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 petites profanations | ft. Andreas
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legends never die : Commandant des Cultes, roi des pécheurs, d'une religion bafouée et mensongère, chevalier des croyances perverties et sectaires, maître des satanistes, adulant les offrandes dégueulasses, détournant les fois pour mieux les rendre perfides. Double jeu délectable.
the mighty bush : Persuasion, sifflant les horreurs pour mieux plier aux volontés. Utile pour glaner, récolter, insuffler de quelconques croyances et idées perfides. Indispensable pour entretenir un culte quelconque, être adulé, rendre captif les quidams égarés, les tenir en haleine par des persuasions de bien être.
Souffle de connaissances, voix infime qui s'infiltre, murmure quelques vérités et souvenirs, transmission d'éléments intentionnellement succincts, souvent incomplets, font travailler les esprits.
weapon : Connaissance accrue des cultes et autres magouilles, les phalanges habiles pour tracer les sceaux de Salomon et Enochien, ainsi qu'un cercle d'Hermès hostile. Relique biblique, bâton de Moïse changeant l'eau en ondine purpurine, première plaie d'Egypte assoifant par son cruor.
Allegeance : Loyauté apposée envers Dis et ses entrailles dégueulasses, ne croyant désormais plus en un Lucifer déchu au profit d'une Reine perfide. Culte demeurant à sa place, se complaisant dans un rôle qui lui sied sans en exiger d'avantage, veille sur ses ouailles tout en méprisant les suppôts de sphères étrangères.
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Sujet: petites profanations | ft. Andreas Jeu 6 Sep - 7:42 ()
petites profanations
Andreas Van Haan  & B. alastair delpire

The moral ejections to something so profane. Oh but the deepest of convictions are the darkest positions in the remissions for the lower coast veins
Perles. Elles raisonnent, murmurent quelques fredonnements délicieux en s'écrasant au sol, parant le monde d'une ondine qui emporte la poussière, évinçant quelques chaleurs adulées pour n'en laisser qu'une fragrance de pétrichor exquis, chatouillant les naseaux avec douceur. Silence. Le monde n'existe plus ici. Décors grandiose et désertique, beauté macabre qui s'étale sous les mirettes vagabondes, loin des badauds et les ruelles trop encombrées du reste de Paris. Il adule la tranquillité le Culte, dans un besoin de fuir ses magouilles coutumières, les pas hasardeux en des ruelles éventrées par une nature prédominante.

Elle apparaît la bâtisse. Grandiose. Glanant les iris qui la décortiquent, enregistrent. Désolation, elle transpire la tristesse l'église, la splendeur exacerbée par le lierre qui éventre ses vitraux. De sacré, elle n'en eu plus que quelques brides, délaissée de ses croyances depuis trop longtemps, il le sent Melgalath, vibrant dans ses tripes en une géhenne presque imperceptible. Un parapluie onyx se ferme, laissant la flotte couler. Et il ne peut guère s'en empêcher le Culte, la carcasse attirée par le déclin grandissant, tel un repas trop alléchant qu'il voulut gober de ses crocs, effleurant les pierres avant de pénétrer dans la gueule béante de la ruine, se pavanant sous les arcs brisés et une nef qui ne connaîtrait plus les prières. Festin. N'en ratant pas une miette, un rictus aux babines sous les pleures de quelques statues simulées par la pluie sous les brèches d'une toiture devenue bancale.

Larme qui roule, faiblarde, perle purpurine sillonnant une joue pour mieux s'éteindre sur le carrelage pour le rehausser d'une note de cruor. Les phalanges s'égarent, se jouent de quelques objets délaissés et recouverts d'une poussière terne ôtant leurs éclats, retournent quelques croix en un jeu provocateur et coutumier, cherchant à éteindre les dernières lueurs de sacré pour mieux les bouffer dans une gloutonnerie malsaine. Autel encore recouvert d'un drapé devenu gris, arraché par les griffes de l'infâme pour mieux trouver le sol, une paumes sillonnant le marbre immaculé, avant de se glisser dans une poche pour en extraire une lame repliée avec soin. Prêcheur macabre. Quelques hideurs se gravent, esquisses ténébreuses et de symbolique infernale, mutilant le sacré accueillant autrefois rites et offrandes. Œuvre d'art.

Sons étrangers. Intrusion au beau milieu d'une cérémonie dégueulasse et qui n'eut guère besoin d'ouailles, toisant l'ombre qui se dresse à la manière d'un cabot paré à mordre pour défendre son territoire et terrain de jeu d'une matinée. Puis il reconnaît le Culte, les traits anguleux du templier, les sens désormais aux aguets et paré à s'envoler dans le vide s'il osait dégainer une arme. Scène grandiose pour une confrontation véritable qui eut trop longtemps tardé, loin des quelques broutilles passées, avant une incarnation détestable en une carcasse humanoïde trop étriquée. « Bonjour Andreas. » Il le narguerait presque d'un rictus trop avenant Melgalath, fendu aux babines tout en peaufinant son œuvre dans le marbre comme s'il n'était que détail abstrait et infime, devenu publique de ses profanations.

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legends never die : Il est Maitre de l'Ordre, chargé plus spécifiquement des relations et de la communication entre les différentes branches nationales. De fait, ce n'est pas un cheval de guerre, mais plutôt un homme de l'ombre, que l'on croise plus souvent dans les réunions et les couloirs que sur le terrain.
the mighty bush : Depuis 2046, il a acquis un pouvoir de contrôle de la météo. Sous l’influence de ses émotions, il peut créer des sortes de microclimats qui le suivent dans ses déplacements. De nature joyeuse et positive, le soleil illumine souvent sa route, mais lorsque a faim, le temps se couvre brusquement. Il n’a aucune conscience de cette capacité, il est très loin de le maîtriser ou même de créer des phénomènes réellement puissants.
weapon : N'étant pas vraiment un templier de terrain, il n'a pas d'armes spécifiques ; il utilise l'équipement de base des templiers. Il est en revanche très calé lorsqu'il s'agit des connaissances religieuses ou mythologiques et a tout un éventail de compétences à son arc.
Allegeance : Une loyauté à toute épreuve à l'égard de l'Ordre, il ne trahirait jamais l'institution, ses frères et sœurs d'armes ou le secret de leur existence.
these streets : Il sait tout ce qu'il y a savoir, anges dieux démons, il a appris les choses en même temps que ses collègues templiers.
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Sujet: Re: petites profanations | ft. Andreas Sam 15 Sep - 8:36 ()
petites profanations
Andreas Van Haan  & @B. alastair delpire

The moral ejections to something so profane. Oh but the deepest of convictions are the darkest positions in the remissions for the lower coast veins
Y a le lecteur K7 de sa vieille Fiat qui grésille un peu, il monte le volume suffisamment pour que les rythmics du morceau roulent sous sa peau et résonnent à ses oreilles. Entre le bruit des essuie-glaces et de la pluie qui bat contre son pare-brise, le volume audio atteint des niveaux tous sauf sains pour une oreille humaine. Malgré tout. Il aime cette sensation indescriptible qui fait battre votre cœur en rythme, sans se soucier de l’impact que cela aurait sur son audition. A quoi bon ? Les templiers ont sans doute une espérance de vie réduite – quand bien même il n’est pas le plus exposé au danger. La voiture avale le boulevard Saint-Michel sans trop de difficultés, les voitures qui l’entourent disparaissent lorsqu’il emprunte l’Avenue Denfert-Rochereau et il se fait la réflexion que la circulation n’a jamais été plus agréable à Paris que depuis que la Vox Populi a mis la ville à sac. Trouver une place de parking à proximité des catacombes est un jeu d’enfant, son seul objectif étant d’en dégoter une dont le bitume n’est pas déformé par les racines d’un arbre. Il ghost ostensiblement le parcmètre – comme si un agent de police allait s’aventurer dans le quartier. P’tit délinquant.

C’est avec un lourd sac à dos sur ses épaules et les écouteurs à fils de son baladeur-cd vissés dans les oreilles – il a décidément une mauvaise hygiène auditive – qu’il remonte l’avenue du Maine d’un pas aguerri. Cette fois, c’est un vieux tube de Kayne West qui déverse ses décibels sur son tympan et il rit l’ingénu en entendant les lyrics de no church in the wild se balancer sur le bout de sa langue. Le concours de circonstances lui parait délicieusement absurde ; remonter cette rue trop longue, envahie par la végétation, dans le but exact de pénétrer dans une église. En écoutant un morceau dont le titre stipule que la raison de sa venue n’a pas lieu d’être.

Il remonte le trottoir d’un pas guilleret ; faisant fi de la pluie. Humer l’air empreint de l’odeur de l’herbe mouillé ne fait qu’embellir son humeur. Un rayon de soleil solitaire le suit dans son sillage, marquage discret du pouvoir qu’il ignore encore. L’arc en ciel se déplace en suivant son brin de bonheur. Se campant devant la carcasse imposante d’une église qui témoigne difficilement de sa grandeur passée, il rajuste son fardeau sur son épaule. Quelques modestes outils d’archéologue l’accompagnent. Il est hors circuit aujourd’hui. Une pure curiosité professionnelle l’amène à découvrir ce vieux bâtiment. Au premier coup d’œil il tombe sous le charme de son aspect ruiné et de la rosace délabrée qui orne sa façade. Les herbes folles qui envahissent le perron ne le repoussent pas, bien au contraire ; il pousse les lourdes portes de chêne qui résistent légèrement. Elles ont gonflé et rouillé un peu depuis que le sanctuaire a été abandonné. Mais pour entraver son passage, elles devraient se fermer telles les portes clore du paradis. L’archéologue a vu des mystères plus opposés à ses visites ; l’Eglise du Maine joue dans la cour des inexpérimentés.

La poussière et les rayons de lumière qui filtrent à travers les vitraux le ravissent, il retire ses écouteurs pour profiter du silence religieux qui devrait régner. Devrait. Car à peine les écouteurs disparaissent dans le col de sa veste, résonne un rictus pas franchement bienveillant « Bonjour Andreas. ». Il avance sa carcasse dans l’allée, avec une lenteur curieuse pour dévisager l’intrus qui vient troubler sa matinée si bien démarré. Ami ou ennemi ? Inconnu, sans aucun doute. Pourtant, la prononciation quelque peu écorché de son prénom résonne encore à son oreille. Une main songeuse fourrage dans sa barbe. Le silence s’installe un instant puis il répond « Bonjour … à qui ai-je honneur ? J’ai peur de n’pas vous remettre » Il a toujours cette politesse et ce français un poil emprunté d’une langue apprise un peu tardivement. Il contourne son interlocuteur en jetant un coup d’œil curieux autour de lui. Son regard s’attarde sur le drapé grisâtre de l’autel jeté à terre, il s’en approche, son pied vient buter contre le tissu qui prend la poussière. Sa voix grave résonne sur le ton de la plaisanterie « On s’adonne à quelques rites machiavéliques ? » .

La plaisanterie est sous-entendue, tout en se demandant vaguement s’il est tombé sur l’un de ces parisiens humains ridicules qui s’imaginent que le Grand Retour a fait de Paris le nouveau foyer des sorcières de Salem. Loin de lui l’idée qu’un démon aurait réussi à pénétrer une église. Il remarque les croix retournées. « Les plumes de coq et la cire blanche manquent cruellement à la mise en scène » qu’il badine. Les rayons de soleil qui le suivaient disparaissent en même temps qu’il se fait la réflexion que cette intrusion va sans doute le perturber un peu dans son dessein. Prendre le temps de se débarrasser de son compagnon d’infortune.  


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Sujet: Re: petites profanations | ft. Andreas Dim 16 Sep - 18:52 ()
petites profanations
Andreas Van Haan  & B. alastair delpire

The moral ejections to something so profane. Oh but the deepest of convictions are the darkest positions in the remissions for the lower coast veins
Festin. Il gobe, Culte, fait dégueuler son aura délétère et pourrie jusqu'à la moelle pour mieux entraver, s'étendre, expansif, gourmand. Et il aime, Melgalath, la sensation grisante du sacré qui s'éteint, du rejet hostile d'un lieu qui faiblit pour en devenir neutre, pourrait presque y foutre le feu pour que la bâtisse tremble un peu plus, disparaisse dans des flammes infernales lui léchant une chair étriquée, d'emprunt. Mais il y eut quelque chose de beau, une tristesse grandiose en une nef éteinte et qui n'eut plus que des pierres devenues banales, oubliant les silhouette qui eurent quémandé asile, lorsqu'elles ne murmuraient guère quelques confessions aux oreilles d'un homme de foi. Style gothique adoré.

Il se fiche bien l'infâme, de la silhouette qui se dresse et qui ne le reconnait pas, persistant dans ses magouilles en quelques crissements infernaux déchirant le marbre, songeant qu'il pourrait peut-être lui arracher le myocarde pour mieux le planter au centre de son œuvre pour parfaire ses profanations. Songerie évincée, plutôt désireux de continuer à jouer avec l'autre encore un peu.  

Un sourcil se dresse à peine, face aux questionnements de l'autre, un rictus qui se fend aux babines, les mirettes persistant à demeurer sur l’œuvre perfide. « Un vieil "ami". » Tout fut relatif évidement, l'amitié demeurant concept presque abstrait dans les entrailles infernales où tous les coups furent permis, les attaches trop rarissimes et abstraites. La suite est éludée, jugée beaucoup trop évidente malgré le ton qui se voulut presque moqueur. Il le sut, Melgalath, qu'il eut des airs d'égaré aliéné et paumé dans un Paris trop chaotique où les fois furent abstraites, les croyances devenues chaotiques et presque délicieuses, semblable à un humain qui voulut s'imposer et croire en une quelconque absurdité démoniaque.

Soupir. Les paluches délaissant un instant leur œuvre presque achevée pour enfin porter l'attention sur le templier, lui lançant une œillade accusatrice dans ses quelques moqueries sarcastiques. « Oh je t'en prie, les plumes c'est démodé et beaucoup trop ostentatoire. Laissons ça aux novices. En revanche les sacrifices humains... » Le rictus s'élargit, les babines fendues, carnassières, le toisant une seconde histoire qu'il saisisse le sous-entendu avant de reprendre, replongeant un instant dans les dernières lignes et courbures à la symbolique hostile. Il contemple le résultat, Culte, plutôt satisfait.

« Savais-tu que la fourchette existait déjà durant la Rome antique ? Mais qu'elle a été ré-introduite durant l'Empire Byzantin en 1056 en Europe ? Une mode venue d'Italie il me semble, bien qu'elle était très peu employée durant le moyen-âge. Le genre d'ustensile au manche travaillé qui n'était réservé qu'à l'élite et plutôt contestable à cause de sa connotation infernale censée inciter à la gourmandise. Le clergé et ses idées abracadabrantes, un régal. D'ailleurs ce bon vieux Louis XIV préférait s’empiffrer avec ses doigts et laisser ses convives regarder les fourchettes sans y toucher. Heureusement que le siècle des lumières est arrivé. Il en existe onze types différents, intéressant n'est-ce pas ? » La tirade prend fin, absurde, sans même avoir daigné le regarder, lancée d'un ton régit par la banalité déconcertante et comme si le tout suivait une logique calculée. Chaos. Les bras se croisent sur le torse, repliant la lame d'un couteau de poche pour le conserver dans la paume.
@Andreas Van Haan

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