez.
- Il a un talent particulier pour sur-protéger sa soeur.
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Sujet: Re: 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Sam 14 Juil - 19:15 ()



 
'cause your body’s a message send my regards to hell

T’avais pas le droit…” Reproche véridique. Reproche logique. Noah le prend et le digère sans aucune question, sans aucune protestation. Il le sait. Il le sait depuis le début. Mais il est venu. Têtu. Irresponsable. Idiot. Alors, il tente de se rattraper. Tentative inespérée de réparer les pots cassés. Tentative de panser les cicatrices rouvertes. Si seulement il savait. Le mal qu’il a causé avec son intrusion. Les douleurs ravivées avec sa curiosité. Si seulement il savait. Il est venu pour trouver des informations. Pour découvrir ce que sait Nolan. Mais il trouve bien plus. Il trouve bien plus important. Il rencontre Nolan. La vraie. Celle avec ses faiblesses. Celle avec ses douleurs passées. Celle qui laisse la panique l’envahir. Celle qui ne maîtrise plus rien. Trésor inestimable. Moment de vérité. Il ne s’y attend pas. Certain que la version qui lui faisait face depuis toujours est la bonne. Certain qu’elle n’était qu’une entité caractérielle, violente, sadique. Certitude dévastée. Certitude balayée. Nolan se révèle pleine d’aspérités, de nuances, de reliefs. Elle se révèle protectrice d’un passé trop douloureux. Elle se révèle protectrice de son intimité. Il en est désarçonné. Pris au dépourvu. Dépassé par une suite de comportements. Et puis, finalement, il parvient à l’arrêter, à la canaliser, à attirer son regard. Yeux blessés d’un animal traqué qui échangent un regard avec lui. Et l’horreur semble régner dans les iris. L’horreur, la douleur, la détresse, la culpabilité. Un savant mélange. Mélange explosif.  

Les larmes montent. Comme autant de maux à exprimer. Et le coeur fond. Il se ramollit. Il s’adoucit. Il s’ouvre. Il se laisse aller à la compassion, à la tendresse. Il se laisse ronger par la tristesse de Nolan. Morceau par morceau. Les barrages cèdent. Ils s’effondrent face à autant de détresse. Ils abandonnent face à cette faille offerte à son regard. Conscient d’avoir mis les pieds sur un terrain miné. Terrain bancal qui cache bien des malheurs. Espace qu’il n’aurait jamais dû fouler sans son consentement. Place forte violée sans même un regret. “Je…je me rappelles pas.” Elle trébuche sur les mots comme autant d’obstacles sur son chemin. Elle ne sait pas. Tout simplement. C’est ce qui la rend si méfiante. C’est ce qui la rend si dure. C’est ce qui fait d’elle ce qu’elle est aujourd’hui. Elle ne sait pas. Elle n’a aucune explication. Pour une fois, il n’y a rien pour détourner le regard de ses faiblesses. Ni menottes. Ni tension. Ni joutes verbales. Alors, la fausse haine disparaît. Laissant dans son sillage l’envie de la préserver contre ses démons. Laissant naître un élan d’affection. Il laisse tomber les armes, Noah. Il n’y a plus de lutte. Il n’y a plus de face-à-face. Seulement un coeur éprouvé par les épreuves. Seulement un coeur brisé par les pertes. Alors, il attire Nolan contre lui avec douceur. Bien plus de douceur dont il n’a jamais fait preuve envers elle. Il passe ses bras autour de son corps nu. Prêt à offrir réconfort. Prêt à dispenser quelque chaleur humaine. Oasis réconfortante au coeur de la détresse.

Le contact n’effraie plus. Il n’inquiète plus. Il semble normal. Presque naturel. Presque vital. Spontané. Il prend le risque d’être repoussé, blessé, frappé. Incapable de rester en retrait. Simple spectateur de la détresse humaine. Nouvelle étape dans la proximité. L’odeur du shampooing. Les côtes sous la pulpe des doigts. La joue contre les cheveux. Les lèvres près de l’oreille. “Tout va bien. Tu es en sécurité ici.” Murmure au creux du tympan. Tentative de réconfort. Il décale sa tête. Juste assez pour observer le sillon de ses larmes, creusé à même les joues. Besoin dérangeant d’essuyer ces traces traitresses. Besoin urgent d’effacer les preuves de ses tourments. Et pourtant, les gestes ne suivent pas. Jugeant cela trop déplacé. Aussi déplacé que sa présence ici. Aussi déplacé que ses questions intrusives. Ça l’affecte. Ça le touche. De la voir si meurtrie. De la voir si fragile. L’étreinte se resserre autour de la carcasse. Besoin de la protéger du monde. Besoin de la préserver de souvenirs inexistants. Silhouette si gracile dans ses bras. Contraste avec sa force habituelle. Elle est à mille lieues de celle qu’il connaît. Elle est différente tout en étant la même. Derrière les larmes, il voit toujours le feu de la détermination. Brasier autour duquel dansent les silhouettes de ses cauchemars. “Tu devrais t’asseoir...” Et il l’embarque. Sans attendre. Il libère la blanche colombe de ses bras, non sans glisser ses doigts dans la main féminine. Il la conduit jusqu’à une chaise. Maître des lieux improvisé. Il l’abandonne là. A son triste sort. Mais il revient rapidement. Mouchoir dans la main. Verre d’eau dans l’autre. Gilet sur un avant-bras. Rapidité témoin d’une familiarité avec l’espace. Maître des lieux pas si improvisé que cela.

Le tout est posé à côté de Nolan. A l’exception faite du gilet. Déposé délicatement sur les épaules dénudées. Avant de tirer une chaise juste en face d’elle. Noah s’y installe. Torse penché en avant. Avant-bras calés sur les cuisses. Têtes à quelques centimètres. Doigts cherchant ceux de Nolan. D’un coup, le contact semble nécessaire. Le contact semble indispensable. Il aimerait parler. Lui dire combien il compatit. Lui exprimer toute son attention. Lui témoigner ses regrets. Il aimerait parler. Mais aucun mot ne lui vient. Aucun mot n’est assez puissant. Aucun mot ne peut éteindre la douleur. Aucun mot ne peut venir à bout de la détresse. Aucun mot ne peut contrer des années de questionnements. Alors, pour une fois, il opte pour le silence. Il l’adopte. Il l’observe. Il le respecte. Il l’accepte. Il s’en fait un manteau confortable. Juste une présence. Juste un toucher. Juste un regard. C’est tout ce qui semble correct à offrir dans une situation pareille. Nul besoin d’accentuer le mal-être. Nul besoin de remuer le couteau dans la plaie. Nul besoin d’insister. Cela n’en serait que pire. Il en est convaincu, alors qu’il la dévisage. Qu’il observe les traits de Nolan avec un oeil neuf. Un visage doux. Un visage dévoré. Un visage marqué. Un visage coupable. Le regard n’est plus biaisé par les rancunes passées. Le regard n’en est pas moins subjectif. Trop touché, trop affecté, trop protecteur.



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Dernière édition par Noah T. de Fontanges le Lun 16 Juil - 20:54, édité 1 fois
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Sujet: Re: 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Lun 16 Juil - 6:19 ()

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Décombres sous le jeu d’ombres. Les fissures s’ouvrent sans difficulté, cassant le visage de porcelaine pour montrer l’humanité. Poupée à qui on découpe les fils pour s’articuler seule, les poignets libérés et les yeux grands écarquillés. Elle explose en poussières sous le carrousel de souvenirs. Jolie martyr aux sanglots saphirs. Les gouttes s’étirent en sillons, marquent les joues brouillons. De cette condamnation aux effluves de scarifications. Pas de marques visibles, ni de plaies à l’oeil nu, juste des cassures entre les os. Et le plancher récupère la carcasse blessée, se fait berceau des maux. Quand Nolan est démasquée, piégée dans ses émotions. Pas d’échappatoire sous le regard noir. Prunelles mélancoliques de la statue sadique, presque figées sous la détresse. Il la regarde la reine dépouillée Noah avec douceur, sans cette rancune ni cette amertume. L’envie de la préserver d’un monde ensanglanté. Mais elle ne veut pas de cette protection la môme cassée, elle ne veut pas de cette pitié. Habituée au refrain de la solitude, aux banalités moroses et aux masques ecchymoses. Je vais bien. Mensonge grandiloquent qu’elle se vend pour ne pas qu’on l’approche. Mais le brun il n’entend pas l’illusion, le mirage de vérité quand il s’accroche et l’écorche. De cette tendresse sans ivresse. De son corps et de ses phalanges chaudes. Il la rattrape quand elle est à terre, il la soulève sous la misère. Tout va bien qu’il lui dit dans ses gestes défaits, tu vas t’en sortir qu’il lui souffle dans cette proximité et intimité. Mais la poupée est si loin de la réalité, encore perdue dans les tourments passés. Seul le contact contre ses côtés brûlées lui rappelle où elle est. Frisson dément dans les songes absents. «  Tout va bien. Tu es en sécurité ici.  »   Et les mots qui suivent la gestuelle, le souffle qui s’échauffe contre l’oreille. Elle ne bouge plus vraiment Nolan, paralysée par l’intimité et par les larmes qui continuent de s’écouler. Juste cette envie de se cacher, de s’enfoncer dans ses draps pour évincer les éclats. Puis Noah s’écarte un peu pour contempler le visage humide, saisissant les lignes larmoyantes quand elle abaisse sa tête pour cacher la détresse. Me regardes pas quand je suis au plus bas. Les mèches brunes voguent sur les traits tirés, tentent une échappée pour la protéger. Mais le masque est fissuré et la dureté envolée. Alors les bras viennent la serrer, essaient de la recoller, de lui montrer qu’elle n’est pas seule dans ce combat. Mensonge béant.

«  Tu devrais t’asseoir…  »   Les phalanges se glissent entre les doigts froids, les étreignent pour la soulever loin de l’effroi. Visage changeant de l’homme insolent, les traits plus doucereux que les enjeux. Noah il apparait sous une nouvelle clarté, protecteur insensé d’un trésor qui ne peut pas être sauvé. Mais elle préfère le laisser espérer plutôt que de l’accabler. Alors elle se lève l’orpheline, suit les pas, docile. La poupée s’assoit, quand il se barre l’éclat. Et elle en profite la jolie pour éponger les sillons humides, effacer les preuves fluides. Caresses sous les paupières pour écraser la misère. Et le voleur revient, un gilet sur l’avant bras, un mouchoir et un verre dans la main. Maître des lieux qui se repère bien trop bien dans l’appartement délabré pour être à son premier essai. Et elle ne fait plus attention la poupée bien trop blasée par cette éventualité. Elle le laisse faire, déposer le verre et le gilet sur ses épaules dénudées. Puis la chaise qu’il vient attraper quand il se rapproche encore du jouet cassé. Et qu’elle fixe tout autour pour éviter de l’observer. Car elle ne veut plus lui laisser l’opportunité de la troubler. Mais son regard est pesant sur elle, prunelles attachées à la fresque ensanglantée. Bien trop touchées par les effluves tristes et l’océan vague. Et le silence pesant, ceux qu’on préfère éviter sous la gêne et la maladresse. Nolan elle n’ose pas parler, peur d’en dire trop ou pas assez. Alors elle attrape les phalanges pour les caresser, seul remerciement qu’aura cet enfoiré. Car il ne faut pas pousser. Et qu’il ne faut pas oublier que c’est lui le coupable d’intrusion et d’implosion. Sans cette question et sans cette présence, elle ne serait pas à deux doigts de la démence. Alors elle lui dit, elle lui rappelle qu’ils ne sont pas des amants maudits. Seulement des antithèses opposés qui préfèrent s’écorcher que de montrer leurs ressentiments.  «  Je te déteste.  »   Les mots sont contradictoires, face au toucher noir. Mais y’a de la vérité dans ces syllabes à la volée, un goût sincère sur les lèvres. Une saveur d’amertume pour toutes les fois où il l’a touché sans même l’érafler.


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Sujet: Re: 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Lun 16 Juil - 8:55 ()



 
'cause your body’s a message send my regards to hell

Lutte des sentiments. Entre ceux du passé et ceux du présent. Entre agressivité et gentillesse. Entre haine et tendresse. Lutte des sentiments. Jusqu’à trouver le bon. Jusqu’à mettre le doigt sur ce qu’il ressent vraiment. Ressenti perdu dans une jungle épaisse. Ressenti caché derrière une couche protectrice. Envie de la protéger. Envie de la relever. Envie de combler toutes ces fissures. Contraste avec la dangerosité de Nolan. Sa détermination à toute épreuve. Sa manipulation vile et sadique. Son regard assassin. Lutte des sentiments. Il n’y a qu’un camp qui en sort vainqueur. Et alors, Noah se met en marche. La douceur au bout des doigts. L’attention dans les yeux. La protection dans les bras. Oubliées les rancunes. Rangées les bagarres quasi-enfantines. Jetées les mésententes. Seulement deux êtres humains. Qui se découvrent. Qui se dévoilent. Qui s’apprivoisent. Seulement deux êtres humains. Qui se surprennent. Qui enlèvent les masques. Qui se font faiblesses. Seulement deux êtres humains. Dans les bras l’un de l’autre. Motivés par des souvenirs douloureux. Et puis, l’envie d’apaiser la panique, de mettre un baume sur le coeur trop abîmé. La chaise qui se révèle être une ancre parfaite. Pour ne pas défaillir. Pour ne pas tomber. Pour se reposer. Le vêtement trouvé qui vient cacher la nudité et protéger du froid. L’eau qui apporte un peu de clarté dans les pensées.

Et les deux êtres humains se font face. Assis chacun sur sa chaise. Distance raisonnable. Distance suffisante. Les doigts se rencontrent. Attirés l’un par l’autre. Cherchant le réconfort du bout des phalanges. Les yeux masculines baissés sur eux. Comme hypnotisés par cette soudaine proximité. Comme subjugués par l’intimité du moment. Il a baissé les armes. Il a abandonné son rôle. Simplement déstabilisé et touché par le désespoir de Nolan. Bien trop fort. Bien trop important pour être ignoré. Impossible de tourner le dos. Impossible de s’enfuir en courant. Et il y a ce silence entre les deux. Il entre. Il s’interpose. Il s’impose. Le silence qui s’étire, se multiplie. Il les englobe. Il cache tous les non-dits, toutes les pensées. Il les protège autant qu’il les dérange. Jusqu’à ce qu’il se brise. Fracassé au sol par quelques syllabes. Débris qui viennent se ficher dans le corps de Noah. “Je te déteste.” Voile meurtri dans le regard. Il se redresse. Assez pour capter les prunelles. Assez pour amortir le poids des mots. Assez pour encaisser la réalité. Vérité simple. Et logique. Surtout logique. Il n’a montré qu’une vision de ce qui il est. Image partielle. Image faussée. Image hideuse. Je te déteste. Jamais évident. Jamais agréable. Jamais appréciable. Il l’a détestée, elle aussi. Il la déteste encore. Sa violence. Sa colère. Sa curiosité. Son caractère tout entier. Un caractère dont il n’a aperçu qu’une infime partie. Un fait qui lui revient en pleine face.

Je te déteste. Résultat d’un comportement. De ses intrusions perpétuelles. De ses mots acerbes. De ses regards noirs. De son agressivité latente. Je te déteste. Attaque personnelle. Coup de couteau dans le myocarde. Il a mal. Plus que de raison. Ça ne devrait pas. Il devrait s’en foutre. Il devrait hausser les épaules. Il devrait le prendre avec décontraction. Je te déteste. Les mots tournent en boucle. Comment réagir face à cette confession, cette dose d’honnêteté surgissant de nulle part. Sa réponse peut déterminer la suite. Elle peut l’enfoncer davantage dans la destruction. Elle peut l'en sortir un peu. L’une l’aidera à conserver une distance. Elle l’aidera à faire son travail. L’autre réduira un peu plus les écarts. Elle ne facilitera pas son travail. Peut-être que si. Terrain totalement inconnu. Aucune étude sur le sujet. Aucun moyen de le savoir. Il expulse un soupir, Noah. “Je sais...” Marre de lutter. Marre de faire semblant. Marre de jouer un rôle qui ne lui correspond pas. Alors, il souffle ces deux mots. Comme une part de confession. Il sait. Qu’il joue le connard depuis trop longtemps. Qu’il la manipule sans aucune vergogne. Qu’il l’empêche de faire son travail correctement. Qu’il est détestable à souhait. “... ça te rassure si je te dis que je ne suis pas un connard d’habitude ?” Il a un petit sourire en coin. Lueur amusée dans le regard. Situation qui ne se prête pas à la détente. Discussion qui se veut sérieuse. Pourtant, il tente de détendre l’atmosphère. Il tente de sortir de cette lourdeur. Réflexe vital quand la situation devient trop précaire. Réflexe salutaire quand il n’est pas à l’aise.

Pointe d’amusement qui disparaît. Aussi vite qu’elle est apparue. Se comporter en adulte. Responsable. Conscient. Bienveillant. Pour une fois. Juste pour une fois. Concentration tournée vers les doigts qui ne se lâchent pas. Parenthèse de tendresse, à l’opposé des mots échangés. La douceur dans la pulpe des doigts. “Écoute, je me suis comporté comme un connard avec toi depuis le début. Je suis navré du mal que ça a pu te causer. Je n’aurais pas dû.” Pommade passée sur les blessures créées. Caresse prodiguée sur le corps blessé. Aucune excuse ne sera jamais suffisante. Le mal est fait. Le mal est ancien. Le mal est ancré. Le mal a déjà gangrené leurs rapports, rongés jusqu’à l’os. “Je te promets de ne plus recommencer. Et de m’y tenir.” Il pourrait proposer de s’en aller dès maintenant, de ne plus jamais remettre les pieds chez elle et dans son bureau, de ne jamais plus chercher à l’approcher/l’espionner. Il pourrait. Sauf qu’il redoute la réponse. Sentiment incompréhensible. Lui qui encore tout à l’heure lui vouait une haine sans nom. Au lieu de cela, il préfère promettre. Il préfère sceller une énième promesse. Celle-ci sans faille. Celle-ci difficile à tenir. Il sera tenté de retomber dans ses travers. Quand elle se rapprochera dangereusement de la vérité. Quand il devra intervenir. Encore et encore.

Déjà, le cerveau fonctionne à plein régime. A la recherche d’une solution. A la recherche d’un moyen de respecter sa parole. Faire appel à un autre templier. Il ne voit rien d’autre. Il aurait déjà dû demander à changer. Trop impliqué. La surveillance requiert de la discrétion. Il n’en fait plus preuve depuis longtemps. A en croire le nombre de fois où Nolan et lui se confrontent. A en croire son incapacité à rester dans l’ombre. Discrétion oubliée au profit de la curiosité. Discrétion oubliée au fil des semaines, des mois et des années.



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Sujet: Re: 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Hier à 7:51 ()

'Cause your body’s a message send my regards to hell
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Les masques se décomposent sous les ecchymoses, illusions face à la dureté tant de fois dessinée sur leurs traits. Saveur de sécurité, effluves de tu ne peux pas me blesser. Mais ils sont à terre les opposés, face aux erreurs outrepassées et les souvenirs cadenassés. Face aux situations qu’ils s’imposent sans osmose. Et tout s’effrite pour la poupée insoumise, tout craque sous les mémoires égoïstes. Quand elle part sous le carrousel de ses pensées meurtrières. Quand elle retrouve ses cauchemars particuliers et ses démons jamais noyés. A trop essayer de les échapper, elle se retrouve à terre, les jambes coupées, le souffle saccadé. Et l’impression de ne pas avoir avancé depuis tant d’années. Pourtant, elle s’est acharnée à les courser, à les noyer sous les pistes et les indices. Prenant les mêmes risques que son père altruiste, ne songeant pas aux risques. Mais Noah il est encore là, toujours là pour imposer ses fracas dans la chair à l’envers. Calvaire bien trop fier de lui faire vivre un enfer. Pourtant quand elle implose la poupée en  poussières d’astres, il la rattrape le désastre. Recollant les étincelles au fond des prunelles, tentant de refaire briller l’étoile loin de l’obscurité. Mais ces ombres font parties de son existence, clament un peu plus de sa démence.

Craques ma jolie pour céder à la folie.
Après tout, pourquoi t’es encore en vie ?

Pensées noires qui rodent à l’intérieur, qui coupent la conscience à coups de lames de rasoir. Puis l’espoir qui ne vient pas de la tragédie mais bien de cet abruti. Lorsqu’il la rattrape et l’aide à s’asseoir pour évincer les plaies dérisoires. Il la tient, il la maintient dans cet équilibre malsain. Les phalanges emmêlées et les regards distraits sous le silence qui contient leurs déboires. Non dits et compromis. Mensonge et calomnie. Et les contrastes n’ont que cette vision erronée de l’opposé. Qu’une façade à laquelle se raccrocher, les défauts en porte à faux. Alors la haine ressort, la vérité sans remords. Je te déteste. Les mots sont violents, la conclusion déchirante. Sous le regard triste qui cherche les opales humides. Regarde moi. Dis le moi en face. Poupée qui s’accroche à l’océan, qui remarque les vagues sous l’attaque glaciale. Impact de balle dans la peau. Echo de leurs maux. Mais ça devrait pas avoir cet effet là, ça ne devrait pas l’atteindre comme ça. Et pourtant, elle l’a touché la beauté sans avoir à l’érafler. Elle a crée cette horreur dans les yeux écarquillés.

«  Je sais…  »  Après toutes les traitrises, les injures sadiques et les blessures séraphiques. Il le sait qu’il a merdé. A force de la chercher, à force de fouiner, à force de syllabes légères et précaires. Il confesse ses pêchés, essaie de rattraper l’ange aux ailes cassées. Car il n’est pas ce qu’il a reflété. Il est un mélange bien plus compliqué. Alors il essaie de se rattraper, de recoller les pièces détachées, de montrer qui il est.  «  ... ça te rassure si je te dis que je ne suis pas un connard d’habitude ?  »  Une pointe d’humour, une tentative de surmonter la violence. Et ce sourire léger communicatif, ce rictus qui ronge la bouche encore salée par les sanglots écoulés. Elle se cache Nolan, tente d’effacer le bonheur en pointillé. Car elle veut encore l’entendre, écouter ses paroles pour dépeindre quelques vérités. Et vite l’ambiance retombe, sous le regard sombre. La joie tuée par la réalité. Sous les doigts qui ne cessent de se caresser comme pour casser la rancoeur.  «  Écoute, je me suis comporté comme un connard avec toi depuis le début. Je suis navré du mal que ça a pu te causer. Je n’aurais pas dû.”  »  Et les excuses sont semblables à celles débiter la dernière fois. Toujours à s’excuser, pour refermer les plaies. Mais elle ne veut pas de ses regrets, elle veut quelque chose à laquelle elle pourra se raccrocher. Pas de mots, ni d’échos. Une vérité. Simplement une vérité.

«  Je te promets de ne plus recommencer. Et de m’y tenir.  »  Et cette promesse qu’il ne tiendra pas. La poupée le connait, elle sait très bien qu’il n’est pas prêt de lâcher. Mais elle ne comprend pas pourquoi cet acharnement, ce besoin de la surveiller et l’empêcher de travailler. Qu’est ce qu’il y a de si moche à cacher ? C’est ça la vraie question, la frêle conclusion. Pourquoi t’essaies de me protéger ? «  Ne promets pas des choses que tu ne tiendras pas.  »  Et elle dit ses pensées la beauté, sans chercher à les teinter d’une tendresse lasse. Les phalanges abandonnant la paume pour se glisser sur le tabouret qu’elle rapproche, créant cette proximité dangereuse entre les deux visages tirés. Elle le regarde dans le blanc des yeux, cherchent les enjeux. Dis moi. Dis moi pourquoi. Et elle le scrute Nolan, elle cherche les reliefs dans les lueurs, les abysses véridiques dans l’océan inquisiteur. Puis la question, l’implosion, la recherche abandonnée sous la sécurité, elle veut du danger. «  Pourquoi as tu si peur que je découvre quelque chose ?  »  Et elle attend la réaction, la condamnation. Des mots ou des actions. Des échos ou des gestes. Elle veut comprendre pourquoi il la protège et contre quoi. Car il y a de la terreur au fond des prunelles, sans doute de l’attachement en dentelle. Mais elle ne dira rien elle, sur les effets néfastes de la proximité, pas prête à replonger dans l’ambiguïté pour se refaire exploser en plein vol.


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nos âmes en enfer

Mais j'essaye d'm'en sortir, même si j'm'attends au pire, marre de faire semblant. J'veux fuir avec ma silhouette dans l'vent, j'te promets qu'c'est tentant j'ai des regrets quand j'pense que j'ai gardé mes yeux d'enfant perdu mon calme, les deux poings sanglants...
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the mighty bush : - Il arrive à toucher son nez avec le bout de sa langue.
- Il sait loucher (plus qu'un pouvoir, un don tombé du ciel).
- Il est capable de faire tenir une cuillère sur son nez.
- Il a un talent particulier pour sur-protéger sa soeur.
weapon : Semi-automatique avec balles bénites et arc pliant – Il cache le premier à son mollet, sous ses pantalons. Le second a le droit à un double faux dans son sac-à-dos.
Allegeance : Loyal aux templiers – Il a très tôt compris qu'il serait un templier. L'idée de leur être déloyal ne lui est jamais passé par la tête. Il y a plusieurs raisons à cela : 1/ il risquerait de mourir 2/ c'est toujours mieux que de ne rien faire 3/ il avait besoin d'un passe-temps. Il connaît l'importance du rôle des templiers. C'est pourquoi il se tient toujours à leurs côtés, prêt à aider.
these streets : Il en sait beaucoup trop pour feindre l'ignorance. En fait, il connaît les vraies raisons de la plupart des derniers événements. Le crash de l'avion, la famine... Parfois, il est convaincu que l'ignorance est la meilleure chose qui puisse arriver aux humains. Ils paniqueraient davantage. Alors, il veille à couvrir les traces surnaturelles autant dans la vie que dans ses articles.
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Sujet: Re: 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Hier à 13:16 ()

 
'cause your body’s a message send my regards to hell

L’heure de se repentir. D’expier ses pêchés. Plus habitué à se confier entouré des quatre murs d’un confessionnal. Protégé par une grille. Protégé par le secret. Protégé par l’anonymat. Plutôt que face aux yeux pénétrants de Nolan. Témoin connu. Victime de ses pêchés. Victime de ses erreurs. Il tente de s’échapper. Il tente d’enfouir la lourdeur sous une touche d’humour. Tentative réussie, à en croire le frémissement des lèvres féminines. Mais impossible de s’échapper aussi facilement. Impossible de s’épargner les excuses. Il ne le peut pas, Noah. Alors, le regard se fait plus sérieux. Le sourire disparait. Les plis rieurs qui avalent ses prunelles se défont. Et toujours, ces doigts qui s’entrechoquent, qui se caressent, qui s’accrochent. Ces doigts qui sont toute la tendresse dont ils n'ont jamais été capables jusque là. Ces doigts qui ont su le torturer quelques jours plus tôt. Ces doigts qui n’ont pas manqué de l’enflammer. Ces doigts qui ont su où jouer avec précision. Pas d’approximation dans le toucher. Pas d’hésitation dans les gestes. Ce soir, ces doigts semblent moins traîtres, moins viles. Surtout quand ceux de Noah viennent jouer avec. Ils se mêlent. Ils s’entremêlent. Ils se mélangent. Pour mieux s’emprisonner dans la tendresse d’un moment qui ne s’y prête pas. Mélange de phalanges. Mélange de caresses. Mélange de douceur.

Il scelle ses excuses par une promesse. Celle de définitivement la laisser tranquille. Celle de s’éloigner pour la laisser vivre. Celle de ne plus s’immiscer dans son travail. Promesse difficile. Défi personnel. Il a trop pris l’habitude de penser à Nolan, d’imaginer ses pistes, de s’interposer dans son travail. Mais il n’a plus le droit d’agir. Plus depuis qu’il a créé la panique dans ses iris. Plus depuis qu’il a provoqué une folie démesurée. “Ne promets pas des choses que tu ne tiendras pas.” Elle le connaît déjà. Beaucoup trop bien. En tout cas, assez pour savoir qu’il aura du mal à s’y tenir. Assez pour savoir qu’il sera tenté de revenir. Il est ainsi, Noah. Têtu. Déterminé. Curieux. Surtout curieux. Un vilain défaut. On a de cesse de le répéter aux enfants. On a de cesse de le réprimer chez les gens. Curiosité exacerbée par le mystère qui tourne autour de Nolan. Curiosité décuplée par la dangerosité de la détective. Curiosité malsaine, aussi. La limite est fine entre le devoir et la pulsion. Entre ce qui doit être fait et ce qu’il a envie de faire. Entre la surveillance et la violation de l’intimité. La limite est fine. Et peut-être qu’il s’est perdu. Sûrement, même. Ne promets pas des choses que tu ne tiendras pas. Malhonnête que de faire croire qu’il y arrivera. Malhonnête d’imaginer qu’il en est capable. Sa présence ici en est la preuve. Incapable de se tenir à l’écart. Mais il pourrait essayer, n’est-ce pas ?

Les doigts s’arrachent à son emprise. Ils s’échappent pour mieux saisir le tabouret. Le déplacer. Le rapprocher. Visages bien trop proches. Corps bien trop accessibles. Et le regard. Celui de Nolan. Qui le lâche pas. Le scrute. L’étudie. Le dévisage. A la recherche de la moindre faiblesse. En quête d’une vérité cachée. A cette distance, l’insistance de ses yeux est encore plus impressionnante. Saisissante. Ils cherchent à lui faire dire quelque chose. Quelque chose qu’il ne veut pas. Quelque chose qu’il regrettera. Elle est loin de savoir. Qu’il est tenu au secret. Qu’il ne peut rien révéler. Qu’il risque sa place. Qu’il a appris à conserver un secret. Qu’il ne s’agit pas que de lui. Qu’il pourrait faire honte à une toute une génération de de Fontanges. Que tout ceci les dépasse, elle et lui. Mais, il ne cille pas quand elle l’observe. Il ne cille pas quand elle tente de lire en lui. Il la laisse faire. Sans broncher. Sans bouger. Sans protester. “Pourquoi as tu si peur que je découvre quelque chose ?” Toujours cette question. Toujours ce besoin de savoir. Incapable de se satisfaire d'un simple 'parce que'. Et toujours les mêmes obligations. Toujours les mêmes interdictions. Il ne peut rien dire. Absolument rien. Elle le place dans une situation compliquée. Elle le met face au mur. Grimper le mur pour s’enfuir ou se retourner et faire face au problème. Pas d’autre solution. Risquer de perdre sa place dans l’Ordre, d'embarquer peut-être sa famille dans sa chute. Tout ça pour une femme qu’il connaît à peine. Tout ça pour une femme qui le maltraite à la première occasion. Ou garder le silence pour protéger un Ordre vieux de plusieurs siècles. Un Ordre qu’il a rejoint pour faire plaisir à un paternel trop autoritaire.

Nolan ne l’aide pas. Avec ses prunelles fixées sur lui. Avec son visage à quelques centimètres du sien. Elle ne l’aide pas. Il se lève subitement. Envie soudaine qui l'habite, le démange. Il s’éloigne de cette proximité qui l’empêche de réfléchir. Il s’enfuit face à l’oppression du regard. Besoin vital d'espace. Besoin vital de respirer. Il tourne en rond, Noah. Il foule le sol, le marquant de ses pas. Ecartant des feuilles sur son passage. Il tourne en rond, à la recherche d’une échappatoire. Aucune décision n’est la bonne. Pourtant, cela devrait être facile. Il devrait dire à Nolan d’arrêter son enquête. Il devrait faire appel à un ange. Mais ce serait un foutoir sans nom. Elle a des papiers partout, des preuves cachées n’importe où. Ils ne pourraient pas faire le ménage correctement. Les secondes défilent. Elles s'étiolent. Elle s'effilochent. Jusqu’à ce qu’il arrête de marcher. Il sait. Il sait quoi faire. Il sait quoi dire. Enfin, il croit. Il n’en est pas certain. Savant mélange de vérité et de mensonge. Juste milieu pour satisfaire Nolan. Juste milieu pour cacher la réalité. “Parce que tu ne sais pas sur quoi tu peux tomber...” Sincérité. Arrière-goût de vérité. C’est un fait. Elle ne sait pas ce qu’elle va découvrir. Elle n’en sait rien. Tout ceci lui échappe. Tout ceci dépasse l’entendement. Et pourtant, c’est la vérité.

Il écarte les bras du corps. Signe d’impuissance. Signe de résignation. Quelque chose leur échappe dans cette situation. En fait, tout leur échappe. “... Personne ne le sait. Il s’est passé tellement de choses incompréhensibles ces dernières années… j’ignore le pourquoi du comment. Je me doute juste que ce n’est pas la Mère Michelle qui a appuyé sur le mauvais bouton de la télécommande et que c'est un peu plus compliqué que ça. Voire plus dangereux.” Le Grand Départ. Le Grand Retour. Les disparus qui ont changé. Les gens qui ont acquis des capacités surnaturelles. Il fait le Parisien dépassé. Et finalement, il l’est un peu. Les templiers le sont tous face depuis l’arrivée des dieux. La vérité en arrière-fond. Pour conserver un semblant de masque. Pour ne pas mentir totalement. “Je suis comme toi, j’essaye aussi de comprendre. Et à chaque fois que je pense avoir une réponse, il y a dix nouvelles questions qui s'ajoutent. Ça ne mène nulle part... ! Plus ça va et plus je me dis qu’il ne faut pas continuer à chercher, qu’il faut simplement attendre.” Attendre d’avoir toutes les réponses sous les yeux. Attendre de voir les indices se relier. C’est ce qu’il pense. Les templiers sont dans le flou total sur tellement de choses. Mais ils ne peuvent pas se permettre d’attendre, un cocktail dans une main, du pop-corn dans l’autre. Ils doivent agir. Endiguer les problèmes. Trouver des solutions. Souvent dans l’urgence. Trop souvent.

Les paroles sont brodées de vérité. Vérité biaisée, mais vérité. C’est tout ce qu’il a à lui offrir. C’est tout ce qu’il peut lui dire. Seulement aller dans son sens. Seulement lui avouer qu’il a un pied dedans, tout comme elle. Seulement il ne dit pas tout. Il ne donne pas tous les détails. Il cache dans son dos une histoire bien complexe. “Et je n’ai pas envie qu’il t’arrive quoique ce soit.” Aveu de faiblesse pour mieux amadouer. Accent un peu trop sincère qui le surprend. Un goût de vérité pas si désagréable que cela. Peut-être. Peut-être qu’il s’inquiète réellement pour elle. Pas seulement comme une simple humaine. Pas seulement comme une éventuelle victime. Noah retrouve le chemin de sa chaise. Chemin paisible. Chemin agréable. Allégé par les confessions. Allégé de quelques vérités. Il retrouve la proximité de Nolan, son yeux emplis de questions. Oui, son inquiétude pour elle dépasse le stade du travail. Et pourtant, il sait. Il sait qu’il ne devrait pas. Elle est forte. Elle est indépendante. Elle est capable de se défendre. Elle n’a pas besoin qu’il s’inquiète. Surtout pas lui. Il sait tout cela. Il en a conscience. Mais la raison n’a pas sa place face à l'attachement. La raison disparaît devant le danger. La raison n’est plus quand les liens commencent à se tisser.

Et la proximité qui semble, d'un coup, plus supportable. Proximité agréable, rassurante. Tentante. Comme s'il avait compris quelque chose. Comme s'il avait enfin mis le doigt sur ce qui le dérangeait chez Nolan. Et les yeux qui s'accrochent à ses lèvres. Courbes parfaites. Courbes qui réveillent un souvenir pas si lointain que ça. Oui, il a compris quelque chose.



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Sujet: Re: 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Hier à 16:45 ()

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Promesses mensongères sous les émotions à l’envers. Les opposés ne se confrontent plus, perdus face à la cohue. Des sanglots et de la colère. Dans leurs palpitants amers. Mais les visages se cherchent, la distance en poussières. Besoin de comprendre le pourquoi du comment. Ne jamais laisser tomber cette lutte perpétuelle pour savoir quel est la misère. Petite guerre pour décrypter l’envers du décor et amadouer les remords. Elle pose la poupée la question face au désir de solutions. Mais le brun s’efface, se noie dans l’océan un instant. Sous les réminiscences lointaines de leur danse vermeille. Alors elle étudie la jolie les traits, les lueurs, les détails de ce visage mélancolique. Trouvant dans son observation, des tentations et des fantasmes inavoués. Mais elle reste concentrée, attendant les justifications ou une action. Pour la faire taire ou pour l’attaquer. Mais rien ne vient, rien que ce corps qui s’éloigne se rassurant dans la distance. Et les 400 pas sous la démence. Noah il tourne en rond sous ses yeux médusés, la panique dans les traits et les pieds frappant les quelques papiers sur le parquet. Et elle s’inquiète un peu la brune sous l’impulsivité. A quoi peut il penser ?

Puis l’arrêt soudain, la paralysie et l’agonie. Sous le regard qui retrouve les prunelles, qui s’accroche pour trouver la force. «  Parce que tu ne sais pas sur quoi tu peux tomber…  » Les risques, les sacrifices, la saveur du danger. Bien sur qu’elle ne sait pas sur quoi elle peut tomber, mais c’est tous les risques du métier. Les doses d’adrénaline injectées dans le bras, le pouls qui s’accélère sous les fracas. Elle aime ça Nolan, se sentir en vie, avoir l’impression de faire une folie. Pour une justice, pour un supplice. Kamikaze incendiaire qui va sans douter finir en enfer. Et le gosse balance ses bras, l’air impuissant.  « .. Personne ne le sait. Il s’est passé tellement de choses incompréhensibles ces dernières années… j’ignore le pourquoi du comment. Je me doute juste que ce n’est pas la Mère Michelle qui a appuyé sur le mauvais bouton de la télécommande et que c'est un peu plus compliqué que ça. Voire plus dangereux.  » Et ce sourire en coin encore sous l’humour détonnant, sous sa main qui cache les ressentiments. La part de vérité aussi qu’il souligne précipitamment. Que ce monde devient fou, que Paris est démuni face à ces événements ahuris. Entre les kidnappings et les retours, entre les manifestations étranges et les morts béantes. Rien n’allait dans cette ville, rien ne semblait rationnel. «  Je suis comme toi, j’essaye aussi de comprendre. Et à chaque fois que je pense avoir une réponse, il y a dix nouvelles questions qui s'ajoutent. Ça ne mène nulle part... ! Plus ça va et plus je me dis qu’il ne faut pas continuer à chercher, qu’il faut simplement attendre.  » Déception et frustration, mélange qui pousse au désespoir et à l’abandon. Ce sentiment de ne rien pouvoir faire, d’être bloquée face à la réalité. Elle le vivait chaque journée Nolan, mais elle ne pouvait pas abandonner.

Sinon qu’est ce qui lui resterait ? A part des souvenirs dévorés et l’envie d’en terminer.

«  Et je n’ai pas envie qu’il t’arrive quoique ce soit.  » Et cet aveu qui paralyse la jolie, sous l’élan de sincérité. Le qu’est ce que tu me fais dans le regard. L’impression qu’il se fout d’elle, car ça ne peut pas être réel. Après cet acharnement et ce jugement. Elle reste con la môme, un peu perdue face à la confession éperdue. Et il revient Noah près d’elle, s’asseyant sous ses yeux brûlants d’interrogations. Pourquoi ? Pourquoi tu me dis ça ? Mais il dévie lui, il s’enfuit de l’océan pour voguer sur sa bouche. Et peut être la porte de sortie. Le déni des sentiments et la folie de l’instant. Elle ne sait pas la poupée ce qui lui prend, peut être le besoin de le faire taire, de ne plus rien entendre. De combler le silence par la démence. Elle se lève Nolan de son tabouret pour s’installer sur le bassin du gamin et elle prend les devants. Les lèvres glissant sur les siennes, les attrapant tout doucement pour un baiser innocent. Elle savoure cette tendresse lointaine, ce désir insolent. L’effet dément et la chaleur qui ronge les entrailles sous le plaisir instable. Et elle se recule un peu la poupée, assez pour lui murmurer. «  Ferme la, tu dis que des conneries quand tu l’ouvres.  » Et elle l’embrasse de nouveau, plus passionnément, les nez flirtant et la cadence reprenant. Les saveurs acidulées se mêlant aux pensées confuses et au trouble diffus. Putain d’effet qu’il lui fait.


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Sujet: Re: 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) ()
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