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 Dommages Collatéraux [Melgalath]
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the mighty bush : Discorde évidence de la semeuse de zizanie. Prestidigitation le talent de l'empêcheuse de tourner en rond Catalyseur la puissance de la maîtresse des conflits
weapon : Faux de la Mort, Dague du Paradis.
Allegeance : Nouvellement couronnée, Malphas entend rétablir l'ordre parmi les rangs démoniaques, avant que ses pulsions de Discorde ne la rattrapent. Dans ce nouveau Paris, terrassé par les révélations, le Jeu de l'Ombre est devenu une partie d'échec exaltante pour celle qui collecte les coups d'avance dans le seul espoir de voir le monde à genoux.
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Sujet: Dommages Collatéraux [Melgalath] Sam 22 Sep - 11:06 ()
Dommages collatéraux
Il y a des cadavres, qui flottent sur l'eau.


Tic. Tac. Tic. Toc. Le regard abyssal se perd aux contours du corps étendu au sol, de la flaque de sang qui se répand, lentement. L'odeur métallique et humide emplit l'endroit, sans une once de subtilité, effluve forte et prenante qui s'infiltre jusque sous les ongles, jusque dans les sinus. Pour prévenir. Alerter. Hurler à Paris toute entière que personne ne doit plus approcher la Reine des Enfers.

Tic. Tac. L'air crépite, dans la salle du trône, presque solide. Il y a Discorde, partout, son aura dégueulasse qui repeint les murs, qui se fait propriétaire et maîtresse. Elle crasse, Malphas, elle maudit, elle détruit. Et ça vibre, ça vibre entre les murs et ça tabasse contre la porte. Cette porte que plus personne ne passe, que plus personne n'effleure. Il y a le corps, sur le sol. Et un autre à côté. Et encore un autre. Ils ont tous essayé. Tous échoué. La contraindre était la pire des idées. Et elle ne peut plus, la Reine. Elle étouffe, elle grogne, elle s'énerve, elle s'agace, elle déteste. Elle hait, la couronne, ses limites et ses ordres. Qui sont-ils pour oser ? Qui peut encore vouloir la dompter ? Elle est reine de tout, de rien, équilibriste sur le fil du rasoir. Et elle se lève, les pans de sa robe blanche caressant le sol, se teintant d'une hémoglobine presque noire. Liquide sombre, puant. Les tapisseries sur les murs tentent de raconter les grandes pierres d'un règne qui n'est plus, qui porte le nom de Lucifer et le poids de ses échecs. Les traces de Bayemon, elles, ont été balayées sans l'ombre d'une interrogation. Ils n'auront rien retenu que l'arrivée de la tête blonde sur le trône. Sa tête. Cette tête qu'ils seraient tant à vouloir couper. Faire tomber. Cette tête qu'ils peuvent venir chercher... Qu'ils viennent. Les ténèbres se fixent à la porte, dont le bois vibre et vibre encore. Toujours. Menaçant. Et les tapisseries qui s'imbibent de sa méchanceté, qui dégueulent le noirâtre de son âme. Il va passer la porte. Il doit. Il n'est pas là. L'ange. N'est pas là. Et c'est trop.

Elle hurle.
Et tic. Et tac.
L'horloge pleure.
Et elle hurle, la Reine de malheur.

Elle hurle à la lune et à qui voudra bien l'entendre, noyée dans sa propre décadence, prête à tout faire flamber s'il le faut. Paris, à feu et à sang. L'Apocalypse, pour ce soir. Pour plus tard. Dehors, Edmond a fait en sorte de sécuriser l'endroit, de faire dégager les démons. Il est tôt. Il est nuit. Il n'est pas d'heure pour la folie. Et le majordome a peur, de la puissance qui gronde derrière la grande porte de la salle du trône. Ce ne sont pas les pertes qui l'effraient, les prédécesseurs de sa majesté en auront fait autant, si ce n'est plus. C'est ce qui vibre. Ce qui persifle, là. Qui menace. Qui pourrait s'échapper.

Et puis c'est brutal. Sans annonce. C'est sale, vide, froid. La Catalyse qui s'en va. Le petit supplément de Discorde caché en chacun qui se fait la malle et les laisse ainsi, orphelin quand ils l'abritent depuis des millénaires, la garce des Enfers. Elle enlève tout, récupère tout ce qui lui est dû. Qui est à elle. Et elle vibre. Plus fort. La peau brûlante, les nerfs à vif, le regard qui dégueule des larmes noires de sang. Et elle rit, la Reine. Elle rit parce qu'elle n'en peut plus de tourner en rond, et de perdre patience, et de n'avoir plus un seul ange dans son ombre. Et rien que de la solitude. Et rien que des contraintes. Un monde qui s'arrête, qui s'éteint. La colère, qui l'étreint. Parce qu'elle paye, et comptant, ce bout d'âme qu'elle n'avait pas vendu au diable, qu'elle a gardé sien et qui règne aujourd'hui sur Dis. Parce qu'elle déteste cette vie de servitude que nul n'a considéré. Où ses prédécesseurs ont échoué. Parce que l'Ange n'est pas là. Et que personne n'ose. Plus personne n'ose. Et la porte vibre. Et menace. Menace de céder et de dégueuler des éons de Discorde et de mauvaiseté dans les rues de Paris pour l'engloutir et tout détruire. Fluctuat nec mergitur. Conneries. Injures.

Elle se berce, la Reine. Enroule ses bras serpents autour de sa carcasse, et avance d'avant en arrière. Doucement. Elle chantonne, des hurlements d'un autre temps, d'un autre monde, l'aura matérialisée autour de son sac de viande éprouvé. Elle est là, la Garce, à suppurer la puissance et la frustration, dans sa robe blanche. Sa robe trop blanche. Couleur dents, crocs, comme les canines qui flirtent avec la pulpe de ses lèvres, qui voudraient tout trancher. Tout déchirer. Pour un peu de paix. Un peu de chaos. Beaucoup de discorde. De la liberté.

Paris peut trembler.

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- La méchanceté d'un homme fait de lui un démon, la méchanceté d'une femme fait d'elle un enfer.


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Dernière édition par Garance M. Lesquen le Dim 23 Sep - 3:55, édité 1 fois
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the mighty bush : Persuasion, sifflant les horreurs pour mieux plier aux volontés. Utile pour glaner, récolter, insuffler de quelconques croyances et idées perfides. Indispensable pour entretenir un culte quelconque, être adulé, rendre captif les quidams égarés, les tenir en haleine par des persuasions de bien être.
Souffle de connaissances, voix infime qui s'infiltre, murmure quelques vérités et souvenirs, transmission d'éléments intentionnellement succincts, souvent incomplets, font travailler les esprits.
Profanation, bouffer le sacre en un festin exquis, dégueulant des relents infernaux dans les lieux saints afin de mieux les éteindre, entravant les anges dans la géhenne pour élever les suppôts démoniaques et leurs pouvoirs.
weapon : Connaissance accrue des cultes et autres magouilles, les phalanges habiles pour tracer les sceaux de Salomon et Enochien, ainsi qu'un cercle d'Hermès hostile. Relique biblique, bâton de Moïse changeant l'eau en ondine purpurine, première plaie d'Egypte assoifant par son cruor.
Allegeance : Loyauté apposée envers Dis et ses entrailles dégueulasses, ne croyant désormais plus en un Lucifer déchu au profit d'une Reine perfide, marchant dans l'ombre de Malphas.
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Sujet: Re: Dommages Collatéraux [Melgalath] Dim 23 Sep - 1:41 ()
dommages collatéraux
malphas & melgalath

« this is the sin that I will confess to release myself from consequence and everyone can tell. »
Babillement incessant. Petit démon qui déblatère, persifle inlassablement quelques idées saugrenues dont il fut probablement trop fier, à vouloir révolutionner le Circulus Virtutum avec quelques uniformes dignes des plus grands clichés de société secrète du cinéma. Et il baille Melgalath, ennuyé par une soirée trop expansive qui en vient presque à dégueuler jusque dans un bureau devenu antre de replis, la tranquillité définitivement ébranlée. Un index suit le tracé du rebord d'une tasse dont s'échappe une fragrance sucrée encore fumante. Secret honteux, connus de quelques quidams seulement, adulant le sucre et le chocolaté. Plaisir coupable.

Puis il y eut la gêne infime, ce quelque chose qui s'échappe, s'efface, fait froncer les sourcils tandis que l'autre continue de vomir des syllabes beaucoup trop rapides. Quelque chose se trame. Tourment. Il saisit, Culte, que Discorde a repris son fragment pour une raison obscure. Les questions pullulent, prolifèrent et l'engin de malheur vibre avant même de pouvoir aller quémander des réponses, saisissant un portable qui s'affole, quelques lettres d'urgences envoyées par un majordome visiblement trop inquiet. Il disparaît Culte. Au beau milieu d'une phrase et d'une nouvelle idées saugrenue de l'autre qui demeure pantois.

*

Urgence. Aura délétère au quartier général démoniaque. Il le sent Melgalath, le mal qui domine, qu'il y eut un barrage sur le point de céder, de déferler bon nombre d'horreurs et d'insanités. Elle transpire jusque derrière les portes Discorde, parée à dégueuler son courroux pour une raison encore trop abstraite et obscure. « Que se passe-t-il ? » Qu'il siffle sèchement en percevant Edmond. « La Reine, mon Commandant. Je pense qu'elle veut détruire Paname. » Mâchoire qui se crispe, en une contrariété soudaine sans aucun doute bouffée par une inquiétude mordante et dissimulée. Les portes sont observées une seconde, happant une profonde inspiration avant de disparaître pour mieux se matérialiser de l'autre côté, osant affronter la bête qui grogne et ricane sans raison aucune.

Il se dresse Culte, installé sur un accoudoir du trône tout en croisant les bras sur le torse avec fermeté, prenant presque des airs de père contrarié par la lubie délétère de sa progéniture prise sur le fait. « La prochaine fois que tu organises une fête, j'ose espérer que tu m'y invites. » Sifflement. Sarcasme au ton venimeux. Œillade, les iris ambrées s'apposant sur les quelques carcasses jonchant le sol, imaginant qu'il ne fut guère le premier à tenter de résonner Malphas dans ses déraisons. Elle pue la Reine, vibre d'une puissance qui ferait incontestablement sombrer le monde, tâchant de résister au mieux à ses élans de discordes terribles qui encombrent la pièce, bouffant l'infâme qui ose y faire intrusion.

« Qu'est-ce que c'est que ce foutoir Malphas ? Je peux savoir ce que tu as dans le crâne exactement ? » Syllabes tranchantes, venimeuses. Sermon serpentin. La carne se redresse, s'approche de la couenne terrible de l'autre égarée dans une crise de folie, à se bercer. Il se plante devant, Culte, droit comme un i, imposant, cherchant à implanter son aura sacrilège pour mieux tenter de repousser sa frappe, prenant le risque qu'elle attaque, tranche, détruise une enveloppe charnelle dans sa déraison pour mieux faire taire. Qu'importe, l'habitude et les millénaires avaient ôtés les craintes de ses colères perfides, demeurant sans même trembler, pris d'assurance. « Sors-toi ça de la tête, ce n'est pas le moment de faire dégueuler une quelconque apocalypse par pur caprice. Il est hors de question que je te laisse faire, tu m'as bien compris ? » Paluches hésitantes, alors qu'elle vibre trop fort, néfaste, finissent par oser. Poigne ferme, encerclant ses poignets en des brassards qui voulurent lui barrer la route dans ses excès. Mirettes qui cherchent l'abysse de ses iris, s'y ancrent, presque suppliantes. « Ressaisi-toi. » Souffle. Murmure suave, ne relâchant pourtant guère l'entrave, pas tant qu'elle ne faiblirait pas, retrouverait une once de lucidité. Obstiné.
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Sujet: Re: Dommages Collatéraux [Melgalath] Mar 25 Sep - 22:35 ()
Dommages collatéraux
Il y a des cadavres, qui flottent sur l'eau.


Princesse dégénérée dans sa tour putréfiée. Elle ne perçoit plus, ni le temps ni le monde. Pas une silhouette. Pas un bruit. Rien que le bourdonnement, l'infâme grésillement qui résonne à ses oreilles et lui rappelle, en vain, que l'univers ne s'est pas encore éteint. Et les murs tremblent, peut-être, inquiets pour leur avenir. Et le cœur se crispe, sans doute, torturé par trop d'efforts, empoisonné d'un surplus de méchanceté. Le corps, assurément, ne tiendra pas longtemps ce siège imposé à sa propre existence. Et pourtant, pourtant, elle danse.

Tout à fait recluse dans son délire nécrophage, Discorde ne perçoit pas la goutte de Culte qui s'échoue dans son océan de noirceur, pas davantage que l'onde qu'il impose et propage dans ses eaux insalubres, dans l'air dégueulasse qu'elle sature un peu plus à chaque seconde de cette errance révoltante qui est la leur. Car Il n'est plus parmi eux. Sinon Il serait revenu. Il n'était plus. Il était perdu. Et elle devait Le retrouver. C'est pour cela qu'elle était née. Pour Lui. Entre Ses mains. Ses griffes. Sous Ses crocs affamés. Et elle appelle, peut-être. Dans un murmure, un râle, un rauque. Azazel. Et l'Ange ne répond pas. L'abandonne et la terrorise tout à la fois. Le monstre râle, dans sa cage de chair et de sang, dans cette carcasse étriquée qui ne lui suffit pas. Ne lui suffit plus. Et ça lui bourdonne dans les oreilles, et ça se brouille devant ses yeux. S'il est là, Culte, toujours fidèle, toujours apôtre, elle n'est pas en capacité de le percevoir. De tendre les mains pour les enrouler autour de sa gorge et lui faire ravaler ses mots qu'elle n'écoute ou n'entend pas. Rien n'est plus clair, si loin paumés dans les Enfers.

La valse s'éternise. Quelques pas. Par ci, par là. Et la bestiole grogne, sent son essence percuter un obstacle. Un intrus. Discorde s'affole, redresse le museau, la gueule dévorée par les ténèbres, tous crocs dehors. Et la violence trouve son chemin, quelque part entre elle et lui. Lui. Qu'elle attrape, d'une main, qu'elle serre entre ses doigts, qu'elle projette contre un mur. Il y a une tâche, sous ses paupières, derrière ses yeux de verre. Il y a une tâche, à forme humaine, qui la touche et qui l'atteint.  Qui l'empêche de renvoyer tout le monde à sa place, dans le feu et dans le sang. Dans l'indifférence la plus cruelle. Ce n'est pas un crime de haine, c'est une évidence portée par l'urgence. Elle ne peut plus. Ne veut plus. Et s'il y a que ça pour le retrouver Lui, elle détruira Paris. Mais non. Parce qu'il y a une tâche. Un empêcheur de tourner en rond qu'elle agrippe entre ses griffes, relève de force. Écrase contre le béton froid. Dans la fumée qu'elle émane, il y a une ombre plus claire. « Tu n'es pas Lui. » Elle accuse. Condamne, même, peut-être. L'hérésie lui brûle les lèvres.

Autour d'eux, la crasse se rapproche, se fait suffocante. Cherche la faille dans le costume de chair de l'autre. Les serre, encore. Oppressant. Un conte à l'hommage des plus grandes décadences. Elle a avalé des civilisations entières, Discorde. Elle a amené l'Enfer sur Terre. Trois fois, déjà. Peut-être plus. Après la deuxième, on ne compte pas.

« Tu. N'es. Pas. Lui. » elle assène. Provoque. Expire.

Les doigts menacent de se briser, à force de serrer le tissus d'un blazer. Une soie fragile, délicate. Familière. Elle ramène un visage sur la tâche de presque lumière. Dessine des traits qu'elle connaît. Bien. Trop bien. Et les griffes se desserrent. Lentement. Abandonnent le tissus, s'étalent sur un thorax. Vérifient un peu maladroitement qu'il y a toujours un battement sous les côtes. Un truc cardiaque et inutile. Bruyant.

« Va-t'en. » Douceur d'une voix rendue rauque par la démence, la violence, les efforts dégueulasses qu'elle impose à ce corps qui n'est pas fait pour sa propre déchéance. Elle crèvera avant d'avoir pu répandre le sang, sûrement. « Va-t'en. » elle répète, plantant finalement son regard dans le sien, lui bouffant les prunelles. Le souffle court. Abîmé. Les lèvres effleurent la carne, aimeraient mordre, puis se reculent. Elle se détache, pourvue de cette même lenteur carnivore,  écartant les mains, les doigts, tout. Et elle dégage, la noirceur. Autour de lui, du moins. Elle recule. « Maintenant. »

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Dernière édition par Garance M. Lesquen le Mer 26 Sep - 16:45, édité 1 fois
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Sujet: Re: Dommages Collatéraux [Melgalath] Mer 26 Sep - 13:28 ()
dommages collatéraux
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« this is the sin that I will confess to release myself from consequence and everyone can tell. »
Lourdeur. Il étouffe Culte, sous l'amoncèlement qui émane de la terrible Garce, bouffant la pièce, alors qu'il cherche à imposer une bulle de confort personnelle, percée par son aura terrible et trop hostile. Bête terrible. La monstruosité adverse gronde, balaye la carcasse qui l'entrave, épousant un mur en une frappe sourde. Une babine se dresse, laisse échapper un sifflement venimeux en guise de réplique, feule, saisissant qu'elle ne fut plus que bête retrouvant son état sauvage, emporté dans es élans terribles de semer la discorde, de créer un trouble. Elle surenchérit Malphas, les griffes revenant à l'assaut, déferlant un peu plus son courroux noirâtre. Suffocation.

Influence, l'envie irrépressible de la bouffer, la déchirer, retourner la pièce pour mieux la repeindre de carmin, l'esprit embourbé dans le mal que l'autre déploie, happant sa prise dans ses abysses putrides, lui transmettrait presque sa déraison, écrasé. Il saisit Melgalath, dans ses tentatives abstraites de résister à son oppression infâme, qu'elle se laisse sombrer dans ses dépendances, dans ses maux, ravagée. « Non je ne le suis pas. Je ne le serai jamais. » Les syllabes s'échappent, difficilement, demeurant sèches. « Et tu devras t'en contenter. » Parce que l'autre ne viendra pas, détruit par son absence et ses silences, ne lui offrant que Culte en guise de réconfort.

Soulagement. Retrouvant la liberté, carcasse libérée de son obscurité intense. Souffle rapide, cherchant à retrouver son calme coutumier, enregistrant l'ordre de l'autre qui semble enfin daigner reconnaître son adverse, percevoir un allié, dénicher une parcelle infime de raisonnement. Refus. Toisant l'autre sans même oser songer à disparaître un seul instant, suivre un ordre trop dangereux. Réfléchir. Quelques idées incontestablement stupides germent, prolifère, ayant pour mission de l'arrêter dans ses desseins terribles, de panser ses plaies invisibles.

« Pardonne-moi Malphas. » Les paumes l'empoignent, les griffes plantées dans ses épaules femelles. Ils s'évaporent, disparaissent, laissant l'étouffement de la pièce pour mieux trouver la fraîcheur terrible d'un sous-sol ténébreux. Cave du Circulus Virtutum, aux quelques voûtes brisées, dissimulant de trop nombreux rites occultes et dégueulasses. Et il ne lui laisse pas le temps Culte, de comprendre la situation, la poussant sèchement en arrière, pour qu'elle vacille, franchisse quelques lignes vicieuses tracées sur le sol dans une peinture phosphorescente en un sens trop pointilleux de la mise en scène. Sceau de Salomon. Piégeant sa carcasse dégueulant le vice, étouffante. Réflexe précautionneux, reculant de quelques pas pour demeurer hors de portée, ne lâchant pas Discorde du regard, les iris noircies, laissant sortir leurs abysses infernaux. « Je te ferai sortir lorsque tu auras retrouvé un tant soi peu la raison. » Pour son bien. Pour leur bien à tous. Suicidaire. Certainement. Qu'importe, prenant le risque de glaner un aller simple pour les tréfonds de Dis. « Sache que j'ai tout mon temps. » Un sourcil se relève, tandis que les bras se croisent avec fermeté sur le torse, patient, le faciès impassible.

« Tu n'as pas besoin de Chaos pour briller. » Il finit par siffler l'Infâme, brisant le silence pour mieux tenter d'accélérer les choses, peinant à supporter la crise trop lourde. Ô qu'il fut méprisé Chaos et ses poignes de fer, l'autre crevant par sa dépendance pestilentielle. Il le déteste un peu plus Melgalath, mourant d'envie de lui faire bouffer le bitume au bourreau des enfers. « Regarde moi. » Ordre. Il tente Culte, de s'implanter, de se frayer un chemin pour y murmurer ses persuasions qu'elle rejetterai sans aucun doute, tentative de contre-attaque, bénéfique. « Tu vas te calmer. Je suis là. » Toujours. Ombre indéfectible. Il ose Melgalath, s'approcher un peu plus de la bordure terrible du sceau pour mieux prêcher, murmurer. « Tu dois être forte. Garder la tête haute. Tu es Discorde, la terrible Garce. Et même si c'est contre nature, tu te dois de tenir encore un peu. Nous la porterons à deux, cette trop lourde responsabilité, jusqu'à ce que Dis soit apte à s'élever. Ensuite, tu pourras retourner semer le trouble, comme avant, comme toujours. » Les promesses s'envolent, en quelques murmures qui raisonnent entre les pierres et briques apparentes.
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Sujet: Re: Dommages Collatéraux [Melgalath] Jeu 27 Sep - 0:21 ()
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Il y a des cadavres, qui flottent sur l'eau.


Il ne Le sera jamais, et elle le sait. Ne perçoit pourtant pas l'ampleur des désastres qu'elle dégueule à la face du monde. À sa tronche à lui, dont elle connaît les traits par cœur. Qu'elle a si souvent observés, en tous temps, par tous les ciels. Mais il n'y a que le noir, que la folie, que la déraison autour de la Garce, cette nuit. Que la violence, dans ses veines. Et Son nom. Son nom. Encore et encore. Azazel.

« Pardonne-moi Malphas.
- Pourquoi ? », elle gronde tout bas. Pourquoi tu me fais ça ? Mais il ne lui laisse pas le choix et avale le monde dans un battement de cils, ses griffes ancrées à ses poignets. Et elle ne comprend, pas tout de suite. Abrutie par la folie, ralentie par l'épuisement qui s'insinue peu à peu dans son corps, ce corps qu'elle détruit. Il y a l'emprise, la crasse qu'elle traîne avec lui, et la force qu'il exerce. Qu'il ose exercer. Sur elle. Sa sœur. Sa pire moitié. Elle. Sa reine. Qui vacille, bascule. Recule. Et qui s'arrête, se fige, alors que son regard parcourt le sol, les dessins qui l'entourent. Et qui la retiennent. « Non ! » Elle hurle. Grogne.  « Je te ferai sortir lorsque tu auras retrouvé un tant soit peu la raison. » Non. Elle ne peut pas le supporter. Le sceau. L'emprise, encore. De tous temps, toujours, ils ont voulu la contraindre, l'instrumentaliser, l'utiliser. L'emprisonner. Mais pas lui. Lui n'avait jamais osé. N'avait jamais trahi. Jusqu'à aujourd'hui. Elle feule, la Bestiole, avance un pied, puis un autre. Encore un. Et sa silhouette rencontre les contours de sa prison peinturlurée. Un râle lui échappe, s'envole de ses lèvres sèches. Elle ne peut pas. Pourquoi? « Sache que j'ai tout mon temps. » L'abysse rencontre l'autre. Le regard halluciné, les traits crispés. Il vient de l'assassiner, elle en est persuadée. Et elle tend, les bras, les griffes, s'acharne un instant. « Tu n'as pas le droit ! » Elle éructe. Les pierres autour, les briques, le ciment. Tout ça n'est rien sans le cercle dans lequel il a cru pouvoir la balancer. Sans le gouffre dans lequel il a cru bon de la condamner. Je te tuerai. Elle le tuera. Dès qu'elle le pourra, à n'en point douter. Et le monde ne fait plus sens à mesure que son aura dégueule et essaye de s'échapper, se crame aux contours d'un sceau damné. Il a osé. Osé. De lui plus qu'un autre, elle ne saurait le pardonner. Et il le sait. Il le sait, Culte, parce qu'elle les lui a racontées, ses jeunes années. La traque dans les flammes de l'Enfer, ses nuits de torpeur passées planquée comme elle le pouvait pour ne pas que l'on puisse la trouver. La retrouver. Et puis les complots, les menaces. La contrainte. Elle se rappelle tout cela, malgré les millénaires, malgré la puissance, malgré ses victoires. Elle n'a jamais su oublier. Et il a osé. Lui. Lui il a osé. Sa reine, sa sœur, sa blonde. Il a osé. Et elle sent son esprit se craqueler, la noirceur reprendre le dessus, la violence exiger en l'instant sa liberté. La sauvagerie qui se balance à tous les rebords du sceau, qui cherche la faiblesse, et qui dégueule, dégueule et dégueule encore.

« Tu n'as pas besoin de Chaos pour briller. » Les mots, elle les entend. Elle les excècre. Des mensonges qui s'emmêlent, encore, qui racontent une histoire plus belle, moins cruelle. Qui voudrait lui donner le beau rôle dans cette infinie mascarade, où elle est seule, sacrifiée, et où le monde continue de tourner. « Regarde moi. » Et il ordonne. Affolée, elle obéit la bestiole. Hérissée, elle redresse le museau, plante son regard dans le sien, le poignarde de ses ténèbres voraces. « Tu vas te calmer. Je suis là. » Et c'est vrai, qu'il est là. Quand l'autre a déserté. C'est vrai. Il est là, tout près. À porter de crocs, presque. Il est là, Melgalath. Le premier des apôtres. Le dernier des traîtres. Et elle ne sait plus très bien, même si sa voix la berce, si le timbre parvient à se frayer un chemin parmi les laves en fusion de sa révolte. « Tu dois être forte. » Elle écoute, hoche vaguement de la tête, tourne en rond dans sa foutue prison. Violence ontologique faite à son âme, à ses souvenirs et à son rang. Elle écoute, pourtant, les promesses et la tendresse, se laisse amadouer, presque. Tend une main, encore. Parce qu'il est là, tout près. Et qu'elle veut le toucher. Qu'elle en a besoin, là, parce qu'elle a froid. Qu'elle a tellement froid, et qu'elle est fatiguée, et que le monde continue de l'insulter à ne pas vouloir s'arrêter de tourner.

Mais l'histoire se répète, implacablement. Les ongles crissent contre le sortilège, se referment sur le vide dans un grognement de douleur. C'est tout ce qu'il faut à la folie pour reprendre le dessus et la replonger dans l'horreur. Elle gronde, crache, hurle. Recule, et se projette. Se blesse contre la paroi maudite. Et la noirceur, encore, qu'elle dégueule, qui remplit la malédiction de Salomon et s'acharne contre ses contours, et tournoie autour d'elle, prend le dessus sur tout ce qu'elle est, tout ce qu'elle sera. Redessine ses ailes. Ses ailes maudites, à elle, qu'Il lui a offertes, pour que personne n'oublie à qui elle appartenait. Jamais. Personne. L'Enfer résonne. Et le sol tremble, peut-être. Mais le sceau tient bon et elle s'épuise à tenter de s'échapper. Il n'avait pas le droit. Personne. Mais surtout pas lui. Pas lui. Qui lui reste-t-il sinon ? Si lui aussi la condamne ? Personne. Rien que le vide, et le chaos. Le chaos. Un rire l'étrangle tandis que le sol craque sous ses pieds. Doucement. Lentement. Jusqu'à la peinture, et ses pigments fluorescents. Elle se déchaîne, Discorde. Elle se perd. Parce qu'elle ne supporte pas. Ne peut pas. Et il y a la puissance, et tout ce qu'elle est. Dans ses veines. Le long de ses nerfs. Et ce corps trop fragile, pas taillé pour sa grandeur, ni pour sa méchanceté. Ce corps qui sature, qui s'épuise. Et qui lâche. Comme ça. Pathétique. La poupée s'effondre sur le bitume, nimbée de ses monstruosités, un filet de sang aux coins de ses lèvres pour rajouter une touche de carmin dans les profondeurs de la nuit.

L'Apocalypse est partie. Elle aussi.

*

Dans le silence, un frisson hérisse le derme, relâche une onde délicate, vivante, sur la carcasse épuisée. La chaleur la surprend, fronce ses sourcils qui ne s'attendaient qu'à un sol froid et humide. Qui n'ont pas oublié. Et elle ouvre, péniblement, un œil, puis un autre. Ne supporte pas la lumière et les referme aussi sec. Elle ne sait plus, où elle est, quand bien même elle se rappelle tout ce qu'elle a fait. Tout ce qu'elle était prête à faire. Pour un peu d'Enfer. Une once de Liberté. Ce qui lui a été refusé. Ses doigts trouvent un pan de tissus, jeté sur sa petite silhouette pour qu'elle n'ait pas trop froid. Doucement, elle tire, ramène contre elle, contre son corps tordu, en position fœtale. « Va-t'en... » elle murmure, amère et épuisée, reconnaissant sa présence entre mille autre sans l'ombre d'une difficulté. Et elle ne sait pas, Malphas, si elle pourra lui pardonner. Quand bien même elle pourra comprendre, raisonner. Pardonner lui semble au delà de tout ce qu'il pourrait quémander. « Je sais que tu es là. Va-t'en, cette fois. » Et ne reviens pas.

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the mighty bush : Persuasion, sifflant les horreurs pour mieux plier aux volontés. Utile pour glaner, récolter, insuffler de quelconques croyances et idées perfides. Indispensable pour entretenir un culte quelconque, être adulé, rendre captif les quidams égarés, les tenir en haleine par des persuasions de bien être.
Souffle de connaissances, voix infime qui s'infiltre, murmure quelques vérités et souvenirs, transmission d'éléments intentionnellement succincts, souvent incomplets, font travailler les esprits.
Profanation, bouffer le sacre en un festin exquis, dégueulant des relents infernaux dans les lieux saints afin de mieux les éteindre, entravant les anges dans la géhenne pour élever les suppôts démoniaques et leurs pouvoirs.
weapon : Connaissance accrue des cultes et autres magouilles, les phalanges habiles pour tracer les sceaux de Salomon et Enochien, ainsi qu'un cercle d'Hermès hostile. Relique biblique, bâton de Moïse changeant l'eau en ondine purpurine, première plaie d'Egypte assoifant par son cruor.
Allegeance : Loyauté apposée envers Dis et ses entrailles dégueulasses, ne croyant désormais plus en un Lucifer déchu au profit d'une Reine perfide, marchant dans l'ombre de Malphas.
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Sujet: Re: Dommages Collatéraux [Melgalath] Jeu 27 Sep - 19:42 ()
dommages collatéraux
malphas & melgalath

« this is the sin that I will confess to release myself from consequence and everyone can tell. »
Bête hostile. Elle rôde, dans une cage aux barreaux invisibles. Aura délétère entravée, captive, coupée du monde. Il demeure Culte, ancré, saisissant à quel point l'idée fut terrible, sauvant pourtant Paris de ses aliénations. Paname ne tremblerait pas. Pas aujourd'hui. Pas cette nuit. Pourtant, elle semble s’apaiser, la garce infernale. Un instant seulement. Se laisse amadouer par les quelques syllabes doucereuses qui sont persiflées. Et le monstre bute, explose face à sa solitude. Mâchoire qui se crispe, ravalant un soupir. Rage terrible de l'autre qui s'évertue à vouloir déchirer sa carcasse humaine pour mieux en sortir. Grandiose. Magnifique. Il saisit Melgalath, que le tout fut pris pour une attaque perfide, trahison dégueulasse, attendant qu'elle vacille, soit bouffée par l'épuisement. Quelques carrelages sont ôtés avec soin, brisant le cercle, laissant les murs s'éteindre, récupérant la couenne inconsciente pour mieux la happer, l'emporter dans une prison de chair.

***

Mutisme. Quelque grondements de véhicules se font entendre au loin, étouffés par les vitres aux rideaux entre-ouverts, ne laissant que quelques rayons diurnes baigner de leur chaleur. Heures trop longues. Il est là l'Infâme, la carne repliée dans le fauteuil serti de velours de sa chambre, les mirettes enfuies derrière une paire de lunettes et le museau retenu captif par quelques pages d'un ouvrage théologique. Mouvement, enregistrant du coin de l’œil l'autre qui semble émerger, déposée dans les drapés immaculés après l'avoir changée, évinçant les traces sanguinolentes d'une robe tâchée pour une autre. Méticuleux. Maniaque, sans aucun doute.

Elle siffle la Garce, laisse un ordre s'extirper de ses babines épuisées, provoquant un haussement de sourcil. « Pour que tu réitères ? » Syllabes givrées. Solitude néfaste, trop hostile à l'autre, capable du pire. L'ouvrage se referme, déposé sur une commode et rejoint par les verre qui quittent le museau. Œillade en direction de la blonde qui semble vouloir disparaître, se fondre dans les tréfonds d'une grotte drapée. Gosse boudeuse. Elle eut quelque chose de ridicule, loin de la bête terrible, évinçant quelque peu l'hostilité de sa demande. « Tu parles comme une môme contrariée. » L'échine se dresse, quitte son trône de fortune, ose quelques pas pour mieux se planter face au lit, les bras croisés. « Idiote. » Qu'il grogne, amer, les griffes empoignant le drapé pour mieux la faire réapparaître, lançant les hostilités, ne doutant pas du combat de regards en perspective.

« Ça nous aurait fait une belle jambe de se retrouver avec un Paris à feu et à sang dans tout ce merdier actuel. Dire que tu me faisais un discours merveilleux sur la communication parce que nous n'en faisions tous qu'à nos têtes. » Il continue de grogner Melgalath, contrarié. Chaos infernal, se tirant constamment dans les pattes entre sphères. Dis n'eut plus que des airs de garderie aux mômes qui voulurent se déployer pour bouffer un peu plus de pouvoir. « As-tu seulement conscience que je devais t'en empêcher ? » Parce qu'elle avait évincé ceux qui avaient osé se dresser en travers de son chemin pour les renvoyer dans la gueule perfide de l'Enfer. Parce qu'il n'y eut personne d'autre pour enclaver ses excès et folies. Les iris s'ancrent, cherchent les siennes, fermes. « Bien que la méthode était incontestablement à chier et stupide. Je sais. J'ai manqué de temps. Et j'ai eu quelques heures pour y méditer, je n'ai pas besoin d'un sermon sur les pourquoi du comment. » Grimace, sifflant ce qui ressemblait de près ou de loin à des excuses.

Et il se plie Culte, s'installe à la bordure du matelas qui se courbe un peu plus, s'ancrant pour mieux envahir. « Je ne m'en irai pas. » Clair, net, concis, toisant sa couenne repliée en position fœtale, emprunte de fragilité. « Et tu vas devoir faire avec. » A moins de passer sur le corps, de déchirer l'humanité pour libérer la bête, la renvoyer dans les flammes. Syllabes rauques, parasite qui persiste, demeure. Le glacial s'évince, peu à peu, osant l'esquisse à peine perceptible d'un rictus carnassier.
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the mighty bush : Discorde évidence de la semeuse de zizanie. Prestidigitation le talent de l'empêcheuse de tourner en rond Catalyseur la puissance de la maîtresse des conflits
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Allegeance : Nouvellement couronnée, Malphas entend rétablir l'ordre parmi les rangs démoniaques, avant que ses pulsions de Discorde ne la rattrapent. Dans ce nouveau Paris, terrassé par les révélations, le Jeu de l'Ombre est devenu une partie d'échec exaltante pour celle qui collecte les coups d'avance dans le seul espoir de voir le monde à genoux.
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Sujet: Re: Dommages Collatéraux [Melgalath] Jeu 27 Sep - 23:32 ()
Dommages collatéraux
Il y a des cadavres, qui flottent sur l'eau.


La cathédrale de silence qu'elle s'est bâtie sous les draps raconte l'histoire saugrenue d'une orpheline réclamant une utopie qu'elle n'a jamais vraiment connue. Une once de sérénité, beaucoup de calme. De la paix. Un peu. Juste un peu de paix, pour une seconde ou une éternité, le temps que le cœur reprenne un rythme normal. Dystopie démoniaque, pour celle qui ne cherche que la dissonance, qui n'est que Discorde, par essence. Et un sourire las, fade, étire ses lèvres craquelées par la fatigue, par l'épuisement du corps qui n'a supporté ni ses humeurs ni ses ténèbres. Elle rêve, Malphas, de ce monde d'en bas, loin du fichu drap qui daigne encore la séparer de celui qu'elle ne veut pas regarder. Pas confronter. Du moins pas tout de suite, pas comme ça, pas dans cet état-là. Va-t'en, elle a exigé. Réclamé. Répété. En écho d'un ordre précédemment aboyé, avant qu'il n'ait osé. Avant qu'il ne s'amuse à tout fracasser. Elle se rappellera longtemps, la seconde qui aura suivi son emprisonnement, le temps nécessaire à sa compréhension, l'éternité qu'il lui aura fallu avant de dévisager son Judas. Et c'était son idée, en ce temps-là. Iscariote, une fichue création de l'esprit, un putain de coup de génie... Pour qui ne l'aura pas subi. « Pour que tu réitères ? » Bien sûr. Puisque tout ceci était parfaitement volontaire. Elle en rirait presque, la Garce, si elle n'avait pas juste envie qu'il se casse.  L'ombre de Melgalath se découpe cependant à la surface du drap blanc, comme la silhouette d'un théâtre enfantin. Le dessin fascine ses iris, pour un instant, captive son attention et lui murmure les contes d'une autre scène, où elle oublierait, pardonnerait, et où Alastair viendrait réchauffer sa carcasse frigorifiée d'un verre de rhum et d'une paire de bras judicieusement positionnées. Autour d'elle. D'Ailes en déchéance. Le retour a la réalité a un quelque chose de cruel, à mesure que l'ombre se déplace sur le tissus, s'approche de son antre éphémère. « Idiote. » Aggrave ton cas. ne dit-elle pas, grognant sans bouger alors que la lumière l'agresse et fronce son museau délicat, qu'elle enfonce dans l'oreiller le plus proche. Un regard, cependant, par dessus les paysages blancs et soyeux, pour percer sa boîte crânienne de l'animosité qu'il a si bien su mériter.

Elle écoute, la créature, et sans broncher. Absorbe ses mots, répète dans le fond de sa tête les accusations, fait l'effort de les lister en fonction de leur gravité. Et ça la fait rêver, elle, Paris dans les flammes. Paris dans les larmes. Ça la fait rêver d'imaginer que toute cette mascarade aurait pu si brutalement s'arrêter après tant d'années à errer dans les rues de la Capitale. De penser Le retrouver, même une seconde, pour mieux le saigner la suivante. Se venger ce qu'Il a encore fait, sans même essayer. De ce qu'Il lui a encore fait. Et elle soupire, lentement, surveillant Culte d'une prunelle méfiante, se jurant de lui arracher la carotide à mains nues s'il essaye ne serait-ce que de mettre les doigts sur une craie, un feutre ou un pinceau. Qu'il tente, encore. Encore une fois. « As-tu seulement conscience que je devais t'en empêcher ? » Il y a une réponse, à cela, comme aux exactions précédentes. Une réponse toute faite, rutilante, qu'elle garde pour elle. Parce qu'il a des choses à dire, le petit Prince, et qu'elle entend l'écouter jusqu'au bout de sa fabuleuse plaidoirie. Les erreurs se cumulent, comme autant de galets ramassés par un gosse sur la plage, savamment empilés près de la serviette de la mère. Autel à la gloire imaginaire. Les regards s'avalent, se cadenassent. Les lagons s'ancrent aux étendues chaleureuses et terrestres de ses iris, transpercent sans dévaliser, ne cherchent aucun sens ni aucune vérité. Et il y a la soie sous ses doigts, qu'elle caresse distraitement à mesure qu'elle redécouvre un univers sensoriel dénué de crasse, de visqueux ou de souffre. Le lit est confortable, sous ses os, tellement plus que les pierres humides auxquelles il l'a condamnée un peu plus tôt dans la journée. Dans sa bouche, les excuses non formulées ne semblent avoir aucune saveur, c'est à peine si elle daigne les relever, les assimiler. Elle aurait aimé qu'il obéisse, pour une fois dans sa longue existence, et se contente de s'en aller. Ou de la laisser rentrer, pense-t-elle, reconnaissant sa chambre, quand bien même une Reine est partout chez Elle.

Il y a un grincement qui s'immisce dans la mélodie de son souffle régulier, tandis que Culte s'installe sur un coin du matelas, la toise depuis son perchoir molletonné. Il ne partira pas. « Et tu vas devoir faire avec. » Sa majesté n'est pas de la meilleure volonté. Dans un grognement contrarié, la blonde roule sur le dos, scelle ses omoplates au moelleux pour contempler le plafond, ignorant sciemment son interlocuteur de longues secondes durant. Tellement de choses pourraient être crachées, commentées. Elle pourrait lui expliquer, qu'elle n'a pas fait exprès, que c'était plus fort qu'elle. Qu'il n'a pas idée de ce que c'est, que d'avoir été l'âme damnée préférée du Bourreau. Que ça laisse des traces, terribles, jusque dans les tréfonds de l'être. Et une puissance, redoutable, telle qu'après une petite dizaine de millénaires, sans jamais y avoir été destinée, elle se retrouve désormais à la tête de l'Enfer. Que c'était pire que tout, douloureux jusque dans les os, et voraces, implacables. Que rien n'aurait pu éviter cet accès de démence temporaire, mais que ses faiblesses, toutes dégueulasses soient-elles, ne l'éloigneront jamais de son objectif. Qu'elle est venue sur le trône avec une vision, une idée, et qu'elle est prête à tout lui sacrifier. Qu'elle se fout de sa déception, quelque part, parce qu'elle a l'intime conviction qu'il sera récompensé pour chacune de ses actions. Que ce qu'il a dû faire, et qu'elle peut parfaitement comprendre, relève de la part qu'il doit accomplir dans cette sordide affaire. Qu'elle a entendu chacune de ses paroles dans sa tour hallucinée, et qu'elle n'a pas oublié. Qu'elle a écouté, qu'il a su lui parler. Qu'il est de ceux qui ont été épargnés mais qui, malgré tout, savent encore parler aux monstrueux. Qu'il a toujours été là, à ses côtés, à la préserver de ses excès quand elle l'a toujours protégé. Qu'il doit savoir qu'il faut un monstre, un vrai, pour régner sur les autres. Pour dompter les plus réfractaires et faire courber l'échine des plus fiers. Elle est, ce monstre. L'a toujours été. La Garce qu'ils ont méritée. Qu'ils ont réclamée. « Tu m'as enfermée. », elle lâche finalement, fracassant le silence. « A quoi tu t'attendais, exactement ? Un merci, des excuses et mon pardon ? » Le rire qui secoue ses bronches a un quelque chose de cruel. Même pour elle. Et elle se redresse, lentement, difficilement. Relève sa carcasse de brindilles, l'assoit dans le lit, dégage le drap, la soie. Sa robe était blanche, lui semble-t-il, avant tout ça. Elle y laisse traîner ses doigts, sur le tissus noir qui recouvre ses cuisses, se fascine de reconnaître ce vêtement qu'elle pensait avoir perdu, il y a des mois. Un sourire, discret. Elle était juste là. Dans un tiroir, peut-être, rangée avec le reste de leur complicité, jamais bien loin, toujours à portée de mains. Avant tout ça. Avant qu'il ne décide de tout foutre en l'air. « Ne t'inquiète pas. Je mesure l'importance de ta tâche cette nuit. Arrêter la Garce dans ses folies, quel terrible fardeau... Mais cela n'arrivera plus. Je suis venue avec un projet, et je le mènerai à bien, jusqu'au bout. Aussi insupportable soit la couronne, ses exigences, ses responsabilités. Même si je ne veux pas de cette solitude, et de tous les caprices de nos frères et sœurs. Même si ça m'emmerde. Je vais régner, Melgalath. Plus fort et plus grand qu'aucun autre avant moi. Il regrettera, mon Père, de ne pas avoir été là. D'avoir manqué ça. » Promesses insalubres, convaincues. « Il regrettera. » elle conclut, achevant de contempler la robe et le souvenir pour mieux s'asseoir à ses côtés, en tailleur sur le lit, la tête haute et le regard planté au sien. « Le pouvoir a ses avantages, la puissance un quelque chose de délicieux sous la langue. Je ne te le cache pas. » Ronronnement vicieux. Ses doigts effleurent la nuque mâle, dessinent les cervicales avec douceur avant de s'arrêter dans une caresse, sans griffer. « Mais tu n'avais pas le droit. Pas toi. » Non pas de l'arrêter. Juste de l'emprisonner. Il comprendra, se dit-elle. La main s'échappe, s'envole loin de ses contours, retourne le long de ses cuisses fines. Elle se lève, finalement, dans une lenteur toute féline, paresseuse ou douloureuse, sans rictus. Sans expression. Le visage froid, éprouvé. Usé, sans doute. Déçue. Ses lippes se tordent légèrement. « Tu seras remercié pour ton dérangement. Une caisse de champagne, cela suffira ? Ou est-ce qu'il te faut une vierge pour te récompenser d'avoir réussi à sauver Paris ? » Elle est perfide, la femelle, blessée plus qu'elle ne saurait l'avouer. Méchante, avec la violence de tout ce qu'elle l'aime. Ou qu'elle l'a aimé. Culte. Son frère. Son préféré.

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Souffle de connaissances, voix infime qui s'infiltre, murmure quelques vérités et souvenirs, transmission d'éléments intentionnellement succincts, souvent incomplets, font travailler les esprits.
Profanation, bouffer le sacre en un festin exquis, dégueulant des relents infernaux dans les lieux saints afin de mieux les éteindre, entravant les anges dans la géhenne pour élever les suppôts démoniaques et leurs pouvoirs.
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Sujet: Re: Dommages Collatéraux [Melgalath] Ven 28 Sep - 15:45 ()
dommages collatéraux
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« this is the sin that I will confess to release myself from consequence and everyone can tell. »
Et ça grommèle. Ça roule. S’exècre un peu plus. Mutisme, l'autre se refusant visiblement à répliquer dans un premier temps, arborant continuellement son faciès de môme boudeuse, outragée. Puis elles tombent les syllabes, transpercent, assassines, marquent un peu plus l'ampleur de la frappe par l'arme dessinée sur un sol givré. Un soupir s'échappe, tente de laisser filer une culpabilité qui se fait mordante, âcre, sertie d'amertume. Il n'aurait pas dut, Culte, l'enclaver un peu trop, la laisser croupir de trop longues minutes en un cercle vicieux, la laisser se faire bouffer un peu plus dans sa propre aura délétère, la laisser songer ne serait-ce qu'une seconde qu'il voulut la contraindre. Comme d'autres. Il y a trop longtemps. « Et c'était la pire des erreurs. » Syllabes éteintes, en un souffle à peine audible, pensée fugitive qui s'extirpe, fait écho.

Elle s'échappe, glisse, s'éloigne, s'arrache, ne laissant que quelques syllabes dénuées de leur complicité arrachée, ébranlée. Qu'importe l'esquisse d'un geste aux apparences serties de tendresse factice. Frictions. Les mirettes suivent, enregistrent, en partie rassuré par ses promesses dégueulasses, par la grandeur qu'elle persiste à vouloir instaurer, l'élévation comme objectif premier, la provocation envers un père détestable qui ne fut plus, disparut, qu'il préfèrerai ne jamais voir revenir.

« Je n'ai pas voulu te faire de mal. Jamais. Tu le sais. » Là. Au fond. Il dégueule sa sincérité Melgalath, presque trop douçâtre. Et elle doit le savoir, le connait de trop, sa Garce, derrière les brides de son égo bafoué, d'une rancune jonchée de méchanceté et qui serait probablement passagère. Une paume ose, effleure la courbe d'une joue veloutée femelle. « Et je regrette. Profondément. » Le puce glisse, en une caresse vagabonde, soutenant l'ombre de ses saphirs pour mieux tenter de l'hypnotiser. « Suis-je devenu le pire des traitres à tes yeux pour avoir voulu protéger trop maladroitement ? » Impulsivité néfaste, aux antipodes des machinations coutumières et réfléchies. Parce qu'il a craint, sa couronne, son courroux, sa puissance nouvelle à la tête des monstrueux, se liant à ses folies et élans passagers, ses excès coutumiers. Reine terrible. Il n'eut pas droit à l'erreur Culte, parce qu'il fut lui, son ombre indéfectible.

« N'avons-nous jamais fait d'erreurs terribles et regrettables ? » Souffle qui s'égare à son oreille, tentant l'approche. Il aurait voulut l'enfermer à nouveau Melgalath, l'entraver, délaissant pourtant les tracés pernicieux pour le gigantisme de ses ailes abyssales, monstrueuses, en un cocon perfide. Carcasse étriquée. Humaine. Détestable. A défaut, ce sont les bras qui se glissent, s'imposent, capturent son échine de frêle blonde. Et ils sont vieux les infâmes. Trop vieux. Les années perdues et égarées au même titre que les siècles, à l'ordre de millénaires dans les tréfonds putrides et infernaux, les quelques conflits devenus bagatelles, oubliés pour la plupart, perdus. « Et que ferais tu, seule ? Si je t'abandonnais moi aussi ? » Puisque c'est son nouveau désir lancé en l'air, impulsif, la coupant dans son esquive. Il se fiche, Culte, des quelques broutilles qu'elle promets, la cave à vin dégueulant de bouteilles, les vierges déjà appâtées dans les crasses et autres mystères pestilentiels qu'il dissimule sous l'opulence. « C'est ton pardon que je veux. » Qu'il quémande, souffle, se plie, parce qu'il en faut un pour le faire, fautif, l'enserrant un peu plus, les griffes cherchant sa nuque, le front enfuit dans la courbure de sa gorge.
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Sujet: Re: Dommages Collatéraux [Melgalath] Sam 29 Sep - 16:00 ()
Dommages collatéraux
Il y a des cadavres, qui flottent sur l'eau.


La sauvagerie à fleur de peau, la bête encore sur les crocs. Il y a une seconde qui s'étend à l'infini, lorsqu'il se redresse pour suivre sa carcasse et que Malphas se déchire à l'intérieur. Les instincts sont contraires, belliqueux et tendres, distants et épuisés. Bestiole aux appétits trop voraces, aux envies qui ne savent pas, ne savent plus, comment pardonner et ne pas le perdre. La fierté en étendard et du noir qui se distille dans les iris, en ondes ombragées, pour recouvrir le globe oculaire et se rétracter, lentement. Et elle se fige, pourtant, le laisse s'approcher comme l'animal qu'il tente d'amadouer.

« Je n'ai pas voulu te faire de mal. Jamais. Tu le sais. » Elle sait, mais n'en dit rien, le regard ancré à ses contours, au moindre de ses gestes. Échaudée, encore, quelque peu méfiante. Blessée, jusque dans les fondements de sa personne. Si les yeux se plissent lorsque la main s'approche de sa gueule, Malphas se fond à la caresse sans se faire désirer, la joue cherchant le contact chaud des doigts mâles pour que les lèvres expirent un soupir paumé entre fatigue et satisfaction. Elle sait, bien sûr, grâce aux millénaires, aux victoires et aux échecs, aux complots indécents et aux ambitions brûlantes. Ses paupières se ferment un instant, occulte tout ce qui n'est pas cette paume contre sa joue, son odeur à ses narines, sa voix à ses oreilles. Fallait-il qu'il l'enferme. Un frisson la parcourt, méchant, la prenant des reins à la nuque, sans crier gare.  Le souvenir maudit de ses contraintes passées éclate à la surface du cerveau reptilien, remonte le long des méninges, clame à chacune de ses pensées qu'elle ne peut plus rien tolérer. Pas quand ils l'ont traquée, soumise, enfermée. Pas quand ils ont osé, tous, prétendre à ses terribles sortilèges. Pas quand il le savait et qu'il devait se douter de l'effet que ses mauvaises idées auraient sur son encéphale mal cicatrisé. Et les sourcils se froncent, doucement, tandis qu'elle daigne ouvrir les yeux, soutenir son regard. Il regrette. Profondément. À la mesure des déceptions communes, lui à la croire sauvée de ses folies, à l'avoir vue à nouveau sombrer, elle à le penser fidèle devant l'éternel, à l'avoir imaginé incapable de lui imposer de tels traitements. Quand bien même il n'avait pas le choix, quand bien même elle aurait pu en crever d'avoir trop voulu exploser, quand bien même il n'a pas eu le temps de se retourner. « Suis-je devenu le pire des traîtres à tes yeux pour avoir voulu protéger trop maladroitement ? » Et quel choix lui a-t-elle laissé, elle ? Que pouvait-il faire d'autre que de contraindre sa Reine ? Tenter de négocier avec la Bête, espérer la ramener à son bon sens par ses seuls mots quand elle ne voulait plus écouter personne ? La blonde a la mauvaise foi en seconde peau, prête à prétendre tout ce qu'elle sait déjà être faux. Et il y a un sourire, un peu triste, qui vient trancher avec la froideur de ses traits. Et elle le regarde, Culte, avec ses orages dans le fond des yeux et quelques rides d'expression froissées par les traitements ingrats qu'elle lui inflige. Il n'avait pas le droit, pourtant. Il n'avait pas le choix, cependant. Le cœur manque un battement, ou deux, en proie à ses propres contradictions.

Et les erreurs se sont accumulées, avec les siècles, les cadavres et les mauvaises idées, rangées savamment à côté. Terribles et regrettables, parfois, opportunes pour d'autres. La silhouette femelle se fond aux bras qui l'entourent, toute mutique qu'elle reste, le cerveau embrumé par les questions et ses envies de violence et ses besoins de lui. Il sait, Culte, presque chacune de ses faiblesses, les quelques angoisses qui sont encore les siennes. Et elle qu'il ne lui a jamais fait défaut, même lorsque ses ennemis lui promettaient des merveilles, par monts et par vaux. À l'extérieur des murs, le monde essaye de se rappeler à leur bon souvenir dans un crissement de pneus affreux qu'elle ignore tout à fait, hypnotisée par le théâtre de ses excuses. « Et que ferais tu, seule ? Si je t'abandonnais moi aussi ? » L'évidence d'une folie mortifère, en création morbide d'une violence inouïe. Il ne veut pas savoir, ni même imaginer ou deviner, ce qu'elle ferait au monde s'il l'abandonnait aussi. Elle a le cœur au bord des lèvres quand il réclame son pardon, s'accrochant à sa carcasse humaine et étroite, trop fine, sans ampleur. Et ça lui manque, les cornes et les ailes, les griffes. Les feux éternels pour leur faire un nid, accueillir leurs silhouettes dégueulasses et enlacées. Doucement, la femelle soupire, une main venant se mouler à l'angle de sa joue, l'arête de sa mâchoire, le rugueux délicat de son derme rasé de la veille. « Tu sais, que mes erreurs sont nombreuses... Terribles et regrettables, assurément. Grandioses, cependant. Enfin, j'espère. » Le souffle perdu à sa gueule, la main remontée jusqu'au brun de ses cheveux. Les aveux en berceuse, en confession presque trop intime. Délicate. Parce qu'elle doit accepter qu'il n'avait pas le choix, Culte, qu'il a fait comme il a pu, ou cru pouvoir, pour endiguer une situation qui n'aurait connu qu'une fin terrible, et regrettable. Et immuable. Qu'elle déteste, le péremptoire des fins que l'on ne peut réécrire, Discorde. « Et j'en ferai bien davantage, si tu n'étais pas à mes côtés... » Inimaginable, l'absence, qu'elle n'ose même pas se figurer, préférant l'inviter à relever le museau tout en se lovant contre son torse, la joue femelle venant caresser paresseusement sa jumelle. « Ne recommence pas. Jamais. Promets, et ne te fais pas parjure, Culte. Parce que je te tuerai, la prochaine fois. Et je ne me le pardonnerai pas. » Une once de recul, pour mieux l'observer, le dévisager entre tendresse et rigidité, la couronne en fantôme sur le haut de sa tête blonde alors qu'elle se noie dans l'océan de son regard et qu'elle évince de son esprit l'idée absurde d'un monde sans lui. « Promets... » en murmure contre ses lèvres, à l'orée d'une nouvelle respiration. « Promets et je te pardonnerai. » Et les mains de la blonde se scellent dans le creux de la nuque masculine, alors que le front vient chercher son frère, l'air soucieux, les prunelles habitées, hantées. Résolument énamourées des siennes et le souffle partagé. Il faut qu'il promette, Culte, et qu'elle puisse lui pardonner et tout oublier. Jusqu'au bruissement d'ailes maudites qu'elle croit s'imaginer dans un recoin de sa caboche. « Ne m'oblige pas à me passer de toi. »

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the mighty bush : Persuasion, sifflant les horreurs pour mieux plier aux volontés. Utile pour glaner, récolter, insuffler de quelconques croyances et idées perfides. Indispensable pour entretenir un culte quelconque, être adulé, rendre captif les quidams égarés, les tenir en haleine par des persuasions de bien être.
Souffle de connaissances, voix infime qui s'infiltre, murmure quelques vérités et souvenirs, transmission d'éléments intentionnellement succincts, souvent incomplets, font travailler les esprits.
Profanation, bouffer le sacre en un festin exquis, dégueulant des relents infernaux dans les lieux saints afin de mieux les éteindre, entravant les anges dans la géhenne pour élever les suppôts démoniaques et leurs pouvoirs.
weapon : Connaissance accrue des cultes et autres magouilles, les phalanges habiles pour tracer les sceaux de Salomon et Enochien, ainsi qu'un cercle d'Hermès hostile. Relique biblique, bâton de Moïse changeant l'eau en ondine purpurine, première plaie d'Egypte assoifant par son cruor.
Allegeance : Loyauté apposée envers Dis et ses entrailles dégueulasses, ne croyant désormais plus en un Lucifer déchu au profit d'une Reine perfide, marchant dans l'ombre de Malphas.
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Sujet: Re: Dommages Collatéraux [Melgalath] Dim 30 Sep - 1:31 ()
dommages collatéraux
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« this is the sin that I will confess to release myself from consequence and everyone can tell. »
Attente. Secondes infernales qui semblent devenir des heures, intenables, subissant le silence imposé, l’amertume dans la gorge, remontant et la crainte qu'elle ne s'évapore, que les bras ne se referment que sur un vide assassin, que l'autre, captive, ne s'envole sans quémander son reste. Mauvaise. Pourrie jusqu'à la moelle. Démoniaque. Il refuse Culte, les griffes s'enserrant un peu plus, comme s'il pouvait y changer quelque chose, paré à briser sa carcasse trop frêle de môme blonde à la peau sur les os, peut-être pour mieux libérer la monstrueuse qui s'y cache, tapie depuis trop longtemps, manquée.

Pourtant elle se love un peu plus, Discorde, se laisse au final bercer dans l'étreinte, avant de laisser filer quelques murmures et confessions inespérées. Quelques brides d'un rictus éteint se dessinent, à peine perceptibles, loin d'y percevoir une quelconque once de victoire dans les tendresses qui se mêlent, les joues se frictionnant. Une paume se perd, les phalanges s'enfonçant dans les fils de blés qui parent son faciès, les capturent pour quelques caresses abstraites. Et il sait, Melgalath, les vices mordants qui la bouffent, les folies passagères qu'elle enferme dans son esprit malade et endommagé, les crasses terribles dont elle fut capable. Ils furent fautifs. Dans leurs erreurs. Bêtes indomptables. Engeance perfide et dans les flammes, bouffées par le mal, qui n'eurent rien de bon sous les fausses innocences de carcasses humanoïdes contraignantes. Et peut-être. Peut-être que Paris ne serait plus depuis longtemps, s'il l'avait laissé faire, la gueule la première dans ses excès et ses pulsions primales. Peut-être que l'apocalypse règnerait, que la terre ne serait plus qu'étendue désertique. Peut-être que Dis aurait sombré, dans les tréfonds d'une anarchie plus que chaotique, s'il n'avait pas été sans son ombre.

Puis il y a la demande, presque trop absurde. Les promesses relevant des abstractions, pour les monstres avides qu'ils furent tous, les ébranlant à la moindre occasion, instrumentalisées pour mieux tromper, s'élever. Il y eu pourtant cette envie, de lui être sincère, d'y croire un tant soi peu, dans les abysses de leur complicité millénaire, de leur gémellité imaginée. Parce qu'elle fut fraternité, sa terrible garce, sa reine, précieuse, incontestablement. Les souffles se mêlent, un instant, presque fiévreux, tandis qu'elle quémande un peu plus. Il enregistre Culte, s'imprègne, note une bonne fois pour toute d'user d'autres moyens si elle se fait fougueuse et indomptable, de laisser son échine loin des captivités.

« Je te promets. » Qu'il souffle, suave, contre ses lèvres, les paumes venant encercler son minois tout en soutenant l'océan de ses saphirs, y plongeant pour mieux prêcher, confesser. Ils eurent des airs de gosses, à se souffler quelques confidences et planifications vagabondes, abstraites. Alors il la bouffe, Culte, les babines cherchant les siennes pour mieux sceller l'accord, quémandant son dut, véhément, affamé, pris d'une vague de possessivité maladive, égoïste, failli déjà dans ses promesses pour l'enfermer d'avantage dans sa cage de chair, trop petite, maigre, la détestant un peu plus cette humanité, quelques doigts trouvant la courbure de sa colonne vertébrale femelle, longeant l'épine dorsale, pour mieux se loger dans le creux de ses reins. Et les lippes dévient, les crocs s'en allant dans la courbure de sa gorge, y laissant quelques marquages infimes, toutes aussi possessives, n'en perçant pourtant pas le derme rosé, précautionneux dans la violence. Pour l'instant. Se laissant aller dans la perdition de leur dépendance mutuelle.
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Sujet: Re: Dommages Collatéraux [Melgalath] Dim 30 Sep - 14:30 ()
Dommages collatéraux
Il y a des cadavres, qui flottent sur l'eau.


Il promet, Culte, et Discorde avale ses couleuvres, avide dans son errance. Parce qu'elle n'a pas de valeur, la parole d'un démon, sauf celle qu'elle voudra bien lui accorder, et que la bestiole en a besoin pour se rassurer, pour se mentir. Un peu plus. Juste un petit peu plus. Croire, pour un instant ou pour une heure, qu'il ne cessera jamais de la flanquer, de l'intoxiquer ou de la tourmenter. Peut-être même pour une éternité, alors qu'elle se raccroche aux rebords de ses prunelles et qu'elle se noie dans son regard, l'esprit alangui. Étendu. Fatigué. L'humanité s'est fait la malle, ne reste plus que la noirceur, animale. Et lui. Lui, partout, en promesse absurde, intemporelle. Lui, au bout des lèvres et les gueules qui se rencontrent, qui se dévorent. Il l'emporte dans sa violence et son urgence, sans le moindre effort, les langues bavardes. Affamées. Ses doigts se referment autour d'un poignet accroché à l'angle de son visage, l'empêchent de s'éloigner. De s'échapper. Un frisson descend, lentement, de sa nuque à sa croupe, indolent. Évident, comme ses lèvres aux siennes, leurs peaux qui se cherchent, leurs griffes qui possèdent et déchirent, déjà. Possessifs jusqu'à l'ivresse, pressés de découvrir, d'arracher. Décharner la civilité pour mieux se retrouver, et communier. Se consumer, encore. Un peu plus. Pour se rappeler la promesse, oublier le reste. Ne prêter aucune attention à ce monde trop froid, trop gris, trop triste, noyé dans l'ennui. Ce monde aux carcasses limitées, étriquées, qui saignent et se contraignent, fragiles. Ce monde sans flammes, sans charme. Ce monde qu'elle oublie, là, à l'aurore du souffle brûlant qu'elle avale avec avidité, pendue à sa silhouette.

La symphonie des soupirs et des caresses efface déjà le bruit de la circulation qui pulse dans les rues de Paris, à mesure qu'il exige et qu'elle offre, la gorge tendue sous ses crocs. Elle gronde, doucement, sous la coups de dents, le derme en aurores boréales, parcourus de frissons à la langueur insoutenable. Il a promis, Culte, il a juré. Et le monstre doit remplir sa part du marché, cherche les mots dans son esprit, rappelle à son corps le langage, cet outil humain sans intérêt lorsque les chairs veulent s'exprimer... Les doigts agrippent le col de la chemise, un bras, excessifs et fébriles. Elle exige, l'attention, le regard, et les baisers, la violence, la chaleur. Parce qu'elle a froid, encore, et qu'elle dérobera toute l'ardeur de ses bras. « Tu es pardonné... » Elle souffle, entre murmure et gémissement, tirant encore sur le tissus, sur les membres, pour l'obliger à la contempler. Parce qu'il promet, et qu'elle veut encore de ses mensonges, de ses engagements. Parce qu'il la rassure, et toujours la ramène sur le chemin de la raison. Parce qu'il sait ce qu'il peut exiger, et qu'il a les plus intéressantes façons d'y arriver. Parce qu'il se transforme en obsession, là, balayant les autres, et les ailes, et le père. Parce qu'il devient l'urgence et l'objet de ses convoitises. Elle dévore, la Garce, et à pleine bouche, les lèvres d'un Culte désespérément inaccessible dans sa carne humaine. Un goût d'Apocalypse et d'amertume lui roule sur la langue, à mesure que les corps s'impatientent et que les essences se cherchent, s'exigent, prêtes à briser les os et rompre la peau pour se retrouver, même une seconde. Indécente sauvagerie, à se presser contre lui, espérant peut-être qu'il daigne l'avaler, l'absorber. Les mains déchirent le tissus de la chemise, sans plus vouloir comprendre, exaspérées de ne pas savoir plus rapidement le trouver. Et elle perd le fil, la bestiole, de ses pensées et de la réalité, elle se paume dans l'océan de sensations et de désirs que leur possessivité leur murmure à l'oreille, les rendant tour à tour dépendants et aliénés. Elle pourrait le bouffer. Elle voudrait le bouffer. Et il y a de la folie, dans leur étreinte, à mesure qu'elle s'acharne contre le lin et le coton pour goûter à la saveur de sa peau.



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Profanation, bouffer le sacre en un festin exquis, dégueulant des relents infernaux dans les lieux saints afin de mieux les éteindre, entravant les anges dans la géhenne pour élever les suppôts démoniaques et leurs pouvoirs.
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Sujet: Re: Dommages Collatéraux [Melgalath] Dim 30 Sep - 21:25 ()

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Sujet: Re: Dommages Collatéraux [Melgalath] Dim 30 Sep - 23:26 ()
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weapon : Connaissance accrue des cultes et autres magouilles, les phalanges habiles pour tracer les sceaux de Salomon et Enochien, ainsi qu'un cercle d'Hermès hostile. Relique biblique, bâton de Moïse changeant l'eau en ondine purpurine, première plaie d'Egypte assoifant par son cruor.
Allegeance : Loyauté apposée envers Dis et ses entrailles dégueulasses, ne croyant désormais plus en un Lucifer déchu au profit d'une Reine perfide, marchant dans l'ombre de Malphas.
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Sujet: Re: Dommages Collatéraux [Melgalath] Lun 1 Oct - 21:29 ()

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the mighty bush : Discorde évidence de la semeuse de zizanie. Prestidigitation le talent de l'empêcheuse de tourner en rond Catalyseur la puissance de la maîtresse des conflits
weapon : Faux de la Mort, Dague du Paradis.
Allegeance : Nouvellement couronnée, Malphas entend rétablir l'ordre parmi les rangs démoniaques, avant que ses pulsions de Discorde ne la rattrapent. Dans ce nouveau Paris, terrassé par les révélations, le Jeu de l'Ombre est devenu une partie d'échec exaltante pour celle qui collecte les coups d'avance dans le seul espoir de voir le monde à genoux.
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Sujet: Re: Dommages Collatéraux [Melgalath] Mar 2 Oct - 22:55 ()
Dommages collatéraux
Il y a des cadavres, qui flottent sur l'eau.


Et elle se fait tendresse, Malphas, frottant son museau au sien, réclamant ses lèvres pour mieux l'embrasser, lécher l'écarlate qui barbouille sa gueule avec la paresse de la femelle satisfaite. Il y a son corps, et le sien, leurs bras trop faibles et leurs cœurs qui battent la chamade. Il y a ce vide, peut-être, mais aussi toutes les promesses dont leurs éternités sont faites. Il y a le besoin, d'être là, l'un contre l'autre, et d'oublier le reste, et de ne pas se formaliser du lit détruit, du matelas éventré, des draps déchirés, tâchés de sang et de foutre. Un rictus amusé étire ses babines tandis qu'elle coule un regard à son épaule blessée, et le bras marqué de ses doigts en dessous. « Il fallait me le dire, si tu avais faim... » elle dit. « Sushi ? » Et la pensée qui agrippe, quelque part, l'idée et la forme d'un plateau garni, une bouteille de champagne, deux coupes en cristal, une corbeille de fruits. Mets délicats qui apparaissent autour d'eux et jonchent le matelas en auréoles à leurs silhouettes dénudées. « Ce monde n'est pas tout à fait dénué d'intérêt... Mais je veux rentrer. Chez nous. » elle avoue, à demis mots, une main accrochée à sa gueule, un pouce caressant sa pommette. « En finir avec cette guerre à la con, dégueuler le chaos sur terre, balayer l'existence et retourner à la maison... Détruire les dieux, d'abord, parce qu'ils n'ont pas compris, n'ont pas conscience, que nous les précédons dans l'existence. Détruire ces maudits païens, finir ce que nous avons commencé avec les anges et rentrer. » Et elle le contemple, avec sa peau couleur de lune, et ses yeux à l'ombrage nocturne. Les arcades sourcilières dessinées pour le dédain, les lèvres encore crasses de son hémoglobine, les joues hautes et le nez fier. Un sourire se dessine, bariolé du cruor qu'elle lui a dérobé. « Il n'y a plus qu'à conquérir le monde, après tout... Ce n'est pas si difficile, je crois... » Mécontentement, quand elle se dégage et se détache doucement, roulant pour lui offrir une place à ses côtés, retrouvant péniblement son entité. « Mais que ferons-nous après ? Et si tu disparaissais..? Si nous disparaissions ? » La fin du monde en malédiction.

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the mighty bush : Persuasion, sifflant les horreurs pour mieux plier aux volontés. Utile pour glaner, récolter, insuffler de quelconques croyances et idées perfides. Indispensable pour entretenir un culte quelconque, être adulé, rendre captif les quidams égarés, les tenir en haleine par des persuasions de bien être.
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Sujet: Re: Dommages Collatéraux [Melgalath] Mer 3 Oct - 19:51 ()
dommages collatéraux
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« this is the sin that I will confess to release myself from consequence and everyone can tell. »
Béatitude cotonneuse. Le monde revient, demeure lointain. Abstraction futile à la déchirure d'une fin. Il demeure Culte, la carne ébouillantée contre sa jumelle, les paupières clauses pour mieux savourer les quelques brides qui demeurent, ravalant son profane avec délicatesse. Myocarde affolé devenu trop bruyant, laissant un souffle s'expulser pour mieux tenter de s’apaiser dans leur paresse soudaine. Et les sourcils se froncent, aux syllabes qui retrouvent un langage humanoïde, éclate le silence pour mieux pointer la géhenne qui demeure, en dépit de leurs extases communes. Il souffrent les monstrueux, de leurs pièges étriqués de chair et de sang, à se chercher sans cesse sans vraiment parvenir à se retrouver. Contre nature. Amère désolation.

Ils ronronnent, les mammifères repus, dans leurs quelques tendresses échangées, mielleuses. « Navré. » Qu'il murmure Culte, à l'évocation de sa couenne marquée, lacérée et tâchée. Pas tant que ça. Parce qu'ils furent bêtes hostiles adulant la crasse. Elles sont encore là, les fragrances ferreuses, au bord des babines qui s'échangent quelques attentions mutuelles. « Toi et tes idées délicieuses. » Alors que les quelques offrandes se matérialisent, pullulent sur leur autel sordide.

Oreille attentive. Il écoute Melgalath, les quelques confessions de sa garce qui s'échappent, saisissant ses tourments pour mieux les partager. Et il l'observe, religieusement, l'iris retrouvant un or éteint et trop obscurcit, humanisé, tandis qu'elle prêche à convaincu. Et elle file, se détache un peu plus, provoque une amertume et une fraîcheur détestable, la carcasse demeurant à son côté, longeant la sienne. « Tu n'imagines pas à quel point ça me manque. » A quel point Dis fut trop lointain. Mal du pays. Une paume s'affaire, un pouce effleurant ses lippes femelles pour mieux évincer l'ondine purpurine qui la pare. « Je vais finir fou si nous devons passer un an de plus dans ces carcasses. » D'avantage dans ses aliénations douçâtres. Étouffement pernicieux, claustrophobie morbide. Et qu'elle lui manque, à lui aussi.

« Nous y arriverons. Ce sera beau. Terrible. Puis il y aura toujours de quoi nous amuser. Ce sera d'autant plus grisant d'avoir l'humanité à nos pieds. » Murmures qui s'extirpent, quelques phalanges vagabondes dessinant quelques tracés abstraits et paresseux sur son derme dénudé. Elles s'esquissent les utopies, d'un monde cataclysmique où ils brûlent tous, adulent des bêtes ténébreuses, se plient fasse à l'hideur. « Pourquoi diable voudrais-tu que je disparaisse ? Je suis là. Je le resterai. Toujours. » Qu'il rassure, souffle, les lippes nettoyées d'un revers de main dénichant son front en une tendresse mielleuse à semi-assumée. Toujours. Depuis leur renaissance dégueulasse dans la noirceur infernale et pour une nouvelle éternité. Indéfectibles. Indissociables.

« J'ai comme l'impression qu'il va falloir que je persuade ma femme de ménage qu'aucun monstre n'est passé par là. » Ricanement amère, balayant l'étendue de leurs dégâts d'une œillade, saisissant l'un des sushis égaré à proximité pour lui porter aux lippes en guise d'offrande. « Il va falloir qu'on trouve une bonne fois pour toute comment renvoyer ces foutus païens au Walhalla et dans leur trou et par là j'entends comment les détruire. Ensuite, nous nous élèverons. » Parce que les alliances furent futiles, peu importe les efforts dans les égos temporairement dirigés vers un front commun en une terrible utopie, pas s'ils demeuraient immortels et inébranlables. Parce qu'il eut cette obsession de vouloir les faire tomber en poussière Melgalath, pour mieux lui offrir la terre sur un plateau d'argent.
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Sujet: Re: Dommages Collatéraux [Melgalath] Jeu 4 Oct - 23:38 ()
Dommages collatéraux
Il y a des cadavres, qui flottent sur l'eau.


Du non-sens en pagaille, et des exactions bancales. Du désordre, beaucoup, et quelques plumes qui volent encore autour de leurs carcasses ravagées. Les prunelles papillonnent, s'interrogent sur la réalité derrière la folie. Encore un an dans ce corps fragile, mortel, et rien ne saurait plus ressembler à une utopie ou un cauchemar. Parce qu'ils fanent, les éternels, déchus à chaque seconde de cette mortalité étrange, inconfortable. Et dans ses nuits les plus agitées, parfois, il lui arrive de se demander où se situe la vérité, où se situe le mensonge, et s'ils retournent vraiment à Dis, lorsque ce corps les lâche, et s'ils existent encore, lorsque cette carcasse meurt. Fragile, en proie aux virus, aux blessures, à tout ce qui ne semblait qu'une vaste blague du temps de leurs grandeurs, quand leurs ailes dégueulasses battaient la chaleur néfaste de leur nid infernal. Elle hoche du chef, la blonde, et oublie déjà le coup de crocs qui a fendu ses chairs, qui a déjà cicatrisé sous l'ondée écarlate qui tâche encore le porcelaine de son derme et l'immaculé des draps profanés de leurs appétits ancestraux.

Ils y arriveront, dit-il, et elle doute, Malphas. Pas de ses capacités, pas de leurs capacités, peutêtre davantage de leur utilité dans ce grand échiquier, car l'Humanité est condamnée dès la première heure, a servi les rangs démoniaques des cadavres fumants de ses oubliés. Elle était humaine, autrefois. Il y a bien longtemps. Tellement longtemps. Mais elle était humaine, est née de cette carne molle, a été extraite de cette âme déjà noire, déjà viciée, et n'a pu que regarder les autres tomber puis la rejoindre dans son Enfer. Il faut un Homme pour faire un démon, un dieu pour faire un ange... Et Dieu est mort, son Père le lui a dit.  « Pourquoi diable voudrais-tu que je disparaisse ? Je suis là. Je le resterai. Toujours. » Il doit y avoir du vrai, dans sa question, dans l'évidence d'un toujours, l'absence d'un jamais. Mais elle ne sait pas, Discorde, si les prophéties sont exactes, si les petites lignes en bas du contrat universel de la bible ne sont pas l'arnaque d'une éternité entière. « Parce que personne ne sait ce qui dort au creux de l'Apocalypse, Melgalath. L'Enfer éternel sur terre ou le Chaos ? Le néant, le vide ? Je ne sais pas si nous avons une place, dans ce vide, si nous n'allons pas vers une nuit si silencieuse qu'elle en chantonnerait la mort de Dieu pour précéder la naissance d'un nouveau, qui créerait de nouveaux anges, une nouvelle terre, puis de nouveaux hommes, qui se pervertiront tout aussi naturellement pour dégueuler de nouveaux démons et recommencer cette mascarade une fois de plus... Sans nous. » Murmures honteux, pour qui croit au néant, au chaos. Pour qui sait, mieux que tout autre, la cruauté de l'apocalyptique et du terrible. Elle a vu, Discorde, dans les hommes et dans le silence, toute l'horreur de la non-existence. Elle a su, à regarder chuter Azazel dans ses propres enfers, et dans la folie, la folie dégueulasse qu'il a instillé dans sa caboche, et qui sans cesse se répercute contre les parois dures de son crâne. Les griffes pourraient se planter, dans la boîte crânienne, la fendre pour mieux l'ouvrir, révéler la noirceur de ses idées et de ses questions.

Elle soupire, lentement.
Soupire et se serre davantage contre sa carne offerte, glissant son museau contre le creux de son épaule dans un mouvement las. Et il y a un sourire sur ses lèvres, malgré tout, éternel arc de lune qui se rit de la nuit. « Ne fais pas comme si ta femme de ménage n'avait pas déjà vu pire, tu veux..? » Feulement moqueur, tandis qu'elle croque dans son offrande, en apprécie la fraîcheur contre son palais encore brûlé par la frustration de n'avoir su complètement le dévorer. Il avait bon goût, six pieds sous terre, elle peut encore s'en rappeler. « Il y a une chose qui nous échappe, avec les dieux. Où étaient-ils, exactement ? Peut-être pas les grecs, mais les autres ? Le second grand retour a forcément une origine. Ils sont si enragés, ils doivent avoir une raison. Quelque chose qui les aurait empêchés de revenir avant, de pouvoir se tailler la part du lion avant que nous ne nous installions comme nous l'avons fait. Et si elle existe, c'est cette chose là que nous devons trouver. Si elle a pu empêcher ces avortons persuadés de leur divinité, elle pourra empêcher les autres aussi. Et cela nous permettrait de nous retrouver avec nos vieux amis emplumés, sur un terrain de bataille que nous connaissons bien... » Et elle baille, la blonde, s'étire doucement et se love davantage contre le flanc de son vieil amant, ronronnante et féline. « J'aimerais tellement mettre la main sur Metatron, si tu savais... Je suis sure qu'elle a les réponses à des questions que nous n'avons pas encore eu la bonne idée de nous poser. » Ses lèvres s'emparent des siennes avec paresse et poursuivent leur course le long de son menton, de sa jugulaire, jusqu'à l'angle d'une clavicule. Une main s'agrippe à sa hanche, à mesure que son corps se fait presque liquide contre le sien. Et elle a mal, un peu, partout. Une grimace frissonne le long de ses lippes encore un peu crasses. « Je ne sais pas si ce corps me supportera encore longtemps, tu sais... » Raconte-moi des histoires, s'il te plaît.

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Sujet: Re: Dommages Collatéraux [Melgalath] Sam 6 Oct - 1:38 ()
dommages collatéraux
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« this is the sin that I will confess to release myself from consequence and everyone can tell. »
Soupir. Le museau se perdant dans le crin couleur blé de l'autre, capturant quelques brides vagabondes de leur fragrance, la sienne, reconnaissable entre toutes, malgré l'absence de souffre. Et il écoute, Culte, les doutes et les philosophies de Discorde qui s'égare, sombre dans des abysses ténébreux et autres théories abstraites. Elle eut peut-être raison, sur le trouble d'un avenir aux esquisses inconnues, espérant qu'ils ne furent pas coincé pour toujours et à jamais à demeurer sur terre et dans leurs carcasses futiles. Il ne supporte pas ça Melgalath, demeurer dans l'ignorance et le flou quant à leur rôles exacts dans tout cet amas, ne pas savoir, ayant ce besoin constant de vouloir toujours tout comprendre, ingurgiter, enregistrer. Nulle réponse dans les ouvrages cette fois.

« Nous ne saurons jamais de quoi l'avenir sera fait de toute façon. Ce n'est pas le moment d'abandonner nos utopies et objectifs. Et si le néant nous tombe dessus et nous bouffe, qu'importe. Nous sommes bien assez vieux que pour avoir largement profité, sans songer aux trop nombreuses choses que nous avons accomplis, Malphas, nous avons bien assez bouffé le monde pour y laisser notre marque depuis tout ce temps. » Souffle suave, se voulant rassurant, tandis que la carcasse s'enfonce d'avantage dans les restes d'oreillers dégueulant leur plumage, un bras récoltant la carne femelle pour mieux la happer contre un torse, possessif, les phalanges reprenant leurs tracés indécis. Ils furent grandioses, à répandre leur crasse sur le monde depuis des millénaires, récoltant de trop nombreux égarés en quelques cataclysmes et horreurs. Et il a de la nostalgique Melgalath, en songeant aux quelques heures apogées, en une féodalité à l'esprit étriqué, où dégueuler son aura profane fut si aisé. « Aurais-tu peur ? » L'interrogation s'échappe, le museau retrouvant sa chevelure, les syllabes à semi-étouffée dans leur tentative de glaner une confidence.

« Une nouvelle. Disons que la dernière a fini malencontreusement en sacrifice rituel, elle avait laissé quelques taches et il me fallait un quidam. » Ricanement succinct. En une tentative vaine de détendre sa sœur terrible qui se languit, comme bouffée par de trop nombreux doutes. Vint ensuite l'expiration, trop profonde, les paluches plongées dans quelques ébauches de complot plus sérieux, bien que la scène n'eut pas grand chose d'un rendez-vous d'affaire. « Nous devrons faire sans elle. Et je doute que les anges soient d'avantage informés. Même s'il serait judicieux d'enterrer les haches de guerre pour l'instant en ce qui les concerne si tu veux mon humble avis. Ils peuvent être utiles, parfois. » Il fut comme ça, Culte, à voir ses avantages un peu partout, à avoir trop grugé les anges au fil des siècles en de fausses promesses et alliances pour mieux détourner leurs prières et retourner sa veste, victorieux. Bagatelle coutumière. Préférant les ruses aux arrachages d'ailes. « Je chercherai ce qui les a piégé jusqu'ici. La réponse doit bien se trouver quelque part, il y a forcément quelque chose, un sceau, un artefact, un contrat, une incantation, un pacte. Quitte à mettre ma légion entière sur cette mission. » Obstination, pour ne pas songer à l'obsession, paré à retourner le moindre manuscrit un peu trop douteux sous tous les angles.

Les mirettes se sont plongées dans le lointain, un instant, retrouvent le galbe de l'autre avant d'embrasser sa tempe en quelques gestes et attentions délicates, appréciant leur étreinte douçâtre après l'amour violent, serti de tendresses dégueulasses. Et il soupire Culte, les sourcils se fronçant, un index remontant le museau de l'autre pour mieux chercher l'océan de ses saphirs. « Nous ne sommes pas fait pour revenir dans ce genre de carcasse. » Un fait certain. Peu importe s'ils eurent été autrefois aussi chétifs. Il eut oublié Melgalath, les relents de son humanité et le goût qu'elle put avoir, égarée dans un flou irréel au point de presque en douter, à l'image d'un songe vaporeux et trop troublé. Désormais trop pourri par leurs vices, à avoir gober les âmes avec gloutonnerie. « Tu te dois de tenir et le supporter. Je t'aiderai à ne pas te laisser bouffer et je veillerai à ce que ce genre "d'écart" n'arrive plus. » Conscience qu'elle aurait put se laisser gober par ses propres noirceurs, à s'autodétruire dans ses élans aliénés comme il y a de trop nombreuses heures, à déchirer sa pauvre échine trop frêle. Et les babines se mêlent, une seconde, trouvent les siennes, persistant à lui maintenir le museau, avant de plonger son ambre pour la soutenir. « Mais promets-moi, toi aussi, de ne pas me laisser. »
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Sujet: Re: Dommages Collatéraux [Melgalath] Mer 10 Oct - 0:16 ()
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Il y a des cadavres, qui flottent sur l'eau.


« Aurais-tu peur ? » Et elle est là, coulée à son torse, prisonnière de ses bras en cages de chair. Elle est là et elle ne sait pas, les doigts plantés à sa carne, accrochée comme elle l'a rarement été. Perdue, sans doute. Au moins un peu. Terrifiée pour une seconde d'un vide existentiel que rien ne saurait combler ou nourrir, prête à l'oublier la seconde suivante. Pour peu qu'il ne la lâche pas. Qu'il reste là, en territoire conquis et confortable. Rassurant. Et elle sourit, la Garce, doucement, avec un soupçon d'une tendresse qu'il ne percevra pas, aventurier aveuglé par les lianes blondes dans lesquelles il a plongé le museau. « Non. » elle souffle, tendant la gorge pour mieux l'inviter à naviguer le long de sa carotide, lui offrant le réseau complexe des flots de son hémoglobine en océan à parcourir, l'esprit raccroché aux litres de sang versés en son nom, par centaines, par milliers. « J'ai juste le caprice de vouloir profiter de ma victoire avant de disparaître dans le néant, si tel est notre destin... Qui me félicitera, sinon, d'avoir vaincu les cieux et plongé l'humanité dans le chaos ? » Et elle murmure, elle aussi, la joue contre la sienne, les lèvres à son oreille. « Imagine comme il serait cruel de s'évaporer sans avoir retrouvé Dis, nos corps monstrueux, le cri des âmes sacrifiées... Qu'importe s'il ne reste personne pour nous vénérer, si nous avons au moins eu l'occasion de célébrer. » Démoniaques et terribles, gigantesques. Une dernière fois, avant la fin, au moins une fois. La gosse gronde tout bas, parce qu'elle est caprice, la Garce, et qu'elle n'entend pas disparaître après avoir tant sacrifié de sa propre essence, du moins pas dans une dernière valse. Et lui... Il y a ses doigts qui serrent sa nuque, doucement, réfutant l'idée d'un monde où il n'existerait pas, puisque ce monde n'existerait plus. Et elle oublie presque aussitôt, ou du moins essaye. Fait disparaître en volutes de fumée l'obscur de ses pensées les moins avouables. Et elle s'accroche, elle s'accroche, planterait bien volontiers ses griffes entre ses côtes pour qu'il ne puisse plus se libérer. Un soupir lui échappe, contre le derme mâle, en regret de certitudes inexistantes.

Alors il y a son rire, qui fend le silence ou la croûte terrestre, dilue l'atmosphère trop lourde de doutes séculaires. Une nouvelle femme de ménage. « Bien évidemment. Nous l'inviterons la prochaine fois, si tu le souhaites. » Le ton est amusé, un peu moqueur, à des années lumières de ses rauquements de vieille créature maléfique. Parenthèse au milieu d'une pluie de plumes, avant que le sérieux ne reprenne les rênes. « Je n'enterre jamais une hache de guerre, c'est contre ma religion... » ricane-t-elle, ondulant un peu pour choper l'ombre de son regard. « Mais nous pouvons au moins les mettre de côté pour mieux se déchirer plus tard, je suis d'accord avec toi. Ils ne sont pas plus avancés que nous, et auront à un moment l'intelligence de se tourner vers les seules personnes dont ils connaissent les desseins... » L'inconnue insupportable des objectifs divins se fait tâche agaçante dans le tableau infernal qu'elle peint pour le monde à chaque seconde de son règne, Malphas. Et elle ne sait plus si elle doit tolérer encore que les amis imaginaires des humains puissent se promener sur terre comme s'ils pouvaient défier le Père originel. Ils ne l'avaient pas connu, ni lui ni elle, dépourvus d'ailes, gavés de mauvaises intentions, mais le savaient bien réels,le Créateur. La langue claque contre le palais, sèchement. « Tu ne chercheras pas seul. Et ils nous aideront, pour peu que nous réussissions à inculquer quelque chose d'un peu gris à leurs petites cervelles manichéennes. Eux savent peut-être. Cet enfermement pue les bonnes intentions mal placées à des kilomètres... Si nous avions quelque chose à voir avec cette sordide idée, tous les dieux auraient été tués. » Et puis Dieu est mort, il paraît.

Là n'est pourtant pas la question. Et elle soupire un souffle acide tandis qu'il l'invite à redresser le nez et à plonger dans l'océan de ses orbes dorées. Et peut-être même qu'elle pourrait chialer. Parce qu'elle sait, Discorde. Elle sait qu'ils ne sont pas faits pour ces carcasses, trop faibles pour ses démesures. Sait qu'elle ne tiendra pas la distance, pour peu qu'elle ne soit pas capable de se contrôler, de se contenter de ce petit bout de corps tout faible qui ne lui permet rien de ses légendaires excès. De cette carne triste qu'il ne peut pas éviscérer, au risque de la voir s'évaporer. Elle salive, la bête. Aux souvenirs de ses viandes rouges, ouvertes à ses crocs, de ses cornes dégueulasses plantées dans son ventre, de leurs hurlements sauvages tentant de recouvrir les chants douloureux des âmes en peine. Elle salive et elle grogne, tout bas, parce que ce corps – lui – ne peut pas. Que ce corps n'est fait ni pour ses vices ni pour ses violences, incapable de supporter sa puissance. Trop chétif. Et elle sait, devine dans ses yeux le tableau qu'elle a peint pour lui une poignée d'heures plus tôt. Se rappelle l'encre dans ses globes oculaires, et les ténèbres partout, et l'air suffoquant, les appétits délirants. Et elle voudrait, voudrait tellement, lui creuser le bide et s'y faire un nid, s'y rouler en boule et tout oublier. Les sourcils se plissent, l'esprit en équilibre sur le fil du rasoir, près à se rompre face à l'impuissance. « Tu te dois de tenir et le supporter. Je t'aiderai à ne pas te laisser bouffer et je veillerai à ce que ce genre "d'écart" n'arrive plus. » L'avenir n'a jamais paru moins sûr, à mesure que les muscles cervicaux se crispent, retiennent violemment le geste de dénégation qui serait le sien, spontanément. Tenir. Supporter. Accepter, tolérer et plier. Inspiration. Expiration. Sa gueule en bouffée d'oxygène contre la sienne. Avant de contempler, doucement. Paumée aux dédales de l'hétérochromie métallique de ses iris hypnotiques. Le regarder. Et s'accrocher encore. Comme une folle, s'il le fallait. « Mais promets-moi, toi aussi, de ne pas me laisser. » Caresse à la tendresse non feinte, contre la peau rêche de la joue mâle, du bout de ses doigts trop fins, trop fragiles. Qu'il pourrait briser s'il le voulait. Qu'il pourrait bouffer. Et elle sourit, une grimace antique et douloureuse qui lui déchire la gueule. Parce qu'elle est honnête, et qu'elle peine à promettre. Il y a de l'importance, pourtant, dans cet instant à la délicatesse incroyable. Une cathédrale de secondes bancales se dresse entre sa requête et sa réponse, qui tarde. Qui ne vient pas, tandis qu'elle sonde ses prunelles et que ses doigts s'enroulent autour du poignet sous la main encore accrochée à son minois. Et qu'elle serre, là, tout doucement, le derme froid de ce corps qu'elle aurait bien volontiers brisé pour aller chercher son autre sous les entrelacs de nerfs et de muscles imparfaits. Peut-être que Dis ne serait qu'un juste retour aux choses essentielles, loin des doutes, loin des sacrifices, à des éons de la seule absence d'Azazel. Peut-être que tout ceci n'avait aucun sens, aucune raison, que ce n'était pas si difficile, pas si compliqué. « Je promets d'essayer. » elle souffle, honteuse. Trop consciente de ses faiblesses et de ses appétits féroces. « Je te promets d'essayer. De rester. De me contenir. De supporter. » Parce qu'elle ne veut pas lui mentir, pas à lui. Pas ce soir, en tous cas. Ni les autres fois. « Mais je n'ai certainement pas prévu de t'abandonner... Qui te battra aux échecs, si je m'en vais ? » Qui sera là, pour lui souffler les pires des idées ? Pour l'embarquer au bout du monde avec des mots aussi alambiqués qu'oligarchie ou éternité. Pour s'accrocher à son poignet, et s'accrocher encore au reste, et poser ses lèvres contre les siennes, tout doucement. Pour se fondre à ses bras sans plus rien vouloir savoir du monde, enroulant les siens, trop frêles, autour de sa nuque. Pour essayer d'éclipser le reste de la planète, par caprice ou par envie. Juste comme ça, juste pour lui. « Tu me prêtes ton lit, pour cette nuit ? Je te le rends demain matin. »

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- La méchanceté d'un homme fait de lui un démon, la méchanceté d'une femme fait d'elle un enfer.


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Souffle de connaissances, voix infime qui s'infiltre, murmure quelques vérités et souvenirs, transmission d'éléments intentionnellement succincts, souvent incomplets, font travailler les esprits.
Profanation, bouffer le sacre en un festin exquis, dégueulant des relents infernaux dans les lieux saints afin de mieux les éteindre, entravant les anges dans la géhenne pour élever les suppôts démoniaques et leurs pouvoirs.
weapon : Connaissance accrue des cultes et autres magouilles, les phalanges habiles pour tracer les sceaux de Salomon et Enochien, ainsi qu'un cercle d'Hermès hostile. Relique biblique, bâton de Moïse changeant l'eau en ondine purpurine, première plaie d'Egypte assoifant par son cruor.
Allegeance : Loyauté apposée envers Dis et ses entrailles dégueulasses, ne croyant désormais plus en un Lucifer déchu au profit d'une Reine perfide, marchant dans l'ombre de Malphas.
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Sujet: Re: Dommages Collatéraux [Melgalath] Jeu 11 Oct - 21:56 ()
dommages collatéraux
malphas & melgalath

« this is the sin that I will confess to release myself from consequence and everyone can tell. »
Les babines bouffent, encore un peu, l'angle de sa gorge offerte en pâture, glissant tout en glanant les quelques confessions, les quelques doutes aussi, d'une autre qui se projette dans le sinistre d'une disparition pure et simple, condamnés à errer sur le parvis de la terre sans jamais retrouver les flammes douçâtres. « Qui te dis que nous disparaîtrons. » Qu'il souffle, remontant pour mieux percuter sa mâchoire, la conviction intime qu'ils ne seraient guère évincés après tant d'efforts, après une victoire utopique qui voulu s'implanter un peu plus dans leurs esprits aliénés. Et il ronronnerait, Culte, de leurs possessivités mutuelles, des griffes qu'elle semble planter à sa chair, monstruosité délicieuse. « Oh je ne songeais pas à quelque chose sur le long terme. » Ricanement, face aux quelques élucubrations stratégiques qu'ils eurent, alors qu'ils ne furent guère fait pour s'entendre, les ennemis naturel, les oppositions mordant dans les tripes, paré à faire sombrer les vertueux une fois leur besogne commune évincée.

Et il attend, Culte, l'ébauche d'une promesse quelconque à la valeur bancale de par leurs natures pernicieuses. Il y eu un monde intenable entre les répliques, les mirettes soucieuses aux sourcils qui se froncent, cherchent à deviner l'esquisse des quelques songeries adverse, à retrouver les vérités et les doutes que son essence dissimulait sous les traits d'une poupée trop frêle. Le murmure tombe. Essayer. Il devra s'en contenter, parce qu'elle dégueule de sincérité. Puis il sait, Melgalath, qu'il devrait lui servir de bride, pour la pousser à ravaler ses élans affamés. « Fâcheux, en effet. » Qu'il ricane l'infâme, à ses dernières brides de promesses. « Que ferais-je sans toi mh ? » Un sourcil se relève, peinant à songer, évinçant les faits tellement ils semblèrent aberrants, parce qu'il y eu les millénaires à s'être mêlés et que le schisme semblait relever d'un impossible poignant. Inimaginable. Et il en crèverait, peut-être, de sa solitude soudaine.

Et les carnes se lient un peu plus, cherchent à se faire un nid au milieu de l’ouate et des plumes en partie teintées qui s'envolent, soufflant sur l'une d'elles qui eut le malheur de se loger sur l'épaule femelle. « Ce qu'il en reste. » Carnage. Le havre méconnaissable et saccagé. Mais ils s'y plurent, dans l'antre chaotique, la recouvrant d'un drap qui eut à peu près survécu, laissant quelques nouvelles tendresses monstrueuses se glisser pour le reste de la nuit, entre leurs promesses terribles.
(c) DΛNDELION

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