boom bitch
Le forum est de retour pour vous jouer de mauvais tours.
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let the sky fall
Un accident d'avion, un trésor piégé et un équilibre mis à mal par l'arrivée de nouvelles forces dans le jeu d'ombres...
Voilà ce qui vous attend dans la nouvelle intrigue.
like I own it
Parfois, on a juste envie d'inaugurer un bâtiment tranquille. Malheureusement, on a souvent des invités surprise....
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quand on est un vrai
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legends never die : Commandant des Cultes, roi des pécheurs, d'une religion bafouée et mensongère, chevalier des croyances perverties et sectaires, maître des satanistes et de l'occulte, capitaine du sacrilège et de la profanation, adulant les offrandes dégueulasses, détournant les fois pour mieux les rendre perfides. Double jeu délectable. Premier apôtre de Dis, d'une reine hostile, demeurant dans son ombre.
the mighty bush : Persuasion, sifflant les horreurs pour mieux plier aux volontés. Utile pour glaner, récolter, insuffler de quelconques croyances et idées perfides. Indispensable pour entretenir un culte quelconque, être adulé, rendre captif les quidams égarés, les tenir en haleine par des persuasions de bien être.
Souffle de connaissances, voix infime qui s'infiltre, murmure quelques vérités et souvenirs, transmission d'éléments intentionnellement succincts, souvent incomplets, font travailler les esprits.
Profanation, bouffer le sacre en un festin exquis, dégueulant des relents infernaux dans les lieux saints afin de mieux les éteindre, entravant les anges dans la géhenne pour élever les suppôts démoniaques et leurs pouvoirs.
weapon : Connaissance accrue des cultes et autres magouilles, les phalanges habiles pour tracer les sceaux de Salomon et Enochien, ainsi qu'un cercle d'Hermès hostile. Relique biblique, bâton de Moïse changeant l'eau en ondine purpurine, première plaie d'Egypte assoifant par son cruor.
Allegeance : Loyauté apposée envers Dis et ses entrailles dégueulasses, ne croyant désormais plus en un Lucifer déchu au profit d'une Reine perfide, marchant dans l'ombre de Malphas.
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Sujet: noircir ce qui rayonne | Melgaphas Jeu 11 Oct - 18:49 ()
noircir ce qui rayonne
malphas & melgalath

« There's a look on your face I would like to knock out. See the sin in your grin and the shape of your mouth. All I want is to see you in terrible pain. »
Rouge. Il inonde, pare, tente de dominer, évince le gris pour son monochrome morbide. Cruor infâme, qui dégueule dans les atrocités. Fragrance âcre qui s'élève, embaume les naseaux. Chairs mortes. Antre des horreurs dans un sous sol égaré à l'abri des mirettes, d'une bâtisse abandonnée autrefois antre de délices aux crustacés en spécialité, éclairé par quelques flammes chaleureuses, en un campement hasardeux. Parodie ridicule de Dis et ses tourments incessants. Et il fait peut-être nuit, peut-être jour. Abstraction dominante où le monde externe ne fut plus que détail insignifiant. Des jours sont passés.

Les obsessions demeurent, prolifèrent, grandissent pour mieux bouffer. Aliénations. Il s'égare Culte, la gueule paumée dans une lubie crasse, oubliant l'univers, coupé du monde pour mieux étudier, enregistrer, glaner. Curiosité malsaine, poussé par un besoin plus que viscéral d'apposer les doigts sur la faille tant attendue, sur l'espoir terrible de parvenir à évincer. Qu'importe si l'impassibilité coutumière fut évincée, ravalée au profit d'une science qu'il fallut vérifier. Divinités immortelles. Il n'en eut jamais cru un mot.

Les ombres se mouvent, dans les danses flamboyantes de l'incandescence des lueurs. Elle git, la proie, du moins ce qu'il en reste. Mâle divinisé, ne sifflant que quelques râles malgré la langue arrachée, la carcasse captive au beau milieu d'un cercle d'hermès gravé à même le sol en quelques sillons, le carmin s'y gorgeant pour mieux en faire ressortir le tracé. D'humanoïde, il n'en eut plus grand chose, relégué au rang d'expérience morbide et nauséeuse. Abomination et petite chose infâme. Ô qu'il eut été malmené, pauvre impie qui serait presque pris en pitié, les divers outils du crime parant encore de leurs éclats éteint par l'ondine purpurine. Tout. Il eut tout testé Melgalath, de l'ablation de quelques membres superflus, aux brûlures, à l'étouffement, aux balles en divers métaux dans le poitrail, jusqu'à graver des insanités sur ses os, égaré dans un élan perfide de vouloir probablement un peu trop faire durer le plaisir, par pur mépris, avant d'essayer des méthodes radicalement plus délétères.

Crissement. Le métal glacé frôle le sol, menace. Elle est si belle l'épée, la poigne sertie de gemmes et d'ornements, espérant qu'elle fut détentrice d'un ultime coup. Tranchant fatal. Délicieuse utopie. Il dégueule, Culte, de son aura profane, de sa propre crasse qui en devint trop étouffante en cet espace étriqué, paré à bouffer l'autre après l'avoir dressé et fait plier. Il se déploie l'infâme, les iris abyssales et la gueule barbouillée d'un même cruor qui lui imbibe la chemise qui fut jadis immaculée. La lame se dresse. Fini de jouer. Le chef tombe, roule une seconde, laissant pisser les derniers relents carmin.

Alors il s'assied, Culte, les paumes autour de la poignée d'argent assassine. Et l'autre s'éteint, l'essence bouffée par le néant ou toute autre connerie semblable à un lieu persiflé par les quelques légendes qu'ils eurent inculqués. Il attend, Melgalath, peut-être des heures, il ne sait plus, pour être certain que la carcasse désarticulée n'émettent plus aucun signe de vie. Alors vint enfin le rictus, les babines fendues laissant échapper quelques ricanements aliénés. Victoire au goût particulièrement exquis. Aujourd'hui, un dieu est tombé. Pour de bon.
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the mighty bush : Discorde évidence de la semeuse de zizanie. Prestidigitation le talent de l'empêcheuse de tourner en rond Catalyseur la puissance de la maîtresse des conflits
weapon : Faux de la Mort, Dague du Paradis.
Allegeance : Nouvellement couronnée, Malphas entend rétablir l'ordre parmi les rangs démoniaques, avant que ses pulsions de Discorde ne la rattrapent. Dans ce nouveau Paris, terrassé par les révélations, le Jeu de l'Ombre est devenu une partie d'échec exaltante pour celle qui collecte les coups d'avance dans le seul espoir de voir le monde à genoux.
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Sujet: Re: noircir ce qui rayonne | Melgaphas Sam 13 Oct - 23:17 ()
Noircir ce qui rayonne
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La nuit est encore jeune et le visage habituellement serein froissé d'une inquiétude millénaire, pourtant niché dans le creux d'un livre qu'elle parcourt paresseusement. Un verre au contenu carmin entre les griffes, les jambes sagement ramenées contre son torse, Discorde s'accorde quelques instants d'une paix somme toute factice, ses sourcils froncés par dessus les pages d'un ouvrage qu'elle peine à déchiffrer, son grec ancien quelque peu perdu avec ses millénaires d'existence, éprouvant certaines difficultés à s'y retrouver dans les courbes du boustrophédon d'un autre temps qu'elle examine avec calme. L'objet en luimême est de belle facture, une couverture moderne en cuir recouvrant les reliques d'une époque lointaine qu'elle a fait dérober dans une grande librairie outreatlantique dans l'idée de faire un cadeau à un démon qui demeure sourd à ses appels. De vagues nouvelles, il y a des jours de cela, et depuis plus rien. Elle s'est tue, d'abord, le laissant à ses quêtes imaginaires et obsessionnelles, prenant le parti de lui faire confiance sur ses errances et ses découvertes... Puis elle a grondé, grogné, tenté d'appeler. Invoqué, même, et sans réponse de sa part. Elle se refuse, pourtant, à l'accuser d'un abandon qu'il n'aurait pas décidé de lui infliger quand bien même tout son être hurle une révolte capricieuse dans un silence de plomb. Il n'est pas là, Culte. Il ne répond pas.

Puis elle apparaît, soudain. Camelia, la truffe basse et le regard sombre. Un soupir s'évade des lèvres de la Reine tandis qu'elle dévisage Valère. « J'ai compris. », elle dit, la congédiant d'un geste de la main distrait. Elle sait.

*

La silhouette est enfermée dans un jean solide, un pull noir laissant apparaître ses épaules, une paire de bottes à ses pieds. Et elle a marché, à travers Paris et jusque dans des quartiers oubliés des humains. Elle a traqué son aura, son essence, la marque qu'il laisse partout où il va. Partout où il s'en va. Dans un claquement de talons, ses pas s'arrêtent face à la devanture bleu désuet d'un restaurant affichant une énorme langoustine sur son enseigne, éclairé par quelques néons qui reçoivent de l'électricité par elle ne sait quel miracle. Et elle est là, devant, s'échappant d'entre les portes branlantes aux vitres fissurées. La déchéance. Elle en connaît l'odeur et la saveur, la reconnaîtrait entre mille. Son museau se fronce, lentement, tandis qu'elle balance sa cigarette au sol d'un geste las, secouant la tête. « Voyons quelle lubie t'a encore frappée... »

Les portes grincent derrière elle, et ses pas résonnent dans l'immensité de la salle au mobilier fatigué, saccagé, qui jonche le sol. Elle se ballade, Malphas, au milieu de la laideur et de la poussière, promenant sa silhouette de danseuse dans une valse étrange dont elle seule connaît le secret, traverse les cuisines recouvertes de mousse, laisse ses doigts glisser contre un comptoir en inox usé. Culte et sa déchéance s'enfoncent davantage dans les tréfonds de ses narines, remontent les canaux olfactifs pour mieux lui défoncer la cervelle, l'embrumer de questions et d'inquiétudes diffuses qui la mènent jusqu'à une porte, une volée de marche qu'elle descend sans se presser pour finalement le trouver. Et son œuvre avec lui. Alors le monde entier se tait. Elle observe, Malphas. Les traces de sang, l'odeur de souffre, le goût de la souffrance qui monopolise le bout de sa langue et les membres exsangues qui tapissent le sol là où le sang s'étend en couverture pour le pauvre reste de carcasse qui trône en son centre. Massacré. Profané. Et lui. Lui recouvert d'hémoglobine, l'échine courbée, la silhouette immobile. Lui dont elle s'approche, lentement, pour s'agenouiller dans son dos, posant deux mains sur ses épaules et son nez à l'arrière de son crâne, inspirant doucement le reste de fragrance propre qu'il lui reste par delà les effluves de son tableau de maître. Les genoux échouent de chaque côté de ses hanches, s'approchant un peu plus pour ceindre son torse d'un bras, les lèvres à son oreille. « Qu'as-tu fait ? », elle souffle, raffermissant son emprise malgré tout. « Je me suis inquiétée. » Grondement chargé d'autorité, de menaces sous-jacentes qui ne craignent rien de ses humeurs délabrées. Et les accusations sont là, en deçà de la curiosité, en entrelacs d'impatience et de culpabilité, à mesure qu'elle s'accroche un peu plus, plante ses griffes qui transpercent le tissus et s'agrippent à la peau qui recouvre fièrement une côte. Oh, elle est contrariée, la Reine, les mâchoires crispées quand le timbre est tendre et velouté.

- a game of shadows, shall we play ?  -

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Souffle de connaissances, voix infime qui s'infiltre, murmure quelques vérités et souvenirs, transmission d'éléments intentionnellement succincts, souvent incomplets, font travailler les esprits.
Profanation, bouffer le sacre en un festin exquis, dégueulant des relents infernaux dans les lieux saints afin de mieux les éteindre, entravant les anges dans la géhenne pour élever les suppôts démoniaques et leurs pouvoirs.
weapon : Connaissance accrue des cultes et autres magouilles, les phalanges habiles pour tracer les sceaux de Salomon et Enochien, ainsi qu'un cercle d'Hermès hostile. Relique biblique, bâton de Moïse changeant l'eau en ondine purpurine, première plaie d'Egypte assoifant par son cruor.
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Sujet: Re: noircir ce qui rayonne | Melgaphas Dim 14 Oct - 17:07 ()
noircir ce qui rayonne
malphas & melgalath

« There's a look on your face I would like to knock out. See the sin in your grin and the shape of your mouth. All I want is to see you in terrible pain. »
Il y a le goût ferreux de la victoire aux bords des labres, en quelques ricanements solitaires raisonnant entre les quatre murs, gagné par une euphorie au fil des trop longues minutes ou peut-être heures, tandis que l'autre, proie, demeure poupée désincarnée, désarticulée. La langue passe sur la tranche des crocs, en une satisfaction exquise. Il eut peut-être été trop loin Melgalath, dans ses excès et ses lubies délirantes, le grain ancré de vouloir tous les voir tomber et disparaître, de rendre un terrain de jeu qui ne fut plus le leur, à vouloir bouffer les fois bancales et devenues hasardeuses. Quitte à se faire barbare.

Elle apparaît, la bride infime et lointaine en approche, l'essence terrible qui s'infiltre dans ses zones de confort et sa crasse noirâtre encombrant la pièce. Un sourcil se dresse, l'échine se fondant dans l'autre qui s'immisce, s'impose, prend possession, à mi-chemin entre l'inquiétude crasse et le reproche, sentant qu'elle dégueulait de contrariété Malphas. Et il saisit, Culte, que le temps eut été trop rapide à filer, les jours devenus infimes sur toute une éternité endossée. La lame se pose sur le sol, le faciès s'écartant pour mieux lui laisser la gorge et un libre accès à sa carotide où se perdaient quelques palpitations sanguines.

« Les jours se sont écoulés plus vite que je ne le pensais. » Le souffle se perd en guise d'excuses, les babines rauques et trop sèches. « Tu es là trop tôt. » Qu'il grogne, Culte, contrarié d'être pris sur le fait, d'être ôté des effets de surprises et mises en scène coutumières, manie qui deviendrait obsessionnelle dans ses névroses et besoin de millimétrer. Désormais à des années lumière d'une prestance machinale, la carne recroquevillé, rougie, salie et la gueule ravagée par les quelques jours d'amusement, loin d'avoir pris le temps d'entretenir un tant soi peu une carcasse trop frêle et humanoïde, fatigue et faiblesses prédominante, apposées par le violacé de cernes sous les billes obsidiennes et un poil rugueux sur le menton. « Soit. » Soupir, sentant les griffes de l'autre se frayer un chemin jusqu'à la carne, tandis que les iris ravalent leurs ombres pour mieux trouver leur or éteint.

« Passons aux nouvelles réjouissantes. » La couenne s'échappe, déchire la proximité à peine trouvée en un vide trop profond, pour se relever, ravalant le fébrile pour mieux régner et capturer ses saphirs, hypnotiser. Les babines se fendent, carnassières, dégueulasses, la gueule rendue macabre par le contexte abominable. « Qu'est-ce que tu vois ? » Sifflement, laissant l'autre à ses théories, contempler une œuvre aussi abjecte et répugnante que magnifique. La lame retrouve une paume, rôdant une ultime fois, avant qu'elle n'empale un myocarde qui ne vibrait plus, transpirait déjà ses décompositions putrides à la fragrance de viande rance. « Je n'avais aucune information à en tirer, omis le taux de résistance. » Parce qu'il n'eut pas su grand chose, le dieu ignare et rendu captif, la langue agaçante qui ne faisait que babiller leurs soi-disant grandeur ou supériorités, tranchée trop vite par agacement. « Ils n'ont d'immortels que le nom, leurs carcasses ont des failles elles aussi. » Le murmure se perd, à la manière d'un secret encore trop honteux et capital qui ne put parvenir aux oreilles de n'importe quel quidam.
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Sujet: Re: noircir ce qui rayonne | Melgaphas Mar 16 Oct - 23:17 ()
Noircir ce qui rayonne
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De ceux qui rêvent du jugement dernier, la Garce ne veut rien savoir, tandis qu'elle dévisage en silence sa terrible moitié, le menton ancré à son épaule, le regard sombre. Culte l'invincible. Dégueulasse. Abîmé. Il est faible, peut-être, ou en déséquilibre sur le fil trop fragile de sa propre existence. Dyspnée. De le voir vaciller. De l'imaginer s'effondrer. Là. Devant elle. Alors elle resserre un peu l'étau de ses bras autour de sa carcasse branlante, gronde tout bas de l'entendre lui reprocher son arrivée trop prompte à son goût. Une main remonte en tarentule le long de son torse, le bras frôlant les côtes, pour mieux s'écorcher un doigt contre le rugueux d'une joue. Et elle s'empêche, Discorde, de planter ses griffes au diaphane de sa peau, de creuser le violacé de ses cernes du bout de l'ongle. Pour lui faire payer. Pour lui donner une leçon. Ses instincts protecteurs crucifiés à sa cage thoracique, la bestiole siffle et se redresse lorsque le gosse s'échappe et l'abandonne pour tenter d'afficher une superbe qui lui file entre les doigts.

« Passons aux nouvelles réjouissantes. » La gueule se penche sur le côté, doucement, observe l'autre comme elle contemplerait un animal blessé. Les yeux plissés. Les lèvres closes. Parce qu'elle n'est pas sure de vouloir savoir ce qui l'a poussé à se mettre dans cet état, lui habituellement si maniéré, rompu à un contrôle millimétré, au point de risquer d'y perdre le Nord. Elle sait, bien sûr, qu'il a ses ténèbres et ses faiblesse, les connaît trop bien d'avoir vogué trop près d'elle. Si souvent. Et elle a dû montrer les crocs, à de nombreuses reprises, pour le sortir de l'embarras de ses excès. Mais elles sont rares, terriblement rares, les fois où elle a eu le déplaisir de le voir dans cet état-là. La contrariété fige dans le marbre ses traits de poupée à mesure qu'elle le contemple se faire le metteur en scène d'une vaste mascarade. Fier, peut-être. Au bord de l'évanouissement, tout aussi certainement. « Qu'est-ce que tu vois ? » Ce qu'il reste de toi. Mais elle consent, la Garce, à participer un peu, daigne le lâcher des yeux un instant pour laisser ses prunelles survoler le massacre, s'accrocher ça et là à un bout de viscères ou un bras, un lobe du foie et – un peu plus loin – ce qui lui semble être une rotule. Les dessins qu'elle devine dans le sang, peinturluré pour la beauté du geste davantage que pour le sacré. Et les pas de Melgalath, autour de la carcasse, les mille et un pas qui ont été les siens, autour de son œuvre, tandis qu'il marmonnait dans sa barbe quelques théories qu'elle ne peut que raccrocher aux Dieux. Elle a vu, son regard, chaque fois qu'ils les ont évoqués. Mais elle n'a rien fait. Et l'autre se fait une brochette cardiaque d'un air nonchalant.

« Je n'avais aucune information à en tirer, omis le taux de résistance.
- Évidemment. », elle crache entre ses lèvres. Imaginant, déjà, l'enlèvement, la retraite dans ce curieux restaurant. Et les premières heures, perdues dans la violence, la résistance d'une créature divine qui n'a pas été construite pour la captivité. Et lui, l'autre, paumé à son délire, tout à son acharnement, trop fier pour invoquer, trop obsédé pour s'interroger. Et elle, quelque part dans Paris, à ne rien se douter de la guerre qu'il pourrait avoir déclenché en enlevant un dieu un peu trop vénéré. Au moins par les siens.  « Ils n'ont d'immortels que le nom, leurs carcasses ont des failles elles aussi. » Alors elle se retient de lui dire qu'elle s'en doutait et se contente d'observer en silence le spectacle. La réalité. Lui qui éclaire le monde lorsqu'elle doute et appose des certitudes sur ses questionnements. Lui qui la rassure dans ses vertiges millénaires et lui apporte la preuve de ce qu'ils pourront encore gagner cette guerre. Lui, avec sa gueule de damné, ses cernes creusés, ses joues mal rasées et son air hagard. Ses fringues sales. Ses cheveux anormalement négligés, presque gras. « Assez. » Un battement de cil et ses doigts qui s'accrochent à son épaule en serres impitoyables. « Assis. », elle dit, le poussant sans douceur ni violence dans le fauteuil qui vient d'apparaître dans son dos. Faute de meilleure idée, faute de savoir s'en amuser, c'est le chesterfield de sa chambre qui se retrouve île de confort dans l'océan d'hémoglobine. Et les griffes enserrent le menton, redressent le museau. Elle toise, la blonde, les mâchoires crispées et la prunelle accusatrice. Parce qu'elle n'aime pas, elle. Ça. Le voir ainsi. Ne supporte pas de le voir faiblir, même un peu, de crainte de le voir s'évaporer. Alors elle inspecte, vérifie la vivacité de la chose qui lui fait face. « Je suppose que tu es fier de toi ? » elle demande, un sourcil arqué, mauvais. « Tu peux. » Et de le relâcher, se détournant pour mieux croiser les bras sur sa poitrine, donner un coup de pied dans une vertèbre ou un bout de fémur. À ce stade, elle n'est plus très sûre de bien identifier tous les morceaux de la divinité sacrifiée. « C'est un bel exploit que de démontrer par preuve empirique qu'ils sont presque aussi limités que nous concernant leur hôte... De prouver que nous pouvons les vaincre. » Un silence, une seconde, un froncement de lèvres, moue songeuse et vaguement contrariée, tandis qu'elle s'attelle à ne plus le regarder. « Ou du moins les renvoyer d'où ils viennent. » C'est qu'elle a le souci de l'annihilation, la Connasse, du mal bien fait et des erreurs sans lendemain. Il a les traits hantés jusque dans le trépas, le décapité, la bouche qui semble encore frémissante des cris qu'elle a poussés. Un ongle se promène sur le front, suit la ligne du nez sans clore les paupières sur les orbes exorbitées, dessine la courbe d'une mâchoire dans une caresse hérétique. Et elle a de l'hémoglobine plein l'index lorsqu'elle se relève, le collant entre ses lèvres pour le suçoter d'un air songeur. « Merci. » qu'elle dit, commençant à chercher les fringues, les poches, les éléments d'identité nécessaires au ménage auquel il est en train de l'obliger. S'agenouillant et se relevant encore et encore à travers la pièce pour ramasser les indices en petit poucet d'une existence déjà terminée. Toujours occupée à L'ignorer. « Depuis quand est-ce que tu n'as pas bouffé ? » Elle a une idée, à l'odeur, du temps depuis lequel il ne s'est pas douché.

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Sujet: Re: noircir ce qui rayonne | Melgaphas Mer 17 Oct - 12:56 ()
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malphas & melgalath

« There's a look on your face I would like to knock out. See the sin in your grin and the shape of your mouth. All I want is to see you in terrible pain. »
Elle pue, l'autre, le scepticisme et la méfiance, enregistrant d'avantage ses mirettes accusatrices plutôt qu'une quelconque once de folie victorieuse qu'il eut un tant soi peu espéré. Et il sait, Culte, se redressant un peu plus pour tenter de paraître, d'évincer le bancal non loin de la rupture pour s'imposer, bouffé par l'épuisement, n'ayant pourtant pas le culot de tenter de persuader, pas avec elle. Parce qu'elle le connait trop. Discorde devenue charognard avisée, les serres aiguisées prêtes à fondre sur une carcasse faiblarde. Contrariété qui s'immisce, s'implante, la mâchoire infiniment crispée, il détestait, Melgalath, étaler les faiblesses, d'avantage lorsqu'elles furent liées à la fragilité d'un hôte ô combien contraignant, l'égo entaché au même titre que sa gueule.  

Le fauteuil vint pourtant presque à point, reconnaissant l'objet qui l'eut accueilli à de trop nombreuses reprises, emprunté à une chambre, la carne s'y pliant, peut-être trop aisément sous l'impulsion, pour mieux épouser son moelleux cotonneux, le savourant à peine. Au même titre que les quelques éloges qui se glissent, dégueulant d'une fausse bienveillance. Félicitations amères. Reconnaissance crasse. Les sourcils demeurent froncés, soupçonnant quelques reproches de par les aliénations obsessives. « Mais? » Que les babines anticipent, enchainent, le rictus définitivement évincé. Parce qu'il y eut un "mais", une condition, un contrecoup, lisible et transpirant par son esquive calculée, suivant sa garce du regard sans même songer la relâcher, attendant qu'elle persifle la suite.

L'interrogation est éludée, esquivée pour quelques instants encore, bien que la réponse fut trop évidente. Il crevait de faim, Culte, d'avantage de soif, fébrile et ravalant ses vertiges. Parce que son œuvre ne fut pas simple au delà des excès, parce que l'autre, réduit à l'état de marionnette, eut été résistant avant de plier. Carnage guère enfantin, relevant d'avantage de l'exploit. Les griffes saisissent un poignet qui passe à proximité dans une tentative hasardeuse et ridicule de faire le ménage, capturant son attention, lui imposant une confrontation. L'échine demeure dans son trône en décalage avec le décors, peu désireuse de s'en détacher, quand bien même elle en serait encore capable. « Je m'en remettrai. » Promesse, transpirant l'assurance pour mieux rassurer. Il en fallut plus pour l'éradiquer, l'infâme, pour le renvoyer dans les tréfonds d'une Dis maternelle et rassurante, pour la laisser, elle, à ses solitudes et ses desseins terribles. « Ne me sous-estime pas. » Qu'il ricane amèrement, relâchant l'emprise après avoir embrasser distraitement le dos de sa main.

« Ne te fatigue pas à vouloir couvrir mes crasses. » Les babines soufflent, croisant les jambes pour mieux extirper une cigarette qui s'allume dans la gueule, gobant quelques vapeurs blafardes le temps d'une bouffée qui passait difficilement. Bâtonnet délétère qui finit par trouver le sol, lancé du haut du siège, épouse le tracé du sceau qui fut imprégné d'un alcool trop inflammable bien plus tôt, se mêlant à l'ondine purpurine. « J'ai pensé à tout. » Les flammes jaillissent, dégueulent, s'impose en une parodie d'Enfer entre quatre murs pour mieux bouffer les preuves et les réduire en cendres. Précautionneux, loin de vouloir être jugé comme déclencheur d'abominables hostilités et d'une guerre sanglante pour une expérience ô combien fructueuse. Il y eut toujours ce quelque chose de grisant, dans les incendies et l'incandescence qui danse, les iris fascinées.
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the mighty bush : Discorde évidence de la semeuse de zizanie. Prestidigitation le talent de l'empêcheuse de tourner en rond Catalyseur la puissance de la maîtresse des conflits
weapon : Faux de la Mort, Dague du Paradis.
Allegeance : Nouvellement couronnée, Malphas entend rétablir l'ordre parmi les rangs démoniaques, avant que ses pulsions de Discorde ne la rattrapent. Dans ce nouveau Paris, terrassé par les révélations, le Jeu de l'Ombre est devenu une partie d'échec exaltante pour celle qui collecte les coups d'avance dans le seul espoir de voir le monde à genoux.
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Sujet: Re: noircir ce qui rayonne | Melgaphas Dim 21 Oct - 13:00 ()
Noircir ce qui rayonne
Nos existences en clair obscur


Mais il y a tellement de choses qu'elle pourrait lui reprocher, au flanc de son éclatante victoire. Presque ternie par le rouge qui le crasse, le noir qui l'écrase, la fatigue qui le contraint et l'affaiblit, quelque soit la façade qu'il affiche. Elle ne dit rien, pourtant, s'abandonne à ses recherches, ses automatismes. Et il y a des doigts qui se referment autour de son poignet. Stagnation, glaciale, avant de daigner se retourner, plantant à son regard deux prunelles dévorées par l'obscurité.  « Je m'en remettrai. » Ne me touche pas., manque-t-elle de feuler, trop sauvage, trop violente et trop énervée pour risquer de le voir s'écorcher à ses contours. Le reste n'est qu'un bourdonnement désagréable à ses oreilles contrariées, tandis qu'il la relâche et qu'elle s'évade, reprenant ses errances à travers le puzzle cadavérique de la divinité massacrée. Alors elle ne l'entend pas, lorsqu'il lui indique de ne pas se fatiguer, ne prête pas attention à lui, tandis qu'il allume sa cigarette. Il n'y a que les mots, les mots terribles et inconscients, qui sortent de sa bouche lorsqu'il déclare un incendie dans la pièce où il se trouve. « J'ai pensé à tout. » Et le sang de Discorde ne fait qu'un tour. Les flammes jaillissent, dégueulent de toute part dans un grondement animal, organique. Elle se redresse, la blonde, récupère d'un geste sec les quelques éléments amassés à travers la pièce, balancés en son centre pour plus de commodité. Et jette son butin contre le torse d'un Culte trop persuadé de son génie. « Tu as pensé à tout ? » elle lâche, cinglante, les traits crispés par la colère. « Tu crois que tu as pensé à tout, surtout. » Et peut-être qu'elle gueule, pour parler plus fort que l'incendie qui grésille dans tous les coins de la pièce, qui fait déjà geindre les murs, craquer le sol. Peut-être qu'elle se fait violence pour ne pas lui balancer ses griffes à la gorge, l'attraper par la nuque, le soumettre comme une bête. Ses réflexes les plus vils n'ont pas de place dans l'urgence disparate qui est la sienne. « D'abord, les dents d'un cadavre restent intactes même après un incendie. » Et elle se balade, enjambe les flammes en abandonnant l'espoir de préserver sa tenue des mauvaises idées de l'autre. « S'il y a des anges et même des démons dans la police, il y a forcément des dieux quelque part. » Elle avance, explique, retrouve le crâne déjà abîmé pour mieux le visualiser et l'emporter dans ses terribles sortilèges, disparu pour le commun des mortels, abandonné à un recoin discret de la planète dont elle seule a le secret. « Ensuite, il me semble que tu n'as pas pensé à informer ta reine de tes projets. » Le reproche n'a rien de voilé. L'inquiétude est palpable, visqueuse et perverse, mais l'offense ne s'arrête pas là, la marque jusque dans son règne, dans le système qu'elle entend construire et auquel il a juré de participer. Royauté bafouée, confiance griffée. Il sait, pourtant. Il sait comme le sujet est sensible, important, comme les démons ont commencé à s'organiser autour de la question divine. Mais Culte est intangible, d'une intelligence rare, persuadé d'avoir raison. Amoureux de la mise en scène, marionnette de ses obsessions. Il voulait vaincre pour mieux lui présenter le tableau parfait d'une victoire superbement acquise. Et elle le contemple avec de la déception en nuances des ténèbres qui lui dévorent le fond de l’œil. « Ne sois pas trop fier de ta bêtise. » Elle secoue du chef, contournant le fauteuil de cuir avant que l'incendie ne l'atteigne pour mieux poser une main sur le dossier, l'autre à la nuque du gosse. « Tu n'as pensé les choses qu'à moitié. » Ils disparaissent dans un soupir, un appel d'air, un souffle à peine expiré.

Et ça résonne, dans l'immense salle de bain, lorsqu'ils apparaissent et que le chesterfield retrouve son appartement, même dans la mauvaise pièce. Malphas ne dit rien, de prime abord, se dirigeant vers la baignoire pour en ouvrir le robinet, déverser une eau chaude et claire. Se tait davantage lorsqu'elle se tourne vers le meuble, ignorant son occupant pour récupérer les papiers et autres trésors sauvés des flammes, qu'elle emporte dans sa chambre, pièce adjacente, pour les abandonner à son bureau. Et elle revient, avant que Melgalath ait pu avoir eu la mauvaise idée de se lever, gardant ses lèvres closes pour ne pas continuer de l’accabler. Il est trop tard, elle le sait. Trop tard pour les cris, les hurlements, les reproches. Et il n'est pas en état de les supporter, pas assez en forme pour pouvoir encaisser tout ce qu'elle pourrait lui imposer. Ravalant les soupirs, gardant les crocs crispés, la reine rajoute à l'ondée quelques produits à l'odeur agréable avant de se tourner vers sa proie. Il n'y a plus de place au dialogue, quand tout dans sa posture et dans ses prunelles redevenues bleues lui hurle ses accusations silencieuses et ses déceptions viscérales. Alors elle se penche, l'aide à se lever, à ôter ses vêtements collés à la peau par le sang. L'accompagne jusqu'à la baignoire et disparaît si tôt qu'elle le sait installé pour reparaître, un peu après, avec une bouteille d'eau fraîche qu'elle dépose sur le rebord en faïence. Et elle ne dit toujours rien, la Reine, ravale ses colères, son écœurement, l'angoisse qu'il a osé instiller dans ses veines. Les bottes ravagées par le feu sont ôtées avec lassitude, de même que le pantalon, et bientôt le reste de la tenue, pour mieux enrouler son corps dans un kimono de soie rouge. Une couleur similaire aux fringues crasses et usées qui crèvent encore à ses pieds, qu'elle fait disparaître d'un geste de la main distrait. Et sa carcasse se coule au fond du trône de cuir qui accueillait la silhouette de l'autre une poignée de minutes plus tôt, s'y installe en silence, la tête haute et les jambes croisées. C'est qu'elle surveille, la Terrible, les yeux fixés au recoin de la baignoire pour ne pas avoir à le regarder, une partie de l'esprit occupée à le maudire quand l'autre réfléchit encore à ce qu'il faut retenir de ses excès, ce qu'il faut tirer de cette victoire aux aboutissements incomplets.

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legends never die : Commandant des Cultes, roi des pécheurs, d'une religion bafouée et mensongère, chevalier des croyances perverties et sectaires, maître des satanistes et de l'occulte, capitaine du sacrilège et de la profanation, adulant les offrandes dégueulasses, détournant les fois pour mieux les rendre perfides. Double jeu délectable. Premier apôtre de Dis, d'une reine hostile, demeurant dans son ombre.
the mighty bush : Persuasion, sifflant les horreurs pour mieux plier aux volontés. Utile pour glaner, récolter, insuffler de quelconques croyances et idées perfides. Indispensable pour entretenir un culte quelconque, être adulé, rendre captif les quidams égarés, les tenir en haleine par des persuasions de bien être.
Souffle de connaissances, voix infime qui s'infiltre, murmure quelques vérités et souvenirs, transmission d'éléments intentionnellement succincts, souvent incomplets, font travailler les esprits.
Profanation, bouffer le sacre en un festin exquis, dégueulant des relents infernaux dans les lieux saints afin de mieux les éteindre, entravant les anges dans la géhenne pour élever les suppôts démoniaques et leurs pouvoirs.
weapon : Connaissance accrue des cultes et autres magouilles, les phalanges habiles pour tracer les sceaux de Salomon et Enochien, ainsi qu'un cercle d'Hermès hostile. Relique biblique, bâton de Moïse changeant l'eau en ondine purpurine, première plaie d'Egypte assoifant par son cruor.
Allegeance : Loyauté apposée envers Dis et ses entrailles dégueulasses, ne croyant désormais plus en un Lucifer déchu au profit d'une Reine perfide, marchant dans l'ombre de Malphas.
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Sujet: Re: noircir ce qui rayonne | Melgaphas Lun 22 Oct - 14:09 ()
noircir ce qui rayonne
malphas & melgalath

« There's a look on your face I would like to knock out. See the sin in your grin and the shape of your mouth. All I want is to see you in terrible pain. »
Ça grogne, bestiaux monstrueux aux babines relevées, se font réciproques de cet autre qui devint trop immersive, qui entacherait une œuvre millimétrée, prend de court, dégueule son mécontentement et ses reproches. Et il sait, Culte, qu'il eut mieux valut qu'elle reste le museau loin de ses aliénations, qu'elle ne contemple que la réussite terrible, la chute d'une tragédie grecque ô combien grandiose, tracée au préalable, avant qu'elle ne s'immisce, raye quelques lignes et l'épitaphe. Elle, terrible dans son trône, se dressant pour mieux régner, féline, et la tête cadavérique jetées à ses pieds, en trophée, en preuve, puis la carne prédatrices trop fière, dressée et évincée de ses excès. Gâchis. Terrible gâchis.

Contrariété jumelle, confrontant l'autre sans faillir, trop bien conscient qu'il ne fit pas le poids, Melgalath, l'humanité branlante, bouffée, d'avantage par un air qui se raréfie à cause d'un apothéose précipité, détestant le fait qu'elle le prit soudainement pour un môme incapable. Il bout, l'infâme, crevant d'envie d'ouvrir les labres, de persifler son venin, de gronder un peu plus fort, d'étendre d'avantage sa crasse profane. Et puis il y a l'épuisement, la faiblesse, la migraine fulgurante et les vertiges mordants prédisant le malaise et la rupture s'il venait à se déployer d'avantage, peu désireux de sur-enchérir, d'entrer dans des affrontements futiles. Alors vint la capitulation, pour l'instant, la laissant déambuler avant de disparaître en un battement de paupières.

Décors aux antipodes de l'antre étriquée des derniers jours, plissant les yeux aux lueurs jugées trop vives, l'iris bouffée par l'encre. Le mutisme demeure, suivant les gestes de l'autre, se dressant du siège dans une fébrilité amère, gagnant le cristallin de l'eau qui glane la crasse pour mieux prendre une teinte rosée. Il plonge, Culte, la gueule ravagée dans l'antre aqueuse pour mieux la nettoyer, retrouvant sa pâleur, remontant en un soupire qui s'échappe, prend une teinte de râle bienfaiteur, la carne prise d'un bien-être salvateur dans les vapeurs d'une onde chaleureuse. Les minutes filent, l'épuisement entachant la lourdeur imposée par Malphas qui rôde, épie, surveille détestablement, comme s'il allait filer. Comme s'il allait se briser.

« Tu le savais. » Qu'il siffle soudain, venimeux, le timbre rauque. Elle savait, Discorde. Qu'il eut traqué un dieu. Qu'il en eut capturé un entre les griffes, qu'il ne put pas le laisser filer après lui avoir fait dégueuler le contenu de sa cervelle par les lippes. Même s'il y eu une parfaite déraison, à pousser le vice, une obsession pernicieuse de mieux le bouffer sans quémander, laisser sa carcasse s'épuiser, trop plongé pour voir le temps filer. « Tu penses sérieusement que le relâcher après lui avoir retourné le cerveau et tiré toutes ses informations, ô combien inutiles, aurait été plus judicieux ? Il avait une langue à l'origine. Un mort ne parle pas. » Le griffes happent la bouteille d'ondine, la portant aux lippes, sifflant quelques gorgées aux apparences parcimonieuses, le feu de la soif apaisé au fil de l'écoulement.

« Ne mets pas le compte de mes actes sur les reproches de mon absence et de mon état. » Parce qu'il y eut de ça, le silence trop long, parce qu'il en serait probablement autrement si ça avait été un autre, s'il n'avait pas été lui, si elle n'avait pas vu sa gueule ravagée. Et l'air devient intenable, à se bouffer mutuellement à distance, alors qu'il rêve de se blottir entre ses côtes femelles pour mieux s'assoupir en un nid. Les paupières se ferment, une seconde, peut-être plus, peut-être trop, le faciès en arrière et la faïence en oreiller, adulant les ténèbres procurés.
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Sujet: Re: noircir ce qui rayonne | Melgaphas Mar 23 Oct - 23:59 ()
Noircir ce qui rayonne
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« Tu le savais. », il dit. Il parle. Il parle sans se rendre compte. Sans réaliser encore. Ne perçoit pas, par delà la crasse, ce qui se trame dans l'obscur de sa carlingue, dans l'atroce de sa carcasse. Il parle et assassine, peut-être, d'une voix lasse qui ne couvre qu'à peine la fatigue de sa propre silhouette, recouverte de bulles et de mousse comme autant de couvertures pour tenter de le protéger du monde. Et de lui même. Elle ne dit rien, la Reine, garde la tête haute et les prunelles distantes, n'effleurant que ses contours sans vraiment lui accorder le fond de son regard. . « Tu penses sérieusement que le relâcher après lui avoir retourné le cerveau et tiré toutes ses informations, ô combien inutiles, aurait été plus judicieux ? Il avait une langue à l'origine. Un mort ne parle pas. » L'autre boit, récupère un peu de sa prestance dans le dédain avec lequel il s'empare de la bouteille. Quelques gorgées de champagne auraient eu l'once de décadence nécessaire pour lui octroyer la superbe qu'il simule si naturellement. Nul n'a jamais été capable d'ôter à Melgalath la prestance qu'il emporte partout où il va. Partout où il s'oublie, même à son corps défendant. « Ne mets pas le compte de mes actes sur les reproches de mon absence et de mon état. » Et il y a les griffes qui s'enfoncent dans l'accoudoir de ce chesterfield qu'elle aime tant, dans le cuir luxueux de ce fauteuil qu'elle n'aurait pas pensé massacrer un jour. C'était un meuble que Garance tenait de son père, du temps de sa vie, et qu'elle avait elle-même appris à aimer. Un vieux complice des secrets qui se traînaient souvent dans sa chambre, qui avait vu les amants, les débauches et les complots. Qu'elle martyrise, pourtant, à mesure que Culte se laisse aller au confort de la baignoire. Qu'elle profane tandis que l'autre semble s'endormir et qu'un sourire immonde lui étire les babines, plus sombre et mauvais qu'aucun autre qu'elle aurait osé lui adresser, quand il continue d'ignorer et qu'elle s'acharne à se taire. À serrer les crocs, pour ne pas lui hurler que si elle savait qu'il avait bel et bien un dieu entre ses griffes, il n'en demeurait pas moins qu'elle ignorait tout de ses attentions. Qu'il était supposément immortel, qu'il y avait d'autres choses en jeu. Qu'elle est sa Reine, quoi qu'il en pense, quoi qu'il puisse vouloir en faire, et qu'il lui devait obéissance et respect. Qu'il aurait dû lui dire ce qu'il se passait et qu'un autre aurait fini crucifié d'avoir osé prendre de telles initiatives sans l'en informer, alors même qu'elle construit chaque jour un système dont le socle le plus important est précisément la transparence. Et elle continue de la fermer, sa Majesté, et de crisper les mâchoires pour ne pas lui hurler qu'il est allé trop loin, et qu'il a été stupide, et qu'il l'a inquiétée. Qu'elle ne l'aurait pas pardonné d'un autre, qu'il ne se trouvait dans cette pièce et dans ces dispositions qu'au nom de l'affection déraisonnable qu'elle lui porte et dont il abuse. Abuse sans honte, sans exigence, par sa simple présence. Que d'un autre, elle n'aurait pas pardonné l'offense. Que lui n'a pas envisagé que l'identité de ce dieu-là, tout mort soit-il, peut maintenant avoir l'avantage de son silence et de son seul nom, de la trace qu'il aura laissée dans Paris et qu'ils pourront remonter dans l'espoir d'en débusquer d'autres. Que c'est une chose d'avoir su nettoyer leurs rangs de ces divinités ridicules, que c'en est une autre de savoir en trouver d'autres sans qu'elle le sache. Qu'il aurait tout pourri dans son incendie. Un peu comme la confiance éraflée qui soupire avec lui dans l'eau chaude et le confort, alors qu'il s'assoupit. Et elle se tait, elle se tait et elle le laisse s'endormir, se reposer, retrouver de ses forces. Parce qu'elle ne sait plus à quoi ressemble le monde quand il n'est pas là et ne supporte pas l'idée de le savoir amoindri. Alors elle se redresse, doucement, dans un silence qu'elle ne doit qu'à la grâce qui daigne accompagner sa monstrueuse silhouette, arrache ses griffes aux profondeurs molletonnées du cuir et crache au sol le sang qui lui a empli la gueule de trop la fermer, de trop se mordre la langue. Manque d'y perdre une dent, aussi, à force d'avoir serré les molaires et retenu les révoltes. Il dort, Culte, et elle l'observe d'une iris morte, fatiguée. Contrariée. « Je ne t'aurais pas pardonné. », elle marmonne à voix basse. S'il s'était davantage abîmé, elle ne l'aurait pas pardonné.

*


Le tableau aurait été un classique, s'il avait été un artiste pour contempler la scène, à observer la Reine assise sur le rebord de la baignoire, Discorde penchée par dessus la silhouette d'un Culte endormi. Puis l'eau a refroidi et avec elle le confort qu'elle offrait à la silhouette assoupie. Lentement, elle l'a sortie de l'eau, séchée et choyée jusque dans son lit. Le prince trône au milieu du matelas, sous la surveillance d'un démon assis à son bureau, le museau perdu dans quelques documents sérieux entre deux œillades balancées à son insolente moitié.

Et ça grogne, sous l'épaisseur de la couette en plumes d'oie, ça attire l'attention de la blonde qui se lève par réflexe et s'arrête à quelques pas de lui, le dévisage sans dire un mot avant de soupirer doucement. « Bouge pas. J'ai fait préparer quelque chose pour toi. », qu'elle dit, sortant de sa chambre dans sa robe pull et ses collants en dentelle, ayant abandonné le rouge de son kimono quelques heures plus tôt. Un plateau la précède dans l'embrasure de la porte, lorsqu'elle reparaît enfin, les bras chargés d'un repas outrageusement complet qu'elle dépose sur les draps et pousse vers Alastair. Les mets sont sucrés ou salés, les boissons fraîchement pressées ou fumantes dans leur tasse. Tout souffle l'opulence, la richesse et sans doute la tendresse de l'attention. « Mange. Je suis trop fatiguée pour me disputer. » Et elle évite, sciemment, les sujets qui fâchent, et retourne à son bureau sans demander son reste, replongeant son nez dans le fond du contrat ou du plan qu'elle étudie, ramenant les jambes contre sa poitrine en mâchonnant le bout de son stylo d'un air distrait. Presque innocente, la Garce, à peine véhémente dans la distance qu'elle maintient entre eux au nom d'elle ne sait quelle raison qui continue de lui lacérer le fond du bide. Il y a des non-dits plein les murs, et de l'affection plein son lit. Dans la salle de bain, le Chesterfield massacré attend son triste sort, persuadé de rejoindre la tête d'un dieu mineur quelque part au cœur du triangle des Bermudes.

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Souffle de connaissances, voix infime qui s'infiltre, murmure quelques vérités et souvenirs, transmission d'éléments intentionnellement succincts, souvent incomplets, font travailler les esprits.
Profanation, bouffer le sacre en un festin exquis, dégueulant des relents infernaux dans les lieux saints afin de mieux les éteindre, entravant les anges dans la géhenne pour élever les suppôts démoniaques et leurs pouvoirs.
weapon : Connaissance accrue des cultes et autres magouilles, les phalanges habiles pour tracer les sceaux de Salomon et Enochien, ainsi qu'un cercle d'Hermès hostile. Relique biblique, bâton de Moïse changeant l'eau en ondine purpurine, première plaie d'Egypte assoifant par son cruor.
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Sujet: Re: noircir ce qui rayonne | Melgaphas Jeu 25 Oct - 0:02 ()
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« There's a look on your face I would like to knock out. See the sin in your grin and the shape of your mouth. All I want is to see you in terrible pain. »
Noir. Carcasse bouffée dans le silence, qui s'éteint, l'esprit arracher à la conscience pour mieux effleurer les bas-fonds, laissant en plan les grommellements et les affrontements de langues. Il songe, Culte, dans les tréfonds d'un sommeil ô combien réparateur que rien ne semblait pouvoir entraver, pas même l'eau qui tiédit, ou la poigne trop bienveillante de Discorde qui le happe pour mieux le choyer. Rêveries vagabondes. Images lointaines et rassurantes, puant le souffre et les couennes cramées, gobées par des flammes trop chaleureuses, par la lourdeur crasse et infâme d'une cité cauchemardesque où le vice dégueule à longueur de temps sans la moindre once d'espoir. Et il s'y sent bien, Melgalath, dans les horreurs abominables, écrasant les trop nombreuses âmes en perdition gisant à ses pattes, damnées et destinées à la servitude, les griffes affutées leur lacérant les tripes à chaque pas, leurs gueules étouffées par les pans de ses ailes sans plumes et colossales, repliées en cape trainant dans son dos. Utopie lointaine, reléguées au rang d'abstraction et de songe presque inatteignable, oubliant pour quelques heures les vastes plaisanteries d'une carcasse humaine trop faiblarde éteinte par l'épuisement, trop fatiguée, trop fragile, trop étroite.

Trouble de l'éveil, les réalités s'imposant dans le molletonné d'un matelas et la douceur d'un peignoir. Il roule Culte, le fantôme de quelques courbatures errant encore dans les chairs, bougonne, grogne, un peu, arraché à ses errances, reconnaissant la fragrance de Garance dans les drapés, son arôme, à elle, s'enfonçant un peu plus pour esquiver les lueurs tamisées de ce qui dut être le jour, égaré dans les notions de temporalité. Et les remembrances reviennent, s'imposent, vaporeuses dans un premiers temps, se précisent par la suite. Le fracas, le chef qui tombe au sol, la silhouette intrusive d'une Reine, Sa Reine, une querelle trop brève, entravée par un brouillard de somnolences.

Il la sent, Culte, la présence de l'autre, avant même qu'elle ne se manifeste oralement et que sa voix ne raisonne dans la pièce. Et l'échine sort, à peine, étudie le terrain avant de s'extirper un peu, s'étirer en un grincement de carcasse abîmée qui se remet de ses troubles, se redressant pour mieux attacher son regard à sa garce qui réapparaît, l'estomac se tordant un peu plus sous les arômes qui s'élèvent et chatouillent les naseaux. Nulle place à la contestation, suivant l'instruction à la seconde même où elle fut énoncée, demeurant pourtant dans un mutisme dominant, les babines ne s'ouvrant que pour ingurgiter quelques viennoiseries, préférence incontestablement marqué pour le sucre en une addiction trop honteuse que pour être énumérée. « Je ne vais pas savoir tout avaler seul. » Qu'il quémande, invite, les paumes maintenant en otage la chaleur d'une tasse au contenu chocolaté, trop conscient des attentions malgré ses airs de môme distante qui préfère feinter son intérêt soudain pour la paperasse, le repas trop opulent pour lui seul.

Un soupir se perd dans le lointain, les iris ambrées égarées dans la mousse hasardeuse du cacao fumant. Il eut un air de gosse, Melgalath, tatillonnant pour esquiver le courroux de l'autre, à semi-conscient de ses dérives et faux-pas, le raisonnable reprenant le pas sur l'aliénation de ses excès et ses obsessions. « C'était déraisonnable. » Qu'il confesse l'infâme, en un murmure d'excuse qui lui arrache la gorge, lui brûle les lippes en s'extirpant, entravant son propre égo. Elle aurait probablement dut être appelée, avant qu'il n'ose le réduire à néant, en faire un sujet d'expérience macabre. « Te rappelles-tu de l'idée d'en dégoter un, qui s'était infiltré parmi les nôtres ? D'en jouer ? J'ai peut-être trouvé celle qui permettras de les débusquer. Je la tiens entre mes griffes. » Les syllabes filent, prudentes, méticuleuses, se veulent détentrices d'une armistice, tente d'appâter son intérêt, glanant une gorgée sucrée.
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the mighty bush : Discorde évidence de la semeuse de zizanie. Prestidigitation le talent de l'empêcheuse de tourner en rond Catalyseur la puissance de la maîtresse des conflits
weapon : Faux de la Mort, Dague du Paradis.
Allegeance : Nouvellement couronnée, Malphas entend rétablir l'ordre parmi les rangs démoniaques, avant que ses pulsions de Discorde ne la rattrapent. Dans ce nouveau Paris, terrassé par les révélations, le Jeu de l'Ombre est devenu une partie d'échec exaltante pour celle qui collecte les coups d'avance dans le seul espoir de voir le monde à genoux.
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Sujet: Re: noircir ce qui rayonne | Melgaphas Lun 29 Oct - 23:05 ()
Noircir ce qui rayonne
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« Je ne vais pas savoir tout avaler seul.
- Je t'ai dit de manger... », qu'elle répond d'une voix lasse, usée. L'échine courbée et deux doigts pincés à l'arête de son nez, Discorde garde les yeux résolument ancrés à la paperasse étalée devant elle, plutôt que sur la silhouette qu'elle s'imagine sans mal accrochée à sa tasse de chocolat chaud. Plutôt qu'à l'enveloppe encore abîmée par les sombres desseins de son hôte. Plutôt qu'à son regard à lui, à ses airs de gosse qui savent y faire pour tenter de l'attendrir un peu. Et elle soupire, la Garce, plonge davantage dans les lignes dactylographiées de projets marketing ambitieux et hypothétiques, pendus à l'avenir d'une entreprise à l'existence fort pragmatique et pourtant si dérisoire en cette heure. Dans ce monde où il aurait pu ne plus exister. Par sa faute. Son unique faute. Et il faut qu'il bouffe, et qu'il la ferme, et qu'il la laisse, le temps qu'elle oublie ses colères et ses angoisses, la vigueur de ses inquiétudes et le glacial de sa rancœur. Parce qu'elle pensait avoir oublié la crainte il y a de cela une éternité et qu'il s'est osé à la plonger dans un océan aussi froid qu'oublié, de peurs moites et de terreurs infantiles. Un soupir agacé s'échappe de ses narines tandis qu'une main se niche contre sa nuque, s'essaye à délasser un peu les muscles cervicaux encore noués de sa nuit de contrariété. Elle pourrait l'étrangler, l'autre, juste pour se venger.

Il y a des malédictions qui lui traversent les veines, serpentent le long de ses nerfs, enragent de ne pas être dégueulées. Et il y a du silence, autour de la silhouette qui repose dans le fond du lit, jusqu'à celle qui reste prostrée sur sa chaise de bureau, le dos tendu par un agacement qui ne décroît pas. Anosognosie. Dans l'insouciance qu'il affiche, qu'il revendique quelque part au carrefour de ses révoltes. Dans l'ignorance qui est la sienne, peut-être, de ses propres limites ou de son état de santé. Dans le bruit du cœur qui aurait pu s'étioler pour se taire à jamais. « C'était déraisonnable. » En effet. Les paupières se ferment, doucement. Et Discorde ne bouge pas, ne parle pas, ne s'émeut pas. Elle soupire, encore, et son sourire semble lointain. Des millénaires d'existence s'étalent dans le fond de ses iris, en vagues séculaires dans le lagon océan de ses yeux. Indolents, les rayons de lumière matinaux peinent à réchauffer l'atmosphère. Et la poussière danse, valse, d'entre les rideaux jusqu'à la couette. « Te rappelles-tu de l'idée d'en dégoter un, qui s'était infiltré parmi les nôtres ? D'en jouer ? J'ai peut-être trouvé celle qui permettras de les débusquer. Je la tiens entre mes griffes. » Un poing s'abat sur le bois noble, fendille le plateau du bureau. Et Malphas, lentement, tourne la tête. Dévisage l'autre. Observe les volutes de la boisson chaude en arabesques étranges devant les traits connus par cœur. Prend le temps, et du recul. Au moins un peu. Pour ne pas éclater, pour ne pas hurler, pour ne pas casser, fissurer, fragmenter. « Peut-être que nous pourrions attendre que tu te remettes de tes aventures avant que tu ne décides de te lancer dans d'autres expériences. », elle crache, les traits crispées et la prunelle-tempête. « Serait-ce trop te demander pour aujourd'hui ? De ne pas en parler ? Tu crois que tu peux réussir à faire ça ? » elle lâche, s'astreignant à l'immobilité, refusant de se lever. Les iris dissèquent le visage de l'autre, trop humain, loin de ses masques monstrueux qu'elle se prend l'envie d'aller chercher derrière l'ambré de ses yeux, après lui avoir planté les doigts dans les orbites pour les lui arracher, aller creuser dans les cavités sombres de sa boîte crânienne dans l'espoir de dénicher celui qu'elle est lasse de chercher. De ne plus trouver. Alors elle se retourne, la Terrible, rabat son échine sur ce qu'il reste de son bureau, sur les papiers qui ne se sont pas envolés avec son éclat d'humeur. Et elle ne lit plus, les lettres et les mots, les phrases. Elle ne lit plus et n'entend plus, les oreilles paumées au battement sourd de son organe cardiaque contre ses tempes, au souffle raréfié par le calme forcé par delà la tempête, au bruit lancinant de ses tripes qui se contorsionnent au creux de son ventre. Ses doigts battent la mesure, contre le bois, rythment le silence d'une mélodie régulière. « Tu as promis que tu ne disparaîtrais pas. Jamais. N'oublie pas. » Le murmure en confession, en aveu.

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the mighty bush : Persuasion, sifflant les horreurs pour mieux plier aux volontés. Utile pour glaner, récolter, insuffler de quelconques croyances et idées perfides. Indispensable pour entretenir un culte quelconque, être adulé, rendre captif les quidams égarés, les tenir en haleine par des persuasions de bien être.
Souffle de connaissances, voix infime qui s'infiltre, murmure quelques vérités et souvenirs, transmission d'éléments intentionnellement succincts, souvent incomplets, font travailler les esprits.
Profanation, bouffer le sacre en un festin exquis, dégueulant des relents infernaux dans les lieux saints afin de mieux les éteindre, entravant les anges dans la géhenne pour élever les suppôts démoniaques et leurs pouvoirs.
weapon : Connaissance accrue des cultes et autres magouilles, les phalanges habiles pour tracer les sceaux de Salomon et Enochien, ainsi qu'un cercle d'Hermès hostile. Relique biblique, bâton de Moïse changeant l'eau en ondine purpurine, première plaie d'Egypte assoifant par son cruor.
Allegeance : Loyauté apposée envers Dis et ses entrailles dégueulasses, ne croyant désormais plus en un Lucifer déchu au profit d'une Reine perfide, marchant dans l'ombre de Malphas.
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Sujet: Re: noircir ce qui rayonne | Melgaphas Mar 30 Oct - 13:28 ()
noircir ce qui rayonne
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« There's a look on your face I would like to knock out. See the sin in your grin and the shape of your mouth. All I want is to see you in terrible pain. »
Et il se renfrogne, Culte, à l'écorchure de l’ignorance de l'autre, aux syllabes qui sifflent, résonnent, ordonnent. Une grimace s'appose, à l'instant même ou sa poigne percute le bois, saisissant que sombrer dans l'élan vicieux de ses desseins sertis d'obsessions aliénées ne fut guère bonne idée. La carcasse s'enfonce un peu plus dans le molletonné des oreillers, les babines tordues en une grimace de contrariété. Il a des airs de môme Melgalath, les griffes et les iris accrochées à l'objet qui réchauffe ses paumes, relégué au rang de piètre consolation, laissant un soupir s'échapper en une capitulation temporaire, figé, se contentant d'ingurgiter.

Le mutisme demeure, à la lourdeur de plomb, à l'air suffocant qui les happe en une même pièce devenue trop étriquée. Étouffant. Les secondes passent. Trop lentes. A l'image d'une éternité qui s'écoule entre eux. Et elle parle, Discorde, souffle ses contrariétés poignantes en une appropriation crasse et égoïste qui leur fut propre, en des promesses bancales qu'ils eurent. Il se lève, Culte, délaisse les drapés jugé peut-être trop glacés, un croissant à la gueule et la tasse gisant toujours entre les griffes. Approche méticuleuse, à l'image d'une bête aux oreilles baissées qui désire évincer le courroux pour mieux amadouer, osant glisser sur le plancher en une image qui put sembler ô combien ridicule dans un tel accoutrement, peu soucieux de son costume de chair fragile en cet instant, aux antipodes de ses monstruosités.

Une caresse se perd, distraite, à la courbure de son épaule femelle. « Et je suis là. » Qu'il souffle, s'appuyant au bois de son bureau abîmé, arrachant une bouchée de sa prise pour mieux l'engloutir. « Tu sais parfaitement que j'aurai appelé si j'avais été véritablement en danger. Ce n'est qu'une fatigue futile et je vais déjà beaucoup mieux. » Murmure, aussi suave que possible, à la belle gueule hypnotique, pour mieux affronter l'ouragan de ses saphir. Il est toujours là, l'épuisement amer de l'hôte, amoindrit, bouffant les terminaisons en quelques courbatures ravalées avec soin. Mieux que la veille, incontestablement, les pommettes d'avantage rosies et le bleuté de cernes quasi évincé. « Tu ne peux donc pas te passer de moi plus de quelques jours. » Un ricanement s'échappe, une phalange redressant son museau pour mieux en parcourir les traits qui n'eurent plus aucun secret.

L'échine s'arrache, réitérant le trajet précédent pour mieux retrouver le lit et ses victuailles, en tailleur. « Tu comptes faire la gueule longtemps ? » Qu'il quémande en chemin, en une once d'insolence crasse bouffée par l'impatience. Parce qu'il n'aimait pas Culte, leurs conflits trop longs, leurs discordes mutuelles, aussi ironique que put sembler la chose, crevant un peu plus d'envie de se loger dans ses tripes pour ne plus en sortir. « Je t'en trouverai un autre. » Locution qui s'égare tout en croisant d'une œillade la carcasse d'un siège qui gisait encore dans la salle de bain, constatant les furies délétères auxquelles l'autre se fut adonné. « A moins que tu préfères que je te déniche le myocarde d'une vierge à bouffer en guise de pardon. » La tasse se repose, vide, ne relâchant pas l'or de sa crinière, s'y ancrant jusqu'à-ce qu'elle daigne oublier les abstractions administratives qui semblent un peu trop la captiver.
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Sujet: Re: noircir ce qui rayonne | Melgaphas Jeu 1 Nov - 23:51 ()
Noircir ce qui rayonne
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Le monde sourit aux audacieux, et le sien s'arrache aux draps auxquels elle l'a condamné. Il se lève, elle le devine dans son dos, sa tasse dans une main, une sucrerie dans l'autre. Le devine par cœur, même quand il lui donne la nausée... Unique raison qui lui permet d'ailleurs de s'approcher. Parce qu'elle ferme sa gueule et reste sage, immobile, presque docile dans son silence. Étrangement docile. Et il ose, Culte, s'écorcher à ses contours, tenter de l'amadouer par des techniques qui, sans être grossières, ne peuvent que lui être familières. Elle pourrait écrire l'histoire, Malphas, la douceur de ses mots, l'assurance délicate de sa tendresse démoniaque, puis le réconfort dans ses inquiétudes, toujours un peu décalé par rapport à la réalité. Melgalath s'excuse comme il existe, avec extravagance et arrogance. Et, parfois, ses mots manquent de bon sens. « Tu sais parfaitement que j'aurai appelé si j'avais été véritablement en danger. Ce n'est qu'une fatigue futile et je vais déjà beaucoup mieux. » Soupir inaudible, à mesure qu'il continue de brasser du vent, sans se rendre compte du fond du débat. Et ça l'agace, Malphas, ça achève d'agiter ses chevilles, le bout de ses pieds qui se joignent aux lignes rythmiques de ses doigts sur le cadavre de son bureau. Elle observe, pourtant, la gueule offerte de l'autre, qui se veut séductrice et dont elle s'est privée trop longtemps. Qui l'agace encore mais à laquelle elle sourit d'épuisement. Sans rendre les armes, la bataille se fait polymorphe et entêtante. « Tu ne peux donc pas te passer de moi plus de quelques jours. » Lui rendre la pareille aurait la cruauté de l'exemple, elle se dit, levant le museau vers lui sans lui mordre les doigts, sans planter ses crocs à la chair pleine de sa paume. Ce n'est pas l'envie qui manque, dans l'Enfer de ses envies contradictoires, de ses instincts sauvages et de ses murmures épuisés. La nuit a été courte, pour celle qui a veillé l'autre avec une constance frôlant la folie ou la bêtise.

Mais elle aurait pu écrire l'histoire, la Garce, et le voilà déjà qui s'échappe, qui fait demi tour pour l'obliger, elle, à faire un pas vers lui. Et ça l'épuise, la Reine, qui dans sa mesquinerie ne se satisferait que de plates excuses et d'explications circonstanciées de tout le reste. D'un autre, elle aurait exigé tellement plus. De lui, elle sait pourtant que rien ne saurait l'apaiser. Pas dans ces conditions. Pas alors qu'elle le devine encore affaibli, encore fatigué. Il faut qu'il soit aveugle, Culte, pour ne pas deviner la profondeur de la rancœur qu'elle nourrit à son égard, puisqu'il lui a fait l'insulte de lui rappeler ce sentiment immonde qu'est la peur.

« Tu mériterais, tu sais. », elle dit, daignant délaisser sa paperasse pour se tourner vers lui, le museau par dessus son épaule d'abord. « Que je continue de faire la gueule. Et longtemps. Tu le mériterais. » Et il y a de la gravité, dans son ton, dans ses expressions, dans cette bouche sans sourire qu'elle affiche à mesure qu'elle se retourne enfin, croisant ses jambes, puis ses bras. « Il n'y a pas que le danger auquel tu t'es exposé, Melgalath, pas juste l'état dans lequel je t'ai trouvé ou le fait qu'on m'ait envoyé te chercher. Il  y aussi tes choix individuels dans un sujet majeur qui, comme tu le sais pour en faire partie, doit faire l'objet d'une décision collective dans le nouvel ordre établi. Ou à tout le moins d'une information. Et tu le sais. Et je me répète parce qu'il est particulièrement décevant pour moi de voir que c'est  à toi que je dois expliquer ce genre de choses. » Dehors, la lumière tremble un peu, un nuage traversant le ciel, ramenant avec lui un orage automnal. « Ce qui est fait est fait... Mais tu ne peux pas en vouloir à ta Reine de se vexer ni à ta Sœur de s'inquiéter. » Le message est clair, lâché sur le ton de la banalité quand tout son être transpire la lassitude. Doucement, elle se lève, esquisse quelques pas avant de lui faire signe de la main de se bouger un peu, de lui faire de la place. Parce qu'elle est fatiguée, elle aussi, parce qu'elle l'a veillé toute la nuit. Et un genou escalade le moelleux du matelas, suivi d'un autre, pour que finalement la carcasse n'enjambe les distances et ne s'écrase sur la couette dans un soupir, roulant sur le côté en position fœtale pour lui offrir le spectacle scandaleux de son dos-nu. « Tu devras me référer de toutes tes avancées concernant les dieux, à l'avenir. Et je ne veux pas avoir à te le rappeler... » Il n'y a ni menace ni reproche, rien de plus que la déclaration, que l'évidence. « Pour le reste, je compte sur toi pour me trouver un fauteuil à la hauteur de ce vieux Chesterfield... », qu'elle grogne, attendant sa récompense après avoir fait preuve de tant de bonne volonté.

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Souffle de connaissances, voix infime qui s'infiltre, murmure quelques vérités et souvenirs, transmission d'éléments intentionnellement succincts, souvent incomplets, font travailler les esprits.
Profanation, bouffer le sacre en un festin exquis, dégueulant des relents infernaux dans les lieux saints afin de mieux les éteindre, entravant les anges dans la géhenne pour élever les suppôts démoniaques et leurs pouvoirs.
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Sujet: Re: noircir ce qui rayonne | Melgaphas Sam 3 Nov - 10:36 ()
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« There's a look on your face I would like to knock out. See the sin in your grin and the shape of your mouth. All I want is to see you in terrible pain. »
Et l'autre dégueule ses nuances de contrariétés, en une profondeur au goût âcre de reproches qui perdurent. Il continue d'appâter, Culte, d'amadouer, comme il put si bien le faire, façonné tel qu'il put prêcher, siffler, happer pour mieux bouffer. Odieux manipulateur perfide. Elle connaissait ses ruses et fourberies, Discorde, sur le bout des griffes, devenue comme insensible aux bagatelles de ses essais et machinations. Les billes au fond mordoré ne relâchent pas, soutiennent jusqu'à ce qu'elle daigne, quémanderait en un caprice ses attentions, las des broutilles qu'ils eurent, alors qu'il fut si fier, Melgalath, d'un exploit que personne n'eut le culot d'accomplir, écorché à vif dans les tréfonds de son égo. Parce qu'il voulut qu'elle soit fière.

L'or ténébreux se fait bouffer par l'encre, un instant, tandis que l'autre libère ses reproches et sa contrariété. Mutisme. Les lippes demeurent clauses, préfèrent d'avantage se plier que de laisser quelques syllabes entachées d'arrogance s'immiscer dans un nouveau fossé. Parce qu'il est fatigué, Culte, n'a pas envie de se battre, de se rebeller, de tenir tête. Pas alors qu'il fut encore bancal après ses excès. Pas alors qu'il voulu esquiver leurs querelles.

L'échine s'écarte, un peu, à ses approches félines, attendant qu'elle se plie. « Je sais. » Qu'il souffle enfin à la courbure de sa nuque qui échoue à ses côtés, s'abandonne dans les drapés. Parce que ça aurait put durer longtemps, jusqu'à-ce qu'il daigne foutre le camp par agacement par une hostilité réanimée par les bouderies jumelles. « Tu auras un rapport détaillé. » Plus tard, quand le sujet serait moins épineux, avec l'avantage de pouvoir lui implanter dans son encéphale, lui peindre les tableaux de ses conquêtes et les idéaux de ses batailles.

Les bras s'égarent, glanent la carcasse femelle aux apparences trop frêles, pour mieux l'épouser, désireux de se fondre dans l'antre de sa cage thoracique pour mieux y croupir à l'abri du monde et des absurdités terrestres, devenue captive. La gueule se perd, dans la fragrance propre de son crin aux arôme qu'il ne connut que trop. « Tu es épuisée. » Le souffle se perd, chatouille le laiteux de son derme qu'il percute, suave, résonnait comme une évidence. Parce qu'il la connait assez, Melgalath, pour savoir qu'elle n'eut pas daigné fermer l’œil de la nuit, trop perdue dans ses amertume et ses besoin de veiller. « Je prends la relève. » Les mots échouent à son épaule, les gravant d'un baiser trop tendre qui accompagne les quelques arabesques de caresses qui s'égarent, se voulurent berceuses, amadouant un peu plus la bête qu'elle fut.
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Sujet: Re: noircir ce qui rayonne | Melgaphas ()
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