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let the sky fall
Un accident d'avion, un trésor piégé et un équilibre mis à mal par l'arrivée de nouvelles forces dans le jeu d'ombres...
Voilà ce qui vous attend dans la nouvelle intrigue.
like I own it
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 ashes blowing in the air ✣ arthur
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these streets : Jo, la révo, la vox populi, qui sait rien que ce coeur ne veut lui dire, rien que les secrets qui s'entassent, les mystères, les hallucinations, des trucs qu'elle voit, qu'elle comprend pas. Jo, la scientifique sans plus d'certitudes que l'monde fout le camp.
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Sujet: ashes blowing in the air ✣ arthur Lun 17 Sep - 0:02 ()
ashes blowing in the air
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Enchantée Jo.

Piège qui se referme. Bar délaissé. Crâne défoncé. Carcasse traînée, entrepôt abandonné. Seringues et aiguilles. Sourire éteint, lupin malsain. Jolie poupée trop poudrée. Tête désarticulée, des liens à ses poignets. Proie et prédatrice. Jouet et dégénérée.

Court, elle court, et ça tonne, et ça craque. Les rues d’paris se confondent de tragédies. Vides. Détruites. Fuir, il faut fuir. Et y’a son cœur qui va s’arrêter à trop gueuler.
Ce soir toutes les deux on va bien s’amuser !
Oublier. Larmes salées ravalées, visage torturé et mâchoire serrée. La cadence qui ralentit, ‘sait plus, ‘sait plus depuis combien d’temps qu’elle force les guibolles à tenir en équilibre l’corps en mouvement. S’arrêter, laisser les genoux s’effriter contre l’bitume, s’prendre la gueule entre ses griffes et crever là, hurler là.

Lames de rasoirs, espoir dérisoire. Scalpel dans la cuisse. Ça éviscère, ça lacère. Faudrait hurler, supplier. Disque rayé, pupilles dilatées. Cris sur les murs gris d’un taudis. Jean rongé par l’hémoglobine. Loyauté mal placée dans l’corps défiguré. C’est mieux de rire que de pleurer quand les fresques horrifiques écartent les pupilles d’horreurs.

Lydie. Lydie, elle veut jouer, jo.
Joue avec moi.
Non, non, non.
Si, si, si.  

Murmures de tortures, menaces mortuaires. Démence. Violence. Bestiale qui lui bouffe l’âme. Et y’a personne, bordel, personne sous le tonnerre qui déchire la nuit, qui détruit jo. Couteau entre les doigts blancs à trop serrer. Et le sang, partout, de la plaie dans la cuisse qui dégouline, des milles et une coupures sur la peau nue et du front au-dessus de l’œil gauche, taillade qu’aveugle la mirette, s’écoule jusqu’aux lippes teintées de rouges.

Elle veut pas y penser, veut pas savoir comment elle a réussi, la belle, pour traîner sa carcasse dehors, veut pas se souvenir de l’éclair entre ses doigts, l’boom sans bombe qu’a foudroyé le diable au loin.
Mais elle crépite, putain.
Elle s’allume comme une foutue de guirlande de noël. Bleu électrique dans les veines. L’éclair mutile son derme, son être qui échoue en sanglots bas son agonie.

Elle n’a qu’un remède. Elle a reconnu le quartier, un nom sur un panneau oublié. Elle lui a couru après. Aveugle. Parce qu’elle est plus qu’un bout d’elle, elle s’exprime en poings déchaînés sur sa porte trouvé. Elle cogne, elle frappe, elle déverse les monstres qui crèvent en elle.

« enchantée Jo. »
« enchantée Jo. »
« enchantée Jo. »

Et quand il ouvre, elle est à genoux et pleure.
Sauve-moi.


@Arthur M. Leroy

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Sujet: Re: ashes blowing in the air ✣ arthur Jeu 20 Sep - 23:22 ()
I don't know what I'm to say
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Septembre avait frappé sur Paris. Il pleuvait sur les toits de la capitale, les gouttes crépitant lentement sur le double vitrage de l’appartement au dernier étage. Il faisait bon dans l’appartement, Arthur avait traîné ses pieds nus sur le vieux parquet grinçant toute la soirée. Le bruit de l’orage l’apaisait, peut-être parce qu’il se disait qu’il ne pouvait pas y avoir de catastrophes quand le tonnerre grondait. Il avait erré quelques minutes, avant de se laisser tomber dans son lit, simplement vêtu d’un bas de pyjama. Depuis combien de temps n’avait-il pas pris de temps pour lui ? Depuis combien de temps n’avait-il pas fait un tour de moto pour le plaisir de rouler ou fréquenté un bar pour le plaisir de boire une bière au milieu d’inconnus ? Cette vie n’existait plus. Il avait fini par l’accepter, ou s’y résigner peut-être. Leroy n’était plus que le Chevalier du Roi et non l’Arthur si plein d’entrain autrefois. Ce soir-là, il y avait eu une lueur d’espoir, quand il prit la peine d’ouvrir un livre. L’Odyssée d’Homère. Il l’avait lu et relu des centaines de fois et ce, depuis qu’il avait appris à lire. L’aventure d’Ulysse était son passage préféré. Il s’endormit au chant XII au moment où Ulysse fit naufrage et échoua sur l’île de Calypso. Son sommeil fut étrangement paisible, ne présageant certainement pas du coup de foudre qui allait frapper.

Light, qui était couché au pied du lit, releva soudainement la tête, visiblement dérangée par quelque chose de l’autre côté de la porte. Un léger grognement et Arthur ouvrit l’œil une seconde avant que ça tambourine. Il ne put se préparer à ce qui allait arriver, c’est pourquoi il prit presque son temps pour se redresser. Il se frotta le visage d’une paume mal réveillée avant de regarder le réveil. Quatre heures du matin. Il fronça les sourcils, tandis que l’inquiétude de templier remuait déjà ses entrailles. Il ne prit pas la peine d’enfiler un tee-shirt et se hâta, aussi vite qu’il le pouvait dans les circonstances, vers sa porte d’entrée. Et quand il ouvrit, ce fut la douche froide. Jo, Jo l’intrépide et l’insaisissable gisait au sol, à sa merci. Elle sanglotait, mais ce fut des détails bien plus effroyables qui prit Arthur à la gorge. Le sang coulait sur sa peau de porcelaine dont les veines étaient traversées d’éclats bleutés. « Jo… ? » Il ne s’inquiéta même pas de savoir comment elle avait trouvé son adresse. Elle était venue à lui, la bombe prête à exploser. Arthur s’agenouilla lentement, essayant de trouver une raison à tout ça. « C’est quoi le b… ? » À peine eut-il saisi son poignet qu’il se prit un coup de jus. Sous la surprise, il se recula légèrement. C’est alors que le templier comprit. Elle aussi… Il connaissait un ange doté de ce pouvoir, mais c’était un disparu…. L’horrible hypothèse qui lui traversa l’esprit manqua de lui donner la nausée, mais il essaya de passer outre. Le templier était incapable de réfléchir, car l’humain avait repris le dessus. Sans craindre de nouvelles représailles électriques, il passa ses doigts près de sa joue, relevant le visage afin de distinguer la taillade qui côtoyait l’œil. Il ne pouvait pas la laisser sur le pas de la porte. C’était impossible et elle l’avait certainement compris en venant jusqu’ici.

Arthur glissa un bras sous ses genoux, l’autre autour de sa taille. Dès qu’il touchait une parcelle de sa peau, il se reprenait une petite décharge. Mais il n’aurait pas pu s’en foutre davantage. Il serra les dents et se redressa, la poupée contre lui. Il réinvestit son appartement et referma la porte d’un geste du pied. Il fallait d’abord la réchauffer, panser les plaies. Elle n’avait pas à lui expliquer. Elle lui expliquerait plus tard. Là, elle devait simplement s’en remettre à lui. C’était étrange que ce soit lui qui prenne les rênes, alors qu’elle l’avait mené par le bout du nez tant de fois. Mais Arthur ne s’en embarrassa même pas. Il la conduisit jusque dans la salle de bain. Il dut se libérer pour ouvrir le robinet de la douche et faire chauffer l’eau. Il devait retirer tout ce sang avant qu’elle puisse espérer faire quoi que ce soit d’autre. Sans rien dire, il s’agenouilla à nouveau et osa à nouveau regarder son minois meurtri, dans l’espoir qu’elle se laisse faire. Face à ce spectacle, son estomac était retourné. La voir trembler ainsi le révulsait d’horreur et d’indignation. « Allez, viens. » Il l’aida à se relever et l’accompagna tout habillé dans la douche. Concentré dans sa tâche, il souleva délicatement son tee-shirt pour le retirer, essayant de n’appuyer sur aucune plaie. Là où il crut deviner un coup de couteau qui avait transpercé le tissu, il déchira le jean afin de libérer la jambe avant de retirer le reste. Il s’arrêta là. Le sang commençait déjà à couler à leurs pieds, entachant le carrelage couleur lin qui tapissait sa salle de bains.

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Sujet: Re: ashes blowing in the air ✣ arthur Dim 7 Oct - 0:37 ()
ashes blowing in the air
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Elle a frappé, aveugle et les pupilles écarquillées, le poing américain volé au roi entre les doigts, le poing qui s’abat sur la gueule de velours. Elle se peint de rouge et de noir, la bourreau devenue victime, inconsciente poupée au sourire édentée qui ne s’agite que sous l’électricité projeté inconsciemment par l’acharnée.

La faire taire.
La voix dans la tête.
Sa voix.
Elle veut la faire taire, pour toujours.
Joue avec moi.

Coup qui arrache, coup qui détruit. Hurler pour ne pas voir le carnage qu’elle produit, jo. Pour croire, faut se teindre de noir. Pour vivre, se pourrir l’esprit. Et quand y’a plus rien d’humain dans les iris, elle s’éteint en haletant. Elle se relève pantoise, le poing légèrement illuminé et soudé aux marques qu’il a laissé sur ses jointures.
Puis elle remue, Lydie, elle rit en gigotant au sol.
Et elle est déçue, jo, et ça lui brise l’palpitant de terreur.
Cours.
La douce assassine manquée s’enfuit.

Dis, jo, quelle part de toi t’as détruit ?

Opales stériles, mouvement mécaniques qui tambourinent sur le bois, l’esprit se masque dans l’électricité qui arrache et matraque sa chair meurtrie. Pantin recroquevillée sur le devant de la porte, la sacrifiée s’oublie dans les sanglots de l’abandon. Elle abandonne, la révo. La peine, l’incompréhension, la poudreuse dans sa caboche ; le sang, la fierté, le deuil, l’espoir, la grande gueule, l’intrépide duval, le déni ; elle abandonne tout sur le perron du chevalier, tout dans les larmes salées qui contorsionnent son visage déjà ravagé par le noir cendre du maquillage et le rouge pourpre des plaies, plus encore exposé par les cheveux de jais plaqués en arrière par la pluie. Ne sois pas endormi, ouvre la porte, allez, sauve-moi chevalier, encore une fois, encore une dernière fois.

« Jo… ? » Un sanglot de joie accueillit l’interpellation. Il est là. Tout va bien maintenant. « C’est quoi le b… ? » Perdue, terrifiée, elle ne le voit pas tendre la main vers son bras en hypertension mais sent péniblement le jus se concentrer à son toucher, ce qui la fait autant sursauter que lui. Tous ses démons prennent possession de ses mirettes. Secouant sa tête de droite à gauche frénétiquement, elle veut reculer, s’éloigner. Danger. Elle est le danger. Elle se bouffe en pleine gueule cette réalité, cette peau intouchable, ce courant démoniaque qui prend possession de ce qu’elle est.
Mais il ne fuit pas, Arthur, alors qu’elle, n’aurait voulu rien de plus que de délaisser les miettes d’elle et courir loin de tout. Faisant fi de l’inconvenance, il lui relève le minois. Elle veut se dégager. « Non. » Se plaint-elle sans force, ne sachant comment l’éloigner, incapable d’utiliser ses propres mains pour se saisir de la sienne « Je vais te faire mal.. » Mais il persiste, l’idiot, à la rassurer, à la rapatrier sur terre, à sécher les larmes honteuses et elle n’a aucune volonté de l’en empêcher. Ironiquement, c’est dans les airs qu’il l’emporte sans résistance.

Bercée dans les bras, le nez lové contre le torse, elle tente de calmer les remous de sa poitrine, de reprendre le contrôle sur elle-même. Torture de sentir son derme infliger ses milles piqûres sur le sien. Torture de n’être que silence incompréhensible de grognements et murmures sans sens. Accrochée à chaque centimètre, elle veut se perdre en lui pour ne plus être que l’ombre d’elle. Et là, au bout de la course, au bout de la peur, elle se laisse sentir en sécurité, l’espace d’une seconde. Le soulagement lui tire encore quelques sanglots incontrôlables à ce point. Mais tu t’arrêtes jamais de chialer ma parole. Elle peut dire adieu à sa réputation de badass auprès de james bond. Lorsqu’ils arrivent dans la salle de bain, le bleu dont s’est paré ses veines se dissipe jusqu’à ne plus se manifester du tout.

Ses pieds touchent de nouveau le sol pendant qu’il allume la douche. Nymphe anesthésiée, elle attrape son reflet dans le miroir. La carcasse désarticulée, habits déchirés et collés contre ses cicatrices, pieds nus, elle tient encore le poing américain contre elle comme s’il est seul garant de sa liberté.
Elle sait, la Duval, qu’Arthur le reconnaîtra immédiatement. La voleuse qui garde son butin d’un peu trop près. Mais tout cela semble si loin à présent. Elle s’en fout, punaise, du jeu, de ses fautes, de la gosse stupide qu’elle a été, elle s’en fout. Elle veut juste dormir et ne jamais se réveiller. Alors elle le retire lentement et le pose devant elle, sur le carrelage. Elle aurait voulu la tuer avec. Seul instrument qui la blessait inexplicablement. Ce qu’elle lui a fait, avec ce poing, ça aurait dû la tuer. ça aurait tuer n'importe qui. N'importe quel humain.

Puis Arthur s’agenouille et l'extrait des ténèbres. Pour la première fois, Jo perd ses prunelles dans ses anthracites infinis, étonnée à chaque seconde de le voir, mi-prête à se réveiller du rêve pour rouvrir les yeux dans l’entrepôt.

« Allez, viens. »


Elle le suit, incroyablement docile, sous la douche. Quand il l’aide à retirer son tee-shirt, jo réalise seulement le tremblement qui la corromps, la trahi. À présent libérée de la douleur permanente de l’électricité, elle identifie les blessures apposées. La plupart ne sont que des coupures du couteau à travers ses vêtements ou bleus, mis à part le couteau dans sa jambe, elle a eu de la chance, la révo.
Le jean débarrassé, la pression qu’il exerce disparut et le sang coule doucement sur le sol. Exposée. Elle est exposée dans tous les sens du terme. Incapable de prendre appui sur sa jambe gauche, elle se repose d’un bras sur la surface, puis effleure de l’autre main la blessure qu’elle découvre sur sa cuisse. Le couteau planté. Sa langue qui cueille le sang qui s’y écoule.

« Elle voulait … »  
Jouer
.
« Des informations. »

Elle se sent forcée de lui apporter un semblant d’explications. Forcée de ravaler les sanglots, de récolter ce qui reste de la fierté.

« Mais elle, elle est, …- et puis j’ai … »

Et tout s’effondre, il ne lui fait rien de plus. La voix s’emballe tandis que les tremblements reprennent et qu’elle lève ses doigts à ses yeux avec effarement. Putain, mais qu’est-ce t’as foutu, jo. Comment … Comme Ad ? L’éclair qu’a jaillit du ciel. Non, jo, de ta poitrine. Le souvenir la révulse. Et l’envie indomptable d’effacer son sourire maniaque pour toujours. Lui faire bouffer.

« Je savais pas, savais pas où aller, et je, je suis désolée, je savais pas.., j’avais besoin d’être-, j’avais besoin de toi... »

Et elle ne sait pas pourquoi, la belle, pourquoi lui, elle a répondu à un instinct, à cette confiance aveugle et irrationnelle qu'elle lui porte malgré tous ses instincts. La poupée s’étiole, regardant des doigts qui ne sont plus le siens. Cette jambe qui ne lui obéit plus. La douleur qui monte progressivement tandis que l’adrénaline se dissipe.

« Tara va devoir me prêter ses béquilles. »

Elle plaisante, jo qui redevient doucement jo, un rire entre deux soubresauts de la cage thoracique. Puis elle lève le regard vers le sien, puis sa main et, après une hésitation, lui caresse la joue du bout du derme, craignant un choc qui ne vint pas. Et elle sourit de soulagement.



@Arthur M. Leroy

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Sujet: Re: ashes blowing in the air ✣ arthur Mar 16 Oct - 18:40 ()
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Fidèle à elle-même, Jo essayait de lui résister, tandis que son corps s’abandonnait complètement à la sécurité des bras d’Arthur. La jeune femme devait être désespérée, voire en état de choc, pour qu’elle trouve le courage de venir frapper à sa porte. Il avait eu suffisamment d’aperçus de son caractère pour savoir que sa fierté motivait nombreux de ses agissements. Là, sa fierté était restée au pied de l’immeuble ou peut-être là on lui avait infligé tant d’horreurs. Il avait du mal à la regarder dans les yeux, à y lire toute la détresse qui la submergeait à cet instant précis. Il voulait oublier que c’était sa souffrance qui la faisait parler et croire qu’elle était là parce qu’elle en avait eu envie. Sans doute aurait-il préféré qu’elle vienne inopinément frapper à sa porte pour lui proposer un café, ou lui rendre sa veste… Depuis combien de temps ne s’étaient-ils pas vus ? L’avait-elle oublié comme on oublie les rencontres fortuites ou bien pensait-elle parfois à lui comme il pensait à elle ? Tant d’interrogations qu’il n’avait jamais eu l’occasion de lui faire partager et sans doute pour lesquelles il redoutait une vérité amère. Alors, il s’enfermait dans son rôle de bon samaritain et ne posait pas de questions, alors qu’il la menait jusqu’à la salle de bains. Il la débarrassait des tissus superflus qui compressaient les muscles et éraflaient la peau mise à nue. Il rinçait les traces des actes coupables et de la torture qu’elle avait subie, comme si ça pouvait laver les souvenirs qu’elle en garderait. Quand il leva ses yeux azur vers son minois douloureux et son regard vide, Arthur eut tellement envie d’être un ange. De pouvoir agir sur sa mémoire et l’apaiser de tous les maux. N’en garder que les vices anodins qui faisaient d’elle l’agaçante poseuse de bombes qui lui avait fait tourner la tête. À cet instant précis, il aurait souhaité être un autre pour pouvoir véritablement lui être utile.

Arthur se saisit d’un gant de toilette dans le tiroir le plus proche puis entreprit de nettoyer un peu les plaies. Il rabattit en arrière les mèches mouillées qui lui tombaient devant les yeux pour y voir plus clair. Et pendant qu’il était concentré sur sa tâche, la voix de Jo finit par résonner de nouveau. C’était donc une femme qui lui avait fait ça. Il s’efforçait de se rappeler son rôle de templier et d’emmagasiner toutes les informations qu’elle lui délivrait, au cas où son récit contiendrait ne serait-ce qu’un minuscule détail qui pourrait être lié au surnaturel. Peut-être connaissait-il même son agresseur. Mais comme à chaque fois, il était piètre templier lorsqu’il était à ses côtés, douloureusement remis à sa place d’humain avec toutes les émotions incontrôlables que cela impliquait. Il essayait tant bien que mal de nettoyer les plaies à l’eau claire et Jo continuait son récit. Presque à genoux devant elle, il recula un pied légèrement afin de stabiliser son appui. C’est alors que son talon buta dans un objet métallique. L’homme regarda brièvement par-dessus son épaule et reconnut immédiatement son poing américain. Celui-là même qu’il avait bêtement oublié dans la poche intérieure de sa veste. Comme la main de Jo était trop fine par rapport à la sienne, les pointes de fer ne s’étaient pas dépliées à l’impact. Mais il y avait bel et bien eu un impact, puisque les phalanges de l’arme étaient couvertes de sang. Certainement pas du sien. Il rejeta un coup d’œil à la jeune femme, espérant lire la réponse dans son regard. Est-ce que celle qui l’avait attaquée avait réagi différemment que les autres, quand Jo s’était défendue ? Il fallait qu’il sache. Mais avant même qu’il ait pu demander quoi que ce soit, la jeune femme sombra de nouveau.

« Hé, Jo, ça va aller… » essaya-t-il de la réconforter, quand elle voulait se justifier auprès de lui. Égoïstement, il n’aurait pas voulu qu’elle aille se réfugier chez quelqu’un d’autre. « Tu ne me déranges pas. » ajouta-t-il, sur un ton parfaitement calme. Mais le calme se perdit quelque peu, après qu’elle lui eut avoué avoir besoin de lui. Le poids sur ses épaules s’allégea tandis qu’un autre s’abattit dans son estomac. Arthur perdit ses moyens, le temps qu’elle s’essaie à une plaisanterie qui ne trouva pas son public. Tara ne lui prêterait certainement pas ses béquilles et l’inciterait plutôt à reprendre du poil de la bête. Dès qu’il s’agissait d’autrui, la templière était toujours beaucoup plus optimiste. Il esquissa un faible sourire, reprenant son activité : « Essaie un peu de lui demander pour voir. » Il s’attaquait maintenant à son visage, dont il retrouvait la teinte porcelaine, une fois dégagé de tout ce sang. Il tamponna son front avant de suspendre brutalement son geste, lorsque sa main tremblante vint se poser sur sa joue barbue. Son cœur fit une violente embardée. « Je ne bouge pas d’ici. Tu es en sécurité ce soir. » La raison toujours, parce que le reste de son être, lui, ne répondait plus présent.

Arthur rompit à contre cœur le contact, pour éteindre enfin la douche et aider Jo à sortir. Il attrapa la serviette la plus proche puis la sécha, en prenant soin de ne pas appuyer là où ça ferait mal. « Je vais désinfecter tout ça, puis on bandera ta jambe. » Il expliquait chacun de ses gestes pour ne pas prendre le risque de laisser son instinct parler à sa place. En apparence, il paraissait concentré, mais tout au fond de lui, c’était un véritable chaos. Troublé par sa présence, bousculé par cette confiance aveugle qu’elle ne lui avait jamais témoigné, chaviré par la proximité de sa comète vivante. Il lui sortit un tabouret en plastique afin qu’elle s’assoit et repose sa jambe. Il sortit sa trousse de premier secours pour vaquer à sa tâche. Il n’était pas le mieux équipé, mais lorsqu’il y avait un bobo ou même une blessure plus sérieuse, il lui suffisait de se rendre au QG de l’Ordre pour être pris en charge par les meilleurs médecins de tout Paris. « Ça va piquer, mais si t’es sage, j’ai du whisky ou de la vodka qui attend dans le placard. » Un moyen de détourner son attention, de revoir un sourire. Il attrapa délicatement son mollet et étendit sa jambe à côté de lui. La dernière fois qu’il avait vu ses jambes nues, elle portait une nuisette et s’apprêtait à droguer un démon comme on se débarrassait du pervers du coin. Il entreprit alors de désinfecter sa blessure la plus grave. Le couteau ne semblait pas avoir transpercé le muscle de part en part, mais elle allait sûrement boiter pendant quelques semaines. Après avoir terminé, il sortit un bandage stérile et l’enroula autour de la plaie, faisant attention à ne frôler sa peau que du bout des doigts. Étrangement silencieux et fuyant quelque peu son regard, Arthur faisait ce qu’elle attendait de lui.

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Sujet: Re: ashes blowing in the air ✣ arthur ()
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