boom bitch
Après un long dimanche, mais pas de fiançailles, nous voilà de retour !
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dying to be born again
L'intrigue est de retour, pour vous jouer de mauvais tours... ou pas.
Dans tous les cas, c'est par .
paris versus the apocalypse
Quoi de mieux pour lutter contre l'apocalypse qu'un apéro ?
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 photobombers. ✘ arthur, raphaël.
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Allegeance : en tant que l'une des dirigeantes de l'ordre des templiers, sa loyauté va à ses frères et soeurs d'armes avant tout. elle s'implique au possible dans les affaires de l'ordre et tient à fournir à leur cause tous les efforts dont elle est capable, au prix de sa vie privée s'il le faut. la loyauté dont elle fait preuve envers eux est quasi sans faille, quelque chose dont elle tire sa propre fierté.
these streets : l'ordre du temple n'est que trop conscient de la présence des anges et démons qui rôdent dans les rues de paris. ironiquement, d'autres mystères plus terrestres, comme la disparition du maire de paris, leur posent encore problème. quant aux dieux modernes, leurs faits et gestes à paris - leur existence même - reste encore un secret bien gardé.
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Sujet: photobombers. ✘ arthur, raphaël. Lun 5 Déc - 22:18 ()
hold onto me but first, let me take a selfie.
calendrier de l'avant ft. arthur m. leroy & raphaël c. grey.
les fêtes de fin d'années ne sont de tout repos pour personne. surtout lorsqu'il s'agit de choisir une bonne dizaine de cadeaux les plus originaux possibles rien que pour sa famille, et un nombre nettement plus conséquent pour ses amis. pour couronner le tout, il est hors de question pour zahreen de faire ses courses de fin d'année seule. même si anishka et maha sont déjà parties de leur côté, chacune avec une certaine somme en poche et parlant avec animation d'une nouvelle boutique ayant ouvert deux étages plus haut, za elle-même a encore deux petites mains dans les siennes. on m'y reprendra, à accepter le babysitting, maugrée-t-elle e, silence. c'est déjà assez d'avoir prévenu les filles de ne pas toucher à trop des produits supposément gratuits, mais de là à devoir s'arrêter toutes les deux vitrines par indulgence pour son neveu et sa nièce pour qu'ils aient le temps d'ouvrir de grands yeux émerveillés devant les animations proposées, c'est une toute autre affaire.

« si on finit tout ça vite, je vous achète des pommes d'amour. » « ici? » demande la petite, pointant un doigt potelé vers le stand au toit couvert de neige artificielle qui se tient à seulement quelques mètres de là. les confiseries exposées ont de quoi en faire saliver plus d'un, enduites d'une épaisse couche de sucre et de miel, mais malgré leur attrait, elle se force à se rappeler exactement où elle est. « dehors, promis, » insiste-t-elle. l'enfant fait la moue mais n'insiste pas, son attention déjà captée par une autre animation. « tata, regarde! » s'exclame son frère, et za est forcée à tourner la tête. ( dommage — ce blouson aurait plu à 'nishka. elle ira le voir de plus près tout à l'heure, si elle s'en rappelle encore. )

un vieil homme déguisé en père noël est confortablement installé sur un trône aux couleurs de noël, et à l'allure du stand, les photos avec lui sont payantes. mais son neveu lève vers elle un regard larmoyant, lèvre tremblante, et elle cède avec un long soupir. « très bien. y'a intérêt à ce que la queue soit pas trop longue. » et elle prend place dans la file, tentée de croiser les bras si ce n'était pour les deux enfants qu'elle n'ose pas lâcher.

lorsque vient son tour, elle a à peine le temps de tendre quelques pièces à l'animateur avant que les deux enfants ne se ruent vers le 'père noël' avec un enthousiasme qu'elle ne peut s'empêcher de trouver adorable. za est prête à rester sur le côté, histoire de prendre la photo elle-même, mais c'est sans compter leurs grands gestes pour qu'elle vienne les rejoindre. comment ne pas sourire, me direz-vous? elle roule des yeux mais sort tout de même son portable de sa poche. elle est à tout juste ça se prendre la photo quand quelqu'un la percute de plein fouet. le téléphone lui échappe presque, et elle se retourne avec un 'mais ça va pas?' au bout des lèvres — avant de reconnaître le nouveau-venu. ou les nouveaux-venus, peut-être. « vous deux ici. » au fond, c'est la présence d'arthur qui l'étonne plus que celle de raphaël, mais elle les dévisage tous deux avec un mélange de surprise et d'irritation. « il me semble qu'on s'excuse, dans des situations comme celles-ci. »

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Dernière édition par Zahreen Sunder le Ven 23 Déc - 22:45, édité 1 fois
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Allegeance : Puisqu'il est ni plus ni moins le chef de clan des templiers, il se doit d'être un exemple de loyauté. C'était pourtant mal parti, lui l'électron libre, l'âme rebelle dans une famille qui ne vivait que pour le devoir envers autrui. Aujourd'hui, tous les regards et toutes les craintes sont rivés vers lui et il se doit alors de représenter l'union au sein de l'Ordre. Néanmoins, il met un point d'honneur à ne pas être l'homme derrière le bureau, celui qui tire les ficelles depuis son nuage paisible. Il met la main à la pâte et entend donner à son camp une efficacité jamais atteinte autrefois .
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Sujet: Re: photobombers. ✘ arthur, raphaël. Ven 23 Déc - 22:11 ()
you dared, so i dared to dare
it's his fault, not mine
L’avantage amer lorsqu’on avait presque plus de famille était que la chasse aux cadeaux ne s’avérait pas aussi exténuante que pour certains autres qu’Arthur pouvait voir courir à droite et à gauche depuis plusieurs semaines. Avec lui, il n’y avait que sa mère, sagement retirée dans une grande villa dans la région parisienne. Elle évitait Paris comme la peste depuis la mort de son mari, il y a plus de dix ans maintenant, et depuis que son premier fils avait disparu, elle n’y mettait plus que les pieds en cas d’extrême urgence. C’était donc à Arthur de se déplacer pour les fêtes, de passer voir sa mère pour lui offrir son présent, lui tenir compagnie avant de courir se réfugier dans son appartement. Il n’avait jamais aimé les fêtes de fin d’année car elles avaient trop longtemps été synonymes de dispute. Son père, voyant le temps passer, avait tant de fois profité de ces réunions familiales pour évoquer le sujet de l’Ordre que ça avait fini par lui sortir par les yeux. Il préférait encore boire jusqu’à plus soif dans un bar, en bonne compagnie, plutôt que d’affronter le regard déçu de son père autrefois et aujourd’hui celui mélancolique de sa mère. Mais il faisait toujours cet effort et ce jour-là, il s’était décidé à trouver quelque chose qui en vaudrait la peine. Il déambulait entre les stands qui occupaient le marché de Noël, spécialement installé pour l’occasion. Dans ces moments-là, on croirait presque que la magie de Noël surpassait toutes les rivalités, tous les affronts, tous les ennuis. La foule s’entremêlait avec nonchalance et les sourires polis se mêlaient aux mines émerveillées. Ce tableau réussit même à occuper l’esprit d’Arthur, qui d’ordinaire fourmillait d’interrogations et d’appréhension. Les mains dans les poches, il laissait son attention dévier ça et là sur les produits en vente – ce que soit les produits locaux ou les attrape-nigauds habituels – et les animations proposées pour les plus jeunes. Au bout de quelques minutes de marche, il tomba sur le fameux stand où les enfants pouvaient se prendre en photo avec la figure légendaire de ces temps : le Père Noël. C’est alors qu’Arthur remarqua Zahreen qui accompagnait deux gamins en bas âge qu’il ne connaissait pas. Il ne connaissait vaguement que Maha et encore, c’était justement parce que son existence même était indirectement liée à la sienne. Mais ça restait encore un sujet tabou que le Chevalier du Roi avait du mal à aborder avec la jeune femme. Le bonnet enfoncé sur ses cheveux mi-longs, Arthur hésita d’abord à aller se présenter ou à laisser Zahreen profiter de sa vie normale. Alors qu’il s’approchait légèrement, optant finalement pour la politesse, il sentit une brutale pression dans son dos qui lui fit perdre l’équilibre. Il se rattrapa de justesse au bras d’un inconnu non sans bousculer la jeune femme. A son tour, elle faillit tomber sur le pauvre Père Noël. Arthur eut tout juste le temps de beugler un « Putain ! » qui ne manqua pas d’aller dans les oreilles de toute l’assemblée d’enfants rassemblés autour du stand. Il fronça les sourcils et dut d’abord faire face à une Zahreen mécontente. « Vous deux ? » Il tourna la tête à gauche et trouva Raphaël qui était ni plus ni moins responsable de tout ce raffut. Aussitôt, il ne put s’empêcher de protester avec toute la mauvaise foi du monde : « C’est pas moi, c’est lui. » Il se redressa enfin et surenchérit, vexé qu’on le réprimande ainsi devant les autres : « C’est lui qui devrait plutôt regarder où il met les pieds, sans blague, y’a un monde de fou, tu ne pouvais pas éviter de courir partout comme un chien fou ? » Vu le regard noir que lui lançait Zahreen, il finit par consentir à ajouter un dernier : « Désolé. » de mauvais cœur. « La photo est pas trop ratée, j'espère. »
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@Zahreen Sunder @Raphaël C. Grey

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Can the heart become distorted, contract incurable deformities and incurable infirmities, under the pressure of disproportionate grief, like the spinal column under a low ceiling? Is there not in every human soul a primitive spark, a divine element, incorruptible in this world and immortal in the next, which can be developed by goodness, kindled, lit up, and made to radiate, and which evil can never entirely extinguish.

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Sujet: Re: photobombers. ✘ arthur, raphaël. Ven 23 Déc - 23:24 ()

son regard dépité alterne entre arthur, l'acteur qui s'impatiente et la queue qui continue d'avancer derrière elle. étant donné le nombre de gens qui se pressent pour obtenir à leur tour la photo tant convoitée, elle se doute qu'ils ne l'attendront pas pour passer son tour, purement et simplement. le faux père noël ( même si elle n'aura jamais le coeur d'en dire autant aux enfants ) est déjà passé à quelqu'un d'autre, et malgré la frustration qui bouillonne au creux de sa poitrine, elle se dit que se disputer avec son collègue - ou l'ange, au passage - n'en vaut pas tellement la peine. « je suis désolée, » fait-elle en s'agenouillant à la hauteur des deux petits visages déçus. « on trouvera quelque chose d'autre, ok? »

« sarah et johann, les enfants de ma soeur, » explique-t-elle en se redressant. « sarah, jo, arthur, quelqu'un que je...connais du travail. » avec quelqu'un d'autre, elle aurait pu préciser, mais zahreen s'imagine qu'il n'a pas une idée très précise de la taille du clan sunder. chaque année, c'est le branle-bas de combat pour acheter les cadeaux de tout le monde, et toute une affaire pour préparer les repas de noël et du nouvel an. ( être restaurateurs semble mettre une certaine pression sur ses parents. ) leur famille est loin d'être chrétienne, mais ce n'est pas pour autant qu'ils vont manquer l'occasion de se réunir, de retrouver tous les membres qu'ils n'ont pas vu depuis l'année dernière et de probablement empêcher tout le quartier de dormir à grands coups de karaoké et de rires assez forts pour être entendus de l'autre bout de la rue. comme chaque année, elle a déjà préparé une bonne brassée de mensonges à leur servir dès qu'ils commenceront à aborder le sujet de l'emploi des uns et des autres, et seule maha sera là pour lui jeter un regard accusateur de l'autre côté de la table. « b'jour monsieur, » chantonne sarah. « m'sieur, maman elle dit qu'on doit pas dire put— » renchérit son frère avant que za ne l'interrompe d'un chut impérieux.

le photographe lui tape sur l'épaule pour lui tendre la photo imprimée. en y jetant un oeil, elle se rend compte que même si elle s'est écartée du cadre au dernier moment, l'essentiel est là: les deux petits, souriant à pleines dents ( même les dents manquantes, dans le cas de johann ), chacun sur un genou du père noël. « un peu ratée. » un soupir. « c'est pas dramatique, cela dit. photoshop et c'est réglé. ou juste le bon vieux découpage au ciseau. » sa posture dessus est trop ridicule à son goût, mais les choses auraient pu être pire. et puis...ce n'est pas le moment de se montrer trop dure envers son supérieur, se dit-elle. ils savent tous deux ce qui les affecte. « bon, c'est pas grave — juste une étape de manquée sur le long parcours du combattant qu'est le shopping de fin d'année. ils se consoleront assez vite. » un sourire qui se veut compatissant, zahreen dévisageant l'autre avec une certaine curiosité. « s'il y a une chose que mon salaire finance ce mois-ci, c'est ça. enfin...je suppose que si on veut passer les fêtes en famille, on doit y mettre le budget. je pensais que les achats de noël, c'était pas trop ton truc, cela dit. besoin d'aide? »

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Dernière édition par Zahreen Sunder le Dim 15 Jan - 0:20, édité 1 fois
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Sujet: Re: photobombers. ✘ arthur, raphaël. Dim 15 Jan - 0:16 ()
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Après avoir parlé à Zahreen, les yeux clairs d’Arthur convergèrent vers les deux petites têtes qui affichaient la même moue dépitée. Inconsciemment, il venait peut-être de ruiner ce qui devait être un instant magique en famille. Il avait du mal à évaluer le degré de bonheur d’un enfant lorsqu’approchait Noël. Lui-même avait été un petit garçon autrefois mais ça lui semblait si lointain – et tant de choses étaient venus s’interposer dans sa vie d’adolescent – qu’il avait oublié ce qu’on pouvait ressentir lorsque la satisfaction était à portée de main. Il redoutait déjà que des pleurs ou des caprices ne viennent se mêler à l’affaire mais heureusement, ceux-là paraissaient bien élevés. Il savait qu’ils n’étaient pas les progénitures de sa collègue, tout simplement parce qu’il ne connaissait que trop les origines de sa seule fille. Le passé de Zahreen avait toujours été très impliqué au sien sans jamais qu’il ne réalise à quel point. Il avait fallu des disparitions inexpliquées et une prise de poste fortuite pour qu’enfin il réalise combien elle aurait pu être présente d’une certaine autre façon. Il fallait croire que Mathias aussi avait des secrets qu’il avait pris soin d’emporter avec lui en s’évaporant. C’était un mystère que la jeune femme semblait prête à préserver puisqu’elle hésita en présentant Arthur à son neveu et sa nièce. Après tout, il aurait pu être l’oncle ou quelque chose dans le genre, mais il valait mieux ne pas trop parler. Il ne lui en tint pas rigueur et l’homme s’efforça de sourire quand l’attention des enfants se fixa sur lui. C’était toujours étrange de faire face à des enfants. Ce qui rendait le fils Leroy si mal à l’aise c’était qu’ils paraissaient lire dans votre âme d’un seul coup d’œil comme si on les avait dotés du pouvoir de clairvoyance. Ils étaient capables de correctement jauger la valeur d’un homme en l’espace de quelques secondes. Cet instinct disparaissait malheureusement avec l’âge. « Bonjour les gosses. » répliqua-t-il de but en blanc, incapable d’adopter une attitude correcte face à eux. Ses relations avec les adultes étaient déjà si conflictuelles qu’il n’osait imaginer passer plus d’une heure seul en compagnie d’un adolescent. C’est pourquoi il parut à la fois incroyablement coincé et beaucoup trop familier avec les rejetons d’une autre.

Intérieurement furieux d’avoir causé tant de dommages, celui qui était son supérieur dans une autre vie laissa Zahreen constater les dégâts sur la photo qui lui revint bientôt entre les mains. Malgré lui, il jeta un coup d’œil et fut soulagé de ne pas y apparaître. Pas une mèche de cheveux ou un poil de barbe. Il se félicita presque d’avoir pu éviter cette erreur même s’il n’en demeurait pas moins agacé. La jeune femme se montra pourtant conciliante et il retrouva alors la collègue intelligente et compréhensive qu’il côtoyait au quotidien. Ils travaillaient de plus en plus ensemble et si Arthur se faisait peu à peu à l’idée de faire équipe avec elle, c’était toujours compliqué d’ouvrir la bouche en sa compagnie. Il y avait à la fois tant et rien à dire. Il y avait tant de paroles qui ne franchissaient pas le seuil de ses lèvres de peur d’affecter davantage. Silencieusement, ils étaient unis par la même douleur. Ça, il en était persuadé et il le remarquait d’autant plus quand elle se montrait si gentille à son égard. A cet instant, Arthur eut un pincement au cœur. Évoquer les futilités de Noël apparut presque comme un sujet salvateur. « Je suis sûr que tu trouveras quelque chose pour leur faire oublier ça. » Elle était une épaule solide et un esprit malin. « Si tu savais l’angoisse que me procure l’idée d’aller et venir entre les lutins et les bonhommes de neige pour trouver des cadeaux. » avoua-t-il sans demi-teinte. Les enfants lui jetèrent un regard outré et Arthur trouva le moyen de bafouiller : « Enfin des idées, au final c’est pas moi qui m’en charge. » Il releva les yeux vers Zahreen et se gratta le front à travers son bonnet. « Si je te dis maman dynamique, cinquantaine, folle de nature et de technologie, ça te parle ? » Oui, il avait besoin d’aide. « Et si tu trouves, j’offre une tournée générale de chocolat chaud et de café bien fort. » Light, son berger allemand, se trouvait évidemment à ses côtés et comme si elle venait de comprendre la portée de la proposition, elle, d’ordinaire si docile en public, s’autorisa à remuer la queue d’enthousiasme.
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Sujet: Re: photobombers. ✘ arthur, raphaël. Sam 21 Jan - 22:59 ()
ils manquent jamais les occasions de lui faire mal au coeur, les si et les peut-être. peut-être que dans un autre univers, elle n'aurait pas besoin de présenter arthur à johann et sarah parce qu'ils le connaîtraient déjà, qu'ils l'appelleraient tonton sans même y réfléchir. peut-être que dans un autre univers, ils seraient entrés dans la vie l'un de l'ordre bien avant que l'ordre et les circonstances ne les amènent sur le même chemin. et de fil en aiguille, elle refait sa vie, imagine ce qui n'a pas pu être. pourquoi elle s'obstine encore à y penser, zahreen? elle sait très bien ce que ce genre de réflexions lui apporte: des regrets, rien que des regrets. des regrets à en étouffer. ses songeries contrastent avec le décor qui les entoure, avec l'enthousiasme des humains lambdas s'extasiant sur les vitrines et les rires des enfants qui font encore la queue pour avoir leur propre photo. rien que pour ça, elle raccroche son sourire à ses lèvres avec l'aisance d'une comédienne renfilant son masque. c'est une expression familière que celle-ci, et elle la reprend avec autant de facilité que d'autres enfilent une paire de chaussures usées et réusées.

« t'en fais pas, » fait-elle d'un ton conciliant. « c'est des enfants, ils oublieront ça dès qu'on tombera sur une autre attraction du genre. connaissant les dirigeants de ce magasin, ça va pas tarder. » après tout, le but des démons est de fasciner, de faire consommer. pas besoin d'être devin pour savoir que dans quelques pas, son neveu et sa nièce seront distraits par autre chose, toute pensée pour le père noël et la photo ratée s'effaçant de leurs jeunes esprits. zahreen doit s'empêcher d'étouffer un éclat de rire devant la réaction des petits, plaquant une main devant sa bouche juste à temps. « ça change du travail habituel, non? enfin, je suis probablement la seule à trouver ça reposant. » reposant, parce que pour quelques heures, elle se donne le droit de ne penser à rien d'autre que la façon dont sa famille va célébrer noël, aux paquets-cadeaux plus ou moins maladroits empilés au pied du sapin et au fameux thé à la cannelle que son père ne manquera pas de servir après le repas. anges, démons et conflits souterrains ont beau ne pas l'attendre, elle se sait incapable de traverser la période des fêtes sans un minimum de temps dévoué à autre chose que les templiers.

c'est étrange, de se dire qu'elle n'a rencontré madame leroy que quelques fois, et jamais en tant que mère de sa petite-fille. elle se demande fugitivement ce que la matriarche des leroy en penserait, si mathias a même eu le temps de lui en parler avant de disparaître. elle n'a aucun mal à rappeler les traits de l'autre à sa mémoire, même si certains souvenirs se sont perdus dans la bibliothèque mentale qu'elle entretient presque involontairement. « pari tenu, » lance za. « qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour du café? » elle se creuse la tête tandis que les enfants étouffent des exclamations émerveillées devant le chien, lançant des regards suppliants à arthur et leur tante, alternativement. « on peut le caresser? » demande johann. « la, » corrige-t-elle machinalement. quand est-ce que mathias a mentionné ce détail devant elle, elle ne s'en souvient plus ; quoi qu'il en soit, l'information est restée. « alors, j'avais vu des savons en forme de cristaux tout à l'heure, mais comme ça peut être plutôt mal interprété, ça dépend de toi. » un léger rire. « si elle aime les étoiles, je crois avoir vu des accessoires pour ça. une montre, entre autres, mais une écharpe lumineuse aussi. après, si tu comptes y mettre le budget, il y a une boutique à trois rues d'ici qui s'occupe de la décoration d'intérieur. des pots de fleurs qui lévitent, ça ferait l'affaire? » elle hausse les épaules, souriante. « c'est tout ce que j'ai en tête pour le moment, je crois. cela dit, si rien de tout ça ne marche pour elle, on peut toujours continuer à chercher ensemble. il me reste les cadeaux d'anishka et maha, entre autres. » si elle vient de lui proposer de lui tenir compagnie à demi-mot? absolument.

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Sujet: Re: photobombers. ✘ arthur, raphaël. Jeu 2 Fév - 23:18 ()
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Quand vint le sujet des gosses qu’il ne fallait pas froisser lors d’une période aussi importante pour eux, Zahreen le rassura à nouveau. La jeune femme s’était toujours montrée d’une utilité désarmante, principalement pour la cause de l’Ordre mais aussi en dehors. Arthur ne savait pas encore si cette gentillesse était innée chez elle ou bien si elle agissait ainsi parce qu’il représentait un peu le dernier lien qu’elle pouvait avoir avec les Leroy. Oh, elle avait auprès d’elle une personne dont le lien de sang était indéniable mais ça ne retirait pas l’impression de vide que Mathias semblait avoir laissé derrière lui à sa disparition. Jusqu’ici, Arthur ne s’était pas montré à la hauteur du devoir qu’il pouvait avoir à son égard, mais il comptait y remédier. Un jour, peut-être. Quand elle lui suggéra que les courses de Noël changeaient du quotidien, il leva les yeux au ciel. « Je préfère encore remplir la paperasse. » mentit-il pour lui faire comprendre qu’à choisir, il préférait mettre la tête dans les archives de l’Ordre plutôt que de devoir remplir cette corvée des fêtes de fin d’année. C’était surtout difficile de faire ça tout seule. À l’époque où il avait encore un frère, ils pouvaient au moins se plaindre à deux et rire de la futilité et de la superficialité de cette fête. Ils pouvaient se tirer la bourre à qui trouverait le pire cadeau, à qui aurait le déguisement le plus ridicule. À deux, c’était toujours plus simple – l’homme l’avait réalisé bien trop tard. Mais Arthur ne s’était jamais plaint ouvertement et choisissait de se réfugier dans son rôle de chef qui lui convenait parfaitement, malgré les remises en question.

Aujourd’hui, ce serait différent. Il l’avait décidé inconsciemment lorsqu’il lui avait demandé de l’aider. Il faisait enfin un pas vers elle et si ce pas était exécuté sous le plus futile des prétextes, il ne fallait pas sous-estimer l’effort qu’il était en train de produire. Il allait forcément devoir se coltiner les gosses mais il comptait sur Zahreen pour gérer tout débordement. Arthur était trop impatient et trop colérique pour supporter les frasques d’une âme d’enfant. Il n’acceptait que les siennes, quand existait encore l’époque de l’insouciance. Il ne décrocha son attention de la jeune femme que lorsque le neveu lui demanda s’il pouvait caresser Light. Avec un sourire en coin, il répondit sur un ton faussement nonchalant : « Essaie pour voir. À tes risques et périls. » Une fois de plus la blague tomba à l’eau quand l’inquiétude passa furtivement dans le regard de l’enfant. Il tapota du bout des doigts la tête du berger allemand qui remua la queue, ravie. Quand sa main quitta le crâne de la chienne, celle-ci se permit alors d’avancer son museau vers le visage du garçon. « Il faut que tu m’emmènes voir cette montre, elle adore l’astronomie. » Il réfléchit quelques instant avant d’ajouter : « Et cette histoire de pots qui lévitent. Elle va être fascinée si l’effet est réussi. » Il imaginait déjà le visage ébahi de sa mère et la curiosité illuminer ses traits vieillis. Il se promettait intérieurement de mentionner Zahreen lorsqu’il lui offrirait le cadeau. Il ne savait même pas si elles s’étaient déjà rencontrées. Mathias et lui partageaient un point commun : ils demeuraient très secrets envers leurs parents bien qu’en dehors de la sphère familiale, ils assumaient chaque trait de leur personnalité. Une façon de se préserver peut-être. Ils se mirent alors en route. « Vous fêtez toujours Noël tous ensemble ? » demanda-t-il, par curiosité. Elle semblait avoir une grande famille soudée. Durant quelques instants, Arthur s’appliquait à ne plus être le chef mais un simple collègue – un ami, peut-être. Il ne pouvait s’empêcher de jeter des coups d’œil autour de lui, à la recherche d’une moindre présence démoniaque, de l’aura d’un ange, de quelque chose qui le rattacherait un peu à ses responsabilités. Mais pour l’heure, il n’y avait que la magie d’une période trop éloignée de son état d’esprit.
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Can the heart become distorted, contract incurable deformities and incurable infirmities, under the pressure of disproportionate grief, like the spinal column under a low ceiling? Is there not in every human soul a primitive spark, a divine element, incorruptible in this world and immortal in the next, which can be developed by goodness, kindled, lit up, and made to radiate, and which evil can never entirely extinguish.

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Allegeance : en tant que l'une des dirigeantes de l'ordre des templiers, sa loyauté va à ses frères et soeurs d'armes avant tout. elle s'implique au possible dans les affaires de l'ordre et tient à fournir à leur cause tous les efforts dont elle est capable, au prix de sa vie privée s'il le faut. la loyauté dont elle fait preuve envers eux est quasi sans faille, quelque chose dont elle tire sa propre fierté.
these streets : l'ordre du temple n'est que trop conscient de la présence des anges et démons qui rôdent dans les rues de paris. ironiquement, d'autres mystères plus terrestres, comme la disparition du maire de paris, leur posent encore problème. quant aux dieux modernes, leurs faits et gestes à paris - leur existence même - reste encore un secret bien gardé.
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Sujet: Re: photobombers. ✘ arthur, raphaël. Mar 14 Fév - 19:42 ()
elle est ridiculement reconnaissante pour cette occasion de parler à arthur loin de l'ordre, en dehors du contexte auquel ils sont habitués. c'est presque plus facile de s'éviter au sein de l'ordre — ou du moins, de ne pas aborder les sujets qui fâchent, ceux qui tirent encore sur l'âme comme de frêles cicatrices sur des blessures à peine guéries. même s'ils doivent se montrer attentifs envers ce qu'ils laissent échapper devant les gosses ( il manquerait plus qu'un fragment d'information sur l'ordre arrive aux oreilles de leurs parents, ou pire, à celles de parvati ), zahreen espère que le changement de décor est suffisant pour effacer un peu de la gêne qui les paralyse lorsqu'ils se font face avec sur le dos les manteaux respectifs du chevalier du roi et de la maîtresse de la légende. s'il est possible pour eux de se voir normalement, comme des gens encore en possession d'une vie à eux en dehors de l'ordre, elle peut sûrement trouver un moyen de briser le mur de verre qu'elle a involontairement aidé à créer entre eux.

« t'aurais pas dû dire ça, » souffle-t-elle en étouffant un rire. s'il y a une chose que les sunder prennent très mal, ce sont les défis. quel meilleur moyen de les forcer à agir que de leur dire qu'ils n'y arriveront pas? aussi amusée qu'elle est, son regard a toujours une touche d'anxiété lorsqu'elle regarde son neveu s'avancer vers le chien et tendre la main vers son oreille. ses épaules se tendent, prête à bondir en avant et reprendre le petit garçon dans ses bras au premier signe d'hostilité de la part de light, mais il semblerait qu'elle se soit fait du souci pour pas grand-chose. le chien s'ébroue mais ne mord pas, son museau effleurant la joue de johann qui laisse échapper un petit cri ravi. sarah n'attend que ça pour se jeter vers son frère, grattouillant les oreilles du golden retriever avec tout l'enthousiasme d'une gamine de six ans. à les regarder, za peut se perdre dans l'illusion que ceci est sa vie de tous les jours, sans les soucis qui vont avec et la nervosité qu'elle éprouve rien qu'à l'idée de tomber nez à nez avec un démon dans ce magasin même. « les enfants, avant que vous demandiez — non, on n'adoptera pas de chien pour noël, votre père ne va pas aimer ça du tout. » la lèvre de sarah tremble, et zahreen lève les yeux au ciel pour s'éviter de perdre la face avec un sourire non retenu. « tu sais, » fait-elle à l'adresse d'arthur, « j'ai jamais gâté maha comme ça. c'est que je m'amollis, tu vois. » la vérité, c'est que les trois premières années de la vie de sa petite fille sont passées avec une ceinture de plus en plus serrée, jusqu'à ce que l'ordre et sa bourse d'études remettent des pièces dans son porte-monnaie.

elle a un sourire qui illumine, et, cette fois-ci, ne fait aucun effort pour le cacher. « par ici, alors. on peut passer voir les pots plus tard, je crois avoir repéré quelque chose dans cette boutique-là de toute façon. » elle tend les mains à johann et sarah, qui lui donnent les leurs avec plus de docilité qu'elle espérait, et emboîte le pas à arthur sans poser de questions. « toujours, » répond-elle avec enthousiasme. « à vrai dire, on saisit à peu près toutes les occasions d'organiser des repas de famille. surtout depuis que parvati - ma grande soeur - est rentrée d'inde, il y a trois ans. et puis rohan n'est pas rentré célébrer depuis...disons, quatre ans, mais il donne toujours de ses nouvelles, donc— » un haussement d'épaules. « tant qu'on n'apprend pas qu'il s'est fait mordre par je ne sais quelle espèce venimeuse en amazonie, tout va bien. » ( oh, si elle savait. ) sans lâcher les deux petites mains qu'elle tient, elle toussote, soudainement nerveuse. « d'ailleurs, tu viens de m'y faire penser — tu devrais venir, un de ces jours. enfin, je comptais t'inviter. sortir dîner, peut-être, avec juste maha et moi. pas besoin de rameuter tout le monde. » le plan date d'avant la disparition, ce qui lui serre un peu le coeur, mais elle se force à rendre son ton léger. « si tu veux, bien sûr. c'est juste une proposition, vu qu'on ne se parle pas tant que ça en dehors du travail. » elle est amie avec mabel depuis longtemps, mais arthur? c'est une toute autre histoire, un autre ravin qu'elle préférerait combler plutôt que de voir laissé à l'abandon.

« c'est juste là, » coupe-t-elle avec la plus discrète trace de rose sur ses joues, entraînant le groupe vers la vitrine d'un bijoutier. deux ou trois minutes lui suffisent pour retrouver la montre en question. elle lâche la main de sarah pour tendre la boîte à arthur. « alors? verdict? dans tous les cas, celle-ci est pour moi. » et elle se saisit d'un autre étui représentant une montre au bracelet couleur crème, les chiffres du cadran entouré par de petits donuts stylisés. un peu enfantin, mais c'est qu'elle a promis un cadeau à adèle.

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Sujet: Re: photobombers. ✘ arthur, raphaël. Jeu 9 Mar - 23:28 ()
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Chaque intervention d’Arthur envers le neveu et la nièce de Zahreen démontrait toute l’étendue de ses compétences en matière d’enfants. Après tout, il n’en avait jamais eu dans la famille. Le père Leroy était un fils unique et sa mère avait à peine un frère qu’elle voyait rarement. Il n’y avait jamais eu de bébés depuis qu’Arthur était né, puisqu’il était le dernier de la fratrie. Il n’avait jamais eu à apprivoiser ces petits monstres imprévisibles. Sa collègue lui fit remarquer qu’il venait tout juste de lancer un défi aux gamins qui se firent un plaisir d’aller titiller les oreilles de Light qui n’en était que plus ravie. Elle était le reflet de l’ancien Arthur : elle aimait la compagnie, elle aimait être le centre de l’attention, être appréciée, félicitée. Elle était toujours partante pour une partie de jeu, pour une promenade, pour quelque chose pourvu qu’elle se dépense. Ce goût pour l’effort, elle le partageait avec son maître, mais tout le reste avait été rangé au fond d’un tiroir sitôt qu’on avait fait d’Arthur le Chevalier du Roi. Malgré tout, il ne manqua pas le regard attendri de la tante. C’était une femme aimante, à ne pas en douter, à l’instar de leur mère. L’amour pouvait être la plus grande des forces quand il s’appliquait aux femmes. En revanche, pour les hommes, il s’était toujours avéré n’être qu’une faille incroyablement profonde. Elle évoqua Maha et sur l’instant, il regretta de ne s’être jamais vraiment plus intéressé à elle. Il avait toujours gardé volontairement ses distances car nouer un lien avec les Sunder, c’était rechercher une présence qui ne reviendrait peut-être jamais. Mais alors qu’elle lui proposait son aide, Arthur se sentait de plus en plus honteux de n’avoir jamais rien démontré à son égard. C’était peut-être le moment de le faire. Peut-être qu’il aurait pu aider d’une façon quelconque lorsque les temps étaient durs, lorsque la solitude était là. Si seulement Mathias ne s’était pas tant tu... Il semblait avoir emporté tant de non-dits avec lui. Cette pensée nourrit une bile amère qu’il n’apprécia pas du tout. L’homme la renia en bloc lorsqu’il accepta avec plaisir la compagnie de Zahreen. Il était arrivé seul, mais il comptait repartir avec un cadeau qui porterait cette année, une saveur toute particulière.

Ils se mirent en route, Light sur les talons. L’effervescence du marché de Noël ne s’apaisait jamais. Les mêmes sourires, les mêmes émerveillements habitaient la foule. Rien ne semblait pouvoir entacher une bonne humeur générale et les quelques âmes mal intentionnées devaient être rapidement découragés par tant d’insouciance partagée. Arthur se surprit même à se laisser tenter tandis qu’il était tout ouïe à la discussion qu’il avait engagée. Il apprit par la même occasion qu’elle avait un frère et une sœur. La sœur venait à peine de débarquer alors que le frère lui était parti en Amazonie. Voilà un pays bien exotique et certainement pas politesse, il ne prit pas la peine de demander si son absence était due à un métier particulier ou bien à un voyage d’envie. Avant qu’il n’ait eu le temps de surenchérir, voilà qu’elle l’invitait à dîner. Sur l’instant, elle put lire la tension sur son visage puisqu’il n’imaginait pas du tout devoir affronter la famille Sunder au complet, du jour au lendemain. Elle finit par le rassurer, lui expliquant qu’elle souhaitait qu’il apprenne à connaître Maha. Parfois, il essayait d’imaginer son visage, savoir s’il pouvait reconnaître quelque chose de son frère en elle. Mais c’était comme si son inconscient bloquait une ressemblance quelconque et il ne parvenait qu’à trouver le portait craché de Zahreen. Elle comprit que cette proposition le mettait mal à l’aise mais au moment où elle sembla se résigner un peu, il laissa parler sa spontanéité : « Avec plaisir. » Il était temps de renouer avec le monde et la jeune femme était le mieux placé pour être ce pont entre son rôle écrasant de Templier et son statut d’homme. Après tout, elle tenait un poste très haut placé au sein de l’Ordre et nul ne semblait mieux gérer cette double vie qu’elle. À la regarder ainsi, qui aurait pu croire qu’elle détenait entre ses mains tout le savoir et l’histoire d’une société secrète sur des dizaines de générations. « Dès que ton boss t’aura lâché un peu de leste. » plaisanta-t-il à demi-mots, le regard complice.

La montre tant attendue n’était plus qu’à portée de mains. Arthur stoppa soudainement sa marche pour prendre le boitier et examiner le fameux bijou. Le cuir était de bonne facture. La dorure qui ornait le cadre de la montre était très belle, mais c’était surtout les constellations qui attiraient son regard. C’était sobre, énigmatique entre le tendance et l’intellectuel. C’était parfait pour elle. Sentant le regard de Zahreen sur lui, il leva simplement les yeux vers elle, la mine grave pour accentuer le suspens. Quelques secondes s’égrenèrent avant qu’il ne finisse par esquisser un sourire en coin. « C’est parfait. Tu fais les anniversaires aussi ? » plaisanta-t-il, presque vexé, parce qu’il serait très certainement passé à côté, persuadé qu’une montre n’était pas suffisamment originale. « Et puisque que je suis un fils attentionné... » Et que l’autre n’était pas là pour lui offrir un second cadeau... « Je veux bien que tu me montres quand même ces pots, pour le côté ludique. » ajouta-t-il. Alors qu’il se dirigeait vers la caisse, il zyeuta en direction du boitier qu’elle avait pris. « Pour toi, genre pour toi ? Tu es fan de donuts ? » Devant l’entrée, Light attendait sagement le retour de son maître. Elle se montrait quand même moins enjouée et avait quelque peu repris son rôle de chien de garde, prête à repérer les silhouettes mal intentionnées.
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Sujet: Re: photobombers. ✘ arthur, raphaël. Mar 28 Mar - 22:42 ()
juste au moment où elle allait y renoncer, retirer ses mots avec quelques phrases bien placées et un peu plus de déception qu'elle ne l'aurait voulu, arthur coupe court à ce train de pensées. après un instant de surprise que za s'efforce de cacher, elle lui flashe un sourire radieux. « oh — je te dirai, alors. quand tu pourras. ta mère peut venir aussi, si elle veut...cela dit, on avance pas par pas. » elle pourrait avoir son agenda officiel sous la main relativement rapidement ( même si le poste de maîtresse de la légende n'est probablement pas fait pour ce genre de commission ), mais le fait qu'il cherche des idées de cadeaux pour sa mère prouve qu'il ne compte probablement pas passer les fêtes seul. « vraiment? et moi qui pensait qu'il venait de relâcher un peu la pression. » elle répond à sa plaisanterie avec un rire léger, et l'espace d'un instant, il est plus qu'aisé de tromper son monde, de faire penser qu'ils ne sont que deux amis avec pour seul souci leurs courses de noël. la vérité, c'est qu'elle a plutôt besoin de ce genre de pause. il y a une dose de caféine qu'un humain en bonne santé ne devrait pas dépasser, et elle est relativement sûre de la frôler du bout des doigts sur une base quotidienne.

elle hausse les sourcils en direction d'arthur, lui envoie un baiser du bout des doigts. « si on me promet snacks et boissons après, je peux même aller jusqu'aux cadeaux de baptême et de mariage. » la vérité, c'est qu'elle a toujours aimé choisir ce qui allumerait des étincelles dans les yeux des gens, même si cela sous-entendait plusieurs heures de prise de tête et une anxiété au-dessus de la normale en les regardant déchirer les paquets-cadeaux. « bien sûr, bien sûr, laisse-moi juste acheter ça— » elle secoue la tête, un autre rire lui chatouillant les lèvres. « non, pas vraiment pour moi. je dis jamais non aux donuts, mais c'est pour adèle. une amie à moi. » sur laquelle elle développe un crush peut-être un tout petit peu trop insistant, mais passons. il y a une certaine satisfaction à déposer la boîte sur le comptoir et à payer avec de sa propre poche sans devoir recompter dans sa tête la somme qu'elle devra retirer aux dépenses les moins nécessaires de la maison, ou penser aux endroits où elle pourrait demander des petits boulots pour être sûre que noël ne fera pas crasher leur livre de comptes. cette stabilité financière est l'une des premières choses que l'ordre lui a apporté, et elle a beau remettre en question certaines de ses pratiques, ce serait de l'ingratitude que d'oublier que l'aide des templiers a construit la vie qu'elle mène aujourd'hui.

« on peut y aller, » déclare za, après avoir ajouté le petit sac contenant la montre à la collection de plus en plus étendue qui lui alourdit les bras. les enfants semblent s'être attachés à light, traînant dans le sillage de l'animal et lui grattant occasionnellement les oreilles, forçant les adultes à ralentir le pas pour quelques instants. perdue dans ses pensées, elle manque de dépasser la devanture visée et se rattrape juste à temps, tirant arthur par la manche pour le forcer à s'arrêter. « désolée, » fait-elle d'un air penaud. « c'est juste là. » ce sont les petits qui retrouvent les pots en question en premier, et l'indiquent avec plus de cris et d'enthousiasme que nécessaire. za envoie un sourire rayonnant au vendeur à l'air irrité qui déménage le groupe bruyant qui vient de débarquer dans son magasin. « alors? » demande-t-elle après quelques instants. « ça coûte son prix, mais il faut reconnaître que ça fait son petit effet. » « tata, on peut avoir ça? » sarah pointe une peluche qui doit faire la moitié de sa taille. « on dit s'il-te-plaît. et pourquoi une tortue? » la gamine hausse les épaules, ouvrant de grands yeux mouillés, et zahreen sent son coeur vaciller. « c'est pas raisonnable, » marmonne-t-elle, se tournant vers arthur. « et puis de l'autre côté...j'ai pas encore de cadeau prévu pour elle. tu penses que ça gâche la surprise? ou que je devrais tout simplement pas investir dans une tortue en peluche? » question triviale, mais qui la fait tout de même sourire.

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Sujet: Re: photobombers. ✘ arthur, raphaël. Lun 1 Mai - 16:22 ()
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La réponse positive d’Arthur à l’invitation maladroite semblait quelque peu décontenancer Zahreen. Il ne pouvait pas lui en vouloir d’avoir une telle réaction alors que lui s’était efforcé de se montrer aussi distant que possible depuis qu’il avait pris possession des lieux au QG du Louvre. Il avait tellement lu l’incompréhension, parfois l’indignation dans le regard des collègues tandis que le fils rebelle accédait au plus haut statut de la hiérarchie, sans avoir eu à se battre. C’était même eux qui étaient venus le chercher – pouvait-il le reprocher à Renée désormais ? Bien sûr que non. Alors que Zahreen ou quelqu’un d’autre (Mabel et Abel avaient déjà eu vent du personnage) le prenne pour un homme froid comme la glace, ce n’était pas inédit. Néanmoins, ce fut à son tour d’exprimer un voile de surprise sur son visage barbu lorsque sa mère fut à son tour conviée. Il n’était pas certain de pouvoir gérer tout de suite ce nouvel élément : une mère éperdument triste par la disparition de son aîné, s’en allant dîner chez une collègue de l’Ordre qui n’est ni plus ni moins la mère de son premier petit-enfant, sang dudit disparu. Il préféra laisser la discussion en suspens en achevant le sujet d’une petite plaisanterie qu’eux seuls seraient en mesure de comprendre. Le « oui » avait été prononcé, maintenant, il avait besoin de temps pour assimiler tout ça.

Les cadeaux de fin d’année avaient repris leurs droits légitimes sur la conversation des deux adultes. Les deux enfants et le chien sur les talons, ils s’étaient rendus dans la boutique pour admirer la montre qui allait faire succomber sa génitrice. Il fallait avouer qu’en plus d’avoir très bon goût, Zahreen avait l’œil. Il commençait à croire qu’être maîtresse de la légende équivalait à avoir beaucoup plus d’humanité en général que Chevalier du roi. Sur l’instant, Arthur se sentit presque coupable de ne pas avoir eu autant de perspicacité pour ce cadeau. Il entreprit alors de payer pour celui-là et d’aller chercher le second, comme pour se faire involontairement pardonner d’une erreur qu’il n’avait pas commise. Il ne put pas s’empêcher de jeter un coup d’œil pour examiner les achats de la jeune femme : rien n’était plus révélateur d’une personnalité que les indices dévoilés inconsciemment. Malheureusement, elle ne venait pas de s’offrir un bijou mais d’ajouter une autre amie à la liste interminable de personnes à gâter. « En fait, tu es l’ange gardien de tout le monde. » finit-il par concéder en récupérant le sac en carton laqué sur le comptoir. Il eut envie de faire un geste envers elle mais il y avait une espèce de retenue, peut-être de pudeur, qui paralysa Arthur qui était prêt à faire un pas en avant. De plus en plus, il se rendait compte bien ses rapports avec les autres humains s’étaient dégradés. Il n’était plus que l’ombre de lui-même, d’un Arthur autrefois sociable et toujours partant. Parfois beaucoup trop selon les dires de feu Jean Leroy. Où étaient passés les dizaines d’amis proches avec lesquels ils avaient traînés ? Sitôt qu’ils ne faisaient pas partie de l’Ordre, ils s’étaient peu à peu évaporés de son quotidien, selon sa propre volonté. Matt lui traversa brièvement l’esprit avant que Zahreen ne le tire de ses tristes considérations intérieures.

« Tu veux que je t’aide à porter quelque chose ? » Mais la jeune femme se débrouillait déjà bien toute seule et perdus dans leur discussion, ils manquèrent de peu la prochaine boutique. Les enfants lui montrèrent les pots en question, à renforts de grands gestes et de cris un peu trop enthousiastes. Quand le vendeur se mit à râler, Arthur fronça les sourcils, dévisageant le malotru d’un œil torve. N’était-ce pas son métier de s’accommoder à la présence des clients ? « Y’a pas de prix pour les belles choses. » Instinctivement, c’était l’enfant qui n’avait jamais manqué de rien qui venait de parler. Les hautes fonctions des Leroy, avant tout dans l’Ordre puis dans la vie politique de la capitale, avaient permis d’accumuler un bon patrimoines financiers et matériels au fil des générations. Arthur, fort heureux de son éducation stricte, n’avait jamais développé aucune prétention particulière, même s’il se montrait totalement transparent à ce sujet. « C’est parfait… » dit-il en faisant signe à l’employé qu’il prenait celui de taille medium. Alors qu’il se dirigeait vers la caisse, Sarah exprima son ardent désir de posséder une tortue en peluche presque aussi grosse qu’elle. Arthur resta bloqué, au moment où Zahreen se tourna vers lui pour demander conseil. Il haussa un sourcil, toisant la petite fille dont l’univers ne tournait plus qu’autour de cette peluche, puis fit un signe discret au vendeur pour qu’il ajoute la peluche à la note. « Le père Noël devra trouver autre chose de ta part, parce que celle-là, elle est pour moi. » Le Chevalier du Roi esquissa un sourire sournois. Il paya le tout et glissa le pot dans le même sac que la montre avant de prendre la tortue sous le bras. Dans le regard de Sarah se lisait déjà l’émerveillement et la jalousie. Arthur prit bien le temps de sortir de la boutique tout en gardant la peluche contre lui, comme si elle lui était véritablement destinée. Sarah le suivit aussitôt, imité par son frère, tel des aimants indécollables. « C’est enfin l’heure du réconfort des adultes ? » dit-il à l’intention de Zahreen. En faisant mine de la chercher, il pivota de droite à gauche, ébouriffant volontairement les cheveux des enfants avec les pattes de la tortue. « Ah oui, merde, pardon, c’est pour vous. » Il la leur tendit. « Mais soyez sages jusqu’à Noël ou Light viendra la reprendre. » Pour essayer d’échapper à la réaction de Zahreen, il ouvrit la marche et se dirigea vers les rues où les cafés s’accumulaient.
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