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Un accident d'avion, un trésor piégé et un équilibre mis à mal par l'arrivée de nouvelles forces dans le jeu d'ombres...
Voilà ce qui vous attend dans la nouvelle intrigue.
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Parfois, on a juste envie d'inaugurer un bâtiment tranquille. Malheureusement, on a souvent des invités surprise....
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homecoming : 20/06/2018
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legends never die : Héraclès, le plus glorieux et le plus adulé des héros de la mythologie grecque est devenu le dieu de la force, de l'héroïsme et du courage. Fondateur des Jeux olympiques, il est aussi la divinité du sport et de l'effort. Dans la sphère privée, on le priait comme Alexikakos (celui qui protège du mal).
the mighty bush : Vitesse décuplée ► dieu du sport, fondateur des Jeux Olympiques, athlète accompli et guerrier aux réflexes foudroyants, Héraclès peut se mouvoir à la vitesse de l'éclair. Fureur divine ► héritage d'un passé héroïque plus sauvage que chevaleresque, Héraclès est capable d'entrer dans une rage dévastatrice heureusement contrôlée. Cette frénésie porte sa force et ses réflexes à des niveaux démesurés, mais le laisse exsangue une fois son énergie consumée.
weapon : [i]Massue d'Héraclès ►[/i] arme primitive que le héros a lui-même taillée dans un olivier sauvage. Instrument emblématique de ses nombreux exploits guerriers, cette massue a le pouvoir d'assommer n'importe quel surnaturel frappé au niveau du crâne.
Allegeance : Esprit libre et indomptable, Héraclès est fidèle à ses valeurs plus qu'à des groupes ou des individus. Déifié après une vie tumultueuse de mortel, il s'est toujours senti plus proche des fragiles humains que des dieux arrogants. C'est aujourd'hui un dieu repenti, justicier et protecteur, qui veille sur les humains et les encourage à exprimer leur potentiel.
Il voue un profond respect aux Templiers, ces gardiens qu'il voit en héros des temps modernes (bien qu'il désapprouve leur culte du secret), ainsi qu'à Vox Populi dans leur quête de vérité (mais il condamne la plupart de leurs actions violentes).
Au fil des siècles, Héraclès a également appris à aimer sa famille olympienne, et ne cherchera jamais à les détruire. Pour autant, il n'hésite pas à s'opposer aux actions néfastes de ses pairs et n'accorde aucun passe-droit.
these streets : Dieu grec isolé depuis le Grand Retour, ange du sport factice, collaborateur occasionnel des Templiers, agent d'Interpol récemment affecté à Paris, il n'est que vaguement au courant de tout. Le détail des événements, du jeu des ombres et des conflits individuels lui échappent encore, mais il entend bien combler son ignorance.
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Dieux

Sujet: [HOT] Forever yours Mar 18 Sep - 19:38 ()
Forever yours
@Eric Monfort (Héraclès) & @Eliane Lavalle (Hébé) ❋ Août 2046 ❧

Après deux heures d’une interminable perquisition, l’équipe d’hommes et de femmes en uniforme bleu s’agitait encore dans l’appartement du faussaire à la recherche de preuves. Interpelé en début de soirée, l’expert en faux papiers continuait à nier tout lien avec le réseau de proxénétisme qui lui versait des sommes indécentes pour régulariser la situation de jeunes filles d’origine étrangère – chacune d’elle représentait un investissement rentable dans la capitale aux mœurs contrastées. Ces mouvements financiers précautionneusement effectués en mains propres avaient attiré l’attention d’Interpol, notamment celle d’un agent particulièrement motivé, un héros antique qui n’affrontait plus de terrifiantes créatures fantastiques, mais luttait à présent contre des monstres à visage humain.
Au moins, à cette époque, les menaces étaient plus clairement identifiables.

Posté devant une fenêtre grande ouverte, l’agent Monfort contemplait les hauteurs insondables de la voûte céleste. Ses yeux pénétrants semblaient à la recherche d’un astre perdu dans le ciel nocturne pourtant voilé d’épais nuages. Sans les lumières artificielles qui chassaient la pénombre, un noir impénétrable emplirait la totalité de son champ de vision. Cinq ans après le Grand Retour, l’image lui rappela cruellement la disparition de son soleil, son éblouissante épouse qui seule lui apportait la chaleur et la vitalité bienfaitrices dont le dieu de la force avait besoin.
Trop résolu et volontaire pour céder à la mélancolie, ses oreilles tendues à l’extrême se concentraient sur les officiers de police qui bavardaient trois étages plus bas. Deux anges particulièrement volubiles que l’agent d’Interpol ne manquait jamais d’espionner.

Eux aussi croyaient arrêter un démon, tant le criminel était diablement doué. Ils n’étaient pas si loin du compte, puisque l’homme démontrait depuis plusieurs semaines une capacité accrue, invraisemblable, à produire des documents exempts de défauts. Malgré ce pouvoir singulier, Héraclès n’avait perçu chez le faussaire aucune aura surnaturelle. Il s’agissait sans doute possible d’un humain, un de ces mortels qui avait reçu une aptitude étonnante au moment du crash qui déclencha le second Grand Retour, puis la Grande Révélation.
D’après ce que disaient les anges en contrebas, cette Grande Révélation avait également créé d’importants remous chez les envoyés de la Cité d’argent.

Purge… grande réunion… dieux infiltrés… relâchés… Lelahel… guérisseuse… déception… bienveillante et secourable… plusieurs années… déesse grecque… Les énormes poings d’Héraclès se nouaient en deux masses compactes, solides comme des blocs de granit. Lorsqu’il saisit les dernières bribes de conversation, ses phalanges brunies par le soleil affichaient la texture granuleuse et la teinte blanchâtre de la craie naturelle.
Depuis sa visite pour sauver la vie d’un humain agonisant, l’ange du sport factice avait souvent repensé à cette étonnante herboriste au pouvoir de guérison. Sa prestance quasi divine, certains de ses gestes étrangement familiers, sa façon d’entretenir le mystère sur son rôle et son implication, sa connaissance et son intérêt pour la culture grecque, sa générosité et sa douceur non dénuée de fierté et de puissance…
Par Zeus !
Les faits inondèrent sa conscience avec la violence d’un tsunami, balayant les sentiments de honte et de culpabilité qu’Héraclès associait à Lelahel l’usurpatrice, source d’un émoi déplacé.

Mu par une volonté impérieuse, propulsé par un élan irrésistible qu’aucune force au monde ne saurait contenir, le colosse quitta l’appartement du criminel en un éclair. Des piles de documents volèrent dans les airs, des tissus s’élevèrent en gonflant comme les voiles d’un navire en pleine tempête, une plante verte chuta, comme déracinée par une violente bourrasque.
Aucun œil humain n’aperçut l’ombre épaisse qui traversa le long couloir, plus rapide que le spectre noir de la mort. Elle se dirigeait tout droit vers une large baie vitrée donnant sur l’extérieur, la détermination inflexible d’un train en marche dans ses deux jambes fortes et agiles. Un bruit assourdissant retentit quand la montagne de muscles percuta la vitre épaisse de son corps puissant. Des milliers d’éclats scintillants échouèrent de part et d’autre de l’ouverture nouvellement créée, certains maculés de rouge. Malgré la protection d’avant-bras recouverts d’une épaisse chemise, plusieurs morceaux de verre avaient mordu la chair du dieu grec comme les dents d’un chien enragé.
Celui-ci atterrit sur le goudron avec une souplesse féline, retirant dans un grognement sourd un long fragment qui lui balafrait le visage.

Aucun policier n’était présent à l’arrière du bâtiment, mais quelques visages de badauds médusés suivirent la course folle du géant qui, semblable à un lion nimbé de sa crinière impressionnante, courait à une allure fulgurante jusqu’à une voiture garée deux rues plus loin. Beaucoup auraient cru à une hallucination sans les phénomènes paranormaux de plus en plus récurrents dans la capitale. L’homme farouche ôta sa chemise trouée comme un filet de pêche, dévoilant une musculature merveilleusement dessinée. Les multiples écorchures rougeâtres qui constellaient sa peau brune, notamment ses bras épais qu’un maillot sans manches ne protégeait guère, ne paraissaient aucunement l’incommoder ; il s’engouffra dans le véhicule avec la célérité d’un animal regagnant sa tanière.
Monter un cheval d’acier pour ses déplacements, quelle infamie.

Un instant plus tard, Eric Monfort dévorait le bitume avec la rage d’un loup affamé. Pleins phares, pied collé sur l’accélérateur, le chauffard négligeait les règles basiques de la circulation routière. Aucun panneau-stop, aucun feu rouge n’était en mesure d’arrêter le bolide qui échappait miraculeusement aux accidents grâce à une maîtrise et des réflexes surhumains.
Héraclès repensait à ses longs mois de souffrance, seul, impuissant, piégé dans le corps meurtri dont il avait hérité après le Grand Départ de l’Olympe. Plusieurs années d’efforts intensifs sur sa terre d’origine avaient été nécessaires pour s’adapter au monde moderne, regagner des forces et bâtir un physique digne de lui, digne d’Hébé.
Eliane Lavalle, déesse grecque ayant usurpé l’identité d’une ange, était depuis son retour à Paris la première personne susceptible de l’informer sur le sort de son épouse millénaire. Le cœur du dieu tambourinait dans son ample poitrine, hurlant son besoin trop longtemps réfréné de retrouver la meilleure partie de lui-même. Deux mille cinq cents ans à faire de lui un dieu – un homme – meilleur, à l’aimer chaque jour davantage contre toute logique, lui qui se lassait jadis de ses conquêtes aussi vite qu’un enfant de ses jouets.
Une voix insistante soufflait au dieu esseulé que la belle guérisseuse était Hébé en personne. Un rêve trop beau pour être vrai, mais un espoir assez grand pour conduire son enveloppe mortelle à tambour battant jusqu’au quatrième arrondissement où la déesse grecque habitait.

L’immeuble se trouvait dans un quartier calme, faiblement peuplé, où une végétation livrée à elle-même prenait ses aises sur le béton usé par les intempéries.
Le genre d’endroit où Elle choisirait de vivre… que beaucoup d’entre nous choisiraient.
Garé sans élégance face à l’entrée de l’immeuble, une roue mordant le trottoir marqué d’un panneau « Stationnement interdit », Eric quitta son siège sans refermer la portière et fit un détour par l’arrière du véhicule. Deux longues traces parallèles assombrissaient le bitume depuis l’endroit où ses pneus avaient crissé de douleur. Il ouvrit précipitamment le coffre, puis s’empara d’un objet massif calé entre deux pans de la banquette arrière.
D’un bond qui ressemblait à la meilleure performance d’un champion de saut en longueur, il combla la distance qui le séparait de l’interphone et sonna au numéro 21. Son doigt pressa avec un tel enthousiasme que le bouton faillit s’enfoncer à l’intérieur du mur porteur.
Moins de dix secondes s’étaient écoulées quand sa patience atteignit ses limites. D’un puissant coup de pied, le géant ouvrit avec fracas les deux battants de la porte sécurisée. Plusieurs éclats de bois et une poignée métallique retombèrent silencieusement sur le large tapis qui inaugurait le hall d’entrée. La violence du choc alerta une poignée de résidents, mais le bruit fut trop bref pour l’identifier ou localiser son origine.
Vif comme l’éclair, l’intrus s’élançait déjà dans l’escalier. Exceptionnellement, le courageux héros aurait consenti à surmonter sa phobie des ascenseurs si ses jambes athlétiques ne leur étaient pas supérieures en tous points. D’ailleurs, nul détecteur de présence n’aurait pu saisir l’ouragan impétueux qui gravissait les marches cinq par cinq dans une obscurité totale.

Numéro 21, déchiffra-t-il enfin sur une plaque de métal. Les yeux sombres du métis s’étaient accoutumés à l’obscurité, suffisamment pour repérer la porte du modeste appartement. Un robuste modèle en PVC, renforcé avec des armatures métalliques placées au niveau des dormants.
Le dieu inarrêtable poussa un grognement désapprobateur, recula le coude qui tenait l’épais morceau de bois, puis utilisa celui-ci comme un bélier en frappant à mi-hauteur, au niveau de la serrure.
L’impact fut si brutal que la porte s’ouvrit d’un coup sec, comme emportée par une soudaine bourrasque. Le battant claqua contre le mur avec violence, dévoilant le refuge où Elle vivait depuis toutes ces années.
Héraclès resta figé dans une singulière intemporalité, immobile dans l’embrasure de la porte dont sa massive silhouette couvrait toute la largeur – et presque toute la hauteur.
Entre deux palpitations de son cœur fébrile, ses oreilles captèrent une série de bruits ténus ; des lumières apparurent plus loin sur sa droite, au tournant d’un petit couloir. Héraclès avança de deux pas vers l’intérieur puis, sans se retourner, rabattit la porte endommagée derrière lui. Le système de fermeture – poignée et verrou – avait sauté au moment du choc, mais le panneau parvenait encore à occulter le palier de l’étage.

Lasse et fatiguée comme une malade de la fièvre, livide comme une dépouille mortelle, méconnaissable dans sa tenue de nuit, la déesse traîna son nouveau corps à quelques mètres de son visiteur brusque et impromptu. Le plus audacieux des cambrioleurs aurait agi avec plus de finesse, même si aucun d’entre eux ne possédait la force phénoménale du dieu bouillonnant d’impatience. Elle lui faisait face avec un air abasourdi, les yeux cernés d’une vilaine teinte violacée, mais toujours avec cette lueur magnificente dans les prunelles.
Malgré le triste spectacle qu’offrait Eliane Lavalle – que l’œil expert d’Héraclès jugeait pourtant agréable à regarder –, l’ancien héros plongea son regard intense dans les yeux smaragdins de sa congénère avec une détermination farouche, inhumaine. Une goutte de sang épais chuta du sourcil récemment balafré, presque séparé en deux par une vilaine blessure qui lui traversait la moitié du visage. L’entaille sanguinolente accentuait son expression féroce, pourtant dénuée de toute intention malveillante. Avec son corps recouvert de coupures et écorchures, le colosse donnait l’impression d’avoir traversé sans précaution une muraille de ronces aux épines voraces. Sur son épaule gauche figurait également une marque blanchâtre en forme d’étoile, cicatrice que la balle de petit calibre avait laissée après sa visite à l’herboristerie de feu Lelahel.

— Je suis Héraclès, gronda-t-il, et voici la preuve de mon affirmation.

L’intrus à la voix grave jeta au pied d’Eliane son énorme massue en bois d’olivier, arme légendaire du glorieux héros grec. Arrivée au contact du sol, un bruit sourd résonna jusqu’au dernier étage de l’immeuble.
De cela et de tout le reste, Héraclès n’en avait cure.

— Je sais que tu es une déesse grecque. Peut-être sais-tu où se trouve celle qui restera à jamais ma femme, dans ces corps que nous habitons depuis le Grand Retour ou n’importe quels autres. Quel que soit ton nom véritable, j’attends également une preuve irréfutable de ton identité. Hébé et moi partageons maints secrets, dont un grand nombre sont antérieurs à la religion dont tu as usurpé un nom angélique. Le jour où l’unique déesse de la jeunesse et de la vitalité se tiendra devant moi, elle aura l’embarras du choix pour sceller à nouveau nos destins.

La poitrine puissante du géant se soulevait à un rythme rapide, comme s’il suffoquait. Son entrée fracassante semblait pourtant sans conséquence sur sa vigueur phénoménale et il ne manifestait aucun signe de fatigue. Bien au contraire, ses iris flamboyants brûlaient d’une énergie insoutenable. Seul un dieu combattant pouvait déployer une telle force, seul un homme profondément amoureux exprimait ce mélange de rage, de souffrance, d’espoir, de désir et d’affection. Même ses longs bras ballants semblaient attendre avec impatience l’occasion d’étreindre l’être aimé, résolus à balayer tout obstacle qui se dresserait sur son chemin.
Qui, parmi les divinités qui connurent l’ancien héros grec, pourrait douter de voir l’incarnation du vaillant Héraclès en cet homme au regard farouche, à l’allure sauvage et au physique herculéen ?
Certainement pas la femme à qui il vouait un amour fidèle et passionné depuis vingt-cinq siècles.
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Héraclès
A TRUE HERO ISN’T MEASURED BY THE SIZE OF HIS STRENGTH BUT BY THE STRENGTH OF HIS HEART ~ WHERE WE FALL ARE THE STEPPING STONES FOR OUR JOURNEY ~ THERE ARE ALL KINDS OF COURAGE IN THE WORLD, AND MOST OF IT TAKES PLACE FAR FROM BATTLEFIELDS.


Dernière édition par Eric Monfort le Mer 17 Oct - 17:28, édité 1 fois
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legends never die : Déesse de la jeunesse, de la vitalité et de la vigueur. Protectrice des jeunes mariées. Détentrice du délectable Nectar et conservatrice de la précieuse Ambroisie. Echanson des dieux sur Terre, ancien échanson des dieux sur l’Olympe, Hébé est également l’oreille à l’écoute, l’amie et la confidente de ces êtres d’un autre temps.
the mighty bush : Souffle de jouvence : D’un simple touché, Hébé peut rajeunir n’importe qui, octroyant vigueur et vitalité. Plus la jeunesse durera dans le temps, plus cela coûtera en énergie.
Guérison : Capacité de guérir toutes les blessures confondues d'une autre personne. L'intensité du pouvoir varie selon le statut du personnage. Selon la gravité des blessures, l'utilisation du pouvoir peut affaiblir son utilisateur.
Allegeance : Eliane soutient et aide anges et templiers, tout en restant en retrait. Elle reste cependant une déesse et, en tant que tel, elle garde secret son identité pour tout autre qui n’est pas comme elle. Cependant, elle a ses propres affinités divines et aspirations. C’est à celles-ci qu’Hébé est fidèle.
these streets : Hébé est au courant de tout et en sait bien plus que les anges et les démons. Ces derniers ignorent que les Dieux sont parmi eux et qu’ils les observent attentivement, mais le mot d’ordre est de conserver l’anonymat sur leur divine identité. Pour sa propre survie, son avenir et celui des siens, Hébé obéit, même si elle redoute toujours cette Prophétie et les conséquences qu’elle pourrait engendrer.
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Dieux

Sujet: Re: [HOT] Forever yours Dim 23 Sep - 11:40 ()
Forever yours
C'est toi dans ce monde de fou, Mon Évidence.
Jour après jour, nuit après nuit, les bribes de vie céleste se brisaient à petit feu. Plus le temps s’écoulait, plus ses pieds foulant ce sol maudit, plus la solitude, la modernité et la noirceur humaine la rongeaient de l’intérieur. Silencieuse. Sinueuse. Imperceptible aux yeux inexpérimentés des non-divins, la Jeunesse s’effritait.

Un soupir. Le soupir de l’essoufflement du Souffle de Jouvence. Long. Trop long. La déesse de la jeunesse se lassait de cette terre morte, s’enfonçant d’avantage dans la nostalgie d’une vie olympienne s’éloignant à chaque grain de sable du sablier du temps. Pour encore combien de temps ?Combien de temps devra-t-elle attendre avant de retrouver sa famille et sa vie d’antan ? L’échanson des Dieux a bien retrouvé la trace de certains d’entre eux, les a aidé, mais comment était-elle supposée en faire plus lorsqu’elle ne pouvait faire la différence entre les êtres surnaturels et à peine ressentir le poids des siècles peser sur leurs épaules? Lorsqu’elle-même perdait sa vitalité et sa joie de vivre ? Hébé avait toujours vécu sur l’Olympe et parmi les olympiens sans avoir leur faculté a pouvoir voir la nature des autres êtres surnaturels. Zeus aurait pu faire un petit effort pour l’aider. Cela aurait été trop demandé. Elle devait se débrouiller seule, en plus de devoir supporter la vie sur Terre, seule et sans protection. Tout ce qu’elle n’avait jamais eu ou vécu. Hébé avait fait avec, subissant et souffrant en silence sous les traits humains d’Eliane. Elle se meurtrissait de l’intérieur.

Aujourd’hui était une de ces journées noires. Ses sombres pensées prenaient le dessus sur tout. Hébé n’avait pas été aussi mal depuis sa déchéance en tant qu’échanson des dieux. La situation était même pire, puisqu’ici, ses enfants et son mari étaient absents ainsi que son univers. Anéantie, Hébé n’avait pas été travaillée, passant tout son vendredi dans l’obscurité de sa chambre, emmitouflée dans les draps, seul l’écho de ses pleurs rompait le lourd silence ambiant. Hébé n’avait rien mangé de la journée. Elle n’avait ni faim ni soif. Elle n’avait envie de rien. Rien à part sa famille et retrouver ces moments de pur bonheur. Un bonheur qu’elle désespérait de ressentir à nouveau. Ce n’était pas non plus en restant ainsi qu’elle allait pouvoir aller de l’avant. Elle en avait assez de devoir toujours prendre sur elle, mais avait-elle d’autres choix ? Ce ne fut qu’aux lueurs du soleil couchant que pour la première fois de la journée, Hébé prit son courage à deux mains et s’efforça à quitter son lit. Lentement, elle rejoignit la salle de bain et s’arrêta devant le miroir. Yeux rougis, cernes apparentes, teint pâle, fatigue et tristesse transpirant à plein nez, la Jeunesse avait prit un coup. Par conséquent, Hébé s’enferma de longues minutes. Une bonne douche rafraîchissante lui fit le plus grand bien et  éveilla un petit regain de motivation.

N’écoutant que les gouttes de pluie du pommeau de douche, elle n’entendit pas la sonnette de l’interphone. A peine sortie de la douche, un énorme fracas retenti dans tout l’appartement. Prise au dépourvu, cheveux mouillés, Hébé lâcha sa serviette, enfila sa nuisette noire et son kimono court en soie et s’empressa de rejoindre le salon en courant à la recherche de la cause de ce vacarme assourdissant. Qu’elle ne fut pas sa surprise de découvrir Eric Monfort à l’entrée, face à une porte dont la poignée était complètement morte, sans parler de l’état de l’homme en question ! Troublée par l’image et l’intensité émanant de lui, la ressemblance avec son époux la frappa de plein fouet comme lors de leur première rencontre dans son herboristerie. Il lui rappelait les fois où Héraclès revenait blessé. En ces instants, la peur et l’inquiétude l’assaillaient, et cela même si elle savait qu’il allait bien. Elle prenait soin de lui, le soignait et le cajolait alors qu’il pouvait très bien se régénérer sans elle. Etait-ce pour cela que sur son visage seul la surprise et un froncement de sourcils transparaissaient ? Hébé ne s’inquiétait pas, parce qu’elle ne le cru pas lorsqu’il prétendit être Héraclès. Malgré l’impact, Hébé restait à sa place, les yeux rivés sur les dégâts apparents de sa porte d’entrée et ceux qu’elle devinait à l’extérieur.

Ainsi que ceux à venir. Car voilà qu’il lâchait une arme à ses pieds. La résonance dans tout l’immeuble ne lui fit ni chaud ni froid. Réaction bien différente de la toute première fois qu’Hébé avait eue droit à cette scène. Par le passé, la Jeunesse avait sursauté. En ce présent, elle ne bougea pas d’un iota, comme si elle ne reconnaissait pas la massue alors qu’un seul regard vers le bois d’olivier lui confirma qu’il s’agissait bien là de l’arme de son époux. Cependant, cela ne prouvait pas qu’il était Héraclès. Ce n’était pas suffisant.

Tous les ailés le savent.

Lelahel ne portait plus le visage d’Eliane, mais celui d’une déesse grecque dont l’identité restait secrète pour eux. Et jusqu’à preuve du contraire, Eric était un ange. Hébé n’avait pas été la seule divinité à être découverte, tous les infiltrés avaient été expulsés. Pourtant, le bougre insistait. Il parlait comme s’il était lui, la mentionna et prétendit qu’elle pourrait prouver son identité. Bien entendu qu’Hébé le pouvait. Il en allait de même pour Héraclès. Ils pourraient aisément citer nombres de choses dont eux seuls avaient été témoins. Pour autant, Hébé réfuta cette hypothèse. Elle emprisonna son cœur et refusa de laisser l’espoir naître pour être désillusionné une fois de plus. Elle ne voulait pas y croire, ne voulait pas poser de questions et ne voulait prouver quoique ce soit, parce qu’elle n’en avait pas la force aujourd’hui. Demain, après-demain ou un autre jour. N’importe quel jour sauf celui-ci. La déesse n’était pas en état et elle sentait bien qu’elle était à la limite de tout. Elle pouvait très bien éclater en sanglot comme craquer et perdre le contrôle en piquant une colère divine. Rares étaient celles de la déesse, mais tout à fait possible lorsqu’elle était à bout et elle l’était. La déesse qui était toujours là pour ces paires, oreille précieuse et soutien indéfectible. Cette jeunesse ardente, vive, souriante et optimiste n'était plus. Sa vitalité et sa vigueur étaient au plus bas ; seul sa jeunesse et ses souvenirs la maintenaient à flot dans ce monde. Salvation à double tranchant, puisqu’elle se noyait de plus en plus dans la mélancolie et la nostalgie. Il était donc préférable de couper court et de mettre un terme à cette mascarade.

« Pour le connaître, je ne peux le nier, tu lui ressembles. Mais je sais à quel point les apparences sont trompeuses ainsi que le nombre de personnes qu’il a inspiré et qui espèrent l’égaler en sculptant leurs corps comme le sien. Et ce n’est pas cette arme qui va t’identifier. Qu’est-ce qui me prouve que tu ne l’as pas dérobé ou trouvé quelque part ? Tu peux très bien être envoyé par Azraël. Elle n’a pas apprécié d’avoir été bernée par une déesse sans savoir laquelle. Tu ne me prouves donc rien, à part ce don de débouler comme un bourrin chez les gens. Tu peux très bien être cet ange du sport, comme n’importe quel dieu. »

Sa voix se voulait sans appel, sans discussion possible avec un manque flagrant de détermination et de force, car elle était lasse. La lassitude était l’éternel fléau des immortels. La Jeunesse y avait échappé jusque là, mais elle avait finit par l’atteindre et, à présent, elle absorbait toute son énergie jusqu’à la moelle. D’ailleurs, Hébé ne faisait plus semblant. Elle avait pour habitude de dissimuler son charisme et sa stature divine, ce qui n’était plus le cas. Sa puissance n’était pas écrasante ou étouffante comme pouvait l’être la présence du dieu de la guerre, mais elle était plus importante que celle d’un démon ou d’un ange. Même si elle était plus faible que la plupart des dieux, parce que la belle n’était pas en forme. Un triste regard ainsi qu’un pâle sourire renforcèrent cette idée. Prétendre qu’on était Héraclès en ce moment était cruel pour Hébé, car son homme lui manquait terriblement ainsi que leurs enfants. Ils tenaient beaucoup de leur père, mais Hébé ne pouvait pas s’en empêcher, elle se rongeait les sangs pour eux et aujourd’hui était la pire de ses journées sur terre. Aujourd’hui aurait dû être un grand jour. Un jour de fête. La naissance d’Alexiares et Anicetus. Ses deux fils dont Hébé n’avait plus de nouvelles depuis la prophétie. Elle ignorait totalement ce qui leur était arrivé et en tant que mère elle s’inquiétait plus pour ses enfants que pour son mari. Il faut dire qu’elle le voyait toujours comme le glorieux héros invincible, prompte à vaincre et à surmonter n’importe quel obstacle.

« Si tu étais celui que tu prétends être, tu saurais mieux te soigner. » Comment pouvait-on manquer ces écorchures, le sang sur l’arcade et cette cicatrice qu’Hébé reconnaissait comme étant l’endroit où il avait reçu un impact de balle et qu’il avait refusé qu’elle soigne? Elle les avait bien vu. « Il n’a nullement besoin de sa femme pour ça. » Héraclès avait le don de se régénérer et vraisemblablement ce n’était pas le cas de l’homme se tenant face à elle. Hébé pourrait donc le faire. Elle devrait le faire, mais au vue de sa forme elle préférait s’abstenir. Et Azraël ne l’avait-elle pas tenu en garde ? Ne plus s’approcher de près ou de loin des anges. Hébé ne tenait pas à alimenter d’avantage la colère et la rancœur de l’Archange. De toute façon, Hébé n’avait ni l’énergie ni la volonté. Il était temps.

« Partez. Je ne veux ni voir ni parler à personne aujourd'hui. Allez-vous en. » soupira-t-elle en se massant la tempe droite tout en lui tournant le dos. Elle était si lasse et fatiguée qu’elle ne s’était pas rendu compte de son vouvoiement, preuve qu’elle n’était pas très attentive et qu’elle le considérait avec distance. Elle souhaitait juste en finir. D’ailleurs, Hébé s’éloignait déjà pour retourner dans sa chambre, lieu qu’elle n’aurait pas du quitter en fin de compte.
- a game of shadows, shall we play ?  -  #0099FF Eliane

@Eric Monfort

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Irrésistible Jeunesse
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When she laughed, she was beautiful.When she cried, she was beautiful, but when she was determined, she was sexy as hell.

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weapon : [i]Massue d'Héraclès ►[/i] arme primitive que le héros a lui-même taillée dans un olivier sauvage. Instrument emblématique de ses nombreux exploits guerriers, cette massue a le pouvoir d'assommer n'importe quel surnaturel frappé au niveau du crâne.
Allegeance : Esprit libre et indomptable, Héraclès est fidèle à ses valeurs plus qu'à des groupes ou des individus. Déifié après une vie tumultueuse de mortel, il s'est toujours senti plus proche des fragiles humains que des dieux arrogants. C'est aujourd'hui un dieu repenti, justicier et protecteur, qui veille sur les humains et les encourage à exprimer leur potentiel.
Il voue un profond respect aux Templiers, ces gardiens qu'il voit en héros des temps modernes (bien qu'il désapprouve leur culte du secret), ainsi qu'à Vox Populi dans leur quête de vérité (mais il condamne la plupart de leurs actions violentes).
Au fil des siècles, Héraclès a également appris à aimer sa famille olympienne, et ne cherchera jamais à les détruire. Pour autant, il n'hésite pas à s'opposer aux actions néfastes de ses pairs et n'accorde aucun passe-droit.
these streets : Dieu grec isolé depuis le Grand Retour, ange du sport factice, collaborateur occasionnel des Templiers, agent d'Interpol récemment affecté à Paris, il n'est que vaguement au courant de tout. Le détail des événements, du jeu des ombres et des conflits individuels lui échappent encore, mais il entend bien combler son ignorance.
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Dieux

Sujet: Re: [HOT] Forever yours Mar 25 Sep - 19:36 ()
Forever yours
@Eric Monfort (Héraclès) & @Eliane Lavalle (Hébé) ❋ Août 2046 ❧

Au cours des siècles passés, la fougue d’Héraclès s’était amenuisée au profit d’une plus grande maîtrise de lui-même. D’aucuns ajouteraient que l’ancien héros avait acquis une forme de sagesse, habilement dissimulée sous un voile de grandiloquence, un esprit libre et indomptable, une inclination immuable pour l’aventure et l’action. Évidemment, un étranger de l’Olympe n’en croirait pas un mot, tant le dieu conservait un panache et un dynamisme caractérisant les personnes irréfléchies.
Pourtant, Héraclès brimait constamment sa nature impétueuse depuis le Grand Retour. Contraint de vivre caché dans un monde moderne où les règles avaient changé, prisonnier d’un corps nettement plus faible que son ancienne enveloppe, cerné d’êtres surnaturels plus dangereux que lui, il s’abstenait de prendre des risques inconsidérés et privilégiait la recherche d’Hébé sur toute autre mission héroïque.
Mais pour son épouse millénaire il était prêt à prendre tous les risques, relever n’importe quel défi ; dans son brûlant espoir de la retrouver, il oubliait ses vœux de modération et de discrétion.

Ainsi Héraclès n’avait pas réfléchi à ses actes depuis les paroles échangées entre deux angéliques représentants de l’ordre. Des paroles décisives, porteuses d’un espoir jamais tari. Libéré de ses entraves, propulsé par un cœur empressé de battre à l’unisson avec celui de sa compagne éternelle, il avait foncé tête baissée chez Eliane Lavalle en balayant tous les obstacles sur son passage.
À présent qu’il contemplait la pâle déesse souffreteuse, meurtrie de l’intérieur alors que la chair de son corps approchait la perfection… sa matière grise se remettait tout juste en marche. Assez pour se poser quelques questions et en tirer des conclusions.

Par Zeus, quels tourments a-t-elle traversés pour finir dans un tel état ?

De toute évidence, Héraclès ne se tenait pas devant sa bienaimée.
Cette femme semblait atone, éteinte. Son aura surnaturelle avait la pâleur d’une étoile agonisante, à des milliards d’années-lumière de l’éclat aveuglant d’une déesse de la vitalité.

Les anges lui ont-ils causé du mal avant de la libérer ? Hébé a-t-elle subi un sort comparable… voire des tortures plus infâmes ?

Les anges dont Eric Monfort avait croisé la route appartenaient tous ou presque à la sphère de la justice ou de la guerre. De bons policiers – des officiers méritoires –, mais rarement des tendres aux mains douces et aux paroles compatissantes. En outre, combattre le mal et l’injustice sous toutes ses formes n’aidait pas à exprimer son côté charitable.
Cette Azraël avec qui Eliane le soupçonnait d’être acoquiné faisait partie de ces noms qu’il avait entendus et classifiés parmi les menaces potentielles. Héraclès ne connaissait rien de son rôle ou de ses attributions, sinon qu’elle appartenait au premier cercle de la hiérarchie céleste avec les autres archanges. Une élite que le dieu évitait à tout prix, tant leurs pouvoirs étaient grands. Ce n’était pas une question de peur, mais une mesure de bon sens. Les anges représentaient pour Héraclès des alliés naturels, mais ceux-ci ne partageraient sans doute pas cet avis.

Sa méfiance et sa confusion ne sont guère surprenantes, si elle s’est mis une archange à dos.

De surcroît, Héraclès ignorait ce que ses semblables avaient traversé depuis toutes ces années, lui qui s’était expatrié pour ne rentrer que récemment à Paris.
Une partie de lui se sentit vexée d’être confondu avec un ange ou une autre divinité – quel fou aurait l’audace de dérober sa massue légendaire ? Son orgueil tout aussi légendaire n’avait cependant plus la vigueur d’autrefois, étiolée au contact d’une épouse à la douceur et la bienveillance salutaires. Aussi n’entra-t-il pas dans une furieuse colère face à la rebuffade d’Eliane. Tout au contraire, son instinct de protecteur des dieux le poussait à se montrer clément et compatissant envers la déesse affligée.

— Tu as raison, ô déesse dont il me tarde de connaître le nom. La fourberie et la vilénie sont des armes trop souvent utilisées, y compris parmi nos semblables, pour m’accorder ta confiance immédiate. Toi qui déclares me connaître, tu sais que mon verbe emprunte rarement de tortueux détours, et que mes actes ont tendance à précéder mes paroles.

Le géant s’inclina légèrement en signe de déférence. Héraclès comptait un certain nombre d’ennemis au sein du panthéon grec, déclarés ou masqués – des divinités auxquelles il s’opposait régulièrement, tout en se dévouant à leur protection. À sa connaissance, aucun d’entre eux ne maîtrisait le don de guérison. Par ailleurs, lors de leur première rencontre, Eliane avait fait preuve d’une gentillesse spontanée qu’une déesse perfide aurait le plus grand mal à imiter.
Héraclès en déduisit que le corps d’Eliane Lavalle abritait une déesse alliée, vraisemblablement amie.

À son grand dam, le dieu de la force ne possédait aucun pouvoir fantastique permettant de l’identifier. Il brillait uniquement par ses capacités physiques jadis inégalées, aujourd’hui affaiblies et peu utiles dans un XXIe siècle aux technologies avancées. Même les mortels, avec leurs inventions destructrices qui dépassaient l’imagination des savants antiques, surpassaient aujourd’hui ses poings à l’énergie titanesque. Quant aux anges et aux démons, ils reléguaient l’ancien héros grec au rang de champion déchu, obsolète, grâce à leur pouvoir de téléportation et autres capacités spéciales .

— Je ne suis pas venu pour quérir des soins, ni cette fois ni la précédente. Il se trouve que… hum, je viens tout juste d’apprendre la purge opérée chez les anges et ton usurpation d’identité. Quelques obstacles se trouvaient entre l’endroit où je me trouvais et ta modeste demeure, et je n’avais guère la patience de les contourner. Car tu es la première d’entre nous que je rencontre depuis que Zeus nous a entraînés ici, et donc mon seul lien avec l’Olympe, avec Hébé. Ce n’est pas pour guérir mon corps parsemé de blessures insignifiantes que je cherche ma femme, mais pour combler le trou béant qui assombrit mon cœur et continuer à veiller sur elle, à la chérir comme je l’ai toujours fait.

Eliane lui tournait à présent le dos, enjoignant son visiteur impromptu à quitter les lieux.
Elle aurait connu plus de succès en demandant à une montagne ancestrale de franchir les vastes océans à la nage.
L’enjeu était trop important – le plus important de tous. Malgré le respect qu’il éprouvait pour sa congénère, Héraclès ne se résignerait pas à rebrousser chemin sans avoir obtenu ce qu’il voulait.

— Je ne partirai pas sans réponse, guérisseuse, gronda-t-il avec une détermination farouche. D’ailleurs, tu sembles beaucoup plus mal en point que moi pour afficher une mine aussi terne et me vouvoyer à nouveau.

La puissante intonation de ses paroles déterminées contrastait avec la fragilité de la déesse au verbe atone comme une brûlante journée d’été avec la froide nuit hivernale.
Pourtant, son incroyable autorité qui aurait soumis un taureau sauvage au massif poitrail ne suffit pas à arrêter la femme rompue de fatigue. Elle s’éloigna de lui à petits pas, emportant l’espoir de retrouver Hébé dans son sillage.
Héraclès réagit de façon instinctive, mettant à profit la force irrésistible de ses bras épais, alliée fidèle et efficace. Il saisit le bras délicat d’Eliane de sa main droite, l’enfermant dans un étau.
Le membre gracile était encore délicieusement chaud et humide après une douche mollement revigorante. Sa finesse permit au géant d’en faire le tour sans geste brusque ou pression douloureuse. Toutefois, la poigne avait la fermeté suffisante pour freiner la lente marche mélancolique d’Eliane.
Eric ne forçait pas. Eric ne suppliait pas. Eric agissait et s’exprimait avec une volonté inflexible qui se suffisait à elle-même.

— Attends. Laisse-moi te poser une dernière question. Ensuite, si tel est ton souhait, j’attendrai que tu prennes un peu de repos. Mais sache que tu me trouveras sur le seuil de ta porte à ton réveil, prêt à revenir encore et encore à la charge avec l’immuabilité des vagues sur un rivage sablonneux. Et un homme comme moi ne connait point les marées basses. Héraclès n’abandonne jamais, vous le savez tous.

L’homme à la stature imposante contourna Eliane pour se placer devant elle, son regard profond et intense plongé dans les yeux émeraude. Il saisit la petite main blanche dont il tenait le bras, avant d’en plaquer fermement la paume contre sa poitrine – sans la relâcher.

— Toi qui es une déesse et qui m’as connu, sonde mon regard jusqu’aux tréfonds de mon âme, entends le bondissement de mon cœur sincère lorsque je prononce le nom de ma bienaimée, Hébé. Guette en vain la moindre parcelle de mensonge, lorsque j’affirme que tu pourras compter sur moi pour te soutenir et te protéger, comme chaque membre de notre famille olympienne. Entends mon appel de mari esseulé et chasse les doutes de ton esprit. Certes, un ange ou un dieu capable de lire tes souvenirs ou tes pensées pourrait découvrir que le fier Héraclès a servi le divin nectar lors d’un banquet antérieur à son mariage, prenant la place de l’échanson après une parodie de concours de tir à l’arc qui l’opposa à Eros. Si tu étais Hébé en personne, un tel usurpateur aurait même connaissance du contrat passé avec le dieu de l’amour, dont l’objectif était de garantir sa liberté d’aimer. Mais nulle tricherie, nulle duperie ne saurait feindre mes sentiments lorsque je repense à la tragédie qui a initié mes rapports avec la fille d’Héra, ou l’amour éternel que je lui porte.

De sa main libre, Eric caressa le cou d’Eliane avec une douceur évocatrice, le regard assombri d’une réminiscence toujours vivace, deux mille cinq cents ans après les faits. L’ample poitrine du colosse se tut quelques secondes, le tambour de vie ayant cessé son battement sourd à l’intérieur de son enveloppe de chair.
Après un long soupir, une vigueur ardente investit de plus belle le repenti au passé trouble. Chaque palpitation attisait le feu qui brûlait sous le robuste couvert de ses pectoraux épais, propageant une chaleur agréable à travers la douce main d’albâtre – sans y rencontrer de résistance, tel un fleuve coulant le long d’un chemin emprunté depuis des millénaires.
La voix grave et forte du dieu, vibrante d’une grandeur caractéristique, maintes fois entendue, grondait à nouveau comme le tonnerre.

— Qui que tu sois, déesse affligée de l’Olympe, confie à son mari fidèle ce que tu sais d’Hébé depuis le Grand Retour. Nous ne pouvons vivre l’un sans l’autre, comme la Lune et la Terre forment un couple inséparable. Informe-moi que les anges la retiennent dans une tour d’argent, et je les défierai l’un après l’autre jusqu’à l’extraire de son impitoyable prison. Annonce-moi qu’elle gît sur les berges méphitiques des Enfers, et jusqu’aux entrailles du monde je creuserai le sol de mes mains résolues pour l’y rejoindre. Révèle-moi qu’elle n’a jamais quitté l’Olympe, et j’accomplirai des exploits plus grandioses que mes Douze Travaux afin que Zeus consente à m’y renvoyer. Ma place est à ses côtés, sa place est auprès de moi et nulle part ailleurs. Si tu refuses de m’accorder ce droit, fais-le pour elle, la plus pure et la plus innocente des déesses.
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Héraclès
A TRUE HERO ISN’T MEASURED BY THE SIZE OF HIS STRENGTH BUT BY THE STRENGTH OF HIS HEART ~ WHERE WE FALL ARE THE STEPPING STONES FOR OUR JOURNEY ~ THERE ARE ALL KINDS OF COURAGE IN THE WORLD, AND MOST OF IT TAKES PLACE FAR FROM BATTLEFIELDS.
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legends never die : Déesse de la jeunesse, de la vitalité et de la vigueur. Protectrice des jeunes mariées. Détentrice du délectable Nectar et conservatrice de la précieuse Ambroisie. Echanson des dieux sur Terre, ancien échanson des dieux sur l’Olympe, Hébé est également l’oreille à l’écoute, l’amie et la confidente de ces êtres d’un autre temps.
the mighty bush : Souffle de jouvence : D’un simple touché, Hébé peut rajeunir n’importe qui, octroyant vigueur et vitalité. Plus la jeunesse durera dans le temps, plus cela coûtera en énergie.
Guérison : Capacité de guérir toutes les blessures confondues d'une autre personne. L'intensité du pouvoir varie selon le statut du personnage. Selon la gravité des blessures, l'utilisation du pouvoir peut affaiblir son utilisateur.
Allegeance : Eliane soutient et aide anges et templiers, tout en restant en retrait. Elle reste cependant une déesse et, en tant que tel, elle garde secret son identité pour tout autre qui n’est pas comme elle. Cependant, elle a ses propres affinités divines et aspirations. C’est à celles-ci qu’Hébé est fidèle.
these streets : Hébé est au courant de tout et en sait bien plus que les anges et les démons. Ces derniers ignorent que les Dieux sont parmi eux et qu’ils les observent attentivement, mais le mot d’ordre est de conserver l’anonymat sur leur divine identité. Pour sa propre survie, son avenir et celui des siens, Hébé obéit, même si elle redoute toujours cette Prophétie et les conséquences qu’elle pourrait engendrer.
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Sujet: Re: [HOT] Forever yours Mer 3 Oct - 19:36 ()
Forever yours
C'est toi dans ce monde de fou, Mon Évidence.
Il insiste, le bougre.

Décidément, elle n’allait pas pouvoir s’en défaire juste en lui demandant gentiment de partir et en lui tournant le dos. Ne pouvait-il pas attendre le lendemain ? Juste quelques heures de plus ? Cela ne changerait rien, mais il insista. Au point de la retenir par le poignet. Une poigne de fer dans un gant de velours dont Eliane ne réussit pas à se défaire. Dans la tentative, elle ressentie sa force qui n’était pas simplement la différence entre un homme et une femme. N’ayant d’autre choix, elle attendit tout en l’écoutant contre son grès puisqu’elle n’avait aucune envie de l’envoyer à l’autre bout de la pièce avec sa force divine. De toute façon, une petite question ne prendrait pas longtemps.

Soit, pose ta question et cesse de nommer mon mari.

Il commença mal. Avant même qu’il reprenne la parole, il amena sa main contre sa poitrine pour qu’elle sente les battements de son cœur, ce que la déesse n’apprécia pas. Hébé n’en avait que faire de sentir le cœur d’un autre que celui de son mari battre pour elle. La Jeunesse voulu retirer sa main ; elle ne rencontra que l’échec et les paroles de ce surnaturel ne l’aidèrent guère. La soutenir et la protéger ? Elle n’en avait pas besoin et ne le voulait pas. Ses proches suffisaient. Alors pourquoi son intense et franc regard la troublait ? Ou était-ce sa supposition sur un être capable de lire les souvenirs ? Qu'on puisse lire des souvenirs aussi nets la dérangea. Le souvenir de cette fête, ce qui s'y était passé, ce qui s'y était dit, ce qui avait faillit arriver. Il n'avait pas l'air de mentir, même lorsqu’il mentionna sa rencontre officielle et privée avec Héraclès. Hébé reconnaissait trop bien la franchise pour ne pas s’en rendre compte alors que ses yeux ne quittaient plus les siens. La main libre d'Eric caressant son cou eu pour l’effet de la faire sursauter. Le souffle court, Eliane recula de quelques pas, reflex persistant chez la déesse incarnée en elle.

C’est toi… C’est vraiment toi…

La raison doutait encore, mais plus elle observait Eric, plus les signes qui n’étaient que des ressemblances éclataient au grand jour et lui apparaissaient désormais comme des évidences. De sa main emprisonnée, elle sentie même les pulsations de son cœur changer en cet instant. Son regard aussi, accompagné par un soupir. Soupir de regret d’un douloureux souvenir ? Hébé le prit comme tel et écouta attentivement les dernières paroles de celui qui prétendait être Héraclès et qu’elle croyait. Chacune de ses paroles, son langage, ses références, cette volonté d’aller de l’avant contre vents et marées... Tout. Tout lui rappelait Héraclès et la vision qu’il avait d’elle. Une image biaisée de la pureté et de l’innocence. Elle ne l’était plus. Hébé baissa la tête, gênée, voir honteuse de ne plus correspondre à cette image d’elle-même. Elle ne se considérait plus ainsi depuis qu’elle avait commis l’irréparable. Un acte qu’il ne lui pardonnerait pas. S’il savait… Il ne fallait pas qu’elle y pense. Pas là. Pas lorsqu’ils venaient de se retrouver. Elle ne voulait pas gâcher cet instant. Alors, elle releva la tête.

« … Tu as toujours eu le chic pour les grands discours plutôt que de poser directement ta question. »

La belle se déroba derrière un sourire, léger mais suffisant pour faire passer son malaise pour de la fatigue. Elle n'était pas en forme, ça se voyait et pourrait se comprendre. Ce n’était de toute façon pas en lui racontant et en lui révélant la vérité maintenant qu’il allait la croire. Elle n’arriverait pas à prouver qu’elle était sa femme en lui avouant un acte dont il était persuadé qu’Hébé était incapable de commettre. Il risquerait plutôt de le prendre comme une insulte envers elle et de s’énerver. Autant éviter, car Hébé n’avait ni l’envie ni la force de supporter une dispute.

« Tu permets ? »

Sans attendre sa permission, Eliane libéra sa main de cette douce et appréciable chaleur et, du bout des doigts, elle traça des cercles sur les paumes de ses mains. « Dompter le taureau de Minos… ». Habilement, elle effleura la cuisse gauche d’Héraclès à un endroit bien précis et légèrement en diagonale. « … Étouffer le lion de Némée… ». Ainsi, elle continua à tracer des marques invisibles sur lui. Avec une douceur inouïe, Hébé dessinait quelques unes des cicatrices en citant leurs origines. Elle aurait pu toutes les citer, car elles les connaissaient par cœur pour les avoir parcouru au travers de caresses, de baisers, de soins et par le nombre de fois qu’elle avait entendu Héraclès lui contait ces récits, à elle et à leurs fils. Alors, sans hésitation, Hébé poursuivit le long de sa hanche et s’arrêta juste en-dessous de son flanc gauche. « … Les dents acérées de Cerbère… » Pour finalement terminer sur son torse, à quelques centimètres du coeur. Cicatrice invisible et soignée depuis plus de deux mille cinq cent ans, et pourtant, la main d’Hébé se mit à trembler. Cette cicatrice était la seule et la plus douloureuse de toutes ces plaies. Ce souvenir d’une peur irrépressible l’envahissant à la vue d’un Héracles ensanglanté, blessé par plusieurs coups de cornes d’une Chimère, évitant in extremis que leur fils Alexiarès soit touché en plein cœur, lui qui avait voulu jouer les héros avant l’heure...

« …et… et celle que je déteste toujours autant. »

Sa voix se brisa, sa vue s'embua par les larmes et son cœur se remplit d'un trop plein d’émotions diverses pour tenir une seconde de plus. Le mélange du souvenir douloureux s’ajouta à l’accumulation de cinq années de survie à Paris et se fut de trop pour la Jeunesse qui avait déjà outrepassé ses limites. Sa main empoigna son maillot à hauteur du torse, alors que les larmes s’écoulaient sur ses blanches joues, Hébé réduisit la distance. Son visage sur son torse, Hébé s’accrocha. Elle s’accrocha désespérément à lui aussi violemment que l’éclat du son du sanglot inconsolable. Elle craquait, ne tenant pas une seconde plus. Ça y est. Enfin. Ils s’étaient enfin retrouvés et même si elle était contente, c’était les larmes de tristesse et de détresse qui surpassaient celles de joie. Héraclès lui avait terriblement manqué. Après cinq longues années d’aller de l’avant, encore et encore, et de tenir le coup coûte que coûte, la déesse de la vitalité s’effondrait littéralement.  
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legends never die : Héraclès, le plus glorieux et le plus adulé des héros de la mythologie grecque est devenu le dieu de la force, de l'héroïsme et du courage. Fondateur des Jeux olympiques, il est aussi la divinité du sport et de l'effort. Dans la sphère privée, on le priait comme Alexikakos (celui qui protège du mal).
the mighty bush : Vitesse décuplée ► dieu du sport, fondateur des Jeux Olympiques, athlète accompli et guerrier aux réflexes foudroyants, Héraclès peut se mouvoir à la vitesse de l'éclair. Fureur divine ► héritage d'un passé héroïque plus sauvage que chevaleresque, Héraclès est capable d'entrer dans une rage dévastatrice heureusement contrôlée. Cette frénésie porte sa force et ses réflexes à des niveaux démesurés, mais le laisse exsangue une fois son énergie consumée.
weapon : [i]Massue d'Héraclès ►[/i] arme primitive que le héros a lui-même taillée dans un olivier sauvage. Instrument emblématique de ses nombreux exploits guerriers, cette massue a le pouvoir d'assommer n'importe quel surnaturel frappé au niveau du crâne.
Allegeance : Esprit libre et indomptable, Héraclès est fidèle à ses valeurs plus qu'à des groupes ou des individus. Déifié après une vie tumultueuse de mortel, il s'est toujours senti plus proche des fragiles humains que des dieux arrogants. C'est aujourd'hui un dieu repenti, justicier et protecteur, qui veille sur les humains et les encourage à exprimer leur potentiel.
Il voue un profond respect aux Templiers, ces gardiens qu'il voit en héros des temps modernes (bien qu'il désapprouve leur culte du secret), ainsi qu'à Vox Populi dans leur quête de vérité (mais il condamne la plupart de leurs actions violentes).
Au fil des siècles, Héraclès a également appris à aimer sa famille olympienne, et ne cherchera jamais à les détruire. Pour autant, il n'hésite pas à s'opposer aux actions néfastes de ses pairs et n'accorde aucun passe-droit.
these streets : Dieu grec isolé depuis le Grand Retour, ange du sport factice, collaborateur occasionnel des Templiers, agent d'Interpol récemment affecté à Paris, il n'est que vaguement au courant de tout. Le détail des événements, du jeu des ombres et des conflits individuels lui échappent encore, mais il entend bien combler son ignorance.
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Sujet: Re: [HOT] Forever yours Sam 6 Oct - 8:58 ()
Forever yours
@Eric Monfort (Héraclès) & @Eliane Lavalle (Hébé) ❋ Août 2046 ❧

Le farouche Héraclès commençait à sentir le goût agréable de la victoire dans sa bouche décrite – à juste titre – comme volubile. Malgré la pureté de ses intentions – retrouver Hébé et rien d’autre –, il éprouvait toujours un délectable sentiment de satisfaction lorsque ses actes ou ses paroles lui apportaient un succès, même infime.
Ainsi le dieu décela un début de joie dans le timide sourire d’Eliane, ce qu’il reçut d’abord comme une plaisante flatterie. À l’ère glorieuse de sa naissance, parler avec éloquence était pratique courante et la verve du grand Héraclès babillait dans l’ombre de grands orateurs comme Socrate, de rois à la langue avisée comme Ulysse. Aujourd’hui, il en avait parfaitement conscience, sa grandiloquence détonait dans le Paris du XXIe siècle tel un immense chêne aux larges branches feuillues trônant fièrement au centre d’une morne place goudronnée.
Néanmoins, la satisfaction et la flatterie n’avaient aucune emprise sur le mari déterminé. Celles-ci coulèrent sur lui telle une rivière paresseuse caressant un solide rocher. La sensation fut agréable, mais éphémère. Le désir de revoir Hébé engloutissait tout, tel un maelstrom ne laissant aucune place pour d’autres sentiments.

Bien, tu me reconnais enfin comme Héraclès. Et maintenant ?

Eliane Lavalle commença à parcourir d’un doigt agile le nouveau corps du dieu, retraçant les anciennes cicatrices que le héros populaire avait collectionnées avant son apothéose. Des marques de bravoure que beaucoup d’Olympiens auraient pu décrire avec une précision identique. Jadis, Héraclès ne se montrait guère avare en descriptions et en vantardises dans le récit de ses exploits. Au cours des premiers siècles, d’aucuns le trouvaient même insistant. Il lui avait fallu du temps pour s’adapter à sa nouvelle condition divine et apaiser son orgueil phénoménal.

Bien, cela prouve que tu es une Olympienne, que tu me connais. Mais cela ne t’autorise pas à me toucher comme seule Hébé en a le droit.

Héraclès contenait mal son impatience. Son corps se tendait sous les frôlements qui lui rappelaient les douces caresses d’Hébé. Sa respiration brûlante mimait celle d’un marathonien en vue de la ligne d’arrivée. Le dieu bouillonnait d’entendre les confidences d’Eliane sur l’ancienne échanson de l’Olympe.
Le tremblement de celle-ci, chargé d’une vive émotion, alors qu’elle désignait sa dernière cicatrice, lui fit d’abord écarquiller les yeux. Trop intime pour en tenir le récit aux autres divinités, seuls Hébé et leurs fils connaissaient le contexte de cette marque si justement placée à proximité du cœur.

Un fugace sentiment de déception mêlée de tristesse émergea à l’instant où il comprit. Son épouse millénaire se tenait sous ses yeux, pâle reflet de la déesse rayonnante qui vivifiait son univers.
Émotion rapidement écrasée sous la joie indicible de retrouver l’être aimé, le désir de serrer contre lui la partie de lui-même que le Grand Retour avait cruellement arraché.
Sans un mot, il entoura Eliane – Hébé – de ses bras protecteurs, juste après que celle-ci saisît son maillot avec désespoir pour coller son visage contre sa poitrine épaisse. Un refuge chaud et accueillant pour le corps blanc et frêle qui vidait des larmes trop longtemps contenues.

Aucun mot n’était nécessaire.
Pendant l’éternité d’un bref instant, Héraclès se tint lui-même silencieux. Des picotements lui brûlaient les yeux rougis par l’émotion. Pour la première fois, il crut percevoir un surcroît d’humidité troubler sa vision.
Mais le dieu de la force ne pleurait jamais.
Une énergie vaillante, incommensurable, jaillit des tréfonds de son être en consumant toute trace de faiblesse, de vulnérabilité. Telle était la nature transcendante d’Héraclès, façonnée par la volonté de Zeus, intense et dynamique.
L’époux inébranlable n’avait aucun besoin d’entendre la voix rauque de sa femme bouleversée. La sensation physique de leur étreinte le revigorait comme l’eau fraîche d’une oasis après un long voyage à travers le désert. Mais il savait que sa femme avait besoin de l’entendre, besoin d’être rassurée. Malgré ses moqueries – qui tenaient davantage de la taquinerie – elle appréciait ses grands discours porteurs d’une volonté inexorable et de sentiments sincères.

— Pleure, mon aimée, pleure et libère-toi de cette tristesse qui t’afflige. Loin de ta lumière pour éclairer mon horizon, mon âme hurlait son incomplétude dans la pénombre où je survivais. Aussi je comprends ta détresse et ta douleur, toi la plus fidèle et la plus dévouée des épouses. Tu n’étais pas préparée à surmonter les épreuves de ce monde, et j’invoque ton pardon pour l’attente que je t’ai fait subir. Dorénavant il n’est plus question d’être séparés. Tu m’appartiens et à aucun moment je ne cesserai de t’aimer.

Possessif, Héraclès l’était certainement et ne s’en cachait guère. Hébé avait choisi d’être sienne, comme il avait choisi de lui consacrer sa vie. À une époque où les couples de mortels périclitaient en quelques années, voire quelques mois, vingt-cinq siècles de mariage sans infidélité donnaient la mesure du lien indéfectible qui unissait le couple divin. Au sein même de l’Olympe les frasques amoureuses étaient pourtant légion, avec le roi Zeus en personne – leur père – comme illustre exemple.
Leurs débuts avaient certes été difficiles. La forte personnalité du héros fraîchement déifié et ses douloureuses expériences passées le rendaient imprévisible, souvent irascible. Il avait fallu toute la patience et la bonté d’Hébé pour adoucir l’humeur colérique de son flamboyant mari, guérir ses rancœurs tenaces et apaiser ses souffrances profondes. La naissance de leurs adorables jumeaux y avait aussi contribué, lui qui n’avait élevé aucun de ses quatre-vingts enfants mortels – presque tous avaient connu une fin précoce et tragique. Le temps et un amour sans borne avaient fait de lui un mari dévoué et un père attentionné. Nulle autre qu’Hébé n’aurait pu réussir cet exploit.

Eric caressa la tête encore humide de la belle déesse réincarnée, dont les longs cheveux soyeux glissaient avec fluidité entre ses doigts épais.

— Aujourd’hui, j’accueille tes larmes amères et ton corps tremblant entre mes bras. Sois assurée que dès demain, je m’emploierai à rétablir un beau sourire sur tes lèvres tendres, à faire résonner ton rire cristallin dans un habitat plus… (Eric hasarda un regard circulaire au modeste appartement qu’il avait contribué à dégrader.) conforme à ta dignité. Ce monde est plus terne, plus dur que l’Olympe, mais nous trouverons le moyen d’y connaître le bonheur pendant toute la durée de notre séjour.

À aucun moment Héraclès n’avait envisagé la possibilité qu’Hébé pût se détourner de lui, tomber amoureuse d’un autre ou souhaiter vivre seule. Pour lui, l’avenir n’allait que dans une seule direction et ils suivraient ce chemin côte à côte, unis à jamais.
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Héraclès
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legends never die : Déesse de la jeunesse, de la vitalité et de la vigueur. Protectrice des jeunes mariées. Détentrice du délectable Nectar et conservatrice de la précieuse Ambroisie. Echanson des dieux sur Terre, ancien échanson des dieux sur l’Olympe, Hébé est également l’oreille à l’écoute, l’amie et la confidente de ces êtres d’un autre temps.
the mighty bush : Souffle de jouvence : D’un simple touché, Hébé peut rajeunir n’importe qui, octroyant vigueur et vitalité. Plus la jeunesse durera dans le temps, plus cela coûtera en énergie.
Guérison : Capacité de guérir toutes les blessures confondues d'une autre personne. L'intensité du pouvoir varie selon le statut du personnage. Selon la gravité des blessures, l'utilisation du pouvoir peut affaiblir son utilisateur.
Allegeance : Eliane soutient et aide anges et templiers, tout en restant en retrait. Elle reste cependant une déesse et, en tant que tel, elle garde secret son identité pour tout autre qui n’est pas comme elle. Cependant, elle a ses propres affinités divines et aspirations. C’est à celles-ci qu’Hébé est fidèle.
these streets : Hébé est au courant de tout et en sait bien plus que les anges et les démons. Ces derniers ignorent que les Dieux sont parmi eux et qu’ils les observent attentivement, mais le mot d’ordre est de conserver l’anonymat sur leur divine identité. Pour sa propre survie, son avenir et celui des siens, Hébé obéit, même si elle redoute toujours cette Prophétie et les conséquences qu’elle pourrait engendrer.
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Dieux

Sujet: Re: [HOT] Forever yours Dim 7 Oct - 20:25 ()
Forever yours
C'est toi dans ce monde de fou, Mon Évidence.
De puissants et protecteurs bras l’enveloppèrent dans une bulle. Cette familière bulle de douce chaleur protectrice où elle se sentie immédiatement en sécurité, Hébé fondit en larmes, serrant et s’emmitouflant le plus possible contre son torse. Elle ne s’était pas trompée. C’était bien lui. Son homme, son mari, son Héraclès. Il était réel et il l’avait trouvé. Hébé se moqua complètement qu’il ne l’ait pas reconnu tout de suite, elle-même n’y avait vu que du feu et à deux reprises. Il l’aimait et l’avait cherché selon ces dires et elle le croyait, car elle le voyait et l’entendait. Ces battements de cœur résonnaient à son oreille comme la plus agréable des mélodies.

Trop ébranlée par ses émotions, Hébé ne nota pas l’émotion s’emparant d’Héraclès. Elle aurait certainement apprécié voir qu’elle n’était pas la seule touchée par l’émotion de leur retrouvaille, mais la belle avait du mal à se détacher du dieu. Hébé ne risquait pas de le lâcher. Elle allait être une vraie sangsue durant quelques jours pour rattraper ces années perdues passées sans lui. Ils avaient tant de choses à se dire, tant de choses à découvrir, dont une qu’Hébé redoutait : la réaction de son mari à ce sujet, mais elle ne voulait pas y penser maintenant. Il y avait plus important et essentiel. La notion de temps lui échappa complètement. Hébé se sentait bien dans ses bras. Pour la première fois depuis la malédiction, Hébé était rassérénée. Tous les problèmes et les doutes ne s’étaient pas envolés comme par magie, mais elle respirait. Ce sentiment d’étouffement, de ne plus pouvoir, d’anéantissement s’amenuisait. La Jeunesse se ressourçait. Au rythme des caresses, de l’étreinte chaleureuse ; peu à peu, les sanglots se calmèrent et les larmes s’estompèrent.

Ces cinq années sur terre ne semblaient pas avoir altérer ces sentiments envers elle. A l’entendre, c’était tout le contraire. Il se languissait autant que la vie se meurtrissait en elle. Héraclès invoquait son pardon pour avoir mit autant de temps. Hébé ne pouvait pas lui en tenir rigueur, puisqu’elle se faisait les mêmes reproches. De plus, elle ignorait tout de ces dernières années. Qu’avait-il vécu ? Avait-il souffert ? Avait-il connu le désarroi comme elle ? Avait-il rencontré des obstacles ? Hébé ne doutait pas une seconde qu’il les ait franchit haut la main. Cependant, derrière ces questions s’en cachaient d’autres plus angoissantes pour la déesse. La Jeunesse se demandait si les anciens démons de son mari ne l’avaient pas rattrapé. Au premier abord, sa réponse était non. Pouvait-elle en être sûre à cent pour cent ? En cinq ans, n’avait-il pas succombé pour les belles courbes d’une jeune femme ou le corps musclé et avantageux d’un bel étalon ? S’il s’avérait que c’était le cas, arriverait-elle à le lui pardonner ? Hébé ne pouvait que croire en lui et espérait de tout cœur qu’elle ne qu'il n'ait pas succombé par faiblesse ou par manque ou par envie, ce qu'elle ne supporterait pas. Hébé ferma les yeux et secoua légèrement la tête comme pour effacer de son esprit ses néfastes pensées et ne songer qu’aux tendres caresses de son époux sur ses cheveux.

Hébé oublia momentanément ses mauvaises pensées, en se disant qu'il ne pouvait pas agir ainsi s'il l'avait trompé. Il ne parlait que d'elle, que d'eux. Héraclès n’avait pas beaucoup d’effort et d’exploits à accomplir pour lui redonner le sourire. Il avait un don pour cela, sans compter qu’être présent, là à ses côtés, était suffisant pour qu’elle se sente mieux. Sa rafraîchissante franchise lui faisait le plus grand bien dans ce monde de mensonges et de faux-semblants. Un chemin que la déesse avait du emprunter pour survivre anonymement tant bien que mal. Hébé n’aurait plus à le faire, pas avec lui. Comme elle n’aura plus autant à se soucier de devoir gérer seule les problèmes, de devoir trouver une solution et d’avoir l’impression de tout porter à bout de bras. Elle n’aura plus à s’inquiéter de savoir comment il allait. Il était devant elle, dans ses bras et elle dans les siens. Il allait bien et il réussit sans mal à la faire sourire. Un habitat digne d’elle ? D’eux. Il n’y en avait pas et Hébé n’avait aucune envie de séjourner plus longtemps ici. Malheureusement, à cause de cette prophétie, ils n’avaient pas le choix.

« Cet appartement n’était pas si mal avant que tu défonces la porte d’entrée. » Sourire taquin au coin des lèvres, la Jeunesse essuya du revers de sa main les dernières larmes de son visage, recula juste un peu pour relever sa tête et se retrouver front contre front avec Héraclès. Il n’y avait plus d’Eric, plus d’ange. Uniquement la Force et la Jeunesse. Les yeux mi-clos, la respiration faussement lente de part l’émotion ressentie, retenue et débordante à la fois, Hébé reprit la parole sur le ton de la confidence. « Tu m’as manqué. Terriblement manqué... » Son nez frôla le sien en même temps que sa bouche caressa l’une de ses pommettes pour y déposer un baiser. Proximité régnante et retrouvée, ses fins doigts se mêlèrent à ceux d’Héraclès avec une fragilité et une fermeté toujours aussi frappante. Il venait pourtant de lui assurer qu’ils ne seraient pas séparés, qu’il ne partirait pas, mais elle avait besoin de le sentir, de le toucher. Des années s’étaient écoulés sans qu’elle ne puisse le faire. C’était plus fort qu’elle. Elle en avait besoin pour continuer à y croire et se dire que ce n’était pas un rêve très réaliste. Qu’il n’allait pas s’envoler à son réveil. Comme si elle le redoutait, Hébé hésita. Lentement, les paupières s’ouvrirent et laissèrent apparaître un profond regard qui se perdit dans le sien.

« Je n’en ai aucune envie. »

Hébé ne se rendit pas compte que sa phrase pouvait porter à confusion, surtout après lui avoir dit qu’il lui avait manqué. Elle ne pensa pas qu’il pouvait s’imaginer des choses, mal interpréter le sens de sa phrase et comprendre qu’elle n’avait aucune envie de continuer sa vie avec lui. A peine retrouvés, déjà brisés ? Il pourrait le penser, mais Hébé n’y songea pas. Depuis qu’ils s’étaient rencontrés, elle n’avait toujours pensé qu’à lui et à personne d’autre. Aucun autre homme n’avait touché son cœur. Héraclès n’avait rien à craindre de ce côté-là, Hébé était toujours sienne et elle n’avait pas envie de devenir la femme de quelqu’un d’autre. Et elle ne laissa pas planer longtemps le suspense dont elle ignorait être l’auteur.

« Ce séjour est bien trop long. Je sais que tu apprécies la vie humaine, ton ancienne vie. Que tu y as peut-être retrouvé goût depuis qu’on a quitté l’Olympe contre notre grès… Mais je refuse une éternité ici. Je veux rentrer chez nous, Héraclès. Que tout redevienne comme avant, avec les enfants. Est… Est-ce que tu as des nouvelles d’eux ? Tu les as vus ? Ils sont ici ?! »

L’émotion l’emporta. L’espoir naquit un peu trop vivement dans ses iris qui allaient de nouveau s’assombrir ; désillusionnée une nouvelle fois lorsqu’elle saura qu’Héraclès n’en savait pas plus qu’elle. Elle allait continuer de s’inquiéter pour leurs fils, mais pour l’instant, seul l’espoir et la joie des retrouvailles lui firent reprendre des couleurs. Son teint était déjà moins pâle et malgré la rougeur de ses yeux et la fatigue sur son visage, ce fut un sourire et un regard se remplissant d’espoir qui illuminèrent un peu la Jeunesse. Trop d’empressement, d’ailleurs, Hébé ne lui laissa pas le temps de répondre tout de suite. Ses iris quittant les siens pour observer avec plus d’attention sa blessure à l’arcade. Le sang commençait à sécher. Maintenant qu’elle savait qui il était réellement, elle avait le temps et l’envie de s’occuper de lui malgré le jour et son état déplorable. Hébé ne voulait pas que leur retrouvaille ne se résume qu’aux pleurs, car finalement, ce jour ou plutôt ce soir, sera un soir de fête.

« Je sais que j’ai dis que tu n’avais pas besoin de moi pour ça et du reste, mais laisse-moi m’en occuper. Même si j’ai une apparence désastreuse et que tu dois me trouver horrible et dans un sale état… »

C’était bel et bien vrai. Un sourire gêné et presque désolée se dessina sur ses lèvres. Elle était désolée de se présenter ainsi devant Héraclès. Hébé voulait bien faire et elle se souciait beaucoup de ce qu’Héraclès pouvait penser d’elle en cet instant. Ce soupçon d’innocence persistait encore chez elle, même si elle considérait que ce n’était plus le cas. Elle était bien loin l’image de la déesse de la Jeunesse, de la vitalité et de la vigueur. Son corps divin n’était plus là et peut-être que ce corps humain lui déplaisait. Il finira par se détourner de toi… Hébé n’avait pas pu le mouler à son image comme Héraclès avait fait avec celui d’Eric. Pourtant, la Jeunesse incarnée en Eliane était reconnaissable, elle ne le voyait juste pas, aveuglée par le doute, la peur et le pessimisme de ses années seules à Paris.  

« Ça devrait aller, ce n’est pas grand-chose. »  
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@Eric Monfort

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Irrésistible Jeunesse
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legends never die : Héraclès, le plus glorieux et le plus adulé des héros de la mythologie grecque est devenu le dieu de la force, de l'héroïsme et du courage. Fondateur des Jeux olympiques, il est aussi la divinité du sport et de l'effort. Dans la sphère privée, on le priait comme Alexikakos (celui qui protège du mal).
the mighty bush : Vitesse décuplée ► dieu du sport, fondateur des Jeux Olympiques, athlète accompli et guerrier aux réflexes foudroyants, Héraclès peut se mouvoir à la vitesse de l'éclair. Fureur divine ► héritage d'un passé héroïque plus sauvage que chevaleresque, Héraclès est capable d'entrer dans une rage dévastatrice heureusement contrôlée. Cette frénésie porte sa force et ses réflexes à des niveaux démesurés, mais le laisse exsangue une fois son énergie consumée.
weapon : [i]Massue d'Héraclès ►[/i] arme primitive que le héros a lui-même taillée dans un olivier sauvage. Instrument emblématique de ses nombreux exploits guerriers, cette massue a le pouvoir d'assommer n'importe quel surnaturel frappé au niveau du crâne.
Allegeance : Esprit libre et indomptable, Héraclès est fidèle à ses valeurs plus qu'à des groupes ou des individus. Déifié après une vie tumultueuse de mortel, il s'est toujours senti plus proche des fragiles humains que des dieux arrogants. C'est aujourd'hui un dieu repenti, justicier et protecteur, qui veille sur les humains et les encourage à exprimer leur potentiel.
Il voue un profond respect aux Templiers, ces gardiens qu'il voit en héros des temps modernes (bien qu'il désapprouve leur culte du secret), ainsi qu'à Vox Populi dans leur quête de vérité (mais il condamne la plupart de leurs actions violentes).
Au fil des siècles, Héraclès a également appris à aimer sa famille olympienne, et ne cherchera jamais à les détruire. Pour autant, il n'hésite pas à s'opposer aux actions néfastes de ses pairs et n'accorde aucun passe-droit.
these streets : Dieu grec isolé depuis le Grand Retour, ange du sport factice, collaborateur occasionnel des Templiers, agent d'Interpol récemment affecté à Paris, il n'est que vaguement au courant de tout. Le détail des événements, du jeu des ombres et des conflits individuels lui échappent encore, mais il entend bien combler son ignorance.
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Dieux

Sujet: Re: [HOT] Forever yours Mar 9 Oct - 20:19 ()
Forever yours
@Eric Monfort (Héraclès) & @Eliane Lavalle (Hébé) ❋ Août 2046 ❧

Durant son ancienne vie d’exploits et d’aventures, Héraclès se sentait partout chez lui. Le monde connu était sa demeure, les territoires inexplorés des annexes à découvrir. Ses sandales foulaient avec une semblable allégresse les sentiers rocailleux du Péloponnèse et le sable brûlant d’Égypte, il voguait sur toutes les mers et dormait sous le ciel étoilé, sur les paillasses austères des huttes ou les lits confortables des palais. Libre et indépendant, le héros voyageait tantôt seul, tantôt en agréable compagnie – dont les visages changeaient régulièrement.
Depuis le Grand Retour, tout avait changé et rien n’avait changé. Loin d’Hébé, Eric ne se sentait nulle part chez lui. Même les paysages familiers de Grèce, ses antiques monuments encore préservés et ses vins de terroir séculaires n’avaient comblé son malaise, son mal-être. Il avait noué de nouvelles amitiés, rencontré des personnes intéressantes, sans qu’aucune d’elle ne comblât sa solitude.
Dès l’instant où Hébé se pressa contre sa poitrine battante, l’ancien héros se sentit à nouveau chez lui et il sut qu’il en toujours irait de même, où qu’ils se trouvent.

La joie irrépressible qui l’envahissait sembla se propager à Hébé, dont les larmes se tarirent comme à la fin d’une averse, lorsque les sombres nuages se déchirent sous les rayons ardents du soleil. Et qui était Hébé, sinon le soleil de sa vie, la jeunesse éternelle, la vitalité éblouissante ?
Héraclès ne connaissait guère le désespoir, mais il avait souffert de son absence avec une intensité que la plupart des mortels jugeraient insupportable. Souffrance reléguée au passé, maintenant qu’il s’émerveillait de chaque frétillement sur le visage d’Eliane – visage décomposé par l’émotion, néanmoins beau dans sa forme première. Avec une impression d’étrangeté, comme s’il contemplait la scène onirique d’un rêve, Héraclès crut reconnaître des expressions de sa déesse mille fois chérie, d’entendre des intonations familières sortir de cette gorge inconnue.

Le sourire d’Hébé avait toujours été lumineux comme le zénith d’un jour d’été, capable de chasser le plus léger voile d’obscurité lorsque l’espièglerie s’y mêlait.
Les yeux du colosse se plissèrent de joie et sa bouche s’étira irrésistiblement en retour. La chaleur s’intensifia dans sa poitrine, tel un éphèbe vivant ses premiers émois. Pourtant, les entrailles du dieu décontenancé se nouèrent lorsque leurs fronts se rencontrèrent, que leurs nez se frôlèrent et que les lèvres douces d’Eliane déposèrent un baiser délicat sur sa joue. Prisonnier des apparences et de gestes un million de fois répétés dans d’autres véhicules de chair, Héraclès eut l’affreuse impression de tromper son épouse millénaire avec une inconnue. Tout en se maudissant de lui être honteusement infidèle, il brûlait d’impatience de goûter à nouveau le nectar de ses lèvres, d’y glisser sa langue intrépide.

Hébé paraissait aussi troublée que lui, au point de fermer les yeux assez longtemps pour que son mari bannisse cette absurde réaction de ses pensées. Il tenait sa femme dans ses bras, il l’aimait et leurs nouvelles enveloppes physiques n’y changeaient rien. En outre, depuis leur première rencontre à l’herboristerie, il savait qu’il n’aurait aucune difficulté à apprécier le corps d’Eliane Lavalle.
Héraclès avait l’intention de prouver son attachement sans tarder.

Je n’en ai aucune envie, dit-elle.

Hum. Cette déclaration inattendue coupa le mari attentionné dans son élan. Une seconde, possiblement deux. Le temps qu’il est possible d’arrêter une comète dans sa course stellaire.
Eric approcha son visage pour taire les idées noires d’Hébé d’un baiser.

Elle reprit la parole.

Hum, hum. Héraclès la laissa s’exprimer, sans chercher à l’interrompre. Il aurait préféré entendre des mots plus réjouissants, mais le mari n’était pas dupe. Il suffisait de voir le visage las et fatigué d’Eliane pour comprendre l’effet délétère de sa présence indésirée à Paris. Hébé était la première confidente des dieux ainsi qu’une mère aimante, très attachée à l’Olympe. Héraclès se doutait qu’elle voudrait rentrer chez eux et retrouver leurs enfants.
Pourtant, le discours d’Hébé lui perça le cœur comme une longue pointe effilée.
Venait-il de déceler de lamentables insinuations, voire une ébauche d’accusation dans ses remarques sur la vie humaine à laquelle il s’adaptait avec facilité ? Ou entendait-il l’écho de ses propres craintes, quand il songeait à ce que son épouse devait penser de lui ?

Le dieu ne souhaitait pas tergiverser. Le moment n’était pas opportun. Il se contenta d’osciller la tête de gauche à droite lorsqu’elle l’interrogea sur leurs enfants, dont il était également sans nouvelle.
Héraclès ne s’inquiétait guère à leur sujet. Non par égoïsme ou indifférence, mais parce qu’il avait confiance en leurs capacités. Alexiarès et Anicétos étaient braves, vaillants, autonomes, solidaires ; les deux jumeaux avaient eu le bonheur d’hériter des meilleures qualités de leurs parents. Par ailleurs, en tant que gardiens et sentinelles de l’Olympe, leurs fils divins continuaient sans doute à veiller sur le mont sacré. Toutefois le dieu n’était sûr de rien. Eliane était la première déesse qu’il identifiait comme telle et il lui avait annoncé quelques minutes plus tôt.

Eric soupira, partagé entre son désir de rassurer son épouse encore affaiblie et la vérité brute. Il était tellement heureux d’apercevoir cette magnifique lueur d’espoir dans ces yeux émeraude non moins magnifiques. Leur couleur n’était pas celle d’Hébé, mais une énergie semblable irradiait de ces beaux iris.
Comment n’ai-je pu te reconnaître, lors de notre rencontre à l’herboristerie ?
Eric approcha à nouveau son visage pour apaiser les craintes de son épouse avec un baiser passionné. Les sujets difficiles attendraient le lendemain.

Hum, hum, hum. Eliane avait encore reculé, l’examinant désormais avec l’œil expert de la guérisseuse face à un visage lacéré.
Jamais deux sans trois, disent les mortels de ce pays.
Malgré sa frustration, Eric afficha un beau sourire. Fidèle à elle-même, Hébé voulait prendre soin de son mari blessé comme autrefois. Puis le géant explosa de rire, quand Hébé se lamenta de son apparence. À raison, car leurs nouvelles enveloppes humaines souffraient de la comparaison avec leurs glorieux corps divins, radieux comme les étoiles éternelles. À tort, car même affligée par le tourment, Eliane Lavalle comptait parmi les plus belles femmes de Paris et son aura divine la rendait encore plus désirable.

— Les momies égyptiennes sont plus jeunes que toi, et pourtant… (Eric déposa un baiser affectueux au milieu d’une tendre joue, glissant subrepticement vers le bord des lèvres.) je te trouve en bien meilleur état de conservation. D’aucuns pourraient soupçonner que tu as découvert la fontaine de Jouvence, conclut-il avec un clin d’œil facétieux.

Héraclès n’avait nul besoin de soins. Tous deux savaient que la blessure cicatriserait d’elle-même et ne laisserait aucune séquelle. Mais le dieu intrépide était conscient que sa femme bienveillante avait besoin d’agir, de se rendre utile afin de se sentir mieux. Il se résolut donc à accepter, malgré l’état de faiblesse d’Hébé.
À moins qu’il trouve un moyen plus radical de la revigorer.
Eric souleva les douces mains de la guérisseuse, toujours entrelacées avec les siennes, puis il baissa la tête. Ses lèvres frissonnèrent lorsqu’il déposa un baiser sur chacune de ses antennes d’un pouvoir régénérant. Il poussa un long soupir, adoptant l’air accablé d’un moribond s’apprêtant à confier le plus grave péché de son existence.

— Avant, je dois t’avouer quelque chose, commença-t-il dans un murmure à peine audible. Je n’aurais jamais laissé Lehalel me tripoter comme un vulgaire morceau de sanglier, mais elle fut la seule femme… la seule personne, rectifia-t-il, à m’avoir rappelé ma divine épouse, au point de réveiller les désirs ardents que tu m’as toujours inspirés.

Eliane affichait une beauté sans fard, brute et naturelle au sortir de la douche, qui convenait parfaitement à la Jeunesse. Derrière les cernes déjà moins sombres et le visage plus détendu qu’à son arrivée, Héraclès devinait la perle qui se tenait devant lui. Un joyau encore terne, qui avait besoin de reprendre quelques forces avant de scintiller à nouveau.

Les yeux flamboyants du dieu se promenèrent avec gourmandise sur le joli corps de la déesse, avisant soudain le fin tissu, légèrement transparent, qui épousait d’appétissantes courbes féminines. Ses narines frémirent sous les relents familiers de plantes méditerranéennes. Des flagrances de lavande et de jasmin, crut-il reconnaître, et qui entraient sans doute dans la composition de son gel douche.
Les sens occultés par sa quête obsessionnelle, noyés ensuite dans l’émotion, Héraclès n’avait guère remarqué à quel point Eliane était une femme sublime, particulièrement attirante dans cette tenue légère.

Cessant de jouer la comédie, le colosse releva la tête et afficha un large sourire. Ses prunelles brillaient d’une intelligence malicieuse, un feu reconnaissable commençait à brûler dans ses sombres iris.
Héraclès se sentait à présent libéré de ces confusions d’identité. Lelahel était Hébé. Eliane était Hébé.
Il acceptait sa nouvelle apparence et commençait déjà à l’adorer. Joyeux et exalté comme un gagnant du lotto, bouillonnant de désir après de longues années d’abstinence, le fougueux Héraclès se surprit à gérer avec difficulté les intenses émotions qui assaillaient son corps de toutes parts. Cependant il tint bon, car il voulait inspirer le même désir chez sa femme. Un désir qui consumerait les tensions résiduelles, chasserait les noires pensées et rallumerait la flamme de sa vitalité.

— Je ne refuserai jamais la douceur de tes caresses, mon aimée, encore moins l’incomparable sensation de ton énergie revitalisante qui pénètre chaque cellule de mon corps, les faisant vibrer dans une harmonieuse symphonie qui en répare chaque défaut. Je dois cependant t’avertir : gare où tu mets les mains ! Autrement, tu risques de découvrir l’effet que produit chez un homme ton horrible apparence. (Héraclès ricana.) Par Zeus ! J’ignore si notre père a choisi nos corps, si l’appairage répondait à des lois mystérieuses ou au simple fruit du hasard, mais je ne serais guère surpris que ta beauté surpasse notre Aphrodite dans ce nouveau monde !

Eric raccompagna les mains d’Eliane jusqu’à ses hanches, son regard rivé dans le sien. Les doigts agréablement chauds de l’homme passionné s’aventurèrent autour du bassin, prenant brièvement la mesure de ce corps qu’il ne connaissait pas – pas encore.
Puis le colosse recula d’un pas, ôtant d’un geste vif son maillot constellé de petits trous, déchirures et petites taches brunes. Il jeta habilement ce qui lui restait du haut sur le dossier d’un fauteuil, comme s’il était chez lui.
Nul besoin de connaître Héraclès pour interpréter le sourire fier qu’il arborait.
Selon ses critères esthétiques qui n’avaient pas beaucoup évolué depuis la Grèce antique, Eric possédait un corps proche de la perfection. Grand, massif, des épaules larges, une musculature puissante et équilibrée aux contours bien dessinés. Une pilosité contenue sur le torse soulignait sa virilité, sans l’excès animal des épaisses toisons qui recouvrent parfois la poitrine des Méditerranéens. Sa peau brune avait une teinte plus foncée que les Européens, mais l’ancien aventurier avait toujours affiché une peau hâlée par le soleil méridional.
Héraclès avait toujours apprécié l’étonnant contraste que formaient leurs corps avec la silhouette blanche et gracile d’Hébé. Deux êtres différents, merveilleusement complémentaires.
Plus important, le dieu savait que ses goûts et ceux d’Hébé ne faisaient qu’un. Transformer le corps malingre d’Eric Monfort avait exigé de lourds efforts. Un défi qu’il avait relevé pour lui-même, mais aussi pour son épouse. Son cœur se réjouissait de lui plaire, son âme désirait plus que la satisfaire.
Évidemment, Héraclès s’efforça de masquer ses intentions tout en sachant qu’Hébé les devinerait. Après tant de siècles à jouer ensemble, les habitudes du couple revenaient à la vitesse d’un cheval au galop.

— On dirait que je n’ai pas d’autres blessures, constata-t-il candidement après une inspection appuyée de son propre corps. Il faudra néanmoins que j’emprunte ta douche. C’est bien pratique de se régénérer vingt fois plus vite qu’un mortel, mais les traces de sang séché ne s’effacent pas toutes seules !

Désireux d’occuper l’attention d’Hébé afin de mettre son projet à exécution, Eric avança subitement vers la déesse. Telle une statue de bronze dont les bras irrésistibles poussaient la taille gracile, le colosse accula Eliane contre le mur. Regard farouche et déterminé plongeant dans les yeux smaragdins, il saisit tendrement le beau visage d’albâtre entre ses mains brunâtres et y posa les lèvres.
Leur premier baiser depuis le Grand Retour.
Leur premier baiser dans ces nouvelles enveloppes charnelles, geste d’amour presque aussi maladroit que celui de la terrasse, vingt-cinq siècles plus tôt sur le mont Olympe. Tailles différentes, morphologiques différentes, respirations différentes, il leur faudrait se réadapter mutuellement.
Un défi qui stimulait encore plus l’ancien héros.
Une remarquable stratégie pour détourner Hébé de questions épineuses, en attendant un lendemain plus propice.

— Je crois qu’il te faudra aussi un deuxième passage, murmura-t-il en gloussant, alors que de multiples résidus de sang séché se mêlaient à la peau moite d’Eliane. Je t’aime, horrible vieille femme.

Eric réussit l’exploit de paraître sérieux tout en riant de sa plaisanterie.
Il l’embrassa à nouveau, avec une passion accrue. Ses mains habiles glissèrent le long du corps d’Eliane, jusqu’à ses hanches. L’une caressa avec enthousiasme le galbe d’une cuisse, soulevant celle-ci tandis que leurs corps se collaient l’un à l’autre.
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these streets : Hébé est au courant de tout et en sait bien plus que les anges et les démons. Ces derniers ignorent que les Dieux sont parmi eux et qu’ils les observent attentivement, mais le mot d’ordre est de conserver l’anonymat sur leur divine identité. Pour sa propre survie, son avenir et celui des siens, Hébé obéit, même si elle redoute toujours cette Prophétie et les conséquences qu’elle pourrait engendrer.
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Sujet: Re: [HOT] Forever yours Dim 14 Oct - 18:53 ()
Forever yours
C'est toi dans ce monde de fou, Mon Évidence.
« Ai-je bien entendu ? Tu viens de me comparer à un cadavre embaumé ?! » s’exclama Hébé faussement vexée, car après tout ce n’était que la vérité. Malgré son apparence, tant humaine que divine, elle était loin de ressembler à une momie et elle était plus vieille qu’elles. Tout de même, ce n’était pas des mots qu’on disait à sa femme surtout après des années d’absence, mais sa tendresse l’amadoua. Il ne le disait pas méchamment et la Jeunesse apprécia son clin d’œil. Il continua sur la voie de la tendresse en embrassant ses doigts. A chacun de ses baisers, Hébé sentie des fourmillements d’énergie. Imperceptible pour les humains et un vrai réconfort pour la déesse. Sa fatigue, plus morale que physique, s’atténua quelque peu.

Lui avouer quelque chose ? Hébé se raidit immédiatement. Elle redouta ces mots avant même qu’il les prononce. Ses idées noires et ses doutes l’assaillirent comme une vague s’échoue contre les immenses falaises. Est-ce que ses anciens désirs étaient revenus de par son éloignement ? Est-ce qu’il… Non. Ne me le dis pas. Ne me dit rien. Ses doigts se crispèrent et lorsqu’Héraclès reprit la parole, instinctivement la Jeunesse suivit sa peur et voulu retirer ses mains pour boucher ses oreilles et ne rien entendre. Mais il la retint, leurs mains entrelacées refusant de se défaire. Et heureusement. Son aveu lui coupa le souffle quelques secondes avant de respirer à nouveau. Une seconde. L’espace d’une seconde paraissant éternelle, Hébé avait craint ce qu’elle redoutait le plus : qu’il la trompe, qu’il se détourne d’elle et qu’elle perde son seul et unique amour. Alors qu’en fait, c’était tout le contraire. Malgré ce corps, sans savoir qui ils étaient, elle l’avait attiré, elle lui avait insufflé les mêmes désirs qui éveillaient tous leurs sens à chaque fois qu’ils étaient dans les parages. De loin ou de près, peu importait leurs physiques, l’irrésistible et magnétique attirance entre eux étaient présentes. Leurs âmes se reconnaissaient et animaient ces corps. Ces derniers étaient sans vie sans eux. Eliane n’était plus, c’était elle. Hébé, déesse de la Jeunesse et personne d’autre.

Ce fut à cet instant qu’elle le vit. Ce regard, ce pétillement dans son iris. Celui là même qu’Héraclès avait à chaque fois qu’il la détaillait du regard. Elle et personne d’autre. Hébé l’avait trop de fois vérifié et testé pour ne pas en être sûre. C’était bel et bien ce regard. Ce regard amoureux brillant d’envie et d’ardent désir. Le rouge lui monta aux joues. Après tout ce temps, Héraclès arrivait encore à accomplir l’exploit de la faire rougir. Ou était-ce la déesse qui refaisait un avec sa Jeunesse, se retrouvant aussi candide et chaste qu’aux premiers jours de leur union ? Nombre d’années s’étaient écoulées depuis et les deux amants se connaissaient par cœur. La Jeunesse le resterait à jamais, mais elle était devenue bien plus confiante et femme fatale que candide et chaste désormais. La preuve en était sa rencontre avec Eric à l’herboristerie. Jamais avant elle n’aurait été émoustillé ou séduite par un inconnu déboulant avec un homme ensanglanté sur l’épaule. Maintenant, tout s’expliquait. Les pièces du puzzle ne formait plus qu’un et tout avait un sens. Comme son mari, Hébé l’avait reconnu, mais n’avait pas voulu s’écouter. Tous les signes avaient été là. Comme lui, elle avait ressenti quelque chose. Elle ne pouvait pas l’en blâmer, car elle avait fait de même et parce qu’au final, ils n’avaient rien fait de mal. A part omettre de s’écouter et de faire confiance à leur cœur.

Maintenant qu’il le mentionnait, Hébé avait bien envie de revoir l’effet qu’elle lui faisait. Serait-ce aussi intense ? Arriverait-elle encore à le faire vibrer de plaisir ? A le faire languir et l’enflammer ? Visiblement, les crépitements avaient déjà commencé à l’herboristerie sans s’en rendre compte et sans même avoir cherché à le faire. Ils allaient pouvoir reprendre leur jeu préféré.

« Détrompe-toi. Je connais l’apparence d’Aphrodite et c’est une flamboyante rousse qui fait encore plus tourner la tête d’Arès », lui précisa-t-elle. Il exagérait. Hébé n’atteignait pas la cheville d’Aphrodite. Devait-elle lui rappeler que lui-même l’avait préféré à la Jeunesse avant qu’ils apprennent à se connaître ? Une autre fois peut-être, car là tout de suite, Hébé était trop occupée à reluquer observer son homme se dévêtir à moitié. Qu’est-ce qu’il a derrière la tête ? se demanda-t-elle, amusée, avec son sourire en coin trop craquant. Elle se retenait tant bien que mal de rire. Monsieur était toujours aussi fier de lui, de ses exploits et de son apparence. Néanmoins, Hébé ne pouvait le nier, il avait sacrément bien travaillé le bougre ! Il avait dû s’entraîner dur pour arriver à un tel résultat, ce qui ne l’étonna pas le moins du monde. C’était tout lui et il n’était pas loin de la perfection ; c'est-à-dire son corps divin. Il manquait ce soupçon sauvage et brut qu’inspirait son habillement et ses cicatrices. Cette force de la nature. Pour le reste, il n’y avait rien à redire. Ce n’était pas pour rien que ses mains étaient dissimulées derrière son dos. Cela éviter de lui montrer qu’elles avaient très envie de faire tressaillir cette peau hâlée sous ses caresses. Héraclès lui plaisait aussi sous cette forme. Même en jouant les innocents. Cette façon de se montrer pour voir s’il lui plaisait en prenant l’excuse de potentielles blessures la fit sourire, encore. Bientôt, ses joues allaient lui faire mal à force d’esquisser se sourire stupide et béat. S’attendait-il à qu’elle fasse de même de son côté avec son kimono? Elle n’allait pas le faire, car ce qu’elle portait été suffisant. Ses jambes nues étaient une invitation à la tentation. Une invitation qu’elle n’avait pas prévue. Elle n’avait fait qu’attraper la première tenue qu’elle avait sous la main. M’enfin, elle tombait bien cette tenue.

Comment ? Ma douche ? Aaah, je vois.

Oui, Hébé imaginait très bien où il voulait en venir. Elle eu tout juste le temps de formuler sa pensée, qu’Héraclès se déplaça rapidement et l’accula contre le mur. L’intensité grimpa d’un cran et ses lèvres scellèrent leur retrouvaille. Un baiser qui lui rappela étrangement leur premier, à la différence qu’Eliane était plus petite qu’Hébé et Eric moins imposant. Que ses lèvres n’avaient pas le goût du nectar et qu’elles n’étaient pas les siennes. Est-ce qu'ils allaient se plaire? Hébé prévalait l'âme au physique, mais est-ce qu'ils allaient retrouver leur mystique fusion? N'allaient pas être déçus? Pointe de déception et d’inquiétude qui faillirent tout gâcher si le sérieux et les paroles de son mari ne les avaient pas écrasé.

« Je t’aime encore plus, grand fou. »

Ce deuxième baiser explosa ses dernières défenses et ses stupides excuses. Certes, ce n’était pas ses lèvres. Ce n’était pas non plus leur goût, mais c’était sa façon d’embrasser. C’était les gestes, la ferveur et le désir de son héros. Hébé reconnaissait tout et ce fut sans hésitation, le cœur bombé d’amour, qu’elle répondit à la passion d’Héraclès. Ils s’étaient quittés depuis bien trop longtemps. Ses mains s’aventuraient déjà sur sa puissante musculature alors qu’un murmure de plaisir s’échappa de ses lèvres, résonance de la vague de désir qu’Héraclès attisa en une seule caresse. Ses lèvres à peine détachées des siennes, le souffle chaud contre sa peau.    

« Fais-moi oublier cet Enfer… »

Sans s’éloigner et sans le quitter des yeux, Hébé défit le nœud de son kimono, l’ouvrit et le laissa délicatement tomber le long de ses bras avec une lenteur bien calculé pour attiser un peu plus le feu. Le kimono au sol, serait-ce la nuisette en soie noire ou sa peau laiteuse et ce décolleté bien rempli, mais bien trop sage qui attireraient les yeux d’Héraclès ? Leur jeu ne faisait que commencer. Enlaçant les bras autour de son cou, Hébé embrassa avec fougue Héraclès. Cœurs battants à tout rompre à l’unisson, délicates caresses sur sa nuque, la Jeunesse et la Force mêlèrent fougue et douceur. Instinctivement –et pour plus de confort- il la souleva. Tout naturellement et pour nouer d’avantage leurs corps l’un contre l’autre, ses jambes entourèrent sa taille, redoublant les papillons dansant dans son bas ventre.

Boom, ils se cognèrent contre le canapé. Paf, le vase de la table basse se brisa. Crac, le sol en bois grinça sous leurs allers-retours. Hébé éclata de rire. La déesse était contente ; son amour retrouvé, l’enthousiasme, l’impatience et la fougue revitalisaient peu à peu la Jeunesse, mais c’était surtout de voir son mari galérer à chercher où était la douche qui la fit rire. Elle ne lui avait rien dit, car c’était bien trop amusant de le voir faire marche arrière et de zigzaguer à gauche et à droite alors qu’elle le tiraillait gentiment en déposant d’innombrables petits baisers le long de son cou. Sauf qu’Hébé aussi se languissait de lui. Face à l’éternité cinq ans ce n’était rien, mais face à l’amour c’était insupportable.

« Ahahah, au fond à gauche. La deuxième porte à droite », susurra-t-elle au creux de son oreille.

Sauvés ! Hébé était curieuse de voir la réaction d’Héraclès en voyant la douche italienne. En découvrant la salle de bain pour la première fois, Hébé s’était dit qu’Eliane avait trop dépensé dans cette pièce. A quoi bon avoir une douche aussi grande lorsqu’on vivait seule ? Dans quel intérêt ? Il y avait même une baignoire et plein de produits de beauté et de bien-être éparpillés un peu partout. Hébé n’apprit qu’après que tous ces produits étaient gratuits et venaient de l’entreprise mondialement connu des parents d’Eliane. Aujourd’hui, Hébé était bien contente que l’humaine ait déboursé une petite fortune sur cette salle de bain !  
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legends never die : Héraclès, le plus glorieux et le plus adulé des héros de la mythologie grecque est devenu le dieu de la force, de l'héroïsme et du courage. Fondateur des Jeux olympiques, il est aussi la divinité du sport et de l'effort. Dans la sphère privée, on le priait comme Alexikakos (celui qui protège du mal).
the mighty bush : Vitesse décuplée ► dieu du sport, fondateur des Jeux Olympiques, athlète accompli et guerrier aux réflexes foudroyants, Héraclès peut se mouvoir à la vitesse de l'éclair. Fureur divine ► héritage d'un passé héroïque plus sauvage que chevaleresque, Héraclès est capable d'entrer dans une rage dévastatrice heureusement contrôlée. Cette frénésie porte sa force et ses réflexes à des niveaux démesurés, mais le laisse exsangue une fois son énergie consumée.
weapon : [i]Massue d'Héraclès ►[/i] arme primitive que le héros a lui-même taillée dans un olivier sauvage. Instrument emblématique de ses nombreux exploits guerriers, cette massue a le pouvoir d'assommer n'importe quel surnaturel frappé au niveau du crâne.
Allegeance : Esprit libre et indomptable, Héraclès est fidèle à ses valeurs plus qu'à des groupes ou des individus. Déifié après une vie tumultueuse de mortel, il s'est toujours senti plus proche des fragiles humains que des dieux arrogants. C'est aujourd'hui un dieu repenti, justicier et protecteur, qui veille sur les humains et les encourage à exprimer leur potentiel.
Il voue un profond respect aux Templiers, ces gardiens qu'il voit en héros des temps modernes (bien qu'il désapprouve leur culte du secret), ainsi qu'à Vox Populi dans leur quête de vérité (mais il condamne la plupart de leurs actions violentes).
Au fil des siècles, Héraclès a également appris à aimer sa famille olympienne, et ne cherchera jamais à les détruire. Pour autant, il n'hésite pas à s'opposer aux actions néfastes de ses pairs et n'accorde aucun passe-droit.
these streets : Dieu grec isolé depuis le Grand Retour, ange du sport factice, collaborateur occasionnel des Templiers, agent d'Interpol récemment affecté à Paris, il n'est que vaguement au courant de tout. Le détail des événements, du jeu des ombres et des conflits individuels lui échappent encore, mais il entend bien combler son ignorance.
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Sujet: Re: [HOT] Forever yours Mar 16 Oct - 19:38 ()
Forever yours
@Eric Monfort (Héraclès) & @Eliane Lavalle (Hébé) ❋ Août 2046 ❧

Héraclès fut déçu d’entendre Hébé vanter la beauté supérieure d’Aphrodite dans ce nouveau monde. L’idée de posséder la plus jolie déesse du panthéon grec lui plaisait beaucoup. Hébé était son épouse plus qu’un trophée à exhiber, mais l’un n’empêchait pas l’autre. En outre, ce serait un juste retour des choses après des milliers d’années à vivre dans l’ombre de la déesse de l’amour. Héraclès estimait que son épouse méritait davantage de reconnaissance, car sa beauté de sylphide ne flattait pas uniquement les sens : sa bonté élevait l’âme comme la symphonie mélodieuse d’une constellation lointaine, sa vitalité nourrissait le corps comme le lait d’une jeune mère.
En dévorant Eliane des yeux, outre son propre plaisir, il s’imaginait déjà lire la jalousie dans les regards envieux des femmes, la convoitise dans les regards lubriques des hommes. Le dieu à jamais épris en éprouvait une fierté supplémentaire ; la femme qui se trouvait devant lui en devenait plus désirable encore.

Si leur premier baiser maladroit avait ouvert une vanne, le second provoqua un tsunami d’émotions qu’aucune digue, aucun barrage n’aurait pu contenir. Aucun obstacle n’osa d’ailleurs se présenter, comme si l’univers entier avait capitulé devant la force ineffable qui unissait les deux êtres.
Les mains d’Hébé caressèrent une poitrine brûlante comme le cœur d’une étoile, le souffle chaud de sa bouche avide se mêla aux vapeurs ignées d’un volcan proche de l’éruption.

— Dans l’univers bouillonnant de passions où je t’emmène, les flammes de l’Enfer ont la froideur d’un glacier, dit-il avec aplomb.

Dans un recoin de sa conscience, Héraclès se rappelait vaguement sa mission, l’objectif qu’il s’était fixé : détourner Hébé de ses malheurs, orienter son visage larmoyant et beau vers l’espoir d’une meilleure vie à venir, incendier son corps las afin d’y faire renaître l’incroyable pouvoir de vitalité.
Ce souvenir flou s’évanouit complètement lorsque le kimono soyeux glissa avec une lenteur exaspérante – et terriblement stimulante – le long du corps voluptueux à la peau douce comme celle d’un nouveau-né. Telle était l’enveloppe de chair de la Jeunesse, sans défauts, plus parfaite que les milliards de mortelles peuplant cette Terre. Parfaite, Hébé le deviendrait encore plus lorsque son feu divin aura repris son ancestrale vigueur au contact de son flamboyant mari, son amant éternel, son étoile jumelle.

— Je ne comprendrai jamais pourquoi vous, les femmes, dissimulez votre fascinante beauté sous d’innombrables couches de vêtements.

Pour le dieu grec, la beauté devait être exhibée, contemplée, admirée. Leur art ne s’encombrait guère de tuniques incongrues, à l’exception de minces fragments qui laissaient à l’air libre et offraient aux regards esthètes les plus belles formes à contempler.
Pour Héraclès, un vêtement recouvrant le corps d’Hébé serait toujours un vêtement de trop.
La déesse le savait, comme elle avait appris à tout connaître des goûts, fantasmes et désirs de son époux éternellement amoureux au fil des siècles. Le kimono gisait sur ses pieds menus, mais elle portait encore cette fine nuisette qui voilait avec une légèreté érotique la moitié de ce corps ardemment désiré – la meilleure moitié.
Les yeux du colosse se perdirent à l’intérieur du décolleté vertigineux, comme s’il contemplait la vallée mystérieuse, magnétique, qui creusait un magnifique sillon entre deux contreforts laiteux, plus sacrés que les montagnes de l’Atlas.

— Praxitèle n’aurait jamais pu sculpter œuvre aussi magistrale, s’extasia-t-il sous le regard provocateur de son épouse.

Héraclès sourit avec gourmandise en avisant l’extrémité des tétons qui pointaient, durcis par le désir, sous le délicat tissu épousant les contours d’une poitrine ferme et ample. Pour la première fois dans ce nouveau réceptacle de chair, une énergie brûlante afflua avec une force incontrôlable dans le membre viril d’Eric. Alors que le dieu s’engageait dans un assaut irrépressible, Hébé vint s’y presser avec une intention sans équivoque, ceignant la taille de son mari galvanisé entre ses jambes puissantes.
Aucune créature humaine ne serait jamais capable d’égaler cette sensation, cette pression écrasante sur le bas du dos qui briserait un mortel en deux aussi facilement qu’une brindille desséchée. Le dieu appréciait cette emprise phénoménale, il adorait cette force surnaturelle exercée sur son corps puissant.
Héraclès adulait la force.
Telle était la nature de son essence divine, éternelle et immuable. Hébé le savait. Elle l’avait toujours su. Comme elle savait que l’homme en lui aimait la douceur des tendres caresses et le contact de lèvres sensuelles. Une ambivalence impossible à résoudre pour toute autre que la déesse de la jeunesse.

La femme trop longtemps délaissée, esseulée, capta les lèvres de son amant avec une fougue digne du dieu impétueux, comme si la terne Eliane venait d’ôter son gris manteau de tristesse et de tourments. Son corps brûlant d’une énergie nouvelle se faisait le miroir des élans audacieux d’Héraclès, ses premiers murmures de plaisir résonnaient comme l’écho enivré de grognements impatients.
Grognements qui se multiplièrent à chaque collision du couple fermement entremêlé contre un décor matériel, un environnement d’objets inanimés, superflus, inadéquats dans leur univers fait d’astres incandescents et d’ardentes passions immatérielles.
En appui sur une jambe, le géant se débarrassa d’une chaussure en pressant le haut du talon sur le tibia opposé. Une vrille de plus – une porcelaine qui vola en éclat – et il chassa l’autre chaussure de la même manière. Ils tournèrent et voltèrent comme un seul corps, leurs langues affamées se livrant à une valse effrénée à l’intérieur de leurs bouches collées l’une à l’autre comme deux aimants – deux amants – inséparables.

Dans quelle direction se situait le nord ? Existait-il encore un avant et un arrière ? OÙ SE TROUVE CETTE MAUDITE SALLE DE BAIN  ?!
Et voici Héraclès, le grand héros grec qui traqua durant plusieurs jours le sanglier d’Érymanthe, gravissant sans peine les pentes enneigées d’une montagne recouverte de forêts impénétrables, à présent incapable de trouver le chemin d’une banale salle de bain dans un modeste appartement parisien !
En alliée fidèle, épouse indispensable – femme empressée de satisfaire un besoin impérieux –, Hébé vint au secours de son amant qui bagottait tel un cheval sans tête. Une monture aux pieds malhabiles, dont les grandes jambes musclées saccageaient l’appartement d’Eliane sous leurs rires éperdus.

— Par le Styx ! Quelle gauche ? s’enquit-il avec une rage à demi feinte.

Pressés l’un contre l’autre, poitrine contre poitrine, la gauche de l’une était la droite de l’autre. Mu par une habitude ancestrale, Héraclès invoqua l’aide de Zeus et emprunta le couloir situé sur sa gauche.
Les amants en étaient seulement aux préliminaires, pourtant leur ferveur complice avait déjà chassé les tensions mortifères qui ternissait la pétulante déesse, tel le souffle d’Éole chassant les nuages gris d’un ciel tourmenté.
Le rire cristallin d’Hébé éclatait avec une joie spontanée, un son qui faisait vibrer son âme. Les sens de l’aventurier se brouillaient, à l’image du chant envoûtant des sirènes qui désorientait les navigateurs de l’antique Méditerranée. Le cœur du héros tambourinait si fort à ses oreilles qu’il se croyait au cœur d’une violente tempête, tanguant entre les murs et les meubles comme un marin ivre.
Cinq années après le Grand Départ, aveugles au reste du monde comme deux jeunes amoureux, ils retrouvaient un bonheur que la séparation avait rendu plus vif, plus intense.

— Cet endroit me rappelle le labyrinthe de Crète ! Cruelle ironie du destin, les Moires m’ont cette fois assigné le rôle du taureau !

Taureau légendaire que le héros Héraclès avait capturé pour son septième travail, avant que le roi de Crète ordonne à Dédale la construction d’un incroyable labyrinthe pour l’y enfermer.
Assurément, le colosse aux muscles bandés possédait la force, la vigueur et la détermination farouche du puissant animal.
Guidé par les gestes experts d’Hébé, il pénétra d’ailleurs dans la salle de bain avec la magnificence d’un taureau sauvage lâché dans l’arène. Un seul pied, au départ, puisque la poche de son pantalon emprisonnée dans la poignée de porte lui opposa une résistance impromptue. Le dieu tenait là l’occasion rêvée de retirer le vêtement qui lui comprimait l’entre-jambes, mais il choisit de tirer sur la poignée… en y mettant assez de force pour l’arracher de son support.
Une divinité hindouiste aurait soufflé à Héraclès qu’il entretenait un étrange karma avec les poignées de porte.

— C’est donc ça, ta douche ? Impressionnant ! Et je ne me laisse pas facilement impressionner…

Le dieu se pâmait littéralement devant le large habitacle, au point qu’il avait relâché sa pétillante épouse. Une main aventureuse, néanmoins, s’était glissée sous la nuisette et lui caressait nonchalamment le dos.
En comparaison, la vieille salle de bain de son loft n’offrait qu’une douchette fixée de travers au-dessus d’une baignoire trop petite pour lui, avec un pare-douche branlant pour contenir les projections. Aux yeux d’Héraclès, l’installation rudimentaire remplissait sa fonction et suffisait à ses besoins. La douche italienne d’Eliane, ainsi que la baignoire assez grande pour accueillir un colosse de sa taille en bonne compagnie, élevèrent ses exigences à un palier supérieur.
Héraclès déboutonna son pantalon et s’en défit avec fébrilité, le jetant ensuite derrière lui, dans le couloir. Il imita le sourire amusé d’Hébé qui évaluait l’intensité de son désir sous le boxer tendu.

— L’ingéniosité des mortels ne rivalisera jamais avec notre belle source sur le versant sauvage de l’Olympe, nourrie par les merveilleuses cascades de ses neiges éternelles et bénie par les gracieuses naïades, mais je saurais m’en contenter. Nous saurons nous en contenter, au moins pour ce soir.

Le dieu à la carrure impressionnante avança d’un pas, le regard autoritaire plongé dans les yeux de son aimée. Leurs iris flamboyants se reflétaient comme deux miroirs dévorés par les flammes d’une passion commune.
Nulle explication n’était nécessaire.
Héraclès attrapa le bas de la nuisette entre ses mains résolues tandis que sa femme levait ses bras graciles, tel un cygne majestueux redressant ses ailes éblouissantes. Oubliant de respirer, il retira avec une surprenante délicatesse le dernier voile qui masquait sa nudité.
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the mighty bush : Souffle de jouvence : D’un simple touché, Hébé peut rajeunir n’importe qui, octroyant vigueur et vitalité. Plus la jeunesse durera dans le temps, plus cela coûtera en énergie.
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Sujet: Re: [HOT] Forever yours Jeu 25 Oct - 20:36 ()

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the mighty bush : Vitesse décuplée ► dieu du sport, fondateur des Jeux Olympiques, athlète accompli et guerrier aux réflexes foudroyants, Héraclès peut se mouvoir à la vitesse de l'éclair. Fureur divine ► héritage d'un passé héroïque plus sauvage que chevaleresque, Héraclès est capable d'entrer dans une rage dévastatrice heureusement contrôlée. Cette frénésie porte sa force et ses réflexes à des niveaux démesurés, mais le laisse exsangue une fois son énergie consumée.
weapon : [i]Massue d'Héraclès ►[/i] arme primitive que le héros a lui-même taillée dans un olivier sauvage. Instrument emblématique de ses nombreux exploits guerriers, cette massue a le pouvoir d'assommer n'importe quel surnaturel frappé au niveau du crâne.
Allegeance : Esprit libre et indomptable, Héraclès est fidèle à ses valeurs plus qu'à des groupes ou des individus. Déifié après une vie tumultueuse de mortel, il s'est toujours senti plus proche des fragiles humains que des dieux arrogants. C'est aujourd'hui un dieu repenti, justicier et protecteur, qui veille sur les humains et les encourage à exprimer leur potentiel.
Il voue un profond respect aux Templiers, ces gardiens qu'il voit en héros des temps modernes (bien qu'il désapprouve leur culte du secret), ainsi qu'à Vox Populi dans leur quête de vérité (mais il condamne la plupart de leurs actions violentes).
Au fil des siècles, Héraclès a également appris à aimer sa famille olympienne, et ne cherchera jamais à les détruire. Pour autant, il n'hésite pas à s'opposer aux actions néfastes de ses pairs et n'accorde aucun passe-droit.
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Sujet: Re: [HOT] Forever yours Dim 28 Oct - 7:57 ()

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legends never die : Déesse de la jeunesse, de la vitalité et de la vigueur. Protectrice des jeunes mariées. Détentrice du délectable Nectar et conservatrice de la précieuse Ambroisie. Echanson des dieux sur Terre, ancien échanson des dieux sur l’Olympe, Hébé est également l’oreille à l’écoute, l’amie et la confidente de ces êtres d’un autre temps.
the mighty bush : Souffle de jouvence : D’un simple touché, Hébé peut rajeunir n’importe qui, octroyant vigueur et vitalité. Plus la jeunesse durera dans le temps, plus cela coûtera en énergie.
Guérison : Capacité de guérir toutes les blessures confondues d'une autre personne. L'intensité du pouvoir varie selon le statut du personnage. Selon la gravité des blessures, l'utilisation du pouvoir peut affaiblir son utilisateur.
Allegeance : Eliane soutient et aide anges et templiers, tout en restant en retrait. Elle reste cependant une déesse et, en tant que tel, elle garde secret son identité pour tout autre qui n’est pas comme elle. Cependant, elle a ses propres affinités divines et aspirations. C’est à celles-ci qu’Hébé est fidèle.
these streets : Hébé est au courant de tout et en sait bien plus que les anges et les démons. Ces derniers ignorent que les Dieux sont parmi eux et qu’ils les observent attentivement, mais le mot d’ordre est de conserver l’anonymat sur leur divine identité. Pour sa propre survie, son avenir et celui des siens, Hébé obéit, même si elle redoute toujours cette Prophétie et les conséquences qu’elle pourrait engendrer.
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Sujet: Re: [HOT] Forever yours Mar 13 Nov - 11:05 ()

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legends never die : Héraclès, le plus glorieux et le plus adulé des héros de la mythologie grecque est devenu le dieu de la force, de l'héroïsme et du courage. Fondateur des Jeux olympiques, il est aussi la divinité du sport et de l'effort. Dans la sphère privée, on le priait comme Alexikakos (celui qui protège du mal).
the mighty bush : Vitesse décuplée ► dieu du sport, fondateur des Jeux Olympiques, athlète accompli et guerrier aux réflexes foudroyants, Héraclès peut se mouvoir à la vitesse de l'éclair. Fureur divine ► héritage d'un passé héroïque plus sauvage que chevaleresque, Héraclès est capable d'entrer dans une rage dévastatrice heureusement contrôlée. Cette frénésie porte sa force et ses réflexes à des niveaux démesurés, mais le laisse exsangue une fois son énergie consumée.
weapon : [i]Massue d'Héraclès ►[/i] arme primitive que le héros a lui-même taillée dans un olivier sauvage. Instrument emblématique de ses nombreux exploits guerriers, cette massue a le pouvoir d'assommer n'importe quel surnaturel frappé au niveau du crâne.
Allegeance : Esprit libre et indomptable, Héraclès est fidèle à ses valeurs plus qu'à des groupes ou des individus. Déifié après une vie tumultueuse de mortel, il s'est toujours senti plus proche des fragiles humains que des dieux arrogants. C'est aujourd'hui un dieu repenti, justicier et protecteur, qui veille sur les humains et les encourage à exprimer leur potentiel.
Il voue un profond respect aux Templiers, ces gardiens qu'il voit en héros des temps modernes (bien qu'il désapprouve leur culte du secret), ainsi qu'à Vox Populi dans leur quête de vérité (mais il condamne la plupart de leurs actions violentes).
Au fil des siècles, Héraclès a également appris à aimer sa famille olympienne, et ne cherchera jamais à les détruire. Pour autant, il n'hésite pas à s'opposer aux actions néfastes de ses pairs et n'accorde aucun passe-droit.
these streets : Dieu grec isolé depuis le Grand Retour, ange du sport factice, collaborateur occasionnel des Templiers, agent d'Interpol récemment affecté à Paris, il n'est que vaguement au courant de tout. Le détail des événements, du jeu des ombres et des conflits individuels lui échappent encore, mais il entend bien combler son ignorance.
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Sujet: Re: [HOT] Forever yours Mer 14 Nov - 21:29 ()

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Sujet: Re: [HOT] Forever yours Lun 3 Déc - 12:51 ()

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weapon : [i]Massue d'Héraclès ►[/i] arme primitive que le héros a lui-même taillée dans un olivier sauvage. Instrument emblématique de ses nombreux exploits guerriers, cette massue a le pouvoir d'assommer n'importe quel surnaturel frappé au niveau du crâne.
Allegeance : Esprit libre et indomptable, Héraclès est fidèle à ses valeurs plus qu'à des groupes ou des individus. Déifié après une vie tumultueuse de mortel, il s'est toujours senti plus proche des fragiles humains que des dieux arrogants. C'est aujourd'hui un dieu repenti, justicier et protecteur, qui veille sur les humains et les encourage à exprimer leur potentiel.
Il voue un profond respect aux Templiers, ces gardiens qu'il voit en héros des temps modernes (bien qu'il désapprouve leur culte du secret), ainsi qu'à Vox Populi dans leur quête de vérité (mais il condamne la plupart de leurs actions violentes).
Au fil des siècles, Héraclès a également appris à aimer sa famille olympienne, et ne cherchera jamais à les détruire. Pour autant, il n'hésite pas à s'opposer aux actions néfastes de ses pairs et n'accorde aucun passe-droit.
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Sujet: Re: [HOT] Forever yours Mer 5 Déc - 6:42 ()
Forever yours
@Eric Monfort (Héraclès) & @Eliane Lavalle (Hébé) ❋ Août 2046 ❧

Depuis le Grand Retour, Héraclès n’avait jamais autant débordé d’énergie qu’après leur longue et intense nuit d’amour. Son âme venait se retrouver sa jumelle, son corps vibrait des décharges d’énergie que la déesse de la vitalité produisait durant l’acte sexuel. Un plat entier de la magique ambroisie ne revigorait pas autant, loin s’en fallait, qu’une nuit avec l’ancien échanson de l’Olympe.
Ainsi avait-il attendu que les halètements ignés d’Hébé laissent place à un souffle lent et régulier sur son épaisse et confortable poitrine. Héraclès n’avait pas eu à attendre longtemps : son épouse était au bord de l’épuisement lorsqu’ils s’étaient retrouvés la veille, puis elle avait jeté ses dernières forces dans leur union charnelle.
Le dieu de l’effort n’avait aucune inquiétude au sujet de sa femme à la jeunesse éternelle. Il savait distinguer les bonnes fatigues des mauvaises. Les fatigues de l’amour étaient les meilleures qui soient. Après quelques heures de repos, Héraclès était persuadé qu’elle se réveillerait plus vaillante – et, espérait-il avec envie, plus gourmande – que jamais.

Peu après l’aube, le dieu bouillonnant d’énergie avait basculé la tête d’Hébé sur les épais coussins, puis recouvert son appétissant corps nu de la couette chassée hors du lit par leurs ébats fougueux. Il avait faim, mais d’un autre genre de nourriture. Il voulut gagner la salle de bain pour commencer à enfiler son pantalon, mais ne résista pas à l’envie de revenir sur ses pas pour déposer un baiser sur la chair savoureuse et se délecter de son odeur florale.
Une fois dans la cuisine, le colosse fouilla sans gêne les buffets et le réfrigérateur à la recherche de plats consistants. Il agissait comme s’il était chez lui. Il était chez lui, ne faisant pas la distinction entre ce qui appartenait à Hébé et ce qui lui appartenait. Le Grec constata avec satisfaction que sa partenaire de vie n’avait pas succombé aux tentations de l’alimentation industrielle, et détenait de quoi préparer les plats naturels qu’ils affectionnaient.
Une fois repu, Héraclès nettoya et rangea la vaisselle à sa place, puis sortit prendre l’air.
Sur le palier de l’étage, il croisa une vieille dame qui, en voyant le torse nu du géant aux physiques herculéen, lâcha son sac à main et manqua faire de même avec son dentier. Héraclès lui adressa un sourire léonin qui acheva de briser la réserve de la discrète résidente. Ginette – apprit-il bientôt, ainsi que maints détails sur sa vie – s’empourpra en balbutiant un bonjour.

— Je suis le mari d’Eliane, annonça de but en blanc le dieu charismatique en ramassant le vieux sac au cuir élimé.

— Je ne savais pas qu’elle avait quelqu’un, c’est une jeune femme assez… secrète, commenta Ginette en avisant la porte défoncée d’un regard perplexe.

— Vous n’avez pas idée, enchérit Héraclès avec un clin d’œil amusé. J’espère que les bruits nocturnes ne vous ont pas dérangé, nous avions du temps à rattraper.

La pauvre Ginette ne savait plus où se mettre. Ses joues ridées étaient devenues cramoisies comme un enfant pris la main dans un pot de bonbons.
Tandis qu’ils descendaient l’escalier côte à côte, Ginette se confia au dieu sympathique comme à un vieil ami, évoquant ses cinquante-cinq ans de mariage avec son mari décédé. Le dieu millénaire mentionna en riant que c’était peu, en comparaison de l’éternité qui les réunirait un jour prochain. Au moment de se quitter, Héraclès prit la veuve dans ses bras puissants, tant pour lui apporter du réconfort que lui donner la force de supporter son deuil.

L’intrus arrivé la veille en catastrophe se rendit ensuite chez le concierge, auprès duquel il s’excusa pour le bruit et les dégâts occasionnés. Usant de sa carrure impressionnante, de son aura divine et surtout de son badge d’Interpol, il négocia le remboursement de la porte brisée dans le hall d’entrée sans paperasse compromettante.
L’étrange Eric Monfort ajouta qu’Eliane Lavalle quitterait bientôt son domicile et qu’en attendant son déménagement, quiconque aurait la mauvaise idée de la déranger subirait son courroux. Il prit soin de se montrer très persuasif.

Ensuite, le géant à moitié nu sortit dans la rue où il devint rapidement le centre d’attention des badauds. Quoi de plus naturel pour l’illustre héros de la Grèce antique, autrefois vénéré de tous ? Euphorique après ses retrouvailles avec Hébé, il négligeait la discrétion dont il faisait preuve depuis le Grand Retour. Une discrétion à laquelle il s’était astreint pour de multiples raisons, en premier lieu retrouver Hébé sans la mettre en danger. À présent qu’ils étaient réunis, les cartes étaient rebattues et le couple devrait débattre de leur conduite à tenir. De ça et de beaucoup d’autres sujets.

Héraclès appela un artisan afin de réparer la porte d’Eliane à moitié détruite. Rendez-vous pris à 15 h. Le mari responsable espérait bien que d’ici là, Hébé serait réveillée et restaurée depuis longtemps.
Après avoir consulté ses messages – rien d’important du côté de ses enquêtes policières –, l’homme singulier remonta enfin à l’appartement avec le sentiment du devoir accompli – à la grande déception des observateurs et observatrices.
Il se glissa sous la couette et prit sa place au côté de son épouse, admirant silencieusement les reflets du soleil matinal sur ce corps d’albâtre qu’il venait d’apprendre à connaître. Un corps que sa femme rejetait, impatiente de retrouver l’Olympe et leurs enveloppes divines.
Héraclès ignorait si tel un retour en arrière était possible. Seul Zeus détenait les réponses.
Il n’avait pas répliqué à son épouse pour éviter un débat (et parce que son propre désir le poussait aux baisers plus qu’aux longues discussions), mais l’ancien héros se sentait à sa place dans ce nouveau monde. Il n’était plus que l’ombre du dieu invincible d’autrefois, mais avait un rôle à jouer dans cette ville où se déroulait une guerre silencieuse. Un conflit qui les concernait tous – dieux de tous les panthéons, anges, démons, humains – depuis que leur père Zeus avait mis le feu aux poudres.

Il était presque midi quand Héraclès bouillonnait à nouveau, incapable de rester immobile plus longtemps malgré le contact agréable d’Hébé.

Par Hypnos ! Serait-elle devenue la déesse du sommeil en mon absence ?

Il pensa si fort – ou gesticula avec tant d’ardeur – que la femme ensommeillée ouvrit enfin ses yeux magnifiques – des yeux qu’elle jalousait, là où Héraclès ressentait de la fierté.

— Il est bientôt midi, mon aimée. (Il se pencha sur elle et lui embrassa tendrement la joue.) Et à en juger par ta mine resplendissante, l’heure est appropriée pour quitter ce lit confortable et nous préparer un de tes plats goûteux. J’imagine que tu n’as ni ambroisie ni nectar en ta possession, mais ton champion a faim et tes placards sont remplis de bonnes choses.

Héraclès n’était pas le genre de mari à apporter un déjeuner au lit. Encore moins à Hébé, échanson des dieux, qui accueillerait ce genre d’attention comme une offense.
-  a game of shadows, shall we play ?  -

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