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 mélodies du complot | ft. Astrid
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B. Alastair Delpire
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legends never die : Commandant des Cultes, roi des pécheurs, d'une religion bafouée et mensongère, chevalier des croyances perverties et sectaires, maître des satanistes et de l'occulte, capitaine du sacrilège et de la profanation, adulant les offrandes infâmes et les rituels sacrificiels, détournant les fois pour mieux les rendre perfides.
the mighty bush : Persuasion, murmure suaves pour mieux emprisonner les volontés aux griffes affutées. Infamie utile pour glaner, récolter, insuffler de quelconques croyances et idées abstraites. Perfidie entretenant les cultes, pour mieux être adulé, rendre captif les quidams en perdition, apaiser les âmes errantes par des jeux de persuasion.
Souffle de connaissances, transmission crasse d'éléments et de vérités aux encéphales de tiers. Souvent incomplets, parfois trop foisonnant, par plaisir d'enrayer les esprit pour mieux les mettre en doute.
Profanation, bouffer le sacre en un festin exquis, les pognes habiles dégueulant de relents infernaux dans les lieux saints afin de mieux les éteindre en les gorgeant d’impureté, entravant les anges dans la géhenne pour élever les suppôts démoniaques et leurs pouvoirs. Revers délicieux, terrible.
weapon : Connaissance accrue des cultes et autres magouilles, les phalanges habiles pour tracer les sceaux de Salomon et Enochien, ainsi qu'un cercle d'Hermès hostile. Relique biblique, bâton de Moïse changeant l'eau en ondine purpurine, première plaie d'Egypte assoifant par son cruor.
Allegeance : Loyauté apposée envers Dis et ses entrailles perfides, vendue aux tréfonds des obsidiennes infernales depuis trop longtemps. Les phalanges aux griffes acérées arrachant les âmes pour mieux les gober d'un appétit vorace.
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Sujet: mélodies du complot | ft. Astrid Sam 1 Sep - 12:48 ()
mélodies du complot
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So all you fill the streets it's appealing to see. You wont get out the country, 'cause you're damn ass free. You've got a new horizon, it's ephemeral style. A melancholy town where we never smile.
Vice. Il dégueule par tous les pores, transpire de murs qui en deviendraient cage dorée, derrière quelques fumées et miroirs, les gueules dégueulant de crocs invisibles et véhéments, voilant leurs faciès odieux de bourreaux. Commerce clandestin d'âmes en perdition, égarées et captive à leur bon vouloir, berné par de fausses promesses et vérités. Festivités dégueulasses, aux allures opulentes, ils se perdent les quidams, cernés par des monstruosités à cornes affamées se pliant à leurs désirs pour mieux les faire captifs, instaurant une confiance perfide et trompeuse sous les lueurs artificielles de la sorgue.

Babines sifflant, échangent quelques élucubrations et murmures avec un autre, loin d'une euphorie qui s'étale à l'étage inférieur. Mâchoire qui se crispe, témoignant d'une contrariété cinglante. Il n'aime guère ça Melgalath, lorsqu'un de ses précieux démons failli à sa mission, échouant face à ces divinités trompeuses et païennes, problématique numéro une, tandis qu'ils glanent les croyances et détournent les textes. Et il se sent menacé le Culte, rôdant en un tracé qui semble prédéfini dans son salon faisant office de bureau, ravalant une amertume âcre tandis que l'autre, démon des cultes modernes, se renfrogne, la carne tremblante dans l'attente d'une sentence qui peine pourtant à venir. Manque de réponses, de solution. Ne guère savoir rend fou.

Une cigarette s'écrase dans un cendrier de cristal, à peine entamée, le geste coutumier emprunté à un hôte qui ne fut plus depuis trop longtemps, opéré d'avantage pour sentir la chaleur incandescente et maternelle de la flamme d'un zippo à la coque d'argent, fatigant de toutes ces conneries terrestre. « Disparait. » Sifflement venimeux, emprunt d'hostilité, avant qu'il ne le bouffe ou change d'avis, désireux de lui arracher les tripes en une pulsion qui ne lui ressemblait guère, crevant d'envie de le renvoyer à Dis par caprice futile. « Et va me chercher la violoniste. » Paluche portée aux tempes, les massant pour mieux évincer les doutes et paranoïas, ravalant les envies pernicieuses de faire jaillir le cruor pour repeindre la pièce, conservant pourtant une impassibilité coutumière.

Soupir. Le souffle s'étale et se perd, carcasse trouvant l'antre d'un fauteuil devenu trône, une couronne imaginaire sur le chef, adulé en ces lieux, bien que la crasse sectaire satisfaisant à peine l'égo. Un verre au contenu ambré se porte aux lippes, en décortiquant les arômes brûlant rongeant l’œsophage. Exquis. « Joue pour moi, s'il te plait. » Murmure tandis que la porte se referme sur la silhouette frêle de l'humaine, abandonnant les lustres en cristal des salles trop opulentes et encombrées pour les moulures privatisées. Caprice. Notes apaisant les mœurs. Il eut besoin de ses doigts de fée Melgalath, de la vibration délicate de cordes, captivé par cette faculté qu'elle eut de combler l'un de ses sens par un autre, humanité fascinante, n'en démordant pas de cette curiosité mordante envers l'espèce malgré les millénaires surplombant la carne perfide. Avantage, elle ne les vit pas réellement, les crasses et autres amoncèlements, aveugle, loin des tromperies apparentes et alléchants par leurs charmes, peut-être se mêlant à une naïveté humaine coutumière. Il en oublie presque ses tourments précédents et ses complots face aux divinités le Culte, de par la simple vue d'un instrument boisé aux consonances délicieuses.

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Sujet: Re: mélodies du complot | ft. Astrid Dim 9 Sep - 0:08 ()
mélodies du complot
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So all you fill the streets it's appealing to see. You wont get out the country, 'cause you're damn ass free. You've got a new horizon, it's ephemeral style. A melancholy town where we never smile.
Tu tâtonnes, dans le vide au début, puis tes doigts entrent enfin en contact avec le bois lisse de ton violon. Tu l’attrapes, le fourres dans l’attaché qui lui correspond (si ton énième tuteur ne s’est pas planté dans les étiquettes en baille) et entreprends de parcourir la pièce dans l’autre sens, non sans te prendre le coin d’un meuble au passage. Quelques insultes bien trop violentes pour une jeune fille quittent tes lèvres, et tu finis par t’arrêter, souffle court. A cet instant, tu te sais en retard, mais tu ne peux pas avoir ce geste fabuleux qui est de regarder sa montre pour attester des minutes qui s’accumulent. En revanche, tu peux compter les sons de l’horloge, chaque « dong » qui indique le temps qui passe. Et t’as intérêt à courir, et vite.

Tu ne connaissais le club où tu te rendais que de nom les premières fois. Lieu hypersélect, peu peuvent prétendre y être rentré au moins une fois. Toi, tu n’as même pas eu besoin de prier, ou de chercher une tierce personne, puisque c’est le fondateur-même qui t’a contactée. C’est toujours étonnant de voir à quel point ton art peut t’ouvrir des portes, qu’elles soient de bois ou d’or massif. Un coup d’archet sur les cordes, et les esprits s’apaisent, les pupilles disparaissent derrière la peau, et les corps se taisent. Rien que quelques notes pour donner l’illusion de comprendre les Hommes, de les toucher. Ca, c’est la magie de ce don que t’ignores, passif. A entrer en résonnance avec eux, à reproduire les mélodies qu’ils expriment, tu les touches, tu leur empoignes le cœur jusqu’à l’en faire saigner. Pourtant, t’as jamais appris la moindre note. Sans œil, le solfège était exclu. Tu as juste tout retenu. Chaque sensation sur tes doigts. Chaque caresse à ton oreille. Chaque vibration contre ton cou. Et tu reproduis, t’inventes, phalanges dansant sur l’instrument.

On te tient la porte, te guide au travers des corps enflammés, endiablés. Tu ne peux pas dire que tu aimais l’endroit en tant que tel. Les gens sont trop proches, et les bruits de couloir courent jusqu’à tes tympans. Tu n’es pas quelqu’un de stupide, bien qu’aveugle dans tous les sens du terme. Mais tu sais aussi quand te la fermer, et cette nuit est l’un de ces moments. L’estrade crée la distance, te permet de jouer sans être incommodée. Y’a pourtant des effluves d’alcool qui montent, odorat bien trop sensible pour ton propre bien.

Il ne faut que quelques secondes pour que la mélodie s’élève, emplisse l’espace de sa douceur, de cette cassure aussi, que tu ressens dans les âmes. Colère, haine, dégoût. Ca pulse, ça s’acharne dans les notes, dans les musiques, ça perturbe les vibrations et silhouettes colorées. Certaines sont plus ou moins teintées, ténèbres grignotant l’aura.

Tu ne comptes pas les minutes, ou les heures défilant. Tu t’en moques, te concentres sur l’archet virevoltant entre tes doigts. Puis l’interruption, la présence qui émerge devant ton regard. Tu la perçois, tu la sens, et les lèvres se plissent, soucieuses. « On vous demande. » Et on te guide à nouveau, sans te laisser le temps d’y réfléchir. Ca a beau être déjà arrivé, y’a un goût amer sur ta langue. Tu t’y plies tout de même, jusqu’à ce qu’on t’ouvre une porte, te laisse entrer. Tu la refermes derrière toi, violon toujours entre tes doigts graciles. « Bien sûr. » Voix répondant à la demande, tandis que tu te rapproches un peu, reprends tes marques dans ce nouvel espace. Tu n’en vois pas la beauté, ne la verras jamais. Cécité traîtresse, cécité haïe, et pourtant cécité amicale, agréable. C’est la seule chose qui n’a pas changé, en dix-huit ans…

L’instrument se cale contre ta peau, l’archet reste en suspens au-dessus des cordes pendant quelques secondes. Tu réfléchis, tu cherches l’instinct, et la mélodie. T’intègres les mouvements, le rythme, les pics. Et tu laisses l’esprit et le corps faire le reste.

Et la mélodie s’enchaîne sur le violon, crissant dans ses débuts, à l’image de celle sortant du maître des lieux. Rapidement, l’ensemble se fait plus doux, plus lent. Les angles s’arrondissent, le rugueux de l’âme s’aplatit, s’attendrit. Il ne faut que quelques secondes, quelques minutes pour obliger l’autre à s’y plier, pour le ramener dans une ambiance plus saine (autant que cela puisse l’être). Mais tu continues, modifiant le cœur-même des premières notes. Doigts de fée sur l’instrument, tu finis néanmoins par t’arrêter, au moment le plus opportun. Tu ne peux pas risquer une fausse note, une mauvaise interprétation. T’as déjà fait l’erreur auparavant, et le monde ne pardonne pas.

« J’espère que cela vous a convenu. » Ta voix est la première à s’élever, alors que l’instrument se baisse, se glisse sous ton bras. Tu recommenceras, s’il le demande. Cependant, tu en profites pour poser une question, arrogante comme tu es : « Qui sont tous ces gens qui viennent dans votre club ? » Tu ne peux pas t’en empêcher, avec ta curiosité mal placée. Après tout, sait-on jamais, les langues se délient facilement quand les âmes sont apaisées…



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the mighty bush : Persuasion, murmure suaves pour mieux emprisonner les volontés aux griffes affutées. Infamie utile pour glaner, récolter, insuffler de quelconques croyances et idées abstraites. Perfidie entretenant les cultes, pour mieux être adulé, rendre captif les quidams en perdition, apaiser les âmes errantes par des jeux de persuasion.
Souffle de connaissances, transmission crasse d'éléments et de vérités aux encéphales de tiers. Souvent incomplets, parfois trop foisonnant, par plaisir d'enrayer les esprit pour mieux les mettre en doute.
Profanation, bouffer le sacre en un festin exquis, les pognes habiles dégueulant de relents infernaux dans les lieux saints afin de mieux les éteindre en les gorgeant d’impureté, entravant les anges dans la géhenne pour élever les suppôts démoniaques et leurs pouvoirs. Revers délicieux, terrible.
weapon : Connaissance accrue des cultes et autres magouilles, les phalanges habiles pour tracer les sceaux de Salomon et Enochien, ainsi qu'un cercle d'Hermès hostile. Relique biblique, bâton de Moïse changeant l'eau en ondine purpurine, première plaie d'Egypte assoifant par son cruor.
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Sujet: Re: mélodies du complot | ft. Astrid Jeu 13 Sep - 13:18 ()
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Mutisme. Ne laissant que les cordes vibrer avec délice, capturant leur résonances apaisantes, glanant avec elles les tumultes et contrariétés irritables. Les paupières se ferment, la carcasse s'enfonçant un peu plus dans le tissus de son trône au style louis XV, bon public. Inspiration profonde. Quelques phalanges pianotent, suivent les notes sur un accoudoir. Sérénade exquise. Elle fut douée de ses doigts Astrid, de celle dont on voulu rendre l'âme captive pour en profiter jalousement durant l'éternité, adulant étrangement le classique et l'honnêteté des instruments, pointant le doigts sur quelques émotions pour mieux les exacerber. Il n'aimait guère le chaos et la pollution sonore Melgalath, d'avantage porté par les silences paisibles, coutumier de sérénité pour mieux enregistrer dans les ouvrages et plonger dans les textes sacrés, dissimulant une érudition vicieuse sous son minois peut-être trop juvénile.

Maigre pointe d’insuffisance. Gourmandise terrible tandis que les dernières vibrations s'éteignent. Soupir d'aise, l'aura apaisée. « Tu as des doigts de fée Astrid. » Qu'il murmure Culte, le souffle éteint dans un bien être cotonneux pour ne guère briser l'atmosphère de son timbre grave. Nouvelle gorgée parcimonieuse, tandis que l'autre se fait curieuse, sifflant une interrogation qui pullulaient trop souvent à l'extérieur, appâtant les rêveurs et donnant naissance à quelques théories qui firent souvent sourire, parfois même trop proches d'une vérité dégueulasse dont la musicienne fut jusqu'alors préservée.

Le silence demeure, les lippes clauses et parée d'un rictus qu'elle ne put visualiser. La carne se dresse, quitte son trône de fortune pour mieux s'approcher de la violoniste. Il se laisse désirer le Culte, préférant ne pas céder à son caprice pour l'instant, posant une paume délicate dans la courbure de sa colonne vertébrale pour mieux la guider dans un nouveau coin de la pièce. L'échine se plie, abandonne l'autre, s'installant sur une banquette d'un onyx laqué en face de touches monochromes délivreuses de notes. Piano. Petit secret qu'il eut, glané à un hôte de bonne famille et l'ayant fait persisté, opérant à l'abri des œillades et oreilles curieuses. « Reprends, s'il te plait. Je vais t'accompagner. » Il attend Culte, méticuleux, qu'elle réitère sans rechigner et délivre ses mélodies pour mieux s'adapter. Les phalanges s'égarant sur les touches après les premières consonances, duo terrible.

« Ils se sont égarés. » Syllabes qui se dressent par delà les notes qui perdurent, surplombent leur œuvre délicieuse, les doigts habiles qui continuent, daignant enfin répondre à ses interrogations. « Dans leur quête de réponses ou d'autre chose. Ils avaient besoin de réconfort et d'un peu de vérité. C'est ce que je leur offre. Nombre sont des révolutionnaires ayant perdus le chemin de leur tanière. » Bon samaritain dissimulant ses cornes perfides et ses crocs affamés. Serpent terrible dans un jardin d'Eden ébranlé, offrant quelques connaissances fracturées. Il se confie Culte, lui offre ce qu'elle put entendre, prêt à défendre ses intérêts et prêcher en sa paroisse pour qu'elle s'y adonne également.


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Sujet: Re: mélodies du complot | ft. Astrid Lun 17 Sep - 0:42 ()
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Tu n’aimes pas le silence. T’as déjà les images qui se sont faits la malle, qui te laissent dans une noirceur déprimante. Alors, les bruits, c’est ce qui te permet d’appréhender ton univers, de te rendre compte qu’il y a encore un peu de lumière dans les ténèbres. La musique évite que tout perde sa saveur, dans un monde qui te considère au mieux comme un boulet, comme un poids à transporter, au pire comme une attardée, une incapable qui serait bien plus utile après s’être prise une balle entre les deux yeux. Et ils n’ont pas particulièrement tort. Quoi qu’il en soit, tu as fini par t’épanouir dans une ville qui n’arrête jamais de courir, dans un monde sombrant dans la folie, dans des mélodies aussi douces qu’agressives. Alors, quand la question quitte tes lèvres, tu supportes mal l’absence de réponse d’Alastair. A part le compliment, que tu acceptes d’un léger mouvement de tête, comme à ton habitude, aucun mot ne sort de sa bouche. C’est dans ces moments-là que ta vision te fait terriblement défaut. Tu n’as rien sur quoi t’appuyer pour le comprendre. N’y a-t-il pas la moindre mimique qui traverse ses traits à cette seconde, pouvant te guider ? Ca laisse un goût amer sur ta langue, d’être si désemparée…

L’air frémit, le corps se rapproche. Tu ne bouges pourtant pas, laisses le contact glacial se faire contre ton échine. Tu gardes le silence à ton tour, attends que l’autre daigne de dévoiler ses intentions. Tu as appris, à force de traîner avec les plus puissants, qu’il ne sert à rien de les brusquer. Au mieux, le silence s’éternisera. Au pire, ils ne dévoileront plus aucun de leurs desseins. Alors, tu t’armes de patience, tu te laisses guider dans un nouveau coin de la pièce. Les lèvres restent désespérément closes, des deux côtés.

Rejoue. Le sous-entendu est clair, quand la voix grave emplit à nouveau l’espace. Ce coin-là résonne différemment du précédent, tu ne peux t’empêcher de remarquer. Alors, ta mélodie s’adaptera en conséquence. Le violon retrouve sa place contre ta gorge, l’archet s’immobilise au-dessus des cordes. Tu t’interroges à nouveau, puis cette fois, c’est le bout des doigts qui effleurent les crins, pour lancer la mélodie. Puis tu continues plus classiquement, frottements de l’archet contre les cordes. Ca emplit bien rapidement l’espace, ça résonne un peu plus. Et y’a les notes d’un piano qui s’élève. Il a de la technique le Monsieur. L’ombre d’un sourire se dessine sur ton visage. Mais ça manque d’âme. Y’a pas d’émotions, pas de doigts qui enserrent les tripes à l’écoute. Ou alors, c’est toi qui es devenue bien trop élitiste avec le temps.

La mélodie s’est adoucie, accompagnée par le second instrument. Tu continues de mener la danse malgré tout, mais il veut reprendre la main. Et c’est par des mots qu’il le fait. Tu écoutes, distraitement. Puis y’a un terme de trop, expression malheureuse dans ton passé macabre. Tu sursautes, et la fausse note crisse dans tes tympans. Il offre le logis, une touche de bonheur aux révolutionnaires, à ces pseudo-martyrs d’une guerre inexistante, à des tueurs cachés et excusés par leur recherche de vérité. Les doigts tremblent trop, l’archet se fait la malle, s’écrase au sol dans un fracas assourdissant à tes oreilles. Tu déglutis, marmonnes un « Désolée. » alors que tu t’accroupis, tâtonnes pour récupérer la partie manquante de ton instrument. Tu n’arrives pas à te contrôler, estomac douloureuse serré par le dégoût que tu ressens à leur encontre. « Pourquoi avoir choisi des révolutionnaires, face aux milliers de personnes qui ont réellement besoin d’aide ? » La haine suinte par tous les pores de ta peau, le veine coule de chaque mot prononcé. Tu voulais les voir tous morts il y a cinq ans. Et rien n’a faibli depuis le temps.

« lls ne méritent pas de vivre. » C’est un murmure qui se brise sur ta langue, alors que les doigts récupèrent enfin l’archet sur le parquet. Tu te redresses, sembles retrouver contenance. Pourtant, au fond, la colère a enflammé le cœur…



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Souffle de connaissances, transmission crasse d'éléments et de vérités aux encéphales de tiers. Souvent incomplets, parfois trop foisonnant, par plaisir d'enrayer les esprit pour mieux les mettre en doute.
Profanation, bouffer le sacre en un festin exquis, les pognes habiles dégueulant de relents infernaux dans les lieux saints afin de mieux les éteindre en les gorgeant d’impureté, entravant les anges dans la géhenne pour élever les suppôts démoniaques et leurs pouvoirs. Revers délicieux, terrible.
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Sujet: Re: mélodies du complot | ft. Astrid Lun 17 Sep - 22:28 ()
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Notes délicieuses. Évinçant les quelques remous provenant du rez-de-chaussée, parfois agaçants, malgré le fait d'arborer la couronne sur le chef, alors qu'il fut de ceux adulant les tranquillités, Culte. Les phalanges persistent à s'apposer, libérant les notes, malgré les syllabes. Puis vint la grimace. La mâchoire qui se crispe en une teinte irritable face à la réaction de l'autre qui perturbe le jeu en une fausse note détestable. Et il serait soudainement prêt à la bouffer Melgalath, pour cet affront, elle qui jouait ordinairement si juste, apaisait les mœurs, parvenait à faire naitre quelques semblants d'émotions malgré le vide et la noirceur prédominante, rêvant soudainement de lui trancher les doigts. Le piano s'éteint au même titre que le violon, toisant l'autre qui perd ses moyens comme si elle venait d'assister à un drame, peinant à saisir ce qui lui prenait.

Il attend, Culte, une quelconque bride d'explication, considérant à peine l'excuse. Les mots vinrent, saisissent l'étendue du problème, pointant une jalousie et une amertume envers les révolutionnaires. Ô si elle savait. Pauvre môme naïve, ignorant à quel point ils furent en réalité bouffés jusqu'à la moelle, glanant leurs âmes comme s'ils furent au marché, les cornus perfides, dévorant leurs espoirs et leurs aspirations dans des mensonges hostiles les menant à leur perte, adulant de faux prophètes. Jubilation à ses dernières syllabes. Les babines se tordent, se fendent en un rictus qu'elle ne put percevoir. Terrible. Monstrueux.

Une paume la guide, lui font trouver l'antre d'un fauteuil alors qu'elle semblait aussi frêle qu'une feuille, prête à s'envoler pour mieux se déchirer dans le vent. « Assieds-toi. » Murmure suave, douçâtre. Un verre d'eau se tend, glissé entre ses doigts. Il crevait d'envie de jouer, Melgalath, se servir de ses mots et de cette colère qui dégueulait des pores de la violoniste. Sincérité mordante, sentant qu'elle ne jouait pas une comédie futile, proie de choix alors qu'elle fut d'une certaine manière embourbée dans une machination pernicieuse, y contribuant par ses notes sans même le savoir. « Tu te trompes sur mon compte. » Honnêteté. Les babines prêtes à déballer l'infâme, du moins les quelques détails relevant d'une normalité relative.

Paumes prudentes. Elles cherchent celles de l'autre, capturent une main délicate pour l'y enfermer avec douceur. « Laisse-moi te montrer et être tes yeux. » Souffle, ne lui laissant qu'une seconde avant de pénétrer ses pensées. Quelques images vagabondes s'implantent, souvenirs doucereux pour ne pas l'effrayer, oiseau délicat qui ne dut s'envoler, quelques plaines et autres paysages, des ciels de nuits parés d'étoiles, magistral, et puis, il y a la crasse, le dégueulasse, l'antre d'un club qu'elle arpentait trop souvent, à la façade attrayante et trop opulente. Et il montre, le Culte, les bas-fonds derrière les euphories luxuriantes, les cérémonies honteuses les rendant captifs, les zombies endoctrinés qu'ils devinrent, bouffés, osant même pousser le vice jusqu'à l'ébauche d'un sacrifice absurde, opéré pour distraire les suppôts en manque d'action. Songeries qui valurent mieux que les mots. Les paumes se détachent, méticuleuses. « Tu es intelligente Astrid, je sais que tu tiendras ta langue. » Il sourit l'infâme, les syllabes à peine audibles pour lui laisser le temps d'ingurgiter, faux prophète manipulateur. Démasqué. « Confesse-toi. Raconte-moi ce qu'ils t'ont fait et je t'aiderai à leur faire payer. »

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the mighty bush : Auras. T'as des couleurs qui se sont mêlées à une blancheur trop envahissante. Au début, ça t'avait intrigué, mais tu t'es toujours facilement adaptée. T'as compris que les tâches sont liées à un humain, à sa silhouette, de même que la légère odeur qui s'y mêle. C'pas pour autant que tu vois. Mais maintenant, au moins, t'as plus de chance de pouvoir éviter un corps. Et parfois, quand le peu de vision qui reste est trop fatiguée, il y a des sons qui apparaissent, douces mélodies qui te font frémir.
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Sujet: Re: mélodies du complot | ft. Astrid Mar 25 Sep - 23:06 ()
mélodies du complot
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So all you fill the streets it's appealing to see. You wont get out the country, 'cause you're damn ass free. You've got a new horizon, it's ephemeral style. A melancholy town where we never smile.
Ca t’écœure tellement, ça laisse une boule dans ta gorge, incapable de parler, d’échanger. Les doigts tremblent de trop, fissurent l’image de perfection que tu as tant voulu avoir. Tu n’es plus capable de jouer, plus capable de continuer. Y’a les souvenirs qui tournent en boucle dans ton crâne, les annonces de la police et du corps médical, parfois douces, souvent violentes, manquant de tact. Pourtant, tu n’as jamais pleuré. Parce que tu ne peux pas. Tu n’as jamais pu. Finalement, il suffit d’un rien pour basculer dans le passé, pour se rendre compte que le dégoût et la haine sont toujours ancrés non loin, toquant à la porte du cœur, jamais définitivement pourtant. Tu aurais voulu reprendre le morceau, la douce mélodie t’apaisant toi-même, mais tu te retrouves face à un mur. Ton myocarde ne parle plus, se mure dans le silence, fait la sourde oreille à tes sollicitations. Sans ça, tu ne peux pas jouer, tu ne peux pas écouter, comprendre les autres. Et y’a rien d’autre qui sort alors, tu te tais, après les excuses, après les paroles, après la haine. Tu te tais, et tu sens le regard brûlant sur ta peau, et l’amertume sur ta langue.

Puis on te guide, trône moelleux et protection de tissu ou de cuir que tu sens sous tes doigts. On t'a assise sur un fauteuil, et ton violon se pose sur le sol, en appui sur l'un des pieds du meuble. Tu te défends à peine, alors même que ton hôte ne t’inquiète pas. Il n'a au aucun geste violent, aucune justification. Juste une douce voix, un ton suave et dénué d’intérêt pour t'accompagner. Le verre d'eau est glisse entre tes doigts, et tu peux sentir la fraîcheur transpercer le matériau. Tu en bois une gorgée, sans même réfléchir à ce que le gobelet peut contenir. Ça se trouve, tu finiras empoisonnée. Ce serait une belle fin pour quelqu’un de ton espèce… « Vraiment ? » T'en deviens provocatrice, laissant la haine se transposer sur le maître des lieux. Il a avoué offrir du divertissement à la honte de l’humanité, et maintenant il revient sur ses paroles ? Foutaises. Tu refuses d'y croire, et en même temps, tu es terriblement influençable dès que le sujet retombe sur la Vox.

Des doigts s'emparent des tiens, glissent sur ta paume. Brûlure glaciale, et tu n'as pas le temps de réagir qu'un paysage se dessine devant tes iris. Tu sursautes, cherches presque à te dégager dans un geste instinctif, avant de te retenir. Il pique ta curiosité, t’oblige à rester dans cette image troublante qu'il contrôle entièrement. Et tu te rends compte que tu ne saurais pas nommer la majorité de ce qui défile dans ton esprit. Pouvoir. A une époque, t'avais pensé être la seule à faire des choses bizarres. Et finalement, tu avais compris que non., que y'en avait beaucoup plus que ce que tu pensais. Mais tu n'as jamais trouvé ça étrange, trop bercée par les histoires de super-héros et de magie racontées par la voix passionnée de ta mère. Et c’est un vestige de ce passé, un éclat du miroir que tu gardes précieusement. Même si ça te voile l’esprit.

Ta tête tourne, semble chercher un nouvel angle, sans succès. Tu dois paraître stupide de l’extérieur, mais tu t’en moques. C’est la première fois que tu peux te dire que tu es comme tout le monde, comme ta mère .

Puis la douceur se fracture , l’image se fissure, avant d’exploser, de laisser place à quelque chose de plus écoeurant, de plus crasse. Les pas que tu effectues chaque jour se parent d'un décor à la fois somptueux, te donnant envie de vomir en pensant aux révolutionnaires qui s'y promènent librement, et dégoulinant de crasse et d’horreur. Les portes s’ouvrent, le macabre se dessine sous les paupières, et y’a la bile qui remonte doucement, balayée par une haine d’autant plus brûlante. Rien que l’idée de les voir souffrir te fait plaisir, que ce soit réel ou non. Et la lueur dans le fond de tes iris pastels te trahit certainement.

Le contact se termine, et tu reprends une profonde inspiration alors que le dernières images s’évanouissent, te rendant les ténèbres qui te sont si chères. « Je ne dirai rien. » Les tremblements se sont transformés en frisson.

Parle. Y’a le passé qui déborde, te perce le cœur. « Je… » Ne parle pas. Tu ne connais rien sur lui, c’est dangereux. Y’a l’instinct qui te le hurle, t’entends presque Maddox te le reprocher. Sauf qu’aujourd’hui, y’a rien d’autre que ton myocarde serré, tes souvenirs brisés, et ta haine pour seul étendard. « Ils ont tué ma mère. » Tes ongles s’enfoncent d’eux-mêmes dans les accoudoirs du fauteuil. Y’a toujours ce goût amer sur ta langue. « Et on leur pardonne, on les adule, car ils sont soi-disant perdus, ils se battent pour leurs croyances, pour une supposée vérité. » Ca te dégoûte, et même ce mot n’est pas assez fort pour décrire ce que tu ressens. « Les convictions rendent-elles les meurtres justifiés ? » Réel questionnement, désespoir et rage dans le fond de ta voix. Tu veux leur faire payer. Tu veux qu’ils meurent. Tous, sans exception.



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the mighty bush : Persuasion, murmure suaves pour mieux emprisonner les volontés aux griffes affutées. Infamie utile pour glaner, récolter, insuffler de quelconques croyances et idées abstraites. Perfidie entretenant les cultes, pour mieux être adulé, rendre captif les quidams en perdition, apaiser les âmes errantes par des jeux de persuasion.
Souffle de connaissances, transmission crasse d'éléments et de vérités aux encéphales de tiers. Souvent incomplets, parfois trop foisonnant, par plaisir d'enrayer les esprit pour mieux les mettre en doute.
Profanation, bouffer le sacre en un festin exquis, les pognes habiles dégueulant de relents infernaux dans les lieux saints afin de mieux les éteindre en les gorgeant d’impureté, entravant les anges dans la géhenne pour élever les suppôts démoniaques et leurs pouvoirs. Revers délicieux, terrible.
weapon : Connaissance accrue des cultes et autres magouilles, les phalanges habiles pour tracer les sceaux de Salomon et Enochien, ainsi qu'un cercle d'Hermès hostile. Relique biblique, bâton de Moïse changeant l'eau en ondine purpurine, première plaie d'Egypte assoifant par son cruor.
Allegeance : Loyauté apposée envers Dis et ses entrailles perfides, vendue aux tréfonds des obsidiennes infernales depuis trop longtemps. Les phalanges aux griffes acérées arrachant les âmes pour mieux les gober d'un appétit vorace.
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Sujet: Re: mélodies du complot | ft. Astrid Sam 29 Sep - 17:30 ()
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Délicieux. Carcasses putrides et dénuées de raisons qui agglutinent dans les tréfonds des lubies d'une Sphère hostile, dégueulant le vice. Pécheurs profanes. Il le voit, Culte, la façon dont l'autre se met à rêver, s'évadant dans les infamies qu'il lui souffle à l'esprit. Lueur macabre dans ses iris éteintes et absentes du monde. Elle transpire le contentement, savourant presque les quelques onces se satisfactions et soulagements qui émanent de la musicienne en une mélodie terrible et muette. Il sourit Melgalath, carnassier, demeurant tout proche, paré à bouffer, les griffes relâchant sa paume et parée à lui arracher l'âme pour la bouffer sans en apprécier les saveurs. Secret. Les lippes de l'autre décidées à se sceller.  

La carne s'installe, se pose à ses côtés, embrassant le velours d'un trône partagé. Prêtre perfide. Les confessions s'envolent, après s'être faites hésitantes. Opportunité dorée, servie sur un plateau, trop facile. « C'est tout l'aspect hostile des convictions trop profondes, elles instaurent inévitablement des œillères et, hélas, provoquent des dommages collatéraux. » Il en sait quelque chose, Culte, le premier concerné, bouffant les croyances pour mieux les rendre dégueulasses, abusives, excessives. Le museau investigateur de maux au nom de convictions en tout genre, pas peu fière d'idées évincées depuis longtemps déjà, regroupant hérésies, inquisitions, guerres saintes et autres sacrilèges à peine voilés, voyant tomber les têtes pour un soi-disant dieu devenu trop paresseux. Et ils furent exquis, les révolutionnaires, à glaner, endoctriner, par leur perdition et leur désir de trouver des réponses envers et contre tout, capables du pire pour y parvenir.

« Ils ne sont que des bêtes paumées dans une quête absurde, quitte à réduire la ville à feu et à sang. » Leur faire porter le chapeau, sans scrupule, pour accentuer le petit quelque chose de terrible sous son minois de poupée, sa rage primale à l'encontre des sans culottes modernes, cette noirceur infiniment délicieuse qui ne demande qu'à se déployer un peu plus, s'extraire. « Ils le méritent. » Souffle suave, roulant jusqu'à son oreille, l’agrémentant d'une once de persuasion pernicieuse pour mieux convaincre, ne doutant pourtant pas qu'elle le ferait très bien seule. « J'entends bien à quel point ils te rongent Astrid. »  

Alors, il commence à prêcher, l'Infâme, faux prophètes qui se veut soi-disant justicier, réparateur de maux, inversant les rôles. « Aimerais-tu, devenir actrice ? Avec moi ? » Murmure, quémandant, paré à dégainé un contrat terrible et à peine voilé. Pacte avec un diable. « Ces murs sont à l'abri du monde, jamais personne ne jugera et j'en suis le seul maître. » Les paumes retrouvant sa main pour l'emprisonner à nouveau, conscient que l'attention d'un contact aurait plus d'impact de par sa cécité. « Je peux t'offrir un impie qui a massacré pour sa cause, a fait tomber des innocents, que tu sois juge de son crime. Par vengeance. Un sacrifice au nom d'un Paris libéré de toutes ces absurdités. » Appât, crevant d'envie de la voir sombrer, libérer ses vices pour mieux frapper et la retenir entre les griffes.

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Sujet: Re: mélodies du complot | ft. Astrid Lun 22 Oct - 21:07 ()
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Tes paupières papillonnent, chassant les derniers restes d’images à la fois glauques et fascinantes. L’empathie est définitivement impossible avec ceux que tu détestes. Pourtant, y’a une part de toi qui essaie de te retenir, de te dire qu'ils ne sont surhumains. Bien trop humains. Mais c’est déjà trop tard. Tu as accepté la haine, tu l'as fait grandir en toi, telle une Reine, vautrée dans le luxe. Chaque pulsation du myocarde te rappelle cette promesse, ce serment de mort, de vengeance que tu t’es fait, pour continuer de survivre, d'avancer. Et avec les pouvoirs de l'autre en action, tu ne peux que succomber à tes travers, sans même t'en rendre. Il est si facile de te faire tomber. Quelques mots dans le creux de l'oreille, quelques propositions alléchantes pour venger ta mère, et te voilà prise au piège d'une toile bien plus dégueulasse et poisseuse qu'attendu. Mais tu ne le sais Pas, n'y fait pas attention. Tu es exactement ce que tu reproches aux révolutionnaires au fond…

L'autre corps se pose sur l'accoudoir, s’enfonce dans le cuir. Présence trop proche, s'imposant à toi. C’est le souci dans ta situation, tu perçois les contacts, les approches physiques bien plus violemment que d’autres. La malédiction de ne pas voir leur venue en amont… « Pourquoi les Hommes sont incapables de voir les conséquences de leurs actions ? » Pourquoi sommes-nous si égoïstes dans notre recherche de vengeance ? Et tu ne remarques ce que tu fais, comment tu penses toi-même en ce moment. Gamine trop mature, enchaînant les horreurs, mais bien trop jeune pour faire face à ce monde… Tu n’as pas les épaules, tu ne les auras jamais. Il est facile de manipuler tes émotions, de t’utiliser. Tes relations en attestent, même si tu ne perçois pas toutes les implications qu’elles ont. « Oui, ils le méritent. » Murmure, répétition, ça roule jusqu’à ton esprit, ça enflamme ton cœur, et les muscles se tendent. La persuasion n’est pas nécessaire, il prêche déjà une convaincue. « Ils n’ont pas le droit de savoir la vérité. » Quelle vérité ? Celle que tu ne connais pas non plus ? Celle qu’ils rabâchent, recherchent à tout prix. Tu ne veux pas qu’ils arrivent à leurs fins, c’est tout. Sinon, cela leur donnera raison. D’avoir tué. D’avoir détruit toutes ces familles. Ils ne doivent pas…

Tu vacilles un peu, laisses tes paupières se clore un instant, pour te ressourcer. La cacophonie ne fait pourtant que s’accentuer, martelant l’intérieur du crâne. Tu te masses doucement les tempes, alors que les propos s’enchaînent, sans te laisser le moindre répit. Tu te noies, dans un magma de haine et de paroles sans cesse, les uns nourrissant les autres, un cercle vicieux sans fin… Quand est-ce que le cœur exploserait ?

Devenir actrice. Se retrouver avec l’arme entre les doigts. Passer de victime à tueuse. C’est ce que t’offres Alastair. Une mort sur la conscience, mais une première vengeance, un premier pas vers le pardon, vers l’apaisement de l’esprit fou. Voilà ce que tu croyais. Voilà ce que tu y voyais. Et tu te trompes lourdement, ne sachant pas à qui tu viens de t’accrocher… « Quand ? » C’est le seul mot qui sort, sur le coup. La langue pâteuse ne permet pas d’aller plus loin.

Es-tu prête à avoir du sang sur les mains, sur les bras Astrid ? As-tu les épaules pour perpétrer un tel acte, sans perdre la face et le sommeil par la suite ?

Ce genre de questions, tu ne te les ais jamais posées jusqu’à aujourd’hui, enfant bien trop sage et choyé.

Tu es déjà enfermée entre ses griffes. Trop tard pour se débattre, trop tard pour s’en échapper. Et en as-tu réellement envie ? Il va t’offrir ce dont tu as toujours rêvé, pourquoi résister ? Tu es prête à payer n’importe quel prix… « Pourquoi… Me proposer cela ? » Pourquoi à moi ?

Ca gratte quand même sous la surface de la peau, les quelques derniers regrets de l’humaine que tu es. Mais ça finira par être balayé, comme tout jusqu’ici…



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Souffle de connaissances, transmission crasse d'éléments et de vérités aux encéphales de tiers. Souvent incomplets, parfois trop foisonnant, par plaisir d'enrayer les esprit pour mieux les mettre en doute.
Profanation, bouffer le sacre en un festin exquis, les pognes habiles dégueulant de relents infernaux dans les lieux saints afin de mieux les éteindre en les gorgeant d’impureté, entravant les anges dans la géhenne pour élever les suppôts démoniaques et leurs pouvoirs. Revers délicieux, terrible.
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Sujet: Re: mélodies du complot | ft. Astrid Sam 27 Oct - 12:56 ()
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Rictus. Sans aucun doute carnassier, écho de tenailles millénaires trop affutée, aux airs de bête et relents de gargouille noirâtre désormais enfermé dans un costume d'humanité. Et il le sent Melgalath, par delà les mots de l'innocente, avec le sentiment délicieux de la satisfaction et de la réussite, à quel point les griffes se ferment, transpercent ses chairs pour mieux lui arracher l'essence, trainer sa gueule de poupée dans les flammes incandescentes et éternelles. La langue passe, sur la tranche des dents, véhémente. Il y eut cet avantage avec Astrid, de se foutre éperdument du masque affiché, des expressions faciales, de l'obsidienne à l'encre crasse qui lui bouffe les iris ambrées.

« Et je désire qu'ils ne la trouvent pas. » Il fut de cet avis, Culte, d'avantage que la violoniste. Parce qu'il la connut, l'abominable vérité, les relents manipulateurs et surnaturels, les âmes arrachées à leurs carcasses pour mieux s'implanter, pour mieux jouer avec l'humanité. Les révolutionnaires ne furent que petites choses innocentes, pions infimes, face au reste d'un iceberg à la surface intrigante, face aux gueules avides de chaos. Et qu'il fut bon, de jouer avec leur besoin de comprendre, à leur glisser des futilités et autres broutilles.

Elle vibre, l'autre, jubilant un peu plus face à l'interrogation qui résonne tel un soupçon d'impatience. Il ne la laisse pas réfléchir, Melgalath, connaissant la versatilité des hommes, leur capacité à se remettre trop rapidement en question. « Pourquoi pas tout de suite ? » Parce qu'en bas, les quidams s’agglutinaient, qu'ils furent enfermé pour une fête trop bon enfant, qu'il serait aisé de les ramener dans les caves pour une surprise de choix. Parce qu'ils eurent quelques pauvres âmes agaçantes à évincer, ceux qui rôdaient un peu trop, qui tentaient de comprendre, la langue liée par les persuasions et un endoctrinement forcé, paré à se perdre et y laisser la peau. « Parce que tu as besoin de te libérer Astrid. Je sens à quel point tout ça te ronge. » L'échine se lève, s'impose, une paume trouvant son épaule femelle avec une bienveillance pernicieuse. « Tu m'offres quelques instants de répits avec tes notes depuis si longtemps, aujourd'hui c'est à moi de t'offrir un peu de paix et te soulager. D'autant plus que nos optiques convergent. » Il pianote, l'infâme, sur l'écran d'un portable qui vibre sous ses doigts, fait passer quelques ordres crasses à ses ouailles qui composent intégralement le personnel.

« Viens. Je te promets de rester à tes côtés, de devenir tes yeux. » Murmure suave, s'enfonçant un peu plus dans les emprises perfides pour mieux la convaincre. « Personne ne pourra te reconnaître et ça restera notre secret. » Qu'il souffle, entourant ses frêles épaules d'une cape d'un velours onyx sertie d'un capuchon, dissimulant son faciès derrière un masque serti de quelques arabesques dorées, paré à faire de même avant de filer. Pure précaution. Et il s'infiltre encore un peu, Culte, dans les méandres de son esprit, lui souffle les images de la pièce environnante aux murs blafards à moitié baigné dans la pénombre délicieuse et lui en face d'elle, lui, qui se dresse dans le monochrome de son costume, à la belle gueule aux traits douçâtres, qui lui tend la main pour mieux l'inviter et la happer, attendant qu'elle y glisse la paume pour sceller les termes d'un contrat devenu invisible.

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Sujet: Re: mélodies du complot | ft. Astrid Jeu 22 Nov - 13:45 ()
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Tu ne peux calmer la fureur qui dévore ton cœur, tes entrailles. La haine a pris possession de ton être à l'instant où les machines s’étaient arrêtées pour ta mère. La mécanique bien huilée avait rendu l’âme, te laissant seule dans ce monde qui ne souhaitait pas que ton bien. Pourtant, jusqu'ici, tu as toujours maintenu cette rage sous contrôle, par peur de ce qu’elle en aurait pensé, de toi te laissant aller à de telles pulsions. Garde-fous puissants mais qui ne sont rien face à un être comme Alastair, bien plus démoniaque qu'humain. Même si tu ne t'en rends pas compte. Tu t’accroches aux quelques illusions restantes sur cet univers, indiquant que tout tourne rond. Pour quelques jours, quelques semaines encore. Tout finira par s’écrouler. Et la gamine que tu es devra à nouveau grandir, s’adapter à toutes les nouveautés qui lui tomberont dessus. Mais tu l'as déjà fait. Tu le fais au quotidien, et tu t'es toujours dit que rien ne pourra jamais être pire que ce que tu as vécu. C’est une façon de ne pas sombrer… « Vous devez être l'un des rares à afficher cette opinion aussi clairement… » Quand tu vois le Maire, les hauts-dirigeants, les connards d'en-haut, t'imagines sans peine le sourire sur leur visage, une fois qu’ils ont courbé l’échine devant la Vox. Car les révolutionnaires, ça doit aussi être leur fonds de commerce…

Tout de suite ? Tu ne peux empêcher la peur de s’emparer de ton cœur à cet instant, mêlée à une excitation grandissante. Tu n'es qu'une humaine, cherchant tout de même un certain salut et tranquillité dans cette vie. Peux-tu passer le cap d’un événement bien plus sanglant que tous ceux que tu avais vécu dans ta vie ? T’es pas un monstre, ou plutôt, tu ne te définis pas ainsi. Sauf que la guerre, les batailles, les morts, ça transforme la plus innocente et pure des fleurs en assassin. C’est se relever ou désespérer, se battre ou s’écrouler. Et peut-être que tu en as marre, de te morfondre dans un coin, de juste balancer tes opinions, sans jamais passer à l’acte. Il ne suffisait que d’une petite étincelle pour mettre le feu aux poudres, et le directeur du club des horreurs a fait office de déclencheur. Petite bombe à retardement dont la mèche s’est enflammée, temps compté avant l’apparition des ailes atrophiées dans le dos. « D’accord. » Réponse apportée à la question qui n’en est pas une, le choix étant acté depuis que tu as accepté tacitement le tout.

Te libérer… Tu n’y crois plus trop, tu ne sais pas si supprimer d’autres êtres humains te sera profitable, mais une part de toi refuse d’y penser. Tu as soif de vengeance, car c’est ce qui te permet de rester debout, de continuer à vivre malgré tout. Alors, plonger entièrement dans la noirceur ne pourrait que t’être agréable… L’ignorance te colle à la peau, l’influence du donneur de morts se fraye un chemin dans ton esprit. Tu n’es toujours qu’une enfant, aveugle sur ce monde, aisément manipulée par quelques mots bien placés, et quelques opinions bien cernées… « Vous avez raison. Je passe tellement de temps à ressasser, sans jamais avoir le pouvoir de faire quelque chose… » Ils sont protégés, ceux que tu recherches, ils ont l’appui d’une partie du peuple, et toi, t’as la vision en berne, gamine qui ne peut rien faire sans l’appui de quiconque. Finalement, être connue n’aide pas entièrement à avoir de l’influence pour de telles entreprises.

La main sur ton épaule te détend, quand bien même tu sens qu’il pourrait te briser en un instant, petite brindille face à la tempête. Et tu te lèves, sous l’impulsion de l’autre. Tu lui fais face, ou tu penses en tout cas, suivant la voix qu’il t’offre en guide. Il pourrait te perdre. Il te perdra certainement, te volera ce qu’il te reste. Les griffes arrachent la chair et le cœur, indolores, invisibles. Tu es prise au piège, t’enfonces dans les sables mouvants à chaque seconde qui passe, et ce, avec un sourire malsain.

Tu sens le contact du tissu sur tes épaules, bien trop lourd pour ta carcasse. C’est le poids des erreurs qui s’accumulent déjà, auquel tes pupilles restent aveugles. C’est mieux ainsi, te diront certains, sans prendre en compte la mesure de ce qui est en train de se passer. La vente de l’âme ne se fait jamais de façon dévoilée, bien au contraire. On use de détours pour parvenir à un compromis, chose dont tu n’as absolument pas conscience. Pourquoi l’écoutes-tu d’ailleurs, cet homme qui te propose une vengeance par le sang ? Pourquoi le crois-tu ?

Ta vision revient, te fait prendre l’ampleur de la salle dans la vue. Est-ce la vérité ? Est-ce une multiple manipulation ? Les questions se posent, ou devraient se poser, tandis que toi, de ton côté, tu ne t’y attardes pas, esprit à la fois si clair et si embrumé, terrain de jeu d’une puissance dont tu n’as idée. Et ta main se tend, sans te laisser le temps de la réflexion, trouve la sienne dans un même mouvement. « Personne ne restera pour témoigner contre moi. » Ca s’enchaîne dans ton esprit, alors que tu témoignes les alentours, sans bouger. Manque d’empathie de ta part, ne sachant te transposer chez les autres. La femme qu’ils t’ont prise, maintenant, c’est eux qui vont la perdre. « Depuis quand… Pouvez-vous faire ça ? » Le pouvoir, la vision… Comment fait-il ? Que crée-t-il ? Pourquoi toi ?



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the mighty bush : Persuasion, murmure suaves pour mieux emprisonner les volontés aux griffes affutées. Infamie utile pour glaner, récolter, insuffler de quelconques croyances et idées abstraites. Perfidie entretenant les cultes, pour mieux être adulé, rendre captif les quidams en perdition, apaiser les âmes errantes par des jeux de persuasion.
Souffle de connaissances, transmission crasse d'éléments et de vérités aux encéphales de tiers. Souvent incomplets, parfois trop foisonnant, par plaisir d'enrayer les esprit pour mieux les mettre en doute.
Profanation, bouffer le sacre en un festin exquis, les pognes habiles dégueulant de relents infernaux dans les lieux saints afin de mieux les éteindre en les gorgeant d’impureté, entravant les anges dans la géhenne pour élever les suppôts démoniaques et leurs pouvoirs. Revers délicieux, terrible.
weapon : Connaissance accrue des cultes et autres magouilles, les phalanges habiles pour tracer les sceaux de Salomon et Enochien, ainsi qu'un cercle d'Hermès hostile. Relique biblique, bâton de Moïse changeant l'eau en ondine purpurine, première plaie d'Egypte assoifant par son cruor.
Allegeance : Loyauté apposée envers Dis et ses entrailles perfides, vendue aux tréfonds des obsidiennes infernales depuis trop longtemps. Les phalanges aux griffes acérées arrachant les âmes pour mieux les gober d'un appétit vorace.
Démons

Sujet: Re: mélodies du complot | ft. Astrid Ven 25 Jan - 18:17 ()
mélodies du complot
Astrid L. Bellerose & B. alastair delpire

So all you fill the streets it's appealing to see. You wont get out the country, 'cause you're damn ass free. You've got a new horizon, it's ephemeral style. A melancholy town where we never smile.
Jubilation crasse. Il trépigne l'infâme. Savourant les relents de l'humanité trop innocente qui se laisse un peu plus bouffer à chaque seconde. Il aime ça, Melgalath, avoir le goût rance de la corruption sur le langue, se fardant un peu plus de son rictus aux mots qui s'échappent, à l'accord de l'autre qui se laisse volontiers dévorer. Peut-être plus aveugle qu'elle ne le pense. La pogne adverse trouve son chemin, épousant les termes invisible d'un contrat qui se voulut baigné par la caresse des flammes infernales. « Aujourd'hui est un grand jour Astrid. » Qu'il susurre en réplique d'un timbre qui se voulut presque trop suave.

L'arc d'un sourcil se dresse, tandis qu'elle reluque la pièce qu'il connaissait sur le bout des griffes, lui implantant chacun des détails à l'encéphale. « Un moment. » Les lippes demeurent parcimonieuses. Préfèrent ne guère trop en dire sur l'étrangeté du monde et de cette capacité qualifiée de surnaturelle. Faux prophète qui se joue de ses savoirs cumulés à l'angle des millénaires. « Je peux montrer des connaissances et les implanter aux esprits. » Et il lui glisse, à titre d'exemple, quelques noms d'étoiles et de constellations lointaines qui ornaient la voûte obsidienne en partie bouffée par l'empire des lueurs artificielles qu'était devenu Paname. « Allons-y. » Qu'il décrète, Culte, entrainant sa prise après s'être dissimulé sous un même drapé. Les griffes l'entrainent, sillonnent les couloirs et descendent le marbre des escaliers d'un antre trop opulent, lui glissant la connaissance des obstacles à esquiver, les tracés à prendre. Pour mieux l'appâter, l'impressionner, peut-être.

Les caves aux arcs brisés s'esquissent dans la pénombre, à peine éclairée par la danse de quelques flammes de torches et bougies qui éloignent les ombres. Il fut connu pour ses goûts particulièrement prononcés en terme de mises en scènes, Melgalath, appréciant les ambiances ténébreuses de sociétés secrètes et clandestines. Au delà d'avoir l'avantage d'être dans un lieu insonorisé. Les badauds sont là, rangés avec soin, les mirettes rivées vers un autel improvisé. Messe noire. La langue passe sur les tenailles, offrant quelques œillades à ses ouailles qui trépignent, adulent les atrocités innommables.

« Mes amis, nous sommes ce soir réuni pour offrir aux cieux de quoi nous protéger. » Les lippes clament, glanant l'attention sur la scène où se jouerait une pièce macabre et particulièrement exquise. Les griffes s'emparent d'un quidam apeuré, le torse à découvert et les paumes liées. Âme trop curieuse et à l'échine famélique, retenue captive depuis quelques jours, qui lorgnait un brin trop autour des suppôts et de leurs secrets. Le faciès se penche, trouve un lobe pour mieux y murmurer quelques persuasions préventives avant de lui ôter son bâillon. « Je ne veux pas de gémissements inutiles qui me vrillent les tympans, tes lèvres resterons soudées. Puis détends-toi un peu, histoire de mourir avec dignité tout de même. » Ricanement imperceptible, laissant deux démons encapuchonnés reprendre le futur sacrifice pour l'étendre sur l'autel. « Cette âme a été souillée par le sang, a commis des atrocités dans le simple but de dissimuler des réponses. Son sacrifice nous apportera la force. » L'attention se porte à nouveau vers l'assemblée, offrant une lame d'argent au pommeau serti de nombreux détails à Astrid. Arme du crime. Du châtiment. « Prions ensemble. » Alea jacta est. Donnant l'accord à l'autre d'opérer et commettre l'irréparable. Et il joue, un peu, Melgalath, lui offrant quelques histoires d’infamies commises par la Vox Populi pour mieux chatouiller sa colère. Au même titre d'une parfaite leçon d'anatomie pour savoir où viser avec précision.

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Sujet: Re: mélodies du complot | ft. Astrid Lun 28 Jan - 17:35 ()
mélodies du complot
Astrid L. Bellerose & B. alastair delpire

So all you fill the streets it's appealing to see. You wont get out the country, 'cause you're damn ass free. You've got a new horizon, it's ephemeral style. A melancholy town where we never smile.
C’est une mauvaise idée. Ca continue de s’accrocher dans un coin de ton esprit, alors que les mensonges embrouillent définitivement ton jugement. Tu n’avais jamais tué personne, n’avais jamais fait le pas de trop dans cette direction. Des pensées par milliers, tu en avais eu. Et plus d’une fois, tu avais voulu le faire. Tu avais cru pouvoir, mais l’esprit était trop innocent. L’enfant berce encore ton cœur, et tu n’étais pas prête à le sacrifier sur l’autel de ta vengeance. Jusqu’à maintenant. Il faut bien changer, un jour ou l’autre, se rapprocher de ce qu’on désire au fond de soi. Et toi, Astrid, tu ne fais pas exception à la règle. Le goût du sang est trop prononcé, tes fantômes réclament leur dû, paiement que tu as déjà retardé pendant six ans. L’attrait qu’on te fait de l’acte, pour te pousser entre les doigts du démon… Et tu ne vois rien, aveuglée par ta propre haine, quand la main se glisse dans celle de ton accompagnant. Pacte scellé dans le silence, dans l’ignorance la plus totale, la plus crasse. C’en était fini.

Noms étranges qui te traversent l’esprit, étoiles dont tu ne savais rien avant aujourd’hui. Les paupières papillonnent un instant, l’interrogation derrière les iris pâles. « Vous êtes capable de faire des choses… Etonnantes. » Tu en es époustouflée, réellement. Qui n’a jamais rêvé d’avoir tout cela à portée de mains ? Il peut même te rendre la vue Alastair, aussi éphémère que cela soit. Tu n’es même pas capable de nommer les objets qu’il te semble voir. Tu n’as toujours fait que les imaginer, et maintenant que certains apparaissent enfin devant tes yeux… Rien. Y’a juste rien.

Et vous vous mettez en marche. Pour une fois dans ta vie, tu n’as pas besoin de t’attarder sur les sons, sur le claquement de ta langue pour t’assurer des obstacles, ou te prendre les pieds dedans une première fois. C’est… Etrange. Agréable. Ca te rend plus humaine, moins dépendante. Mais tout n’est qu’illusions. Les griffes de l’homme se referment sur sa carne et sur ton cœur, te bercent de douces possibilités et opportunités, pour mieux te contrôler. Tu aurais dû faire attention, aux pulsations de la silhouette, à la couleur dans laquelle il est drapé, sans le savoir. Celle-ci en dit beaucoup sur lui, pour un peu que tu y prêtes attention…

Tu te laisses amener, déposer dans un coin de la pièce. Le discours s’enflamme, le discours attire l’attention. Si les images te quittent un instant, c’est pour mieux revenir par la suite, pour mieux s’imposer. Tu t’enlises dans ce pouvoir, te complais dans les images qu’on t’offre. Juste pour une fois, tu peux te sentir proche de ce monde qui t’a souvent rejetée pour ton handicap. Et ça ne fait qu’accentuer le ressentiment. Murmures qui te parviennent, ouïe toujours plus affûtée par ta cécité. Tu ne t’y attardes pourtant pas, t’approchant juste de l’autel, du sacrifice. Et tu bois les paroles du maître des lieux, douce litanie qui te rapproche un peu plus des Enfers. Pour un peu, tu y brûlerais tes ailes…

L’arme se retrouve entre tes doigts, métal glacial preneur de vie. Les connaissances te sont offertes dans la foulée. Haine déclenchée, te rendant presque tremblante. Prier. Mourir. Tuer. Ca s’impose tellement que tu laisses le corps réagir sans l’aval de la raison.

Les chairs sont mises à vif, geste précis pour transpercer le myocarde. Ce n’est pas toi qui… Tu as tué. C’est une réalisation qui ne te fait ni chaud ni froid. Ca t’a anesthésié, alors que tu perçois le sang sur la peau blanchâtre, et que tu devines les derniers sursauts du cœur. Mort attendue au tournant, et tu recules d’un pas, sous l’effet de la réalisation. Tes pupilles pâles se heurtent à celles de l’organisateur, hésitantes. « Je… Il est mort. » Comme une évidence, visible à tous. Et le poignard semble glissé de tes doigts, à la froide lueur des bougies…

Et tu ne ressens aucune émotion, aucune culpabilité…



@B. Alastair Delpire

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