boom bitch
Le forum est de retour pour vous jouer de mauvais tours.
Pour tout savoir des nouveautés, c'est ici !
let the sky fall
Un accident d'avion, un trésor piégé et un équilibre mis à mal par l'arrivée de nouvelles forces dans le jeu d'ombres...
Voilà ce qui vous attend dans la nouvelle intrigue.
like I own it
Parfois, on a juste envie d'inaugurer un bâtiment tranquille. Malheureusement, on a souvent des invités surprise....
Participez au premier event de cette nouvelle saison ici.
quand on est un vrai
Kidnappez des gens en votant par là.
Vous pouvez aussi poster sur nos sujets de publicité ici et !

 
 (Aymeric) ◊ « Just think twice, that's my only advice. »
if you ride like lightning, you're gonna crash like thunder
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar
crash like lightning
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t5663-cora-it-kills-me-sometimes-ho http://www.gameofshadows.org/t5709-cora-de-fontanges-templiers
homecoming : 18/05/2018
Messages : 241
pretty face : Danielle Campbell.
julius caesar : (c) avatar by greenhouselab & mckenzistuff, signature by bat'phanie.
the mighty bush : - Renaissance, incapacité crasse à rendre un dernier souffle définitif, car dés lors que le coeur s'arrête, le don s'active et la vie repart, envers et contre tout. Et à petits feux brûle la santé mentale.
+ Projection d'âme [en sommeil] qui l'extirpe de son enveloppe charnelle lors de la mort, la condamnant à errer entre deux plans mais stabilise, en contre partie, son esprit lorsqu'elle revient à la vie.
+ Sursaut des immortels ramène le souffle de vie immédiatement, l'adrénaline et l'urgence dans les veines. Le coeur se fracture, la douleur fait du corps son empire, l'esprit à la dérive et l'humanité en déroute.
weapon : Dague du Paradis (affectueusement nommée Kısmet) équipée de la technologie Boomerang des Templiers héritée de son père, apte à tuer les anges et les bannis tout comme les démons lieutenants et les inférieurs.
Allegeance : Loyauté assumée envers les Templier, elle coopère cependant aisément avec les anges et ne refuse pas totalement la communication aux démons.
these streets : Cora sait tout ce qu'un Templier digne de ce nom doit savoir sur les évènements qui secouent Paris.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Templiers

Sujet: (Aymeric) ◊ « Just think twice, that's my only advice. » Lun 13 Aoû - 23:16 ()

Just think twice,
That's my only advice.
« Honesty is the first chapter in the book of wisdom. »
Cora n’est plus très sûre de ce qu’il convient de faire, tout ce qu’elle ressent s’est explosé contre le mur de la douleur, s’est arraché de l’autre côté de la conscience, pour protéger l’enveloppe charnelle, noyant l’esprit dans un débordement sans nom. Elle est comme un automate indifférent qui se laisse éloigner de la plage par le grand tatoué, sans aucune volonté de rester auprès de Noah, lui qui semblait préférer défendre une femme capable de tuer si aisément. C’aurait pu être quelqu’un de réellement mortel, quelqu’un d’aussi impuissant que dépourvu de don - quelqu’un qui ne se serait pas relevé. Il y’a comme le fantôme de la souffrance qui flotte dans le regard vert de la Templière, un fantôme qui court jusque dans les doigts qui s’accrochent à Aymeric, sur cette moto dont elle aurait eu peur si elle ne s’était pas détachée à ce point de l’instant ; revenir ça fait mal, revenir si vite c’est effrayant. La gamine bienveillante et si correcte, préservant toujours une distance raisonnable a cessé d’être totalement elle-même, les gestes à la fois plus sûrs et pourtant si froids, comme lointains. Un mélange impossible s’harmonise sur elle, de ses mains assurées à cet air glacé, de cette affection qui persiste pour lui, en filigrane, à l’encre de ses cils noirs qui battent avec mélancolie. C’est comme si elle ne ressentait rien mais exprimait tout à la fois, arrachée du sommeil, arrachée de l’espoir, à l’ombre de la Mort.

Elle entendrait presque encore le murmure de la vengeance à son oreille, le souffle qui l’inciterait à protéger son frère en arrachant la vie de cette intruse comme cette dernière avait arraché la sienne. Elle sentirait presque encore ce sac glisser sur cette petite tête, jolie petite tête. C’est l’arrêt du moteur qui chasse la conversation intérieure. Elle est toujours cette drôle de poupée silencieuse mais les nuances s’estompent tandis qu’elle le suit - elle ne croit pas être déjà venue chez lui, parce qu’il ne fallait jamais être trop proches de ceux qui avaient besoin d’aide, une façon de se préserver autant que de les préserver eux.

Cora sait déjà qu’elle va cesser de le protéger d’une partie de la réalité, parce qu’égoïstement, elle a besoin de cesser de lui mentir, elle a besoin d’être un peu plus vraie avec lui. Elle n’arrive pas à s’imaginer le retrouver de l’autre côté de la barrière, avec ceux qui portent une révolution meurtrière sans connaître les risques encourus. Elle n’arrive pas à le considérer autrement qu’en potentiel gâché, piégé dans l’ignorance, laissé de côté. Il avait eu des problèmes, Aymeric, il luttait en permanence contre ses démons intérieurs mais alors qu’elle passe la porte de l’appartement particulièrement impersonnel, elle envisage que ce soit impossible face à l’état de Paris, face aux pertes humaines.

Elle a un peu froid, dans sa robe de plage encore humide, les cheveux décoiffés. En noir et blanc. Elle le suit des yeux un moment, sans ressentir le besoin de bouger. Pourquoi elle tient encore debout ? « Je suis morte, Aymeric. » Sans préavis, sans l’avertir, sans lui laisser le temps de s’y préparer. Elle avait promis de lui dire la vérité, lui avait demandé de lui faire confiance et elle n’avait aucune raison de tourner autour du sujet. « J’ai pas perdu connaissance et je n’ai jamais eu de maladie rare me plongeant dans de profonds comas : je meurs. Souvent. Je meurs et je reviens. » Elle le regarde droit dans les yeux, avec tout le sérieux du monde, les mains jointes devant elle dans une posture presque rigide. « J’ai souvent voulu te le dire mais avant aujourd’hui, tu m’aurais sans doute prise pour une cinglée bonne à enfermer. »

code by bat'phanie

_________________
Inner demons don't play by the rules
pain is what you desire † the pen is mightier than the sword, then how did we get here, my God, sail among liars, blame the deniers. if history is dead and gone then how did we get here, my God.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
crash like lightning
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t2370-aymeric-g-strauss-neve
homecoming : 25/03/2017
Messages : 494
pretty face : Josh Mario John
julius caesar : Avatar by Hedgekey / Sign codée par Mattou des Bwas / Gif by Kiri
the mighty bush : Contrôle de la douleur – Capacité à absorber comme à provoquer la douleur chez sa victime. C'est un pouvoir qui nécessite beaucoup d'énergie mais qui vit aussi au gré des humeurs de son propriétaire, l'obligeant à se maîtriser de son mieux. Il peut également transférer la douleur d'une personne à une autre... L'absorption de la douleur a tendance à laisser des marques sur ses propres nerfs tandis que le don de celle-ci va lui faire perdre de sa sensibilité.
Allegeance : Révolutionnaire, pour le meilleur et pour le pire. Il suivra ses frères jusque dans la Mort, s'il le faut. Il vit pour la Révolte, se bat pour la vérité. Aymeric est une constante dans l'univers rebelle, un roc qui ne bougera pas et auquel les autres peuvent se raccrocher quand ils ont besoin de se reposer, d'être réparé, voire même de retrouver la foi.
these streets : Il en sait ce que les citoyens les plus avisés savent, il sait qu'il se trame quelque chose, il sait que l'on ment aux parisiens et au reste du monde chaque jour. Il sait que certaines personnes ont des habilités particulières et connaît chacune des actions entreprises par les révolutionnaires. Il sait que le Maire n'est pas ce qu'il prétend être. Il sait qu'Ils découvriront le fin mot de l'histoire.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Admin

Sujet: Re: (Aymeric) ◊ « Just think twice, that's my only advice. » Mer 19 Sep - 18:20 ()
The world's crazy
Just think twice


Il n'a pas posé une seule question le Grizzly, pas quand ses tripes se sont retournées et ont manqué de le voir gerber sur la plage, pas quand la pluie s'est mise à tomber et qu'il a ramassé la silhouette de Cora et du gosse contre son torse trop massif, déjà trop épuisé. Qu'il a commencé à courir, dans le sable, en gueulant le nom d'Adèle. Et quand la pluie s'est arrêtée. Qu'il n'a pas plus parlé. Les silhouettes autour, toutes hagardes, aussi paumées que la sienne. Il y avait la brune aux grands yeux à ses côtés, le gamin tremblant de froid. Ils étaient trempés... Alors la brute n'a pas débecté un mot, a cherché Adèle pour lui indiquer qu'il rentrait, devinant qu'elle voudrait rester. Il n'a pas émis une seule syllabe en revenant vers Elle, vers le môme, s'est contenté de reprendre le petit dans ses bras pour les emmener tous les deux vers sa moto. La belle dans son dos, le gosse calé contre son torse. Et à vitesse on ne peut plus réduite, il a suivi toutes les instructions. A attendu patiemment dans la rue, perché sur sa bécane, la clope au bec. Elle devait revenir, elle l'avait dit, et elle est revenue.

Sans un mot de plus, avec la même patience, le même silence, il a attendu qu'elle remette son casque, qu'elle grimpe à nouveau derrière lui... Et il a lâché les chevaux, a balancé sa bestiole en métal dans les rues de Paris, s'est exempté de tout raccourci pour écouter la moto gueuler jusque chez lui. La jolie brune n'a pas eu voix au chapitre, et n'en aura pas davantage tandis qu'elle descend dans le gris plein d'écho de son garage. Les pas claquent et emplissent l'immensité vide des sous-sols de l'immeuble, jusque l'ascenseur. Et toujours pas un mot, sans froideur. C'est qu'il n'a rien à dire et qu'il n'a rien envie d'entendre pour le moment. Il est trempé, le Grizzly, d'avoir plongé dans la Seine, d'avoir manqué de s'y noyer, et le sable, et la flotte, et tout le reste. Encore nauséeux, un peu. Et fatigué, surtout. Puis il y a la douleur de Cora qui hurle dans son silence, qui résonne contre les parois du petit ascenseur trop propre sur lui, qui ne connaît rien du dégueulasse qui lui encrasse les nerfs et la torture sans qu'il ne puisse encore rien y faire. Pas tout de suite. Pas comme ça. Elle ne comprendrait pas. C'est ce qu'il se dit, en tous cas. Elle ne comprendrait pas.

La silhouette de géant la précède, dans les couloirs, puis s'arrête devant la porte, l'ouvre sans plus de cérémonie.Un appartement spacieux, moderne, à la lumière tamisée par la nécessité d'une vie chargée d'absence. Des murs bruts, à peine chargés d'un ou deux clichés, ici et là, en souvenirs discrets des villes qu'il a hantées. Une cuisine ouverte sur le salon où trône en roi un canapé qui n'attend que lui et son coma. Il en rêve. Et le lit, dans la chambre au bout du couloir, avec son matelas épais et ses draps frais. Mécaniquement, il essaye de se rappeler le nombre de livres qui l'attendent sur sa table de chevet. Juste comme ça, pour se rassurer. Et il réfléchit, un peu, à quoi faire de la brune qui le suit, par quoi commencer. Une serviette. Ou une douche. Un repas. Le canapé. Il pourrait lui laisser son lit, qu'elle aille se reposer. Il y a trop de choses. Et il n'a toujours pas envie d'en parler. Dans un grognement las, il décide de commencer par enlever ses pompes gorgées de flotte quand soudain Cora se rappelle à son bon souvenir... Oubliant d'introduire son propos par un commentaire sur la déco. « Je suis morte, Aymeric. » La brute se fige, une longue seconde d'éternelle incompréhension, à mesure que ses neurones décortiquent l'information, qu'il se redresse finalement pour se tourner vers elle. Toujours pas un mot. À peine une expression faciale, planquée derrière sa barbe, paumée entre son incrédulité et le souvenir de cette douleur qu'il a ressentie sur la plage. Cette douleur unique en son genre. « J’ai pas perdu connaissance et je n’ai jamais eu de maladie rare me plongeant dans de profonds comas : je meurs. Souvent. Je meurs et je reviens. » Elle meurt. Et elle revient. Il soutient son regard, du haut de ses deux mètres d'indulgence, hochant du chef lentement, sans penser à remettre en question le moindre élément de ce qu'elle lui balance sans préambule ni délicatesse. Il voulait savoir. Elle a promis la vérité. C'est qu'il n'aurait pas pu deviner, le Monstre. C'est qu'il n'a pas vraiment deviné. « J’ai souvent voulu te le dire mais avant aujourd’hui, tu m’aurais sans doute prise pour une cinglée bonne à enfermer. » Le silence lui succède. Il ne juge pas, il réfléchit. Un peu plus. Cherche les bons mots dans l'océan d'épuisement qui est le sien. Et il soupire, lentement. « Non. » Le poète de peu de mots s'approche, remet en place une mèche collée à son visage par la flotte et le casque, puis s'empare d'un poignet pour la pousser à rejoindre le canapé tandis qu'il finit ce qu'il a commencé, qu'il ôte ses grolles et balance ses chaussettes avec elle. Il se déleste, en silence, de sa veste, puis se dirige vers sa chambre, semant derrière lui ses fringues gorgées d'eau pour reparaître une poignée de secondes plus tard dans un jean sec et un tee-shirt blanc, une grosse serviette et un peignoir entre les bras, qu'il dépose aux côtés de Cora. « Je te crois. » il lâche, sans vraiment s'étendre. Il n'a rien à dire à tout ça, elle est morte, il peut l'entendre. Il est maudit, lui aussi. Et s'il a des questions, il a surtout trop de choses qui lui traînent dans la caboche pour le moment. Alors il tente un sourire. « Sèche-toi déjà. » Dans la cuisine, le clébard lance la bouilloire, sort deux tasses en porcelaine, des sachets de thé qu'il jette sur un plateau. Une boîte de gâteaux qu'Archibald a laissé traîner. Il revient dès que l'eau a fini de chauffer, pose sa modeste offrande sur la table basse et se tourne finalement vers elle, le dos voûté et le visage tendre. « J'ai senti, tu sais. Que quelque chose n'allait pas. Je l'ai vraiment senti. », il dit, tendant la main vers elle pour la nouer à la sienne. Et il plonge, le con. Il plonge dans ses nerfs, à la recherche de sa douleur, la tête la première et sans réfléchir. Il trouve, dans un râle difficile, un quelque chose qui lui noue la gorge et lui vole un battement de cœur, à mesure qu'il dilue sa douleur à elle dans le néant pour l'apaiser autant qu'il le peut. « Moi aussi, je suis bon à enfermer... » qu'il soupire, relâchant ses doigts doucement, avant de s'enfoncer dans les profondeurs du canapé qui gémit sous son poids. « Mais tu as d'autres choses à me dire, pas vrai ? »

- a game of shadows, shall we play ?  -

_________________
And I'm damned if I do and I'm damned if I don't So here's to drinks in the dark at the end of my road And I'm ready to suffer and I'm ready to hope It's a shot in the dark and right at my throat Looking for heaven, found the devil in me
REDEMPTION
Revenir en haut Aller en bas
avatar
crash like lightning
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t5663-cora-it-kills-me-sometimes-ho http://www.gameofshadows.org/t5709-cora-de-fontanges-templiers
homecoming : 18/05/2018
Messages : 241
pretty face : Danielle Campbell.
julius caesar : (c) avatar by greenhouselab & mckenzistuff, signature by bat'phanie.
the mighty bush : - Renaissance, incapacité crasse à rendre un dernier souffle définitif, car dés lors que le coeur s'arrête, le don s'active et la vie repart, envers et contre tout. Et à petits feux brûle la santé mentale.
+ Projection d'âme [en sommeil] qui l'extirpe de son enveloppe charnelle lors de la mort, la condamnant à errer entre deux plans mais stabilise, en contre partie, son esprit lorsqu'elle revient à la vie.
+ Sursaut des immortels ramène le souffle de vie immédiatement, l'adrénaline et l'urgence dans les veines. Le coeur se fracture, la douleur fait du corps son empire, l'esprit à la dérive et l'humanité en déroute.
weapon : Dague du Paradis (affectueusement nommée Kısmet) équipée de la technologie Boomerang des Templiers héritée de son père, apte à tuer les anges et les bannis tout comme les démons lieutenants et les inférieurs.
Allegeance : Loyauté assumée envers les Templier, elle coopère cependant aisément avec les anges et ne refuse pas totalement la communication aux démons.
these streets : Cora sait tout ce qu'un Templier digne de ce nom doit savoir sur les évènements qui secouent Paris.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Templiers

Sujet: Re: (Aymeric) ◊ « Just think twice, that's my only advice. » Ven 28 Sep - 20:31 ()

Just think twice,
That's my only advice.
« Honesty is the first chapter in the book of wisdom. »
« Je te crois. » C’est insensé, improbable, ça la décontenancerait presque un peu, la gamine face au géant. Elle oublie, elle, qu’elle a froid, qu’elle est encore trempe, que son corps s’il est immortel, n’est pas immatériel. Le cerveau s’agite, aligne les objectifs, les analyses mais écarte avec désinvolture la vie, les contraintes humaines, bien tangibles, auxquelles elle reste soumise malgré tout. Elle se retrouve sur ce canapé, à le détailler. Il est apaisant, son contact, il a quelque chose de sûr, de sécurisant, même si ça n’a aucune logique. Cette journée en avait-elle ? Lui, ces vêtements semés, cette sorte de compréhension impossible qu’ils tentent de partager, ce gamin qu’ils ont laissé, cette plage victime des folies du monde. Elle se laisse guider, finalement. « Sèche-toi déjà. » Il tente un sourire qu’elle ne rend pas, distance évidente. Elle se sèche les cheveux, avec ces gestes lents qui indiquent une profonde fatigue physique qui commence à mordre sur l’efficacité de ses gestes et toutes ses luttes intérieures s’écartent dans le silence, ne laissant qu’une profonde absence. Aurait-elle prié qu’elle n’aurait pas su quoi supplier. Il s’affaire sans qu’elle le regarde et elle abandonne bien vite la détermination nécessaire à se défaire de sa robe, de tout ce qui a subi les affres du désastre. Le regard vert retourne dans le vide tandis qu’Aymeric s'occupe entre la bouilloire et les tasses, entre les sachets et les petits gâteaux. Cora ne sent pas les minutes passer, elle est comme un vague robot en veille, un fantôme flottant sans conscience de soi. « J'ai senti, tu sais. Que quelque chose n'allait pas. Je l'ai vraiment senti. » Elle n’a pas l’air de l’entendre jusqu’à ce qu’il initie le contact. D’abord, la petite main est molle dans la sienne. D’abord, la jeune femme reste immobile, presque impossible à atteindre et puis ça vient courir, ça vient gratter dans les tréfonds du vide pour chasser la souffrance dont les niveaux sont - pour elle - redescendus mais qui persistent, que d’autres sentiraient encore à s’en taper chaque membre contre les murs. Son esprit l’écarte, la protège ou la plonge dans la folie, elle ne sait pas.

Tout ce qu’elle sait, là, c’est qu’Aymeric lui fait du bien. La première main se referme contre la sienne, la seconde vient chercher plus de contact encore, emprisonner les doigts, remonte sur le poignet masculin, ancrage de survie qui éteint la réflexion, l’empathie, la logique ou la protection. Et cette fois, ça n’est pas elle qui l’extirpe de l’alcool, c’est lui, juste lui qui la sauve. « Moi aussi, je suis bon à enfermer… » Ils ont sans doute l’air si mal assortis, de deux mondes si opposés. C’est ce qu’ils sont, au fond, bien plus qu’il n’y paraît. Lui dans l’ignorance, elle qui abhorre lentement toute sa connaissance. Elle se sent seule à crever Cora, seule et entourée, seule et désolée de ses propres sentiments, de ces morts qu’elle inflige à son entourage, de la peur qu’elle leur fait quand la prudence lui semble inutile. A quoi bon quand on est immortelle ? Presque immortelle.

« Mais tu as d'autres choses à me dire, pas vrai ? » Il relâche la prise, l’étreinte des doigts meurt et le voile retombe sur les prunelles claires baignées d’un orage de remords, de rancoeurs, de douleurs trop psychiques pour être apaisées. Prendra-t-elle cette lourde décision ? L’Ordre avait tellement besoin d’un nouveau souffle, de gens capables de croire que Paris pouvait être sauvée d’elle-même, de ce surnaturel qui créait trop de dommages collatéraux, malgré toute l’affection qu’elle portait aux anges. Un jour, tous devraient repartir, retrouver à la fois leur monde et leur nature. « Je sais trop de choses.. » souffle-t-elle. Ca a l’air de peser lourd sur son coeur, ça transperce la froideur du murmure, ça se lit dans sa posture. « Je crois que tu pourrais agir pour tous ces gens. Je crois que tu vaux mieux que l’ignorance, que tu es plus courageux que je ne le serais jamais et je crois que Paris a besoin d’hommes comme toi. » Elle ne le regarde pas, les yeux dans le vide, à fixer un point invisible. « Mais il y’a des sacrifices. Et je crois que je refuserais de te voir souffrir. Je crois que.. je tiens à toi. » A cette amitié un peu étrange. « Ce que tu as fait à la plage, peu en ont eu le réflexe. »  

code by bat'phanie

_________________
Inner demons don't play by the rules
pain is what you desire † the pen is mightier than the sword, then how did we get here, my God, sail among liars, blame the deniers. if history is dead and gone then how did we get here, my God.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
crash like lightning
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Sujet: Re: (Aymeric) ◊ « Just think twice, that's my only advice. » ()
Revenir en haut Aller en bas
 
(Aymeric) ◊ « Just think twice, that's my only advice. »
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Je venais pour toi, pas ... Pour lui ! Louise&Aymeric
» [12-12-2009] Tournoi Storyline a UP!!!!
» l’hôpital Saint Antoine
» [Meaux] La plus surprenante des évasions ...
» Où il faut parfois savoir composer [Aymeric]
like lightning
if you ride
ϟ you're gonna crash like thunder ϟ

a game of shadows :: Paris :: Sud-Ouest :: septième arrondissement :: Habitations