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 ⟨ pascaline & lucien ⟩ tu peux apprendre à léviter avec seulement un peu d'aide
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Lucien Charon
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the mighty bush : ☨ manipulation de la mémoire // capacité d'altérer la mémoire d'une autre personne.
Allegeance : Josuel se fond dans la masse, disons. Il suit les ordres de Gabriel, sans plus. Il tente de faire bande à part, mais tout le retient. Oh il n'est en rien un leader et ne veut pas l'être. Un traître ? Il n'est pas si extrême, même s'il va se faire passer pour un humain, il reste très loyal envers les anges. Il ne cherche jamais son propre intérêt, mais celui des autres en premier.
these streets : Il parcoure les rues, traînant des pieds, regardant tout autour de lui cette ville de Paris en train de s'autodétruire. Il voudrait faire quelque chose, mais simple ange qu'il est, simple spécialiste en informatique au quai des Orfèvre, il semble impuissant. Enfin c'est ce qu'il croit en tout cas. Alors il observe les évènements qui ont troublé la vie à Paris, cette ville aux aires innocentes, il voit, il sait, mais ne fait que suivre. Les démons sont ce qu'ils sont et le resteront, il n'a pas un bien grand espoir. Les templiers sont d'une aide utile. Les humains et les révolutionnaires restent dans une ignorance certaine. Mais ce ne sont pas les seuls, les Dieux cachent bien leur jeu.
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Sujet: ⟨ pascaline & lucien ⟩ tu peux apprendre à léviter avec seulement un peu d'aide Mer 31 Oct - 1:20 ()


tu peux apprendre à léviter avec seulement un peu d'aide

@PASCALINE E. SABOT
Respirer. Parfois on n'oublie de prendre le temps de respirer, prendre le temps de lever les yeux au ciel et d'expirer un bon coup. Le chaos sème la panique dans les rues de Paris, prise au piège par les flammes. Il y avait des milliers de raisons qui pourraient nous faire abandonner, maintes reproches, maintes fois où on doutait de nous, de notre foi. Pourtant on ne perdait pas cette motivation originelle, cette foi qu'on garde toujours au creux de notre main, qu'on serre fort pour ne pas qu'elle s'échappe, pour ne pas qu'on perde le contrôle. Mais il y avait toutes ces fois où sur mon parquet abîmé, entre les quatre murs qui m'entouraient, mes genoux gardaient les traces de mes doutes. Je commençais à combattre cette obscurité qui voulait grandir en moi, je voulais la combattre tandis que dans le creux de ma main je gardais cette lumière brillante, étincelante, celle qui me fait rester debout, celle qui me retient de tomber. Légendes inconnues, figures nommées, on suivait cet idéal de paix, que les quelques mythes relataient. Puis voilà cette nostalgie qui nous prend, tandis qu'on ne fait que raviver les flammes qui brûlent la capitale, qui la réduit en ruine petit à petit. Cendres. J'observe cette ville meurtrie par multiples attaques, je l'observe maintes fois tomber. Le ciel n'est plus bleu, les nuages ensanglantées le couvrent. Les mains dans les poches, je sors de mon appartement, un après-midi. Weekend qui profite à ceux qui soit sont encore ignorants par ce qui les entoure, soit font semblant de continuer à vivre comme si de rien n'était. Humanité qui se perd, j'essaie de la rattraper, la guider. J'essaie de la mener vers la lumière, là où elle se rassura, là où elle sera tranquille. Mais cette Humanité me prend aux tripes, elle me bouffe de l'intérieur depuis que je suis tombé des cieux. Elle me hante si bien que j'en oublie la sensation d'avoir des ailes. Mais l'Humanité en a bavé. Victime collatérale disait-on. À feu et à sang, criait-on dans les ruelles parisiennes, sales. Il faisait toujours chaud, je continuais d'errer, jusqu'à ce petit jardin non loin de l'endroit que j'avais élu pour domicile. Ce jardin j'y passais souvent, mais n'y passais pas réellement du temps. Je ne prenais pas le temps de l'apprécier calmement. Alors plus tôt j'avais donné rendez-vous à celle qui surement était la seule qui connaissait l'humain le plus longtemps. Tourment apparent, elle pouvait bien le remarquer. Cela faisait pas mal de temps que je ne l'avais pas revue, surtout depuis le jour du Grand départ, où j'essayais d'éviter le plus possible l'entourage proche. Je m'isolais de plus en plus, m'occupant seulement entre le bouquinage et les missions angéliques. Pascaline ne savait pas que je n'étais pas le Lucien qu'elle a toujours connu, du moins elle avait dû s'en douter, mais jamais elle ne pouvait savoir réellement qui j'étais malgré mes ailes perdues. Je continuais de marcher, entrant dans ce jardin où il y avait plusieurs statues d'influence grecque; que je ne pouvais jamais comprendre par ailleurs. Je regardais autour de moi, sans faire attention aux personnes que je croisais. Je m'avançais jusqu'à trouver un banc sur lequel se trouvait celle que je pouvais considérer comme une amie. Petit sourire qui conviendra, je la saluais, et m'asseyais près d'elle. "Ce jardin est comme un havre de paix coincé dans une bulle, au milieu de ce Paris détruit." pensais-je à voix haute. "Tu ne trouves pas que c'est tellement différent qu'ailleurs à Paris ?" lui demandais-je, tournant la tête vers la douce blonde, comme si je ne voulais pas aborder le sujet sensible directement, comme pour gagner du temps, temps que nous n'avions plus..


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Pascaline E. Sabot
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Sujet: Re: ⟨ pascaline & lucien ⟩ tu peux apprendre à léviter avec seulement un peu d'aide Dim 4 Nov - 17:46 ()
TU PEUX APPRENDRE À LÉVITER AVEC SEULEMENT UN PEU D'AIDE
Pascaline & Lucien


La vie n'est pas facile depuis qu'il y a eu la famine dans nos rues, et malgré mes efforts, certaines personnes ne s'en sont pas relevées, ce qui m'attriste grandement. Certaines ont pu être sauvées de justesse cela dit et cela passe un peu de baume sur mon cœur. Mais je suis prise entre deux sentiments, celui où j'ai fait mon possible pour sauver les gens, et celui où mes actions n'ont pas été assez efficaces. J'aurais dû mieux faire, j'aurais pu mieux faire, et plus le temps passe, plus je m'en convaincs même si tout cela semble être sur la bonne voix. Il est encore difficile de trouver suffisamment de nourriture, mais il est possible d'en trouver. Je suis chez moi, perdue dans mes pensées, presque mélancolique d'une certaine période à vrai dire, presque oui. Parfois, je me dis que je devrais retourner dans les pays qui ont vraiment besoin de mes services, ailleurs qu'ici à Paris. Mais ce serait un signe d'abandon de ma part, et cela, je ne pourrais pas me le permettre, je ne pourrais m'y faire, ma conscience me crierait dessus, me disant que je dois retourner à Paris, là où on a vraiment besoin de moi. Heureusement que ma force de caractère est grande, que je veux faire le bien ici à Paris, car sinon, je pense que j'aurais déjà tout plaqué. Les choses se sont accélérées depuis maintenant deux années, c'est irrémédiable, je le sais, et ça ne va pas s'arranger, jusqu'à ce que la ville tombe définitivement dans le chaos, ou que toutes les réponses sont apportées de façon définitives. Mais là, je sais que déjà je me fourre le doigt dans l’œil, jamais nous n'aurons nos réponses, nous simples humains, simples mortels. C'est alors que je reçois un message qui me fait du bien, qui réchauffe mon âme. Avec la famine, le travail, j'en ai parfois malheureusement un peu délaissé mes amis, et Lucien en fait partie. Il faut dire que la dernière fois, il est partie, d'un coup, sans que je ne comprenne le pourquoi du comment. Alors je l'ai laissé tranquille, en paix pour ainsi dire. Et c'est lui qui fait ce pas vers moi, car peut être était-il enfin prêt pour m'avouer ce qu'il a tenté de me faire comprendre la dernière fois, voilà plusieurs mois à présent. Peut être que non, qu'il a oublié cela, mais moi je ne l'ai pas oublié. Alors je me dis que j'essayerais de remettre ça sur le tapis, si jamais il ne veut pas en parler, lui rappelant notre dernière véritable discussion. Il me donne rendez-vous dans le sublime Jardin d'Athéna qui contrairement aux autres semblent avoir réussi à garder un certain calme, une certaine osmose avec le Paris d'avant. Il n'est pas encore là, alors je m'installe sur un banc, et je sors le bouquin de mon sac. Quand j'ai du temps de libre, je viens lire ici, ça me fait du bien. Je me sens dans un cocon, seule au milieu de la foule qui parcours le Jardin. C'est presque paradoxal, mais il en est ainsi. Et bientôt il arrive à ma hauteur et se cale à côté de moi faisant cette remarque à haute voix.

" C'est vrai, sans doute parce qu'Athéna continue de veiller sur les lieux autant qu'elle le peut. Elle fait en sorte que ce lieu soit son havre de sagesse, elle laisse sa stratégie militaire agir en dehors. "


Bien sûr qu'elle n'existe pas vraiment, mais je me berce d'une certaine illusion, celle où elle serait là pour véritablement veiller sur son jardin, et faire en sorte qu'il reste en ordre malgré le chaos ambiant. Cette idée me réconforte un peu même si elle est complètement farfelue, mais après tout, nous sommes à Paris, certains ont des capacités peut être suffisantes pour entretenir le jardin, le gardant dans une sorte de bulle de protection.

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Sujet: Re: ⟨ pascaline & lucien ⟩ tu peux apprendre à léviter avec seulement un peu d'aide Sam 10 Nov - 1:40 ()


tu peux apprendre à léviter avec seulement un peu d'aide

@PASCALINE E. SABOT
 La brume envahissait Paris, Paris qui devenait gris, mais qui rougit. Les flammes créaient cette brume incessante, tandis que je cherchais une once de lumière dans cette capitale meurtrie. Pierres tombales qui accueillent des âmes qui se sont perdues, pauvres âmes qui avaient embrassé cette Humanité tandis que je m'accrochait à elle. Mes pensées vacillent durant mes nuits, je m'écarte de cette vie désirée, je m'éloigne de ces Cieux abandonnés. Je regarde toujours vers le haut, tandis que petit à petit je tombe vers le bas. Je ne savais plus où vraiment aller, tandis que je continuais d'errer dans Paris, cette capitale méconnaissable. Je l'avais connue brillante, je l'avais connue scintillante et heureuse. Désormais la poussière danse dans ses rues et autour des âmes perdues de ses habitants. Je m'étais d'ailleurs trop rapprochés d'eux. Au fur et à mesure que je vivais comme eux, je m'éloignais de ce combat qui doit être le mien. Au fil du temps je perdais mes ailes, j'en perdais l'habitude de les utiliser depuis que j'ai atterri. Je m'étais collé à cette Humanité que je dois sauver, mais cette impuissance me prenait, elle me hantait parfois. Puis je repensais, cette légère brise ici au Jardin d'Athéna me revigorait. Une jeune blonde se trouvait à mes côtés, ça me reposait aussi. Un jour ressemblait à un autre, chaque jour c'était cette même routine. Je voyais les gens courir, s'agiter, paniquer, s'inquiéter, puis finalement abandonner dans cette quête d'une tranquillité tant désirée. Malgré notre immortalité imposée, ça me tuait intérieurement à petits feu. Et voilà que les âmes parisiennes s'imprègnent de cette peur environnante. Le danger est là, il nous guette jusqu'à nous prendre en otage. Comme s'il n'y avait plus d'issus. Je réfléchissais trop, mon esprit s'en trouvait bouffé par cette guerre où l'humanité était en jeu. Cette humanité pour qui je m'étais pris d'empathie. Je me surprenais même à en devenir plus humain qu'angélique. Alors l'issue, elle pouvait être prévue, mais on refusait de le voir, d'y croire. On poursuivait cet objectif éternel, la lumière toujours au creux de notre main. On espérait la répandre, on espérait que la foi n'était pas perdue en soit. Le côté obscur de la capitale gagnait du terrain, on s'affaiblissait, il fallait se l'avouer. Je voyais ses murs et ses blessures, et Paris manquer de pain. Quelle infamie cette famine.

 Tout autour de moi était bien plus calme que dans ma tête. J'étais assis près de Pascaline, et je trouvais en ses yeux comme un refuge tranquille. Comme si tout allait bien se passer. Je souriais un instant. C'est vrai que cet endroit était apaisant. "Tu y crois toi aux dieux ?" l'interrogeais-je, surpris par sa remarque. Je réfléchissais, plissant des yeux en observant les alentours. "C'est vrai qu'on peut avoir cette impression là.." repris-je. Laisser la stratégie militaire en dehors. Je baissais les yeux, j'aurais aimer pouvoir laisser cette guerre de côté et profiter de cette vie humaine, mais je ne pouvais pas. Il était en notre devoir de sauver Paris et ses habitants. Et Pascaline en faisait partie, c'est ce qui me donnait encore plus envie de me battre finalement. "Comment tu vas toi ? Désolée le temps nous a séparé, il se passe tellement de choses dehors que ça nous envahit.." Ou bien voulais-je plus m'éloigner d'elle pour que le danger n'aille pas l'attraper.. Parce que je me devais de la protéger. Parce que je me sentais coupable ? Surement. "Qu'est-ce que tu fais en ce moment ?" continuais-je à converser de tout et de rien. Comme si parler du beau temps allait retarder ce moment fatidique qui de toutes façons allait arriver tôt ou tard. Nervosité apparente, je fis mine de rien.


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Pascaline E. Sabot
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Sujet: Re: ⟨ pascaline & lucien ⟩ tu peux apprendre à léviter avec seulement un peu d'aide Sam 10 Nov - 14:04 ()
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Pascaline & Lucien


La vie dans cette ville ne ressemblait plus vraiment à une vie, mais plutôt à de la survie, bien malgré moi. Pourtant, je me refusais à voir le négatif, je me refusais à voir le verre à moitié vide, je ne pouvais pas, c'était comme ça, jamais je ne le verrais, même devant la pire des épreuves que la vie pourrait nous offrir. Paris était en perdition depuis trop longtemps, depuis que le Grand Départ avait eu lieu, depuis ce temps là, la ville ne cessait de s'enfoncer dans les méandres de sa propre folie, et puis, nous étions là. Nous étions encore quelques uns à faire en sorte que cette ville ne sombre pas complètement malgré la récente famine, qui tendait à devenir moins importante, même si elle se faisait toujours sentir. Et avec ça, le temps file, passe à une vitesse que personne ne voit arriver, et on finit par plus ou moins s'éloigner des uns des autres, c'est comme ça que ça fonctionne, je le sais bien, je m'en rendais compte, mais que faire ? Il fallait savoir quelles étaient les priorités, et sauver la ville, sauver les personnes étant encore là était la priorité. Alors, avec la famine, bien malgré moi, les gens s'étaient un peu éloignés, un peu seulement. Ils n'étaient pas très loin, mais nous ne prenions pas le temps d'agir, de simplement nous parler en dehors d'un sms envoyé au détour d'un quart de travail, au détour d'une ruelle, au détour de choses et d'autres qui étaient là pour nous occuper l'esprit. Je restais positive, et le message de Lucien me fit plaisir. C'était un de mes meilleurs amis, et je me rendais compte que je ne l'avais pas vu depuis trop longtemps. Est ce que c'était ma faute ? Est ce que c'était la sienne ? Peut être un peu des deux, sûrement même d'ailleurs. Alors il voulait me faire découvrir le Jardin d'Athéna, mais sans doute ne savait-il pas que je venais souvent ici, pour lire en général, pour observer mon monde, comme si ici, tout était un peu plus calme et paisible. Et aujourd'hui semblait vérifier tout cela, mais jusqu'à quand ? Le jardin connaissait des hauts et des bas selon les saisons et les événements, mais il restait globalement dans un état bien supérieur à la majeure partie de la ville si nous devions faire la moyenne. Pourquoi cela ? Je ne saurais dire, peut être parce que justement, Athéna avait réussi à veiller sur son bien, et qu'elle continuait à le faire par l'intermédiaire de petites mains comme les miennes. Parce que oui, à côté de ce banc, celui où nous sommes assis, je me suis amusée à planter de petits crocus, participant à la resplendissance du jardin, à ma mesure bien entendu. Et je supposais que beaucoup agissait de la sorte, faisant que le jardin ne dépérissait pas complètement. Alors la question du brun me fait sourire.

" Bien sur que j'y crois. Sinon, comment pourrais-tu expliquer que ce jardin tient encore debout alors que la ville est en feu ? Après, est ce que c'est véritablement Athéna qui veille sur ses terre ? Je ne sais pas, mais ici, c'est comme un cocon, et chacun veille à ce qu'il le reste. Regarde le sol à ta droite, tu verras de quoi je parle. "


Même s'ils n'étaient pas les plus beaux, même s'ils n'étaient pas forcément resplendissants, ils étaient là les crocus que j'avais planté voilà maintenant trois années de cela. Ils étaient toujours en vie, comme protégés par une aura divine, l'aura qui entourait probablement ce jardin dans sa grande globalité.

" Et toi, tu y crois aux dieux ? Qui sait, peut être qu'Athéna est dans un coin en train de nous scruter pour voir si nous faisons preuve de respect vis à vis de son jardin. Regarde cette brune là-bas. Peut être que c'est elle. "

Je regardais le monde qui m'entourait avec des yeux enfantins, pas pour me voiler la face, non, j'étais parfaitement consciente de la situation, mais pour apaiser mon coeur, et celui de mon ami par la même occasion, car je le voyais, il n'était pas au mieux. Depuis qu'il était revenu, il n'était plus le même, je le savais, mais son malaise semblait s'accentuer à chacune de nos rencontres pour une raison que je ne saurais dire précisément. La situation de la ville n'aidait pas, c'était une certitude, mais il y avait plus que ça. Alors, je lui souriais, lorsqu'il me demandait comment ça allait.

" Tu sais bien que ça ira toujours pour moi, Lucien. J'ai cette force en moi, celle de continuer à voir le positif malgré tout ce qui nous arrive. Mais je le reconnais, le temps file, passe si vite que parfois, la semaine, le mois se termine alors que nous n'avons pas l'impression qu'il en est ainsi. Mais c'est le cas. Cette année va prochainement se terminer, alors que pourtant, j'ai cette impression qu'elle commence à peine. La famine n'a pas aidé, mais j'ai fait ce que j'ai pu pour aider autrui, distribuer de la nourriture à ceux qui en avait le plus besoin, fait mon boulot d'aide soignante. Mon petit train train n'a guère changé depuis que je suis revenue dans ma ville natale depuis le Grand Départ. Mais qui sait, peut être que ça finira par changer. "

Je ne pouvais jurer de rien, mais tant que je serais de ce monde, tant que j'en aurais la force, tant que mon temps ne sera pas terminé, alors j'aiderais toutes les personnes que je pourrais aider. C'est le but de ma vie, et jamais je ne fuirais mes responsabilités.

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Sujet: Re: ⟨ pascaline & lucien ⟩ tu peux apprendre à léviter avec seulement un peu d'aide Sam 24 Nov - 3:12 ()


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@PASCALINE E. SABOT
 Nous ne parlons plus comme nous avions l'habitude de le faire. Humanité qui m'envahit de plus en plus. Les rues grouillaient d'humains qui fermaient les yeux. Certains se demandaient de ce que l'avenir pouvait leur réserver, d'autres n'y croyaient plus. On réfléchit trop, on pense trop, et le lendemain on se répète sans que ça avance. Avant c'était mieux, disait-on. Avant on restait les yeux fermés, disaient-ils. Mais avant leur foi tremblait justement parce que la vie les aveuglait. Mémoire qui ne flanche pas, collectionneur qui fait le ménage, et enfin un expert aux airs se familiarisant avec la gaminerie, voilà une double routine qui rythmait ma vie. Puis il y avait cette humaine qui rythmait aussi ma vie. La jeune blonde était la seule à me voir sourire. Rares instants joyeux capturés, comme si on était dans une petite bulle, dans une sorte d'échappatoire à cette dure réalité. Elle avait ce don de me faire oublier ce qu'il y avait autour, et ça, je ne m'étais pas rendu compte avant. Cette réalité m'avait bouffé en plein vol. Parce qu'il fallait s'y habituer, se cacher, combattre. C'est cette vérité qui me brûlait sur la langue, parce que je me détestais de ne pas être totalement honnête avec elle. Elle méritait d'en savoir plus, mais cela m'était interdit. Je voyais certains vouloir abandonner, d'autres toujours combattre, rester debout. Mais c'était dur. Moi, je tanguais. Je tanguais entre tout laisser tomber pour mener une nouvelle vie, et combattre pour éviter que cette fatalité soit une réalité.

 Pour la première fois depuis bien longtemps, je ressentais une certaine paix. Paisible air qui vint faire bouger les feuilles du jardin. Il y avait de la couleur ici. À l'extérieur tout était rouge, grisâtre, avec une odeur de la perdition des âmes. Une odeur mortelle. Les mortels eux, subissaient de plein fouet. Je regardais Pascaline, l'air intrigué. Elle paraissait y croire fermement. Je m'en trouvais déboussolé. Comment je pourrais expliquer ce que certains pourraient appeler la magie de cet endroit ? Je n'en avais aucune idée. "C'est une façon de voir les choses.." Enfin je pensais dans un premier temps que c'était l'oeuvre du Saint Esprit, quelque part, à travers les mains de ces humains qui travaillaient pour garder cet endroit magnifique. Pour moi, il ne pouvait y avoir qu'un seul Dieu. Rien d'autre n'était ni possible, ni imaginable. J'en restais persuadé, et j'espérais Paris redevenir cette ville Lumière, tournée vers Dieu, notre Père tout puissant. Je jetais un oeil à ma droite, comme elle me le suggérait. "Ce sont de belles plantes, c'est vrai !" repris-je ensuite. "Tu sembles bien connaître l'endroit" Je souriais. Je m'arrêtais un instant après sa question. Je riais et bégayais presque. "Ah euh, moi non non." Je ne savais pas trop quoi ajouter après ça. J'avais l'air gêné. Parler à des humains, j'avais pris l'habitude depuis mon arrivée ici, mais je ne m'y faisais toujours pas réellement. Simplement parce que même si je m'y mêlais, je restais dans mon coin, je voyais peu de monde, alors je n'excellais pas dans l'art de la conversation, loin de là. Solitude me voilà. Alors je me contentais des banalités. Pascaline allait bien, comme toujours, et j'étais content rien que de l'entendre. "Oui je le sais, et c'est ce que j'admire en toi finalement. Mais je ne pouvais pas m'empêcher de te poser la question et surtout de m'inquiéter. Tu as raison, mais il ne faut jamais s'arrêter, jamais abandonner". Je devrais m'écouter parfois. "Tu fais vraiment beaucoup pour la ville. Tu as surement sauvé des vies, et ça fait de toi une personne incroyable." C'est vrai qu'elle m'impressionnait, parce que je ne pensais pas voir une humaine si engagée. "J'y pense, un jour on devrait faire ça tous les deux ça te dirait ? D'ailleurs je pense qu'il faut qu'on parle de quelque chose maintenant.." finissais-je, inquiet pour la suite, pour tout, de sa réaction. Je me demandais si je prenais la bonne décision, si je pouvais me lancer.


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Sujet: Re: ⟨ pascaline & lucien ⟩ tu peux apprendre à léviter avec seulement un peu d'aide Dim 2 Déc - 14:49 ()
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Pascaline & Lucien


Malgré tout ce qui arrivait, je n'arrivais pas à cesser de voir la vie du bon côté. Certains dirons que je suis bête à toujours voir ce qui va bien alors que tout va mal, pourtant, il y a toujours quelques choses qui va dans le bon sens, même si ce n'est qu'une chose, alors que pourtant, tout le reste ne va pas, je vais réussir à me focaliser sur ce qui convient. C'est un fait, et jamais je ne renoncerais à ce positivisme, parce que ça me fait du bien, mais que ça fait du bien aussi aux gens qui m'entoure, aux gens que j'apprécie, que j'aime. Et je pouvais dire que Lucien faisait partie de ses personnes que j'aimais plus que tout même si ces derniers temps nous n'avions pas l'occasion de réellement nous croiser. Aujourd'hui semblait être un autre jour, par hasard, j'étais là, et lui aussi. Est ce qu'il se promenait souvent dans le coin ? Je ne saurais dire, j'y viens régulièrement mais je ne l'avais encore jamais vu ici, peut être que nous n'y venions pas en même temps et qu'aujourd'hui faisait exception à la règle. Je tentais de me remémorer le nombre de fois que j'étais venue ici en cette journée de la semaine. Depuis une année, je m'étais retrouvée ici, à cette heure-ci déjà une dizaine de fois, c'est régulier mais il a très bien pu passer loin de moi, le jardin étant assez vaste pour ne pas croiser la dite personne. Je ne vais pas m'amuser à fouiller dans ma mémoire si jamais il est passé dans ma vision périphérique. Je pourrais le faire mais le but serait bien restreint puisqu'il est à présent à mes côtés. Alors nous discutons, simplement, avec le sourire comme je sais si bien le faire. Lui, il est soucieux, comme lors de notre dernière discussion voici quelques temps. Il était partie comme ça, comme si quelques choses de pire que d'habitude allait se produire. Allait-il me dire ce qui le tracassait autant ? Peut être, ce ne serait pas moi qui allait lui extorquer des aveux à propos de ce qu'il avait pu faire ou ne pas faire, ou à propos d'autres choses. Si je suis curieuse comme tout le monde, ce n'est pas ce qui guide ma vie d'abnégation. Non, je vis pour les autres, plus que pour moi, c'est comme ça que ça marche, depuis plus de dix années maintenant. Je vais bientôt avoir trente ans. C'est un cap à passer, même si fondamentalement ça ne change rien. Il me demande alors si je crois aux dieux. Il utilise bien le pluriel, même si je ne sais pas s'il y en a un ou plusieurs, mais ici nous sommes dans le jardin d'Athéna. Alors sans doute est-elle par ici, ou par là, cachée dans un coin du jardin pour veiller sur celui-ci. C'est utopique bien sûr, car ce ne sont que les humains qui s'occupent de cet endroit, comme je le fais parfois. C'est pour ça que je lui dis de regarder à côté de lui. Il disait que c'était de belles plantes, que je connaissais étrangement bien l'endroit.

" C'est normal, je viens souvent ici, sur ce banc dans ce jardin pour être au calme Lucien. C'est moi qui a planté les crocus juste là, voilà un peu plus de trois ans. Ce sont des plantes vivaces qui ne meurent pas facilement et qui repoussent régulièrement. Je veille en quelques sortes sur elles, comme pour me dire que totu va bien. "

Et j'en souris. Je lui demande s'il croit lui aussi aux dieux, en Dieu simplement, et visiblement, il ne sait pas quoi dire, preuve que même s'il me dit non, il y croit un peu, à quelques parts, mais je ne le notifies pas de cela. Je ne suis pas un détecteur de mensonge, non, mais parfois, toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. C'était pour cette raison qu'il y avait autant de bazar dans Paris depuis le Grand Départ, et le Grand Retour, et que cela semblait s'accentuer de semaines en semaines. Que se passerait-il si toute la vérité éclatait complètement au grand jour ? Je ne saurais vous le dire, je ne suis pas devin non plus. Mais un jour peut être qu'elle éclaboussera la ville, et que ce sera encore plus le chaos. Nous sommes encore en mesure de vivre, à ce moment là, ce sera simplement et purement de la survie sans doute. Mais qui suis-je pour dire cela ? Personne, juste quelqu'un qui ne sait rien à propos de ce qui se passe ici, juste une jeune femme qui essaye d'aider son prochain. Alors j'en souris lorsqu'il me demande si je vais bien. Question banale, bateau, mais ma réponse ne l'est pas. Je ne suis pas là pour me vanter de quoique ce soit, je fais juste ce qui me semble être les meilleures choses à faire pour tenter d'améliorer le monde autour de moi. C'est une goutte d'eau dans cet océan, mais je me dis que c'est une goutte importante, et Lucien me le confirme. J'aime ce qu'il dit, il ne faut jamais abandonner, et il a parfaitement raison. Le jour où j'abandonnerais, c'est que je serais véritablement morte sur un champs de bataille peut être, en train d'aider d'autres personnes à survivre, devenant un dommage collatéral de cette guerre qui se passait en ville.

" J'essaye surtout de faire ce qui me semble être le plus juste pour tenter d'apaiser ce monde à vif Lucien. Mais tu as raison, je ne vais jamais abandonner, je ne vais jamais m'arrêter d'agir de la sorte, car si je fais cela, qu'en sera-t-il des autres ? Je me dois de montrer l'exemple à mon échelle, de faire de mon mieux. Je le ferais jusqu'à ma mort s'il faut. "

Et quand je disais cela, je ne plaisantais pas. S'il fallait que j'en arrive là, alors j'en arriverais là, le sentiment du devoir accompli en moi, sentant ma vie s'échapper entre mes mains. Lucien éprouva alors le désir de m'aider dans cette tâche. J'en souriais, cela me ferai plaisir de l'avoir avec moi pour aider les autres. Cependant, il semblait vouloir me parler d'autres choses encore.

" Cela me ferait plaisir de t'avoir à mes côtés si tu le désires. Mais je t'écoute, de quoi veux-tu me parler ? Tu sais que tu peux tout me dire Lucien, il ne faut pas avoir peur. "

Et instinctivement, je plonge mon regard dans le sien avec un sourire compatissant ainsi qu'une main sur son épaule. Je ne veux pas le forcer à la confession, mais la dernière fois, il s'était retenu, partant pour ne pas avoir à dire des choses qu'il pourrait peut être regretter.

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Lucien Charon
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Allegeance : Josuel se fond dans la masse, disons. Il suit les ordres de Gabriel, sans plus. Il tente de faire bande à part, mais tout le retient. Oh il n'est en rien un leader et ne veut pas l'être. Un traître ? Il n'est pas si extrême, même s'il va se faire passer pour un humain, il reste très loyal envers les anges. Il ne cherche jamais son propre intérêt, mais celui des autres en premier.
these streets : Il parcoure les rues, traînant des pieds, regardant tout autour de lui cette ville de Paris en train de s'autodétruire. Il voudrait faire quelque chose, mais simple ange qu'il est, simple spécialiste en informatique au quai des Orfèvre, il semble impuissant. Enfin c'est ce qu'il croit en tout cas. Alors il observe les évènements qui ont troublé la vie à Paris, cette ville aux aires innocentes, il voit, il sait, mais ne fait que suivre. Les démons sont ce qu'ils sont et le resteront, il n'a pas un bien grand espoir. Les templiers sont d'une aide utile. Les humains et les révolutionnaires restent dans une ignorance certaine. Mais ce ne sont pas les seuls, les Dieux cachent bien leur jeu.
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Sujet: Re: ⟨ pascaline & lucien ⟩ tu peux apprendre à léviter avec seulement un peu d'aide Mer 12 Déc - 21:35 ()


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@PASCALINE E. SABOT
 J'ai regardé le ciel, presque ébloui. Il avait l'air cassé. L'air, on commençait tous à en manquer. Respiration superficielle. Le ciel il n'était plus aussi bleu qu'avant. Ça ne brille pas autant qu'auparavant. Nostalgie facile. Vies volées. On s'est crashés sur le sol. On a perdu nos ailes au nom d'une Humanité brisée, au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Je priais des amen à en pleuvoir. Arrivé sur cette Terre, j'étais plein de lumière, de force, et surtout pas habitué à fouler le sol. Mes ailes me manquent en réalité, et cette lumière que je portais s'affaiblit de plus en plus. Petit à petit. Et puis là, à côté de Pascaline, c'était comme si rien d'autre autour ne comptait. Une petite bulle. Et pourtant j'avais l'impression de merder. Comme une envie de tout quitter pour partir loin avec elle. Mais c'était tout simplement impossible, et puis elle était justement la raison de mon combat au nom de l'Humanité ruinée. Parce qu'elle avait besoin d'être restaurée. Les temps étaient dures, et le sablier continuait de s'égrainer, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de sable, jusqu'à ce qu'elle se retourne. Et ainsi de suite. À l'infini. Mais ce sable il brûle, et il brûle dans cet atmosphère apocalyptique, dans lequel les démons jouent. On brûle et on a l'impression qu'il n'y a qu'une seule issue dans cette guerre qui nous divise même de l'intérieur. J'avais peur. En fait ouai j'avais peur mais je le cachais en moi. Je n'étais pas vraiment fait par les combats, et il n'y avait que récemment que je m'étais mis à la musculation. Comme pour m'évader, m'empêcher de penser. D'habitude je servais de support, d'homme de ménage pour humains. Nettoyeur de mémoire, disait-on. Parce qu'il ne fallait pas que les humains se souviennent. Qu'ils ne se souviennent pas que les démons tuent leur humanité, tandis que nous essayons de les sauver. Ces derniers temps la vérité vacillent. Et mon rôle se trouvait de plus en plus réduit. Parce que la vérité a éclaté au grand jour, tel un kinder surprise, même pour nous. Je pensais aux dieux, et me tourmentais, me demandant comment tout ceci était bien possible. Alors oui j'étais perplexe aux côtés de Pascaline. Je ne voulais pas lui mentir, plus jamais et pas un jour de plus. Parce que finalement je tenais à elle plus que je ne pouvais l'imaginer, et je ne m'en rendais pas compte. On dit que la vie est courte, qu'il faut en profiter. Mais je ne connaissais plus la mortalité, l'éternité avait pris sa place. J'étais plutôt du genre à vouloir porter les planches de bois pour réparer une maison presque brûlée, mais rien n'était facile, et autour de nous l'embrasement s'intensifiait. On ne vivait pas dans le même monde, triste constat. Je sentais la chaleur venir nous ronger. Nous sentions tous les flammes se rapprocher petit à petit.

"Oh je ne savais pas. Tu as vraiment la main verte ! Ils sont vraiment beaux ces crocus, et ça ne m'étonne pas à vrai dire. Leur couleur violette nous rappelle bien le printemps." Je fis une petite pause, fixant les crocus près de nous. Tout va mal en fait. "Ça manque d'avoir ce sentiment de douceur. Ça nous manque.." J'admirais de plus en plus la blonde qui était assise près de moi. Pourtant lorsque j'ai atterri ici à Paris, sans mes ailes et déboussolé, je préférais couper tous les ponts avec tout le monde, et me faire discret. Ne pas impliquer de sentiments, pour éviter tout risque de les blesser. Maintenant, tout avait l'air de changer. Pascaline elle me voit avec une différente âme, dans un même corps. Un corps qu'elle a autrefois connu dont l'âme a disparu. Pour toujours. Elle ne le reverra pas. J'ai pris sa place. Mais est-ce que son coeur le sait ? Je suis peut-être ce corps qu'elle a autrefois aimé. "Ah mais je n'en doute pas, chère Pascaline. J'ai confiance. Mais peut-être tout cela te dépasse. Je m'en voudrais qu'il t'arrive quelque chose.. Je ne voudrais pas que ça arrive jusque là." Pincement au coeur. J'avais beau vouloir sourire pour me rassurer. En vain. On faisait face à nos peurs dans l'obscurité, ne cherchant plus la lumière. J'essayais pourtant de la propager cette lumière qui nous vivifiait. Elle était perdue, nous étions tous perdus. La guerre elle laisse toujours des traces, et cette situation nous blesse tous, créant des cicatrices profondément marquées. "Tu es bien trop gentille Pasca." Tout lui dire.. C'était bien difficile. Parce qu'il y avait des choses qu'on ne pouvait pas dire comme ça, à la légère. À ses côtés.. Je restais un peu hébété bizarrement. Ce n'était pas dans mes habitudes."Eh bien.. avec tout ce qu'il se passe, et la révélation, j'imagine que tu t'en doutes mais.." Je marquais un silence un instant, la fixant. "Je ne suis pas le Lucien que tu as connu. Et je m'en veux de ne pas te l'avoir dit avant, mais je n'avais pas le choix. Ton ami est parti il y a bien longtemps. Je suis désolé.." J'étais tellement désolé. Tu as un voleur en face de toi..


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Pascaline E. Sabot
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Sujet: Re: ⟨ pascaline & lucien ⟩ tu peux apprendre à léviter avec seulement un peu d'aide Ven 14 Déc - 18:25 ()
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Il semblait avoir le coeur sur le point de s'effondrer, je pouvais le voir dans son regard, quelques choses n'allait pas du tout, et ceci depuis déjà bien longtemps, mais quoi ? Je ne le savais pas encore, et peut être qu'aujourd'hui, il m'en dirait plus. Peut être que non, que comme la dernière fois, il fuirait de devant moi pour me cacher cette vérité. Mais peut être qu'il ne le ferait pas, car il parlait de ce jardin qui était un havre de paix pour quiconque ou presque venait s'y perdre, ou simplement marcher en son sein. Moi, je ne venais pas spécialement y marcher, non, je venais me ressourcer pour lire la plupart du temps, sur ce banc là, celui où trois ans auparavant, j'avais participer à l'effort commun de garder ce jardin dans un état correct à défaut d'être réellement resplendissant. Mais si chacun apportait sa pierre à l'édifice, alors il tiendrait encore debout, assurément. Lucien s'était donc arrêté sur ces petites fleurs me disant que j'avais vraiment la main verte. Alors avec la crédulité d'une enfant, je regardais ma main droite, et non, elle n'était pas verte, mais elle avait bien sa couleur habituelle, celle de cette peau rosie qui tentait de sauver le plus de vies possibles dans ce capharnaüm qu'était devenu Paris depuis mon retour sur mes terres natales.

" Alors ne pense plus à ce qui te fais souffrir Lucien. Pense à ce qui apaise ton âme pour que cela passe un baume sur ton cœur meurtri, pense à ses petits crocus qui sont là depuis tout ce temps et qui même s'ils finissent par mourir une fois le froid venu à l'hiver, repoussent au printemps. Nous sommes dans un cycle Lucien, et pour le moment, malgré nos efforts, cela va mal, mais il faut garder cet espoir, car le jour où il disparaîtra de nos cœurs à nous, alors la fin sera réellement proche. Il faut faire le dos ronds dans les périodes comme celle que nous traversons, des jours meilleurs seront bientôt là. "

Mais je ne suis nullement prophétesse dans mon pays, alors je ne pourrais lui donner une date précise, peut être que cela ne se fera pas de notre vivant, je ne saurais dire. Il y a tellement de choses que j'ignore, pourtant cela ne m'empêche pas de vivre ma vie comme je l'entends, aidant le maximum de personnes. Oui, je ne me voilais pas la face, tout allait mal, tout allait de travers, mas à quoi bon penser de trop à une situation qui, quoiqu'il arrive, nous ne pouvons pas résoudre entièrement ? Alors je lui confirme que j'aiderais mon monde jusqu'à ma mort s'il le faut, et peut être même au delà. Il ne doute pas que j'agirais de la sorte même s'il ne veut pas que quelques choses m'arrive. Mais qui peut le prévoir ? Peut être que demain, je serais fauchée sans que je ne puisses rien y faire. Je hausse les épaules, c'est comme ça. Il me dit que je suis trop gentille, et sur ce point, il a parfaitement raison, je suis bien trop gentille, je le sais clairement. C'est ma nature profonde qui est ainsi. Comment pourrais-je changer ? Cela me parait impossible alors je lui souris et pose ma main sur son épaule. Lui aussi il est gentil.

" Toi aussi tu es gentil Lucien, il ne faut pas te voiler la face à ce propos. Il faudrait plus de personnes comme toi. "


Un compliment, qu'il mérite, voilà ce que je lui dis. Si tout le monde était comme lui ou comme moi, tout irait mieux, mais ce n'est pas le cas, car beaucoup sont trop égoïstes pour comprendre tout cela. Il n'y a que leur petite personne qui compte et rien d'autres. C'est alors qu'il en arrive à cette fameuse révélation qu'il veut me dire depuis des semaines. Alors il te dit quelques choses que tu savais déjà. Il a l'air horrifié de ne me le dire que maintenant, mais au fond, je le savais. Je pose ma main sur son épaule et je le regarde dans les yeux.

" Je sais que tu n'es pas le même. Je l'ai su dès que nos regards se sont croisés lors du Grand Retour. Je l'ai vu dans ton regard, car tu ne me regardais pas vraiment, tu regardais dans ma direction sans me voir, car pour toi je n'étais pas là. Je sais qu'il en est de même pour tout les revenants. Vous n'êtes plus les mêmes. Mais ne t'en fais pas, je ne peux pas t'en vouloir pour ça, car pour moi, tu n'as jamais quitté mon cœur. Arrêtes de te morfondre là dessus veux-tu. Agis comme ton cœur te dit de le faire et tout ira bien pour toi. "

Et sur cette dernière parole, je le prends dans mes bras comme pour lui faire comprendre que je ne lui en veux pas. Je ne sais pas si j’interprète comme il faut ses paroles, mais oui, durant une année, qui sait ce qu'il a pu subir ? Personne parmi les revenants n'a su le dire, signe que cela a été un traumatisme que nous ne pouvons pas comprendre. Mais même s'il n'est plus le même, ensemble nous pouvons agir pour le bien de Paris, pour le bien de l'humanité.

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Sujet: Re: ⟨ pascaline & lucien ⟩ tu peux apprendre à léviter avec seulement un peu d'aide Mar 1 Jan - 22:53 ()


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@PASCALINE E. SABOT
 Fantôme errant dans les rues de Paris. Une source de lumière autour de cette obscurité environnante. Généralement je reste là, coincé entre mes quatre murs. Ou plutôt caché, avec ma tête qui se refugie entre mes mains. À vrai dire je me sentais inutile. Tout se bousculait dans ma tête, et surtout autour de moi. Pour la première fois, je ne savais plus quoi faire. Sans voix. Je n'étais qu'un simple ange après tout. Une espèce de larbin. Mais je continuais à servir, à hocher positivement de la tête. Je continuais à essayer de partager la lumière autour de moi, jusqu'à ce que depuis ce fameux jour, elle a commencé petit à petit à être rongée de l'intérieur sans que je ne me rende compte. Et puis il y avait Pascaline. Qui s'est mise sur mon chemin. Elle était pleine de lumière. Elle brillait. Culpabilité qui me rongeait. Je m'en voulais pour tout, je prenais tout pour moi, parce qu'au final on fait partie de ce groupe qu'on appelle les surnaturels qui sont venus voler la tranquilité de l'Humanité, venus voler leurs corps en prenant leur place. C'était mal et j'avais mal, mais on continue de se dire que c'est pour le bien de tous. C'est pour la sauver cette Humanité. Comme s'il fallait toujours des victimes collatérales, quoiqu'on fasse. Émotion humide, solitude forcée. Je ne voyais que quelques de mes frères et soeurs ailés. On cherchait une unité, et notre obsession pour la victoire nous divisait.

J'écoutais ses paroles, je les avalais, l'air un peu surpris. Je restais attentif à ce qu'elle disait. Elle avait beau me rassurer, m'apaiser, je me sentais toujours à l'écart, et surtout coupable vis à vis d'elle. Coupable de cette vérité pesante. Ne plus penser à ce qui me faisait souffrir. C'était bien difficile, voire impossible. "Merci Pascaline. Tu as le don d'avoir les mots justes." Et je le pensais sincèrement. On continuait à converser naturellement. "Je ne suis pas bien doué pour ça moi.." On s'était retrouvés, après s'être éloignés pendant un long moment. Enfin, c'était moi qui m'était éloigné. Je voulais la protéger, ne pas ramener la guerre et ses problèmes avec moi. Ces chose qui me collaient. Et pourtant ces derniers temps je repensais encore à elle. On voulait contrôler la situation mais elle nous dépasse complètement maintenant. Ange avec de simples ailes, au service de l'infini, et qui ne fait qu'un avec la mémoire. Sur Terre je ne suis qu'un simple informaticien au service de la police, la brigade criminelle. Je ne comprenais rien à ces choses là, a presque fini d'être viré, mais j'étais qu'un simple disparu pour eux, pour Pascaline. Je me demandais depuis tout ce temps ce qu'elle pensait réellement de moi. En réalité j'avais peur de lui dire, surtout que j'en étais incapable, c'était interdit. Pourtant je le voulais d'un autre côté. Je savais que je pouvais lui faire confiance en fait. Je le sentais au fond. Tout ce que je faisais c'était de m'assoir et attendre qu'un signe apparaisse. Un signe d'espoir pendant que je tenais fort cette lumière pour pas qu'elle s'échappe, pour pas que je sois envahi par l'obscurité environnante. Et je retrouvais aussi cette lumière chez Pascaline. Auprès d'elle. Douceur inattendue au coin de rue. Je ne fis que sourire timidement à son compliment, hochant la tête. Il était rare de croiser des gens comme elle. Pourtant j'avais toujours cru en l'Humanité, mais depuis mon arrivée, je l'ai trouvé unique en son genre. Puis voilà ce moment tant redouté. Visage sérieux, voire triste. Ce jour là, ce grand départ, il nous a brisés. Il nous a tous brisés. En premier nos ailes. On perdait petit à petit cette raison pour laquelle on se battait. Petit à petit notre foi déviait. La réalité nous rattrapait, tandis que les flammes s'approchaient. Tout ce que je voyais c'était ces lumières rouges, de la fumée. Odorat enfummé, vie partie en fumée. Le futur ? J'en savais rien, mais j'espérais que la lumière brillera encore, et qu'il y aurait toujours des gens comme Pascaline. Que tout Paris en soit peuplé. Que cette Humanité brisée s'en inspire. Ce moment de vérité arrivait, celui que je voulais éviter, mais celui qui devait s'imposer. Cette vérité elle a été lâchée, je me sentais comme un lâche. J'attendais sa réaction qui me pris par surprise. Je ne comprenais plus vraiment. J'avais delaissé tout le monde.. surtout elle. Je continuais de l'écouter, la fixant, puis je vins caresser un peu sa joue un instant. Je ne savais pas si elle avait compris mais je décidais de passer là dessus. "Et si je n'étais définitivement plus le Lucien que t'as connu ? Que j'étais une toute autre personne ? Parce qu'il n'y a aucune chance qu'on redevienne comme avant.." Peut être que le surnaturel nous dépassait et qu'il n'était pas possible de le voir alors qu'il est juste devant nous. Peut être qu'elle le verra de ses propres yeux un jour de catastrophe. Alors je décidais de m'arrêter là, de profiter de l'instant présent, de sa présence, parce qu'il n'y a qu'elle qui me fait oublier le reste du monde.


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Sujet: Re: ⟨ pascaline & lucien ⟩ tu peux apprendre à léviter avec seulement un peu d'aide Sam 19 Jan - 16:07 ()
TU PEUX APPRENDRE À LÉVITER AVEC SEULEMENT UN PEU D'AIDE
Pascaline & Lucien


Il n'allait pas bien, il était perdu dans ce monde qui n'avait plus rien de normal depuis des lustres, un monde sans queue ni tête qui tentait de tourner quand même mais le voyage était si chaotique. J'étais là pourtant, pour aplanir la route qui se dressait devant nous, mais j'étais bien seule pour cela. Même mes plus fidèles amis et alliés semblaient être en prise avec la déraison, la culpabilité, la déprime, la dépression devant tant de haine et de souffrance. Pourtant, il suffit de regarder au creux de sa main, dans la paume de celle-ci pour voir tout ce qu'il pouvait y avoir de concret pour sauver Paris d'une déroute complète. Seulement voilà, il fallait un effort de groupe, pas seulement un effort de ma part. Je faisais de mon mieux, comme toujours, je faisais mon maximum pour relever la tête et continuer mon chemin en emportant la positivité avec moi. Je tentais de ne pas me voiler la face, mais j'avais du mal avec ça. Je savais bien que tout le monde n'arrivait pas à être positif comme je le suis et Lucien n'échappait pas à la morosité ambiante. Mais il en était ainsi que voulez-vous. C'est mon ami néanmoins, un ami cher que le temps m'a fait perdre quelques peu, trop occupés respectivement par les choses de la vie. Mais il était là, il m'était revenu alors je voulais qu'il aille dans la même direction que moi, car au fond, nous sommes identiques, semblables, comme forgés dans le même moule. Ce n'était qu'avec le temps que Lucien avait fini par prendre quelques imperfections pour finalement sombrer dans la morosité de son existence. Ainsi, le visage fermé, il m'avait révélé qu'il n'était plus le même, qu'il n'était plus l'informaticien que j'avais connu voilà plusieurs années, avant le grand départ, avant le grand retour, mais ça, je le savais déjà. Il ne réagissait pas à tout ce que mon Lucien aurait fait mais il suivait le mouvement, allant dans le même sens que le Lucien que j'avais connu, alors pour moi, je n'avais rien perdu au change, ou si peu que j'aimais toujours mon Lucien dans le fond de mon coeur, parce qu'il avait sa petite place, bien au chaud. Alors je l'avais pris dans mes bras, parce qu'il en avait besoin, de cette tendresse, de cette chaleur humaine qui lui manquait tant, pour qu'il puisse aller de nouveau de l'avant. Qui serais-je si je ne l'aidais pas à aller dans ce sens là ? Je serais une bien piètre amie si je n'agissais pas de la sorte, alors je le faisais. Et cela me faisait du bien, de sentir sa présence près de moi. Depuis combien de temps ne l'avais-je pas pris dans mes bras ? Je n'avais pas envie de me souvenir précisément, mais cela remontait clairement à trop longtemps. Pourtant, il ne semblait pas complètement apaisé, il y avait encore quelques choses qui le tracassait, j'en avais bien l'impression. Qu'est ce qui n'allait pas dans sa petite tête ? Je ne pouvais pas lire dans les pensées, parfois j'aimerais, couplé à ma mémoire extraordinaire, cela sera parfait pour guérir les maux des personnes qui me font fasse mais ce n'était pas le cas. Je n'avais pas d'autres capacités que celle que j'ai et ça me convenait très bien, je ne voulais pas porter de fardeau trop lourd sur mes épaules même si je savais que s'il fallait le faire, je le ferais. Cela ne serait qu'un bien maigre sacrifice par rapport à l'humanité toute entière. Il en vint à caresser ma joue une fois l'étreinte terminée, car il avait autre chose à me dire, insistant sur le fait qu'il n'était plus vraiment Lucien, mais quelqu'un d'autres. Que voulait-il vraiment dire par là ? Je prenais ses mains dans les miennes.

" Personne ne redeviendra comme avant Lucien, toi encore plus que les autres, je le sais bien. Tu as disparu puis tu es revenu parce qu'il devait en être ainsi. Je ne sais pas qui a fait les règles de ce jeu macabre, mais tout est partie en vrille depuis le grand départ. Plus rien n'a été comme avant depuis ce jour là. Les cartes de l'univers ont été redistribuée avec le grand retour. Mais toi Lucien, tu fais partie de mon univers alors qu'importe qui tu es vraiment, même si le temps nous sépare, tu seras toujours là dans mon coeur, je ne t'oublierais jamais, car c'est écrit dans les étoiles que nous serons unis à jamais même dans la mort. Alors, ne perds jamais de vue, qu'il faut sauver ceux que nous pouvons sauver même si pour cela, il va de notre vie, ce ne sera qu'un moindre sacrifice. "

L'émotion semblait être si forte qu'une larme perla sur ma joue droite, parce que je croyais vraiment en ce que je disais et que je voulais qu'il y croit aussi.

- a game of shadows, shall we play ?  -

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Lucien Charon
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these streets : Il parcoure les rues, traînant des pieds, regardant tout autour de lui cette ville de Paris en train de s'autodétruire. Il voudrait faire quelque chose, mais simple ange qu'il est, simple spécialiste en informatique au quai des Orfèvre, il semble impuissant. Enfin c'est ce qu'il croit en tout cas. Alors il observe les évènements qui ont troublé la vie à Paris, cette ville aux aires innocentes, il voit, il sait, mais ne fait que suivre. Les démons sont ce qu'ils sont et le resteront, il n'a pas un bien grand espoir. Les templiers sont d'une aide utile. Les humains et les révolutionnaires restent dans une ignorance certaine. Mais ce ne sont pas les seuls, les Dieux cachent bien leur jeu.
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Sujet: Re: ⟨ pascaline & lucien ⟩ tu peux apprendre à léviter avec seulement un peu d'aide Jeu 21 Mar - 2:39 ()


tu peux apprendre à léviter avec seulement un peu d'aide

@PASCALINE E. SABOT
 Le danger se trouve dans le tissu de cette chose que j'ai créée. Parfois le ciel pleurs, et je le ressens aussi. Parfois le ciel se noirci et mon âme se laisse guider. On porte un message, le poids est lourd sur nos épaules. Nous n'avons plus nos ailes. Les rues sont de plus en plus sales. Il n'y a que dans cette bulle que tout nous échappe, que plus rien ne compte. Respire. Nous n'avions plus le temps de vraiment le faire avant. J'en oubliais quelle émotion ça pouvait procurer. De respirer et d'être assis à côté d'elle. De ne penser à rien d'autre. Il y avait ce plaisir de s'écouter, et d'admirer ce qui nous entourait. On aurait pu se croire les rois des cieux, il n'y en avait qu'un. Père céleste vers qui je me tournais chaque soir. Cette figure paternelle qui nous guidait. Genoux de plus en plus égratinés depuis qu'on m'appelle Lucien. Sentiment que je n'avais pas prévu en arrivant sur cette Terre. Sentiment étrange et qui se mélange. Rien n'était encore acquis.

Je ne devrais peut-être pas te la montrer, mais c'est trop tard. J'avais l'impression que tout nous dépassais. Et pourtant, après des siècles d'existence, je pensais tout savoir. J'ai pris le corps d'un autre et soudain tout se chamboulait. C'était un dur combat. On la menait le poing fermé. On faisait aussi des rencontres. Des rencontres étonnantes, des malchanceuses, mais surtout ceux qui marquent dans le coeur. Il y avait cette poupée que je ne pouvais oublier. Celle qui s'autodétruisait, celle que je voulais apaiser. Âme déchirée, mal aimée. Et puis maintenant je ne vois que la douce blonde. Ciel et terre. On joue aux marionnettes, on se cache en longeant les murs. Ici dans le jardin d'Athéna, je ne pouvais pas me cacher. Je ne pouvais plus le faire devant Pascaline. L'eau commençait à déborder du vase que je tentais tant bien que mal de tenir. Nous portions tous des masques depuis notre arrivée afin d'accomplir notre mission angélique, éternelle. Devant elle, quand nos prunelles se croisaient, il m'était impossible de lui mentir. Elle l'avait surement remarqué, elle qui avait connu l'humain depuis des années. Puis il y avait eu ce mur que j'avais installé entre nous au débuts. Ce dur silence qui nous brisait. Il le fallait.. me répétais-je. Et pourtant de plus en plus je me convainc que j'avais besoin d'elle. Plus que n'importe qui. Quelle innocence tandis que je me perdais petit à petit dans un gouffre. Perdition dans cette partition. Puis soudainement, une émotion encore inconnue me parcouru à travers le corps quand nos deux mains se rejoignaient. J'écoutais Pascaline, avec un petit pincement au coeur. Elle s'était faite une raison, une pensée plus rationnelle que ce qu'on pouvait raconter dans les rues salubres de Paris. Une raison qui ne va pas forcément de paire avec cette vérité poignante, celle qui va droit dans le coeur. Je ne savais pas vraiment quoi répondre, surtout à la vue de cette perle qui glissait sur sa joue. Je n'avais pas vraiment les mots. Comme si mon esprit se vidait. Maladresse instinctive. Je détachais mes mains des siennes pour venir caresser sa joue. Essuyer sa peine. "Oh.. Si seulement tu savais.." murmurais-je presque pour enfin l'attraper dans mes bras. Ce n'était encore que le début de toutes choses. Ce n'est jamais fini.

(c) ANAPHORE

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MAMA, I JUST KILLED A MAN
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