boom bitch
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let the sky fall
Un accident d'avion, un trésor piégé et un équilibre mis à mal par l'arrivée de nouvelles forces dans le jeu d'ombres...
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like I own it
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 le dernier bar avant la fin du monde, /bitch/ ☾ alastair
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julius caesar : Swan (av+signa+icons)
the mighty bush : Pauv' humaine dans un monde de fou, trop fragile, jo, trop inconsciente et rien pour se défendre qua sa langue acérée et ses coups dans le vide.
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Revolutionnaires

Sujet: le dernier bar avant la fin du monde, /bitch/ ☾ alastair Lun 15 Oct - 23:33 ()
le culte & la cuite
J'sens qu't'es lessivée mais tu vas tiser, danser : ouais, faut t'changer les idées tu t'prends au jeu même si dans l'fond tu l'sens pas tu bois un mélange, t'as les jambes qui s'emballent tu l'as pas vu v'nir mais t'es déjà bourrée un gars lance un pari : vider une 'teille contre cent balles t'acceptes le défi et tu fais péter le bouchon de liège (classique) @B. Alastair Delpire


         Cliquetis sur le pavé noir. Elle se traîne en béquilles sous les lampadaires, la fresque des cicatrices masquées sous une maille trop grande. Cicatrices sur la gueule, cicatrices sur la porcelaine rayée. Plaie ouverte, belle fracassée, elle s’en défend derrière de la poudre blanche et un menton fier. Mais elle ne peut pas cacher, la sulfureuse, la patte lasse, les ténèbres sous les azures, ou le gouffre quand elle se perd dans les damnations de son crâne.  

Poupée déchirée par les griffes des bêtes.

Glacée, elle cherche à calmer le feu, la cendre et la tornade qui noie, tout à la fois, de la manière la plus vieille qu’il soit : la bouteille. La bouteille qui crame les âmes de ceux qui l’entoure, la secoure, ad, aym’, et le premier, le roi du goulot qu’a semé son adn d’addict un peu partout dans l’arbre généalogique, le paternel de polichinelle. Paradoxale Jo. Génie ingénue qui prend la torchère et se rend en courant en Enfer. Qui rit au comptoir avec trois inconnus, la farce au bout de langue folasse. Qui s’oublie dans le whisky. Se polit les trais d’un sourire, se fait jolie, se fait fruit biblique puis juge les étourdis.

Et compte les minutes sur la vieille horloge, de l’autre côté, l’aiguille qui tombe comme un couperet. Elle attend. Elle guette. Et,
lorsque le pouls est sur le point d’exploser,
il entre.

Pas celle qu’elle attendait. Pas la gosse au sourire maniaque qui lui a refait le portrait. Errière ce bar en particulier. Dans cette ruelle précise. Sous ce putain de lampadaire. Et elle est revenue sur la scène du crime comme pour en sniffer le malheur, en redemander. Mais c’est pas elle, pas Lydie.

C’est un autre cauchemar doux-amer. Celui qu’elle n’espère plus. Qui lui glisse entre les doigts depuis cinq années, l’infernal frère manqué, partenaire en crime dans des bars comme celui-là. Bastian. Bloody Bastian. Les tambours de guerres cessent et les violons nostalgiques prennent le relais. Sur son tabouret haut de velours rembourré, elle s’immobilise, jo. De ses noirceurs anthracites, elle le boit, sa silhouette aux angles droits, sa démarche assurée, ses habits derniers-cris et les traits durs, arrogants, supérieurs, teintés d’Iliade et d’Odyssée. Il avait la même, à la conférence de presse. C’était la première fois qu’elle levait les yeux sur lui, alors, depuis des mois. Quand il est revenu, il n’a pas répondu aux coups de téléphone, aux coups sur la porte, et elle a arrêté d’essayer, la naïve. Elle se croyait intrusive. Quelle connerie.

Le liquide transparent lèche les lippes une dernière fois. Du courage. Du désespoir. Vil ennemi que la rage qui la happe. Qui la pousse à claudiquer sur ses tiges pour se planter devant lui.

« Tu te souviens de moi, étranger ? »

Elle sourit, elle s’empourpre de bonheur, et elle réalise qu’il est vrai, ce grouillement de joie quand elle s’adresse à lui. Elle veut y croire, la duval, qu’il est là, l’ami d’autrefois. Sans demander la permission, ses fesses se posent sur le siège le plus proche.

« Joli brunette à qui tu volais ses pompotes au cm2 et te faisais vomir le redbull/vodka sur les chaussures de tes exs ? Tu te rappelles, Bas’ ? »

Quand on était amis, comme deux doigts d’une même main, deux gosses que tout séparait, quand les bas quartiers s’infiltraient dans le luxe, quand elle lui sautait sur le dos et qu’il s’écroulait en pleine rue. Il s’écroule plus, Bastian. Il se tient haut, plus haut qu’elle, une infinité au-dessus. Et elle, elle sombre avec un sourire.  



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Some days I lie wide awake 'til the sun hits my face and I fade, elevate from the earth far away to a place where I'm free from the weight this whole world. I don't trust anything below the sun I don't feel anything at all.@swan
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julius caesar : skate vibe (ava)
legends never die : Commandant des Cultes, roi des pécheurs, d'une religion bafouée et mensongère, chevalier des croyances perverties et sectaires, maître des satanistes et de l'occulte, capitaine du sacrilège et de la profanation, adulant les offrandes dégueulasses, détournant les fois pour mieux les rendre perfides. Double jeu délectable. Premier apôtre de Dis, d'une reine hostile, demeurant dans son ombre.
the mighty bush : Persuasion, sifflant les horreurs pour mieux plier aux volontés. Utile pour glaner, récolter, insuffler de quelconques croyances et idées perfides. Indispensable pour entretenir un culte quelconque, être adulé, rendre captif les quidams égarés, les tenir en haleine par des persuasions de bien être.
Souffle de connaissances, voix infime qui s'infiltre, murmure quelques vérités et souvenirs, transmission d'éléments intentionnellement succincts, souvent incomplets, font travailler les esprits.
Profanation, bouffer le sacre en un festin exquis, dégueulant des relents infernaux dans les lieux saints afin de mieux les éteindre, entravant les anges dans la géhenne pour élever les suppôts démoniaques et leurs pouvoirs.
weapon : Connaissance accrue des cultes et autres magouilles, les phalanges habiles pour tracer les sceaux de Salomon et Enochien, ainsi qu'un cercle d'Hermès hostile. Relique biblique, bâton de Moïse changeant l'eau en ondine purpurine, première plaie d'Egypte assoifant par son cruor.
Allegeance : Loyauté apposée envers Dis et ses entrailles dégueulasses, ne croyant désormais plus en un Lucifer déchu au profit d'une Reine perfide, marchant dans l'ombre de Malphas.
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Démons

Sujet: Re: le dernier bar avant la fin du monde, /bitch/ ☾ alastair Ven 26 Oct - 21:46 ()
Le culte & la cuite
Jo C. Duval & B. Alastair Delpire

« I'm frozen to the bones, I am. A million mile from home, I'm walking away. I can't remind your eyes, your face. »
Sorgue dominante. Cape nocturne qui dégueule son aura abyssale sur Paris pour mieux en bouffer les lueurs, voyant fleurir les trop nombreux vices qui y pullulent, s'y tapissent, attendent le crépuscule pour mieux sortir. Elle a du charme Paname, dans son obsidienne éclairée par l'artificiel de néons bigarrés. Et elle file, l'ombre, arpentant le pavé, la cigarette aux bord des labres, loin de ses terrains de jeux coutumiers. Un rendez-vous perfide avec un sbire égaré dans l'antre d'un bar, qui persiflerait quelques informations qu'il eut trouvé au détour d'une mission. La bâtisse, lieu de retrouvailles, s'esquisse, d'une banalité affligeante. Il soupire Culte, laisse filer ses vapeurs de nicotiane trop blafardes qui s'éteignent dans l'air glacial, écrasant le mégot d'une cigarette du bout de la semelle avant de pousser la porte.

Ça pue l'ivresse. La fragrance de bière qui imprègne jusqu'aux murs comme s'ils furent imbibés des litres égarés aux clients. Ça sent la mauvaise drague et les soirées décadentes. Ça pue la naïveté et l'insouciance. Il fait tache, Melgalath, la gueule impeccable dans son costume incontestablement hors de prix, le crin soigneusement coiffé, dégueulant son opulence crasse au faciès de minet, à l'aura pernicieuse qui voudrait tous les bouffer pour avoir la paix. Il étouffe d'être coincé là, n'adressant pas même une œillade à l'humanité qui déambule, focalisé sur le havre qu'était devenu une table déserte, au fond, quémandant un whisky pour mieux être à l'aise.

Et la voilà qui arrive, petite brune trop déterminée, interpellant soudainement. Les mirettes ambrées se posent, daignent affronter les jumelles, cherchent dans les relents d'un esprit trop rempli d'où vint cette vague sensation d'un déjà vu serti d'amertume. Il finit par saisir, Culte, au détour d'une remembrance ternie, d'une obstiné qui eut trop longtemps frappé à la porte de son appartement, qu'elle fut cette môme connue par un hôte disparut. Un rictus s'esquisse, feinté aux bords des lippes, les parant d'une demi-lune qui se voulait avenante. « Bien sûr. » Qu'il baratine, Melgalath, crevant d'envie de la faire disparaître de son sillage, une œillade sur la salle dans l'espoir de croiser les iris de son disciple en retard qui deviendrait bonne excuse pour écourter les retrouvailles impromptues.

Elle avait ce regard de charogne tournant autour de sa proie, peu désireuse de la laisser filer si aisément, prenant ses aises autour d'une table autoproclamée en y prenant un siège. Ô qu'il n'eut rien de Bastian, Melgalath, du môme trop avenant égaré dans ses quelques excès, à l'innocence et aux dilapidation de sa fortune de gosse né avec une cuillère en argent dans la gueule, de la douceur d'un proche trop attentionné avec son entourage, du bon fêtard adulant les soirées d'ivresse. Antipodes. Et il transpirait ses relents trop profanes, Culte, son aura sinistre, sa prestance et son charisme de damné éternel, n'ayant d'humain que la carcasse qui servit de déguisement trop étriqué.

Un effort s'impose, paré à l'envoyer paître et lui faire voir dehors s'il y fut, à l'aide d'un murmure persuasif en tricherie et coup de pouce s'il le fallut. Et il cherche, l'infâme, dans le fond de sa mémoire millénaire, le sobriquet de la brune. « A vrai dire tu tombes plutôt mal Jo, mon rendez-vous d'affaire ne devrait plus tarder. » Souffle suave, cherchant à la faire fuir avec douceur, les lippes trouvant l'ambre d'un verre pour mieux glaner un peu de patience, conservant l'objet entre les griffes. Il en aurait besoin.
(c) DΛNDELION

@Jo C. Duval

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