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 Faded memories (Alastair)
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Astrid L. Bellerose
Astrid L. Bellerose
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the mighty bush : Auras. T'as des couleurs qui se sont mêlées à une blancheur trop envahissante. Au début, ça t'avait intrigué, mais tu t'es toujours facilement adaptée. T'as compris que les tâches sont liées à un humain, à sa silhouette, de même que la légère odeur qui s'y mêle. C'pas pour autant que tu vois. Mais maintenant, au moins, t'as plus de chance de pouvoir éviter un corps. Et parfois, quand le peu de vision qui reste est trop fatiguée, il y a des sons qui apparaissent, douces mélodies qui te font frémir.
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Sujet: Faded memories (Alastair) Dim 3 Mar - 1:20 ()
Faded memories
Astrid L. Bellerose & B. alastair delpire

Your heart will fix itself. It’s your mind you need to worry about. Your mind where you locked the memories, your mind where you have kept pieces of the ones that hurt you, that still cut through you like shards of glass. Your mind will keep you up at night, make you cry, destroy you over and over again. You need to convince your mind that it has to let go…because your heart already knows how to heal
Les nouvelles se sont fracassées contre les barrières de ton crâne. Tous ces gens ne sont plus humains, et ce, depuis bien longtemps. Des créatures mythiques et bibliques ont pris leur place. Ca t’a fait rire quand tu l’as appris, puisque tu t’attendais à un énième mensonge, de ceux qu’on t’offrait sur un plateau d’argent tous les jours, pensant que ton handicap prouvait une naïveté certaine. Alors, au début, tu as refusé d’y croire. Et tu t’es enfoncée dans ce mensonge, dans cette réaction, incapable de relâcher la pression. Puis, petit à petit, il a fallu comprendre pour toi, que tout cela est vrai. Les démons, les anges et les dieux se promènent dans Paris, peut-être même dans le monde entier. Et tu as arrêté de rire aujourd’hui. Y’a juste des milliers de questions qui se bousculent dans ton crâne désormais, alors que les sons et les couleurs se font de plus en plus violentes. Certains se sont dévoilés aux yeux de tous, devant toi, se disant ange ou démon, prenant position pour se dédouaner de toute méchanceté, de toute haine. Pour mieux manipuler aussi. Et tu commences à comprendre, que ce don, ces visions, tout cela dit bien plus que tu ne l’aurais pensé.

T’as longtemps fait les cent pas, enfermée dans ton loft, à peser le pour et le contre, à tenter d’effacer la haine que tu portes envers les révolutionnaires. Ce sont eux qui ont permis de découvrir tout cela. Ce sont eux qui ont tué ta mère. Une mesure, deux poids, réaction viscérale de ne pas leur accorder ta confiance, de fuir pour ne jamais revenir. A quel prix sont venues toutes ces révélations ? Combien de morts, combien de vies brisées ? Le silence et l’ignorance ne valent-elles pas mieux dans ces cas-là ? Pourquoi ceux souffrant se sentent obligés de créer un gouffre dans lequel happer les autres, ceux s’en sortant sans trop de casse ? Tu n’as jamais voulu être orpheline. Tu n’as jamais voulu perdre ta mère. Tu n’as jamais voulu voir les gens tourner autour de toi, et s’évanouir tout aussi vite. Vagues éphémères sur le rivage, que tu entends, perçois plus que vois. Parfois, tu rêvais d’être comme tous ces gens, d’avoir une cause à défendre, des êtres à chérir. Qu’ils soient surnaturels ou humains, cela importe peu, puisqu’ils sont toujours là. Ce n’est pas un cercueil ou une tombe sur laquelle ils vont se recueillir. C’est un corps dont ils se rappellent. Un corps qui pourra toujours accueillir une âme.

Puis il faut bouger. Tu sens le moral ployer sous les horreurs que l’esprit crée, imagine. Les hallucinations semblent se répéter dans un cercle vicieux et vertigineux. Et comme toujours, quand il te faut une réponse, tu finis par te rendre dans le huitième, te rapprocher des griffes d’un être abject, que tu considères comme un sauveur. Tout dans les propos de l’homme, dans ses tenues, dans ses opinions, fait écho aux tiennes. Il t’a compris. Il t’a offert une opportunité unique que tu as fini par saisir. Qu’importe l’âme noircie que cela t’offre, pacte invisible que tu as signée, tu referais ton crime, encore et encore. Vengeance assouvie, vengeance toujours autant réclamée, maintenant que des meurtriers sont à la tête de la ville. Lui peut t’aider. Lui peut te dévoiler ce qu’il sait, qui il est.

Trois coups sont portés à la porte, alors que ton accompagnateur te laisse. L’aura rougeâtre s’éloigne, remplacée par une autre d’une teinte similaire, quoique noircie un peu plus. Bien. « Bonsoir Alastair. » Tu sais la fin de journée entamée, et la musique est toujours identique aux précédentes. C’est donc bien lui. « J’aimerai vous poser quelques questions à la suite des révélations. » Directe, tu as besoin de l’être. Et il est le premier vers qui tu te tournes, après des jours passés dans le silence…




@B. Alastair Delpire

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