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 HOT // 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah)
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the mighty bush : Regard de Méduse ↯ Capacité de pétrifier les muscles du corps quelques minutes. Le détenteur peut également pétrifier le muscle du cœur entraînant la mort instantanée du regard, au prix de grands efforts. Quand le porteur donne la mort avec ce pouvoir est grandement affaibli et ne peut plus utiliser ses dons pendant une durée variant en fonction du statut du personnage.
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Sujet: HOT // 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Ven 13 Juil - 16:43 ()

'Cause your body’s a message send my regards to hell
Take a hit, shoot me down, shoot me down I will never hit the ground, hit the ground. Playing dead, I'll never do, gotta keep an eye on you... Patience is wearing thin, paper thin, promises broke again, what a sin. But it only feeds my energy so don't expect no sympathy ...

Articles étalés sous les os affalés, fil enroulé sur la chair marquée. Le corps est recroquevillé, le visage éteint sous les prunelles dilatées. Manque de sommeil, routine blême. Poupée qui se perd entre les papiers pour trouver des clés aux mystères irrésolus. Une journée qu’elle se tient là, les paupières à moitié fermées, les traits tirés par la fatigue accumulée et l’estomac qui gargouille pour quelques denrées. Vingt quatre heures d’affilées à contempler les mots sans y trouver le seul écho. Echec lamentable quand elle regarde son tableau avec les pièces à conviction et qu’elle soupire sous la frustration. Rien. Que dalle. Pas une seule piste à laquelle se raccrocher, pas d’indice pour se repérer. Bloquée. Foutrement bloquée. Face à cette vie qu’elle ne sait plus gérer. Ironie latente face à cette tragédie. Face au conte de l’orpheline perdue dans la mélancolie. Et l’impatience, le manque de confiance, la colère qui se mélangent à cette misère. L’envie d’exploser quand elle n’a plus la force de s’énerver. Elle se soulève la jolie, enlevant son haut pour se glisser jusqu’au lit, balançant son soutif dans l’entrée sans se soucier. Puis le confort des draps quand elle se tord. Le bonheur éphémère de la douceur au milieu de l’horreur. Cocon lointain de toute la folie de Paris, bulle de sécurité loin de cet univers affamé. Et les grincements, les cauchemars oppressants de ces fantômes errants. Traits endormis sous les flammes mordantes, les cris sous la détresse démente. Et le noir, le désespoir, le silence dérisoire. Néant de firmament. Vide sanglant. Oubli imposé, mémoires perforées. Et seule cette phrase qui ne cesse de se répéter.

Tu aurais dû les sauver.

Nolan elle se replie sous la culpabilité, elle se cache contre son oreiller. Totalement obsédée par les vérités. Elle s’efface dans la chaleur, laissant son corps subir la rancoeur. Paupières fermées, Morphée à portée. Et derrière ses fenêtres, le monde qui continue d’exploser.

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nos âmes en enfer

Mais j'essaye d'm'en sortir, même si j'm'attends au pire, marre de faire semblant. J'veux fuir avec ma silhouette dans l'vent, j'te promets qu'c'est tentant j'ai des regrets quand j'pense que j'ai gardé mes yeux d'enfant perdu mon calme, les deux poings sanglants...


Dernière édition par Nolan V. Lozach le Ven 27 Juil - 2:38, édité 1 fois
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julius caesar : Av. : January Blues | Sign. : Astra, caralhopsd & tumblr
the mighty bush : - Il arrive à toucher son nez avec le bout de sa langue.
- Il sait loucher (plus qu'un pouvoir, un don tombé du ciel).
- Il est capable de faire tenir une cuillère sur son nez.
- Il a un talent particulier pour sur-protéger sa soeur.
weapon : Semi-automatique avec balles bénites. Il le cache à son mollet quand il part en mission / Arc pliant. Toujours sur lui, il est caché dans un double fond dans son sac-à-dos / La Kunée qui rend invisible son porteur est sagement rangée dans son appartement / Fioles d'eau bénite toujours sur lui, cachées dans son sac-à-dos.
Allegeance : Loyal envers templiers – Il a très tôt compris qu'il serait un templier. L'idée de leur être déloyal ne lui est jamais passé par la tête. Il y a plusieurs raisons à cela : 1/ il risquerait de mourir 2/ c'est toujours mieux que de ne rien faire 3/ il avait besoin d'un passe-temps. Il connaît l'importance du rôle des templiers. C'est pourquoi il se tient toujours à leurs côtés, prêt à aider.
these streets : Il en sait beaucoup trop pour feindre l'ignorance. En fait, il connaît les vraies raisons de la plupart des derniers événements. Le crash de l'avion, la famine... Parfois, il est convaincu que l'ignorance est la meilleure chose qui puisse arriver aux humains. Ils paniqueraient davantage. Alors, il veille à couvrir les traces surnaturelles autant dans la vie que dans ses articles.
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Sujet: Re: HOT // 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Ven 13 Juil - 17:36 ()

 
'cause your body’s a message send my regards to hell

Pourquoi est-ce qu’il fait ça, déjà ? Pour le boulot ? Oui, évidemment. Pourquoi d’autre ? Si ce n’était pas pour ça, il serait tranquillement chez lui. A dormir. Comme toute personne normale. Mais non. Pas lui. Lui, il est templier. Lui, il doit accomplir des missions. Lui, il doit avoir tous ses sens en alerte. Lui, il doit sacrifier quelques précieuses heures de sommeil. Lui, il a l’air d’avoir pris la grosse tête en parlant ainsi. Alors, voilà pourquoi il est là. Pourquoi il ne dort pas. Pour protéger les humains d’un monde qui les dépasse. Pour permettre aux autres de se reposer. Et pourtant, il aimerait être ailleurs ce soir-là. Non pas que sa mission lui pèse. Non pas qu’il en a marre de ne pas assez dormir. Non, rien de tout cela. Il aimerait être ailleurs parce qu’il s’apprête à commettre un délit. Chez quelqu’un qu’il n’a pas envie de croiser. Chez quelqu’un qu’il a appris à détester. Et étrangement, c’est à ce sentiment qu’il se raccroche, alors que ses doigts se referment sur la poignée. De la haine. De l’agacement. Il en a besoin. Pour trouver son comportement moins préjudiciable. Pour s’éloigner toute culpabilité. Il s’y raccroche comme un damné. Condamné à vivre avec le poids de ses actions passées.

Pourquoi est-ce qu’il fait ça déjà ? Très bonne question. Il doit être honnête avec lui-même. Il n’est pas ici parce qu’on le lui a demandé. Il n’est pas ici parce qu’il doit savoir. Tout ce qu’elle a sur lui. Tout ce qu’elle sait déjà. Tout ce qu’elle a récolté ces derniers jours. Mais peut-être parce qu’il est un abruti. Un abruti qui n’a pas compris la leçon. Un abruti qui veut se faire taper sur les doigts. Un abruti qui ne sait pas tenir ses distances. Il a promis. De ne pas revenir dans son bureau. De ne plus venir y fouiner. Et il a obéi. Il n’y a plus remis les pieds. Il a tenu sa promesse. Une promesse qui a une faille. Celle de l’appartement. Domicile privé. Cocon de sécurité. Endroit de repos. Décor de la faiblesse humaine. Un espace qu’il s’apprête à violer en toute impunité. Pour obtenir des informations. Pour comprendre davantage la jeune femme. Toujours à repousser les limites. Toujours à enfreindre les lois. Si la première fois, il a eu de la chance. Qu’en sera-t-il cette fois ? La question le taraude. Ce qui explique son hésitation, son rythme cardiaque, son noeud au creux du ventre.

Mais il se rappelle. Le regard noir. La manipulation. La violence. Le tranchant des mots. Elle a su montrer un visage doux, attendrissant. Presque touchant. Mais ce n’était que fiction, que mensonge. Elle a su dévoiler des faiblesses parfaitement maîtrisées pour mieux l’endormir. Une manipulatrice née. Et alors, cela devient plus facile de faire céder la porte. D’entrer dans l’appartement sombre. Il referme doucement derrière lui. Il s’accorde un instant. Les yeux doivent s’habituer à la pénombre. Ils doivent trouver leurs repères, déceler petit à petit le mobilier. Doucement, l’obscurité dévoile tous ses secrets, permettant à Noah de s’approprier l’espace. Doucement, les silhouettes immobiles se dessinent sous ses prunelles curieuses. Assez pour qu’il se sente à l’aise. L'adaptation fait son oeuvre. Assez pour que les déplacements soient faciles. Chaque pas est réfléchi, calculé, maîtrisé, posé. Chaque pas se fait silencieux. Jusqu’à ce que le sol soit jonché de feuilles. L’avancée se fait alors plus compliquée. Pièges disposés pour révéler les potentiels intrus. Il s’arrête. L’idée d’escalader les meubles lui vient un instant. Instant fugace. Avant de se rappeler qu’il n’a rien d’un singe ultra-agile. Avant de s’apercevoir que les meubles ont subi le même sort. Condamné à marcher au milieu des papiers.

Il se fige lorsqu’il entend du bruit. Un mouvement. Un frottement. Un corps qui bouge sur des draps. Il grimace. A quoi est-ce qu’il pensait réellement ? Forcément qu’elle est là. Forcément qu’elle dort. Forcément. Est-ce qu’elle l’obsède tellement au point qu’il ne réfléchisse plus quand il s’agit d’elle ? Peut-être. Il n’est plus raisonnable. Il n’est plus objectif. Ça en devient malsain. Dérangeant. Étrange. Se reprendre. C’est impératif. Il ne peut pas douter, là, maintenant. Dans l’appartement même de Nolan. Il doit penser efficacité. Il doit penser indices. Il doit penser informations. Il rabat la capuche de son sweat sur sa tête. Comme pour passer incognito. Comme pour rendre son méfait plus facile. il se lance dans la marée de feuilles. Étalées partout. Comme autant d’éléments qui composent la décoration. Son attention est attirée par le panneau accroché au mur. Remplis. Il s’en approche. Non sans tenter de maîtriser le bruit provoqué par ses pas. Les feuilles le trahissent. Elles se font bruyantes sous ses semelles. Elles se font glissantes sous ses pieds. Il en vient à regretter cette fameuse agilité des singes. Tellement plus pratique. Tellement plus simple. A chaque fois, Nolan semble se réveiller. A chaque fois, son coeur semble battre plus fort contre sa cage thoracique. A chaque fois, l’alerte est levée, le danger est évité. A chaque fois, la respiration se fait plus légère, les épaules se décontractent.

Et à la fin de ce parcours du combattant glissant, il atteint l’objectif. Le panneau. Couvert de feuilles, de photos, d’épingles. Impossible à décrypter dans l’obscurité. Impossible d’en connaître le contenu. Alors, la main se porte à sa poche arrière, à la recherche de son téléphone portable. En mode avion, le téléphone. Précaution prise avant d’entrer. Précaution salvatrice pour échapper aux réveils impromptus de la propriétaire des lieux. Il active la lampe torche et approche l’appareil au plus près du tableau. Prêt à décrypter les indices sous ses yeux, dans la confidentialité de la nuit, dans la tranquillité de l’appartement.


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❝ Vivre ; ça doit être une sacrément belle aventure❞ Tout enfant est ainsi confondu la première fois qu'on le traite arbitrairement. S'il vient à vous, il estime avoir droit, par-dessus tout, à la justice. Si vous vous montrez injuste envers lui, il ne cessera pas de vous aimer mais il ne sera plus jamais le même. Nul n'oublie la première injustice. Peter Pan


Dernière édition par Noah T. de Fontanges le Jeu 16 Aoû - 18:53, édité 3 fois
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Sujet: Re: HOT // 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Sam 14 Juil - 5:59 ()

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Quiétude en apesanteur. Calme avant l’horreur. Le corps se crispe légèrement entre les linceuls blancs. Sous l’envie de s’enrouler, de trouver de la chaleur dans les plis, ou pour cacher les cicatrises ébahies. Plaies dessinées sur les flancs jusqu’aux pieds, flammes ancrées comme un rappel perpétuel de cet état vermeil. Les paupières se ferment, lourdes, acceptant la défaite pour une nuit. La frustration rongée par les insomnies répétées et ce corps qui ne peut plus lutter. Elle dépose les armes le vacarme et elle glisse le drapeau blanc sous l’aura de Morphée. Le sommeil venant l’attraper quand elle sombre et qu’elle ne cherche pas à remonter. Puis le noir complet, les cauchemars hagards et le mal bâtard. Répétition des souvenirs arrachés que l’imagination remplace par des bribes oppressantes. Les visages endormis et les sourires endoloris. Le palpitant lutte violemment sous les battements. La carcasse tanguant de droite à gauche, luttant face au kaléidoscope navrant. De cette histoire dérisoire, conte d’une môme sans espoir. A moitié morte et à moitié en vie. Tragédie avant la poésie. Et Morphée s’enfuit sous la panique et l’instinct de survie. Quand elle bouge la jolie, qu’elle se rattrape aux draps pour sortir de ces éclats. La sueur sur son front et l’agonie au fond des entrailles. Poupée coincée, mortifiée par le passé qu’elle n’arrive pas à enterrer. Elle se soulève légèrement, les mains attrapant son crâne silencieusement puis le grincement oppressant. Echo lointain dans son salon, quand elle relève son regard sous la peur irritante, latente. Etait elle encore en train de cauchemarder ? Ou peut être que le manque de léthargie lui fait imaginer cette folie ? Pas le temps de songer. Elle était déjà condamnée. Nolan, elle glisse jusqu’à son tiroir avec délicatesse, sortant son revolver sans faire d’échos, et elle se soulève lentement, prenant son temps pour ne pas alerter le voleur dans son appartement.

Puis un pas, deux.

Le corps avance à reculon, une boule dans la trachée, l’envie de céder à l’impulsivité. Mais la cadence reste équilibrée, trop d’enjeux à la clé. Et elle oublie la poupée, la nudité, l’insécurité, l’anxiété. Y’a sa vie partout dans ses papiers, ses chapitres emmêlés, ses souvenirs effacés. Elle ne peut pas laisser passer. Pas se faire décrypter, piller, humilier. Encore. Alors elle s’approche, ouvre la porte doucement et elle le voit l’inconnu face à son tableau, la lumière quand il descend sur le contenu. Et le sang ne tourne qu’une fois dans ses veines, quand l’impulsivité prend le dessus. «  Sale connard retournes toi !  » Aucun choix, obligation d’effroi. Le doigt pivote sur la détente, prête à tirer, plus de pitié. Et l’étranger déclare son identité, quand elle appuie sur l’interrupteur à proximité et le regard s’accroche aux traits familiers. Putain d’enfoiré ! Elle hurle la poupée, l’envie de tout fracasser. Qu’est ce qu’il fout ici ? Elle lui avait interdit de refaire les mêmes conneries. «  Tu te fous vraiment de ma gueule putain !  » Noah est juste là, face à elle. Et ça tourne la colère, la rage, la détresse, toutes ses émotions ivresses. Quand ses phalanges s’accrochent au canon, refusant de céder à la compassion. Pourquoi ? Pourquoi ! Elle a le regard revolver la misère, l’envie de lui faire vivre un enfer. Mais y’a tous ses indices parsemés, sa vie qui traine à ses pieds et l’angoisse monte dans sa caboche abîmée. Après l’avoir humilié il ressentait encore le besoin de la souiller. Et elle ne peut pas le laisser regardé, car il en saurait trop sur qui elle est. Elle qui se cache à chaque journée, qui joue la femme forte pour taire l’insolence. Elle est brisée, et chaque morceaux d’elle, poussières d’existence est dans cette pièce. Chaque clé pour comprendre son mystère. Alors elle lache son arme la poupée, quand elle se rue par terre, pour cacher chaque papiers, la panique dans ses gestes défaits, la fragilité au bord de ses muscles tremblants. Elle rattrape tout, tente de contenir chaque article, ranger chaque fil. Effacer les preuves de sa démence, pour ne pas se confronter à la pitié. Récupères tout Nolan. Et elle agonise juste là, quand elle n’arrive plus à respirer sous la hantise de ce qu’il a pu toucher. Crise de nerfs retardée sous la crise de panique. Elle craque la plaie, elle s’ouvre sous les yeux médusés. En sang et à terre.

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these streets : Il en sait beaucoup trop pour feindre l'ignorance. En fait, il connaît les vraies raisons de la plupart des derniers événements. Le crash de l'avion, la famine... Parfois, il est convaincu que l'ignorance est la meilleure chose qui puisse arriver aux humains. Ils paniqueraient davantage. Alors, il veille à couvrir les traces surnaturelles autant dans la vie que dans ses articles.
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Sujet: Re: HOT // 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Sam 14 Juil - 7:59 ()

 
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Il y a quelque chose de particulier à entrer dans l’appartement de quelqu’un. A marcher dans ses pas. A imaginer ses habitudes, grâce à l’ordre ou au désordre ; grâce à la décoration ; grâce à l’organisation. Il y a quelque chose de particulier à le faire en pleine nuit. A avancer aux rythmes des respirations. A se déplacer en espérant ne pas éveiller. A s’immiscer dans la nuit sans se révéler. Une sensation presque grisante. D’enfreindre les lois. D’entrer dans l’intimité. Une sensation de malaise aussi. A l’idée de réveiller. A l’idée de se trahir. A l’idée d’expliquer. Le risque est présent. De faire du bruit. De déranger. De réveiller. Et alors, la découverte de l’intrusion est douloureuse, blessante, violente pour qui le découvre. Et alors, la découverte de l’intrusion est inquiétante, effrayante et dangereuse pour qui est découvert. Raison pour laquelle le palpitant se fait plus actif qu’habituellement. Raison pour laquelle la concentration est à son paroxysme. Noah ne peut souffrir d’aucune faiblesse. Il doit être attentif au moindre détail. Le regard porté à chaque endroit. L’oreille tendue à chaque instant. Il ne se permet aucune erreur car, dès lors, elle serait fatale. C’est ainsi qu’il se retrouve devant le panneau. Qu’il se retrouve à le décrypter avec la plus grande prudence. Qu’il en mémorise quelques détails. Prenant conscience de l’horreur qui s’étale juste sous ses yeux. Le souffle coupé. Les yeux écarquillés. Il n’entend pas Nolan se lever, ni se saisir de son arme. Il l’entend encore moins se rapprocher, féline et discrète, l’arme au poing.

Sale connard retournes toi !” Les mots brisent le silence nocturne. Crispent le corps de l’intrus. Le battement du myocarde se fait plus lourd. Noah suspend ses gestes. Fait comme un rat est l’expression appropriée. Et merde. Encore. L’histoire se répète. L’histoire tourne en rond. Encore et encore. L’électricité noie la pièce de lumière. Il ne peut plus s’échapper. Dans l’obscurité, il aurait pu tenter. Il aurait pu essayer. Maintenant, c’est trop tard. Alors, il se résigne. Il pivote doucement. Pour offrir son visage à la lumière. Pour découvrir le visage de Nolan. En colère. Sur ses gardes. Et son expression qui change quand elle le reconnaît. Pas de joie. Pas de bonheur. Pas de l’étonnement. Il n’est pas le bon ami qu’elle attendait et qu'elle n’avait pas vu depuis trois ans. Il n’est pas l’amant qui souhaitait la surprendre dans son sommeil. Seulement Noah. Le connard qui a pour mauvaises habitudes d’entrer chez elle. “Tu te fous vraiment de ma gueule putain !” Et la sentence tombe, alors que le regard de Noah constate la nudité. La lumière qui vient souligner ses courbes. Il arrache immédiatement ses yeux de la contemplation. Comme brûlé. Comme piqué. Le regard ne va pas loin. Il s’arrête sur l’arme pointée sur lui. Dangereuse, l’arme. Prête à servir, l’arme. La première fois que le danger se présente ainsi entre eux.

Mais ce n’est peut-être pas le plus dangereux. Non, le plus dangereux est le regard de Nolan. Assassin. Haineux. Il lève les mains. Paumes dans sa direction. Signe de reddition. Signe de négociation. Signe de paix.  “Je sais de quoi ça a l'air, mais...” Ce n'est pas ce que tu crois, il allait dire. Mais qu'est-ce que ça pourrait être d'autre ? Déjà, Nolan ne lui prête plus aucune attention. Elle se jette à corps perdu dans une mission de sauvetage désespérée. Elle se démène pour mettre de l’ordre dans l’appartement. Telle une furie protégeant le moindre de ses secrets. Telle une lionne veillant sur ses enfants. Et alors, Noah ne sait plus. S’il peut bouger. S’il peut s’enfuir. S’il doit rester. Il ne sait plus. Parce que le spectacle qui s’offre à lui est intrigant de désespoir, d’inquiétude, de peur, d’intimité. Il finit par baisser les bras, Noah. Il reste figé quand il sent qu’elle perd pied. Il reste figé quand il la voit céder à la panique. Loin de la jeune femme forte, manipulatrice et déterminée. L’image se fissure pour laisser apparaître une faille. Une faiblesse presque attendrissante. Une faiblesse presque touchante. Impossible de rester insensible à tous ces efforts pour cacher ses secrets étalés. Il tente, Noah. De l’aider. De faire quelque chose. Il ramasse des papiers qui traînent par terre. Il en fait des tas avec soin. Avant d’arrêter son geste. Conscient que ce n’est pas ce qu’elle désire. Conscient qu’elle ne veut pas qu’il appose ses empreintes sur ses affaires.

Elle s’agite encore. Elle se démène. Elle lutte comme une forcenée face à l’ampleur du travail. La panique au bord des lèvres. Il n’y tient plus. Le coeur serré. Le coeur meurtri par les douleurs occasionnées. Il se rapproche. Il tente de l’immobiliser. Mains sur les bras. Il tente de capter son regard. Inquiétude dans les yeux. “Ça va ?” Question saugrenue alors qu’il est entré chez elle. Alors qu’il est l’intrus, le voleur. Alors qu’il ne devrait pas lui poser la question. La réponse est tellement évidente. Non, ça ne va pas. Ça ne va jamais quand une personne pénètre chez soi et révèle tous les secrets. Ça ne va jamais quand on est surpris en pleine nuit, en position de faiblesse. Ça ne va jamais. Il a cette envie. De l’attirer contre lui. De la serrer dans ses bras. De la protéger de la terreur. Effroi qu’il a provoqué. Effroi dont il est seul responsable. Comment protéger de quelque chose que l’on provoque ? “Je te promets que je n’ai rien touché ni regardé… à part ton panneau.” Le doigt se pointe vers ledit panneau. Celui de toutes les horreurs. Celui de toutes les questions. Il tente de la rassurer. Il tente de minimiser sa présence et ses répercussions. Il tente de faire de son mieux. Mais déjà, la curiosité vrille. Le besoin de comprendre grandit. L’envie de mieux la connaître se présente. “Qu’est-ce qu’il s’est passé ?” Il a la voix douce, Noah. Il a la voix bienveillante. Il a réellement envie de savoir, de comprendre. L’histoire épinglée au tableau pourrait contenir des réponses. Elle pourrait dévoiler une part inconnue de Nolan. Elle pourrait humaniser une Nolan aux prises avec ses démons.


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Dernière édition par Noah T. de Fontanges le Jeu 16 Aoû - 18:54, édité 3 fois
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Sujet: Re: HOT // 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Sam 14 Juil - 10:42 ()

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Douleur dans le palpitant, souffrance sous la révélation des traits inconscients. Le danger apparait un peu moins féroce qu’à l’accoutumé, le visage doux mais l’esprit corrompu. Ce pauvre gars continue ses dégâts, s’enfonce à chaque fois dans le frêle équilibre sur lequel il défile. Encore là, toujours présent quand il ne le faut pas. Perdu face à l’étendue. A cette distance créée à la sueur de ses conneries répétées. Le fantôme errant veut simplement quelques informations à grapiller, quelques solutions pour faciliter la compréhension face au masque fermé de la poupée. Mais il tombe sur la dureté, sur le visage de porcelaine plein d’aigreur, un goût de rancoeur sur la gueule. Mur avant l’arrivée. Barrière avant de découvrir la vérité. Et la question qui se repose dans le silence planant, dans la tension latente. Sous les murmures muets, les mots qu’ils ne se diront jamais à cause de leurs excès de fierté.

Pourquoi tu t’accroches ?
Pourquoi tu me disloques ?


L’interrogation meure dans la trachée, secret cajolé dans la gorge, contenu dans les poumons pour éviter les excuses bidons. Et ce manque de confiance flagrant sous les trahisons à répétition. T’avais promis. Plus de plaidoirie ni l’envie de comprendre le délit. Il avait menti. C’est ainsi. Rien à chercher, pas de conclusion à tirer. Noah ne veut que l’écarter, détruire les pièces à conviction avant de se trouver face aux lamentations. Simple facilité pour lui arracher les ailes avant l’envol. Ange déchue qui restera sur le bitume, figée face aux échecs cuisants et à l’amertume. Pourtant l’astre y a cru. A son serment doré, à sa promesse vite oubliée, à ce je te laisse en paix. Après la tentation et la passion. Après les saveurs acidulées de leurs bouches entremêlées, sous leurs souffles saccadés. Espoir dérisoire face à la réalité bancale. Elle doit être sans doute seule à le rêver dans ses nuits agitées. Alors elle maintient le canon, même quand il la scrute ce con, le regard ricochant sur ses courbes pour se rattraper sur l’arme tendu. Le corps signe une armistice, les mains se levant doucement, prière pour éviter les supplices. Mais pourquoi serait elle clémente cette fois là? Quand il continue lui de la pousser au vice ? «  Je sais de quoi ça a l'air, mais…  »  Mais quoi ? Quelle excuse cette fois? Ce n’est pas moi. Je voulais pas. Un café comme la dernière fois. Seulement Nolan elle n’avale plus ses prétextes, elle se rue sur l’histoire détresse. Sur les pages qui jongent le sol, origami de son existence, enterrement de souvenirs. Tout ce bordel d’encre qui ne semble sans importance, mais qui la maintient encore en vie. Obsession pour combler les vides et les trous dans le crâne passoire. Pour trouver les raisons de cette lobotomie et reprendre espoir. C’est tout ce qui lui reste à Nolan. Tout ce qui la stabilise pour éviter de se saigner et d’en terminer. Et il peut pas comprendre lui ce que ça fait, il peut pas comprendre ce que ça lui fait quand il touche à ses affaires personnelles. C’est pire que de la blesser avec des mots arrogants, pire que de l’érafler ou de la dénigrer. C’est comme s’il cherchait entre ses muscles, recherche dans la chair, pour lui arracher des hurlements amers. Et Nolan elle crie dans son mutisme, dans son agitation sous ses mouvements amples, sous ses bras qui amassent les souvenirs, pas prête à partager ses mémoires martyrs. C’est à elle, pas à lui. Panique insensée sous sa respiration défoncée, peur de perdre sa couverture de férocité. Et Noah continue ,il tente de l’aider mais elle ne le scrute plus le môme, trop perdue dans sa cohue. Trop atteinte par les émotions pour faire attention. Elle tremble, elle s’empresse, elle s’agresse. Elle chute la poupée de son piédestal, la gueule la première dans les vagues infernales. Dans cet océan de douleur, dans ces abysses de peur.

Et le contact, l’impact.

Les phalanges s’accrochent aux bras, tentent un rapprochement pour taire la déchéance. Pas de violence, juste cette clémence. Pourtant le regard reste bas, les prunelles accrochées au parquet. «  Ça va ?  »  Question futile sous la carcasse livide. Non ça va pas. Ca va pas depuis tellement longtemps qu’elle ne compte plus vraiment. Les journées, les mois, les années. La poupée est figée, bloquée dans une fissure spatio temporelle à revivre les mêmes heures sans pouvoir passer le cap. Captive de sa propre prison. Les doigts accrochés aux barreaux rouillés. Sans solutions. Paralysie douce, agonie tendre. Et les mots rasoirs, le blâme glacial.  «  T’avais pas le droit…  »  Murmure cassé, voix enrouée et les yeux toujours figés. «  Je te promets que je n’ai rien touché ni regardé… à part ton panneau.  »  Puis la panique encore et toujours, ce panneau où les photos trônent une joie enterrée et un incendie alerté. Elle se disloque Nolan, sans un mot, sans un écho. Ne prêtant toujours pas attention au môme qui continue d’essayer de la calmer sans grand effet. Parce qu’il vient de la déchirer Noah, sans grand effort. Il la tord sans aucun remord. Et il l’enterre en quelques syllabes, sous la curiosité macabre et cette mise à mort. «  Qu’est-ce qu’il s’est passé ?  »  Le regard remonte, prunelles tremblantes, traits éteints. Puis l’enclenchement soudain des images qu’elles repoussent à chaque journée, des mémoires trouées et des sentiments acharnés.

Quand ils apparaissent.
Ces fantômes du passé.
Quand ils semblent encore si près.
Et qu’elle croit encore pouvoir les sauver.


Les flammes se répandent sous ses pieds, les larmes montent. Les corps enveloppés et la fumée partout dans la chambre funéraire, l’odeur de cramé et les os paralysés. Elle revit tout la gamine, tout ce dont elle se rappelle. La douleur, l’horreur, l’impression de crever. Les poumons qui crachent l’air brûlant sous les hurlements. La chair fond, les cris se meurent sous les crépitements  de l’enfer. Et l’hésitation, le besoin d’attraper les corps endormis pour les voler à leur léthargie, les ramener à la vie. Vous pouvez pas me laisser ici. La lamentation, les gémissements avant la condamnation. Et cette conscience qui la tue sous la culpabilité.

Tu aurais dû essayer.
Tu aurais dû les sauver.


Et Nolan elle se noie, elle meure sous l’effroi. Les sanglots montant aux cils, les gémissements dans sa gorge fine. Elle craque l’orpheline. Sous le poids de ce monde, sous les travers de cet univers. Elle explose sous le regard inquisiteur, sous la présence du pilleur.  «  Je…je  »  Et elle balbutie quand les larmes coulent sur le papier, noie l’encre dessinée.  «  Me rappelles pas.  »  Et cette vérité, ce manque au fond de ses entrailles arrachées. Elle ne sait pas ce qui s’est passé, comment le feu a pu se lancer. Elle a oublié le regard dans l’obscurité. La réponse à toutes ces énigmes délabrées. Elle a oublié pourquoi elle est encore en train de respirer quand eux sont enterrés.


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Mais j'essaye d'm'en sortir, même si j'm'attends au pire, marre de faire semblant. J'veux fuir avec ma silhouette dans l'vent, j'te promets qu'c'est tentant j'ai des regrets quand j'pense que j'ai gardé mes yeux d'enfant perdu mon calme, les deux poings sanglants...
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- Il sait loucher (plus qu'un pouvoir, un don tombé du ciel).
- Il est capable de faire tenir une cuillère sur son nez.
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weapon : Semi-automatique avec balles bénites. Il le cache à son mollet quand il part en mission / Arc pliant. Toujours sur lui, il est caché dans un double fond dans son sac-à-dos / La Kunée qui rend invisible son porteur est sagement rangée dans son appartement / Fioles d'eau bénite toujours sur lui, cachées dans son sac-à-dos.
Allegeance : Loyal envers templiers – Il a très tôt compris qu'il serait un templier. L'idée de leur être déloyal ne lui est jamais passé par la tête. Il y a plusieurs raisons à cela : 1/ il risquerait de mourir 2/ c'est toujours mieux que de ne rien faire 3/ il avait besoin d'un passe-temps. Il connaît l'importance du rôle des templiers. C'est pourquoi il se tient toujours à leurs côtés, prêt à aider.
these streets : Il en sait beaucoup trop pour feindre l'ignorance. En fait, il connaît les vraies raisons de la plupart des derniers événements. Le crash de l'avion, la famine... Parfois, il est convaincu que l'ignorance est la meilleure chose qui puisse arriver aux humains. Ils paniqueraient davantage. Alors, il veille à couvrir les traces surnaturelles autant dans la vie que dans ses articles.
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Sujet: Re: HOT // 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Sam 14 Juil - 19:15 ()

 
'cause your body’s a message send my regards to hell

T’avais pas le droit…” Reproche véridique. Reproche logique. Noah le prend et le digère sans aucune question, sans aucune protestation. Il le sait. Il le sait depuis le début. Mais il est venu. Têtu. Irresponsable. Idiot. Alors, il tente de se rattraper. Tentative inespérée de réparer les pots cassés. Tentative de panser les cicatrices rouvertes. Si seulement il savait. Le mal qu’il a causé avec son intrusion. Les douleurs ravivées avec sa curiosité. Si seulement il savait. Il est venu pour trouver des informations. Pour découvrir ce que sait Nolan. Mais il trouve bien plus. Il trouve bien plus important. Il rencontre Nolan. La vraie. Celle avec ses faiblesses. Celle avec ses douleurs passées. Celle qui laisse la panique l’envahir. Celle qui ne maîtrise plus rien. Trésor inestimable. Moment de vérité. Il ne s’y attend pas. Certain que la version qui lui faisait face depuis toujours est la bonne. Certain qu’elle n’était qu’une entité caractérielle, violente, sadique. Certitude dévastée. Certitude balayée. Nolan se révèle pleine d’aspérités, de nuances, de reliefs. Elle se révèle protectrice d’un passé trop douloureux. Elle se révèle protectrice de son intimité. Il en est désarçonné. Pris au dépourvu. Dépassé par une suite de comportements. Et puis, finalement, il parvient à l’arrêter, à la canaliser, à attirer son regard. Yeux blessés d’un animal traqué qui échangent un regard avec lui. Et l’horreur semble régner dans les iris. L’horreur, la douleur, la détresse, la culpabilité. Un savant mélange. Mélange explosif.  

Les larmes montent. Comme autant de maux à exprimer. Et le coeur fond. Il se ramollit. Il s’adoucit. Il s’ouvre. Il se laisse aller à la compassion, à la tendresse. Il se laisse ronger par la tristesse de Nolan. Morceau par morceau. Les barrages cèdent. Ils s’effondrent face à autant de détresse. Ils abandonnent face à cette faille offerte à son regard. Conscient d’avoir mis les pieds sur un terrain miné. Terrain bancal qui cache bien des malheurs. Espace qu’il n’aurait jamais dû fouler sans son consentement. Place forte violée sans même un regret. “Je…je me rappelles pas.” Elle trébuche sur les mots comme autant d’obstacles sur son chemin. Elle ne sait pas. Tout simplement. C’est ce qui la rend si méfiante. C’est ce qui la rend si dure. C’est ce qui fait d’elle ce qu’elle est aujourd’hui. Elle ne sait pas. Elle n’a aucune explication. Pour une fois, il n’y a rien pour détourner le regard de ses faiblesses. Ni menottes. Ni tension. Ni joutes verbales. Alors, la fausse haine disparaît. Laissant dans son sillage l’envie de la préserver contre ses démons. Laissant naître un élan d’affection. Il laisse tomber les armes, Noah. Il n’y a plus de lutte. Il n’y a plus de face-à-face. Seulement un coeur éprouvé par les épreuves. Seulement un coeur brisé par les pertes. Alors, il attire Nolan contre lui avec douceur. Bien plus de douceur dont il n’a jamais fait preuve envers elle. Il passe ses bras autour de son corps nu. Prêt à offrir réconfort. Prêt à dispenser quelque chaleur humaine. Oasis réconfortante au coeur de la détresse.

Le contact n’effraie plus. Il n’inquiète plus. Il semble normal. Presque naturel. Presque vital. Spontané. Il prend le risque d’être repoussé, blessé, frappé. Incapable de rester en retrait. Simple spectateur de la détresse humaine. Nouvelle étape dans la proximité. L’odeur du shampooing. Les côtes sous la pulpe des doigts. La joue contre les cheveux. Les lèvres près de l’oreille. “Tout va bien. Tu es en sécurité ici.” Murmure au creux du tympan. Tentative de réconfort. Il décale sa tête. Juste assez pour observer le sillon de ses larmes, creusé à même les joues. Besoin dérangeant d’essuyer ces traces traitresses. Besoin urgent d’effacer les preuves de ses tourments. Et pourtant, les gestes ne suivent pas. Jugeant cela trop déplacé. Aussi déplacé que sa présence ici. Aussi déplacé que ses questions intrusives. Ça l’affecte. Ça le touche. De la voir si meurtrie. De la voir si fragile. L’étreinte se resserre autour de la carcasse. Besoin de la protéger du monde. Besoin de la préserver de souvenirs inexistants. Silhouette si gracile dans ses bras. Contraste avec sa force habituelle. Elle est à mille lieues de celle qu’il connaît. Elle est différente tout en étant la même. Derrière les larmes, il voit toujours le feu de la détermination. Brasier autour duquel dansent les silhouettes de ses cauchemars. “Tu devrais t’asseoir...” Et il l’embarque. Sans attendre. Il libère la blanche colombe de ses bras, non sans glisser ses doigts dans la main féminine. Il la conduit jusqu’à une chaise. Maître des lieux improvisé. Il l’abandonne là. A son triste sort. Mais il revient rapidement. Mouchoir dans la main. Verre d’eau dans l’autre. Gilet sur un avant-bras. Rapidité témoin d’une familiarité avec l’espace. Maître des lieux pas si improvisé que cela.

Le tout est posé à côté de Nolan. A l’exception faite du gilet. Déposé délicatement sur les épaules dénudées. Avant de tirer une chaise juste en face d’elle. Noah s’y installe. Torse penché en avant. Avant-bras calés sur les cuisses. Têtes à quelques centimètres. Doigts cherchant ceux de Nolan. D’un coup, le contact semble nécessaire. Le contact semble indispensable. Il aimerait parler. Lui dire combien il compatit. Lui exprimer toute son attention. Lui témoigner ses regrets. Il aimerait parler. Mais aucun mot ne lui vient. Aucun mot n’est assez puissant. Aucun mot ne peut éteindre la douleur. Aucun mot ne peut venir à bout de la détresse. Aucun mot ne peut contrer des années de questionnements. Alors, pour une fois, il opte pour le silence. Il l’adopte. Il l’observe. Il le respecte. Il l’accepte. Il s’en fait un manteau confortable. Juste une présence. Juste un toucher. Juste un regard. C’est tout ce qui semble correct à offrir dans une situation pareille. Nul besoin d’accentuer le mal-être. Nul besoin de remuer le couteau dans la plaie. Nul besoin d’insister. Cela n’en serait que pire. Il en est convaincu, alors qu’il la dévisage. Qu’il observe les traits de Nolan avec un oeil neuf. Un visage doux. Un visage dévoré. Un visage marqué. Un visage coupable. Le regard n’est plus biaisé par les rancunes passées. Le regard n’en est pas moins subjectif. Trop touché, trop affecté, trop protecteur.



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❝ Vivre ; ça doit être une sacrément belle aventure❞ Tout enfant est ainsi confondu la première fois qu'on le traite arbitrairement. S'il vient à vous, il estime avoir droit, par-dessus tout, à la justice. Si vous vous montrez injuste envers lui, il ne cessera pas de vous aimer mais il ne sera plus jamais le même. Nul n'oublie la première injustice. Peter Pan


Dernière édition par Noah T. de Fontanges le Jeu 16 Aoû - 18:54, édité 3 fois
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Sujet: Re: HOT // 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Lun 16 Juil - 6:19 ()

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Décombres sous le jeu d’ombres. Les fissures s’ouvrent sans difficulté, cassant le visage de porcelaine pour montrer l’humanité. Poupée à qui on découpe les fils pour s’articuler seule, les poignets libérés et les yeux grands écarquillés. Elle explose en poussières sous le carrousel de souvenirs. Jolie martyr aux sanglots saphirs. Les gouttes s’étirent en sillons, marquent les joues brouillons. De cette condamnation aux effluves de scarifications. Pas de marques visibles, ni de plaies à l’oeil nu, juste des cassures entre les os. Et le plancher récupère la carcasse blessée, se fait berceau des maux. Quand Nolan est démasquée, piégée dans ses émotions. Pas d’échappatoire sous le regard noir. Prunelles mélancoliques de la statue sadique, presque figées sous la détresse. Il la regarde la reine dépouillée Noah avec douceur, sans cette rancune ni cette amertume. L’envie de la préserver d’un monde ensanglanté. Mais elle ne veut pas de cette protection la môme cassée, elle ne veut pas de cette pitié. Habituée au refrain de la solitude, aux banalités moroses et aux masques ecchymoses. Je vais bien. Mensonge grandiloquent qu’elle se vend pour ne pas qu’on l’approche. Mais le brun il n’entend pas l’illusion, le mirage de vérité quand il s’accroche et l’écorche. De cette tendresse sans ivresse. De son corps et de ses phalanges chaudes. Il la rattrape quand elle est à terre, il la soulève sous la misère. Tout va bien qu’il lui dit dans ses gestes défaits, tu vas t’en sortir qu’il lui souffle dans cette proximité et intimité. Mais la poupée est si loin de la réalité, encore perdue dans les tourments passés. Seul le contact contre ses côtés brûlées lui rappelle où elle est. Frisson dément dans les songes absents. «  Tout va bien. Tu es en sécurité ici.  »   Et les mots qui suivent la gestuelle, le souffle qui s’échauffe contre l’oreille. Elle ne bouge plus vraiment Nolan, paralysée par l’intimité et par les larmes qui continuent de s’écouler. Juste cette envie de se cacher, de s’enfoncer dans ses draps pour évincer les éclats. Puis Noah s’écarte un peu pour contempler le visage humide, saisissant les lignes larmoyantes quand elle abaisse sa tête pour cacher la détresse. Me regardes pas quand je suis au plus bas. Les mèches brunes voguent sur les traits tirés, tentent une échappée pour la protéger. Mais le masque est fissuré et la dureté envolée. Alors les bras viennent la serrer, essaient de la recoller, de lui montrer qu’elle n’est pas seule dans ce combat. Mensonge béant.

«  Tu devrais t’asseoir…  »   Les phalanges se glissent entre les doigts froids, les étreignent pour la soulever loin de l’effroi. Visage changeant de l’homme insolent, les traits plus doucereux que les enjeux. Noah il apparait sous une nouvelle clarté, protecteur insensé d’un trésor qui ne peut pas être sauvé. Mais elle préfère le laisser espérer plutôt que de l’accabler. Alors elle se lève l’orpheline, suit les pas, docile. La poupée s’assoit, quand il se barre l’éclat. Et elle en profite la jolie pour éponger les sillons humides, effacer les preuves fluides. Caresses sous les paupières pour écraser la misère. Et le voleur revient, un gilet sur l’avant bras, un mouchoir et un verre dans la main. Maître des lieux qui se repère bien trop bien dans l’appartement délabré pour être à son premier essai. Et elle ne fait plus attention la poupée bien trop blasée par cette éventualité. Elle le laisse faire, déposer le verre et le gilet sur ses épaules dénudées. Puis la chaise qu’il vient attraper quand il se rapproche encore du jouet cassé. Et qu’elle fixe tout autour pour éviter de l’observer. Car elle ne veut plus lui laisser l’opportunité de la troubler. Mais son regard est pesant sur elle, prunelles attachées à la fresque ensanglantée. Bien trop touchées par les effluves tristes et l’océan vague. Et le silence pesant, ceux qu’on préfère éviter sous la gêne et la maladresse. Nolan elle n’ose pas parler, peur d’en dire trop ou pas assez. Alors elle attrape les phalanges pour les caresser, seul remerciement qu’aura cet enfoiré. Car il ne faut pas pousser. Et qu’il ne faut pas oublier que c’est lui le coupable d’intrusion et d’implosion. Sans cette question et sans cette présence, elle ne serait pas à deux doigts de la démence. Alors elle lui dit, elle lui rappelle qu’ils ne sont pas des amants maudits. Seulement des antithèses opposés qui préfèrent s’écorcher que de montrer leurs ressentiments.  «  Je te déteste.  »   Les mots sont contradictoires, face au toucher noir. Mais y’a de la vérité dans ces syllabes à la volée, un goût sincère sur les lèvres. Une saveur d’amertume pour toutes les fois où il l’a touché sans même l’érafler.


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Sujet: Re: HOT // 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Lun 16 Juil - 8:55 ()

 
'cause your body’s a message send my regards to hell
Lutte des sentiments. Entre ceux du passé et ceux du présent. Entre agressivité et gentillesse. Entre haine et tendresse. Lutte des sentiments. Jusqu’à trouver le bon. Jusqu’à mettre le doigt sur ce qu’il ressent vraiment. Ressenti perdu dans une jungle épaisse. Ressenti caché derrière une couche protectrice. Envie de la protéger. Envie de la relever. Envie de combler toutes ces fissures. Contraste avec la dangerosité de Nolan. Sa détermination à toute épreuve. Sa manipulation vile et sadique. Son regard assassin. Lutte des sentiments. Il n’y a qu’un camp qui en sort vainqueur. Et alors, Noah se met en marche. La douceur au bout des doigts. L’attention dans les yeux. La protection dans les bras. Oubliées les rancunes. Rangées les bagarres quasi-enfantines. Jetées les mésententes. Seulement deux êtres humains. Qui se découvrent. Qui se dévoilent. Qui s’apprivoisent. Seulement deux êtres humains. Qui se surprennent. Qui enlèvent les masques. Qui se font faiblesses. Seulement deux êtres humains. Dans les bras l’un de l’autre. Motivés par des souvenirs douloureux. Et puis, l’envie d’apaiser la panique, de mettre un baume sur le coeur trop abîmé. La chaise qui se révèle être une ancre parfaite. Pour ne pas défaillir. Pour ne pas tomber. Pour se reposer. Le vêtement trouvé qui vient cacher la nudité et protéger du froid. L’eau qui apporte un peu de clarté dans les pensées.

Et les deux êtres humains se font face. Assis chacun sur sa chaise. Distance raisonnable. Distance suffisante. Les doigts se rencontrent. Attirés l’un par l’autre. Cherchant le réconfort du bout des phalanges. Les yeux masculines baissés sur eux. Comme hypnotisés par cette soudaine proximité. Comme subjugués par l’intimité du moment. Il a baissé les armes. Il a abandonné son rôle. Simplement déstabilisé et touché par le désespoir de Nolan. Bien trop fort. Bien trop important pour être ignoré. Impossible de tourner le dos. Impossible de s’enfuir en courant. Et il y a ce silence entre les deux. Il entre. Il s’interpose. Il s’impose. Le silence qui s’étire, se multiplie. Il les englobe. Il cache tous les non-dits, toutes les pensées. Il les protège autant qu’il les dérange. Jusqu’à ce qu’il se brise. Fracassé au sol par quelques syllabes. Débris qui viennent se ficher dans le corps de Noah. “Je te déteste.” Voile meurtri dans le regard. Il se redresse. Assez pour capter les prunelles. Assez pour amortir le poids des mots. Assez pour encaisser la réalité. Vérité simple. Et logique. Surtout logique. Il n’a montré qu’une vision de ce qui il est. Image partielle. Image faussée. Image hideuse. Je te déteste. Jamais évident. Jamais agréable. Jamais appréciable. Il l’a détestée, elle aussi. Il la déteste encore. Sa violence. Sa colère. Sa curiosité. Son caractère tout entier. Un caractère dont il n’a aperçu qu’une infime partie. Un fait qui lui revient en pleine face.

Je te déteste. Résultat d’un comportement. De ses intrusions perpétuelles. De ses mots acerbes. De ses regards noirs. De son agressivité latente. Je te déteste. Attaque personnelle. Coup de couteau dans le myocarde. Il a mal. Plus que de raison. Ça ne devrait pas. Il devrait s’en foutre. Il devrait hausser les épaules. Il devrait le prendre avec décontraction. Je te déteste. Les mots tournent en boucle. Comment réagir face à cette confession, cette dose d’honnêteté surgissant de nulle part. Sa réponse peut déterminer la suite. Elle peut l’enfoncer davantage dans la destruction. Elle peut l'en sortir un peu. L’une l’aidera à conserver une distance. Elle l’aidera à faire son travail. L’autre réduira un peu plus les écarts. Elle ne facilitera pas son travail. Peut-être que si. Terrain totalement inconnu. Aucune étude sur le sujet. Aucun moyen de le savoir. Il expulse un soupir, Noah. “Je sais...” Marre de lutter. Marre de faire semblant. Marre de jouer un rôle qui ne lui correspond pas. Alors, il souffle ces deux mots. Comme une part de confession. Il sait. Qu’il joue le connard depuis trop longtemps. Qu’il la manipule sans aucune vergogne. Qu’il l’empêche de faire son travail correctement. Qu’il est détestable à souhait. “... ça te rassure si je te dis que je ne suis pas un connard d’habitude ?” Il a un petit sourire en coin. Lueur amusée dans le regard. Situation qui ne se prête pas à la détente. Discussion qui se veut sérieuse. Pourtant, il tente de détendre l’atmosphère. Il tente de sortir de cette lourdeur. Réflexe vital quand la situation devient trop précaire. Réflexe salutaire quand il n’est pas à l’aise.

Pointe d’amusement qui disparaît. Aussi vite qu’elle est apparue. Se comporter en adulte. Responsable. Conscient. Bienveillant. Pour une fois. Juste pour une fois. Concentration tournée vers les doigts qui ne se lâchent pas. Parenthèse de tendresse, à l’opposé des mots échangés. La douceur dans la pulpe des doigts. “Écoute, je me suis comporté comme un connard avec toi depuis le début. Je suis navré du mal que ça a pu te causer. Je n’aurais pas dû.” Pommade passée sur les blessures créées. Caresse prodiguée sur le corps blessé. Aucune excuse ne sera jamais suffisante. Le mal est fait. Le mal est ancien. Le mal est ancré. Le mal a déjà gangrené leurs rapports, rongés jusqu’à l’os. “Je te promets de ne plus recommencer. Et de m’y tenir.” Il pourrait proposer de s’en aller dès maintenant, de ne plus jamais remettre les pieds chez elle et dans son bureau, de ne jamais plus chercher à l’approcher/l’espionner. Il pourrait. Sauf qu’il redoute la réponse. Sentiment incompréhensible. Lui qui encore tout à l’heure lui vouait une haine sans nom. Au lieu de cela, il préfère promettre. Il préfère sceller une énième promesse. Celle-ci sans faille. Celle-ci difficile à tenir. Il sera tenté de retomber dans ses travers. Quand elle se rapprochera dangereusement de la vérité. Quand il devra intervenir. Encore et encore.

Déjà, le cerveau fonctionne à plein régime. A la recherche d’une solution. A la recherche d’un moyen de respecter sa parole. Faire appel à un autre templier. Il ne voit rien d’autre. Il aurait déjà dû demander à changer. Trop impliqué. La surveillance requiert de la discrétion. Il n’en fait plus preuve depuis longtemps. A en croire le nombre de fois où Nolan et lui se confrontent. A en croire son incapacité à rester dans l’ombre. Discrétion oubliée au profit de la curiosité. Discrétion oubliée au fil des semaines, des mois et des années.


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Dernière édition par Noah T. de Fontanges le Jeu 16 Aoû - 18:54, édité 2 fois
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the mighty bush : Regard de Méduse ↯ Capacité de pétrifier les muscles du corps quelques minutes. Le détenteur peut également pétrifier le muscle du cœur entraînant la mort instantanée du regard, au prix de grands efforts. Quand le porteur donne la mort avec ce pouvoir est grandement affaibli et ne peut plus utiliser ses dons pendant une durée variant en fonction du statut du personnage.
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Sujet: Re: HOT // 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Mer 18 Juil - 7:51 ()

'Cause your body’s a message send my regards to hell
Take a hit, shoot me down, shoot me down I will never hit the ground, hit the ground. Playing dead, I'll never do, gotta keep an eye on you... Patience is wearing thin, paper thin, promises broke again, what a sin. But it only feeds my energy so don't expect no sympathy ...

Les masques se décomposent sous les ecchymoses, illusions face à la dureté tant de fois dessinée sur leurs traits. Saveur de sécurité, effluves de tu ne peux pas me blesser. Mais ils sont à terre les opposés, face aux erreurs outrepassées et les souvenirs cadenassés. Face aux situations qu’ils s’imposent sans osmose. Et tout s’effrite pour la poupée insoumise, tout craque sous les mémoires égoïstes. Quand elle part sous le carrousel de ses pensées meurtrières. Quand elle retrouve ses cauchemars particuliers et ses démons jamais noyés. A trop essayer de les échapper, elle se retrouve à terre, les jambes coupées, le souffle saccadé. Et l’impression de ne pas avoir avancé depuis tant d’années. Pourtant, elle s’est acharnée à les courser, à les noyer sous les pistes et les indices. Prenant les mêmes risques que son père altruiste, ne songeant pas aux risques. Mais Noah il est encore là, toujours là pour imposer ses fracas dans la chair à l’envers. Calvaire bien trop fier de lui faire vivre un enfer. Pourtant quand elle implose la poupée en  poussières d’astres, il la rattrape le désastre. Recollant les étincelles au fond des prunelles, tentant de refaire briller l’étoile loin de l’obscurité. Mais ces ombres font parties de son existence, clament un peu plus de sa démence.

Craques ma jolie pour céder à la folie.
Après tout, pourquoi t’es encore en vie ?

Pensées noires qui rodent à l’intérieur, qui coupent la conscience à coups de lames de rasoir. Puis l’espoir qui ne vient pas de la tragédie mais bien de cet abruti. Lorsqu’il la rattrape et l’aide à s’asseoir pour évincer les plaies dérisoires. Il la tient, il la maintient dans cet équilibre malsain. Les phalanges emmêlées et les regards distraits sous le silence qui contient leurs déboires. Non dits et compromis. Mensonge et calomnie. Et les contrastes n’ont que cette vision erronée de l’opposé. Qu’une façade à laquelle se raccrocher, les défauts en porte à faux. Alors la haine ressort, la vérité sans remords. Je te déteste. Les mots sont violents, la conclusion déchirante. Sous le regard triste qui cherche les opales humides. Regarde moi. Dis le moi en face. Poupée qui s’accroche à l’océan, qui remarque les vagues sous l’attaque glaciale. Impact de balle dans la peau. Echo de leurs maux. Mais ça devrait pas avoir cet effet là, ça ne devrait pas l’atteindre comme ça. Et pourtant, elle l’a touché la beauté sans avoir à l’érafler. Elle a crée cette horreur dans les yeux écarquillés.

«  Je sais…  »  Après toutes les traitrises, les injures sadiques et les blessures séraphiques. Il le sait qu’il a merdé. A force de la chercher, à force de fouiner, à force de syllabes légères et précaires. Il confesse ses pêchés, essaie de rattraper l’ange aux ailes cassées. Car il n’est pas ce qu’il a reflété. Il est un mélange bien plus compliqué. Alors il essaie de se rattraper, de recoller les pièces détachées, de montrer qui il est.  «  ... ça te rassure si je te dis que je ne suis pas un connard d’habitude ?  »  Une pointe d’humour, une tentative de surmonter la violence. Et ce sourire léger communicatif, ce rictus qui ronge la bouche encore salée par les sanglots écoulés. Elle se cache Nolan, tente d’effacer le bonheur en pointillé. Car elle veut encore l’entendre, écouter ses paroles pour dépeindre quelques vérités. Et vite l’ambiance retombe, sous le regard sombre. La joie tuée par la réalité. Sous les doigts qui ne cessent de se caresser comme pour casser la rancoeur.  «  Écoute, je me suis comporté comme un connard avec toi depuis le début. Je suis navré du mal que ça a pu te causer. Je n’aurais pas dû.”  »  Et les excuses sont semblables à celles débiter la dernière fois. Toujours à s’excuser, pour refermer les plaies. Mais elle ne veut pas de ses regrets, elle veut quelque chose à laquelle elle pourra se raccrocher. Pas de mots, ni d’échos. Une vérité. Simplement une vérité.

«  Je te promets de ne plus recommencer. Et de m’y tenir.  »  Et cette promesse qu’il ne tiendra pas. La poupée le connait, elle sait très bien qu’il n’est pas prêt de lâcher. Mais elle ne comprend pas pourquoi cet acharnement, ce besoin de la surveiller et l’empêcher de travailler. Qu’est ce qu’il y a de si moche à cacher ? C’est ça la vraie question, la frêle conclusion. Pourquoi t’essaies de me protéger ? «  Ne promets pas des choses que tu ne tiendras pas.  »  Et elle dit ses pensées la beauté, sans chercher à les teinter d’une tendresse lasse. Les phalanges abandonnant la paume pour se glisser sur le tabouret qu’elle rapproche, créant cette proximité dangereuse entre les deux visages tirés. Elle le regarde dans le blanc des yeux, cherchent les enjeux. Dis moi. Dis moi pourquoi. Et elle le scrute Nolan, elle cherche les reliefs dans les lueurs, les abysses véridiques dans l’océan inquisiteur. Puis la question, l’implosion, la recherche abandonnée sous la sécurité, elle veut du danger. «  Pourquoi as tu si peur que je découvre quelque chose ?  »  Et elle attend la réaction, la condamnation. Des mots ou des actions. Des échos ou des gestes. Elle veut comprendre pourquoi il la protège et contre quoi. Car il y a de la terreur au fond des prunelles, sans doute de l’attachement en dentelle. Mais elle ne dira rien elle, sur les effets néfastes de la proximité, pas prête à replonger dans l’ambiguïté pour se refaire exploser en plein vol.


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nos âmes en enfer

Mais j'essaye d'm'en sortir, même si j'm'attends au pire, marre de faire semblant. J'veux fuir avec ma silhouette dans l'vent, j'te promets qu'c'est tentant j'ai des regrets quand j'pense que j'ai gardé mes yeux d'enfant perdu mon calme, les deux poings sanglants...
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the mighty bush : - Il arrive à toucher son nez avec le bout de sa langue.
- Il sait loucher (plus qu'un pouvoir, un don tombé du ciel).
- Il est capable de faire tenir une cuillère sur son nez.
- Il a un talent particulier pour sur-protéger sa soeur.
weapon : Semi-automatique avec balles bénites. Il le cache à son mollet quand il part en mission / Arc pliant. Toujours sur lui, il est caché dans un double fond dans son sac-à-dos / La Kunée qui rend invisible son porteur est sagement rangée dans son appartement / Fioles d'eau bénite toujours sur lui, cachées dans son sac-à-dos.
Allegeance : Loyal envers templiers – Il a très tôt compris qu'il serait un templier. L'idée de leur être déloyal ne lui est jamais passé par la tête. Il y a plusieurs raisons à cela : 1/ il risquerait de mourir 2/ c'est toujours mieux que de ne rien faire 3/ il avait besoin d'un passe-temps. Il connaît l'importance du rôle des templiers. C'est pourquoi il se tient toujours à leurs côtés, prêt à aider.
these streets : Il en sait beaucoup trop pour feindre l'ignorance. En fait, il connaît les vraies raisons de la plupart des derniers événements. Le crash de l'avion, la famine... Parfois, il est convaincu que l'ignorance est la meilleure chose qui puisse arriver aux humains. Ils paniqueraient davantage. Alors, il veille à couvrir les traces surnaturelles autant dans la vie que dans ses articles.
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Templiers

Sujet: Re: HOT // 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Mer 18 Juil - 13:16 ()

 
'cause your body’s a message send my regards to hell
L’heure de se repentir. D’expier ses pêchés. Plus habitué à se confier entouré des quatre murs d’un confessionnal. Protégé par une grille. Protégé par le secret. Protégé par l’anonymat. Plutôt que face aux yeux pénétrants de Nolan. Témoin connu. Victime de ses pêchés. Victime de ses erreurs. Il tente de s’échapper. Il tente d’enfouir la lourdeur sous une touche d’humour. Tentative réussie, à en croire le frémissement des lèvres féminines. Mais impossible de s’échapper aussi facilement. Impossible de s’épargner les excuses. Il ne le peut pas, Noah. Alors, le regard se fait plus sérieux. Le sourire disparait. Les plis rieurs qui avalent ses prunelles se défont. Et toujours, ces doigts qui s’entrechoquent, qui se caressent, qui s’accrochent. Ces doigts qui sont toute la tendresse dont ils n'ont jamais été capables jusque là. Ces doigts qui ont su le torturer quelques jours plus tôt. Ces doigts qui n’ont pas manqué de l’enflammer. Ces doigts qui ont su où jouer avec précision. Pas d’approximation dans le toucher. Pas d’hésitation dans les gestes. Ce soir, ces doigts semblent moins traîtres, moins viles. Surtout quand ceux de Noah viennent jouer avec. Ils se mêlent. Ils s’entremêlent. Ils se mélangent. Pour mieux s’emprisonner dans la tendresse d’un moment qui ne s’y prête pas. Mélange de phalanges. Mélange de caresses. Mélange de douceur.

Il scelle ses excuses par une promesse. Celle de définitivement la laisser tranquille. Celle de s’éloigner pour la laisser vivre. Celle de ne plus s’immiscer dans son travail. Promesse difficile. Défi personnel. Il a trop pris l’habitude de penser à Nolan, d’imaginer ses pistes, de s’interposer dans son travail. Mais il n’a plus le droit d’agir. Plus depuis qu’il a créé la panique dans ses iris. Plus depuis qu’il a provoqué une folie démesurée. “Ne promets pas des choses que tu ne tiendras pas.” Elle le connaît déjà. Beaucoup trop bien. En tout cas, assez pour savoir qu’il aura du mal à s’y tenir. Assez pour savoir qu’il sera tenté de revenir. Il est ainsi, Noah. Têtu. Déterminé. Curieux. Surtout curieux. Un vilain défaut. On a de cesse de le répéter aux enfants. On a de cesse de le réprimer chez les gens. Curiosité exacerbée par le mystère qui tourne autour de Nolan. Curiosité décuplée par la dangerosité de la détective. Curiosité malsaine, aussi. La limite est fine entre le devoir et la pulsion. Entre ce qui doit être fait et ce qu’il a envie de faire. Entre la surveillance et la violation de l’intimité. La limite est fine. Et peut-être qu’il s’est perdu. Sûrement, même. Ne promets pas des choses que tu ne tiendras pas. Malhonnête que de faire croire qu’il y arrivera. Malhonnête d’imaginer qu’il en est capable. Sa présence ici en est la preuve. Incapable de se tenir à l’écart. Mais il pourrait essayer, n’est-ce pas ?

Les doigts s’arrachent à son emprise. Ils s’échappent pour mieux saisir le tabouret. Le déplacer. Le rapprocher. Visages bien trop proches. Corps bien trop accessibles. Et le regard. Celui de Nolan. Qui le lâche pas. Le scrute. L’étudie. Le dévisage. A la recherche de la moindre faiblesse. En quête d’une vérité cachée. A cette distance, l’insistance de ses yeux est encore plus impressionnante. Saisissante. Ils cherchent à lui faire dire quelque chose. Quelque chose qu’il ne veut pas. Quelque chose qu’il regrettera. Elle est loin de savoir. Qu’il est tenu au secret. Qu’il ne peut rien révéler. Qu’il risque sa place. Qu’il a appris à conserver un secret. Qu’il ne s’agit pas que de lui. Qu’il pourrait faire honte à une toute une génération de de Fontanges. Que tout ceci les dépasse, elle et lui. Mais, il ne cille pas quand elle l’observe. Il ne cille pas quand elle tente de lire en lui. Il la laisse faire. Sans broncher. Sans bouger. Sans protester. “Pourquoi as tu si peur que je découvre quelque chose ?” Toujours cette question. Toujours ce besoin de savoir. Incapable de se satisfaire d'un simple 'parce que'. Et toujours les mêmes obligations. Toujours les mêmes interdictions. Il ne peut rien dire. Absolument rien. Elle le place dans une situation compliquée. Elle le met face au mur. Grimper le mur pour s’enfuir ou se retourner et faire face au problème. Pas d’autre solution. Risquer de perdre sa place dans l’Ordre, d'embarquer peut-être sa famille dans sa chute. Tout ça pour une femme qu’il connaît à peine. Tout ça pour une femme qui le maltraite à la première occasion. Ou garder le silence pour protéger un Ordre vieux de plusieurs siècles. Un Ordre qu’il a rejoint pour faire plaisir à un paternel trop autoritaire.

Nolan ne l’aide pas. Avec ses prunelles fixées sur lui. Avec son visage à quelques centimètres du sien. Elle ne l’aide pas. Il se lève subitement. Envie soudaine qui l'habite, le démange. Il s’éloigne de cette proximité qui l’empêche de réfléchir. Il s’enfuit face à l’oppression du regard. Besoin vital d'espace. Besoin vital de respirer. Il tourne en rond, Noah. Il foule le sol, le marquant de ses pas. Ecartant des feuilles sur son passage. Il tourne en rond, à la recherche d’une échappatoire. Aucune décision n’est la bonne. Pourtant, cela devrait être facile. Il devrait dire à Nolan d’arrêter son enquête. Il devrait faire appel à un ange. Mais ce serait un foutoir sans nom. Elle a des papiers partout, des preuves cachées n’importe où. Ils ne pourraient pas faire le ménage correctement. Les secondes défilent. Elles s'étiolent. Elle s'effilochent. Jusqu’à ce qu’il arrête de marcher. Il sait. Il sait quoi faire. Il sait quoi dire. Enfin, il croit. Il n’en est pas certain. Savant mélange de vérité et de mensonge. Juste milieu pour satisfaire Nolan. Juste milieu pour cacher la réalité. “Parce que tu ne sais pas sur quoi tu peux tomber...” Sincérité. Arrière-goût de vérité. C’est un fait. Elle ne sait pas ce qu’elle va découvrir. Elle n’en sait rien. Tout ceci lui échappe. Tout ceci dépasse l’entendement. Et pourtant, c’est la vérité.

Il écarte les bras du corps. Signe d’impuissance. Signe de résignation. Quelque chose leur échappe dans cette situation. En fait, tout leur échappe. “... Personne ne le sait. Il s’est passé tellement de choses incompréhensibles ces dernières années… j’ignore le pourquoi du comment. Je me doute juste que ce n’est pas la Mère Michelle qui a appuyé sur le mauvais bouton de la télécommande et que c'est un peu plus compliqué que ça. Voire plus dangereux.” Le Grand Départ. Le Grand Retour. Les disparus qui ont changé. Les gens qui ont acquis des capacités surnaturelles. Il fait le Parisien dépassé. Et finalement, il l’est un peu. Les templiers le sont tous face depuis l’arrivée des dieux. La vérité en arrière-fond. Pour conserver un semblant de masque. Pour ne pas mentir totalement. “Je suis comme toi, j’essaye aussi de comprendre. Et à chaque fois que je pense avoir une réponse, il y a dix nouvelles questions qui s'ajoutent. Ça ne mène nulle part... ! Plus ça va et plus je me dis qu’il ne faut pas continuer à chercher, qu’il faut simplement attendre.” Attendre d’avoir toutes les réponses sous les yeux. Attendre de voir les indices se relier. C’est ce qu’il pense. Les templiers sont dans le flou total sur tellement de choses. Mais ils ne peuvent pas se permettre d’attendre, un cocktail dans une main, du pop-corn dans l’autre. Ils doivent agir. Endiguer les problèmes. Trouver des solutions. Souvent dans l’urgence. Trop souvent.

Les paroles sont brodées de vérité. Vérité biaisée, mais vérité. C’est tout ce qu’il a à lui offrir. C’est tout ce qu’il peut lui dire. Seulement aller dans son sens. Seulement lui avouer qu’il a un pied dedans, tout comme elle. Seulement il ne dit pas tout. Il ne donne pas tous les détails. Il cache dans son dos une histoire bien complexe. “Et je n’ai pas envie qu’il t’arrive quoique ce soit.” Aveu de faiblesse pour mieux amadouer. Accent un peu trop sincère qui le surprend. Un goût de vérité pas si désagréable que cela. Peut-être. Peut-être qu’il s’inquiète réellement pour elle. Pas seulement comme une simple humaine. Pas seulement comme une éventuelle victime. Noah retrouve le chemin de sa chaise. Chemin paisible. Chemin agréable. Allégé par les confessions. Allégé de quelques vérités. Il retrouve la proximité de Nolan, son yeux emplis de questions. Oui, son inquiétude pour elle dépasse le stade du travail. Et pourtant, il sait. Il sait qu’il ne devrait pas. Elle est forte. Elle est indépendante. Elle est capable de se défendre. Elle n’a pas besoin qu’il s’inquiète. Surtout pas lui. Il sait tout cela. Il en a conscience. Mais la raison n’a pas sa place face à l'attachement. La raison disparaît devant le danger. La raison n’est plus quand les liens commencent à se tisser.

Et la proximité qui semble, d'un coup, plus supportable. Proximité agréable, rassurante. Tentante. Comme s'il avait compris quelque chose. Comme s'il avait enfin mis le doigt sur ce qui le dérangeait chez Nolan. Et les yeux qui s'accrochent à ses lèvres. Courbes parfaites. Courbes qui réveillent un souvenir pas si lointain que ça. Oui, il a compris quelque chose.



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❝ Vivre ; ça doit être une sacrément belle aventure❞ Tout enfant est ainsi confondu la première fois qu'on le traite arbitrairement. S'il vient à vous, il estime avoir droit, par-dessus tout, à la justice. Si vous vous montrez injuste envers lui, il ne cessera pas de vous aimer mais il ne sera plus jamais le même. Nul n'oublie la première injustice. Peter Pan


Dernière édition par Noah T. de Fontanges le Jeu 16 Aoû - 18:55, édité 2 fois
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Sujet: Re: HOT // 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Mer 18 Juil - 16:45 ()

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Promesses mensongères sous les émotions à l’envers. Les opposés ne se confrontent plus, perdus face à la cohue. Des sanglots et de la colère. Dans leurs palpitants amers. Mais les visages se cherchent, la distance en poussières. Besoin de comprendre le pourquoi du comment. Ne jamais laisser tomber cette lutte perpétuelle pour savoir quel est la misère. Petite guerre pour décrypter l’envers du décor et amadouer les remords. Elle pose la poupée la question face au désir de solutions. Mais le brun s’efface, se noie dans l’océan un instant. Sous les réminiscences lointaines de leur danse vermeille. Alors elle étudie la jolie les traits, les lueurs, les détails de ce visage mélancolique. Trouvant dans son observation, des tentations et des fantasmes inavoués. Mais elle reste concentrée, attendant les justifications ou une action. Pour la faire taire ou pour l’attaquer. Mais rien ne vient, rien que ce corps qui s’éloigne se rassurant dans la distance. Et les 400 pas sous la démence. Noah il tourne en rond sous ses yeux médusés, la panique dans les traits et les pieds frappant les quelques papiers sur le parquet. Et elle s’inquiète un peu la brune sous l’impulsivité. A quoi peut il penser ?

Puis l’arrêt soudain, la paralysie et l’agonie. Sous le regard qui retrouve les prunelles, qui s’accroche pour trouver la force. «  Parce que tu ne sais pas sur quoi tu peux tomber…  » Les risques, les sacrifices, la saveur du danger. Bien sur qu’elle ne sait pas sur quoi elle peut tomber, mais c’est tous les risques du métier. Les doses d’adrénaline injectées dans le bras, le pouls qui s’accélère sous les fracas. Elle aime ça Nolan, se sentir en vie, avoir l’impression de faire une folie. Pour une justice, pour un supplice. Kamikaze incendiaire qui va sans douter finir en enfer. Et le gosse balance ses bras, l’air impuissant.  « .. Personne ne le sait. Il s’est passé tellement de choses incompréhensibles ces dernières années… j’ignore le pourquoi du comment. Je me doute juste que ce n’est pas la Mère Michelle qui a appuyé sur le mauvais bouton de la télécommande et que c'est un peu plus compliqué que ça. Voire plus dangereux.  » Et ce sourire en coin encore sous l’humour détonnant, sous sa main qui cache les ressentiments. La part de vérité aussi qu’il souligne précipitamment. Que ce monde devient fou, que Paris est démuni face à ces événements ahuris. Entre les kidnappings et les retours, entre les manifestations étranges et les morts béantes. Rien n’allait dans cette ville, rien ne semblait rationnel. «  Je suis comme toi, j’essaye aussi de comprendre. Et à chaque fois que je pense avoir une réponse, il y a dix nouvelles questions qui s'ajoutent. Ça ne mène nulle part... ! Plus ça va et plus je me dis qu’il ne faut pas continuer à chercher, qu’il faut simplement attendre.  » Déception et frustration, mélange qui pousse au désespoir et à l’abandon. Ce sentiment de ne rien pouvoir faire, d’être bloquée face à la réalité. Elle le vivait chaque journée Nolan, mais elle ne pouvait pas abandonner.

Sinon qu’est ce qui lui resterait ? A part des souvenirs dévorés et l’envie d’en terminer.

«  Et je n’ai pas envie qu’il t’arrive quoique ce soit.  » Et cet aveu qui paralyse la jolie, sous l’élan de sincérité. Le qu’est ce que tu me fais dans le regard. L’impression qu’il se fout d’elle, car ça ne peut pas être réel. Après cet acharnement et ce jugement. Elle reste con la môme, un peu perdue face à la confession éperdue. Et il revient Noah près d’elle, s’asseyant sous ses yeux brûlants d’interrogations. Pourquoi ? Pourquoi tu me dis ça ? Mais il dévie lui, il s’enfuit de l’océan pour voguer sur sa bouche. Et peut être la porte de sortie. Le déni des sentiments et la folie de l’instant. Elle ne sait pas la poupée ce qui lui prend, peut être le besoin de le faire taire, de ne plus rien entendre. De combler le silence par la démence. Elle se lève Nolan de son tabouret pour s’installer sur le bassin du gamin et elle prend les devants. Les lèvres glissant sur les siennes, les attrapant tout doucement pour un baiser innocent. Elle savoure cette tendresse lointaine, ce désir insolent. L’effet dément et la chaleur qui ronge les entrailles sous le plaisir instable. Et elle se recule un peu la poupée, assez pour lui murmurer. «  Ferme la, tu dis que des conneries quand tu l’ouvres.  » Et elle l’embrasse de nouveau, plus passionnément, les nez flirtant et la cadence reprenant. Les saveurs acidulées se mêlant aux pensées confuses et au trouble diffus. Putain d’effet qu’il lui fait.


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Sujet: Re: HOT // 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Jeu 19 Juil - 7:03 ()

 
'cause your body’s a message send my regards to hell

Il voit. La panique dans le regard quand il se confesse. La panique dans le regard quand il avoue s’inquiéter. La panique qui le suit dans ses mouvements. Elle se demande ce qu’il se passe. Lui aussi. Mais inconsciemment il sait. Il se doute. Quelque chose commence à naître. À s’esquisser. À prendre vie. Les contours se forment. Pour mieux entrevoir de quoi il est question. Mélange de sentiments. Mélange indescriptible. Mais mélange positif. Il en est persuadé. Alors, il revient s’installer en face de Nolan. Il vient retrouver cette proximité. Si oppressante tout à l’heure. Si chaleureuse maintenant. Malgré les prunelles interrogatives de Nolan. Proximité si étouffante un moment avant. Si agréable à l’instant. Malgré le contact rompu. Mais elle ne réagit pas. Comme cassée, brisée par ses mots. Figée par les révélations. Seuls ses yeux la trahissent. Expriment une profonde surprise. Peut-être un peu de désarroi. Peut-être un peu d’inquiétude. Il n’en sait rien. Ce ne sont que des yeux, après tout. Deux yeux d’un bleu clair impressionnant. Deux yeux qui expriment tellement de blessures, de fêlures. Deux yeux qui l’ont fusillé pour mieux le haïr. Deux yeux dans lesquels il aurait tendance à s’enliser s’il n’y avait pas les lèvres. Autre attrait. Trop tentant pour être ignoré. Trop près pour y échapper. Il se perd, Noah. Dans la beauté de Nolan. Dans les émotions. Il ne sait plus où il est. Il ne sait plus ce qu’il fait. Perdu. Totalement perdu.

Mais Nolan est là. Phare dans le tourbillon des sentiments. Elle abandonne son tabouret. Son mouvement raccroche Noah à la réalité. Au moment présent. Il ne la quitte pas du regard. Quand elle se lève. Quand elle franchit les quelques centimètres qui les séparent. Quand elle s’assoit sur lui. Pas de cette manière manipulatrice et séductrice. Pas pour le faire flancher. Pas pour lui soutirer des informations. Seulement pour se rapprocher. Seulement pour mieux trouver le toucher. L’instinct. Il guide les mains de Noah sur ce corps encore méconnu. Elles se perdent sur les hanches, dans le dos. A la recherche d’une ancre à laquelle se retenir face à l'ivresse du moment. L’instinct. Il le pousse à s’approprier la peau de Nolan qu’il frôle du bout des doigts. Lancés dans une exploration qui mériterait des heures. Et de ses lèvres, Nolan vient briser la faible distance qui existe encore. Doux, le baiser. Innocent, le baiser. Apaisant, le baiser. Il est surpris par la tendresse de l’échange, par les visages qui se frôlent. Surpris. C’est ce qu’il laisse apparaître quand les lèvres s’éloignent. Expression qui disparaît sous les mots de Nolan. “Ferme la, tu dis que des conneries quand tu l’ouvres.” Le sourire qui éclate sur le visage de Noah. Amusé, le bonhomme. Offusqué, un peu. Offusquamusé. Mais elle ne laisse pas la place à la protestation quand elle revient. Deuxième charge contre lui. Le sourire est bientôt éclipsé par les lèvres de Nolan contre les siennes. La passion au rendez-vous. La passion dans les gestes. La passion dans les intentions.

Et déjà, le corps tente de répondre. Les lèvres se pressent un peu plus. Les reins se creusent. Le torse se rapproche. Les doigts viennent se caler contre la nuque. L’autre main grimpe le long de la colonne vertébrale à peine couverte. Comment fait-elle pour ne pas frissonner ? Pour ne pas souffrir de la fraîcheur nocturne ? Peut-être le feu interne est-il suffisant. Pour la tenir au chaud. Pour résister aux appels du froid. Pour supporter les balades sur sa peau. Peut-être. Alors que lui sent les frémissements le gagner. Frémissements cachés par l’épaisseur d’un sweatshirt. Feu ardent dans les entrailles. Explosion de désir dans les tripes. Il rompt le pacte scellé du bout des lèvres. Seulement pour quelques secondes. Pour reprendre son souffle. Pour glisser quelques mots. Rythme interrompu. “Rassure-moi… pas de menottes cette fois ?” Inquiétude mêlée à la taquinerie. Il se fait définitivement moins grave, moins agressif. Moins con. Le masque est tombé pour de bon ce soir. Laissant apparaître le Noah qu’il est réellement. Toujours dans la connerie. Connerie différente. Connerie détendue. Elle a raison. Il dit n’importe quoi. Beaucoup trop. Véritable tue-l’amour par moment. Véritable bouclier certaines fois. Et parfois, simple plaisanterie. Saupoudrée dans une conversation. Ponctuée au détour d’une phrase. Lancée au hasard d’un bavardage. Il ne laisse pas le temps à Nolan de le faire taire. De le punir d’un autre baiser. De lui infliger le silence. Ou même de s’enfuir. Parce qu'elle pourrait. Elle pourrait réaliser. Elle pourrait regretter. Elle pourrait s'effrayer.

Il se lève, Noah. Emportant Nolan avec lui. La soulevant pour mieux l’installer au bord de la table. Pour mieux se rapprocher. Pour mieux s'accrocher. Recherche d'une plus grande proximité des corps. Devenue une nécessité. Après des mois de fuite. Après des mois de tensions. Il enfouit son visage dans son cou. Frôlant la mâchoire de l’arête de son nez. Il s'offre le temps de se familiariser avec le grain de l’épiderme sous ses doigts. De réaliser le changement. Équilibre trouvé entre deux personnalités. Équilibré décelé après des mois d'opposition. Et la conquête reprend. Plus pernicieuse. Plus aventureuse. Nolan a de l’avance. Elle a déjà eu l’occasion d’explorer quelques centimètres. Elle a déjà eu la possibilité de le parcourir. Pas Noah. Alors, à son tour. D'explorer l’épiderme de son toucher. A son tour. De découvrir chaque parcelle à l’aveugle. L’audace des doigts qui s’aventurent. L’arrogance des doigts qui se font confiants. Bientôt, ils descendent sur la cuisse marquée par les cicatrices. Carte en trois dimensions des souffrances endurées. Marque ad vitam aeternam des expériences du passé. Mais avant cela, ils marquent une pause. Jouant avec la couture du sous-vêtement. S'immisçant contre la peau abîmée. Avant de s'en éloigner pour mieux revenir plus tard. Tandis que les phalanges explorent, les lèvres ne minaudent pas. Elles s’en prennent à la mâchoire, se frayant un chemin. Jusqu’à venir récupérer les lèvres. Les mêmes qui le tentaient tout à l’heure. Les mêmes qui l’hypnotisaient. Là, contre Nolan, il oublie. Qu’il doit la surveiller. Qu’il s’est introduit chez elle. Qu’elle aurait dû le virer depuis bien longtemps. Il oublie. Plus rien ne compte vraiment. Si ce n’est Nolan. Le couple étrange qu’ils forment à l’instant. Le duo aux contrastes saisissants. Il oublie. Il baisse les armes. Il abandonne les remparts. Jeu dangereux. Faiblesse mortelle. Mais faiblesse humaine.



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Sujet: Re: HOT // 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Ven 20 Juil - 16:37 ()

'Cause your body’s a message send my regards to hell
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Silence planant entre les âmes opposées. Contraires attirés par l’interdiction, par les frictions à répétition. Et cette seule solution… L’abandon pour taire les confessions. Clore l’espace pour éviter les déclarations d’audaces. Plus de mots seulement des échos muets. Une liberté pour en taire tant d’autres. Elle s’accroche la poupée au corps du brun, elle s’attache à la carcasse naufrage. Mirage lointain d’une torture outrepassée et de cette issue délabrée. Le bassin se collant au sien, tout est plus lent, moins réfléchi, les mouvements se faisant à l’instinct.  Et les désirs qui reprennent la cadence merveille, les entrailles qui brûlent sous le feu malsain. Ca cogite à l’intérieur, entre impulsivité et horreur. Peur de s’accrocher de trop près, de finir droguée par le toucher. Les doutes se diffusent dans les pensées, quand les doigts ricochent sur les hanches puis le dos. Phalanges qui cherchent une ancre, un repère pour ne pas sombrer. Et les frissons montent à l’unisson contre la colonne vertébrale, rongent les nerfs sous la caresse létale. Proximité doucereuse avant les conclusions dangereuses. Découverte du corps avant les remords. Tentative de se connaître sans s’envoyer des piques de travers.

Et elle abandonne la poupée, les punchlines et les attaques révoltées. Elle l’échange contre cette tendresse au bord des lèvres, contre ce goût acidulé quand elle découvre encore sa bouche dans un baiser léger. Geste si innocent et pourtant si envoutant. L’effet est béant, le vide troublant. Et ce palpitant qui se précipite dans la cage thoracique, qui impose ses battements sadiques. Puis le retour à la réalité quand elle s’écarte et qu’elle se noie dans les grands yeux bleutés. Océan surpris face à l’intimité. Troublé par la candeur imposée. Et Nolan elle brise la tendresse sous l’ivresse. Taquinerie éphémère, un peu enfantine, elle le provoque mais elle ne veut pas qu’il se disloque. Et sous le sourire, elle revient plus précipitée cette fois. La bouche quémandante sous la passion démente. Elle attrape le visage lentement sous la chaleur qui se déploie. Le corps aux abois et la cadence subissant l’émoi. Et il y répond le môme insolent, le torse se collant, la carcasse se fracassant et la main attrapant la nuque pour l’approcher un peu plus. Confrontation frontale après toutes les ravages. Abandon après les naufrages. Ils se font mirages les orages. Plus que deux étrangers qui cherchent à se toucher, pour apprendre à se titiller. Et elle sourit la beauté contre les lèvres, le souffle saccadé et le coeur envolé. Elle sourit sous l’envie. Sous l’impulsion et l’action. Entre tentation et précipitation. Et Noah il prend ses marques tendrement, ses doigts voguant dans le dos, dessinant la colonne sans écho. Electricité dans le corps, effet décuplé par le toucher. Et cette putain de chaleur insatisfaite, elle ravage tout sur son passage. Les dernières barrières et limites de sécurité pour ne créer que cette torpeur. Mais il s’écarte le brun pour aspirer un peu d’air avant l’agonie, créant un manque infini dans le bas ventre de la folie. «  Rassure-moi… pas de menottes cette fois ?  »  Et elle rit la poésie, d’une mélodie bien trop rare, d’un laisser aller si dérisoire. Petit astre qui brille sous l’inquiétude de l’étoile. Elle ne peut se retenir. D’abandonner un peu la lutte pour ce bonheur noir. Et elle se prépare déjà à répondre, à le taquiner un peu plus mais le gamin élève la cohue.

Quand il la soulève sur le bord de cette table, qu’il s’accroche à la silhouette pour tromper les frontières entre distance et proximité. Il se colle contre la poupée, et elle laisse tomber ses jambes autour du bassin, capturant ses reins. Et son visage vient se nicher dans son cou, abandonne les lèvres pour peindre les courbes et les déliés. L’arête de son nez effleurant sa mâchoire quand ses doigts voguent sur sa peau rasoir. Et elle soupire un peu la jolie, se laissant guider sous les tremblements tentants et les frémissements. Brasier doucereux si loin des enjeux. Elle se perd un peu, contre lui, oublie pourquoi il est ici. Elle efface la misère pour un peu plus de ce calvaire. Car elle aime l’agilité de ses doigts, l’émoi qu’il crée quand il la touche comme ça. Drogue dure qui répare toutes les fissures. Et il se fait téméraire le môme, il parcourt les lignes du corps, suivant les grains de beauté parsemés pour mieux les mémoriser. Pendant que la poupée subit chaque geste endolori, la bouche entrouverte quand elle regarde en l’air, se concentrant seulement sur les émotions en ébullition. Puis l’impact. L’impatience démente. Le besoin d’en avoir plus. Sous les phalanges qui s’amusent avec son sous vêtements, tirent sur l’élastique légèrement. Joueur compulsif qui flirte avec les risques. Il cherche à éveiller la poupée affamée, la provoque pour la voir s’enflammer. Et les frissons se meurent sous les doigts qui s’électrisent sur sa cuisse marquée quand sa bouche mordille sa mâchoire. La poupée supplie dans ses murmures muets sous le contact brûlant. Elle veut le sentir tout contre elle. S’essouffler à perdre la raison. Alors quand il revient à ses lèvres, elle se fait mordante la beauté meurtrière. Carnassière entre ses canines aiguisées. Mordant la bouche pour mieux se l’approprier. Reprenant un peu de contrôle dans cet équilibre défait. Et c’est elle qui impose la cadence, sous l’empressement et le manque flagrant. Elle tire sur le sweat lentement, et elle le remonte précipitamment pour découvrir un peu de chair. Puis ses doigts se bercent sur le torse, tracent des constellations avant l’agitation. Découverte sans textiles superficiels. Peau contre peau. Puis elle vire le gilet sur ses épaules pour une égalité, le regard accroché aux prunelles bleutées. Et c’est elle qui s’approche, qui s’accroche, qui laisse sa poitrine érafler son buste pour le faire céder. Toucher démentiel sous le sourire de dentelle. Tentatrice et prédatrice. Elle prend ce qu’il lui donne. Elle vole ce qu’il lui vend. Et elle le cherche tellement, voulant lui faire le même effet qu’il lui fait. Ses lèvres voguant sur sa mâchoire pour s’attaquer à son cou. Quand ses doigts dessinent dans son dos des fresques légères. Puis elle mord la bestiale sa trachée avec délicatesse pour déclencher l’ivresse.

Car elle veut voir de quoi il est constitué le gamin paumé.
Elle veut s’abreuver de ses impulsions pour un peu plus de condamnation.




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nos âmes en enfer

Mais j'essaye d'm'en sortir, même si j'm'attends au pire, marre de faire semblant. J'veux fuir avec ma silhouette dans l'vent, j'te promets qu'c'est tentant j'ai des regrets quand j'pense que j'ai gardé mes yeux d'enfant perdu mon calme, les deux poings sanglants...
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- Il est capable de faire tenir une cuillère sur son nez.
- Il a un talent particulier pour sur-protéger sa soeur.
weapon : Semi-automatique avec balles bénites. Il le cache à son mollet quand il part en mission / Arc pliant. Toujours sur lui, il est caché dans un double fond dans son sac-à-dos / La Kunée qui rend invisible son porteur est sagement rangée dans son appartement / Fioles d'eau bénite toujours sur lui, cachées dans son sac-à-dos.
Allegeance : Loyal envers templiers – Il a très tôt compris qu'il serait un templier. L'idée de leur être déloyal ne lui est jamais passé par la tête. Il y a plusieurs raisons à cela : 1/ il risquerait de mourir 2/ c'est toujours mieux que de ne rien faire 3/ il avait besoin d'un passe-temps. Il connaît l'importance du rôle des templiers. C'est pourquoi il se tient toujours à leurs côtés, prêt à aider.
these streets : Il en sait beaucoup trop pour feindre l'ignorance. En fait, il connaît les vraies raisons de la plupart des derniers événements. Le crash de l'avion, la famine... Parfois, il est convaincu que l'ignorance est la meilleure chose qui puisse arriver aux humains. Ils paniqueraient davantage. Alors, il veille à couvrir les traces surnaturelles autant dans la vie que dans ses articles.
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Sujet: Re: HOT // 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Sam 21 Juil - 13:48 ()

 
'cause your body’s a message send my regards to hell

Est-ce qu’ils font une connerie ? La question tambourine au même rythme que son myocarde. La question ne lui laisse pas de repos, alors qu’il ne désire qu’une chose. Conquérir chaque parcelle du corps de Nolan. Alors que son corps n’attend pas la réponse. Agissant sous quelques pulsions naturelles. Est-ce qu’ils font une connerie ? Peut-être. Peut-être pas. Il n’a pas envie d’y réfléchir. Il n’a pas envie d’envisager les conséquences. Ils verront après. Ils verront demain. Est-ce qu’ils font une connerie ? Il a la réponse juste sous ses yeux. Quand Nolan croise son regard. Il a la réponse juste sur sa peau. Quand Nolan le touche. Il est là où il doit être. Pas ailleurs. Il regretterait de partir maintenant. Alors, il se lance à corps perdu. Dans cette parenthèse nocturne. Parenthèse douce. Parenthèse passionnée. Souffle qui s’accélère. A chaque baiser. A chaque toucher. A chaque mouvement. Cage thoracique subissant les attaques de la respiration. Cage thoracique montant. Cage thoracique descendant. Sans relâche. Rythme effréné pour tenter de compenser. Rythme effréné pour accompagner les battements affolés du coeur. Réaction naturelle. Quand le feu s’embrase. Quand les gestes se font fiévreux. Quand chaque échange est vital. Quand la précipitation est partout et nulle part à la fois. Juste mélange afin de faire durer le plaisir, tout en profitant.

Il tente. Une taquinerie. Un élan d’humour. Il vient briser le rythme des échanges pour quémander un sourire. Mais il reçoit mieux. Un rire. Un rire sincère. Un rire envoûtant. Un rire rare. Un rire transperçant. Pas de moquerie dans ce rire. Pas de sadisme dans ce rire. Seulement de la sincérité. Seulement de la joie. Incitation à poursuivre sa course du toucher. Incitation à dévorer la peau de ses lèvres. Changement de position. Jambes enlacées autour du bassin. Vague ressemblance avec la soirée au bureau. Air de déjà vu. Quelques différences. Rôles inversés. Menottes en moins. Danse sensuelle en moins. Heureusement. Il ne se risquerait pas à quelques mouvements. Trop ridicule. Trop peu à l’aise. Il ne saurait même pas séduire une algue avec ses ondulations. Alors, Nolan, n’en parlons pas. Il sourit contre sa peau. Pensant au moment malaisant qu’il pourrait offrir. Il sourit moins en imaginant les conséquences. Un coup de pied aux fesses. Index autoritaire montrant la sortie. Traumatisme imprimé sur les rétines de Nolan. Heureusement, il a d’autres talents. Des talents moins traumatisants. Pour la séduire. Pour la faire languir. Talents qu’il met à profit. Pour glisser le long de la cuisse. Pour trouver le chemin jusqu’à la dentelle. Pour en dessiner les contours. Lenteur dans le geste. Lascivité contrôlée.

Réponse immédiate. Dents qui se referment sur la mâchoire. Incitation à continuer. Incitation à aller plus loin. Mais les doigts abandonnent le tissu. Provocateurs. Les lèvres cherchent celles de Nolan. Tentative refusée par un mordillage. Frémissement dans les membres. Douce punition pour oser la faire languir. Et il sourit, le bougre. Presque fier de lui. Presque amusé de la maltraiter du toucher quand elle est capable de déclencher tant de réactions en lui. Désir vibrant au creux du ventre. Toucher brûlant. Fièvre dans le regard. Trop de tension à évacuer. Trop d’erreurs à corriger. Trop de maux à réparer. Trop de conflits à régler. Il se laisse faire, Noah. Quand elle s’empare de son sweat. Il se fait coopératif, Noah. Quand elle le déshabille. Il lève les bras pour se débarrasser du vêtement. Élément superflu de la scène. Élément balancé sur le côté. Laissant derrière lui une peau blanche. Besoin de soleil. Peau blanche faisant apparaître les lignes soignées d’une lettre, ancrée dans l’épiderme. Un -e tatoué à l’intérieur du bras. Déformé par les mouvements du bras. Noir sur peau blanche. Pas le vestige d’une relation amoureuse. Pas l’initiale d’une petite-amie. Plutôt un rappel de son frère. Plutôt un moyen de se souvenir. Plutôt une façon de le faire vivre. Parfois, il le regarde. Parfois, il laisse son index redessiner la lettre. Parfois, il sent son coeur se serrer. Mais aujourd’hui, les yeux sont posés ailleurs. Le coeur est occupé à battre à tout rompre. L’attention est focalisée sur Nolan.

La fureur se calme. L’empressement s’apaise sous les doigts de Nolan. Phalanges en cours d’exploration de la blancheur. Phalanges esquissant des oeuvres imaginaires sur une toile immaculée. Prendre le temps. De découvrir. De savourer. D’apprécier. Bras fixés de part et d’autre de la douce créature. Pour mieux s’offrir. Pour mieux chercher le contact. Et l’artiste s’interrompt. Le regard accroché au sien. Comme une provocation. Alors, il la dévisage, Noah. De ses yeux rieurs. De ses yeux gourmands. Dans l’attente de la suite. Le gilet tombe des épaules. Bon débarras. Portes ouvertes à de nouveaux plaisirs. A de nouveaux secrets. Elle s’approche, Nolan. Elle l’attire de ses membres. Tout droit dans le piège. Tout droit dans la gueule de la louve. Et quelle louve ! Le torse rencontre la poitrine aperçue plus tôt. Couverte religieusement le temps de la tempête. Poitrine et torse se frôlent, s’éraflent. Ils s’offrent l’un à l’autre. Peau contre peau. Chaleur mélangée. Souffles entrechoqués. Ce n’est pas assez pour Noah. Qui se rapproche un peu plus. Qui arrache ses mains de la table pour les placer sur la silhouette. Qui cède un peu plus à la folie du moment. Elle vient le grignoter de ses lèvres. Elle traverse la mâchoire pour mieux descendre le long de son cou. Tête penchée sur le côté. Exposer davantage son cou. Offrir quelques centimètres supplémentaires de peau.

Lèvres entrouvertes. Paupières fermées. Pour apprécier chaque contact. Pour s’adonner au toucher. Pour laisser les autres sens prendre le relais. Pour lâcher prise. Les phalanges féminines s’attaquent au dos. Réalisant un ballet destiné à le faire succomber. Et il succombe. Il se laisse gagner par les caresses. Cajoleries provocantes. Les dents se referment contre sa peau. Tendre emprisonnement. Tendre taquinerie. Soupir qui s’expulse de la bouche de Noah, alors que les yeux se rouvrent. Alors qu’il se perd dans les prunelles claires. Accroché aux iris comme un naufragé. Il est foutu face à elle. Il est foutu face à la démence. Morsure pour jouer. Pour l’inciter à se dévoiler. Pour l’obliger à répondre. Mise à l’épreuve charnelle. Pion avancé sur l'échiquier. À Noah de contre-attaquer. Il ne se fait pas attendre. Les doigts passent sur les côtes. Pour découvrir leurs reliefs. Pour les dessiner du bout des phalanges. Et ils remontent. Jusqu’à atteindre la courbe d’une poitrine parfaite. Les phalanges se font taquines, malicieuses. Elles frôlent les reliefs pour laisser leurs empreintes. Pour les marquer de la douceur du toucher.

Mains avides d’en découvrir davantage, de déclencher de nouvelles sensations. Une seule descend le long de l’épiderme, semant délicatesse et perversion. Elle ne s’arrête que lorsqu’elle rencontre la dentelle. Elle est de retour le long de l’élastique. Promesse tenue. Au moins une. Les phalanges glissent. Elles s’immiscent. Sous le tissu. Entre les cuisses. Offrant une chorégraphie improvisée. Le front vient se coller à celui de Nolan. Les nez se frôlent. Les lèvres sont gardées hors de portée. Pour mieux jouer. Pour mieux se faire désirer. Pour mieux torturer. Torture qu’il inflige et qu’il s’inflige. Pouls s’affolant au fur et à mesure que les doigts encerclent le désir. Il abandonne la chair pour s’en prendre à son jean. Le retirer. S’en débarrasser. Dans l’urgence. Désir au bout des doigts. Désir au bord des lèvres. “Et merde..." La descente du pantalon est laborieuse. Bloquée par les sneakers. Chaussures oubliées dans la précipitation. Index levé entre Nolan et lui. Mine contrite. “Deux petites secondes..." Obligé de se défaire de Nolan. A contre-coeur. De se pencher pour retirer les baskets. Portant son poids sur un seul pied. Avant de basculer sur l’autre. Pour se défaire de cette prison de textile. Piètre spectacle offert. Indigne d'un numéro de cirque. Au moins, aucune chute n'est à déplorer. Il jette ses affaires au loin. Très loin. Pour ne pas avoir envie de les renfiler trop tôt. Pour ne pas être tenté par une fuite soudaine.

Il se retourne vers Nolan. Sourcils froncés. Pouce pointé vers les vêtements. Incapable de garder le silence. “Je suis un peu plus doué que ça d’habitude.” Quand le désir brûlant ne le prend pas. Désir presque douloureux. Quand l’envie furieuse ne le ronge pas autant. Envie furieuse de reprendre où ils se sont arrêtés. Quand on ne lui fait pas perdre la raison. Ils ne sont plus que deux corps quasiment nus. Deux corps qui se provoquent, qui se cherchent. Pour mieux se trouver. Plus aucun moyen de se cacher, de camoufler l’histoire, de couvrir les marques, d’échapper aux hématomes. Ils dévoilent tout dans la nudité. Faiblesses à la vue de l’autre. Sous la lumière artificielle.




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Dernière édition par Noah T. de Fontanges le Jeu 16 Aoû - 18:55, édité 1 fois
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Sujet: Re: HOT // 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Ven 27 Juil - 4:49 ()

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Take a hit, shoot me down, shoot me down I will never hit the ground, hit the ground. Playing dead, I'll never do, gotta keep an eye on you... Patience is wearing thin, paper thin, promises broke again, what a sin. But it only feeds my energy so don't expect no sympathy ...

Vitesses enclenchées, cadence acculée par les erreurs de parcours et le mur dans lequel ils foncent sans se détourner. Conséquences muettes et défaites, rangées dans un coin de la tête. Les mômes ils perdent leurs repères pour un peu de misère. Ils brûlent les étapes sans se maintenir dans leur équilibre précaire. Besoin de s’accrocher, de griffer la chair, de dévorer les saveurs meurtrières. Les silhouettes se tentent sous la chaleur, les désirs en ébullition, les frissons en libération. Les doigts voguant sur les courbes pour comprendre le corps, dessiner les remords lointains et les torts soudains. Découverte artificielle d’une âme merveille. Voyage des sens et mirage de démence. Ils s’empressent sous la détresse, caressent les plaies à peine fermées pour les réchauffer. Et il lance les dès le premier l’égaré. Déplaçant ses pions sur l’échiquier pour faire trembler la reine en apesanteur, pour la déloger de sa hauteur. Astre décroché de son ciel de bitume pour goûter à la luxure. Elle brille la poupée sous l’électricité. Electron attiré par son opposé. Force impossible à contourner. Ils se bousillent les antithèses de cette ivresse. De ces pêchés loin de l’anxiété. Lui en effleurant la peau diaphane pour y ancrer ses empreintes, elle suppliant pour prendre ses marques. Victime de l’effet, soumise sous les phalanges inquisitrices. Supplice aux airs de délices. Elle soupire la jolie à deux doigts de la folie. Sous l’ivresse et la tendresse de cet instant volé. Elle gémit sous l’insolence de cette déchéance. Quand Noah se fait dangereux puis vaniteux. Caresses stoppées avant les gémissements. Et la belle qui grogne dans ses mouvements, qui mord la pulpe acidulée du môme pour le punir de ses méfaits. Il sourit cet abruti, fier de lui et peut être qu’elle sourit elle un peu aussi. Sous leurs excès et les interdits qu’ils brisent sans compromis. Et elle, à son tour, elle distribue les cartes. Quand elle s’accroche au textile pour mieux lui enlever, quand elle cherche la nudité pour mieux se lover. Diablesse ivre de toucher, elle perd son innocence pour un peu de plaisir béant. Accroc aux sensations, dépendante à cette drogue. Encore. Et il l’aide Noah, en levant ses bras pour virer le tissu las et elle s’approche la cruelle pour se faire fantasme de dentelle. Quand elle enlève le gilet pour coller sa poitrine sur le torse échauffé, quand elle glisse ses doigts sur la peau claire pour se faire calvaire. Elle appuie là où ça fait mal, elle cherche son naufrage. Les seins nus et le souffle perdu. Et ce sourire en coin, ce rictus provocateur pour évincer la rancoeur. Petite princesse habituée à jouer jusqu’à gagner. Pourtant, aujourd’hui elle risque de perdre. Mais le roi la rattrape encore, de ses phalanges tendres, il la cajole avant de la tordre. Et elle continue la belle ingénue d’imposer sa cohue. Entre pression et tension. Entre tentation et empressement. Entre besoin et agacement.

Les crocs s’accrochent à la trachée, mordillent la vie qui découle. Et une fois de plus, les rôles s’inversent sous le soupir délice, sous le gémissement complice. Les prunelles se retrouvant, océans démontés par l’envie démesurée. Ils se testent encore les étrangers, cherchent à comprendre les vérités dans leurs grands yeux écarquillés. Mais ils s’accrochent à cette précipitation, lamentation d’impatience sous la démence. Et Noah il s’ancre un peu plus à la chair, les paumes caressant les côtes pour voguer jusqu’à la poitrine sous les tremblements de la gamine. Electricité dans les nerfs, fragilité dans les pensées. Elle fond un peu la beauté sous les gestes défaits et l’envie qui tiraille ses entrailles. Et il continue lui de la lamenter, de la torturer sous l’agilité de ses caresses légères. Calvaire d’expirations et d’inspirations. Les paumes venant se poser sur la surface de la table, elle s’accroche la jolie à ne pas trop lui en donner, ne pas montrer l’impatience dans ses tressaillements prématurés.  Pourtant, quand la main glisse sur son ventre, elle ne peut s’empêcher de resserrer la pression de ses jambes, de le rapprocher un peu plus d’elle pour ne pas chuter. L’impatience flagrante et le regard fuyant vers les phalanges tentatrices, sadiques. La dentelle claque légèrement sur la peau et elle se rapproche de l’échafaud l’écho. Le brasier dans le palpitant, le sang brûlant. Puis le contact béant et le murmure quémandant. Elle s’accroche la gamine aux bras de l’insolent, sous la torture intime de ses doigts experts qui dessinent une constellation entre ses cuisses. Et il ne la laisse pas seule Noah, son front venant se coller sur sa tempe, quand elle retrouve son regard, les rougeurs sur ses pommettes, les nez s’accrochant et les souffles se partageant. Effet dément. Désir oppressant. Elle ne retient pas la môme ses gémissements, se cambrant sous l’agilité du poignet. Miaulant sous son empressement. Bordel ! Les canines mordent la lèvre inférieure pour taire les supplices. Mais son corps ondule légèrement, sous l’impatience et la démence. Car elle en veut toujours plus la môme, elle veut le sentir contre elle, détruire la solitude pour une quiétude réconfortante. Mais il disparait Noah, il l’abandonne pour se défaire de son jean. Les doigts tremblants et l’impulsivité gênant la fluidité. Il se maudit le gamin agité. «  Et merde…  »   Sous le sourire amusé de la poupée, qui contemple la galère de ce dernier. Un index levé entre eux pour imposer une pause. «  Deux petites secondes…  »   Et elle observe la jolie le calvaire ahuri, riant légèrement en le voyant galérer autant. Equilibriste à deux doigts de chuter, il jongle face à elle. Puis il jette au loin ses affaires, exaspéré par la lutte précipitée. Et le doigt pointé sur le textile rebelle, les sourcils froncés et le regard un peu honteux, il tente de se justifier Noah pour noyer les dégâts. «  Je suis un peu plus doué que ça d’habitude.  »   Elle rit de plus belle la poupée, acquiesçant par un mmh mmh pour le rassurer. Et elle saute de la table pour l’attirer à elle, ses phalanges ricochant sur son caleçon pour le rapprocher, elle le pousse à son tour contre la surface dure doucement, un sourire en coin, prête à la torturer vicieusement. Chacun son tour après tout…




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Mais j'essaye d'm'en sortir, même si j'm'attends au pire, marre de faire semblant. J'veux fuir avec ma silhouette dans l'vent, j'te promets qu'c'est tentant j'ai des regrets quand j'pense que j'ai gardé mes yeux d'enfant perdu mon calme, les deux poings sanglants...
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the mighty bush : - Il arrive à toucher son nez avec le bout de sa langue.
- Il sait loucher (plus qu'un pouvoir, un don tombé du ciel).
- Il est capable de faire tenir une cuillère sur son nez.
- Il a un talent particulier pour sur-protéger sa soeur.
weapon : Semi-automatique avec balles bénites. Il le cache à son mollet quand il part en mission / Arc pliant. Toujours sur lui, il est caché dans un double fond dans son sac-à-dos / La Kunée qui rend invisible son porteur est sagement rangée dans son appartement / Fioles d'eau bénite toujours sur lui, cachées dans son sac-à-dos.
Allegeance : Loyal envers templiers – Il a très tôt compris qu'il serait un templier. L'idée de leur être déloyal ne lui est jamais passé par la tête. Il y a plusieurs raisons à cela : 1/ il risquerait de mourir 2/ c'est toujours mieux que de ne rien faire 3/ il avait besoin d'un passe-temps. Il connaît l'importance du rôle des templiers. C'est pourquoi il se tient toujours à leurs côtés, prêt à aider.
these streets : Il en sait beaucoup trop pour feindre l'ignorance. En fait, il connaît les vraies raisons de la plupart des derniers événements. Le crash de l'avion, la famine... Parfois, il est convaincu que l'ignorance est la meilleure chose qui puisse arriver aux humains. Ils paniqueraient davantage. Alors, il veille à couvrir les traces surnaturelles autant dans la vie que dans ses articles.
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Sujet: Re: HOT // 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Ven 27 Juil - 18:38 ()

 
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Sujet: Re: HOT // 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Dim 29 Juil - 21:58 ()

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Tempête avant le naufrage, orage avant la défaite. Les corps s’alimentent sous les caresses démentes. Désir de plus, envie d’infini avant le déni. Ils se creusent les étrangers de leurs phalanges glacées pour se réchauffer. Exploser la routine pour s’injecter un peu de morphine. Drogue en baiser, bien loin des pilules dorées. La dépendance se crée dans chaque geste impulsif, dans chaque instant corrosif. Sous la chaleur et les tremblements. Entre la tentation et la condamnation. Plus d’arrêt. Que cette parenthèse, fissure spatio temporelle, pour tromper l’ennui et se sentir en vie. Alors ils se brûlent les interdits, comme une allumette qu’on vient de craquer. Sous le contact de l’autre, les étincelles viennent s’enflammer en une nuée. Après les carnages et les dégâts, éclats parsemés au sol d’âmes brisées. Ils se rattrapent pour se recoller, faire semblant qu’ils peuvent exister dans un « nous » improvisé. Et Nolan elle se consomme en un éclair, fille du calvaire qui trouve un peu de joie éphémère. Dans le ballet des corps en accords et des bouches quémandantes de saveurs. Elle s’expose, elle s’explose. L’innocence enterrée pour quelques gémissements volées.




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Sujet: Re: HOT // 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Lun 30 Juil - 18:07 ()

 
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Sujet: Re: HOT // 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Mar 31 Juil - 7:02 ()

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Corps accrochés, rythme de frictions et de frissons. Les sentiments contradictoires s’effacent sous le mirage tremblant, sous les mouvements carnages. Plus de mots en échos pour s’écorcher, plus de syllabes pour se greffer d’autres plaies. Que le silence sous le refrain de l’ivresse. Chemin hasardeux après les murmures sanglants et les piques oppressantes. Voyage de sensation et de libération. Ils se découvrent les inconnus sous cette nouvelle cohue. Dans l’intimité de la volupté, dans la chaleur qui brûle les coeurs pleins de rancoeur. Entre les bras l’un de l’autre, contre leurs reins dans cet équilibre succinct. Plus que deux esprits entremêlés, esseulés à l’idée de s’écarter. Car y’a cette douceur dans les gestes virulents, cette contradiction sous les conclusions. Impression d’être accompagnée, plus seule face à cet univers de travers. Cette présence autrefois insolente et à présent si innocente. Découverte désobligeante d’un autre visage, d’une parcelle de cette identité jamais éraflée. Même si c’est pour une nuit… Même si l’effet se dissipera sous le déni…




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Sujet: Re: HOT // 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Mar 31 Juil - 9:03 ()

 
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Sujet: Re: HOT // 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Mer 1 Aoû - 7:41 ()

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Corps crispés, souffles précipités. Ils s’effondrent les opposés face à la liberté. Plaisir fauché sous les interdits déchirés. Les palpitants en apnée. Ils laissent la torpeur s’éprendre de leurs os sans un écho. Sous la douceur de l’instant, sous la chaleur de leur danse. Repos après la cadence. Silence après les nuisances. Fatigue dans la carcasse et pensées lasses. Ils restent là les gamins, accrochés à cette rêverie impossible, à cette proximité sublime. Après les éclats et les fracas. Et elle l’attrape l’orpheline, entre ses paumes encore tremblantes, pour sceller cette promesse après cette nuit passée, pour mémoriser le goût de ses lèvres acidulées. Elle s’accroche aux saveurs si loin de la rancoeur avant qu’il lui brise le coeur. Car elle le sait que ça va recommencer cette ritournelle de provocations, cette haine jusqu’à l’exaspération. Ils ne fonctionnent que comme ça les dégâts. Et malgré l’erreur nocturne, la tentation jusqu’à l’implosion, elle se consume contre sa bouche une dernière fois. Une dernière fois avant de reprendre notion de la réalité. De retourner dans son monde d’obscurité. Sous la douleur qui remonte dans sa hanche et vient alarmer ses nerfs. Sous le contact amer du sang contre ses phalanges. Rappel soudain qu’elle est encore sur terre. Misère de fragilité et réalisation de leurs ébats précaires. Elle grimace la poupée, sous la souffrance bien enracinée, sous cette sale sensation d’avoir un peu trop poussé. Le corps se relevant immédiatement en un tremblement. Quand l’amant lui cède précipitamment. «  Oh merde… !  »  Panique dans les mots, vulgarité dans l’écho. La magie se dissipe sous la mauvaise surprise. Le regard océan ne quitte pas la plaie, paralysé par le liquide rougeâtre qui se répand lentement. Fresque ensanglantée sur la peau. Dessin au milieu des cicatrises ancrées. Comme un rappel perpétuel de son existence en dentelle. Et Nolan elle ne cède pas à la peur, bien trop habituée à vivre dans cette horreur. Elle se lève du canapé, scène de crime, pour s’activer plus loin et ne pas l’alerter.

«  Ça va ?  »  Pourtant il est trop tard pour s’en inquiéter. Rien de bien grave. Mais assez pour déclencher la culpabilité. Et ce besoin de le rassurer. De lui dire qu’elle est rodée.  «  Oui, oui.  »  La voix est douce, entrecoupée par son souffle encore saccadé. Le ton presque léger. Et ça ne suffit pas pour le gamin si serein quelques minutes auparavant. Ca ne suffit pas à taire toutes les émotions en contradiction. Ebullition prématurée face à la blessure d’usure. «  Attends, laisse-moi t’aider.  »  Et l’empressement, le désir de l’aider.  «  T’inquiètes pas, je peux…  »  Mais il est déjà là Noah. Les doigts accrochés à la partie du bandage qu’elle venait d’enlever, le regard figé sur la chair retournée. Il se penche légèrement, analyse la peau avec attention avant de soulever la compresse avec délicatesse, pour ne pas déclencher sa détresse. Comme habitué à ce genre de soins. Et elle s’immole dans sa curiosité la brune, aimant l’attention et la préservation dans ses prunelles bleutées. Impression de compter un peu dans son regard, d’avoir un peu d’importance à son égard. «  J’ai eu un frère qui avait tendance à se blesser.  »  Et cette confession, cette explication lancée à la volée. Un sourire triste sur les lèvres. Il s’expose le brun à des souvenirs lointains. Lui montrant que lui aussi a perdu bien plus que ce qu’il aurait voulu. Et elle ne retient pas ses doigts la gamine, elle ne retient pas sa compassion quand elle érafle sa main. Geste pour lui dire je suis passée par là et je suis là. Tendresse après les maladresses. Et l’envie démente de lui coller un sourire, un vrai pas abîmé. De le réconforter sans poser des questions sous la curiosité. Car certaines choses ne cicatrisent jamais…

Mais la douleur vient taire la douceur. Lorsque les phalanges tirent sur le bandage et qu’elle grimace sous un gémissement. Coupure nette dans la parenthèse dorée, retour à la réalité. «  Merde… je suis vraiment désolé.  »  Et l’excuse incompréhensible, le regard qui s’accroche aux grandes prunelles écarquillées.  «  Et tu y es pour rien, ne t’excuses pas. Crois moi c’est pas la première fois que j’ai des problèmes avec mes brûlures, je pense que mon corps en est le témoin parfait.  »  Et elle lui lache un sourire la jolie, un sourire qui cache pleins de sous entendus. De ce manque de confiance certain, de ses fissures muettes et discrètes. De cette peur de l’abandon aussi, du rejet à cause de ce qu’elle est. Elle essaie pourtant de lui arracher un peu de joie la môme, de le rassurer, mais sa poésie tombe dans la tragédie. Drame dans lequel elle se replie. «  Tu as d’autres bandages et de quoi nettoyer ?  »  Et le corps se redresse, l’amant demande son reste. Et elle lui attrape la main doucement, besoin de reprendre le contrôle maintenant. De ne pas se montrer comme une chose fragile.  «  Laisse moi m’en occuper ok.  »  Et elle file la poupée loin de lui, pour récupérer un kit de premier secours avant de revenir dans le salon. Elle s’assoit lentement sur la table, déposant le tout sur la surface froide. Puis elle s’active rapidement, attrapant l’alcool pour se le déverser sur la plaie, la brûlure la piquant de tous les côtés. Elle grogne un peu sous les sensations, sous la douleur à profusion. Putain de corps fracassé ! Le regard levé au ciel, elle se fait patiente la jolie, calmant peu à peu la folie. Et les doigts s’activent de nouveau avec une compresse, nettoyant le sang et frôlant la chair à l’envers. Nouveau frisson dégueulasse, douleur néfaste. Elle tourne un peu de l’oeil mais elle ne s’arrête pas, posant un bandage avant de bander la hanche en prenant toute sa taille. Puis elle finit le travail discrètement sous les yeux de l’errant. Et elle revient à lui, attrapant sa paume pour le ramener à ses côtés. Le verre d’eau toujours apposé à proximité. Elle choppe ce dernier, prend une autre compresse et commence à nettoyer les marques de sang séché, un peu désolée de l’avoir taché.  «  Dis est ce que ça te dirait de…  »  Coupure nette sous sa question. Mots irréfléchis sous l’impulsion et l’envie. Désir de l’inviter à rester. Juste pour une soirée. De noyer les maux dans le confort des bras. Elle se stoppe l’éclat juste là. Sous la gêne et la maladresse. Elle n’avait pas le droit de lui demander ça.  «   Laisse tomber c’est débile.  »  Et le déni, le retour en arrière pour assurer ses arrières. Elle ne veut pas l’oppresser ou même l’obliger. Et sans doute qu’il ne voudrait pas rester. Frustration sous cette pensée. Les doigts continuent de nettoyer les taches, d’érafler le corps pour taire les songes confus et la cohue. Car putain elle en crève d’envie qu’il reste ici.  « Oh et puis merde ! Est ce que ça te dirait de rester ici pour la nuit ?  »  Et elle lache la bombe les lèvres pincées, le regard abaissé pas le courage d’affronter ses prunelles bleutées. La honte dans ses yeux et les rougeurs sur les pommettes. Et déjà elle voudrait revenir en arrière. Reprendre le contrôle.
Car de toute façon, il a déjà eu ce qu’il voulait.
Et il n’a aucune raison de vouloir rester.



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Sujet: Re: HOT // 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Mer 1 Aoû - 9:41 ()

 
'cause your body’s a message send my regards to hell
Souffle encore plus court quand le sang apparaît. Quand il vient les séparer avec sa couleur cruelle. Affliction dans le regard. Blessure dans le coeur. Respiration déraillée. Barrage réel pour leur rappeler la fragilité des corps. Réalité qui frappe Noah. Réalité qui le rattrape. Sentiment d’en être la cause. Il descend de son nuage. Sang présent sur les corps, sur le canapé. Sang visible à l’oeil de tous. Il est sonné, Noah. Il se demande à quel moment ça a déraillé. A quel moment est-ce que le sang a commencé à couler. A quel moment il aurait dû s’inquiéter. Pas maintenant, c’est trop tard. Mais il pose quand même la question. Un ‘ça va’ ridicule. Qui n’a pas de sens. Qui n’a pas de grand intérêt. “Oui, oui.” Répétition censée le rassurer, alors qu’elle essaye déjà de réparer les dégâts. Et lui, il l’embête avec son besoin d’être rassuré. Carcasse inutile si elle est écrasée par la culpabilité. Carcasse inutile si elle reste assise sur le canapé. Alors, il offre son aide. “T’inquiètes pas, je peux…” Elle peut, mais elle n’est pas obligée. Alors, il ne lui laisse pas le choix. Nécessité de réparer. Nécessité de prendre soin d’elle. Et il se retrouve à nouveau là. Près de son corps dénudé. A la couvrir de ses gestes. Non plus pour distiller des caresses. Mais pour offrir des soins. Travail ô combien différent de celui effectué pour réparer la plaie d'une maladresse. Il se fait doux, Noah, pour éviter les tiraillements, pour éviter les grimaces. Travail de précision afin d’échapper à des souffrances supplémentaires.

Dans l’intimité de la nuit, il se confesse. Il lâche une information. Il offre sa plus grande blessure. Il dévoile une faiblesse coupable. Il est rare qu’il en parle. Mais cette nuit, il se sent en sécurité. Il sent qu’il peut se permettre un peu de fragilité. Loin de la méchanceté. Loin de l’humour pour le sauver. Les doigts de Nolan viennent à sa rencontre. Frôlent le dos de sa main. L’attention portée à la blessure se fige sous la compassion. Deux êtres blessés par la vie. Hantés par les démons du passé. Et pourtant, Noah se pense le plus chanceux. Nolan a davantage souffert. Elle en porte les preuves sous ses yeux chaque jour. Elle a perdu bien plus que lui, mais c’est elle qui apporte compassion et compréhension. C’est elle qui a ce geste pour partager la douleur. Moment suspendu qui ne dure que quelques secondes. Le temps d’un frôlement. Enfin, la compresse disparaît. Et les excuses fondent à la vue de la brûlure. “Et tu y es pour rien, ne t’excuses pas. Crois moi c’est pas la première fois que j’ai des problèmes avec mes brûlures, je pense que mon corps en est le témoin parfait.” Il capte le sourire de Nolan. Autodérision dans la douleur. Protection contre les déboires. Pour lutter contre la mélancolie du moment. Deux individus en pleine descente après avoir goûté à la drogue. Il y répond, à ce sourire. Il hausse même les épaules, le regard un peu plus pétillant. Les mots teintés de taquinerie. “Tu aurais pu être borgne et avoir une jambe de bois. Tu t’en sors pas si mal.”  Et puis, les brûlures font partie d’elle. Elles constituent un chapitre de son histoire. Elles sont un rappel des épreuves traversées. Elles sont la preuve de sa force et de son courage.

Noah a fini avec le bandage et la compresse. Besoin d’outils pour poursuivre son oeuvre. Mais Nolan en a décidé autrement. “Laisse moi m’en occuper ok.” Elle disparaît du salon sans plus attendre. Et il reste là, Noah. Les bras ballants. À se demander ce qu’il peut bien faire pour aider. À observer cette pièce d’un regard neuf. Non plus comme une scène pleine d’indices. Mais plutôt comme une pièce étrangère dans laquelle il n’a aucune habitude. Environnement inconnu avec lequel il doit cohabiter. Dans lequel il doit trouver ses marques. Il traîne les pieds jusqu’à la poubelle pour y jeter la compresse. Puis, il regroupe les vêtements. Il tente d’apporter un peu d’ordre. Lui, le gars qui a tendance à tout laisser traîner dans sa chambre et sur son bureau. A tout déranger. Finalement, le rangement devient une échappatoire, une lutte contre l’isolement. Jusqu’à ce que Nolan revienne. Chargée de son kit de premier secours. Il la rejoint, attrapant un rouleau de sparadrap au hasard. Pour mieux le faire tourner entre ses doigts. Pour mieux occuper son esprit. Encore épris de culpabilité. Il recule, venant s’adosser contre le mur. Il lui laisse l’espace. Il lui laisse le temps de prendre soin d’elle. Elle n’a pas besoin de lui. Elle s’occupe d’elle-même depuis longtemps. Ce n’est pas en une nuit que ça va changer. Ni en une vie. Et pendant que les phalanges jouent avec le rouleau, les yeux observent le manège autour de la plaie. L’alcool qui désinfecte. Le tressaillement sous la brûlure. La compresse qui agresse plus qu’elle ne nettoie. Le grognement qui s’échappe. La résistance face à la douleur. Et bientôt, la fin de la torture quand le bandage vient s’enrouler autour des hanches.

Il a mal pour elle, Noah. Il imagine la piqûre de l’alcool, l’embrasement des nerfs, la sensibilité de la chair. Il a déjà eu assez de blessures pour savoir que la sienne n’est pas des plus faciles. Comme elle, il aurait préféré s’en occuper. C'est toujours mieux que de maudire la personne qui osera appuyer trop fort. Que de devoir s’empêcher de souffrir pour ne pas inquiéter. Que de confier sa plaie à une personne détestée. Alors, il patiente. Il regarde. Simple pantin attendant d’être activé. Pantin inutile dans cette scène. Pantin que Nolan vient chercher en glissant ses phalanges contre sa paume. Il se laisse guider jusqu’à la table. Elle y récupère une nouvelle compresse qu’elle humidifie. Un sourire passe sur les lèvres de Noah. Douceurs échangées. Besoin de prendre soin de l’autre. “Tu sais que je peux aussi me débrouiller ?” Comme elle qui a voulu prendre soin d’elle-même, il en est capable. Mais une par une, les taches disparaissent. Toucher attentionné pour effacer les traces de cette nuit. Il l’observe se concentrer. Se demandant ce qui peut bien se passer dans ses pensées. S’interrogeant sur ce qu’elle peut ressentir. “Dis est ce que ça te dirait de…” De ? Il reste suspendu à ses lèvres. Dans l’attente de la suite. De dormir ici ? De manger ensemble ? Peut-être. Sans trop savoir pourquoi, il sent son estomac se contracter dans l’appréhension de la suite. “De quoi ?” Invitation à poursuivre. Encouragement à finir sa phrase. Mais elle hésite. Partagée. Gêne palpable dans l’air. “Laisse tomber c’est débile.” Elle se défile, Nolan. Elle abandonne. Elle tire un trait sur sa question.

Déception presque perceptible chez Noah quand les épaules s'affaissent. Il ne saura pas ce qu’elle avait en tête. Il ne saura pas ce qu’elle voulait. Il laisse passer. Ne désirant pas insister. Ne souhaitant pas creuser la gêne. “Oh et puis merde ! Est ce que ça te dirait de rester ici pour la nuit ?” Rattrapé par l’envie. La raison dépassée par la folie. Et la rougeur qui gagne les joues de Nolan. Regard fuyant. Eclat fugace sur les lèvres de Noah. Il disparaît rapidement face aux problèmes que cela soulève. Doute quant au sérieux de rester ici. Mais tout a changé, non ? Ou alors, ce n’était que quelques minutes ? Simple trêve entre deux conflits. Est-ce qu’il peut se permettre de rester ? Après les intrusions. Après le malheur occasionné. Après le sang versé. Et il fronce les sourcils, Noah, marquant son indécision. “Tu es sûre que c’est une bonne idée ?” Et pourtant, il a envie. De passer encore un peu de temps ici. Il a conscience qu’en partant, il ne refermera pas seulement la porte de l’appartement. Il sortira aussi de leur bulle. Il laissera derrière lui les souvenirs de cette nuit. Il reprendra le quotidien. Il n’est pas sûr de vouloir. Il n’est pas certain. Il aimerait rester. Un peu plus longtemps. Pour faire s’étirer cet instant. A son tour d’être avalé par les doutes. A son tour de dépasser la raison et de laisser parler la folie. Oh et puis merde ! comme elle l’a si bien dit. Ils n’ont qu’une vie, n’est-ce pas ? Autant en profiter. “Je dois juste prévenir quelqu’un avant.” Il écarte une mèche du visage de Nolan, la glissant derrière son oreille, libérant le regard de cette diversion. Juste avant de réaliser l'ambiguïté de ses mots. “Je veux dire... je ne parle pas de ma copine… Enfin, je n’ai même pas de petite-amie. Je parlais de ma soeur. Pour ne pas qu’elle s’inquiète.” Laborieux. Beaucoup trop laborieux. Il devrait abandonner la partie dès maintenant plutôt que de se débattre. Plutôt que d’essayer de rattraper les barreaux pour ne pas tomber. Mais il lutte pour mettre du sens dans sa phrase d'origine. Pour donner tous les éléments.

Les sourcils se froncent quand l’inquiétude revient. “D’ailleurs, rassure-moi, je ne risque pas de me faire défoncer la gueule par un copain jaloux ?” Crainte de voir un-e petit-e-ami-e faire irruption. Crainte de devoir faire face à quelques problèmes supplémentaires. Les surveillances n'ont jamais vraiment porté sur Nolan, sur sa vie. Plutôt sur ses recherches. Alors, la question n'arrive que maintenant. Tardivement. Il faut dire qu’ils n'ont jamais eu l’occasion de se le demander. Première fois qu’ils discutent posément. Première fois qu’ils ne se déchirent pas. Première fois qu'ils sont assez intimes. Pour combien de temps ? Et s'il y a un risque, il veut savoir. Pour partir avant. Pour s'échapper et ne jamais revenir. Parce qu'il n'est pas venu ici pour souffrir, Noah.



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❝ Vivre ; ça doit être une sacrément belle aventure❞ Tout enfant est ainsi confondu la première fois qu'on le traite arbitrairement. S'il vient à vous, il estime avoir droit, par-dessus tout, à la justice. Si vous vous montrez injuste envers lui, il ne cessera pas de vous aimer mais il ne sera plus jamais le même. Nul n'oublie la première injustice. Peter Pan


Dernière édition par Noah T. de Fontanges le Jeu 16 Aoû - 18:57, édité 1 fois
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Sujet: Re: HOT // 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Sam 4 Aoû - 7:27 ()

'Cause your body’s a message send my regards to hell
Take a hit, shoot me down, shoot me down I will never hit the ground, hit the ground. Playing dead, I'll never do, gotta keep an eye on you... Patience is wearing thin, paper thin, promises broke again, what a sin. But it only feeds my energy so don't expect no sympathy ...

Descente après la luxure, retour à cette usure. Vies arrachées ou brisées par le malheur et l’horreur. Existences figées face aux années, face au deuil et aux cercueils qui ont défilés. Les étrangers ils se confessent après l’ivresse, témoignant de leur détresse. Besoin de parler, de communiquer la douleur plutôt que de la retenir dans le coeur. Parenthèse de découvertes, fissure sous les défaites. Les mots glissent entre les lèvres rosées, témoignent des expériences outrepassées et ouvrent cet part à l’attachement prématuré. Lien qui se fait dans le silence des gestes, dans les échos des maux. Et la caresse, l’effleurement, le besoin de s’ancrer à cet instant. Elle s’expose la poupée en s’approchant, elle s’explose en le réconfortant. Blessures encore ouvertes sous les cicatrises délabrées, fresques ensanglantées qui définissent l’être. Ils ont tous un passé, tous une histoire à raconter, des chapitres à l’envers et des drames de travers. Certaines plus dures à partager, certaines plus difficiles à écouter ou à confesser. Alors on y rajoute de la légèreté, on tente de s’en moquer, de faire paraitre ça pour une habitude tandis qu’au fond se creuse l’amertume. Mais la voix se casse, le visage se tache. Et le masque s’effrite sous la vérité égoïste. Transparence vacillante, vulnérabilité oppressante.  Mais il sourit Noah, il sourit pour éviter qu’elle sombre dans la folie. Clarté au milieu de l’obscurité. Espoir entre les déboires et les idées noires. Geste des épaules et taquinerie sur les lèvres. «  Tu aurais pu être borgne et avoir une jambe de bois. Tu t’en sors pas si mal.  »   Et le geste impulsif, le bras qui vient frapper le torse lassement sous l’amusement, quand elle brille un peu l’astre loin de ses désastres. La bouche retroussée et un peu de bonheur entre les traits. Petit con qu’elle pense doucement, quand elle s’attache rapidement. Mais qu’elle fait semblant, qu’elle reprend l’équilibre   pour se tenir à ce qu’elle connait, à ce qu’elle peut gérer. Car elle ne sait pas Nolan, comment on fait pour chuter pour quelqu’un, le coeur n’ayant jamais battu aussi férocement.

Alors elle s’écarte le mirage, elle s’efface du salon pour soigner les plaies ouvertes. Les phalanges agrippant un kit de premiers soins, elle revient, voyant le gamin trainer des pieds pour s’occuper, le regard dans le vide et les bras livides. Petit amas de fringues juxtaposé sur le côté et culpabilité encore dans les prunelles écarquillées. Elle vient se poser sur la table, un sourire en coin en l’observant tourner. Puis il se ramène à proximité, choppe un rouleau de sparadrap pour s’occuper les doigts avant de repartir contre un mur au loin. Hyperactif qui cherche à  atténuer l’anxiété, qui ne veut pas s’immiscer tandis qu’elle cherche à se soigner. Et les phalanges viennent s’activer rapidement, habitude bien ancrée de nettoyer la chair en subissant un calvaire. Elle va vite la poupée, pour contrer la douleur et se noyer dans la douceur. Elle se dépêche pour ne pas perdre une minute et profiter de cette parenthèse de quiétude. Mais le visage témoigne de la souffrance, des brûlures sous l’alcool qui s’écoule sur la hanche, des sensations qui dérangent. Nerfs crispés et muscles bandés. Elle rumine Nolan sous toute cette ébullition d’émotions, le palpitant battant sous la colère tandis qu’elle se maudit pour cet enfer. Puis elle revient vers lui, elle attrape la paume doucement pour le ramener jusqu’à la table et l’infirmière continue sa misère. Besoin d’effacer les marques ensanglantées, de prendre soin de l’étranger. Et elle le voit ce petit sourire léger, amusé sur les lèvres pincées.  «  Tu sais que je peux aussi me débrouiller ?  »   Et elle se laisse contaminer, un rictus figé sur sa bouche quand elle lui répond sans songer. «  Oui je sais.  »   Poupée attentionnée, elle se fait tendre contre la peau, les doigts éraflant légèrement, effaçant les taches oppressantes. Et les vagues à l’âme, la perte dans les pensées entremêlées sous les envies muettes. La curiosité s’immole dans la caboche, les besoins aussi. Et si … Si elle osait quémander. Elle commence la poupée à demander et l’hésitation vient se mêler.  «  De quoi ?  »   Et il insiste Noah pour savoir ce qu’elle veut l’éclat. Pour la pousser à dire ce qu’elle a en tête. Dis moi pourquoi tu hésites comme ça. Alors elle se rétracte la poupée, elle se renferme sur elle même pour pas trop se familiariser. La peur dans le ventre et la hantise du rejet. Et elle voit la déception dans le corps qui s’affaisse, la frustration sous le silence qui agresse. Alors elle emmerde sa conscience, les nuisances qui l’empêchent de tenter sa chance. Les mots sortent sans même songer et déjà la honte vient la maculer. Rougeurs sur les pommettes et maladresse dans la tête. Qu’est ce que tu viens de faire putain ? Elle n’ose pas même le regarder, trop préoccupée à ce qu’il pourrait lui dire pour l’envoyer péter. Trop anxieuse à l’idée même qu’elle soit la seule à vouloir étendre cet instant. Car ce n’est pas dans ses habitudes de quémander, elle est bien trop fière pour s’exposer.  «  Tu es sûre que c’est une bonne idée ?  »   Et il la rétame avec cette question bancale. Ouais il a raison, ils ne devraient pas. Après tout, c’était sans doute le coup d’une fois. Elle a le regard toujours figé sur la hanche, la gêne montant tout comme la pression. Tension dans les os, panique dans les membres. Le coeur bat plus vite dans la cage thoracique, s’énerve sous les battements frénétiques. Elle va se faire rejeter, elle le sait. Après tout, elle avait déjà bien assez merdé.

«  Je dois juste prévenir quelqu’un avant.  »   Et pourtant… Il revient Noah pour taire les éclats de ses pensées. Il la rattrape avant qu’elle se noie dans les incertitudes et la solitude. Les doigts filtrant une mèche brune pour la glisser derrière l’oreille, le regard remonte pour se perdre dans les lueurs océanes, un sourire léger sur les lèvres.  «  Je veux dire... je ne parle pas de ma copine… Enfin, je n’ai même pas de petite-amie. Je parlais de ma soeur. Pour ne pas qu’elle s’inquiète.  »   Et le double sens qu’elle n’avait pas vu, la cohue qui s’ensuit sous les mots éperdus. Elle sourit la poupée sous la maladresse et la détresse. Elle sourit, amusée par les balbutiements et le besoin de lui dire qu’il n’est avec personne. Mais à l’énonciation de sa soeur, le visage devient blanc. Rappel soudain de la mort, de l’hystérie, de la fureur et de l’instabilité d’une môme abusée. Flashbacks violents de ce qu’elle est, de cette nature qu’elle a pas su contrôler, de l’horreur qu’elle a dessinée. Et cette foutue culpabilité, cette haine envers soi même, ce dégoût pour ce qu’elle a fait. Elle glisse Nolan dans les abysses. De l’anxiété, de la douleur, de la rancoeur. Et elle s’effondre en silence sans un bruit, le coeur interdit.  «  D’ailleurs, rassure-moi, je ne risque pas de me faire défoncer la gueule par un copain jaloux ?  »   Mais le brun il essaie de la récupérer, de ne pas la blesser, de savoir où elle en est. Dans sa vie, dans cette mélancolique tragédie. Et elle sourit un peu, pas trop, amusée à l’idée que ce dernier puisse être possessif, amusée face à cette question si naturelle pour en apprendre plus sur la poupée. Si peu habitués à se parler sans se provoquer, ils n’avaient jamais partager quoi que ce soit, que des piques pour s’infliger de l’effroi. «  J’ai personne.  »   Et elle n’a pas perdu son sourire la martyr. Les étincelles dans les prunelles, l’amusement dans l’océan merveille. Et déjà elle se soulève pour lui laisser de l’intimité, pour qu’il appelle sa soeur sans qu’elle ne puisse écouter. «  Je t’attends dans la chambre du coup.  »   Et elle file loin, sur le matelas, le corps venant s’écrouler sous les dégâts. Légère douleur dans l’abdomen et chaleur dans le coeur. Elle se cache sous les draps l’éclat. Le visage entre les coussins, la conscience éteinte. Les doutes s’immisçant lentement dans le crâne. Qu’est ce qu’elle fait ? Elle ne comprend pas pourquoi elle lui laisse une chance de s’immiscer dans sa vie. Elle ne saisit pas pourquoi elle en a envie. Alors elle cherche une réponse, une piste à laquelle se raccrocher dans ses pensées, mais il n’y a rien pour se repérer. Elle est juste paumée. Et quand il revient Noah dans la chambre qu’il s’installe sur le lit à son tour, elle hésite quelques secondes avant de s’approcher. De peur de le brusquer. Mais déjà sa tête vient se reposer sur le torse, proximité volée, sous sa respiration qui s’écoule lentement, sous le silence qui s’épuise doucement. Elle reste là l’éclat à écouter cette vie qui s’écoule, à profiter de cet interdit qui s’écroule …


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nos âmes en enfer

Mais j'essaye d'm'en sortir, même si j'm'attends au pire, marre de faire semblant. J'veux fuir avec ma silhouette dans l'vent, j'te promets qu'c'est tentant j'ai des regrets quand j'pense que j'ai gardé mes yeux d'enfant perdu mon calme, les deux poings sanglants...
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the mighty bush : - Il arrive à toucher son nez avec le bout de sa langue.
- Il sait loucher (plus qu'un pouvoir, un don tombé du ciel).
- Il est capable de faire tenir une cuillère sur son nez.
- Il a un talent particulier pour sur-protéger sa soeur.
weapon : Semi-automatique avec balles bénites. Il le cache à son mollet quand il part en mission / Arc pliant. Toujours sur lui, il est caché dans un double fond dans son sac-à-dos / La Kunée qui rend invisible son porteur est sagement rangée dans son appartement / Fioles d'eau bénite toujours sur lui, cachées dans son sac-à-dos.
Allegeance : Loyal envers templiers – Il a très tôt compris qu'il serait un templier. L'idée de leur être déloyal ne lui est jamais passé par la tête. Il y a plusieurs raisons à cela : 1/ il risquerait de mourir 2/ c'est toujours mieux que de ne rien faire 3/ il avait besoin d'un passe-temps. Il connaît l'importance du rôle des templiers. C'est pourquoi il se tient toujours à leurs côtés, prêt à aider.
these streets : Il en sait beaucoup trop pour feindre l'ignorance. En fait, il connaît les vraies raisons de la plupart des derniers événements. Le crash de l'avion, la famine... Parfois, il est convaincu que l'ignorance est la meilleure chose qui puisse arriver aux humains. Ils paniqueraient davantage. Alors, il veille à couvrir les traces surnaturelles autant dans la vie que dans ses articles.
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Templiers

Sujet: Re: HOT // 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Dim 5 Aoû - 8:00 ()

 
'cause your body’s a message send my regards to hell
L’humour au bord des lèvres pour dédramatiser. L’envie de décrocher de la tristesse pour s’enliser dans la bonne humeur. Et puis, le bras qui vient frapper le torse. Protestation feinte pour couvrir l’amusement. Complicité qui naît sous l’éclat du sourire. Au détriment des borgnes et des propriétaires d’une jambe de bois. Personnes assurément sympathiques et appréciables. Il n’en fait aucun doute. Mais quand même. Imaginer Nolan claudiquer et porter un bandeau sur l’oeil a quelque chose d’assez comique. Le tableau ne serait pas complet sans le crochet à la main. Et alors, là, elle serait parfaite dans la peau d’une pirate. Mais quelque chose lui dit qu’elle n’est pas encore prête pour le crochet. La légèreté du moment s’effrite lorsque Nolan s’échappe. Elle repousse l’aide pour mieux prendre soin d’elle. Volonté de rester indépendante malgré tout. Il s’y plie, Noah. Déjà satisfait d’avoir pu aider. Ne serait-ce qu’un peu. Il doit aussi reconnaître sa place. Celle de l’étranger qui s’est introduit chez Nolan. Celle de l’homme qui la surveille depuis des années. Celle du mec qui débarque un peu de nulle part. Alors, il cherche une utilité dans cet appartement. Presque intimidant. Avec son silence. Avec ses secrets. Avec ses indices. Un appartement qui lui semble plus agréable éclairé de son téléphone. Et finalement, le lieu se fait un peu plus chaleureux et accueillant lorsque Nolan revient. Elle s’inflige sa torture sans faillir. Masochisme en arrière-plan. Moment grimaçant. Étape obligatoire par laquelle passer pour assurer la bonne santé.

Mais bientôt, la douleur laisse place à un peu de tendresse. Lorsque les doigts s’emparent d’une compresse. L’humidifient. Ramènent Noah au centre pour mieux le débarrasser des empreintes rouges. Pas de recul sous l’humidité. Pas de protestation sous les phalanges. Il se laisse faire. Se contentant de rappeler qu’il peut se débrouiller. Pour le forme. Pour la blague. Besoin de voir son visage s’illuminer. Besoin de voir son regard pétiller. Encore une fois. Toutes les occasions sont bonnes pour voir ses traits se mouvoir sous l’amusement. “Oui je sais.” Elle sait. Qu’il peut le faire tout seul. Qu’il peut prendre soin de lui-même. Et pourtant, les gestes insistent. Les contacts continuent. Besoin d’être là l’un pour l’autre. Besoin de s’approprier le corps de l’autre autrement que par les caresses. Besoin de montrer son affection à travers de simples gestes. Sans passer par les mots. Les paroles sont trop prématurées. Ils ne sont encore que deux enfants qui cherchent leur équilibre. Ils apprennent seulement à marcher ensemble. Ils avancent lentement. Innocence encore préservée des regards et critiques extérieurs. Le silence se fait, alors que les sourires persistent. Alors que les doigts poursuivent. Le silence laisse toute la place aux réflexions, aux doutes. Silence traître qui les prend par surprise et les plonge dans les doutes. Silence bienfaiteur qui permet à Nolan de formuler son invitation. A grand renfort de courage, de spontanéité.  

Invitation à faire de lui une présence légitime. Invitation à faire durer sa visite impromptue. Jusqu’à l’aube. Jusqu’à ce qu’une nouvelle journée débute et qu’ils soient de nouveau avalés par le quotidien. Et l’hésitation de Noah. Présente. Persistante. Incapable de s’en défaire. Comme contaminé par les inquiétudes de Nolan. Il ne sait pas. S’il doit rester. S’il s’agit d’une bonne idée. Leur passif est trop important. Les conflits sont trop nombreux. Dernièrement, cela a pris une tournure inattendue. Une tournure mortelle. C’est sa soeur qui en a fait les frais. Il n’a pas envie que ça recommence. Il n’a pas envie que quelqu’un d’autre souffre. Sa famille. Nolan. Lui. Il sait aussi qu’il regrettera de partir maintenant. Il s’en voudra. Il ne cessera de ressasser. En se demandant où est-ce que ça aurait pu les mener. Se questionnant sur la relation qu’ils auraient eue. La compresse agit comme un baume sur ses craintes. Elle efface les traces ensanglantées. Elle fait disparaître les doutes. Les uns après les autres. Elle laisse derrière elle une certitude. Il doit rester. Mais alors, il s’emmêle, Noah. Trop désireux de ne pas briser le moment. Trop inquiet à l’idée de perdre cette proximité. Il saute aux conclusions. Il rattrape des erreurs inexistantes. Et finalement, il fait plus de mal que de bien. Il le comprend quand Nolan perd brutalement son sourire. Quand son visage pâlit. Blessure encore trop fraîche. Événement encore trop proche. Si Noah ne se remet pas du cauchemar de sa soeur chutant sans vie, Nolan ne supporte pas le geste commis.

Alors, il tente de rendre la légèreté dérobée. Il tente d’administrer une nouvelle dose de bonne humeur. Il y parvient. De justesse. Il rattrape la jeune femme du bout des doigts avant qu’elle ne se noie dans la culpabilité. Effet réussi. Sourire délicatement parsemé de joie. Sourire venant de loin. Il réalise que le chemin sera long et difficile. Pour que le prénom de Nolan ne soit plus significatif de meurtrière. Pour que le prénom de Cora ne soit plus celui de la victime. “J’ai personne.” Personne pour la réchauffer la nuit. Personne pour lui demander des nouvelles. Personne pour partager de petites joies et de grands malheurs. Ou l’inverse : de grandes joies et de petits malheurs. Il n’y a personne pour offrir un peu d’insouciance à son existence. Morne réalité quand on passe son temps à courir après la vérité. Mais Noah, il accueille cette annonce avec soulagement. Heureux d’échapper à un problème supplémentaire. Une longue liste l’attend déjà. Pas la peine d’en rajouter un. “Ça m’arrange, j’aurais été trop fatigué pour me battre. Et tu imagines ? Il aurait fallu que tu nettoies mon sang et balances mon cadavre à la poubelle. Je ne mérite pas autant d'efforts.” Il grimace devant l’ampleur du travail. Peu pratique de tromper quelqu’un. Peu pratique de se faire surprendre. Encore moins pratique de se débarrasser d’un corps.

Je t’attends dans la chambre du coup.” Il hoche la tête. Reconnaissant de l’intimité qu’elle lui confère. Reconnaissant de la confiance qu’elle lui offre. Le laisser seul dans une pièce, à portée de ses secrets. Signe que leur relation prend un nouveau tournant. “J’arrive tout de suite.” C’est étrange. De prononcer ces mots. De se donner rendez-vous. Nouvelle dynamique à laquelle il faut s’habituer doucement. Il la regarde s’éloigner, le regard absent. Sans trop savoir ce qu’il fait. Sans trop savoir où ça va le mener. Seulement une nuit. Une nuit passée ensemble. Cela ne signe pas le reste de sa vie. Cela ne va pas changer son quotidien. Une petite nuit. Pour sceller les fragilités. Pour consolider la proximité naissante. Pour ne pas quitter ce cocon si agréable. Une bulle rien qu’à eux. Loin de tous les problèmes. Ils en ont besoin. Mais Noah doit s’en extirper. Un peu. Le temps de prévenir sa soeur. Alors, il fouille dans son jean pour en récupérer son téléphone. Et il s’enferme dans la salle de bains. Quête de calme. Besoin de se retrouver. Il capte son reflet dans le miroir. Reflet d’un inconnu connu. Regard heureux et soucieux. Cheveux mis à mal. Corps nu. Demi-lune légèrement rougie sur l’épaule où les dents se sont enfoncées. Dos griffé. Contraste étrange entre le corps débrayé du mec qui vient de coucher et le regard perdu de l’homme qui éprouve de l’attirance et de la réticence. Peur de blesser. Peur d’être blessé. Peur des conséquences. Il ne peut pas ignorer ce qu’il s’est passé à Paris Plage. Il ne peut pas ignorer que la situation est compliquée.

Il perd quelques secondes à s’observer. A essayer de lire en lui. A tenter de faire le tri dans ses émotions. Peine perdue. C’est un chantier qu’il a dans la tête. Mélange contradictoire de sentiments positifs, négatifs. Combat contre lui-même. Les paumes s’ancrent au bord du lavabo pour y prendre appui. Paupières fermées. Visage baissé. Les secondes passent et il finit par bouger. Un coup d’oeil au téléphone afin de regarder l’heure. Trop tard pour un appel. Même pour les templiers. Alors, il se contente d’un SMS. Quelques mots écrits rapidement. Pour indiquer à Cora qu’il ne rentre pas, qu’elle peut donc passer à l'appartement si elle le souhaite, qu'ils ne se croiseront pas. Il ne rentre pas dans les détails. Il ne précise pas qu’il est avec Nolan. Pas la peine pour le moment. Pas tant qu’il ignore où ça va les mener. Pas tant qu’il ne sait pas si ça s’arrêtera au réveil. La porte de la salle de bains s’ouvre. Le téléphone est abandonné sur la table. Les pieds le mènent jusqu’à la chambre. Il hésite à l’entrée. Cherchant à savoir si Nolan s’est endormie. Il découvre la réponse quand il rejoint le lit, quand il s’y allonge. Elle vient s’appuyer contre lui. Quête de réconfort. Recherche d’espoir. Ils ont besoin d’être rassurés, tous les deux. Enfants abandonnés. Enfants fragilisés.

Ils n’osent pas y croire. Incapables de prendre conscience de ce que la vie vient de leur offrir. Pourtant, le naturel est déjà présent quand Nolan vient poser sa joue contre son torse. Quand ses cheveux viennent étendre leurs tentacules sur leurs peaux. Quand Noah passe son bras dans son dos. Quand ses doigts viennent effleurer l’épiderme au bord du bandage. Retour du silence. Il les enveloppe. Il les protège. Il leur offre une accalmie dans la tempête. Il pourrait s'y habituer. A cette proximité. A cette paix instaurée. Peut-être. Un peu. Prêt à supporter les conséquences pour un peu de bonheur. Prêt à sacrifier pour s'épanouir. “Tu n’as jamais rêvé de partir d’ici ? De t’installer dans un endroit où tu ne serais plus poursuivie par tous les mauvais souvenirs ?” Calme brisé de sa voix. Il est dans ses pensées, Noah. Il se fait rêveur, Noah. Persuadé que tout irait mieux s’il pouvait tout laisser derrière lui et vivre sa vie comme il l’entend. Persuadé qu’il pourrait être heureux sur une île déserte. Toutefois, vivre loin de sa famille serait compliqué. Infaisable. Il a besoin de les voir. Il a besoin de les embêter. Il a besoin de leur parler. Lâcheté réconfortante à l’idée d’un refuge. Fuite en avant face aux soucis quotidiens. Comportement qui ne lui ressemblerait pas. Et pourtant, ça ferait tellement de bien. Une coupure. Une pause dans le quotidien. Il en rêve de plus en plus. Il en a de plus en plus besoin.

Alors, il en rêve. Il poursuit dans son imaginaire, bercé par la tranquillité. Il dessine les contours d’une réalité parallèle, encouragé par cet environnement neutre et chaleureux. “Une île déserte où tu ne croiserais personne. Tu pourrais même te promener nue sans que ça ne dérange personne, sauf peut-être les palmiers et les dauphins. Tu ferais des barbecues sur la plage, tu mangerais les pieds dans l’eau, tu regarderais le soleil se coucher… Ça fait rêver, non ?” Une plage nudiste. Voilà ce qu’il lui faut. Parfait compromis. Elle répond à ses critères. Elle est moins loin qu’une île déserte, donc il serait proche de sa famille. Elle est moins chère aussi. Mais ça n’a pas le même charme. Et finalement, il n’est pas motivé à l’idée de se promener cul nu. Réticence face à la pudeur et aux coups de soleil sur le fessier. De toute manière, même à l'autre bout de la planète, les problèmes seraient toujours dans les environs. Les mauvais souvenirs toujours à portée de main. Où qu’il aille, ils seront là.



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❝ Vivre ; ça doit être une sacrément belle aventure❞ Tout enfant est ainsi confondu la première fois qu'on le traite arbitrairement. S'il vient à vous, il estime avoir droit, par-dessus tout, à la justice. Si vous vous montrez injuste envers lui, il ne cessera pas de vous aimer mais il ne sera plus jamais le même. Nul n'oublie la première injustice. Peter Pan


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Sujet: Re: HOT // 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) Dim 5 Aoû - 13:10 ()

'Cause your body’s a message send my regards to hell
Take a hit, shoot me down, shoot me down I will never hit the ground, hit the ground. Playing dead, I'll never do, gotta keep an eye on you... Patience is wearing thin, paper thin, promises broke again, what a sin. But it only feeds my energy so don't expect no sympathy ...

Réminiscences de la violence, souvenirs de la démence. Flashbacks succincts de la perte du contrôle, de la destruction imminente. Cauchemar oppressant, qui survit même sous le soleil brûlant. Comme ancré derrière les paupières, tatoué dans la chair en preuve amère. De l’atrocité, de la mort, du décès, de l’effet du don ensanglanté. Malédiction innée, équilibre défait. Elle a tué Nolan sans le vouloir, sans pouvoir y croire. Elle a stoppé un coeur pour répandre l’horreur. Et l’image ne la quitte pas, le fracas de la carcasse, l’éclat dans les larmes. Douleur blême dans le palpitant, dégoût sous les carnages. La culpabilité en suiveuse acharnée, l’anxiété toujours accrochée. Elle n’arrive pas à oublier la terreur dans les regards indiscrets, elle n’arrive pas à effacer les traits désespérés. De ce même visage qu’il la fixe maintenant, qu’il l’observe discrètement. Lueurs océanes adoucies par les caresses et l’ivresse mais qui doivent encore ressasser cette mise à mort, ces remords. Elle ne sait pas la poupée comment il fait Noah pour se tenir là. Elle ne comprend pas pourquoi. Il s’ancre à ce faux semblant. A ce piège reluisant d’un bonheur défaillant. Pas faits pour s’aimer seulement pour s’écorcher. Ils n’auraient jamais dû essayer de se toucher, de goûter aux saveurs interdites pour une illusion de liberté. Mais maintenant il est trop tard pour reculer entre les conséquences et les nuisances. Funambules sur un fil étendu, prêts à se perdre un peu plus. Il tente Noah de réparer les plaies infligées avec les mots. De réduire les échos des maux. En une question impulsive, demande malicieuse pour apprendre un peu plus sur la dangereuse. Connaitre les relations et les liaisons, savoir s’il y a une place pour cet avorton. Et la réponse toute faite, la conclusion défaite. Personne pour s’imposer dans les recherches de la beauté, personne d’assez fou pour essayer. De la divertir, de la faire sourire la martyr. Trop de meurtrissures à combler pour s’acharner. Tristesse aux airs de fatalité mais à laquelle elle se complait. Mieux seule que mal accompagnée. «  Ça m’arrange, j’aurais été trop fatigué pour me battre. Et tu imagines ? Il aurait fallu que tu nettoies mon sang et balances mon cadavre à la poubelle. Je ne mérite pas autant d’efforts.  » Et cette confession lui plait, les prunelles rassurées sous cette vérité. L’humour toujours pour tromper la réalité. Elle sourit un peu la poupée, pas encore prête à rigoler sous l’énonciation du mot cadavre. Une saveur macabre dans la trachée. Et déjà elle s’efface du brun, pour retrouver le confort de ses draps. Cocon de sécurité où ses pensées rebondissent entre les murs étroits. Moment de latence après toute cette démence. Echappatoire sous les pensées noires. «  J’arrive tout de suite.  »  Promesse étrange, confiance aveuglante. Elle laisse le bordel à proximité, elle oublie même comment il s’est infiltré l’étranger. Elle a besoin juste de fuir les responsabilités, de s’enfermer dans le silence délabré.

Solitude habituée, exil programmé.

Et l’attente qui s’écoule lentement sous les nuisances dans le crâne. Sous les questions sans solutions. Les conclusions omises pour éviter de s’affronter à la réalité insoumise. La séparation entre attachement et moment de faiblesse. Elle refuse Nolan de sombrer pour une parenthèse dorée. Elle se persuade que ce n’était qu’un instant volé. Mais quand le corps de l’opposé revient dans la chambre, après les minutes démentes, c’est le déni qui reprend, c’est la poésie qui s’étend. La tête se repose sur le torse en une poignée de secondes, les cheveux caressant l’épiderme. Puis le bras cajole la silhouette recroquevillée, instaure cette intimité comme s’ils étaient habitués. Les doigts effleurent la peau, glissent juste au dessus du bandage. Et ce silence, pas de ces silences angoissants bordés par les non dits et les compromis, mais bien un silence réconfortant. De ceux dans lesquels on peut s’oublier l’espace de quelques secondes volées. «  Tu n’as jamais rêvé de partir d’ici ? De t’installer dans un endroit où tu ne serais plus poursuivie par tous les mauvais souvenirs ?  »  Et la coupure nette, le besoin de partager ses pensées, de se perdre à deux dans des rêveries lointaines. Peut être couper cette tension meurtrière pour partager bien plus que quelques provocations à l’arrachée. Nolan, elle se glisse sur le torse, le corps venant se lover contre la silhouette pour mieux l’observer. Le regard bleu figé sur les traits familiers. Envie de mémoriser chaque seconde, chaque petit détail, chaque expression. Poussières de lui qu’elle grave dans son esprit. «  Une île déserte où tu ne croiserais personne. Tu pourrais même te promener nue sans que ça ne dérange personne, sauf peut-être les palmiers et les dauphins. Tu ferais des barbecues sur la plage, tu mangerais les pieds dans l’eau, tu regarderais le soleil se coucher… Ça fait rêver, non ?  »  Elle ne peut se retenir de rire un peu la poupée sous la vision erronée du gamin. De cet idéal un peu trop fleur bleue, trop improbable. «   Ok tu as donc des tendances exhibitionnistes c’est important de le savoir.  »  Elle se moque un peu la môme, tirant sa langue tendrement à l’inconscient. Puis elle reprend. «  Je n’ai pas le même idéal que toi je crois. Et partir d’ici, ça voudrait dire fuir. S’échapper de ce qu’on est, de ce qu’on a. En faîte je crois que m’exiler dans mon appart, ça me suffit déjà.  »  Elle a ce petit sourire en coin Nolan, ce petit éclat aux bords des lèvres. Poupée qui a tout ici, et rien ailleurs. Elle pourrait partir, s’enfuir, s’échapper des pensées noires pour d’autres déboires. Mais cela reviendrait à oublier la raison pour laquelle elle continue de respirer. Car son idéal a quelque chose de mélancolique, de tragique. Rêve d’être déjà morte, d’avoir brûlé en même temps que son foyer pour ne pas avoir à chercher, à comprendre, à fouiner. Tellement plus facile de se reposer loin de cet univers, au travers d’un autre monde parallèle. Réalisation difficile, fatalité nuisible. Mais c’est ce qu’elle est la beauté, qu’une bulle de noirceur remplie de rancoeur. Et parfois ça lui fend le coeur. Alors elle tente de taire le sujet, de ne pas révéler tout ce pessimisme bien ancré. Quand elle glisse ses lèvres sur la morsure faite dans la chair, quand elle embrasse tout doucement l’épaule rougie par la bestialité de leurs ébats précaires. Douceur dans le baiser, tendresse dans le regard. Elle glisse Nolan dans le confort, dans l’intimité, dans tout ce qu’ils se font miroiter. Et elle se replonge dans les prunelles bleutées, dans cette noyade démesurée. L’innocence avant la défaillance. L’ignorance avant la déchéance.


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Mais j'essaye d'm'en sortir, même si j'm'attends au pire, marre de faire semblant. J'veux fuir avec ma silhouette dans l'vent, j'te promets qu'c'est tentant j'ai des regrets quand j'pense que j'ai gardé mes yeux d'enfant perdu mon calme, les deux poings sanglants...
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Sujet: Re: HOT // 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah) ()
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HOT // 'cause your body’s a message send my regards to hell (noah)
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